Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe

Sud Solidaires appelle les salarié-es Korian à la gréve et à l’action : Le mépris ça suffit, la Dignité n’a pas de prix !

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Solidaires

Salarié-es Korian :

Pour la Dignité, pour la Santé, pour l’Humain et pour ses Droits
soyons toutes et tous uni-es et déterminé-es le 15 mars 2018

Au nom de la dignité des personnes âgées, au nom de la dignité des personnels qui s’en occupent, au nom de la dignité de métiers dont le sens premier est de plus en plus bafoué au profit de profits insatiables, et contre la maltraitance institutionnelle que la loi du profit engendre sans limite, il n’est plus permis de laisser faire ni d’être de bons soldats dociles.


Pour que cela cesse, il faut agir !

C’est pourquoi Sud Santé Sociaux Solidaires appelle toutes et tous les salarié-es Korian AS, ASH, IDE, AVS, AMP, ASG, Psychologues, Ergothérapeutes, Animateurs, Psychomotriciens, Personnels administratif et d’accueil, Responsables techniques, Cuisiniers, Plongeurs, Serveurs, Chefs de service, Directrices et Directeurs, … , des EHPAD, des HAD, et des Résidences Services, ainsi que tous les salariés des sièges Korian ( Balzac, Paie, Devecey, DSI, et tous les SBF sans bureau fixe) à se mobiliser sans réserve, et à se faire entendre !


Depuis, le 16 février 2018, par communiqués et conférence de presse, SUD Solidaires, CGT, FO, UNSA, CFDT, CFTC, CFE-CGC, et d’autres appellent sans réserve une nouvelle journée de mobilisation le 15 mars 2018, encore plus forte que la première. Un salarié Korian était porte parole de cet appel pour Sud Santé Sociaux Solidaires.

Mobilisez-vous sans plus attendre, rejoignez-nous ! Et ensemble, nous ferons changer tout ça !

Sud Santé Sociaux Solidaires : 74 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Collectif Sud Solidaires Korian :
https://korian.sudsantesociaux.org
Contacts : SudSolidairesKorian@gmail.com / Facebook SUD Santé Sociaux Korian

Salarié-es Korian :

Le 15 mars 2018, un nouvel appel unitaire est lancé en vue d’une énorme journée de mobilisation nationale pour tout le secteur EHPAD ainsi que l’Aide à Domicile, les Hôpitaux gériatriques et tous les autres établissements de personnes âgées.

10 fédérations syndicales du secteur Santé Social appellent, avec l’Association des directeurs d’EHPAD (AD-PA) à la gréve et à l’action, soutenues par 10 syndicats de retraités et des associations d’usagers.

Pour votre avenir et pour celui des résidents, cette journée a besoin du plus grand nombre ! Mobilisé-es, déterminé-es, préparez dés à présent des banderoles, affiches, chansons, slogans, etc. Informez vos collègues, et le 15 mars, décorez votre établissement, faites vous remarquer, faites vous entendre, et prévenez-nous !


Vous vous demandez comment faire gréve?

Les préavis de gréve sont officiels et déposés publiquement. Pour faire gréve il vous suffit donc de ne pas prendre votre poste ce jour-là. Il n’y a pas de formalité de prévenance, sauf si vous faites gréve en cours de journée, (il vous faudra dans ce cas informer votre chef lorsque vous cesser le travail, cette info peut se faire en groupe si vous êtes plusieurs à vous arrêter en même temps). Faites des photos.

Jusqu’au 15 mars (et tous les jours suivant) pour les personnes en postes qui ne veulent plus cautionner la maltraitance institutionnelle, PRENEZ LE TEMPS qui vous manque !
Prenez le temps de prendre soin, le temps de la bienveillance et des bonnes pratiques, le temps de ne plus courir, de prendre vos pauses et de ne plus bâcler au nom d’une organisation de travail inadaptée qui prend comme base un sous-effectif chronique. Privilégiez le résident et la qualité du soin plutôt qu’une organisation fautive. Vos résidents seront mieux traités quant aux retards de service ils ne seront pas de votre fait mais de celui de la direction qui tolère les pénuries de personnel et les énormes défaillances institutionnelles chroniques qui en découlent.

Ensemble, faisons changer tout ça !

Fédération Sud Santé Sociaux : 74 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Collectif Sud Solidaires Korian : https://korian.sudsantesociaux.org
Contacts: SudSolidairesKorian@gmail.com Facebook SUD Santé Sociaux Korian

contact mobile sud

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Tract de Sud Santé Sociaux Solidaires Korian pour le 15 mars

Dossier Sud Santé Sociaux sur la mobilisation du secteur EHPAD / Aide à domicile contre la maltraitance institutionnelle

Tract EHPAD_Sud Santé Sociaux 15 mars

Communiqué intersyndical des 10 Organisations syndicales pour le 15 mars

Tract de cgt Korian pour la mobilisation du 15-mars dans les ehpad korian

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, mobilisation, témoignage

30 janvier / Journée nationale d’action pour les EHPAD : L’unité de tous les syndicats est à l’image de la gravité de la situation !

Dés le 30 janvier, à l’unanimité les syndicats de Salariés appellent à la gréve, à la mobilisation et à l’action ! (voire ici le communiqué de presse )

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Les Retraités aussi ont rejoint le mouvent et appellent eux aussi à se mobiliser massivement et partout, à l’image unitaire des 9 organisations syndicales de Retraités ! En soutien à la cause et aux salarié-es du Groupe Korian, l’Union Syndicales des Retraités Solidiaires a décidé d’une vaste opération de courriers à la Direction Générale de Korian pour lui notifier pourquoi, ni eux ni leurs proches ne seront client de Korian. Ci-suit quelque uns de leurs arguments :

  • conditions de vie au quotidien difficiles,

  • conditions de soins insuffisantes,

  • prix excessifs par rapport aux prestations effectives,

  • manque de personnels,

  • trop grand turn-over du personnel,

  • il apparaît que le groupe cherche principalement à faire des profits, sur le dos, finalement, des personnes résidentes et de leur famille,

  • il est net que le groupe cherche principalement la satisfaction de ses actionnaires plutôt que celle des personnes résidentes et celle de ses salarié-e-s.

  • que le ratio d’un emploi par résident est très loin d’être atteint,

  • que les pouvoirs publics, finalement, participent plus au financement des profits qu’au développement de la mission de service public d’aide aux personnes en perte d’autonomie,

  • etc.

    Vous aussi pouvez transmettre vos courriers à l’UNIRS 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 PARIS ou à SUD Santé Sociaux, sections Korian 70 rue Philippe de Girard 75018 Paris

Dans le Groupe Korian, nous soutenons et soutiendrons toutes les actions de gréve et  d’actions et vous nous vous rappelons que des Kits (actions mobilisation ) en libre service sont >>>> disponibles ici <<< , faites nous aussi remonter vos expériences par ici

En plus de soutenir les diverses actions de mobilisation et d’actions, nous soutiendrons à quelque date que ce soit toutes les « gréves du zéle » menées par salariés non gréviste. Le tract Appels du 30 janvier (à partager et faites nous remonter vos expériences !!!) reprend l’exemple de Korian Champ de Mars où des salariés ont pendant deux jours fait la démonstration de l’impossibilité de bien prendre en charge tous les résidents sans un personnel en nombre plus important.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, mobilisation, témoignage

Si tu n’EHPAD content-e, dis le plus fort !

Tout le monde est tarte quand le travail se fait dans de mauvaises conditions de travail, quand le travail sert de moins en moins l’Humain mais de plus en plus le pognon des patrons.
A l’occasion de la Journée Nationale d’Action, nous remettons donc à dispo les Kits de Slogans de l’été et du printemps dernier afin que le plus grand nombre puisse en profiter, les partager et les utiliser. Le 30 janvier, les retraités seront de la partie !

Kit de Slogans 1
Kit de Slogans 2

La plupart de ces slogans n’ont d’ailleurs pas pris une ride et sont toujours d’actualité. A vous d’en juger et libre à toutes et tous de compléter ces listes des slogans et de partager avec nous toutes vos initiatives.

Pour vous remémorez les dernières mobilisations, pour nous adresser vos témoignages, ou vos cartes postales, pour participer où et quand vous voudrez, les vidéos, et les liens se trouvent là : https://korian.sudsantesociaux.org/portfolio/videos-de-mobilisation-pour-les-salarie-es-korian/

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !

Communiqué des Organisations Nationales de Retraités

(l’intégralité est donnée à lire sur le site fédéral de Sud Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/les-retraites-soutiennent-les.html)

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !
Nous, retraités, sommes inquiets et scandalisés par la situation des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
Alors que les dotations de fonctionnement sont en baisse, la suppression des emplois aidés va encore réduire les effectifs et augmenter les difficultés des agents en place et le stress des personnes âgées résidentes : moins de temps pour les repas, moins de temps pour la toilette, moins d’animations, etc.
Alors que la loi mettant en place le « plan de solidarité grand âge » promettait un ratio de 1 agent par résident, la moyenne est de 0,6 pour 1, voire 0,3 dans certains cas.
Alors que tout le monde, y compris à travers la « mission-flash » de Mme IBORRA pour l’Assemblée Nationale reconnait les besoins criants du secteur des EHPAD, le gouvernement met en place la « convergence des tarifs dépendance et soins », ce qui signifie en clair déshabiller Pierre pour habiller Paul, prendre un peu aux établissements soi-disant bien dotés pour donner peu aux établissements en déshérence. Et rien sur la nécessité d’avoir plus d’EHPAD publics !

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Actu sociale

Les retraités « maltraités » dans la rue

pour dénoncer la hausse de la CSG.

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Dans plusieurs villes de France, les retraités s’indignent de la hausse de la CSG qui va les toucher sans compensation à partir de 2018.

Quelques milliers de retraités s’estimant « maltraités » ont manifesté jeudi à Paris et dans plusieurs villes pour protester contre la hausse de la CSG qui s’appliquera en 2018 à une majorité d’entre eux. A l’appel de neuf organisations et associations de retraités, les cortèges en province ont rassemblé « trois fois plus de monde » que lors des précédentes mobilisations annuelles des retraités, selon Gérard Gourguechon (Solidaires).

La hausse de la CSG ne passe pas. Environ 2.000 personnes ont manifesté à Bordeaux, 1.200 à Lille, 900 à Caen, 850 à Toulouse et 700 à Brest, selon les chiffres de la police, ou encore 1.000 à Rouen (chiffre des organisateurs). Ils étaient également quelques centaines à Rennes, Reims, Strasbourg et Besançon. A Paris, plusieurs milliers de personnes défilaient dans l’après-midi au départ de l’opéra Garnier, 10.000 selon les organisateurs. « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n’en veut pas de cette société là », scandaient des manifestants.

Dans la capitale, les banderoles portaient les mentions de « voleurs » ou « CSG, retraite, Macron = racket ». Et sur des pancartes les messages suivants : « retraités maltraités » ou encore « Hé ! Jupiter, ne tond pas tous les moutons, tu risques d’avoir froid cet hiver ». « Avec la hausse de la CSG, le pouvoir d’achat des retraités va baisser brutalement« , dénonce Gérard Gourguechon, représentant du syndicat des retraités Solidaires. « Dans le même temps, le gouvernement supprime l’ISF, baisse l’impôt sur les sociétés, réduit les APL, ça ne passe pas du tout dans l’opinion publique », ajoute-t-il.

Perte de pouvoir d’achat. Près de 60% de retraités, soit 8 millions de personnes, seront touchés l’an prochain par l’augmentation de 1,7 point du taux normal de la CSG, destinée à financer la suppression des cotisations chômage et maladie des salariés du privé. Et même si au 1er octobre les pensions des retraités seront revalorisées de 0,8% pour rattraper l’inflation, « cela ne fait pas le compte », estime Martin Brun, ex-agent RATP de 66 ans. La hausse de la CSG « est la goutte d’eau qui fait déborder la vase car elle s’ajoute à des tas de mesures depuis des années », dit-il en évoquant notamment la suppression de la demi-part fiscale des veuves et veufs.

« Est-ce qu’avec 1.200 euros par mois, on est riche ? », demande Michel, 68 ans, retraité des transports routiers, qui raconte avoir « travaillé pendant 45 ans à raison de 45 heures par semaine », avec « des crédits sur le dos toute (sa) vie ». Dès la matinée, des défilés dans plusieurs départements avaient lancé cette journée annuelle de mobilisation des retraités à l’appel de neuf organisations syndicales de retraités (CGT, FO, CGC, CFTC, FSU, Solidaires, FGR) et associations (UNRPA, LSR).

Source Europe 1 :

http://www.europe1.fr/societe/environ-2000-retraites-maltraites-manifestent-a-paris-contre-la-hausse-de-la-csg-3449153

Actu sociale, droit du travail

Contre la nouvelle Loi « Travaille et tais toi », la révolte est en marche. #12septembre

Le 12 septembre, dans le groupe Korian et partout ailleurs, en actions, en gréve, et mobilisé contre les abus et les destructions de nos acquis sociaux.

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Il n’y a décidément rien de bon dans les Lois Macron..  Pourtant, le président Jupitérien insiste, persiste et signe pour tenter de faire croire que grâce à cette loi le pays et la population iront beaucoup mieux après. Les mêmes promesses déjà versé dans le vent plusieurs centaines de fois…

Sans surprise, ce que cette loi a de plus injuste et de plus contradictoire est ce qui est le moins relevé par les commentateurs, les ministres et les patrons :
– Les forte baisse des dédommagement aux salariés et des sanctions contre les patrons en cas de licenciement illégal, contre une très faible augmentation de l’indemnité pour les licenciements légaux.
Offrir aux patrons des licenciements moins chers + la possibilité d’embaucher à la place de nouveaux contrats qui peuvent être rompus à tout moment ».

Un exemple concret pour mieux comprendre la perversité, l’injustice, et le séisme des abus prévisibles par le biais de cette loi :

Un patron de resto qui n’aime pas son serveur, pour sa tête, son prénom ou ses opinions, le vire sans motif, ou bien il invente un prétexte, comme par exemple une miette de pain que le salarié aurait oublié une fois, y a un an,  en faisant le ménage.

Un tel licenciement aurait évidement été jugé illégal avant et le salarié saisissant la justice aurait pu espérer réparation avec des dommages et intérêt en plus d’une indemnité de licenciement. Mais avec la nouvelle loi, pour le même licenciement illégal, les dommages et intérêts seraient très plafonnés sans aucune prise en compte des préjudices subits, ni des torts de l’employeur.

Mais ce n’est pas tout, avec les nouveaux contrat prévus dans cette loi, les patrons pourraient facilement remplacer chaque salarié licencié par des « contrat projet » (sorte d’intérim en moins cher) révocables à tout moment, avec 0 indemnité et 0 dommage et intérêt.  En définitive c’est comme si cette loi avait signé la généralisation d’un Salaire Minimum Conventionnel pour tous et la mort de la valorisation de l’ancienneté pour tous.

Il faut croire que ce jeune président qui se maquille à 26 000€ par mois, a vraiment une dent contre les anciens puisque les retraités sont les plus laissés pour compte dans cette loi et ceux qui perdront le plus en pouvoir d’achat (c’est ça de ne pas faire gréve, ou de faire moins de bruit que les autres dans la rue…)

Pourtant, il n’y a que SUD Solidaires et la CGT parmi les syndicats pour dénoncer cette Loi scélérate et sa dangerosité. Les deux syndicats dans le groupe Korian et partout ailleurs appellent donc à la mobilisation massive, gréves, manif, et actions jusqu’à la victoire dans toutes les entreprises et services, dans toute la France, le 12 septembre.

Pour le salarié-e, 2 options :

  • Devenir intérimaire précaire pour toute la vie (en promettant le même contrat d’avenir à ses enfants).
    ou
  • Résister ensemble avec nous !

De leur côté, J.C Mailly le porte parole de FO, comme Laurent Berger celui de la CFDT (historiquement coutumier de la collaboration à tout va et de se satisfaire à la miette) sont satisfaits de la méthode employée. Même si le gouvernement a imposé toutes les mesures qu’il avait déjà prévu depuis le début, pour ces deux syndicats l’essentiel est d’avoir pu parlé (même dans le vide) à 48 reprises depuis le mois de mai.

Mais heureusement, il n’y a pas encore de loi pour interdire aux militants et aux adhérents de FO, ou de la CFDT,  d’être plus ambitieux que leur collabo de secrétaire généraux qui ne négocient que pour eux mêmes.

Pour aller plus loin, comprendre tous les travers du projet de loi et nos propositions, lire la brochure de 20pages de notre Union Syndicale Solidaires :

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Actu sociale

Retraités en colére

On vous le disait la semaine dernière, les retraités de demain seront les fer de lance des luttes pour la Bientraitance des ainés. Mais demain a déjà commencé hier ! Salarié-es, Rétraité-es, Usagers même combat !

Pour tous nos lecteurs et toutes nos lectrices retraité-es, pour celles et ceux que vous connaissez autour de vous, ce site est pour elles, pour et pour tous les autres demain. http://www.retraitesencolere.fr/

Une initiative intersyndicale unitaire CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires,LSR et Ensemble

Actu sociale

Solidaires entre deux tours et au delà

arton1505-fc916Il est impossible de répéter depuis des années que c’est la désespérance sociale provoquée par le capitalisme qui fait le lit de l’extrême droite et au lendemain du premier tour d’appeler à voter pour le chantre du capitalisme pour faire barrage à celle-ci. Autant offrir des allumettes à un pyromane pour combattre un incendie.

C’est à force d’imposer ce genre de non choix comme le seul possible qu’une partie de la population se détourne de la politique et, las des turpitudes des élu-es politiques et de la fausse impuissance sans cesse invoquée pour renoncer à améliorer leur quotidien, se réfugie vers une idéologie nauséabonde.

Les élections sont jouées, notre camp a perdu. La riposte doit avoir lieu. Nous devons mettre toutes nos forces dans le combat mais la bataille n’aura pas lieu le 7 mai. Le combat continue au quotidien…

Il est impératif dans cette situation de travailler à renforcer le contre-pouvoir syndical, et pas n’importe lequel. Solidaires oeuvre pour un syndicalisme de masse et de transformation sociale.

Ce sont près de 10 millions d’électrices et d’électeurs qui se sont exprimé-es pour un changement radical de rapport au travail et en finir avec la domination de la finance sur la politique. 10 millions d’électrices et d’électeurs qui aspirent à une société plus solidaire, plus… sociable.
Sans compter que sur les suffrages apportés à d’autres candidat-es, cette aspiration peut être largement partagée mais étouffée sous les pesants discours de la pensée unique qui instrumentalisent « la dette » artificiellement constituée pour mieux oppresser les populations.

C’est l’ensemble de ces forces là qu’il va nous falloir rassembler et convaincre que le syndicalisme est une alternative à l’incurie des politiques et une force capable aussi de changer la société et d’imposer aux politiques de tenir compte des aspirations de la population.

Votez syndicalisme de transformation sociale au quotidien, c’est par la lutte sociale que les conquis sociaux, les biens nommés, ont été arrachés aux politiques. Nous n’aurons que ce que nous revendiquerons.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, salaire

Korian : SUD , CGT et FO appelent à la gréve et manifestation nationale le 7 mars

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Passez vite le message : Faites le savoir,
Toutes et tous en gréve et en manif à Paris le 7 mars !

Ci-joint le tract de l’appel intersyndical.!

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Pour venir en car, pour une info sur le droit de gréve / sur les préavis nationaux déposés, ou pour nous encourager utilisez le formulaire contact habituel.

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Pour rappel, relire aussi le précédent appel revendicatif spécifique de SUD Solidaires,
adressé cette semaine en directions des sites Korian :
Halte aux dégradations volontaires des conditions de travail !

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Appel aux 25 000 salarié-e-s Korian de France pour la gréve et manifestation du 7 mars.

Article à partager, ou tract ici à télécharger

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Contre la Loi Travail : SUD Solidaires sont plus que jamais en lutte.

https://www.solidaires.org/IMG/pdf/autocollant-10×15.pdf

SUD Santé Sociaux, comme la plupart des syndicats SUD est hyper mobilisé depuis 4 mois contre cette loi et son monde, mobilisés avec Solidaires (notre Union Syndicale interprofessionnelle) et avec les autres organisations qui composent l’intersyndicale qui réclame le retrait de cette Loi.

A présent, nous adressons un nouveau sondage à nos lecteurs, pour recueillir vos propositions sur les moyens d’agir contre la Loi Travail et son monde, pour un autre monde du travail donc. Que chacun, chacune s’applique à nous proposer ses idées, celles que vous pourriez ou voudriez voir mené chez vous. Nous sommes convaincu que c’est en se posant les questions et en multipliant les initiatives que l’on arrive à faire changer les choses. Le formulaire est à la fin de cet article. Merci de donner votre avis.

Énormément d’actions ont été engagées ces 4 derniers mois. Des manifestions d’ampleur on rassemblées jusqu’à 1 300 000 personnes sur 1 seule journée. De nombreuses gréves spectaculaires et massives ont eu lieu. D’autres gréves moins spectaculaires mais tout aussi efficaces. Même si ce projet de Loi n’est pas encore du passé, plusieurs secteurs professionnelles en gréve ont déjà gagnés plusieurs acquis et ou garanties grâce à cette mobilisation (SCNF, Air France, Chauffeurs routiers, et plein d’entreprises moins visibles).

Les militants opposés à Loi ont redoublé d’inventivité et de symboles pour maintenir la pression : opérations péages gratuits, soutiens à des salariés et entreprises isolés, coupures d’électricité visant les élus du gouvernements qui cassent nos droits et nos acquis, ou coupure d’électricité encore visant le patron du patronat.

Après le secteur des raffineries, des centrales électriques, des ports et docks, des transports, d’autres secteurs ou entreprises rejoignent régulièrement la mobilisation et la lutte et les secteurs de la santé et du social connaissent de plus en plus de gréves ou autres actions en Ehpad ou dans des cliniques au cours de ces dernières semaines.

Une chose est sûre, malgré des ralentissements passagers, des pauses ou des réorientations stratégiques, le mouvement ne manque pas de souffle et est loin d’avoir dit son dernier mot. Avec l’ensemble des organisations syndicales en luttes, nous avons appelé à l’actions et à manifestation mardi 5 juillet, et surement que d’autres dates de rassemblement seront programmées durant l’été en fonction du choix des député qui vont se pencher sur la Loi Travail en début de semaine.

Sans surprise, l’appel à votation citoyenne que nous avons proposé au lecteurs de ce blog dans le cadre de la grande votation nationale a reçu des résultat similaires à ceux recueillis après le dépouillement de prés de 800 000 votes au niveau national. Parmi nos lecteurs comme au niveau national, une majorité écrasante souhaite le retrait de ce projet de Loi.

Pour Agir dans votre entreprise, dans votre établissement, donnez vos idées, donnez votre avis :

tout le monde deteste la Loi Travail

Actu sociale

Votation Citoyenne : Loi Travail ou Pas Loi Travail ?

 Telle est la question et c’est à vous de le dire. Un drame Shakespearien se joue depuis plus de 3 mois entre des millions de citoyens qui (se) manifestent et se révoltent et le sommet de l’État où le tout petit monde de la Loi Travail s’accroche encore à son pouvoir quitte à réprimer toute la population.

Mieux que le 49-3, nous vous invitons donc à participer à cette grande votation citoyenne : Loi Travail ou Pas Loi Travail ?

Aucune info personnelle ne sera affichée ni communiquée. Vos commentaire ne le seront pas non et ne seront lu que par nous avec la possibilité de vous répondre selon vos questions.

Votez et partagez massivement ce sondage (par mail, réseaux sociaux) autour de vous.

Retrouvez nos tracts et communiqués sur la Loi Travail ici : https://greveurschampdemars.wordpress.com/tag/loi-travail/

Sur le site de notre fédération Sud Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/mobilisation-contre-le-projet-de.html

Sur le site de Solidaires, notre Union Syndicale Interprofessionnelle : https://www.solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-

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BTHE, EHPAD du groupe, Métiers, salaire

102 millions d’euros de plus que l’an dernier pour le CA Korian. Combien pour le personnel ?

Au 31 mars 2016, le CA du groupe se monte à 730,4 millions d’euros (M€), en croissance de 16,3% par rapport aux résultats présentés à un an (628 M€). (Source du 09/05/16 – 16h37 – HOSPIMEDIA )
lala lalala, lala lalala

102 millions de + au CA, et moi, et moi, et moi !!?
Patronat et actionnariat, et moi, et moi, et moi !!?
Plus je trime, et moins j’y gagne…
J’y pense puis je subis
Cette vie là ça suffit !!!!

lala lalala, lala lalala

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Les Négociation Annuelles Obligatoires (NAO) vont démarrées début juin. Elles devraient aborder pour tous les salariés du groupe des améliorations qui nous sont chères (Progrès sociale et salariale : 13éme mois, primes, subrogation, compensation pénibilité, etc.).

Les très bons résultats enregistrées par Korian devraient être une bonne nouvelle certaine pour l’ensemble des salarié-e-s du groupe qui sont à la source même du profit de l’entreprise et qui devraient bénéficier de la croissance (dans leurs salaires, ou par d’autres avantages nouveaux).

Pourtant, le doute était de mise après l’annonce fin mars de la priorité donnée à un programme de rétablissement de la performance financière, puis d’un plan stratégique pour septembre, en réaction à des bénéfices 2015 moins copieux que souhaités. inquiétude encore dans le cadre du versement de la Participation après l’annonce que cette année les objectifs de Korian France n’auraient pas été atteint en totalité.

Avant de vouloir rationaliser encore les coûts, et rechercher toujours plus de performance dans la finance, il nous semble utile de considérer tout ce que le personnel a déjà subi par satisfaire toujours plus de quête de profits dans des conditions que nous jugeons indécentes. Et pour cause :

  • Dans tous les établissements, les absences non remplacées sont devenues habituelles et constituent autant de salaires non versés.

  • Dans tous les établissements, les turn-over sont fréquents et les délais de recrutement et d’embauche constituent là aussi moins de masse salariale a verser.

  • Sans compter le travail non rémunéré que le personnel donne souvent sur son temps de pause pour réussir à répondre à l’ensemble des besoins des résidents / patients.

    Il y a dans tout ça comme des faux airs de service minimum et l’impression qu’il faudrait accepter encore et encore toujours plus de restrictions.

    Pourtant, si les remplacements ou les pourvois de postes étaient systématiques, il est certains que ce serait plus supportable pour le personnel en poste et pour les résidents / patients. Mais cela représenteraient des coûts en plus, au lieu de quoi ce sont les salariés, les usagers, et non les bénéfices, qui en supportent régulièrement les conséquences.

Dans ce contexte, les NAO 2016 doivent légitiment accorder toute l’importance nécessaire à la prise en compte de ces aspects et accorder en conséquence des avancées concrètes pour tous les salarié-e-s.
Aucune profession ni aucun service ne doivent être oublié :

Équipes de nuit, équipes de jour, IDE, AS, ASH, Ergothérapeutes, Psychologues, Psychomotriciens, Paramédicaux, Cuisiniers, Serveurs, Animation, Hôtesse d’accueil, Hébergement, Service Technique, Administratif, IDEC, Kiné MEDEC, AMP, ASG.

Toutes et tous sont dans la même galère ! Pour toutes et tous des meilleurs salaires, un meilleur air et de meilleurs carrière !

Dans le cadre de ces NAO auxquelles participeront les syndicats CGT, CFDT, FO, et UNSA, SUD Solidaires apportera un soutien inconditionnel aux revendications les plus justes et les plus motivées.

BTHE, Elections Korian 2016

Élections Korian le 8 mars 2016 : Toutes et Tous avec Nous pour un monde du travail meilleur !

Les scrutins du 8 mars 2016 concernent les élections des représentants des 4 CE Nationaux (qui regroupent de nombreux établissements) et des délégués DP-CHSCT (les élus auront la double missions DP et CHSCT et sont à élire pour chaque établissement Korian de France – sauf 1) .

Ce sont vos votes lors de ces élections CE DP-CHSCT qui détermineront notre capacité à agir au mieux pour un monde du travail plus juste et meilleur pour toutes et tous.

Si certains syndicats nous copient parfois dans le discours public, ne vous y tromper pas et choisissez l’original, sinon vous aurez les belles paroles mais pas les actes.

Nous signalons au passage que 6 syndicats qui prétendent défendre et représenter le personnel ont pourtant signé une accord d’entreprise de l’UES Korian qui entraine la suppression de plusieurs dizaines de CE qui existaient jusqu’à présent et qui entraine la disparition des délégués syndicaux d’établissement qui permettaient de faire le lien entre les établissements et les comités d’entreprise distants.
Pour nous cet accord est une trahison sociale qui tourne le dos aux meilleurs héritages des luttes sociales passées.
Sud Santé Sociaux et Fo sont les seuls syndicats au sein du groupe Korian à avoir critiqué cet accord et à ne pas avoir signé ce qui est pour nous à l’image de l’entreprise et de bien des orientations depuis la fusion Korian-Medica. 

Les 6 syndicats signataires de cet accord sont la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, la CGT, l’UNSA, et le SAP.
Ces syndicats présenteront des candidats aux élections, ils ne manqueront pas de communiquer, de s’auto satisfaire publiquement, et surement qu’ils voudront profiter directement de cet accord qui fait pourtant du tort aux salariés et à leur capacité d’être représenté et défendu au plus prés des besoins.

Si cet accord a dors et déjà affaiblit les moyens de représentation du personnel, raison de plus pour ne pas féliciter ou récompenser les syndicats qui ont voulu et signé ça mais au contraire c’est une occasion de comprendre qu’il est urgent de changer de modèle et d’élire enfin des représentants qui n’ignorent pas les besoins du personnel.

Important :
– Chaque salarié-e sera invité-e à voter plusieurs fois le même jour, 1) pour les DP-CHSCT et 2) pour le CE.
– Tous les représentants du personnel seront élus pour 4 ans.
– Les candidatures pour le 8 mars doivent obligatoirement être déposées en liste syndicale avant le 5 février.

Aussi, pour l’organisation et le dépôts de vos candidatures contactez nous sans attendre :

Soit en contactant
notre syndicat dans le département de votre établissement de travail (liste ici )

Par la messagerie de notre page Facebook :
https://www.facebook.com/SUD-Sante-Sociaux-Korian-1067353586650042/

Ou par le formulaire contact suivant
https://greveurschampdemars.wordpress.com/votre-avis/

Voici le calendrier électorale :

calendrier

Le détail des salarié-e-s à élire
comme délégué-e-s DP-CHSCT pour chaque établissement :

 

Repartitions des seiges DP CHSCT par collége

Et pour les CE Nationaux :

Nbre de sieges des CE

Actu sociale

Progrès sociaux, produits des luttes : Nouveau clip de l’US Solidaires

Des origines des progrès sociaux durement acquis à l’immobilisme ou aux reculs d’aujourd’hui.
Un clip pour se rappeler ou pour prendre conscience que les progrès ne peuvent se faire qu’avec des salariés qui osent les faire pousser.

https://vimeo.com/148227050

BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Elections Korian 2016

Pourquoi des syndicats en EHPAD ?

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Pourquoi il faut des syndicats en EHPAD ?

Parce que se syndiquer c’est faire entendre sa voix, c’est se rassembler pour agir dans l’unité et qu’en EHPAD il est urgent d’agir.
Le syndicalisme ces dernière années en France ça séduit moins qu’avant parce que trop de salarié-e-s ont été trahi-e-s par des syndicats ou des représentant-e-s du personnel ou parce qu’ils ont été divisés ou poussés à l’individualisme par leurs entreprises.

La France est l’un des pays développé où le taux de syndication est le plus faible (7%) contre 68% en suède… En Suède ou dans les pays où la syndication est forte, les employeurs ne baladent pas leur personnel, elles les écoutes et négocient (vraiment!) du coup les conditions de travail s’améliorent et les moyens du progrès sont meilleurs.

Dans la santé privée en France le taux est encore plus faible (- de 5%). En conséquence, le patronat fait à peu près ce qu’il veut.

A vous, Salarié-e-s de tirer vos professions, vos salaires, votre secteur d’activité et vos conditions de travail vers le haut. Le Syndicat ce n’est pas 1 personne ou un bureau qui parle à votre place, à votre insu, sans tenir compte de vos attentes. Le Syndicat doit être démocratique, le syndicat c’est l’ensemble de ses adhérents, là est sa légitimité, là est sa force. Le Salarié seul ne peut se défendre sans se faire écraser.

SUD est Solidaire Unitaire et Démocratique. A SUD, les salarié-e-s sont respectés et écoutés dans leur majorité et chaque fois qu’il en va de l’intérêt collectif des salarié-e-s une alliance intersyndicale est recherchée.

Les syndicats doivent savoir s’épauler et se renforcer pour tous les intérêts communs.

L’individualisme ne pousse qu’à la mise en concurence et au favoritisme et fragilise le progrès social. Le collectif, c’est l’entraide, l’organisation, le partage des expériences et des savoir faire. Le collectif et l’unité, le syndicalisme, sont les moyens démocratiques et humains qui permettent de résister aux abus et de construire les progrès.

  Soyez Solidaires et ne restez plus jamais isolé : Rejoignez nous, Soutenez nous, et même Critiquez nous, mais bref, Améliorez vous !

 

 

Actu sociale

Gréve nationale du jeudi 9 avril 2015

Ce jeudi 9 avril à l’appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires-SUD, des centaines de milliers de salariés des secteurs publics et privés ont pris part à la gréve nationale interprofessionnelle et plus de 300 000 personnes ont manifesté Contre l’Austérité.

Intersynd 9 avril_cgt-fo-fsu-solidaires

L’austérité est le pire mal dont souffre le monde du travail, c’est non seulement contraire au progrès social et aux besoins de la société mais ça détruit ce qui a pu être gagné au fil des siècles. La lutte contre l’austérité doit se combattre à la racine et partout où elle s’insinue et se développe.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, et UNSA qui n’ont pas appelé à la gréve le 9 avril seraient ils complices du gouvernement et du patronat ? Pourquoi sinon préférer laisser faire la Loi Macron et tous les reculs sociaux qu’elle contient plutôt que de participer à l’unité des salariés pour y faire face?

Ce n’était pourtant pas faute d’avoir lancé un appel à tous les gros syndicats dés le mois de janvier ! (voire le précédent article à ce sujet )

Il y a des syndicats qui préfèrent discuter avec le gouvernement et le patronat plutôt que de défendre les intérêts des salariés et de lutter contre la dégradation sociale. Il y a de soi disant représentants des salariés qui ne représentent que leur propres intérêts, c’est une triste réalité qui fait beaucoup de tort à l’ensemble du syndicalisme et aux luttes légitimes. Ce sont les mêmes travers qui minent les progrès et les droits dans telle ou telle entreprises.

Mais il y a d’autres syndicalismes qui méritent beaucoup plus d’attention. C’est pourquoi, les manques de solidarité et crédibilité regrettables ne doivent pas minimiser l’unité efficace que les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires-SUD ont su trouvé en mettant de côté leurs différences et leurs désaccords pour servir l’intérêt collectif avant tout.

Les rassemblements et les gréves sont souvent dénigrés ou minimisés par des pouvoirs publiques ou des médias qui oublient ou veulent faire oublier aux salariés que si des choses aussi fondamentales que les congés payés, la sécurité sociale ou le droit du travail existent c’est parce que des luttes collectives importantes ont eu lieu et obligé les pouvoirs en place à la mettre en place.

Au fil des siècles, les salariés sont passés peu à peu d’une époque où le patron avait droit de vie et de mort sur son personnel à la création des initiatives collectives, des syndicats et du progrès social.

Aujourd’hui, les syndicats ont tellement à faire pour seulement empêcher la casse du service public, de la sécurité sociale, et du droit du travail que le progrès social est gelé comme le sont bien des salaires.

Les récents projets du gouvernement comme le « Pacte de Responsabilité », la « Loi Macron » et d’autres lois « foure-tout » des dernières années continuent à rallonger la liste des cadeaux aux entreprises sans garanties de contrepartie pour les salariés, l’emploi, les salaires, et autres avantages sociaux.

Actu sociale

Prendre sa santé en main !

Cet appel pour inviter le lecteur à nous aider à augmenter encore la collaboration entre les travailleuses, travailleurs et usagers de la santé du privé lucratif : Parce qu’en communiquant et échangeant sur les problèmes individuels du quotidien on trouve la base de solutions collectives. Au contraire, rester seul dans son coin avec ses problèmes, c’est s’empêcher d’en sortir en augmentant pour d’autre le risque d’avoir les mêmes.

Parlez-en, relayez nous, rassembons-nous, contactez-nous, et à votre santé !

Dans un monde idéal, les relations entre les salariés et les patrons, entre les clients et les entreprises pourraient se contenter du bon sens.

Mais dans le monde réel, trop souvent pourtant, le droit n’est pas appliqué parce que le salarié ne le connait pas, ou alors bien mal, et que l’employeur, qui gagne souvent plus à faire ainsi que ce que peuvent coûter les rares recours en justice, en profite.

Côté client, ça fait longtemps qu’il n’est plus roi, mais il est souvent désarmé devant sa dépendance de plus en plus contractuelle à un service, même lorsque celui-ci ne lui donne pas satisfaction.

Pour les premiers comme pour les seconds, les pouvoirs publiques sont généralement très attentistes mais ne cessent d’être complaisants vis-à-vis des patrons.

Parce que le monde du travail, et l’économie ou la finance qui gouvernent le travail ne sont pas au service d’une amélioration de la qualité de vie des uns ou des autres mais que ce sont d’abord au contraire les uns ou les autres, travailleurs et consommateurs, qui se trouvent, consciemment ou non, au service de l’économie et de la finance, il nous faut donc des syndicats forts et indépendants de tout pouvoir, une coopération interprofessionnelle, des militants et des citoyens décidés à ne jamais accepter l’inacceptable, des représentants du personnel consciencieux et vigilants, une mobilisation collective chaque fois que nécessaire et un apprentissage par tous les salariés des moyens qui garantissent leurs droits.

Tout ce qui ne se résout pas collectivement au présent est voué à une aggravation future. C’est pourquoi les salariés, les clients, les Citoyens, au même titre que tout responsable publique, ont collectivement un intérêt, sinon un devoir, à agir.

Des acquis aussi fondamentaux que les congés payés ou la sécurité sociale ne sont pas nés du bon sens général mais ont été obtenus par d’importantes luttes revendicatrices des ouvriers (pour les CP) et par l’action du Conseil national de la Résistance en faveur des populations les plus fragiles (pour la sécurité social).

Mais si les acquis les plus fondamentaux ne sont pourtant pas immuables pour autant (à voir comment la privatisation de la protection sociale pousse de plus en plus), si les autres acquis, régulièrement attaqués, sont menacés, et alors que même l’application des droits ordinaires nécessite souvent de les rappeler ou de se battre pour, les plus naïfs peuvent-ils vraiment encore espérer que le bon sens seul protège travailleur et consommateur ou qu’il permette de nouveaux progrès sociaux?

En 2014, peut-on encore se contenter de regarder, d’attendre et de subir?

Bien sûr que non ! Chacun doit donc s’informer, se former, résister et progresser ensemble.

C’est pourquoi, avec les syndicats de transformation sociale et de lutte que sont SUD et Solidaires nous fédérons autour de cet espace toutes celles et ceux qui se sentent concerné-e-s par les évolutions de la santé du privé lucratif, celle des hôpitaux, des cliniques, des EHPAD, en développant ailleurs le lien interprofessionnel et intersyndical.

Notre analyse est aussi et surtout un petit peu de toutes vos expériences réunies, c’est pourquoi nous sommes riches, d’une approche collaborative (témoignages, documents, échanges d’information etc.) qui nous aide à cerner les problématiques et les causes communes et bien sûr à nous rassembler.

Voir ici pour les problématiques recensées dans des établissements de santé du privé lucratif.

 

Actu sociale, Conditions de travail

Solidaires : un nouveau tandem « combatif et rassembleur »

 

Dans la foulée du sixième congrès de l’Union syndicale Solidaires qui s’est tenu du 2 au 5 juin 2014, voici un article de l’Humanité sur Solidaires, l’union syndicale interprofessionnelle à laquelle adhère SUD Santé Sociaux, et bien d’autres syndicats parce que la transformation de la société – celle où l’on travaille et celle où l’on vit – ne peut se faire dans les seuls isoloirs que sont trop souvent nos entreprises. Il faut au contraire des liens interprofessionnels forts, des actions, réflexions et mobilisations intersyndicales, contre l’extrême droite, contre le capitalisme, contre la précarité mais pour l’environnement et pour les salariés du privé comme du public.

Source : L’Humanité.

Un changement de tête mais pas de cap pour la plus jeune organisation syndicale de France, qui « souhaite élargir son champ d’action pour combattre l’extrême droite et les politiques d’austérité du gouvernement ». Entretien avec Eric Beynel.

Annick Coupé, ancienne porte-parole de Solidaires, a transmis le flambeau au nouveau « tandem », composé de Cécile Gondard-Lalanne, 45 ans, et Eric Beynel, 48 ans, lors du 6e congrès de l’union syndicale Solidaires. – See more at: http://www.humanite.fr/solidaires-eric-beynel-et-cecile-gondard-lalanne-un-nouveau-tandem-combatif-et-rassembleur-543864#sthash.dukGO12Y.dpuf

Annick Coupé, ancienne porte-parole de Solidaires, a transmis le flambeau au nouveau « tandem », composé de Cécile Gondard-Lalanne, 45 ans, et Eric Beynel, 48 ans, lors du 6e congrès de l’union syndicale Solidaires.

Quelle est la force de votre tandem ?
Eric Beynel : Notre tandem est tout d’abord le reflet des valeurs que prône Solidaires, c’est à dire l’égalité homme-femme. Ensuite, nous avons la vocation d’être un duo combatif, prêt à représenter nos militants mais aussi être porteur, avec l’ensemble du secrétariat de notre union syndicale, de nouvelles résolutions pour combattre les injustices et inégalités que subissent les salariés au quotidien. Quant au passage de relais, il s’est fait de façon naturelle car nous avons longtemps travaillé sur cette transmission de fonctions avec Annick Coupé. L’émotion était bien présente au congrès national car nous avons également assisté au départ en retraite de trois autres membres fondateurs de Solidaires. Mais la relève générationnelle est là parce qu’ en réalité notre organisation syndicale est jeune.  De nouveaux membres ont donc pris place au sein du siège, tel que Julien Gontier, 30 ans, nouveau secrétaire national. Solidaires ne change pas de cap pour autant. Justement, avec Cécile, nous souhaitons réaliser un travail collectif avec l’ensemble des membres de Solidaires, à la fois en interne et en externe, pour que notre organisation soit un outil syndical de lutte utile et nécessaire à un moment où nous sommes en pleine crise politique.

Quelle campagne centrale souhaitez-vous mener avec votre binôme, Cécile Gondard-Lalanne ?
Eric Beynel : Notre premier enjeu vital est de combattre vigoureusement l’extrême droite. Un an après la mort de l’un de nos jeunes militants, Clément Méric, il est important de rappeler la nécessité de mener ce combat. Les manifestations d’aujourd’hui prouvent notre opposition au jeu de l’extrême droite, « décomplexée » du meurtre de notre étudiant. Autre enjeu de taille pour Solidaires : l’écologie. Nous serons présents les 5 et 6 juillet, pour le grand rassemblement contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes. Tout comme nous allons mobiliser les mouvements sociaux au moment de la Conférence Paris Climat 2015 pour mettre en évidence les enjeux climatiques, écologiques et sociaux, délaissés par les Etats. Notre dernier axe concerne le lancement de la campagne « Les capitalistes nous coûtent cher ». Solidaires s’oppose fermement au plan d’austérité mené par le gouvernement Hollande. Cette politique qui aggrave la situation des travailleurs du privé et du public doit être dénoncée. Nous allons donc proposer aux autres organisations syndicales de mener cette campagne avec nous, de la renforcer, et d’essayer de trouver un débouché commun afin de créer un mouvement social assez fort pour renverser cette politique d’austérité.

Comment Solidaires compte « remobiliser les territoires et populations » pour donner plus de force au syndicalisme sur l’échiquier politique et sociétal ?
Eric Beynel : Nous souhaitons élargir notre champ d’action syndical avec toutes les organisations syndicales qui voudront travailler avec nous. Pour atteindre de nouvelles populations, nous devons déployer de façon plus massive nos propositions, dans les luttes sociales et économiques.  Je pense à la grève des cheminots le 10 juin où notre force d’action avec SUD-Rail doit montrer à tous qu’il est possible de s’opposer au plan d’austérité. Nous devons également continuer à nous développer au niveau interprofessionnel, notamment dans le privé parce qu’il y a trop de salariés précaires dans ce secteur. Ces salariés doivent être entendus, défendus et soutenus par notre organisation syndicale. Pour ce faire, nous allons continuer à développer nos unions départementales syndicales et donner plus de moyens aux sections Solidaires locales afin d’être au plus près des salariés. Aujourd’hui, nous comptons 110 000 adhérents, soit 10 000 de plus qu’en 2010, en raison, notamment, de notre développement dans le secteur privé (industrie, commerces, informatique…). Nous sommes encore loin d’être l’une des premières organisations syndicales de France mais le dynamisme du dernier congrès prouve bien qu’un cap a été franchi. Celui du rassemblement, et de la mobilisation syndicale.

BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Politique groupe

Pour travailler heureux, soyons organisés !

osons dire non - sud

Quel est le point commun entre des salariés de la Direction du Service Informatique (DSI) de Korian, des salariés de ses EHPAD (du Champ de Mars et d’ailleurs), de ses SSR, de ses sièges de Guersant, Devecey ou Massy ?

Tous ont des conditions de travail dont l’état n’est pas étranger à une certaine politique du groupe.

Une politique de profitabilité que nous trouvons particulièrement exagérée, et qui n’accepterait sa limite quoi qu’il en coûte aux salariés et au service client. Une politique qui pèse du poids de ses objectifs sur tous les niveaux hiérarchiques de l’entreprise. Et chacun, pour « bien faire » faisant redescendre la pression du résultat et des économies aux salariés en dessous de lui.

Pourtant, à quelque rang que l’on soit, et si nombreux soient les obstacles : IL N’Y A PAS DE FATALITÉ !
La loi du plus fort qui voudrait nous faire croire qu’un patron a toujours raison, ne vaut que pour des employés isolés, méconnaissant leur droit et surtout ignorant qu’ils peuvent s’organiser en nombre.

Face aux réorganisations de travail qui ne serviraient que des dividendes, face aux effectifs insuffisants, face aux prestataires, aux équipements ou aux services trop bas de gammes, face aux retards ou escamotages de paie, face à tout ce qui n’est pas normal : Soyons Solidaires et ensemble Osons dire Non.

BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Politique groupe

Une assistance pyschologique et sociale pour les salariés : Bonnes nouvelles !

 

Les salariés de Korian Champ de Mars peuvent s’en réjouir, le poste de psychologue du travail perdu depuis deux an est de nouveau pourvu.
Il s’agissait d’une demande de tous les salariés, aussi nécessaire qu’urgente vue de l’importance des risques psychociaux et autres tensions. De plus ce poste bénéficiait d’une dotation de financement public.
Malgré cela, il aura fallu le réclamer sans relâche pendant prés de 6 mois pour l’obtenir. Ce qui montre, comme pour d’autres revendications de la gréve, à quelle vitesse peuvent être traitées les urgences liées au personnel en comparaison de la réactivité sur les questions commerciales.

Pour les salariés intéressés, la psychologue du travail est présente sur l’établissement 2 demies journées par semaine, tous les mardis après-midi et vendredis aprés-midi.

Bienvenue à elle !

Autre bonne nouvelle présentée hier au salariés du Champ de Mars : le groupe Korian s’est doté d’une assistante sociale. Une seule pour 10 000 salariés, mais quand même. Quand on considère (au moins au Champ de Mars) les difficultés rencontrées par bien des salariés sans aucun soutien jusque là, cette nouveauté est là aussi très bienvenue. D’autant que par un.cercle vicieux, les difficultés sociales et professionnelles des salariés très souvent se rejoignent.

Pour tout salarié du groupe Korian désireux de solliciter ses services : Adressez vos demandes à votre direction qui les transmettra. Ses coordonnées seront communiquez bientôt ainsi qu’une présentation papier de ses domaines d’intervention.

Précisons que les femmes composent la grande majorité des employés du groupe korian. Or du fait d’inégalités qui perdurent encore en France, les femmes sont plus exposées que les hommes à bon nombre de problèmes sociaux. Une femme seule, migrante, endettée, avec des enfants à charge, le sera encore plus, sans que ce profil soit rare dans les EHPAD!

Pour allez plus loin sur les questions liées aux femmes nous invitons le groupe à considérer sérieusement avec ses partenaires sociaux les aventages sociaux spécifiques suplementaires pouvant être mis en place par le groupe lors de grossesses, maternité, naissances, (rappelons la nature physique non négligeable du métier de soignant) ou sur les questions de garde.

Pour approfondir voir aussi la très bonne brochure rédigée par l’intersyndicale : Brochure_intersyndicale_femmes_2012

 

 

Pour compléter la panoplie bientraitante à l’égard du personnel, il conviendrait aussi de considérer la mise en place d’un service pour faciliter les échanges entre les salariés et le gestionnaire de paie. Les erreurs ou les retards (paie, solde de tout compte, éléments variables) sont trop fréquents et très pesant pour le personnel au point que les ressources humaines ont plusieurs fois dûs intervenir pour accélérer la répartition.

BTHE, Champ de mars, CHSCT, Conditions de travail

ABSENCES : Attention danger !

 

Depuis longtemps déjà (trop longtemps) nous avons décrit le fléau lié aux absences récurrentes d’aides-soignantes ou plutôt les problèmes majeurs posés par les non remplacements trop fréquents.

voir notamment :

la page des mauvaises conditions de travail détaillée

l’article sur les paradoxes de l’institution

Une gestion plus serrée

Une maison sous tension

Le témoignage de la vie des étages

Le témoignage d’une ancienne IDEC

et le contenu des revendication de la grève d’avril dernier

Force est de constater que le projet d’entreprise Korian Optim est bien incapable d’assurer l’effectif d’aides soignants normalement prévu au quotidien pour le Champ de Mars. Il avait pourtant été présenté au mois d’avril comme la solution qui réglerait le problème des absences.

Dans la pratique, nous constatons que les absences d’AS sont si nombreuses que si ont additionne les heures d’absence remplacées et celles (nombreuses) qui ne le sont pas, on arrive a une moyenne de prés de 2 ETP (emploi à temps plein) par jour (sur la période des 6 derniers mois).

En conséquence, il en découle une exacerbation des tensions inter soignants, une défection des vacataires et l’exaspération ou l’épuisement des titulaires. Ce qui rend la tâche encore plus difficile à qui cherche des remplaçants.
Autre difficulté pour fidéliser les vacataires, et qui a été souligné lors du dernier COVIRIS par le chef du soin : les bas salaires proposés lorsque l’on sait que certaines dames de compagnie qui travaillent au Champ de mars gagne autant avec un seul resident à charge qu’une aide-soignante à qui incombe une charge autrement conséquente. Et comme si les SMC n’étaient pas assez bas, une grande partie des vacataires sont embauchés au SMC d’une ASH en remplacement d’une ASD.

En conclusion : Il est urgent d’embaucher plus d’aides-soignantes. Un poste de « volante » serait alors comparable à celui de la « tournante » chez les ASH. Cela permettrait un meilleur service de soin, une alternative moins friable en cas d’absence et une meilleur prise en charge au rez-de-chaussée.

Aujourd’hui, si nous nous permettons cette piqure de rappel, c’est parce que la situation actuelle nous rappelle un peu trop celle de janvier, février dernier. Et nous ne voudrions pas que face aux manifestations des mêmes symptômes, le siège ne refasse une deuxième fois la même erreur. Le siège doit enfin selon nous prendre TOUTE la mesure de la gravité d’une situation qui se répète et la mesure de sa responsabilité.
Ne pas le faire reviendrait à généraliser sur l’ensemble du personnel un climat délétère avec toutes les conséquences que l’on peut craindre avec.

Cet établissement a besoin d’avancer. Aussi nous invitons les décideurs à bien relire avec la plus grande lucidité possible leurs mémos et notamment le compte rendu de la réunion du 27 février dernier au siège et celui du 6 mars lors du mouvement de grève spontané.

Champ de mars, Conditions de travail, Politique groupe

Les augmentations de salaires : et après ?

Retour sur l’accord des NAO (négociation annuelles d’organisations) signé il y a peu et qui concerne tous les salariés de MEDOTELS.

Il ressort heureusement de cet accord que plusieurs des revendications argumentées que nous avions exprimées lors de la grève d’avril ont été entendues par les dirigeants du groupe Korian.

SUD se félicite notamment que les dirigeants aient compris et répondu en parti aux problèmes de précarité et d’inéquité salariale que nous avons combattu et qui étaient vraiment trop décourageant pour les salariés concernés.

La direction a su ainsi faire preuve d’un peu de sagesse en acceptant de reconsidérer tous les salaires que nous jugions anormalement insuffisants au Champ de Mars. Même si dans bien des cas cela est surtout symbolique et peut sembler extrement léger pour certains professionnels qui effectuent un gros travail.

Nous sommes confients dans le fait que par sa capacité à prendre soin de ses ressources humaines aujourd’hui, l’entreprise renforce la qualité de son service, le bien être de ses résidents et sa compétitivité de demain.

Nous ne disons pas que tout est parfait, loin de là.

Beaucoup de salariés sont toujours au salaire minimum conventionnel (SMC) : Coefficient x valeur du point (6,92) + 1% par année d’ancienneté.

Soit :
1546€ brut pour une AS diplômée d’état qui a moins d’un an d’ancienneté ou 1689€ brut après 10ans d’ancienneté. Le salaire net est environ de 300€ inférieur.

Plusieurs métiers ont été totalement oublié des augmentations collectives : Hôtesse d’accueil, serveur, serveuse, psychologue, gouvernant(e), animateur.

Aujourd’hui, après ce geste symbolique, nous voulons croire en une réelle prise de conscience du groupe des problèmes déjà trop longuement exprimés. Nous voulons croire aussi en sa volonté de réparer les torts et de favoriser le TB (le Travail Bientraitant) au moins autant que le TO (Taux d’occupation).

Par cette démarche la situation nous semble donc plus propice qu’avant au dialogue social et à favoriser les vraies améliorations attendues par beaucoup d’usagers du Champ de Mars.
De plus, les salariés du Champ de Mars ont majoritairement compris que les revendications collectives apportent bien plus que les tensions et les coups de gueules individuelles ; Que même sans avoir les mêmes idées il y a du bon à être unis ; Que la fatalité n’existe pas sinon pour ceux qui l’ont un peu trop acceptée, ou pour ceux qui l’ont entretenue ;

Et que par rapport à tout ça, ils peuvent compter sur SUD.

Les bonnes conditions de travail de demain se préparent dès aujourd’hui: N’oubliez pas d’y prendre part !

Informez vous ! Entraidez vous !
Avec SUD, ne perdez plus le nord et soyez
Solidaires, Unis, Démocratiques !

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Une gestion plus serrée

D’après le journal Investir (n° 2063 du 20 juillet 2013) , rubrique « notre coup de coeur », la direction du groupe Korian compte sur une gestion plus serrée pour améliorer la rentabilité.

« Grâce à une gestion plus serrée, la direction vise une amélioration de la rentabilité ».

Beaucoup de salariés estiment avoir pas mal à redire sur la façon dont le groupe a mené ses précédents efforts de rentabilité.
Si bien que SUD, comme tous les militants Solidaires en faveur de la bientraitance, s’inquiéte de ce que cette nouvelle annonce peut réserver sur le travail quotidien dans les EHPAD ou dans les sièges.

Doit on s’attendre à une réduction des effectifs, des moyens et des équipements dont la gestion pourtant nous semblait déjà se reserrer d’années en années?

Doit on craindre des changements de fournisseurs, pour des équipements moins chers au détriment de la qualité ?

Doit on s’attendre à plus d’oublis sur les paies ou plus de retard dans certaines régularisations ? En sachant que ce sujet est pourtant déjà très sensible…

Faut-il craindre moins de remplacements lors des absences, ou des suppressions de postes?

Y aura-t-il encore un décalage toujours plus grand entre théorie et pratique ?

Est ce que c’est ça Korian First ?

Pour améliorer encore une rentabilité qui ne profiterait qu’aux actionnaires et à quelques dirigeants touchant des primes indexées sur les profits, nous ne voudrions pas que cette « gestion plus serrée » du groupe ne prenne ses salariés en étau, en attendant d’eux plus de travail avec moins de moyens (humains ou matériel).
À qui incomberait alors la responsabilité, chaque fois que du temps de disponibilité (pour les résidents, pour le service) ou du matériel (protections, produits, goblets, etc.) viendrait à manquer?

Champ de mars

Les augmentations de salaires : comprendre son bulletin de paie

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Depuis les NAO les salariés de MEDOTELS ont été augmentés (voir détail sur un article précédent)

A la lecture du bulletin de paie de juillet beaucoup sont perdus et ont du mal à savoir combien ils ont de plus qu’avant. Voici les explications pour y voir plus clair.

L’augmentation commence à partir du mois de juin. Mais comme la paie de juin était passée au moment de la signature de l’accord, l’augmentation est rattrapée sur la paie de juillet.

Pour bien comprendre votre bulletin de paie de juillet et août :


Votre nouveau salaire brut, celui qui restera les mois suivants, figure dans la case du milieu en haut : « salaire de référence » (sous le coefficient et la date d’ancienneté).
Vous pouvez le comparer à celui des mois de juin et avant pour constater votre augmentation.

L’augmentation sur la paie de juillet apparait aussi sur plusieurs lignes du salaire brut (en partant du haut).

° Les lignes « salaire mensuel »
– une 1ère ligne pour 06/13 (juin 2013) et qui correspond à la partie de salaire en plus que vous n’avez pas touché en juin et qui vous est donc rajoutée en juillet.
– une 2ème ligne qui correspond à votre nouveau salaire brut. Le même qui sera affiché au même endroit au mois d’août et après.

° Les lignes « dont ancienneté »
– Juillet = montant correspondant à la nouvelle part de l’ancienneté dans votre salaire
– Juin = correspond seulement au montant de l’augmentation de la part de l’ancienneté de juin (différence entre le nouveau montant de l’ancienneté par rapport au montant d’avant) que vous n’avez pas touché en juin.

Si vous voulez savoir exactement à combien correspond votre augmentation, deux possibilités :

1) vous comparez par une soustraction la ligne I31 du bulletin de juillet (pas celle de 06/13 mais l’autre) à la ligne I31 sur le bulletin de paie de juin. La différence après soustraction c’est votre augmentation (sans compter l’augmentation sur les dimanche et jours fériés).

2) vous additionnez tous les montants des lignes du haut où il y a marqué 06/13 (ce sont toutes les parts de votre augmentation que vous n’avez pas touché en juin). Et là vous obtenez le montant total de votre augmentation avec les dimanches et jours fériés.

° Les lignes « Dimanche » ou « jour férié »
– Juillet = montant correspondant à la prime des dimanche et des jours fériés augmentée elle aussi proportionnellement à l’augmentation de votre salaire brut.
– Juin = montant correspondant seulement à l’augmentation proportionnelle de votre de prime des dimanche et jours fériés de juin mais que vous n’avez pas touché en juin.

ATTENTION :
Votre salaire total brut de juillet est supérieur à votre salaire total brut d’août et des mois suivants, CE QUI EST NORMALE.
C’est parce qu’en juin vous n’avez pas touché l’augmentation qui a été rajoutée sur juillet.
Comme si pour la paie de juillet vous aviez touché 2 fois l’augmentation.
Au mois d’août et suivants, vous ne toucherez que votre nouveau salaire augmenté de la ligne I131 + la prime (elle aussi augmentée proportionnellement) pour les dimanches et jours fériés.

BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Politique groupe, témoignage

Travail et séjour en EHPAD – Paradoxe de l’institution

Un article qui nous semble important alors que de plus en plus de salariés du Champ de Mars se voient passibles de sanctions pour des « fautes » qui dans plusieurs cas découlent selon nous d’abord d’une mauvaise politique santé ou d’entreprise et de dysfonctionnements indépendants des salariés qui pourraient pourtant être mis en cause.

Raison qui nous vaut cet article sur l’origine d’un paradoxe entre conditions de travail et réalité des attentes du séjour.

On peut toujours minuter le temps d’une toilette, d’un change, d’une aide au repas, d’un transfert, d’un levé, d’un couché, d’un déplacement, d’un goûter, d’une transmission au DRI, d’un pansement ou d’un soin, du nettoyage d’un lieu ou d’un meuble, d’une aide au repas, etc. On peut multiplier par X répétitions puis par Y résidents et diviser le tout par Z employés. Il est possible que le résultat soit juste et tienne dans la journée de travail des salariés. (nous avons vu de telles approches)

MAIS
un EHPAD n’est pas une usine. Et cette approche ne saurait prendre en compte la masse d’imprévus quotidiens qui jalonnent la chaîne de la prise en charge et de l’accompagnement des résidents :

Les absences, les problématiques de remplacement et de vacataires non habitués à l’établissement ou aux résidents, les incidents liés aux résidents ou à l’établissement, les dysfonctionnements, les gestions matérielles, les nombreux échanges humains et professionnels nécessaires de l’employé vers les résidents, les équipes pluridisciplinaires, les familles ou encore les professionnels extérieurs, les manques de tel ou tel produit ou matériel, la pression du taux d’occupation, etc. D’où les problèmes liés aux surcharges de travail, aux glissements de tâches et aux risques psycho-sociaux qui à force en découlent.

D’une manière générale une approche mathématique des tâches et des besoins ne sait pas prendre en compte toutes les variables liés à l’Humain, sensé être au coeur de nos métiers.
Pourtant, cette logique prévaut dans les EHPAD qui se contentent généralement d’appliquer le minimum imposé par les ARS et les Conseil Généraux qui les financent : dotations de soin et de personnel.

D’un côté les instances ARS et Conseil Général ne sont pas prêtent à accorder plus de fonds, de l’autre côté les EHPAD, pour maximiser leurs profits, ne veulent généralement pas dépenser plus.

Les moyens accordés par ARS et Conseil Généraux sont sensiblement identiques d’un EHPAD à un autre proportionnellement au nombre de résidents accueillis. Dans les EHPAD non lucratifs comme dans les très lucratifs on trouvent donc des moyens humains et matériel similaires, et ce que le client paye 2000 ou 6000€ par mois. Pourtant, compte tenus des profits réalisés par certains établissements, nous estimons qu’il est sur un plan déontologique inconcevable que ne soient pas consenties davantage de dépenses de service ( nombre de postes et équipements) pour les établissements qui en ont largement les moyens.

Dans la pratique pourtant, le soucis de la qualité ne semble pas prêt à remettre en question la
logique mathématique vu plus haut dès lors que cela aurait un coût.

Du coup, des postes supplémentaires dans le soin et l’hébergement* ne sont toujours pas à l’ordre du jour.

* Rappelons que l’effectif des ASH au Champ de Mars a perdu 1/2 poste. Officiellement parce que la mise en place du bio nettoyage serait capable de faire gagner plus de 15% de temps.  Dans la pratique, il est tout simplement demandé aux ASH de fournir plus de travail qu’avant.

Mais si le temps c’est de l’argent, c’est aussi du travail et du service, et plus un employé manque de temps moins il peut en fournir.

En conséquence, sur la durée, plusieurs aidants finissent par perdent les bonnes pratiques acquises faute d’avoir le temps de les appliquer, le minimum devient la norme à laquelle beaucoup se résignent et par manque de disponibilité les résidents peuvent être sujet à bien des manques sinon à des restrictions de leurs libertés, lesquelles si elles sont signalées seront sans doute reprochés aux salariés.

Il est probable que le modèle EHPAD soit imparfait sans que l’entreprise qui en gère soit nécessairement le seul responsable mais l’entreprise qui réalise de gros profits avec ses EHPAD ne peut laisser cette imperfection peser sur ses seuls clients et salariés, sans avoir sa part de responsabilité.

Ainsi dans bien des cas une gestion du personnel et des stocks en flux un peu trop tendu entraine sur le terrain un manque de moyens humains ou de matériel qui peut entraîner un manque de soin, voire, plus grave, des fautes de soin, de santé ou de sécurité. La réponse au problème consiste généralement à « responsabiliser » ou à culpabiliser le personnel, lui rappelant au passage ce qu’il risque, ce qui entraine pression et peur qui favorisent moins la sérénité que la faute et ainsi de suite. (cf. aussi quid des risques psychosociaux)

C’est un cercle vicieux qui peut faire beaucoup de mal à tous les niveaux et qui doit selon nous recevoir toute l’attention qu’elle mérite des décideurs tant publics que privés qui en sont responsables. Aussi, nous ne pourrions accepter que certains salariés en fassent les frais .

2 Exemples concrets :

– Faute de plus de temps disponible pour la prise en charge, certains résidents désorientés et en souffrance se retrouvent à solliciter avec insistance un personnel d’accueil qui ne peut et ne sait répondre à leurs besoins.

– En cas d’absence, et alors que chaque service suit une organisation de travail très précise, mais pensée hors imprévus, tout le service se retrouve désorganisé. Du fait de l’effort collectif pour palier l’absence, cela crée des vides et donc des manques de service ou de soin ailleurs dans l’organisation. Nous refusons que ces vides puissent être considérés comme faute pour le personnel présent.

autres - divers

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