autres - divers

Une patiente de 89 ans agressée dans sa chambre par un autre patient de 87 ans à la clinique Le Pont de Bezons

En Clinique de soin de suite, comme en EHPAD, les comportements dangereux existent envers d’autres patients résidents mais aussi fréquemment envers le personnel.
L’incident violent cité en titre et qui est survenue à la clinique SSR Korian Le Pont nous renvoie à un questionnement légitime quant à l’adaptation ou non de ce type de structure pour des personnes dangereuses ou pour certains cas psychiatriques.

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Source  : http://www.leparisien.fr/bezons-95870/bezons-un-patient-agresse-violemment-une-octogenaire-21-06-2017-7073436.php

EHPAD du groupe

« Le Grand Parc » à Guyancourt : La nouvelle clinique Korian pour personnes âgées

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Aprés 18 mois de travaux, la clinique Korian Le Grand Parc a ouvert le 11 janvier 2017.

Ce tout nouvel établissement compte 110 lits d’hospitalisation + 30 places d’hôpital de jour. Il sera aussi l’hôte de l’HAD Korian Yvelines Sud, (Hospitalisation à Domicile), pour compléter l’offre de soins.

Aprés l’ouverture en octobre de la maison de retraite « Korian Parc des Dames » située à proximité du centre-ville de Saint-Germain-en-Laye c’est la deuxième ouverture de site par Korian dans les Yvelines en quelques mois.

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Souhaitons à cet EHPAD, à cette clinique et à leurs personnels, un meilleur avenir d’entreprise que n’en a connu l’Hôpital des Courses de Maisons Laffite.

 

Actu sociale, CHSCT, Conditions de travail, témoignage

Des salariés plus qu’à bout à la Clinique Sainte Colombe

Faut-il craindre encore plus d’arrêts et d’accidents avant que ça ne change? A quand un retour à la normale?Clinique Sainte colombe

A la Clinique SSR Korian Sainte Colombe, près de Sens, le personnel accueille 65 patients en soins de suite et réadaptation dans un écrin de verdure.

Cet bel établissement devrait en principe être un havre de paix pour les patients et un lieu de travail agréable pour tous les salariés. Or il n’en est rien.

Le groupe Korian véhicule des valeurs auxquelles chacun doit pouvoir s’identifier : par exemple « les salariés partagent tous la même culture :  l’esprit KORIAN » peut on lire sur le site du groupe. De cette culture d’entreprise découlent quatre valeurs fondamentales : la bienveillance, c’est-à-dire la considération pour l’Autre, la responsabilité afin de garantir ensemble le bien-vieillir des patients et résidents, la transparence et enfin l’initiative.

Les salariés ont choisi de travailler auprès de personnes fragilisées, et dans leur ensemble ils adhèrent déjà à ses valeurs avant même d’intégrer l’entreprise.
Mais comment faire vivre ces valeurs, ou y croire, si ces mêmes valeurs sont régulièrement bafouées au dessus d’eux  ?

Chaque changement de direction modifient le fonctionnement d’un établissement ou de ses services. Les salariés en sont conscients et l’acceptent parce que chaque nouveaux modes de fonctionnement est censé, en théorie, améliorer la qualité de prise en charge des patients et les conditions de travail des salariés.

Mais qu’en est-il d’une clinique au sein de laquelle les salariés ont peur de se rendre ? Que penser d’une structure où la plupart, auparavant, avait plaisir à venir travailler mais où les arrêts maladie se multiplient à présent  ? Que penser d’une clinique ou le personnel s’use à endosser la charge de travail des salariés manquant en plus de la leur?

Depuis juin dernier, le malaise n’a cessé de s’amplifier à la clinique Sainte Colombe sous les actions d’une nouvelle direction. Les mois passent et le mal-être des salariés va grandissant tandis que ces derniers s’épuisent à défendre leurs droits, à mettre en exergue des difficultés, démunis face au besoin de prise en charge qu’ils n’ont pas les moyens d’effectuer comme il faudrait. Mais les signalements répétés ne changent rien, les écrits non plus, les salariées ont beau déplorer par dessus tout ça des paroles et attitudes totalement inadaptées de la direction à leur égard mais en vain.

Depuis juin 2016, les changements d’organisation sont multiples sans qu’aucune information orale ne soit faite, sans prendre l’avis du CHSCT ni même l’en informer, seules des notes écrites se succèdent en nombre sur des panneaux d’affichage.

Il semble que la « transparence » voulue par le groupe ne soit ici qu’un lointain souvenir. Pour la “bienveillance” envers les collaborateurs, là aussi il faudra peut être revenir…  Place à une direction qui impose son rythme et sa pratique, et qui n’a de cesse de critiquer en termes peu élogieux les salariés. Dénigrement du travail des uns auprès d’autres salariés, consignes contradictoires, ajout ou retrait de tâches sans justification, changement d’horaires injustifiés, … avec les manques chroniques de personnel et les surcharges qui incombent au personnel présent, c’est autant d’éléments qui conduisent à créer une ambiance de travail intolérable, totalement impropre à l’épanouissement de qui que ce soit mais vecteur au contraires de grandes souffrances.

Stress et pressions se côtoient et les patients et leurs familles de plus en plus s’en aperçoivent. Des salariés malmenés, en pleurs, ont subi bien malgré eux les brimades et remontrances d’une direction sans limite.

Face à un management aussi autoritaire et qui ne laisse de place à la discussion, ou à « l’initiative » pourtant si chère au groupe, la souffrance des salariées est elle bien réelle, perceptible et persistante.
Certaines salariées sont mises au placard, la direction ne souhaitant plus s’adresser à ce personnel qu’elle nomme les « fortes têtes » et qui auraient eu le malheur de ne pas être en totale adhésion avec elle ou d’émettre simplement une opinion. Que dire aussi des courriels envoyés en dehors des horaires de travail, et de leurs intentions, tant ils déstabilisent les salariés : envoyés à 22 heures, le weekend parfois…

Qui est épargné? Employés, cadres, représentants du personnel, chacun en a pris pour son grade ou sa dignité, osant pourtant espérant espérer une amélioration jusqu’au moment où cela ne devient plus supportable.

En six mois, les arrêts maladies se sont multipliés à un rythme effrayant, de nombreux accidents de travail sont à déplorer faute de conditions de travail suffisamment sécurisantes, les démissions pleuvent, l’ambiance de travail est oppressante.

Pourtant, nombreux signalements ont été effectués auprès de la direction de la clinique, auprès du Siège du groupe Korian, de la Direction des Ressources Humaines, auprès de la médecine du travail, de l’Inspection du travail, et des soupçons de harcèlement ont même été exposés.

Totalement ignorés dans leurs demandes, pendant plusieurs mois, les délégués du site, membres du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) ont dû provoquer une réunion extraordinaire et alerter une fois de plus la direction sur la souffrance et les risques psychosociaux notamment.

La direction a commandé un audit, et pendant quelques jours elle a su faire la preuve que d’autres pratiques de sa part étaient possibles. Des actions ont été préconisées pour améliorer les conditions de travail au sein de la clinique mais une fois passée l’audit, rien n’a changé et un mois plus tard les mêmes pratiques managériales d’un autre temps en était encore au même point.

La direction de l’entreprise peut-elle cautionner cela ? C’est en tout cas l’impression de salariés qui n’en peuvent plus et qui ne comprenne pas les responsable de l’entreprise puisse laisser autant de souffrance et de dysfonctionnement.

La loi oblige pourtant à protéger les salariés contre tout agissement préjudiciables ou dégradant leurs conditions de travail. Mais encore faut-il confronter la théorie et la pratique quant à la protection concrète de tous les salariés.

Nous exigeons un autre mode de management et d’autres conditions de travail pour tout le personnel de la clinique Sainte Colombes, pour qu’il ne se lève plus la boule au ventre, pour qu’il retrouve de la sérénité au travail et du plaisir à venir faire des soins ou du travail administratif, dans un climat de confiance. Nous exigeons que les patients puissent disposer de toute la disponibilité et de l’attention par la présence constante d’effectifs en plus grand nombre.

Est ce trop demander ?

Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Dernières nouveautés du groupe : 1 ouverture, 1 vente, et 1 CODIR tout neuf

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Un hôpital Korian, qui était passé du Public au Privé, quittera le giron du groupe Korian pour rejoindre celui d’un autre groupe privé, la finalisation du rachat de l’Hôpital des Courses par Vivalto Santé devrait avoir lieu début décembre 2016. Mais avant cela c’est Korian Parc des Dames, un nouvel Ehpad du groupe comptant 84 lits, qui a ouvert ses portes lundi à St Germain en Laye (Yvelines), cet établissement doit accueillir notamment une bonne partie des salariés de l’hôpital des Courses de Maisons Laffitte revendu par Korian (voire notre précédent article).

Peu de temps après l’arrivée dans le groupe de Remi Boyer (ex DRH au sein du groupe automobile PSA à l’époque du retentissant conflit social qui depuis à même donner un film.), 3 nouvelles Direction Générales France viennent de prendre leur poste : Fréderic Durousseau, Directeur Développement Immobilier, il est issue de Center Parc / groupe Pierre et Vacances, Charles-Antoine Pinel pour le pôle Sénior (290 sites), il est issue lui aussi du monde du tourisme (Pierre et Vacances) et Nicolas Mérignot pour le pôle Santé (81 sites) il est issue du secteur de la santé et nous tenions à le signaler.

Au vu de l’expertise européenne en tourisme dont se dote le nouveau CODIR France, des salariés taquins voudront peut être son avis sur la politique Korian 2016 en matière de prise de congés payés… D’autres pourraient songer à une passerelle de rêve pour leurs CE vers des vacances, des loisirs ou encore des voitures, le tout à des prix imbattables et au possible avenir d’un équilibre vie professionnelle / vie privé pour espérer en profiter…

Mais, plus vraisemblablement, il faut surtout s’attendre à ce que le Codir Général de Korian France qui est désormais au complet démarre le fameux « plan stratégique » pour 2021 annoncé récemment par Sophie Boissard et s’attaquent à la barre des 5% d’une croissance que des dizaines de milliers de salariés portent chaque année sur leur dos.

BTHE, Conditions de travail

Korian : Nomination d’un DRH groupe

Rémi Boyer, fraichement nommé, intègre le Comité Exécutif du Groupe Korian en tant que DRH Groupe.

Parmi ses objectifs, la construction d’une marque employeur forte au niveau européen (France, Belgique, Allemagne, Italie), et la mise en œuvre d’une démarche de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Il aura aussi pour rôle de définir et déployer la stratégie RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise) à l’ensemble du groupe pour promouvoir ses initiatives sociales, éthiques et environnementales.

La précédente nomination d’Isabelle Parthonnaud sur ce poste n’aura donc même pas durée un an et demi.

Pour avoir exercé au seins des Groupes PSA Peugeot Citroën et Arcelor Mittal, qu’est ce que son expertise des ressources humaines dans le secteur de l’automobile et de la sidérurgie peut nous laisser espérer ?

Mieux qu’une lubie stratégique, est ce que personnels et résidents seront définitivement à l’abri d’économie de bouts de chandelle sur les effectifs ou les équipements, et qu’en Ehpad, SSR, ou HAD jamais il n’y aura de travail à la chaine ?

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Conditions de travail, Métiers

Si le chef, c’était vous ? Sondage de Sud pour cette rentrée

C’est la rentrée et prochainement, la direction générale de Korian devrait faire la présentation d’un nouveau « plan stratégique » projeter sur plusieurs années.

Mais si la direction c’était vous, si les chefs ou les actionnaires c’était vous ? Quelles orientations voudriez vous pour votre établissement, pour votre entreprise, pour vos résidents, vos patients ?

La question est très sérieuse. Car le coeur de toute l’activité c’est vous, la santé, le social, le service, c’est vous. La base de tout profit et de tout soin, c’est encore vous.
On vous propose donc de répondre le plus sérieusement possible à ce sondage en considérant votre réalité quotidienne, votre établissement, votre métier et toute l’expertise que vous avez sur les besoins de l’entreprise : Les besoins des résidents, et vos besoins pour y répondre le mieux possible.

A partir de toutes les réponses concrètes que nous recevrons, les besoins les plus fréquents ressortirons alors et nous dessinerons à partir de là des grilles national de besoins, par activité et par métier.

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Actu sociale, Conditions de travail

Gréves à Korian Hauterive et Korian Chateau Lemoine

APPEL A SOUTENIR ET REJOINDRE LEUR LUTTE.

Depuis 3 jours les salarié-e-s de ces deux cliniques SSR Korian enchainent des gréves de débrayage de 2h sur le temps du déjeuner. Grosse participation et bonne ambiance sont au rendez-vous.

Alors que les NAO 2016 sont loin d’être à la hauteur des attentes, les salarié-e-s revendiquent des augmentation des salaires et de la sujétion des dimanche travaillés, et dénoncent : la suppression d’une prime, des restrictions budgétaires sur les établissements, le manque de moyens matériel, humain (remplacements), formation. Une pétition a été remise le premier jour.

Le Collectif SUD Santé Sociaux Solidaires des salarié-e-s Korian et le Collectif CGT Korian appellent l’ensemble des salarié-e-s à l’action.

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Pour rappel, la mobilisation et campagne de SUD Santé Sociaux est toujours d’actu contre la Loi El Khomri et son monde et pour : Plus de Sous de Sens, Moins de Stress et de Sueur pour les salarié-e-s du groupe Korian !

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Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Elections Korian 2016

Élections et droits du travail : Les textes à votre disposition

Le syndicat met à disposition de qui veut, l’accord préélectoral des élections Korian (DP CHSCT CE ) ainsi que les 2 conventions collectives Synerpa et FHP en vigeur dans le groupe, respectivement pour les salariés d’Ehpad et des établissements sanitaires.

Ces documents peuvent vous être adressé par mail sur simple demande. NOUS CONTACTEZ (en haut à droite de ce blog)

Même procédure pour nous adresser vos demandes de candidatures aux élections ou vos demandes pour vous syndiquer avec nous.

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Actu sociale, salaire

Fin de la gréve à la clinique Korian des Grands-Chênes de Bordeaux

Un accord a été trouvé après 4 jours de conflit intersyndical qui a concerné plus de 95% de grévistes sur 160 salariés. Tous les salaires vont être augmenté et 300€ de prime de fin d’année seront versées. En parallèle les salariés espèrent aussi obtenir un mieux pour leurs conditions de travail que beaucoup trouvent dégradés depuis la reprise par Korian.

Une solidarité de salariés bien plus payante que les profits aveugles engrangés et que l’obstination déplorable de qui ne veut pas repartager.

Etait-il vraiment nécessaire pour les dirigeants de l’entreprise d’attendre une telle gréve pour dégeler ainsi les salaires?

Les patients qui commençaient à sérieusement s’interroger sur leurs sort sont soulagés. Ils se réjouissent de l’accord trouvé, alors que beaucoup d’entre eux ont confirmé la qualité du personnel de cette clinique en comprenant les raisons de la colère.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/fin-d-un-conflit-social-la-clinique-des-grands-chenes-bordeaux-1449251498

Actu sociale

Gréve d’ampleur à la clinique Korian Les Grands-Chênes

Alors que l’ex DG du groupe Korian s’était vu augmenter son salaire de 120,9% entre 2013 et 2014 pour atteindre une rémunération annuelle de 1 455 005 € en 2014, et alors qu’il a récemment obtenu du conseil d’administration 1 837 000 € supplémentaires pour son départ, les salarié-e-s eux ne réclament que 3% d’augmentation de salaire (90€ brut).

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Depuis 6h00 du matin le mardi 1 décembre 2015, et comme en 2012, l’ensemble des personnels de la clinique de Bordeaux-Caudéran est en grève. Certains patients ont quittés la clinique d’autres sont soignés par une société extérieure.

A l’origine de la grève qui vient d’éclater, des revendications salariales :  un écart trop violent entre le coût de la vie et surtout des bénéfices records de la société (16,6 M€ de CA l’an dernier pour cet établissement de plus de 200 salariés), tandis que le personnel fait face à des dégradations de leurs conditions de travail, et que les moyens ont diminué par rapport aux besoins humains réels.

 Depuis, les grévistes ont été soutenus par les patients de la clinique qui reconnaissent la valeur de du travail de ses salariés « qui font un boulot formidable ».

Mais chaque fois qu’on mets dans la balance qualité de prise en charge et lucrativité souvent ça crée des tensions et ce n’est pas toujours le côté qu’on voudrait qui emporte la préférence des dirigeants..

 

Accords et Actus CE - IRP, Actu sociale, BTHE, Elections Korian 2016, Politique groupe

Korian : L’accord qui priverait des milliers de salariés des leurs instances représentatives de proximité

92 comités d’entreprises envolés, dans les humeurs de la fusion Korian Medica… Une perte de proximité majeur pour des milliers de salariés que certains osent nous présenter comme un MIEUX qui favoriserait le « Dialogue Social » et la représentation du personnel…

Ce serait comme de dire : Qui perd gagne, car plus l’entreprise prospère plus les salariés mutualisent une perte proportionnelle aux profits de leur entreprise..

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On vous le disait déjà dans de précédents articles : l’orientation actuelle proposée par Korian pour déterminer les futures Comité d’Entreprises est tout simplement inacceptable socialement parlant. Et si certains élus syndicaux et dirigeant se ravissent à l’idée de ce que sera la représentation (théâtrale ?) du personnel, ce n’était pas notre cas, ce n’est pas un accord minoritaire signé par trahison syndicale ( CFDT / UNSA) contre les salarié-e-s et par la direction de l’entreprise qui rendrait ça plus acceptable AU CONTRAIRE.

Lors de la dernières réunions de négociation, d’autres voix que la nôtre se sont enfin faites entendre, pour réagir face à la mascarade et nous n’étions pas mécontents de voir qu’autour de la table la résignation se dissipait un peu sauf pour les traitres sociaux qui se crispaient.

Les adhérents et les sympathisants que nous avons sondés sont unanimes pour refuser que l’imposture s’imposent aux salarié-e-s et pour attendre autre chose des réunions en court.

Nous ne saurions tolérer que le Dialogue Social déjà honteusement servi à toutes les soupes par les politiques et les patrons ne servent  à présent d’alibi pour le muselage social de la représentation et de la revendication des salariés de notre entreprise.

Au lieu d’écarter encore et encore des salariés qui alertent sur les dysfonctionnements croit ont vraiment servir la cause des personnes âgées en accentuant le dysfonctionnement de la protection du personnel…?

Ce n’est pas qu’on aime radoter mais il semble plus que jamais nécessaire que l’on se répète :

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C’est pourquoi nous sommes, ainsi que la CGT, entièrement solidaires de la colère manifestée à la clinique SSR de Bellecombe à Lyon. Mais tout autant solidaires des centaines de salariés d’autres établissements silencieux qui ne sont pas moins excédés d’être les dindons de la farce.

Enfin, nous compatissions pour les autres salariés silencieux qui (in)lassablement servent leur entreprises et qui par manque d’info n’ont pas compris les enjeux et pour qui le réveil risque d’être rude si rien ne change…

Accords et Actus CE - IRP, autres - divers, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016, Politique groupe, témoignage

Élections Korian 2016 : Que souhaitent les salariés ?

Très peu de salariés sont au courant, mais des négociations sont en cours depuis 2 semaines pour préparer l’organisation d’élections à Korian dans toute la France et pour tous les établissements Korian *. Ces élections fixeront pour 4 ans la représentation du personnel de plus de 21 000 salariés Korian.

*Sauf la clinique SSR Korian Les Grands Chênes

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Pour vous syndiquer et trouver votre syndicat cliquez ici. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire prévu ou « commentaire » en fin d’article.

En réalité, et de manière moins officielle, ces négociations ont déjà connu une année de réunions préparatoires entre direction des relations sociales et 4 syndicats (27 séances de négociations baptisées « les rendez vous du mardi »), à l’issue de quoi plusieurs accords on été conclus sur ce qui devrait définir les moyens des représentants du personnel nationaux. Mais l’entreprise n’avait pas jugé nécessaire de nous inviter à ces réunions, pas même une seule fois, ni de nous transmettre de compte rendu, conclusions, ou les accords qui ont été signés…

Aujourd’hui, les négociations en cours sont balisées par des propositions de l’entreprise qui nous laissent perplexes et nous amènent à sonder sur le sujet l’ensemble des salariés que nous représentons et qui sont, selon nous, les grands oubliés de ce qui est en train de se décider.

Les salariés ne le savent souvent pas mais la négociation du protocole préélectoral c’est le moment de définir les moyens et d’une certaines manière les conditions dans lesquelles les salariés seront élus et pourront les représenter.

La dernière proposition de l’entreprise pour les CE est de faire élire 50 titulaires pour représenter plus de 21 000 salariés répartis sur 379 établissements dans toute la France. Ce qui équivaut en moyenne à plus de 7 sites et plus de 400 salariés pour chaque représentant…

Avis aux salariés: est ce que ces moyens de représentations vous semblent réalistes et conformes à vos besoins pour vos conditions de travail et l’ensemble de vos préoccupations professionnelles?

C’est en tout cas très largement inférieur aux moyens déjà existant sur l’ensemble de la France.

Comment comprendre alors que pendant un an de réunions préparatoires entre la direction sociale de l’entreprise et des représentants des syndicats CFDT, UNSA, CGT, et FO, les accords et les orientations retenues puissent être si faibles, sinon ridicule, pour la représentation des salariés compte tenus des besoins au sein d’une telle entreprise?

Certains accords signés * sans notre présence et sans même nous en avoir avisé, peuvent donner une explication :

D’après ces accords les 50 futurs élus aux CE et les syndicats représentatifs bénéficieraient de moyens et d’avantages très généreux qui affaiblissent considérablement au passage les moyens d’autres syndicats comme le nôtre souvent moins bienvenue auprès des directions.

carte france perimetre CE korian

*Précisons que 4 syndicats étaient sollicités pour signer ces accords (CFDT, UNSA, CGT et FO) mais seuls la CFDT et l’UNSA ont signé, là où les 2 autres syndicats (à raison) ne l’ont pas fait.
(De mémoire d’ailleurs nous n’arrivons pas à trouver chez korian un seul accord que la CFDT ou l’UNSA aient refusé de signer.., mais c’est peut être parce que les accords qui proposeraient des améliorations sans rabais pour l’ensemble des salariés n’ont pas été soumis par les directions jusque là..)

Pour bien comprendre de quoi il en retourne et à titre d’exemple, si les accords déjà conclus s’appliquaient aujourd’hui en l’état à l’ensemble des établissements du groupe, le syndicat SUD disposerait « royalement » pour toute la France d’un seul représentant et de 4h par mois pour les 5248 salariés des 80 établissements sanitaires, et de 2 représentants disposant de 4h chacun par mois pour les 15 514 salariés des 292 EHPAD…

La logique du droit du travail classique prévoit pourtant généralement la possibilité d’1 représentant par établissement dotée d’une section syndicale.
Au contraire de nous, et dans la même configuration, les syndicats représentatifs disposeraient eux de 10 représentants pour les EHPAD et 5 pour le sanitaire avec pour effectuer leurs missions 35h disponibles au moins pour chacun, et même 60h pour 3 d’entre eux. Un même accord qui permet des moyens augmentés pour les uns, et des moyens diminués pour d’autres…
Bref n’y aurait-il pas, côté employeur, un certain favoritisme grossier entre tels ou tels syndicats..?

Loin de favoriser les intérêts des salariés, il semble au contraire que l’affaiblissement des moyens qui se profilent ne rencontre pas ou peu de résistance, peut être à cause des gros avantages concédés à certains syndicats et qui au lieu de se partager le gâteau devraient normalement négocier pour le mieux les intérêts collectif de tous les salariés…

Avis aux salariés du groupe : que souhaiteriez vous à l’issue de ces négociations?

Et qu’attendez vous de vos élus?

Merci d’avance à toutes celles et ceux qui prendront le temps de renseigner le plus précisément le sondage ci-dessous pour nous aider à confirmer ou modifier nos positions.


Pour nous adressez vos avis, vos remarques, pour nous aider, nous questionner, nous rejoindre, etc.  :

utilisez le formulaire ici ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Economie Santé Privé Lucratif

Domitys et Korian : un partenariat qui facilitera le passage d’un établissement vers un autre

Domitys et Korian, ont signer un partenariat pour faciliter la vie des résidents tout en rassurant leurs familles. Un partenariat très intéressant pour favoriser la prospection respective des deux entreprises.

Ce partenariat permet aux résidents Domitys dont l’état de santé nécessite une hospitalisation ponctuelle en clinique de soins de suite et réadaptation (SSR) d’être admis directement dans l’une des cliniques SSR du groupe Korian.

Les patients de chez Korian, qui n’ont pas forcément besoin d’un suivi médicalisé à leur sortie d’hospitalisation mais ne veulent pas ou ne peuvent pas réintégrer leur domicile, peuvent s’installer dans une résidences services seniors Domitys.

De la même façon, lorsqu’une personne âgée d’une résidence services nécessite un niveau de médicalisation accru, ce résident pourra intégrer une des maisons de retraite médicalisées (EHPAD) Korian.Aprés un teste dans le Pays de Loire, la Basse et la Haute Normandie pendant 4 mois où 5 résidences Domitys  et 12 établissements Korian ont participé à l’expérience, les deux entreprises partenaires ont convenu d’étendre leur collaboration au niveau national. 48 résidences Domitys (+ de 50 d’ici la fin 2015) et 368 établissements Korian sont concernés par le partenariat.

Comme pour la plupart des accords entre des entreprises de services et ou de santé le degré de liberté de choix dont disposent les clients concernés peut faire débat :

– Un patient de clinique Korian aura-t-il d’autres possibilités à sa sortie de soin (SSR) que d’aller dans une résidence Domitys ou dans un EHPAD Korian?

– Un résident de Domitys dont la santé se dégrade aura-t-il d’autre possibilité qu’une clinique ou EHPAD Korian ?

Actu sociale

Gréve patronale des cliniques privées : Communiqué de presse de SUD Santé Sociaux

A relayer à vos connaissances, salarié-e-s ou usagers qui sont en droit de connaitre les chevaux de bataille de leurs employeurs ou vendeurs de santé. (Le lien à partager : Communiquer de presse ). Chiches pour une gréve illimitée des actionnaires ou du zèle des patrons ?

Extrait :

Après  les  médecins  et  les  spécialistes,  le  patronat  de  la  Fédération  Hospitalière  de  France (hospitalisation  privée  lucrative)  part  en  guerre  contre  le  projet  de  loi  santé.  Elle  vient d’annoncer qu’elle levait son préavis de grève illimitée de ses 1100 cliniques privées le 5 janvier 2015. SUD  Santé  Sociaux  dénonce  la  pression  des  patrons  portée  contre  les  salarié-e-s « invité-e-s »  les  jours  de  grève  patronale  à  poser des  récupérations ou  des congés  si elle avait eu lieu. La manœuvre n’avait qu’un seul but : limiter l’incidence de leur grève sur leurs profits et ceux des actionnaires !

Si la Fédération SUD Santé Sociaux ne soutient pas ce projet du gouvernement qui suscite de forts mécontentements elle s’interroge néanmoins sur les motivations de la FHP à s’opposer à ce projet et ne cautionnait donc pour autant ce mouvement.
En effet, dans son rejet du projet de loi, la FHP prend notamment position contre l’instauration de 5 obligations à remplir par les établissements de santé privés dans le cadre de la procédure d’habilitation ; en particulier, l’interdiction pour certains médecins de pratiquer des dépassements d’honoraires… Plutôt que de contester les dépassements d’honoraires dans le service public, les patrons du privé lucratif veulent pouvoir en faire autant et plus. La FHP n’est pas pour la défense de l’Etat-solidaire, elle se positionne clairement pour un « Etat-profits » : le leur ! La FHP, malgré son odieuse campagne médiatique, ne se pose ni en défenseuse des usagers et usagères ni des salariés-e-s.

Les malades sont impuissants face à la qualité du service reçu au regard du prix payé (manque de moyens, de personnels, de formations, etc.), la FHP n’a cure du système de santé proposé, ni de la question des salaires (hormis bien entendu le revenu des mandarins et des actionnaires) comme elle n’a cure des conditions de travail des salarié-e-s en prônant un retour aux 40H sans augmentation de salaire !

Cette grève n’était pas celle des salarié-e-s et ce mouvement n’aurait pas défendu leurs intérêts ni ceux des patient-e-s. SUD Santé Sociaux dénonce cette idée de grève des patrons qui n’ont pour objectif que la satisfaction de leurs actionnaires.

Pour SUD Santé Sociaux l’annonce du patronat de lever leur préavis de grève ne change rien aux inacceptables pressions exercées sur les salarié-e-s et SUD restera attentif à ce que cela ne se reproduise pas. Sud Santé Sociaux rappelle l’illégalité de ces pressions et invite les salarié-e-s  à  y  résister  collectivement  en  lien  avec  leurs  organisations  syndicales d’établissement.

Logo Sud santé sociaux

https://greveurschampdemars.files.wordpress.com/2014/12/comm-presse-grc3a8ve-patronale-cliniques.pdf

Actu sociale

Plainte déposée contre Orpéa pour infiltration d’un syndicat

Une première dans le secteur de la santé ! Mais sans doute pas la dernière tant des groupes privés du 21ème siècle ont des pratiques très singulières du dialogue sociale…

La suite d’une affaire révélée en 2012 par l’Expansion : (voir article) « Ces barbouzes qui espionnent les salariés »

Selon un article du 29/12/14 d’HOSPIMEDIA  un du journal La Croix du 24/12 et un autre d’Actu Soin du 30/12/14

Chaque « implant » était facturé 12 500 € HT par mois…

L’opération d’infiltration de trois faux salariés dans trois établissements appartenant au groupe Orpéa-Clinéa refait surface. Elle a été dénoncée en 2012 dans le magazine l’Expansion. Début décembre 2014, Le Canard Enchaîné a évoqué à son tour « les rapports taupe-secrets de trois infiltrés anti-syndicats » . Nouvel élément dans cette affaire, la CGT a déposé plainte le 23 décembre auprès du parquet de Paris. Me Sofiane Hakiki, l’avocat du syndicat, explique sur le site Internet de la CGT avoir saisi la justice pour dénoncer « la mise en place d’un système visant à infiltrer le syndicat et surveiller le personnel d’un groupe de maison de retraite« . La CGT reprend là un article publié dans le quotidien La Croix, le 24 décembre dernier.

De son côté, Orpéa-Clinéa reste discret. Un porte-parole du groupe, contacté par Hospimedia, a néanmoins confirmé le démenti apporté à l’époque aux accusations publiées dans le magazine l’Expansion. Le groupe n’envisage pas pour l’instant de faire d’autres commentaires, ni de communiquer et reste donc sur la position qu’il a défendue il y a deux ans.

Pour rappel, Orpéa aurait passé un contrat avec le groupe synergie globale (GSG) pour « conseil en gestion du risque social« . Dans son enquête publiée en 2012, l’Expansion a révélé en effet que la société GSG avait implanté des « observateurs » dans deux cliniques de soins de suite à l’Haÿe-les-Roses (Val-de-Marne) et à Lyon (Rhône) mais aussi dans un établissement psychiatrique d’Andilly (Val-d’Oise). « Des agissements démentis catégoriquement par Bertrand Desriaux, le directeur des ressources humaines du groupe« , a rapporté le magazine. Pourtant, les compte-rendus des agents infiltrés – et consultés par l’auteur de l’article, Charles Haquet – détaillent au fil des semaines les étapes de leur intégration et leur approche des cibles, soit les représentants du personnel CGT. Deux ans après, Le Canard Enchaîné, qui a ressorti cette affaire, s’est aussi procuré le compte-rendu de l’opération d’infiltration des faux salariés.

Actu sociale

Le patronat de la FHP appelle à la gréve illimitée ses 1100 cliniques privées le 5 janvier 2015.

C’est un appel à un « mouvement illimité de cessation d’activité » lancée par Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) pour exiger le retrait du projet de loi de Santé.

De son côté, la Fédération des Hopitaux de France (FHF) demande le retrait des autorisations d’activités d’urgence aux cliniques dès lors qu’elles se seront mises en grève.

Dans la foulée de la gréve des médecins généralistes du 24 au 31 décembre, et par effet d’opportunisme, le patronat de la FHP invite donc ses 1100 établissements à faire pareil le 5 janvier 2015.

Ainsi, la direction du réseau sanitaire France de Korian informait hier ses collaborateurs qu’à partir du 5 janvier, plus aucune admission ne sera faite au sein de ses cliniques et ce, aussi longtemps que la FHP demandera de maintenir la mobilisation. La continuité des soins restant assurée pour les patients hospitalisés.

La FHP, se verrait « contrainte de s’engager dans un mouvement plus radical et plus déterminé que celui de mars dernier ». On se souvient qu’en mars dernier, le privé hospitalier avait mené un gréve qui privait de stage et donc d’accès au diplôme 35.000 stagiaires infirmiers au nom du sacro-saint droit au profit. Voir 2 précédents articles  Sur ce blog

Pour tout salarié qui a souvent été bercé par les échos d’un patronat s’offusquant sans cesse que des travailleurs puissent prendre le patient ou le résident « en otage » au nom de revendications, ces menaces de bloquer l’entrée à leurs boutiques sonnent comme une invite à la décomplexion de millions de salariés insatisfaits.

L’engagement de la FHP « dans un mouvement plus radical » tient en effet de preuve, s’il en fallait une, que le patronat de la santé privée reconnait l’utilité du rapport de force ou de la gréve pour obtenir satisfaction.

Dans son rejet du projet de loi, le patronat est notamment contre l’instauration de 5 obligations à remplir par les établissements de santé privés dans le cadre de la procédure d’habilitation. En particulier, l’interdiction pour les médecins de pratiquer des dépassements d’honoraires…

Que dire aussi d’usagers qui se sentent souvent si impuissant face à la qualité du service reçu au regard du prix payé ? (manque de moyens, de personnels, de formations, etc.) La FHP qui dit vouloir mieux comprendre l’état d’esprit des Français face à leur système de soins inviterait-t-elle ces usagers mécontents à faire une gréve du paiement jusqu’à satisfaction ?

 

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Korian-Medica : Les syndicats renégocient le périmètre de leurs instances

Les futurs nouveaux périmètres définiront notamment le cadre des moyens représentatifs des salariés des différents sites. Une définition qui ne sera malheureusement pas décidée par un vote démocratique des milliers de salariés de l’entreprise concernés.
Pourtant, c’est de ces instances que part la base de toute négociation collective pouvant bénéficier aux salariés. Et c’est faute par exemple de meilleurs moyens de représentation que des salariés d’EHPAD n’ont eu de meilleur solution cette année que la gréve pour obtenir satisfaction (comme au Clos du Murier ou au Champ de Mars).

Voilà pourquoi il nous semble important de communiquer sur ce sujet dont se désintéressent malheureusement beaucoup de salariés faute de meilleur information ou compréhension quant aux fonctions des instances et aux enjeux de leurs périmètres. La faute aussi à des syndicats qui penseraient à leurs intérêts avant ceux des salariés.

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Etat des lieux :

Représentants des syndicats représentatifs et employeurs ont donc débuté mardi 27 octobre avec la direction de Korian-Medica les discussions pour redéfinir le nouveau périmètre des instances représentatives du personnel (IRP) depuis la fusion.

367 établissements sont concernés.

Entre ex-Medica et ex-Korian de nombreuses disparités

Un grand comité d’entreprise (CE) regroupant 123 établissements chez les ex-Medica. De multitudes d’entités chez les ex-Korian, plusieurs CE, et DUP.

Des deux côtés un gros point commun sur ce qui constitue le plus gros manque de représentativité du personnel selon nous : l’absence de comité d’établissement pour tous les EHPAD ou SSR dotés de CE communs. Pas étonnant que les salariés aient autant de mal à faire entendre leurs souhaits, ne pouvant s’en remettre qu’à des CE satellites plus figuratifs que représentatifs, où se signent les une après les autres les propositions patronales avec une pénurie de rapport de force assez déconcertante de la part d’un grand nombres d’élus, CFDT notamment, que seuls la présence aux réunions et le barrage aux améliorations semblent satisfaire.

Depuis la fusion, le groupe Korian-Medica compte 364 établissements: 288 Ehpad et 76 cliniques SSR.

Faudra-t-il faire une distinction à l’avenir entre les IRP des Ehpad et celles des SSR avec par exemple des comités d’entreprise distincts ?

Pour nous il convient surtout de doté chaque établissement distinct de moyens représentatifs propres et distincts en plus de moyens représentatifs communs pour les établissements partageant des intérêts ou conditions proches.

Selon le code de travail, à chaque entreprise ayant atteint le seuil prévu par la loi doit correspondre un CE. La délégation du personnel a pour cadre normal l’établissement. Quand une entreprise comprend plusieurs établissements comme ici, la loi prévoit la création d’autant de comités d’établissements qu’il y d’établissements et tous les comités d’établissements sont ensuite coiffés par un comité central d’entreprise (CCE).
Sauf l’intérêt patronal ou personnel de certains élus, nous ne voyons pas ce qui a poussé des représentants de syndicats représentatifs élus dans les différents CE a accepter et à signer précédemment des accords prévoyant des dispositions inférieures.
C’est à notre sens l’ensemble des salariés concernés qui s’en sont trouvés lésé, par l’action même de ceux qu’ils avaient élu. (Un paradoxe à méditer et une leçon à retenir pour les prochaines échéances électorales.)

Les Ehpad Korian Medica sont répartis sur 11 régions avec 11 directeurs régionaux (DR) et 11 directeurs de ressources humaines (DRH).

Les cliniques SSR Korian Medica sont répartis sur 5 régions avec 5 directeurs régionaux et seulement 3 DRH.

Côté représentation syndicale, le syndicat majoritaire (la CFDT) est paradoxalement le moins porteur d’amélioration et de progrès selon nous dans les périmètres qu’il occupe.

 Mieux que la vision monolithique d’IRP voués à servir les patrons mieux que les salariés, la CGT suggère des instances suivant une représentativité de proximité.

Nous partageons cette idée que plus l’instance est proche des salariés mieux elle les représente. C’est pourquoi la redéfinition du périmètre devrait, d’un point de vue démocratique, syndicale, sociale et représentatif des salariés, rechercher ce qu’il y a de meilleur pour les salariés et donc des moyens les plus grands possibles pour les représenter au plus prés de leurs besoins.
Pour SUD Santé Sociaux, les périmètres post fusions qui ont permis une externalisation des moyens, de fait inférieure à la possibilité légale d’un comité par établissement en plus de CCE est un non sens qui constitue la priorité qu’il s’agit de rectifier avant toute autre tergiversation.

Mais comme l’entreprise n’a remis aucun document au préalable de ces réunions, difficile d’espérer pour tout de suite une visibilité plus concrète des possibilités et les choses risquent fort de trainer.

Répartition actuelles des établissements de Korian-Medica

Nombre d’EHPAD par secteur géographique
:

  • Paris et Hauts-de-Seine : 19
  • Île-de-France Nord : 33
  • Île-de-France Est : 25
  • Est : 24
  • Nord-Ouest : 24
  • Centre : 28
  • Ouest : 24
  • Sud-Ouest : 22
  • Rhône-Alpes : 32
  • Sud : 32
  • Sud-Est : 25

Le nombre de cliniques SSR

  • Nord-Ouest : 13
  • Île-de-France Nord : 13
  • Rhône-Alpes : 19
  • Sud-Ouest : 14
  • Sud-Est : 17
Métiers

Fiche Métier : L’Assistant de Soins en Gérontologie – ASG

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

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A lire aussi : la fiche métier de l’AS et la fiche de l’ASH en EHPAD.

L’Assistant de Soins en Gérontologie ( ASG )

Suivant la classification des emplois de la convention collective du 18 avril 2002, au 1er avril 2014, le métier d’ASG se rattache à la filière Soin du diplôme précédent d’ASD ou AMP déjà acquis, Position 1, niveau 2 – Employé-e-s Qualifié-e-s – coefficient 222, + prime de formation ASG soit un salaire minimum conventionnel (SMC) brut mensuel de 1549,56€ +1%(par année d’ancienneté) + 90€ 
Ce salaire peut augmenter selon des accords d’entreprise ou d’établissement et à chaque augmentation de la valeur du point (6.98 au 1er avril 2014).

Depuis le Plan Alzheimer 2008-2012 et les mesures 6 et 20, la mise en place d’une nouvelle fonction accessible par la formation continue a vu le jour : « Assistant de Soins en Gérontologie » ( ASG ) destinée aux Aides-Soignants ( ASD ), Aides-Médico-Psychologiques ( AMP )  et intervenants auprès des personnes atteintes de la maladie Alzheimer et de maladies apparentées.
La mesure 20 du Plan Alzheimer prévoyait la formation de 4000 ASG à l’horizon 2012. Une fonction qui s’avère aujourd’hui indispensable dans des établissements confrontés à des besoins de prise en charge de plus en plus adaptés.
En plus d’acquérir de nouvelles aptitudes, la formation qualifiante ASG offre au soignant une prime mensuelle (fixé par décret) à 90€.

La fonction d’ASG consiste en une assistance dans les actes de la vie quotidienne des personnes fragilisées par la maladie d’Alzheimer et de leur entourage. Les activités réalisées visent à la stimulation sociale et cognitive des capacités restantes.

Dans ce cadre, l’ASG contribue à l’évaluation des besoins, à la surveillance, à la prévention des complications et au soutien de personnes âgées présentant des déficiences sensorielles, physiques ou psychiques ou des troubles du comportement, et de leurs aidants. Il contribue ainsi à restaurer ou préserver leur autonomie et à maintenir ou restaurer l’image d’eux-mêmes.

En mobilisant les connaissances disponibles, il réalise les soins d’hygiène et de confort adaptés, il accompagne et aide les personnes dans les actes essentiels de la vie, participe à l’organisation de la vie quotidienne et à la réhabilitation et la stimulation des capacités, établit une relation d’empathie, attentive et sécurisante pour limiter les troubles du comportement et prévenir les complications et rompre l’isolement.

La fonction d’ASG est exercée en qualité de salarié au sein d’une équipe pluridisciplinaire dans le cadre :

– soit des équipes spécialisées dans les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et dans le cadre de formule de coopérations formalisées visées au L. 312-7 du code de l’action sociale et des familles comprenant des SSIAD ou des SPASAD ;

 – soit des unités spécialisées (UHR et PASA) au sein des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et des unités de soins de longue durée ;

– soit des unités cognitivo-comportementales des services de soins de suite et de réadaptation.

Conformément à l’article R. 4311-4 du code de la santé publique et à l’article D. 312-2 du code de l’action sociale et des familles, l’aide-soignant et l’aide médico-psychologique formés à la fonction d’assistant de soins en gérontologie exercent sous la responsabilité de l’infirmier, dans le cadre de son rôle propre, les actes visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution d’autonomie d’une personne ou d’un groupe de personnes.

Dans le cadre d’une prescription médicale qui permet à l’ergothérapeute et au psychomotricien de réaliser des actes de bilan et de réadaptation, l’aide-soignant et l’aide médico-psychologique formés à la fonction d’assistant de soins en gérontologie peuvent apporter leur concours à l’accomplissement de ces actes dans les structures concernées.

Ainsi, ils contribuent à l’élaboration, la mise en oeuvre et l’évaluation du projet individualisé de soins de réhabilitation et d’accompagnement.

Qui peut accéder à cette fonction ?

Les Aides-soignants ( ASD ) et les aides-médico-psychologiques ( AMP ) en situation d’exercice effectif auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies apparentées et exerçant soit :

  • au domicile de personnes au sein d’un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD)
  • en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) notamment dans les unités spécifiques ( unité protégée UP, cantou, Pôle d’activité et de soin adapté PASA, accueil de jour,
  • à l’hôpital dans les services de soins de suite et réadaptation (SSR) ou dans des unités cognitivo-comportementales et les unités de soins de longue durée (USLD).

CONTENU de formation ASG

La formation s’organise autour de 5 domaines correspondant aux domaines de compétences attendus d’un Assistant de Soins en Gérontologie :

  • Concourir à l’élaboration et à la mise en œuvre du projet individualisé dans le respect de la personne
  • Aider et soutenir les personnes dans les actes de la vie quotidienne en tenant compte de leurs besoins et de leur degré d’autonomie
  • Mettre en place des activités de stimulation sociale et cognitive en lien notamment avec les psychomotriciens, ergothérapeutes ou psychologues
  • Comprendre et interpréter les principaux paramètres liés à l’état de santé
  • Réaliser des soins quotidiens en utilisant les techniques appropriées.

Durée de formation : 140 heures

autres - divers

Grève de 8 jours pour la dignité ! – SUD Santé-Sociaux – Fédération Nationale

Ça nous rappel quelques choses..

http://www.sud-sante.org/+Greve-de-8-jours-pour-la-dignite+.html

Les salarié(e)s du Centre de Soins de Suite et de Rééducation de Saint Sébastien (banlieue de Nantes) ont mené une grève durant 8 jours, pas
pour demander une augmentation de leurs salaires, pourtant bien bas, mais pour défendre la qualité de
la prise en charge des patients accueillis. Ils exigent juste des moyens pour assurer aux patients
une prise en charge décente
* Parce que la rentabilité de l’établissement prime sur la qualité des soins due aux patients
* Parce que les personnes en fin de vie ont le droit de vivre dans le respect et la dignité jusqu’à leur
mort.
* Parce que les conditions de travail et la souffrance au travail sont devenues intolérables.
En effet, en raison des budgets insuffisants alloués chaque année au CSSR par les pouvoirs
publics (l’Agence Régionale de Santé), les effectifs sont très insuffisants dans cet établissement qui accueille des personnes malades, âgées, dont plusieurs en fin de vie.
Nous sommes tous concernés soignant(e)s et usagers !
Les négociations avec leur employeur la direction d’Harmonie Soins et Services se sont ouvertes
mardi 18 décembre mais les personnels estiment les propositions de la direction insuffisantes : 25%
environ des postes demandés (Postes demandés par les salariés = 1 d’infirmière par jour, 3 d’aides-
soignantes par jour et 3 d’Agents de services hospitaliers par jour) .
Les discussions et les débats se sont prolongés entre les salariés, dans des groupes de travail.

Jeudi 20 décembre à 22h un accord a été ratifié entre la direction et l’organisation syndicale SUD
santé sociaux, même si tous les emplois revendiqués n’ont pas été obtenus.

Après 8 jours de lutte ce conflit s’achève, mais le combat continue pour une amélioration de la prise
en charge des patients, notamment, ceux en fin de vie.

BTHE, EHPAD du groupe, Politique groupe

Fusion Korian Medica, la bataille de « l’or gris » – Communiqué de presse de la Fédération SUD Santé Sociaux

*La bataille de « l’or gris ».*

La concertation pour la future loi sur la dépendance est lancée ce jour, pour être votée fin 2014, annonce Michelle Delaunay Ministre déléguée aux Personnes Agées.

C’est dans ce contexte que le groupe Korian absorbe le groupe Médica, annonce faite le 18 novembre dernier à la plus grande surprise des salarié-e-s, créant la plus grosse entreprise privée européenne d’exploitation de « l’or gris ». Le groupe nouvellement créé concernera  15 000 salarié-e-s, pour un parc de 600 maisons de retraites accueillant 57 000 personnes avec pour objectif affiché en 2017 un chiffre d’affaire de 3 milliards.

Ce projet de deux poids lourds du marché de la dépendance, le fameux « or gris », est caractéristique d’un secteur privé lucratif où l’insolence des profits n’a d’égal que l’indifférence des pouvoirs publics vis-à-vis des incidences sur les personnes accueillies et les salarié-e-s. Milliards et aubaine spéculative pour les actionnaires,  dégradation des conditions de travail, déqualifications de postes et glissements de tâches pour les
autres au détriment de la qualité des prises en charge.

SUD Santé Sociaux s’interroge par ailleurs sur l’arrêt de l’activité Ehpad (Etablissement Hospitalier pour Personnes Agées Dépendantes) d’ici 2020 de l’APHP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris) libérant par la même un gisement de « clientèle »…pour le secteur lucratif.

La fédération SUD Santé Sociaux réaffirme que la prise en charge des personnes âgées dépendantes doit se faire dans le cadre de la solidarité intergénérationnelle financée par la Protection Sociale et organisée par le Service Public.

SUD Santé Sociaux refuse que salarié-e-s et usager/usagères puissent faire les frais des parties de Monopoly auxquelles se livrent les actionnaires pour leur plus grand profit et se battra pied à pied contre toutes les dérives de ce système.

Pour le secrétariat SUD Santé Sociaux :

*Patricia Garcia*, secrétaire générale

Le Communiqué en Pdf