Economie Santé Privé Lucratif

Korian fait ses emplettes en Belgique

C’est ainsi que la presse financière (Cercle finance) a qualifié le renforcement du groupe Korian en Belgique par l’acquisition groupe Foyer de Lork. L’acquisition concerne 14 établissements et plus de 1200 lits * supplémentaires pour le groupe, ce qui devrait offrir 70 millions d’euros supplémentaires au chiffre d’affaires de Korian.

* Le « lit » est l’unité de mesure, la métonymie, récurrente dans le jargon financier qui s’intéresse aux marchés de la dépendance ou de la santé. L’Humain, le Soin, ou encore le Service Public, sont réduis à un nombre de lits, selon une considération pratico-pratique, sans doute plus facile à traduire en termes de gains et de coûts potentiels.

« Cette opération permettrait à Korian de devenir le deuxième opérateur privé en Belgique dans les résidences services et les maisons de retraite médicalisées et de prendre une position significative dans le secteur de la prise en charge à domicile » indiquait Korian.

Après avoir entendu que les résultats du groupe étaient moins bon que prévu, et que les objectifs n’avaient pas été tous atteints, nous voilà rassuré-e-s sur la santé financière du groupe et sur sa capacité à dépenser bien plus que des pièces jaunes.
Mais comme on ne voudrait pas que le financement de ce type d’investissement ne se fasse sur le dos de l’ensemble du personnel du groupe, on est en droit d’attendre un investissement tout aussi conséquent en faveur de tous les salariés dont le travail a permis de dégager les profits nécessaires à cette acquisition comme à d’autres acquisitions auparavant.

foyerdelork

Pour 70 Millions de plus au CA, ça équivaudra à combien de revenu en plus par salarié-e-s du groupe ?

 

BTHE, Elections Korian 2016

Élections Korian le 8 mars 2016 : Toutes et Tous avec Nous pour un monde du travail meilleur !

Les scrutins du 8 mars 2016 concernent les élections des représentants des 4 CE Nationaux (qui regroupent de nombreux établissements) et des délégués DP-CHSCT (les élus auront la double missions DP et CHSCT et sont à élire pour chaque établissement Korian de France – sauf 1) .

Ce sont vos votes lors de ces élections CE DP-CHSCT qui détermineront notre capacité à agir au mieux pour un monde du travail plus juste et meilleur pour toutes et tous.

Si certains syndicats nous copient parfois dans le discours public, ne vous y tromper pas et choisissez l’original, sinon vous aurez les belles paroles mais pas les actes.

Nous signalons au passage que 6 syndicats qui prétendent défendre et représenter le personnel ont pourtant signé une accord d’entreprise de l’UES Korian qui entraine la suppression de plusieurs dizaines de CE qui existaient jusqu’à présent et qui entraine la disparition des délégués syndicaux d’établissement qui permettaient de faire le lien entre les établissements et les comités d’entreprise distants.
Pour nous cet accord est une trahison sociale qui tourne le dos aux meilleurs héritages des luttes sociales passées.
Sud Santé Sociaux et Fo sont les seuls syndicats au sein du groupe Korian à avoir critiqué cet accord et à ne pas avoir signé ce qui est pour nous à l’image de l’entreprise et de bien des orientations depuis la fusion Korian-Medica. 

Les 6 syndicats signataires de cet accord sont la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, la CGT, l’UNSA, et le SAP.
Ces syndicats présenteront des candidats aux élections, ils ne manqueront pas de communiquer, de s’auto satisfaire publiquement, et surement qu’ils voudront profiter directement de cet accord qui fait pourtant du tort aux salariés et à leur capacité d’être représenté et défendu au plus prés des besoins.

Si cet accord a dors et déjà affaiblit les moyens de représentation du personnel, raison de plus pour ne pas féliciter ou récompenser les syndicats qui ont voulu et signé ça mais au contraire c’est une occasion de comprendre qu’il est urgent de changer de modèle et d’élire enfin des représentants qui n’ignorent pas les besoins du personnel.

Important :
– Chaque salarié-e sera invité-e à voter plusieurs fois le même jour, 1) pour les DP-CHSCT et 2) pour le CE.
– Tous les représentants du personnel seront élus pour 4 ans.
– Les candidatures pour le 8 mars doivent obligatoirement être déposées en liste syndicale avant le 5 février.

Aussi, pour l’organisation et le dépôts de vos candidatures contactez nous sans attendre :

Soit en contactant
notre syndicat dans le département de votre établissement de travail (liste ici )

Par la messagerie de notre page Facebook :
https://www.facebook.com/SUD-Sante-Sociaux-Korian-1067353586650042/

Ou par le formulaire contact suivant
https://greveurschampdemars.wordpress.com/votre-avis/

Voici le calendrier électorale :

calendrier

Le détail des salarié-e-s à élire
comme délégué-e-s DP-CHSCT pour chaque établissement :

 

Repartitions des seiges DP CHSCT par collége

Et pour les CE Nationaux :

Nbre de sieges des CE

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016, Politique groupe

KORIAN : Fusion / CE uniques… Quelles conséquences et quelles perspectives pour 2016

Ce site permet l’échange et la réflexion entre les salariés et le syndicat SUD Santé Sociaux toutes vos remarques sont les bienvenues.

A l’approche des élections dans tous les établissements du groupe * il nous semble essentiel de considérer certaines conséquences de la fusion Korian Medica et de la fusion des IRP (Instances Représentatives du Personnel) sur les conditions de représentation des salarié-é-e quant à leurs droits, leurs conditions de travail, leurs salaires, etc.

  1. La volonté du groupe Korian depuis la fusion tend vers « l’harmonisation ».

    Un joli mot mais en pratique qu’est ce que ça veut dire?

    Cette « harmonisation » s’apparente à un même modèle d’entreprise pour tous. C’est une des raisons des nombreuses procédures en cascades que toutes et tous ont du adopter (souvent dans l’urgence) dans leurs établissements.

    Au lieu d’harmonisation, qui évoque l’harmonie, de bonnes relations et conditions de travail, nous voyons plutôt une uniformisation : des pratiques, des directives, etc.

  2. Les accords d’entreprise (« Dialogue Social », ‘Reconnaissance UES », et l’accord « préélectoral UES Korian ») dirigent selon nous cette uniformisation vers l’ensemble des établissements du groupe et de leurs personnel. C’est à notre sens une négation de ce que chaque établissement peut avoir de singulier, de part son cadre, son histoire, son infrastructure et sa clientèle, pour mieux se fondre, après réorganisations, protocoles, procédures, et autres lissages dans un moule made in Korian. Or ce moule jusqu’à présent n’a selon jamais su prendre en compte les nécessités les plus fondamentales du terrain ni les besoins tout aussi fondamentaux des professionnels de terrain. Au contraire, nous n’avons eu de cesse d’y voir un effort porté avant tout vers la profitabilité (consistant à tirer le plus de profit possible que chaque établissement, de chaque poste et donc de chaque salairé-e).

  3. La rentabilité est normal. Mais les efforts de profitabilité poussifs que nous avons constaté et déplorés ne servent selon nous que les actionnaires et font du mal aux salarié-e-s comme à la qualité. Ces efforts, font reculer de plus en plus la part du social et la part de l’humain. Soignants et non soignants sont de plus en plus confrontés à des cadences et des surcharges de travail qui ne laissent plus assez de place à la relation humaine avec le résident. La course contre la montre et la validation de procédures se font au détriment de la Relation dont le résident est souvent le plus en quête. Sans parler des conséquences de la profitabilité sur le plan matériel côté salarié-e-s comme côté résidents.

  4. La création de CE uniques pour un florilège d’établissements qui n’auraient plus de caractère distinct renvoie à une centralisation des moyens de représentation du personnel calquée sur la centralisation des directives groupes. La perte d’autonomie dans la représentation locale suivrait donc celle d’une perte d’autonomie des directions d’établissements. Plus les décisions et les représentations sont lointaines moins le terrain n’est représenté et moins il a d’autonomie.

Mais l’harmonie-uniformisation aura une autre conséquence indirecte, sur la plan des ressources humaines.

Auparavant, les directions d’établissements qui disposaient d’une autonomie relative quant à la gestion de leur site, étaient de fait responsables de tout et souvent seules fautives en cas d’affaires en justice. Dorénavant, dés lors qu’une politique d’entreprise stricte déciderait de la plupart des marches à suivre, ce sont les directions du groupe et non celles des établissements qui pourraient se voir attaquées et condamnées, que ce soit sur fond d’atteinte au salaire, de souffrance au travail, d’entraves, etc.

Mais ça ne change guére le sort des salarié-e-s.

En revanche, les élections à venir donneront à chaque salarié-é un nouveau cadre de représentation de leurs intérêts. Les conditions développer plus haut ne nous semblent pas du tout idéales pour favoriser le mieux mais c’est à chaque salarié-e de s’emparer des élections à venir pour définir le meilleur cadre possible. Chacun et chacune peut nous appuyer dans notre tâche et peut candidater auprès de nous. Pour nous soutenir et nous aider à représenter le plus grand nombre nous avions d’ailleurs donner la parole aux salarié-e-s sur ce site à travers un sondage anonyme et qui reste ouvert à toutes et tous jusqu’à la proclamation des résultats.

* sauf clinique des Grands Chênes.

BTHE

Institut du bien vieillir Korian : Le jeu, une thérapie non médicamenteuse recompensée

L’Institut du Bien Vieillir Korian annonce que LUDIM vient d’être distinguée pour ses recherches. LUDIM est une étude pour évaluer l’efficacité du jeu dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer en EHPAD.

Cette étude a obtenu le 1er Prix du Concours national de la Ville des Aînés (Lyon) – catégorie « Autonomie, Soins, Service ». Avant ça LUDIM avait déjà obtenu une bourse de 10 000€ versée par la Fondation Médéric Alzheimer (créée par Malakof Mederic 3ème actionnaire de Korian).

Pour cette étude, 54 résidants de 6 EHPAD du groupe Korian ont suivi 2 séances de jeux par semaine pendant 4 mois. Les résultats de cette étude ont démontré que :

  • Le bien-être du résident évolue positivement suite à une séance de jeu

  • Le cadre ludique permet de diminuer, durant la séance de jeu, les troubles du comportement des résidents de façon plus significative qu’une séance de jeu traditionnelle,

  • Le cadre ludique permet d’augmenter les interactions sociales des malades de façon plus importante qu’une séance de jeu traditionnel,

  • Le cadre ludique est jugé plus adapté par les professionnels d’EHPAD qu’une séance de jeu traditionnel.

Et l’institut du bien vieillir d’annoncer que dès le début de l’année 2016, des séances de thérapies non médicamenteuses dans un cadre ludique émanant du programme de recherche LUDIM et destinées aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, seront déployées dans 31 établissements du groupe Korian par du personnel préalablement formé. On reconnait bien là la méthode Korian et la notion de temps… Primer le 16 décembre 2015, et déployer dés le début 2016 dans 31 établissements : formation des personnels, aménagement en adéquation avec le cadre existant, etc. Le futur c’est l’hyper vitesse, comme si au même moment dans les établissements, et aussi bonne soit la méthode, rien d’autre n’existera plus.

http://www.silvereco.fr/alzheimer-ludim-une-therapie-non-medicamenteuse-plusieurs-fois-recompensee/3153287

http://www.capgeris.com/animations-1434/ehpad-le-jeu-comme-alternative-a-la-therapie-medicamenteuse-a37409.htm

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Elections Korian 2016

CE Korian et chèques cadeaux

La période de fin d’année rime pour beaucoup de salariés avec des cadences infernales, grosses fatigues, tensions accrues par encore plus de pression des chiffres, MAIS c’est aussi la période des Chèques cadeaux de Noël.

Nous avons donc voulu comparer les établissement pour savoir quels salariés avaient le plus et lesquels avaient le moins.

Et la découverte : C’est là où SUD est présent au CE que le montant des chèques de fin d’année sont les plus importants (150€).

Ailleurs ça va de 0€ à 60€, 95€, 120€.. ça dépend – MAIS autre découverte là où les montants des chèques cadeaux sont les moins haut, c’est là aussi qu’on nous signale les conditions de travail les plus dures.. En conclusion ; Que font les élus de ces CE ?

Un CE ça ne sert pas qu’aux chèques cadeaux, loin de là, ça agit aussi sur les conditions de travail, le nombre d’effectif, les salaires les primes, et plein d’autres choses.

Pour Noël nous décernons la palme aux élus du CE de Korian Villa ¨Pegase où SUD est le seul syndicat présent et où les salarié-e-s ont pu avoir des chèques cadeaux de 150€.

 

 

BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Elections Korian 2016, Métiers, témoignage

Korian : Travail et conditions de travail 2016 ? La parole aux salarié-e-s

En prévision d’élections professionnelles 2016 pour plus de 21 000 salariés de Korian en France, et attaché à notre fonctionnement syndical démocratique, nous souhaitons associer le plus grand nombre de salarié-e-s possible à nos réflexions pour améliorer le monde du travail. Nous remercions d’avance toutes celles et ceux qui prendrons le temps de répondre et de relayer à leurs collègues, dans leur propre intérêt comme dans celui de l’ensemble des salarié-e-s du groupe.

Vous êtes donc invité-e-s à participer aux réflexions avec nous en adressant vos pistes, vos remarques et vos attentes, qui forgeront les revendications collectives 2016 à venir et les changements que la majorité d’entre vous peut attendre. SI vous souhaitez vous engager d’avantage, vous pouvez aussi nous rejoindre, nous soutenir ou proposer votre candidature à nos côtés lors des prochaines élections professionnelles.

Ci-dessous 2 sondages en 1 :

Un 1er sondage par métier pour améliorer la reconnaissance, la place, le sens de chaque métiers et les conditions dans lesquelles bien les exercer.
Un 2ème sondage collectif, quelque soit vos métiers, pour indiquer vos attentes concernant les avantages sociaux d’entreprise (salaire, prime, santé, congés, formation, etc). A indiquer par les options commentaires ou formulaire de ce blog.

BTHE, Politique groupe

Le CA a ses raisons que la raison d’un DG déchu n’entend pas…

Ainsi, le héro de la fusion défend coûte que coûte son bilan. Précisons que les problèmes managériaux évoqués dans l’article, invisible selon M Coléou, nous les avons pourtant vu… et la synchro avec sa prise de poste était même assez déconcertante, à moins que ce n’ait été qu’une coïncidence. Pour commenter les termes d’Hospimédia sur le sujet nous ne dirions donc pas le concernant qu’il a eu une « politique managériale un peu trop faible » mais qu’au contraire le groupe et l’ensemble de ses salariés aurait surement gagné à ce qu’elle soit moins agressive ou moins brutale.

Extraits de l’article Hospimedia d’Agathe Moret qui révient l’éviction surprise de Yann Coléou officialisé la semaine dernière par le conseil d’administration.

Hospimedia : Vous avez été poussé vers la sortie par le conseil d’administration, le 18 novembre dernier, vous a-t-on expliqué les motifs de cette décision soudaine ?

Yann Coléou : Cela a été ma dernière question. J’ai demandé pourquoi on en arrivait là et je n’ai eu aucune réponse. C’est le grand théâtre des avocats, ils ont essayé de picorer des éléments qu’ils ont intégrés dans un courrier pour pouvoir expliquer leur volonté de se séparer de leur dirigeant. Mais en tout cas, quand j’ai posé la question aux administrateurs, je n’ai eu aucune réponse. Tout le monde a piqué du nez dans son gobelet d’eau.

Hospimedia : Parce que, selon vous, cette décision n’est pas justifiée ?

Y. C. : Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le président [de Korian, Christian Chautard]. Lors de la conférence adressée aux investisseurs et analystes, il a dû y avoir une dizaine de questions sur la raison de mon départ. Les réponses, à chaque fois, n’étaient pas satisfaisantes. Dans cette conférence, il est dit que je suis un très bon manager, que j’ai fait du très bon travail, que j’ai eu des bons résultats et que cette décision traduit la volonté de tourner une page. Voilà ce qui est ressorti des propos du président. Je n’ai rien à me reprocher, les choses sont faites de manière totalement transparente. J’ai une indemnité de départ, il n’y a pas de faute — pour faire simple, je n’ai pas opéré de malversations — qui justifierait mon éviction du jour au lendemain. Mais c’est le lot de tous les dirigeants, nous sommes révocables, selon l’expression consacrée, ad nutum (de façon instantanée, sans justification ou préavis nécessaires, NDLR). Sauf que c’est bien de pouvoir expliquer. Et ce qui a été expliqué à la presse, aux analystes financiers et aux investisseurs a plutôt été mal perçu puisque le cours de la Bourse a chuté de 12% à l’annonce de mon départ. Ce sont 350 millions d’euros (M€) de valeurs qui se sont évaporées sur une décision de changement de dirigeant.

H. : Lors d’un échange avec Hospimedia, la direction a évoqué le besoin de faire évoluer le groupe vers une phase non plus de développement intensif mais vers une phase de structuration, notamment au regard du poids du parc allemand (lire ci-contre). Cela traduit-il, selon vous, un manque de confiance du conseil d’administration quant à vos capacités en la matière ?


Y. C. :
C’est au président qu’il faudrait surtout le demander. Ce que je peux dire c’est que quand je suis arrivé chez Korian, l’entreprise faisait 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, aujourd’hui elle en fait 2,6. Avec l’acquisition que l’on a réalisée il y a deux semaines en Allemagne (le rachat de Casa Reha, NDLR), Korian devrait atteindre près de 3 milliards en 2016. Globalement, cela veut dire que l’on a un an d’avance sur notre plan de marche. Donc, en termes de développement en tant que tel, on peut dire que j’ai plutôt eu de bons résultats. En termes financiers, le résultat net a été multiplié en quatre ans par six ou sept, ce qui prouve globalement que j’ai un certain savoir-faire — mais c’est aussi le travail des équipes de Korian. L’entreprise a un savoir-faire dans sa capacité à intégrer. Curanum en Allemagne, Medica, en Belgique, en France et en Italie… tout cela s’est fait sans perdre de cadres dirigeants et sans perte d’efficacité puisque la profitabilité de l’entreprise s’est améliorée. Sur le taux d’occupation par exemple, nous avons, pendant ces phases d’intégration et de fusion, continué à améliorer ce taux. Sur le côté quantitatif, le bilan que je présente est donc un bilan positif. Sur l’aspect qualitatif, les enquêtes de satisfaction clients et salariés, que nous venons de mener ces dernières semaines auprès de 30 000 salariés et 30 000 résidents et familles de résidents, attestent également d’un bon bilan. Les résultats sont bons pour les salariés et très bons pour les résidents. Le conseil d’administration a pris cette décision en toute connaissance de cause…

H. : Pourriez-vous détailler ces « bons résultats » de l’enquête de satisfaction salariés ? La question ressources humaines a en effet été évoquée par la CGT , qui voit en votre éviction la conséquence d’une politique managériale un peu trop faible…

Y. C. : Je pense que s’il y avait eu des problèmes managériaux, nous n’aurions pas eu de bons taux de satisfaction de la part des salariés. Ces chiffres seront, je pense, rendus publics dans les semaines qui viennent puisque ceux-ci seront présentés au conseil d’administration de la semaine prochaine. Les problèmes managériaux dont fait état la CGT, seule la CGT les a vus.

« La veille de ma révocation, le cours de la Bourse était à son plus haut historique, à 36,93 €. »

H. : Comment analysez-vous les suites à donner au groupe ? Quels seront les éléments charnières à prendre en compte pour la nouvelle direction afin de poursuivre le travail que vous avez amorcé ?

Y. C. : Comme vous pouvez le comprendre, j’aurai du mal à me prononcer sur le développement futur du groupe. Ce que je sais c’est que Korian est une entreprise qui, quand je suis arrivée était en difficulté d’organisation, en difficulté de gestion. D’ailleurs, le cours de la Bourse en était révélateur puisqu’il était à 11,6 €. La veille de ma révocation, il était à son plus haut historique, à 36,93 €. C’est donc un des révélateurs de la santé retrouvée de Korian. Compte tenu du métier de Korian et du secteur d’activité dans lequel il exerce, il est évident que le développement est un sujet. Ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin.

H. : Quant à vos perspectives d’avenir… Pensez-vous vous maintenir sur le secteur des Ehpad ?

Y. C. : Je suis un homme du service. J’ai travaillé pendant vingt-quatre ans dans la restauration chez Sodexo, dans le secteur de la propreté pendant plus de trois ans chez ISS, dans la maintenance, et dans la santé et le médico-social. Voilà les cordes à mon arc. Aujourd’hui, il est trop tôt pour en parler, cela fait tout juste une semaine que le conseil d’administration a annoncé sa décision. Pour l’instant, je me repose, je me ressource et je me remets les idées en place de façon à bien rebondir. Je veux prendre mon temps pour faire les bons choix. »

BTHE, Champ de mars, Métiers

Korian : Journée de la gentillesse !

http://champdemars.korianblog.fr/actualites/ (blog officiel de l’établissement)

Dans un établissement où les conditions de travail, de prise en charge, et les pressions étaient devenues telles que le personnel, avec SUD, avait du mener 3 gréves dures en 2 ans, on entend désormais des salarié-e-s dire : « je suis contente de venir travailler », « je me lève plus facilement le matin », « j’ai plus d’énergie pour les résidents », « j’ai envie d’aider même si c’est pas mon service »,  » .

Une reconnaissance du personnel et de leur fonction que certaines ne croyaient même pas possible avant tant elles étaient enfermées dans la routine de la dépréciation.

De bon matin, sans s’y attendre, toutes et tous les salarié-e-s de l’établissement ont reçu des compliments sous forme de fleur. Un exemple qui illustre bien l’assainissement des pratiques, des relations et de l’environnement de travail. On ne peut que souhaitez les mêmes choses ailleurs.

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Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian : + 21% de hausse sur les 9 premiers mois de 2015, et nous alors?

Korian a ainsi enregistré une hausse de plus de 21% sur les 9 premiers mois de l’année, avec un chiffre d’affaire de 1,9186 milliard en 9 mois. Quels salariés ont profité de cette hausse?

 Les chiffres se suivent et se ressemblent, TOUT AUGMENTE ! (tout ou presque…)
Le coût de la vie, les impôts, les loyers, le travail, les profits, la valeur des actions, la masse des dividendes des actionnaires… Mais du côté de l’emploi et des salaires y a comme un décalage…

Même en faisant des efforts nous n’arrivons pas à voir sur le terrain de réinjection de cette hausse dans le pouvoir d’achat des salariés, en revanche on constate des investissements : comme le rachat de Casa Reha le 3ème groupe de maisons de retraite allemand, des projets de fusions d’établissements, on voit l’économie du nombre de CE et de ses représentants telle que proposée par l’entreprise pour 2016, des frais de justice pour interdire une salariée d’être représentante de section syndicale sur son établissement, etc.

Depuis la fusion Korian-Medica, combien de turn-over ? (ruptures conventionnelles, démissions, licenciements.. de salariés titularisés au profit de CDD ou de périodes d’essai plus corvéables).

Depuis la fusion Korian-Medica, les revenus salarié-e-s ont ils augmenté proportionnellement aux profits qu’ils ont réalisé pour l’entreprise?

Depuis la fusion Korian-Medica, est ce que les salarié-e-s disposent d’une augmentation proportionnelle des moyens pour garantir leurs droits, pour améliorer leurs conditions de travail, et pour négocier en leur faveur tout ce qui doit l’être?

Est ce que la mise en place de CE Nationaux éloignés tels que proposés par l’entreprise n’est pas une franche diminution en comparaison de comité dans chaque établissement en plus de comités centraux nationaux…?

La profitabilité des salarié-e-s doit profiter aux salarié-e-s, au lieu de quoi, elle profite d’abord et surtout aux actionnaires, et puis comme au Monopoly, Korian achète ensuite des maisons et encore des maisons, et puis l’eau va à la rivière… mais la rivière ne regarde pas les salarié-e-s.

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Accords et Actus CE - IRP, Actu sociale, BTHE, Elections Korian 2016, Politique groupe

Korian : L’accord qui priverait des milliers de salariés des leurs instances représentatives de proximité

92 comités d’entreprises envolés, dans les humeurs de la fusion Korian Medica… Une perte de proximité majeur pour des milliers de salariés que certains osent nous présenter comme un MIEUX qui favoriserait le « Dialogue Social » et la représentation du personnel…

Ce serait comme de dire : Qui perd gagne, car plus l’entreprise prospère plus les salariés mutualisent une perte proportionnelle aux profits de leur entreprise..

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On vous le disait déjà dans de précédents articles : l’orientation actuelle proposée par Korian pour déterminer les futures Comité d’Entreprises est tout simplement inacceptable socialement parlant. Et si certains élus syndicaux et dirigeant se ravissent à l’idée de ce que sera la représentation (théâtrale ?) du personnel, ce n’était pas notre cas, ce n’est pas un accord minoritaire signé par trahison syndicale ( CFDT / UNSA) contre les salarié-e-s et par la direction de l’entreprise qui rendrait ça plus acceptable AU CONTRAIRE.

Lors de la dernières réunions de négociation, d’autres voix que la nôtre se sont enfin faites entendre, pour réagir face à la mascarade et nous n’étions pas mécontents de voir qu’autour de la table la résignation se dissipait un peu sauf pour les traitres sociaux qui se crispaient.

Les adhérents et les sympathisants que nous avons sondés sont unanimes pour refuser que l’imposture s’imposent aux salarié-e-s et pour attendre autre chose des réunions en court.

Nous ne saurions tolérer que le Dialogue Social déjà honteusement servi à toutes les soupes par les politiques et les patrons ne servent  à présent d’alibi pour le muselage social de la représentation et de la revendication des salariés de notre entreprise.

Au lieu d’écarter encore et encore des salariés qui alertent sur les dysfonctionnements croit ont vraiment servir la cause des personnes âgées en accentuant le dysfonctionnement de la protection du personnel…?

Ce n’est pas qu’on aime radoter mais il semble plus que jamais nécessaire que l’on se répète :

poissons_retaille

C’est pourquoi nous sommes, ainsi que la CGT, entièrement solidaires de la colère manifestée à la clinique SSR de Bellecombe à Lyon. Mais tout autant solidaires des centaines de salariés d’autres établissements silencieux qui ne sont pas moins excédés d’être les dindons de la farce.

Enfin, nous compatissions pour les autres salariés silencieux qui (in)lassablement servent leur entreprises et qui par manque d’info n’ont pas compris les enjeux et pour qui le réveil risque d’être rude si rien ne change…

autres - divers, Politique groupe

Question du Figaro à M Coléou PDG du Groupe Korian : Qui bénéficie de la croissance? Les actionnaires? Les salariés? Vos clients, les personnes âgées?

Yann Coléou: La fusion nous a permis de devenir le numéro un européen du bien vieillir. Notre objectif est de croître pour répondre aux besoins du marché car les personnes âgées seront de plus en plus nombreuses.

Qui bénéficie de la croissance? Les actionnaires? Les salariés? Vos clients, les personnes âgées? demande Le Figaro

Réponse de monsieur Coléou :

« Nous voulons croître pour répondre à des attentes contradictoires. Les actionnaires veulent plus de bénéfices. Les salariés plus de salaires et de meilleures conditions de travail. Les clients plus de qualité pour le moins cher possible ».

Bon…

Le moins qu’on puisse dire c’est que les actionnaires ont gagné avant tout le monde…

Pour les augmentations des salaires, c’est pas encore ça et même au contraire les salaires bruts vont être impactés prochainement parce qu’un des actionnaires à mal gérer au niveau de la Prévoyance et que maintenant c’est nous qui payons ses erreurs à sa place… C’est ballot…

Si un dirigeant faisait une erreur pareil avec le parc des Ehpad ou des cliniques, on lui dirait au revoir tout de suite mais quand c’est un actionnaire… là on lui en veut tellement qu’on lui laisse le marché de la Prévoyance d’entreprise pour tous les salariés du groupe…
On croise les doigts pour qu’il gère moins mal…

Ça nous inspire d’ailleurs ce petit adage en passant qui ne coûte rien, tant qu’il y a intérêts y a pas de conflits.

L’article du Figaro poursuivait avec les propos du PDG nous livrant sa solution pour répondre aux attendent de tous mais l’offre du journal est payante et on a pas encore été augmenté donc on est resté sur notre faim..

Comme le dit notre PDG, il s’agit de « croître pour répondre à des attentes contradictoires », parce qu’en effet la volonté des actionnaires d’augmenter encore et encore leurs bénéfices, est contradictoire avec les attentes largement plus légitimes des salariés et des personnes âgées.

Accords et Actus CE - IRP, autres - divers, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016, Politique groupe, témoignage

Élections Korian 2016 : Que souhaitent les salariés ?

Très peu de salariés sont au courant, mais des négociations sont en cours depuis 2 semaines pour préparer l’organisation d’élections à Korian dans toute la France et pour tous les établissements Korian *. Ces élections fixeront pour 4 ans la représentation du personnel de plus de 21 000 salariés Korian.

*Sauf la clinique SSR Korian Les Grands Chênes

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Pour vous syndiquer et trouver votre syndicat cliquez ici. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire prévu ou « commentaire » en fin d’article.

En réalité, et de manière moins officielle, ces négociations ont déjà connu une année de réunions préparatoires entre direction des relations sociales et 4 syndicats (27 séances de négociations baptisées « les rendez vous du mardi »), à l’issue de quoi plusieurs accords on été conclus sur ce qui devrait définir les moyens des représentants du personnel nationaux. Mais l’entreprise n’avait pas jugé nécessaire de nous inviter à ces réunions, pas même une seule fois, ni de nous transmettre de compte rendu, conclusions, ou les accords qui ont été signés…

Aujourd’hui, les négociations en cours sont balisées par des propositions de l’entreprise qui nous laissent perplexes et nous amènent à sonder sur le sujet l’ensemble des salariés que nous représentons et qui sont, selon nous, les grands oubliés de ce qui est en train de se décider.

Les salariés ne le savent souvent pas mais la négociation du protocole préélectoral c’est le moment de définir les moyens et d’une certaines manière les conditions dans lesquelles les salariés seront élus et pourront les représenter.

La dernière proposition de l’entreprise pour les CE est de faire élire 50 titulaires pour représenter plus de 21 000 salariés répartis sur 379 établissements dans toute la France. Ce qui équivaut en moyenne à plus de 7 sites et plus de 400 salariés pour chaque représentant…

Avis aux salariés: est ce que ces moyens de représentations vous semblent réalistes et conformes à vos besoins pour vos conditions de travail et l’ensemble de vos préoccupations professionnelles?

C’est en tout cas très largement inférieur aux moyens déjà existant sur l’ensemble de la France.

Comment comprendre alors que pendant un an de réunions préparatoires entre la direction sociale de l’entreprise et des représentants des syndicats CFDT, UNSA, CGT, et FO, les accords et les orientations retenues puissent être si faibles, sinon ridicule, pour la représentation des salariés compte tenus des besoins au sein d’une telle entreprise?

Certains accords signés * sans notre présence et sans même nous en avoir avisé, peuvent donner une explication :

D’après ces accords les 50 futurs élus aux CE et les syndicats représentatifs bénéficieraient de moyens et d’avantages très généreux qui affaiblissent considérablement au passage les moyens d’autres syndicats comme le nôtre souvent moins bienvenue auprès des directions.

carte france perimetre CE korian

*Précisons que 4 syndicats étaient sollicités pour signer ces accords (CFDT, UNSA, CGT et FO) mais seuls la CFDT et l’UNSA ont signé, là où les 2 autres syndicats (à raison) ne l’ont pas fait.
(De mémoire d’ailleurs nous n’arrivons pas à trouver chez korian un seul accord que la CFDT ou l’UNSA aient refusé de signer.., mais c’est peut être parce que les accords qui proposeraient des améliorations sans rabais pour l’ensemble des salariés n’ont pas été soumis par les directions jusque là..)

Pour bien comprendre de quoi il en retourne et à titre d’exemple, si les accords déjà conclus s’appliquaient aujourd’hui en l’état à l’ensemble des établissements du groupe, le syndicat SUD disposerait « royalement » pour toute la France d’un seul représentant et de 4h par mois pour les 5248 salariés des 80 établissements sanitaires, et de 2 représentants disposant de 4h chacun par mois pour les 15 514 salariés des 292 EHPAD…

La logique du droit du travail classique prévoit pourtant généralement la possibilité d’1 représentant par établissement dotée d’une section syndicale.
Au contraire de nous, et dans la même configuration, les syndicats représentatifs disposeraient eux de 10 représentants pour les EHPAD et 5 pour le sanitaire avec pour effectuer leurs missions 35h disponibles au moins pour chacun, et même 60h pour 3 d’entre eux. Un même accord qui permet des moyens augmentés pour les uns, et des moyens diminués pour d’autres…
Bref n’y aurait-il pas, côté employeur, un certain favoritisme grossier entre tels ou tels syndicats..?

Loin de favoriser les intérêts des salariés, il semble au contraire que l’affaiblissement des moyens qui se profilent ne rencontre pas ou peu de résistance, peut être à cause des gros avantages concédés à certains syndicats et qui au lieu de se partager le gâteau devraient normalement négocier pour le mieux les intérêts collectif de tous les salariés…

Avis aux salariés du groupe : que souhaiteriez vous à l’issue de ces négociations?

Et qu’attendez vous de vos élus?

Merci d’avance à toutes celles et ceux qui prendront le temps de renseigner le plus précisément le sondage ci-dessous pour nous aider à confirmer ou modifier nos positions.


Pour nous adressez vos avis, vos remarques, pour nous aider, nous questionner, nous rejoindre, etc.  :

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Actu sociale, BTHE

Enquête Animation en EHPAD et MAS, à laquelle Korian, la croix rouge et SOS ont contribué

L’animation auprès des personnes âgées n’est souvent pas jugée prioritaire par les structures spécialisées. Mais la perspective de pouvoir toucher des financements au même titre que pour les autres soins tend à faire bouger les lignes.

En attendant, et bien que de plus en plus dans le privé lucratif la recherche de visibilité (vitrine) à travers l’animation soit recherchée cela se fait malheureusement sans réelle cohérence harmonisée avec le reste des services et les recherches de visibilités ponctuelles se font souvent au détriment de la qualité quotidienne de l’animation car les moyens sont souvent encore loin des ambitions.

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Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire prévu , ou « commentaire » en fin d’article. Pour vous syndiquer et trouver votre syndicat cliquez ici.

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D’aprés Hospimedia :

Pendant six mois, le cabinet de conseil privé Conseil et recherche s’est penché sur la question de l’animation en Ehpad et en Mas. Financements, profil des animateurs ou encore vision de la fonction… l’état des lieux réalisé entend proposer des axes d’amélioration et identifier de nouvelles modalités d’animation.

Sur la base des observations d’une première mission réalisée auprès d’un établissement du secteur handicap, le cabinet de conseil privé Conseil et recherche a entrepris un projet de recherche collaborative sur l’animation en Ehpad et en maison d’accueil spécialisée (Mas). Lancée en janvier dernier auprès de quinze structures et complétée par un questionnaire envoyé à l’ensemble des établissements français, l’initiative s’est achevée le 18 août. Imane Baïz, chargée de projet, en livre les principaux enseignements.

L’animation, pas jugée prioritaire

« La première chose qui ressort des visites réalisées auprès des établissements, c’est que l’animation n’est pas toujours jugée prioritaire, précise la chargée de projet. Il arrive d‘ailleurs que certains établissements ne disposent tout simplement pas d’animateurs. » Pourquoi ? Outre la question logistique — qui laisse entrevoir une « grosse hétérogénéité » des espaces d’animation —, le financement de l’animation constitue un point essentiel. « Le manque de moyens financiers est un argument qui revient souvent pour expliquer l’incapacité des établissements à inviter des professionnels extérieurs ou à organiser des sorties, analyse Imane Baïz. Pour autant, les visites que j’ai réalisées sur les structures ont permis de montrer que le budget n’est pas le seul élément à prendre en compte. Au-delà des financements, le profil des animateurs joue beaucoup« , souligne-t-elle en évoquant notamment les animateurs issus des Beaux-Arts, « capables de mettre en place des activités intéressantes avec peu de moyens« .

Élaborer des indicateurs pour légitimer les financements

Au-delà, l’enquête a permis de mettre en exergue l’impact de la définition de l’animation sur son développement au sein de la structure. Comme le précise le cabinet conseil, « l’animation est souvent entendue comme une activité relevant uniquement de l’occupationnel alors qu’il s’agit de quelque chose de plus global, que l’on peut lier à la vie de l’établissement dans son ensemble et qui peut se retrouver jusque dans les soins« .

Dans ce contexte, l’animation peut avoir un rôle non négligeable pour la qualité de la prise en charge du résident. « Il y a très peu d’établissements où l’évaluation de l’animation est formalisée, mais si l’on arrive à élaborer une série d’indicateurs — une baisse des cas de dépression par exemple —, on pourrait mesurer son l’impact sur le résident et imaginer à terme une base objective pour légitimer les financements. » Une perspective, qui, si elle reste encore à discussion, aurait fait l’objet d’échanges avec l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap)*. En attendant le lancement de travaux sur un hypothétique tableau de bord animation, le cabinet conseil, de son côté, prévoit déjà d’étendre sa démarche. « Grâce aux éléments que nous a communiqués le ministère, nous allons tenter de mettre en relation un réseau d’artistes et d’intermittents du spectacle avec les établissements et voir si cet axe de développement de l’animation est porteur.« 

La méthodologie

Réalisée entre janvier et juillet, l’enquête s’est articulée en deux phases. Afin de réaliser un état des lieux de la pratique de l’animation (financements, objectifs, priorités de développement et évaluation de la performance de l’activité), un questionnaire a été envoyé à l’ensemble des Ehpad et maisons d’accueil spécialisées (Mas) de France, sur la base du fichier national des établissements sanitaires et sociaux (Finess). Afin d’affiner l’analyse et identifier les pistes d’amélioration, quinze établissements ont fait l’objet de visites, soit sept Mas et huit Ehpad. Parmi les structures engagées dans la démarche, comptaient notamment la Croix-Rouge, le groupe associatif SOS et le groupe privé commercial Korian.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Korian – Medica : Rassemblement de salariés le 25 juin / AG des actionnaires

En marge de l’intersyndicale et de la mobilisation massive attendue sur toute la branche santé le 25 juin prochain, les forces de cet intersyndicales présentent dans le groupe Korian sont invitées par la CGT Korian/Medica à un rassemblement à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires Korian.

Rdv devant la maison des centraliens (lieu de l’AG) – 8, rue Jean Goujon Paris 8ème – le 25 juin à 9h00.

Parce que dans ce secteur du privée lucratif, cliniques et maisons de retraite sont trés rentables en France. La santé et les personnes âgées constituent un marché où de trés gros profits sont réalisés sur le dos des salariés et des aînés. Cet « or gris » a aussi ses spéculateurs.

Le 25 juin, les actionnaires de Korian-Medica se réuniront en vue de décider notamment de rebaptiser l’entreprise de Korian-Medica en Korian. 46 Millions d’euros de dividendes attendent aussi les actionnaires.

400 Millions d’euros, sont disponibles pour de nouvelles acquisitions.

Et pour les salaires, pour les conditions de travail..Combien ?

Pour cette rentabilité spéculative insatiable, les salarié-e-s paient le prix fort :  à travers la dégradation des conditions de travail d’abord puis au travers des cotisations sociales dés lors que la sécurité sociale finance les dividendes des actionnaires/fonds de pension avec nos cotisations (Quid du financement de la prise en charge).

L’intégration de Korian et de Medica, en France comme ailleurs en Europe, est terminée et bien des salariés l’ont senti passer dans leur travail, de même qu’ils ont senti peser la hausse du profit… Dorénavant, au lieu d’acquisitions nouvelles, il serait grand temps de sentir aussi la redistribution et le partage en faveur de l’Humain.

BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Korian-Medica : Le chiffre d’affaires progresse, là où côté social le bât blesse

Nous citons (  » « ) et commentons ici un récent article d’Hospimedia

« Les trois premiers mois de l’année ont été notamment marqués pour le groupe Korian-Medica par l’absence d’ouverture de lits. À cela s’est ajouté tout particulièrement dans l’Hexagone « un épisode grippal sévère qui a pesé sur l’activité Ehpad« , signale-t-il dans sa dernière note d’information financière, datée du 6 mai. Dans ce contexte, son chiffre d’affaires (CA) — sur une base pro forma — a toutefois progressé de 2,8% à 628 millions d’euros (M€) dont 378 M€ en France et 250 M€ à l’international. »

Alors qu’il n’y a pas eu d’ouverture de lit, on comprend mieux chez SUD le lourd tribu à la charge du personnel pour réaliser ces millions de progression. Les salaires n’ont pas augmenté, les effectifs non plus, mais au contraire les ajustements des (non) remplacements des absences laisse régulièrement à désirer… Il ne fait aucun doute pour nous que les conditions de travail que nous étudions à la loupe et que nous ne manquons pas de dénoncer régulièrement jouent un grand rôle dans la bonne santé financière du groupe.

A l’épreuve par exemple du conflit social à Korian Champ de Mars où le frais du séjour, levier du profit, est l’un des plus élevé de France, comment ne pas y voir un lien entre la souffrance du personnel qui se retrouve en étaux entre le profit à produire et des attentes de clients qui légitimement en veulent pour leur argent ? Dans un contexte de grande promiscuité entre résidents, familles et salariés, loin du mieux vivre ensemble qui devrait être la voie empruntée, et faute d’une meilleur gestion sociale de l’entreprise, il y a à notre sens un cercle vicieux délétère grandissant entre les différentes catégories d’usagers dont les souffrances s’opposent à cause de dysfonctionnements sur lesquels ni les uns ni les autres n’ont de prise. Les chefs auraient toujours raison (et surtout lorsque les problémes sont grands), le client est roi, et le personnel aurait toujours tort, c’est pourquoi en plus d’un salaire ras de pâquerette et d’endosser les torts de ses chefs il devrait avoir bon dos et payer tous les pots cassés . Le malaise social traduit par des alertes multiples puis par une gréve faute de meilleur moyen de se faire entendre, se voit désormais amplifié par 2 procédures disciplinaires concomitantes sur des grévistes, dont une mise à pied conservatoire d’au moins 12 jours pour une salariée handicapée.

Le jour où dialogue et progrès sociaux seront côtés en bourse on pourra peut être espérer un profit pour l’Humain proportionnel à celui de l’entreprise ?

« Cette année là, Korian-Medica est devenu le n° 1 de la dépendance sur le secteur privé commercial avec un CA pro forma de 2,4 milliards d’euros (Md€). Le groupe ne semble pas vouloir s’arrêter là. Après trois mois d’exercice, il vient de confirmer un objectif de CA 2015 voisin de 2,6 Md€ . À plus long terme, Korian-Medica envisage d’atteindre 3 Md€ en 2017. »

Référence Hospimedia : http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20150507-finance-le-chiffre-d-affaires-de-korian-medica

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Sur la gréve d’avril 2015 à Korian Champ de Mars

Pourquoi SUD n’est pas signataire du protocole de fin de conflit ?

Parce que notre fonctionnement est démocratique, que nos revendications sont légitimes et qu’il est hors de question de les taire ou d’y renoncer.

Nous agissons avec et pour les salarié-e-s mais ne décidons pas à leur place. D’accord ou pas d’accord, c’est une affaire collective avant tout, et avant nous.
Aussi, lorsque autant de salarié-e-s sont en gréve, c’est avant tout parce qu’elles et ils recherchent de bonnes raisons de ne plus l’être. Et ces raisons ce sont des garanties que leurs problémes sont bien compris et seront solutionnés. Or, la majorité des grévistes attend de vraies garanties à la place des « propositions » sensées résoudre leur conflit.

Plus d’un mois après le débrayage du 4 mars, de celui du 14 avril 2015, aux jours de gréve du 15, 16, 17, 18, 19 et 20 avril 2015, de 8h à 20h00, 38 salarié-e-s titulaires ont pris part au mouvement de gréve sur Korian Champ de Mars. Seuls 15 titulaires en poste sur la même période n’y ont pas pris part. Soit une participation à 72%.

Ce mouvement à concerné notamment 100% des titulaires aides-soignant-e-s, serveurs, animateur, cuisiniers et plongeurs disponibles et 75% des ASH.

C’est ce que la direction de l’établissement qualifie de « mouvement de gréve de certains membres du personnel » dans son annonce affichée à l’intention des familles et résidents (mais pas au personnel).

Malgré cette mobilisation hyper majoritaire et la légitimité des attentes, la direction n’a jamais accepté de garantir aux salariés des rémunérations plus décentes, ni des embauches inconditionnelles sur les 2 postes de soins créés en juin mais non pourvus ou pour des postes supplémentaires au restaurant, ni pour une prime de compensation pour des centaines d’heures de pauses non prises, travaillées ou dérangées. Sur le besoin de confiance et de sérénité du personnel en gréve, les problémes graves de management que salarié-e-s et représentant-e-s rapportent et dénoncent depuis au moins 2 mois, et alors que la notion de « harcèlement » a été abordé plusieurs fois, c’est en terme de « ressenti exprimé sur la communication de la direction » que le problème nous a été présenté dans le protocole d’accord.

Dans ce contexte, la direction de l’entreprise a donc préféré la fermeté voir l’entêtement, laissant sa clientèle et les non grévistes dans la situation qu’ils ont connu, plutôt que de satisfaire aux demandes des grévistes qui n’avaient pourtant rien d’excessives.

Car, nous n’en démordrons pas : 1100 ou même 1300 euros ce n’est un salaire pour un personnel d’EHPAD à temps plein, avec des journées de travail de 8h à 20h.
Comment une entreprise aussi prospère que Korian peut proposer à des salarié-e-s titulaires un salaire inférieur à celui de certain-e-s vacataires sur le même poste ?

Oui, les attentes du personnel sont légitimes, humaines, normales et saines. Il ne devrait même pas y avoir à réclamer là dessus, encore moins à mener plusieurs jours de gréve. Ces problémes ne devraient pas exister dans une entreprise où croissance et bénéfices ne cessent d’augmenter dans des proportions aussi fulgurantes.
La direction devrait récompenser l’effort et l’engagement de tout son personnel, et respecter le courage qui pousse à dire les choses en face dans l’intérêt de tous. L’argent ne devrait pas être plus tabou quand il s’agit de le redistribuer que lorsqu »il est question de recettes.
Quant à saisir le salaire des heures de gréve, quelque soit la partialité du prétexte, c’est pour toutes et tous les grévistes un signe de plus qu’elles et ils ne sont clairement pas compris ou qu’elles et ils valent moins que ce qu’on leur retire.

Bonnes conditions de travail et bonnes conditions de séjour ne peuvent être dissociées. Du côté des familles d’ici comme pour les salariés d’ailleurs, la majorité des retours qui nous sont adressés approuvent nos revendications et témoignent du choc considérant le décalage énorme entre frais de séjour/profits et salaires.

Comme en Ile de France, dans l’Indre et Loire et dans bien d’autres départements où se trouvent des établissements du groupe, la solidarité aux grévistes n’a donc pas tardé à se manifester et l’appel à la solidarité financière est aussi bien suivie, bien mieux que ne l’a été l’appel à la générosité et à l’humanité de l’entreprise. Un suivi d’autant plus concerné que les solutions attendues, nous dit on, ne peuvent se prendre au niveau du seul établissement du Champ de Mars, ce serait « prétentieux » pour ses salarié-e-s que de prétendre là-bas à l’exclusivité des difficultés et des besoins.

Mais notre refus de signer, n’empêchera pas l’entreprise de dors et dejà respecter ses propositions qui n’auraient d’ailleurs jamais dû attendre une gréve pour arriver.

Notre refus de signer tient au fait que les revendications initiales justifiées et longuement argumentées lors de la gréve ne peuvent se balayer comme ça, que la reconnaissance et la détermination des salarié-e-s ne se bradent pas et que nous continuons d’exiger les solutions legitimes attendues par les salarié-e-s.

Il ne peut y avoir de sortie de crise sans qu’il y ait de solution à la plupart des raisons de la crise.

 

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BTHE, Champ de mars, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe

Korian – Medica : Les salariés n’ont absolument pas à subir le défaut de management d’un groupe qui se dit exemplaire

Cité par Hospimedia, cette déclaration d’Anne Taquet venait ponctuer l’introduction de la réunion extraordinaire du comité d’entreprise Medica le 23 avril alors que le redressement fiscal dont a fait l’objet l’entreprise « excusait » le non versement de la participation à des milliers de salariés du groupe Korian.

Mais le même principe de na pas subir le défaut de management peut s’appliquer a bien d’autres situations que subissent les salariés :

– la pénibilité, les non remplacements parce que le taux d’occupation a baissé, le non paiement de pauses non prises ou dérangées faute d’une organisation ou de remplacements pas à la hauteur, etc..

Si la mauvaise gestion fiscale doit priver de participation les salariés qui n’y sont pour rien, si la profitabilité est à ce prix là, est ce que les condamnations Prud’hommales aussi devraient impacter à la baisse les parts de revenus des salariés… Il n’est pas acceptable que le coût des manquements de certains dirigeants de l’entreprise puisse se payer sur le dos de son personnel ! Plutôt éponger les pertes du côté des actionnaires ou sur les salaires des dirigeants.

Sur la gréve au Champ de Mars * un autre article Hospimedia que nous commentons ici répond mieux que les négociations :

« Plus que de la réorganisation du travail, c’est une meilleure organisation de l’établissement qui est envisagée« , explique Monique Rolland, directrice des ressources humaines pour Korian-Medica. Pour pallier les dysfonctionnements, sont notamment prévus : la mise en place de fiches d’événements indésirables pour étude hebdomadaire (existantes mais non utilisées jusqu’alors) ou encore la rémunération des temps de pause non effectués » (ouf, il était temps..!!).

* Notons, contrairement à ce qu’indique Hospimedia que le protocole n’a pas été signé par les salariés… mais seulement par la déléguée syndicale CGT et contre la volonté de la majorité des grévistes (toutes appartenances syndicales confondues). Pas de signature de fin de conflit pour SUD donc parce que la démocratie et parce que les réponses apportées sur des demandes essentielles ne sont pas à la hauteur des attentes des grévistes. Quant à la rémunération des temps de pauses telle qu’énoncée au protocole, elle est conditionnée a un tel parcours du combattant hiérarchique que la fin de la corvéabilité gratuite n’est semble-t-il pas encore pour demain… Idem pour le paiement rétroactif de plusieurs centaines d’heures de travail non rémunérées ces dernières années.

Les grévistes du Champ de Mars ne prétendent pas à l’exclusivité ou au monopole des situations anormales. Mais puisque les réponses salariales sont systématiquement repoussées au motif de la nécessité pour l’entreprise d’une harmonisation groupe (les améliorations doivent pouvoir s’appliquer à tous les établissements), SUD et les grévistes du Champ de Mars sont fiers de non seulement défendre leur dignité professionnelle mais aussi d’agir du même coup en faveur des milliers de salariés Korian-Medica. 

Actu sociale, BTHE

Korian Medica : les dividendes des actionnaires s’élèvent à 1 186€ par salarié !

Un Tract de soutien de notre section SUD sur les Sieges Korian

En se servant dans les profits générés par le travail des salariés, les actionnaires privent chacun des 40 000 salariés Korian d’Europe de 1 186 € …

Nous ne le dirons donc jamais assez : Leurs profits sont nos misères !

Le voilà, l’argent qu’il manque aux salariés ! Il est donc là le complément absent des salaires ras-de-paquerette, il est là le petit 13ème mois que les salariées n’ont pas, là la prime pénibilité, les absences qu’on ne remplace pas, et les non paiements d’heures sup ou d’astreintes travaillées…

Et on ne parle même pas des 116% de bénéfices dont le salarié ne voit pas d’autre couleur que celle de sa sueur et de sa douleur.

La section SUD DSI des Siéges Korian soutient le personnel d’établissement, et a contribué à la caisse de solidarité en soutien aux 38 grévistes de Korian Champ de Mars qui à l’appel de SUD (puis de la CGT) ont cessé le travail sur 6 jours.
Le PDG du groupe, l’ensemble du conseil d’administration et tous les actionnaires ont bien sûr le droit de faire pareil, à moins qu’ils se réservent à la place pour satisfaire toutes les améliorations de rémunération concrètes que l’on réclame encore.

La section SUD soutient également la mobilisation initiée et conduite par la CGT et relayée par SUD pour la défense de salariés ex-Medica.

Enfin, parce que l’avenir qualitatif du groupe en dépend, l’ensemble de la classe dirigeante est appelé à participer avec plus de conviction à la défense de tous les salariés !

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Le conflit social à Korian Champ de Mars vu par Hospimedia

article publié le 20/04/2015 sur Hospimedia


http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20150420-dialogue-social-au-coeur-de-la-greve-la

Les salariés de l’Ehpad du Champ-de-Mars entament leur 6e jour de grève

Alors que SUD appelait dès le 14 avril à une grève illimitée, à Paris, les salariés de l’Ehpad du Champ-de-Mars de Medotels, filiale du groupe Korian, n’ont toujours pas repris le travail. Au 3e jour de la mobilisation, SUD évoquait dans un communiqué 85% de grévistes. Le lendemain (le 18 avril), la CGT détaillait : 100% d’aides-soignants titulaires, 75% d’agents hospitaliers et 100% des agents de service de restauration participaient au mouvement.

Au-delà du non-versement de la prime d’intéressement, les salariés de l’Ehpad dénoncent les pratiques managériales de mise au sein de la structure. Sont évoquées par la CGT notamment, des méthodes proches du harcèlement, de la pression au chiffre et une organisation du travail inadéquate. Aussi les salariés demandent-ils la renégociation de deux postes supplémentaires — consentis lors du dernier mouvement de grève avant d’être supprimés — ainsi qu’une prime de pénibilité. Pour l’heure, circonscrite à l’établissement, cette demande, précise Albert Papadacci, pourrait être reprise au niveau du groupe tout entier, voire à l’ensemble du privé lucratif. Et d’assurer que la question sera posée lors des commissions paritaires du Synerpa.

Également contactée par Hospimedia, la direction de l’Ehpad du Champ-de-Mars n’a pas donné suite.

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, EHPAD du groupe, Politique groupe

Korian : Tous les salariés Medica privés de participation, se voient proposés 260€ de prime exceptionnelle

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Le groupe Korian-Medica a proposé jeudi, lors d’un comité d’entreprise, une prime exceptionnelle de 260€ bruts aux salariés de la filiale française, pour compenser l’absence de participation aux bénéfices.

Les salariés réclamaient également des négociations sur une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail. Ils avaient organisé une journée d’action le 15 avril dans une soixantaine d’établissements à l’appel de la CGT et en même temps qu’un appel à la gréve illimitée lancée par SUD pour l’ensemble du groupe.

Avant la réunion, L’UNSA demandait par un courrier au PDG une prime exceptionnelle de 300€.

La « prime exceptionnelle » de 260 euros bruts proposée par le directeur général du groupe, Yann Coléou est « une mesure compensatoire pour les salariés de la société Medica France qui avaient touché une participation aux bénéfices l’année dernière« , a-t-elle précisé.

Son montant correspond à « la moyenne des participations versées en 2011 et 2012 » proratisée au temps de travail, selon les conditions cumulatives suivantes :

– Salariés de la SA Medica France qui étaient présents durant toute l’année 2014 et toujours dans les effectifs lors du versement,

– Salariés ayant bénéficié de la participation en 2014 au titre de l’exercice 2013,

Cette somme sera versée sous forme de prime exceptionnelle sur le salaire du mois de juin, en même temps de la Prime de stabilité. « Plusieurs milliers » de salariés sont concernés.

Korian-Medica a annoncé le 25 mars un bénéfice net en hausse de 116,3% en données publiées et de 8,8% à périmètre constant.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, Politique groupe

Korian : défilé de la colère devant le siège

Salaires « Korian-misère », penibilité, non remplacements volontaires d’absences suivant la météo du TO, effectifs serrés, salariés pressurisés, etc.. Ca suffit!!

À l’appel de la CGT et de SUD, ce rassemblement invite à faire entendre sa voix pour que l’entreprise daigne enfin mieux traiter son personnel, base 1ère de la prise en charge des aînés.

– Salaires minimum à 1500€ net. – l’abolition des corveabilités non rémunérées. _ La subrogation pour tous les salariés (car la santé du personnel ca se respecte aussi et surtout lorsque le travail l’use) _ Prime de penibilité _ Remplacement des absences à 100% _ 13ème mois

Vus les bénéfices énormes réalisés par l’entreprise sur le dos des personnes âgées et des salariés qui en prennent soin : il est grand temps de reverser les profits vers la base de l’humain pour améliorer le travail quotidien.

Nous ne sommes pas actionnaires mais les véritables acteurs de la santé et de la dépendance c’est nous ! Entendez nous, considérez nous, respectez nous, la dignité n’entend pas les histoires de coût.

jeudi 23 avril 2015, à 12h00 : 32 rue de Guersant, 75017 Paris, Rassemblement devant le siège de Korian Medica

Rejoignez nous et soyons Solidaires Unitaires Démocratiques : SUD !

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Une centaine de militants y étaient rassemblés au moment de la réunion du comité d’entreprise Medica France

 

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D’autres image du rassemblement par ici

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Conflit social Korian Champ de Mars : Confiance et reconnaissance perdues

La gestion déplorable des négociations par l’entreprise, la stigmatisation systématique de notre syndicat, de notre rss et par la même de toutes celles et ceux qu’ils représentent, et le double jeu odieux d’une représentante CGT à l’insu de l’ensemble des salarié-e-s, ont abimé encore plus la confiance envers la sincérité du dialogue et les sentiment de confiance et reconnaissance si nécessaire aux salarié-e-s.

Quelle genre de collaboration de travail pourrait naître de tout ça ?

Alors que la méthode de gestion du conflit des dirigeants est plus efficace pour l’offense syndicale  que pour l’effort salariale, comment le personnel pourrait croire à une volonté d’apaisement de la part des dirigeants et retrouver confiance ?

Comment, avec une si mauvaise gestion et autant d’obstination patronale, croire à la mise en place efficace  d’une méthode managériale plus saine et plus juste?

Non, les conditions ne sont vraiment pas réunies pour que le personnel retrouve confiance envers des dirigeants qui les baladent.
L’effort à décourager étant plus motivé que celui à donner espoir, le désaccord prend racine, l’entreprise l’arrose et la trahison le cultive.

Conclusion :
Or de question que nous ne cautionnons cela. Pas de fin de conflit dans ces conditions là.
Quand le DRHO bouge le conflit ne dépasse pas 3 jours, mais avec le trio qu’on a vu l’obstination dure et le conflit perdure.

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Caisse de solidarité en soutien au personnel en gréve de Korian Champ de Mars

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Caisse de solidarité

en soutien au personnel en gréve de Korian Champ de Mars

Face à l’inefficacité ou l’indifférence du trio direction régionale, RRHO et directeur d’établissement qui n’ont pas su ou pas voulu résoudre les problémes graves et générateurs de souffrance, signalés bien des fois au fil des mois, le personnel de Korian Champ de Mars n’a pas eu d’autre choix que de se mettre en gréve illimitée pour faire reconnaitre son mal être et réclamer une plus digne considération salariale.

Partageant pleinement la responsabilité des problémes, ce trio dirigeant n’accepte pas de reconnaitre la gravité réelle du malaise de ces salariés, se bornant à minimiser la nécessité des solutions proposées par les représentants des grévistes.

Il est pourtant évident que des salaires de 1100€ à même pas 1300€ net par mois ne peuvent pas être acceptables compte tenu de la qualité de travail et de service attendu sur un établissement de ce standing et de la pénibilité. Très nombreuses pourtant sont les personnes dont c’est le « salaire ».

Il est évident aussi qu’un directeur dont les méthodes managériales agressives qui sont à l’origine de tant de souffrance ne peut être porteur de la mise en place d’une méthode se voulant plus respectueuse du personnel. C’est pourtant ce que propose la direction régionale.

Il est évident enfin qu’il n’est pas admissible que l’entreprise qui a profité depuis des années durant de son personnel, en ne lui payant pas certaines parties de son travail, refuse aujourd’hui toute compensation salariale.

Korian préfère donc la continuité de la gréve, laissant tourner son établissement dans des conditions déplorable, plutôt que d’accéder à des attentes aussi nécessaires que juste.

Parmi les titulaires en poste lors des 5 premiers jours de gréve et malgré les efforts considérables pour dissuader des salariés de faire gréve, 100% des aides soignantes (18), 100% des serveurs (2), 75% des agents de service hôtelier (9), 1 infirmier, 1 cuisiner, 1 plongeur, et 100% du service animation (1).

Pour ses 33 salariés, une caisse de solidarité a été mise en place par SUD Santé Sociaux 75 et une par la CGT.

Si vous souhaitez les soutenir, vous pouvez donner, à l’une, à l’autre ou encore aux deux.

Pour SUD, libellez votre chèque à l’ordre de SUD Santé Sociaux 75 et ajoutez une mention « soutien aux grévistes de Korian champ de mars » au dos du chèque.

 Adresse postale :

SUD Santé Sociaux 75 85 Rue Charlot 75003 Paris

 Si toi aussi tu as un salaire « Korian-Misère » et que tu comprends notre colère alors soit Solidaire !

Si vous préférez adresser votre don via la CGT c’est par ici : http://data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20150421/ob_df9235_appel-a-la-solidarite-korian-champs-d.pdf

 

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Korian Champ de Mars : Les grévistes determinés à continuer le temps qu il faudra

À défaut d’un livre pour conter leur histoire, les grévistes occupent leurs journées en mettant l’histoire en chansons : Ici les premiers jets modestes du cahier de chansons :

https://m.facebook.com/FedeSudSanteSociaux

 

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

5ème jour de grève à Korian Champ de Mars

Hier, les directions de l’établissement et régionale ont communiqué par voix d’affichage un courrier aux familles et résidents de l’établissement disant qu’un certain nombre de mesures concrètes applicables rapidement avaient été présentés et que la direction attendait la levée du mouvement de gréve pour pouvoir les mettre en application.

Mais les dites mesures, que nous ne rejetons pas, sont beaucoup trop peu au regard de la gravité de la situation qui a justifié cette gréve.

Rappelons que sur l’effectif présent depuis le début de la gréve 100% des Aides-Soignants titulaires ont pris part à cette gréve, 75% des Agents de Service Hôteliers et 100% des serveurs titulaires (entre autres..). Les solutions et les réparations concrètes que les salariés daignent escompter doivent être à la hauteur de la gravité des causes de la gréve. Des causes dont l’entreprise a toute sa part de responsabilité ce qui justifie d’autant plus notre insistance d’aujourd’hui.

Or, et alors que très nombreux sont les personnels qui touchent moins de 1300€ net par mois, la direction régionale refuse toute compensation immédiate que ce soit pour le grand nombre de temps de travail régulièrement effectué en plus mais qui n’est pas rémunéré ou sous forme de prime de pénibilité. Elle refuse également de maintenir le nombre de personnel au niveau constant de ce qui existait fin juin 2014 au motif qu’il y a quelques chambres vides.

Nos demandes ne sont pourtant pas excessives mais normales, légitimes, il en va de la dignité des salariés comme de la qualité et du sens de leur travail.
Plutôt qu’une direction qui en soutienne une autre envers et contre toutes nos évidences, nous revendiquons nous aussi le droit à être d’avantage reconnus et soutenus par une direction régionale qui est aussi garante de nos conditions de travail.

Nos problémes d’aujourd’hui ne sont pas nouveaux, mais les solutions sont juste à la traine. Seule la gréve est nouvelle mais face aux refus patronaux, les salariés refusent de lever la gréve.

D’autant plus que l’information la plus concrète présentée par les directions aux représentants du personnel lors des discussions de la veille, touchant à la principale cause de la gréve et qui laissait le plus espérer aux grévistes l’arrêt des dérives dénoncées, n’a jamais été portée à l’écrit et ne semble même plus d’actualité.

Les salariés sont en droit d’attendre un minimum de gages de confiance, quant aux remèdes à leurs maux !

Après avoir tellement subis et endurés depuis des mois déjà, les grévistes sont bien décidés à ne rien lâcher. La reconduction pour dimanche de la gréve et l’amplification du mouvement a donc été voté à l’unanimité.

Nous le disons : Les quêtes de profits effrénés sont causes de souffrance et de forte pénibilité pour ceux-là même qui les produisent. A un moment il faut accepter que tout ne monte pas toujours vers le haut sans que ça redescende un peu parfois. L’action pour nous ne rime pas avec dividende, mais juste avec dignité.

 

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Korian Champ de Mars – 17 avril 2015 – 19 salariés en gréve

« Quoi!? Vous n’êtes pas payé plus que ça? Mais c’est scandaleux, au prix qu’on paye c’est une honte! » Ainsi s’est exprimée une famille auprès des grévistes aujourd’hui.

Korian Champ de Mars est l’un des EHPAD les plus lucratifs de France, les clients y dépassent souvent les 6000€ par mois. Mais les profits ont vocation à partir ailleurs.

Et pourtant on y trouve un très grand nombre de salariés avec moins de 1 300€ versés par l’entreprise chaque mois.

En cause, la politique du groupe: Maximiser toujours plus les profits mais en dépensant le moins possible.

S’il est évident qu’un client qui paye bien plus cher qu’ailleurs attend en retour beaucoup plus de service et de qualité, le personnel n’est pas payé plus qu’ailleurs mais écope de beaucoup plus de sollicitation et d’exigences auxquelles il faut répondre. Et faute d’avoir plus de collègues il lui faudrait 4 bras et le don d’ubiquité.

Malgré cela toute compensation salariale de la pénibilité est rejetée, comme est rejeté le moindre euro ou le moindre poste supplémentaire pour ces salariés. Les millions des actionnaires passent d’abord.
Qu’importe qu’ils soient des dizaines de salariés à régulièrement pas prendre leurs pause ou à commencer le travail en avance pour pouvoir finir toilettes et préparation des résidents à temps pour le déjeuner.. L’entreprise sait profiter de ce travail gratuit qui participe à la satisfaction d’une clientèle qui le vaut bien mais ne serait pas en mesure de le récompenser.

La politique de groupe serait plus forte que tout autre raison. Peinture, moquette ou assiette Guy Degrenne, oui mais pour des salaires plus décents… Comment ne pas être révolté?

Non seulement le personnel du Champ de Mars a du subir des mois durant des méthodes managériales inqualifiables, sans que la direction de l’entreprise n’intervienne en faveur du personnel avant cette gréve, mais en plus il faudrait que le personnel soit toujours plus performant sans que la paie ne bouge et en acceptant que l’effectif soit ajuster à la baisse selon le taux d’occupation.
Le Salarié doit-il satisfaire à ses dépends des caprices économique toujours plus gourmands ?

Oui les salariés ont un coût mais ils sont bien conscient des profits que leur travail rapporte.
Nous doutons fort que les millions versés aux actionnaires ou les revenus du PDG M Coléou à plus de 660 000€ l’an soit plus justifiés que les chiffres nettement mois avides de zéros que nous réclamons pour le personnel de l’établissement.

L’entêtement de l’entreprise à refuser des demandes aussi légitime n’a pas plus de bon sens selon nous que n’en a la composition du budget animation de l’établissement où les dépenses pour fleurs d’obsèques occupent plus du tiers des dépenses. Si pour l’entreprise tout cela est logique et sensé, alors pour nous la reconduite de la gréve durera autant qu’il faudra.

Une caisse de solidarité est déjà mise en place et toute personne qui souhaite adresser un don ou un petit message de soutien peut nous contacter par là

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Korian Champ de Mars – 16 avril 2015 – 22 salariés en gréve

Satisfaire les actionnaires c’est bien pour eux, mais satisfaire les salariés et les résidents c’est mieux !

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La gréve à Korian champ de mars qui avait été reconduite la veille après l’absence de concession annoncées la veille s’est déroulée de 8h00 à 20h00 le 16 avril 2015 : 11 AS / ASG (100 % du service), 9 ASH / lingere, 1 Infirmier, et 1 Serveur y ont pris part.

Une fois encore, malgré de longues discussions entre grévistes et dirigeants, le personnel insatisfait reconduit son mouvement pour la journée du 17 avril 2015.

Il est évident pour nous que l’entreprise peut et doit faire mieux pour garantir des relations de travail saines et dignes de ce nom pour tout son personnel, qu’elle peut et doit faire mieux contre la pénibilité de toutes et tous et en faveur du pouvoir d’achat des plus mal payé-e-s, qu’elle peut et doit créer un poste supplémentaire en salle de restaurant.

Il est tout aussi évident pour nous qu’une partie des problémes ayant entrainé cette gréve, et qui avait déjà été rapportés aux dirigeants, notamment par une gréve de débrayage début mars, n’ont pas cessé pour autant depuis, aussi nous nous interrogeons sur des responsabilités ou des contrôles qu’il y aurait ou non pour des dirigeants sièges quant au management agressif exposé lors de ces 2 derniers jours.

Il est tout aussi évident qu’un salarié que le bien être du résident est lié à celui du personnel qui s’en occupe et qu’un salarié heureux est aussi plus productif (il n’y a pas que nous qui disons ça !), or si l’amélioration de la performance est une des orientations phare du groupe Korian, alors la réponse aux attentes des salariés doit faire partie de l’équation.

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Korian Champ de Mars – 15 avril 2015 – 17 salariés en gréve

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17 salariés en gréve, le 15 avril 2015 rue de la fédération devant l’EHPAD Korian Champ de Mars.
( 9 ASD et ASG (90% des titulaires) 6 ASH 1 Serveur et 1 Animateur ).

La gréve illimitée à Korian Champ de Mars

Soutenue par les syndicats SUD et CGT a été reconduite

Pour: des relations managériales à assainir et plus humaines, un travail moins dans l’urgence et moins sous pression, une meilleur prise en compte des représentants du personnel locaux et plus de moyens pour les instances, une réelle reconnaissance des postes et des métiers, une prise en compte et une reconnaissance réelles de la pénibilité (physique et psychique cumulés), pour un nombre de personnel constant et plus important (titularisations de CDI au lieu de CDD de vacations temps plein, 1 serveur supplémentaire au restaurant, occupation des postes d’AS volantes mi-temps créées en juin 2014 mais inoccupés depuis plus de 6 mois…remplacement de toutes les absences), pour le respect des cahiers des charges et ou procédures des unités PASA / Eiffel et des postes de leur personnel, pour la mise en place de la subrogation, pour une revalorisation salariale des postes serveurs/serveuses, plongeurs et hôtes/hôtesses d’accueil, pour une revalorisation salariale de tous les personnels par la mise en place d’un 13ème mois, pour la considération à 100% de toutes les années travaillées des salariés à temps partiel dans le clacul de la majoration de l’ancienneté, pour l’application inconditionnelle de la convention collective et l’octroi des jours de CP supplémentaires dans le cas de congés payés fractionnés.

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Pas facile pour le gréviste ou sympathisant de gérer le dilemme de la bientraitance.. Entre faire gréve en laissant les résidant ou ne pas le faire et se résigner à ce que les améliorations ne viennent pas.
Heureusement, pour déculpabiliser le gréviste bien traitant sachez qu’en période de gréve les remplaçantes viennent travaillez en plus grand nombre qu’en temps normal ! Comme quoi, l’entreprise sait trouver des alternatives ou des ressources pour ne pas laisser des soignants se débrouiller seuls quand leur collègues viennent à manquer. Faut-il faire gréve longtemps pour pérenniser la pratique?

Un grand merci aux résidents d’ailleurs qui ont dû sacrifier une partie de leur dotation en personnel et de leur prise en charge en prêtant au Champ de Mars un peu de leur personnel.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Politique groupe, salaire

Korian : SUD Santé appel à la grève illimitée le 15 avril

http://www.sudsantesociaux.org/greve-illimitee-au-sein-du-groupe.html

Communiqué de Presse
Grève illimitée au sein du Groupe Korian

Un an après le mariage fusionnel qui a conduit à l’absorption de Medica par Korian, le cours de l’action en bourse s’est envolé, les bénéfices ont coulé à flot et les actionnaires ont été arrosés de dividendes.

Du côté des salarié-es le constat n’est pas le même et on est bien loin de l’idylle.
Salaires, conditions de travail, reconnaissance professionnelle, reconnaissance de la représentation du personnel tout est à la traine. La pression sur le personnel est à son comble, il faut faire plus mais toujours avec moins de moyens et moins de reconnaissance.

Les chiffres sont là et trahissent la véritable vocation du groupe, soigner le capital !
Ainsi, le chiffre d’affaire a grimpé de 64% et les bénéfices ont gagné plus de 116% en 1 an. Près de 30 Millions d’euros ont été distribués aux actionnaires. Alors que de son côté le PDG affiche un revenu de 658 788 €, le personnel fait ceinture avec pour seule augmentation celle, infime, liée à la majoration conventionnelle pour ancienneté.

Le personnel en a assez de la politique du groupe Korian qui consiste à faire toujours plus de croissance en augmentant la « performance ». Il en a assez de trimer pour enrichir toujours plus les actionnaires. Il n’accepte plus que la recherche d’économie à tout prix pénalise aussi les personnes âgées et les malades par des conditions d’accueil et de prise en charge dégradées.

Les capitalistes nous coûtent cher ! Chaque mois, les salarié-es sont dépossédé-es d’une partie de la richesse produite par leur travail. Il est légitime qu’une autre politique sociale et salariale et qu’un réel partage des richesses voient le jour à Korian.

C’est en ce sens que la Fédération SUD Santé Sociaux lance un appel à la grève illimitée à l’ensemble des personnels du groupe à compter du mercredi 15 avril 2015.
Elle exige dès à présent l’ouverture de négociations, en particulier sur les salaires, la reprise d’ancienneté, les congés pour jours fractionnés, etc.

A Paris
Le 14 avril 2015.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux
Jean- Louis ROTTER
Secrétaire fédéral

La CGT avait appelé à l’Action le 15 avril 2015 :
http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2015/04/medica-france-tous-dans-l-action-le-15-avril.html

Et un communiqué de presse a également été diffusé aujourd’hui par la fédération CGT :
http://data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20150414/ob_4de6b4_cp-18-korian-medica-pub.pdf

Suite aux appels CGT et SUD, des gréves et actions ont eu lieu dans plusieurs EHPAD du groupe comme :

Korian Champ de Mars à Paris (débrayage le 14 avril et une gréve les 15 avril et suivants)
Korian Les Catalaunes à Chalons en Champagne et Korian Sarmatia (ex Les Jardins De Sermaize) dans la Marne (gréve et manif)
Korian L’île de Migneaux (ex Mapi) à Poissy dans les Yvelines (débrayage)
Korian Clairière aux Chênes (ex Doyenné) à Chasseneuil-du-Poitou dans la VienneKorian le Carmel (ex Doyenné) à Tarbes dans les hautes Pyrénées


Les salariés de Korian-Medica entament un mouvement de grève sur une cinquantaine d’établissements

Les premiers débrayages ont débuté hier soir. Soutenus par la CGT Korian-Medica France et la fédération Sud santé sociaux, les salariés de Korian-Medica participeront ce 15 avril à un mouvement de grève nationale. Suivie sur une cinquantaine d’établissements de Paris, Lille, Roanne, Nice, Le Havre, Chambéry ou encore Lyon et le Cannet, la mobilisation entend dénoncer l’enrichissement des actionnaires du groupe au détriment des salariés.

Point de départ du mouvement social, l’annonce à l’occasion du comité d’entreprise (CE) du 3 avril du non-versement de la prime d’intéressement malgré un résultat net part groupe (RNPG) en hausse de 116,3% (lire ci-contre). « Ce que nous dénonçons, explique le secrétaire fédéral de Sud Jean-Louis Rotter à Hospimedia, c’est avant tout cet affichage des profits et du salaire astronomique du directeur général [658 788 euros à en croire le Journal du Net, NDLR] quand rien ou quasiment rien n’est accordé au personnel. » Un constat partagé par Cynthia Mouyombo, déléguée centrale pour la CGT qui le rappelle : déjà pénalisés par l’absence d’augmentation de la valeur du point à 6,98, les salaires du personnel n’ont pas été revus depuis juillet 2013*.

« Au-delà des demandes salariales, les revendications portent sur la reconnaissance du personnel dans un secteur qui les maltraite dans sa recherche de rentabilité à tout crin« , reprend Jean-Louis Rotter. Aussi les syndicats exigent-ils l’ouverture de négociations sérieuses relatives à la reconnaissance des métiers, aux remplacements à 100% ou encore aux conditions de travail, ainsi qu’au versement de la participation — de l’ordre de 300 € — et à la revalorisation salariale.

Si Yann Coléou, directeur général de Korian-Medica, a consenti à participer à un CE extraordinaire le 23 avril prochain pour revenir sur les doléances des salariés — chose dont se satisfait la CGT —, la situation a poussé Sud à lancer un appel à la grève illimitée au sein du groupe Korian. Et d’anticiper sur les suites du mouvement : « Nous avons bon espoir que la direction générale entende enfin raison, mais il n’est pas exclu qu’un mouvement plus large prenne corps pour dénoncer l’austérité imposée à l’ensemble du secteur sanitaire et médico-social. » Si elle ne s’est pour l’heure pas associée à l’action en cours, la CGT DomusVi a quant à elle d’ores et déjà fait connaître son soutien.

Agathe Moret

* Exception faite des salariés de Medica ayant moins de cinq ans d’ancienneté, soit 68% des effectifs. Ces derniers, ont pu bénéficier, dans le cadre des négociations salariales de décembre 2014, d’une augmentation de 15 à 20 euros bruts. À noter qu’aucun syndicat ne s’est porté signataire de ces négociations. Du côté de Korian, une augmentation de 5% a par ailleurs été consentie pour la majoration conventionnelle d’ancienneté.

Economie Santé Privé Lucratif

Domitys et Korian : un partenariat qui facilitera le passage d’un établissement vers un autre

Domitys et Korian, ont signer un partenariat pour faciliter la vie des résidents tout en rassurant leurs familles. Un partenariat très intéressant pour favoriser la prospection respective des deux entreprises.

Ce partenariat permet aux résidents Domitys dont l’état de santé nécessite une hospitalisation ponctuelle en clinique de soins de suite et réadaptation (SSR) d’être admis directement dans l’une des cliniques SSR du groupe Korian.

Les patients de chez Korian, qui n’ont pas forcément besoin d’un suivi médicalisé à leur sortie d’hospitalisation mais ne veulent pas ou ne peuvent pas réintégrer leur domicile, peuvent s’installer dans une résidences services seniors Domitys.

De la même façon, lorsqu’une personne âgée d’une résidence services nécessite un niveau de médicalisation accru, ce résident pourra intégrer une des maisons de retraite médicalisées (EHPAD) Korian.Aprés un teste dans le Pays de Loire, la Basse et la Haute Normandie pendant 4 mois où 5 résidences Domitys  et 12 établissements Korian ont participé à l’expérience, les deux entreprises partenaires ont convenu d’étendre leur collaboration au niveau national. 48 résidences Domitys (+ de 50 d’ici la fin 2015) et 368 établissements Korian sont concernés par le partenariat.

Comme pour la plupart des accords entre des entreprises de services et ou de santé le degré de liberté de choix dont disposent les clients concernés peut faire débat :

– Un patient de clinique Korian aura-t-il d’autres possibilités à sa sortie de soin (SSR) que d’aller dans une résidence Domitys ou dans un EHPAD Korian?

– Un résident de Domitys dont la santé se dégrade aura-t-il d’autre possibilité qu’une clinique ou EHPAD Korian ?

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian-Medica : changement de présidence au conseil d’administration

Christian Chautard prend la place de Jacques Bailet à la présidence du conseil d’administration de Korian-Medica.

Jacques Bailet était le PDG de Medica France jusqu’à la fusion absorption par Korian, il avait alors cédé la direction du nouveau groupe à Yann Coléou.

 Christian Chautard avait été désigné président non exécutif de Korian en mars 2012 lorsque Yann Coléou était nommé directeur général exécutif du groupe. M. Chautard avait été Président du Conseil de Surveillance, puis du Conseil d’Administration de Korian de décembre 2011 jusqu’à la date de la fusion avec Medica.

Ce qui était prévu dés la fusion, intervient en parallèle de l’annonce par le groupe d’un bénéfice net en hausse de 116,3% en données publiées et de 8,8% en données comparables.

Le chiffre d’affaires 2014 atteint 2,222 milliards d’euros en données publiées, soit une hausse de 63,8%, tandis qu’il s’élève à 2 499,5 M€ à périmètre comparable, soit une augmentation de 3,6%.

Pour 2015, Korian-Medica maintient son objectif d’environ 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Côté bourse, l’action a cédé 5,48% à 33,10 euros après la publication de résultats 2014 sans surprise et de perspectives jugées décevantes par des analystes.

Les résultats de Korian – Medica pour l’exercice 2014 peuvent être consultés ici :

http://www.capgeris.com/les-groupes-de-maison-de-retraite-327/fusion-korian-medica-trajectoire-nominale-cap-sur-la-croissance-a34700.htm

  • Chiffre d’affaires (CA) pro forma (1) : 2 499,5 M€, conforme aux objectifs du Groupe

  • EBITDA pro forma : 357,6 M€ (+5,3%)

  • Légère progression de la profitabilité pro forma à 14,3%

  • RNPG Courant pro forma : 112,8 M€ en hausse de 21,9%

  • Un portefeuille de plus de 8 400 lits, marqué par une forte internationalisation

  • Objectifs financiers 2015 : CA voisin de 2,6 Md€ et progression continue des résultats

    Le groupe devrait prochainement migrer de nom pour passer de korian-medica à KORIAN tout court, un changement déjà anticiper à bien des niveaux.

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian loue 3000m2 dans l’immeuble Etoile Saint Honoré

Korian s’est ainsi doté le mois dernier d’une nouvelle adresse siège à Paris. Une superficie de 3 000m² au 21 rue Balzac dans l’immeuble Etoile Saint Honoré, un centre d’affaires du 8eme arrondissement de Paris.

Le bail, signé auprès de la société Commerz Real, est conclu pour une durée de dix ans ferme.

Economie Santé Privé Lucratif

Classement 2015 des 15 plus gros gestionnaires d’EHPAD en France

Le site InvestirLMNP.fr spécialisé dans les offres d’investissements pour loueurs en meublé non professionnel (LMNP) a publié un classement des groupes privés pesant le plus lourd dans le secteur d’activité EHPAD.
Ce classement n’apportera pas de surprise aux différents acteurs du marché mais permet une mise à jour comparative d’avec 2014 pour mieux visualiser en chiffre (nombre d’établissements et de lits) la rapidité avec laquelle évoluent, grossissent ou fusionnes certains groupes (voir l’état des lieux 2012 des 28 premiers acteurs du marché que nous avions commenté sur ce blog).

Notre point de vue syndical sur tout ça est que dans ce secteur hyper lucratif de la dépendance, l’évolution est rythmée par les velléités de croissance, voire de fructification en bourse, toujours plus gourmande, des acteurs.
Et si nous trouvons ces ambitions toujours plus déraisonnables, c’est que le financement * de ces croissances ou de ces fructifications boursières est selon nous un sérieux frein à l’amélioration du modèle EHPAD, ainsi qu’à celle du service et de l’emploi inhérent.
En effet, les importants profits récoltés par les exploitants du secteur de la dépendance, permettraient selon nous des améliorations de fond beaucoup plus importantes et beaucoup plus conformes aux attentes sociétales (des retraités et des salariés) si la croissance des profits n’était pas autant réinvestis vers elle-même.

Clients comme salariés pâtissent donc d’après nous du fait que ce sont eux qui payent cette croissance, de leur loyer pour les uns ou de leur travail pour les autres, et que ce prix payé augmente, comme le font les hausses de profits qui leurs coûtent plus qu’elles ne leur rapportent.

Dans l’ensemble, les réinvestissements de profits vers le service et l’emploi sont selon nous très loin de l’autre part, servant à financer de nouvelles acquisitions d’établissement, des emprunts, etc.

Le principe même de la croissance dans des secteurs où il est difficile pour chaque établissement d’augmenter sans cesse sa création de richesse, repose donc sur des acquisitions nouvelles (financées par les marges dégagées ailleurs) et sur des efforts de gestion (touchant aux organisations et aux salariés) pour augmenter le rapport entre quantité du travail produit et coût du travail. Pour dire ce qu’on pense plus simplement, plus la richesse augment moins on la trouve répartie là où elle devrait.

 

Classement 2015                        Nbre Ets France    Nbre lits France    Total lits gérés     Variation/position
(entre 2014 et 2015)  

N°1 – Korian                                            282 Ets   *           23 554 lits           50 192 lits              + 3 places
(en 2012 Korian et Medica comptaient respectivement 127 et et 136 Ets, 21937 lit à deux pour la France)

N°2 – Orpéa                                             224 Ets               19 063 lits           34 952 lits              – 1 place
(en 2012 Orpéa France comptait 198 Ets et 16659 lits)

N°3 – DomusVi                                        193 Ets               15 392 lits           15 392 lits              – 1 place
(en 2012 DomusVi France comptait 185 Ets et 14387 lits)

N°4 – Le Noble Âge                                   43 Ets                 3 906 lits             4 544 lits              + 2 places
(en 2012 Le Noble Âge France comptait 30 Ets et 2714 lits)

N°5 – Colisée Patrimoine                          53 Ets                 3 748 lits             3 886 lits              = inchangé
(en 2012 Colisée Patrimoine France comptait 34 Ets et 2670 lits)

N°6 – Domidep                                           50 Ets                 3 417 lits             3 417 lits              + 3 places
(en 2012 Domidep France comptait 31 Ets et 1962 lits)

N°7 – Emera                                                42 Ets                3 289 lits             4 186 lits              = inchangé

N°8 – SGMR                                                44 Ets                3 195 lits             3 195 lits              + 6 places

N°9 – Dolcéa Création GDP Vendôme     30 Ets                 2 660 lits             2 660 lits              + 1 place

N°10 – HPA/Résidalya                               28 Ets                 2 263 lits             2 263 lits              + 1 place

N°11 – SAS Omeris                                    19 Ets                1 392 lits             1 392 lits               + 1 place

N°12 – Maisons de Famille                        17 Ets                1 341 lits             4 719 lits               + 1 place

N°13 – SGMR Ouest                                   18 Ets                1 230 lits             1 230 lits               + 1 place

N°14 – Sigma                                              24 Ets                1 148 lits             1 148 lits               Nouveau

N°15 – Philogeris Résidences                  15 Ets                1 075 lits             1 075 lits

 

* Les chiffres retenus pour ce classement tiennent compte des situations jusqu’au 31/12/2014. Un état des lieux Korian du 28 octobre 2014, faisait pourtant état pour la France de 288 EHPAD dans le groupe Korian (soit 6 EHPAD de plus que ce qu’indique ce classement).

autres - divers, Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian – Medica publie un chiffre d’affaires 2014 en hausse de 64%

Korian- Medica a publié ses résultats pour 2014 (2,5 milliard d’euros) et confirmé le cap des 3 milliards de chiffre d’affaires pour 2017.

+ 64% de chiffre d’affaires 2014 consildé (73% pour la partie France)

Une croissance qui s’explique par l’intégration de Medica au 1er avril 2014, celle de Curanum en Allemagne et celle de Kinetika Sardegna en Italie.

+ 3,6% de chiffre d’affaires 2014 pro forma (4,3% pour la partie France)

 Le chiffre d’affaires de Korian – Medica pro forma a été préparé avec les hypothèses suivantes :
• prise en compte du groupe Curanum par Korian au 1er janvier 2013,
• prise de contrôle du groupe Senior Living Group par Medica au 1er janvier 2013,
• cession du pôle psychiatrique de Korian avant le 1er janvier 2013,
• rapprochement des deux groupes Korian et Medica au 1er janvier 2013,
• intégration de 100% du chiffre d’affaires de Kinetika au 1er janvier 2013. Kinetika était intégré à hauteur de 28% en 2013 et sur le 1er trimestre 2014.

Source : http://www.capgeris.com/les-groupes-de-maison-de-retraite-327/korian-medica-publie-ses-resultats-pour-2014-conformes-aux-objectifs-a34072.htm

Accords et Actus CE - IRP, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Korian-Medica : Quelle représentation du personnel pour l’après fusion ?

Salarié-e prends toi en main, et fais entendre ta voix !
(formulaire au bas de cet article)

Une fois digérée la réorganisation des Instances Représentatives du Personnel (IRP) post fusion Korian-Medica, tous les salarié-e-s du groupe seront amené-e-s à voter pour renouveler leurs instances représentatives du personnel des comités d’entreprises (CE).

Mais voter pour quoi ? Voter pour qui ?

A vous de voir. Mais surtout à vous de faire savoir ce que vous voulez :
Être représenté-e au plus prés de vos besoins et de vos réalités d’établissement ? Ou juste servir d’alibi ou de dindon de la farce pour tout ce que d’autres décideraient pour vous de loin ?

Car quelque soit votre appartenance/sympathie, syndicale ou non, il vous appartient de vous faire entendre auprès des salarié-e-s que vous avez élus (ou que vous élirez) et qui sont sensé-e-s vous représenter dans les instances représentatives du personnel.

Ni les salarié-e-s élu-e-s, ni les syndicats représentatifs ne sont là pour décider à votre place mais ils sont là pour vous représenter, vous et vos intérêts collectifs. Il est donc primordial que vous fassiez savoir ce que vous voulez pour vous plutôt que de laisser choisir à votre place ceux et celles qui vous « représentent ».

Pourtant, certaines négociations sont déjà en cours pour déterminer les moyens et les conditions qui permettrons (ou non) de vous représenter à l’avenir. Certaines conditions de représentations seront définies avant élection par les syndicats représentatifs – CGT, CFDT, UNSA, FO – et la direction avant même que les salariés aient pu voter. Il sera ainsi décider le nombre de CE pour tous les établissements Korian de France et leur niveau de proximité avec les salariés de ces établissements.

Voulez vous avoir 1 CE dans votre établissement, auprès de qui vous adresser et vous informer, avec des représentant-e-s sur place élu-e-s par vous et parmi vos collègues, des représentant-e-s qui vous connaissent ainsi que vos besoins et les réalités de de votre établissement ?

Ou voulez vous – comme le propose la direction soutenue par certains syndicats –  1 seul CE pour plusieurs centaines d’établissements de France, composé par des élu-e-s qui ne vous connaissent pas et qui auront tellement de travail et de sites à couvrir que la gestion des situations de chaque établissements leur sera impossible ? C’est ce qui risque d’être mis en place si votre avis n’était pas pris en compte par celles et ceux qui en décideront…

Certains prétendront qu’un seul CE, c’est mieux… pour les œuvres sociales, pour les chèques cadeaux.., mais nous répondrions que les salariés préfèrent un vrai pouvoir d’achat par une augmentation de salaire pérenne plutôt que des bonbons à noël, et que les élu-es des CE sont sensé-e-s faire beaucoup plus *.

* Entre autre ils et elles peuvent participer à l’amélioration des organisations de travail, des effectifs, des programmes de formation, des salaires, etc. mais souvent ça s’oublie…

D’ailleurs dans le cas d’un CE pour chaque établissement, l’entreprise resterait libre de mettre en place des comités centraux d’entreprises (CCE) pour des périmètres plus large, comme c’est déjà le cas actuellement pour certains dans le groupe (Serience SSR et Le Mont Blanc).

Dans la proposition actuelle, il nous semble retrouver là encore côté employeur le même soucis d’économie qui aurait ici pour conséquence de tendre vers le moins d’instances et d’élu-e-s possible.

La proposition actuelle étant en effet la plus basse configuration représentative que puisse permettre la loi pour les établissements et salariés d’un tel groupe.

Pourtant, si direction et syndicats représentatifs ne revoyaient pas leurs orientations et leur copie, et ne décidaient pas d’allouer de meilleurs moyens aux futurs CE, les salarié-e-s risquent de ne pas avoir d’autre choix.

A l’inverse, une plus grande proximité des instances, un plus grand nombre d’instances et plus de temps collectif pour représenter les intérêts de tous les salariés devraient être le premier objectif de tout syndicat digne de ce nom et celui également d’une entreprise moderne. Mais ce n’est pas la voie prise pour l’instant par la direction, l’UNSA et la CFDT (ex-Medica). En revanche, nous rejoignons la CGT, FO et la CFDT (ex-Korian) qui restent fidèles à leurs valeurs et aux prérogatives syndicales représentatives des intérêts des salariés en ne soutenant pas ce souhait de la direction.

Ce que nous réclamons pour toutes et tous les salarié-e-s (et que tout syndicat non patronal ou non résigné devrait réclamé autant que nous) :

– 1 Comité (CE), des DP et 1 CHSCT dans chaque établissement (EHPAD, SSR, Siéges). A chaque établissement ses élu-e-s salarié-e-s locaux.

– 1 Comité par département (CCE départemental) pour les EHPAD du département. A chaque département des représentant issues des EHPAD du même département.

– 1 Comité par département (CCE départemental) pour les SSR du département. A chaque département des représentant issues des SSR du même département.

– 1 CCE régional (ou plurirégional pour les moins dotés) pour les EHPAD et 1 autre pour les SSR, regroupant des représentants parmi les salarié-e-s des différents départements de la région.

– 1 CCE national des Ehpad

– 1 CCE national des SSR

– 1 CCE des Sièges

Plus d’élu-e-s, plus de temps de représentation et plus de proximité, et donc plus de moyens, ça vaut forcément mieux que moins de représentants et donc moins de temps et moyens humains…

Ceci n’est même pas de la revendication mais juste du bon sens et c’est l’application ordinaire de base des dispositions légales en matière d’IRP chaque fois qu’un accord d’entreprise n’est pas cherché pour prévoir un schéma plus restrictif…

Aussi, il faudra encore et toujours décrier toute volonté patronale contraire, autant que dénoncer les syndicats qui contribuent à moins pour les salariés :

C’est le cas par exemple de l’UNSA et d’une partie de la CFDT (ex-Medica) qui dans le cadre des négociations et discussions post-fusion qui se poursuivent, soutiennent la proposition patronale…

En début de négociation, on recensait 46 établissements sans Délégué-e du Personnel (DP) (12,5% des établissements du groupe en France, soit 1 sur 8 !!). Pour les CE ou les DUP, 5% des établissements n’étaient pas couvert. Et 162 établissements du groupe n’ont pas de NAO (negociations annuelles obligatoires) !
Malgré ce constat, certains voudraient alléger encore les IRP avec moins de CE que ce qui existe actuellement.

Au lieu de privilégier une représentation de proximité plus forte et plus efficace pour le personnel de chaque établissement, certains syndicats au contraire soutiennent et renforcent l’envie patronale d’une représentation beaucoup moins nombreuses, très loin des salariés et des établissements, et beaucoup moins efficace puisqu’elle devrait faire plus avec moins.

Pour que le salarié comprenne la différence qu’il y a entre le modèle « officiel » proposé par l’entreprise et le modèle d’IRPs soutenu par SUD/Solidaires, il faut imaginer qu’une instance CE est comme un établissement dans le sens qu’il a besoin de personnel pour fonctionner : Si l’on réduit massivement le nombre de services (instances) et de salarié-e-s (élu-e-s) par rapport à ce dont pourrait disposer tous les comités d’établissements et comités centraux réunis, alors le fonctionnement, les moyens et l’efficacité aussi seront réduit au détriment des intérêts des salariés.

Tous les syndicats devraient s’en préoccuper sans autre priorité mais pourtant trop peu le font.

La proposition patronale officielle, pour laquelle l’entreprise cherche l’accord des syndicats :

1 seul CE unique pour 288 EHPAD, 1 seul CE unique pour 78 SSR, 1 CE pour les Siéges.

Ce serait évidement surhumain pour les poignées d’élu-e-s réparti-e-s sur toutes la France que de gérer pour chaque établissement l’ensemble des missions propres aux CE. Pour les établissements actuellement constitués en DUP, les DP ne pourraient plus intervenir sur les problématiques CE locales (et après regroupement les montants d’intéressement et de participation pourraient se voir impactés).

Seuls les salarié-e-s des Sièges (répartis sur toute la France) seraient moins touché-é-s en conservant un CE propre tel que c’est le cas aujourd’hui du côté ex-Korian même s’ils pourraient largement espérer mieux avec la mise en place de comité d’établissements en plus du CCE.

Il y a fort à parier, qu’une bonne partie des négociateurs, négociatrices syndicaux actuelles se retrouveront plus tard en tête de liste des élections CE dont ils et elles cherchent à baliser leur propre atterrissage.

Que le patronat rêve des plus faibles instances possibles, ce serait de son âge, mais que des syndicats jouent ce jeu là et ou s’en accommodent, nous trouvons ça tout bonnement inadmissible, inqualifiable et nous leur assurons que les salarié-e-s connaitrons toute la vérité des coulisses autant qu’ils éprouvent (dans l’indifférence de bien des élu-e-s) celle de leur quotidien.

Et à signer tout ce qui passe, à ralentir, ou amoindrir, les améliorations collectives pour les salarié-e-s, que certain-e-s ne s’étonnent pas s’ils et elles se voient ensuite conspué-e-s par les urnes.

SUD/Solidaires recherche et recherchera l’intersyndical chaque fois que cela va dans le sens des intérêts collectifs. Dans tous les cas contraire nous demeurerons intraitables.

Si vous ne savez même pas qui sont ceux et celles qui soi disant vous « représentent » ou pour donner votre avis, vous pouvez utiliser le formulaire ci-dessous. Nous tâcherons de passer le message aux intéressés.

BTHE, Métiers

Les cuisines de Korian : de la sous-traitance à la reprise

La reprise du personnel et du service :

Auparavant sous-traités à divers prestataires qui géraient les commandes de nourriture, la préparation des repas sur place et la plonge, de nombreux EHPAD du groupe vont donc reprendre la gestion de la cuisine en interne pour ceux qui ne l’ont pas déjà.

Pour l’entreprise il s’agirait d’une étape de sa démarche qualité visant à mieux contrôler le contenu et la présentation des repas, les options et les coûts. Notons que précédemment le coût de revient était d’à peine 2 euros par déjeuner ou dîner.

Pour les établissements, ce changement induit plus de gestion de personnel en interne (plongeur-euse-s et cuisinier-e-s) et notamment plus de travail pour les responsables hebergements/gouverant-e-s, plus de gestion administrative (plannings, congés, salaires, etc) et plus de gestion de commandes et de stocks.

Pour les salariés repris, ce qui est important de savoir :
(et de transmettre à vos collègues concernés)

Pour prendre contact avec nous, en cas de problème ou pour vos questions, utilisez le formulaire : https://greveurschampdemars.wordpress.com/votre-avis/ en précisant votre métier et en détaillant le mieux possible la situation

La reprise des salariés et de leurs contrats suit les dispositions de l’article L.1224-1 du code du travail.
Pour résumé grossièrement, rien ne changerait pour vous que le nom de l’employeur et l’émetteur de votre paie.

Pour être plus précis en considérant les subtilités pratiques bon nombre d’explications s’imposent.

1) Le salarié n’a pas le choix de sa reprise ou non (sauf de rompre son contrat / démission).

2) Aucune signature de nouveau contrat ou de modification du contrat précédent n’est obligatoire pour que cette reprise soit valable et effective. A la date du transfert, votre ancien contrat est automatiquement transféré et seul votre employeur change.
Le nouvel employeur ne peut pas le refuser non plus ou sinon il devra en assumer des conséquences qui peuvent coûté très cher.

3) Si Korian-Medica vous propose un nouveau contrat pour remplacer l’ancien, vous pouvez librement l’accepter ou le refuser. Le refus du nouveau contrat n’aurait pas de conséquence sur votre reprise et toutes les avantages du précédent contrat seraient donc maintenus.

Si vous accepter le nouveau contrat, un délai de réflexion suffisant doit vous être laissé. Vous ne devez pas être obliger ou contraint de l’accepter mais libre de votre choix.

En clair, vous n’auriez aucun intérêt à signer un nouveau contrat qui vous retirait des avantages que vous aviez. Comparez bien ancien et nouveau contrat. Si un nouveau contrat prétend vous apporter de meilleurs avantages que le précédents, lisez bien TOUT ce qui est écrit car c’est uniquement ça qui vaut et non les belles paroles, et parce qu’1 seul + peut cacher plusieurs .
Des modifications contractuelles qui toucheraient aux salaires, à l’ancienneté, etc ou aux avantages contractuels concrets ne pourraient pas vous être imposé, seules des changement de conditions de travail mineurs (nouvelle tenue, horaires, etc) peuvent devenir obligatoire.

4) Au delà du papier, le changement d’employeur induit aussi la possibilité de nouvelles directives, tâches ou missions. Et c’est là qu’une grande vigilance s’impose dés lors qu’il peut y avoir dans le temps de vrais gros changements pour vos organisations et conditions de travail.

Pour la suite tenez vous/nous informés, et pour connaitre les droits en vigueur de votre future nouvelle convention collective ajouter le lien ci-dessous à vos favoris : https://greveurschampdemars.wordpress.com/2014/03/31/table-des-matieres-et-lexique-de-la-convention-collective-du-18-avril-2002/

Quelques salaires minimum conventionnels (équivalent temps plein 35h) utiles à connaitre pour tout nouveau personnel de cuisine (pour les anciens votre salaire est conservé) :

– Agent de service hotelier (ASH) : Coef 208 – 1 457,52 euros mensuel brut (alignement SMIC depuis le 1/01/2015)
– Aide cuisinier(e) : Coef 211 – 1472,78 euros brut mensuel
– Cuisinier(e) titulaire d’un Titre professionnel inscrit au RNCP ou validé par la CPNE : Coef 214 – 1493,72 euros brut mensuel.
– Chef de cuisine : Agent de Maitrise, Coef 295 – 2059,10 euros brut mensuel.

Ces salaires minimum augmenteront de 1% à chaque nouvelle année d’ancienneté acquise dans l’établissement ou le groupe, et de 0,5% pour toute année déjà travaillée pour un autre employeur de la santé (hôpital, clinique, ehpad, ..)

bon appétit !

Actu sociale, BTHE, Champ de mars

Korian Champ de Mars : Bulletin Syndical ( BuSy SUD)

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

 Chers lectrices, chers lecteurs,

Ce blog est né d’une situation où le climat social là-bas et la confiance y étaient particulièrement détériorés. Depuis ça s’était lentement mais progressivement amélioré notamment du fait de prises de conscience groupe et d’une discrimination un peu moindre à l’encontre de notre représentant de section, une section qui a largement contribué en deux ans à pacifier des équipes pourtant très divisées et à informer sur leur droits un grand nombre de personnels en manque de repères.
Notre espace d’actualité en ligne s’était donc tout naturellement intéressé peu à peu à d’autres sujets et horizons enrichissant considérablement aux quatre vents notre réseaux de salariés sympathisants comme nos sources d’informations et le nombre de nos réflexions, si bien qu’une réelle concertation citoyenne entre des salariés de l’entreprise ou d’ailleurs a pu émergée au niveau national et même européen via ce blog comme au sein de l’organisation syndicale et intersyndicale, un réseau qui ne cesse de croitre et nous amène à diversifier nos focus d’actualité.

Mais face à de nouvelles dégradations de climat qui nous inquiètent au sein de l’EHPAD Korian Champ de Mars et du risque lattant d’une nouvelle gréve en conséquence, nous nous sentons obligé de revenir aux sources.

Ca s’améliorait au Champ de Mars. Ca avait été laborieux, pas de tout repos et non sans embûches pour nos élus, adhérents et sympathisants là-bas, jusqu’à ce que tout ce qui avait mis si longtemps à être consenti (en premier lieu la prise de conscience de certains besoins) porte enfin ses fruits, mais ça avançait. Même le « dialogue social » commençait à ressembler à quelque choses. Au point que les intéressés proches de nous réagissaient moins à certaines actions patronales perçues comme injustes, inadaptées, opposées à nos valeurs, voire hostiles.

Mais peut être mal leur en avait pris… Puisque depuis quelque temps, et peut être dû à un certain relâchement revendicatif, des tensions de plus en plus contagieuses grandissent. Comme si le naturel initial tant décrié que nos élus et adhérents avaient cru chasser devait inexorablement revenir au galop, amplifier par la circonstance du poids commercial anxiogène du fait d’un taux d’occupation en baisse. Et c’est de plus en plus de personnels qui se sentent mis sous pression ou injustement menacés.

Alors que la direction ne souhaite sans doute pas une gréve, on a pourtant de plus en plus l’impression ces derniers temps que malgré les appels à l’apaisement, bien des interventions hiérarchiques quasi omnipotentes, touchant à l’organisation, la communication, le management, le personnel ou encore au plus reconnus de nos représentants, perturbe considérablement la sérénité des agents sinon leur travail, amplifie les tensions et pousse au conflit social.

Nos représentants SUD avec ceux de la CGT ont plusieurs fois alerté la direction sur des problémes et des risques pour prévenir ces regains de tensions ou pour éviter toute dérive. Non seulement les demandes ont été trop peu voire pas du tout satisfaites mais il semble au contraire que l’expression de certaines revendications positives soit reprochée à l’un des DP SUD. C’est ce que semble révéler les nouveaux qualificatifs exprimés contre lui, entendus et rapportés par plusieurs salariés.

Porter à la connaissance de la direction les demandes individuelles ou collectives des salariés est pourtant la première mission des DP et en recevoir réponse écrite fait partie des obligations ordinaires d’un employeur. C’est même essentiel au bon fonctionnement d’un établissement que de permettre la prise de connaissance de problématiques plutôt qu’elles ne s’aggravent par méconnaissance ou non prise en compte. Il n’y a donc là rien de personnel, et ça ne devrait jamais porter à conséquence contre tel ou tel délégué du personnel.

Pourtant, dans le monde du travail d’aujourd’hui, les représentants du personnel les plus efficace se voient souvent reprocher par leurs employeurs un formalisme parfois inconditionnel d’autant plus que certains problémes des salariés vont de pairs avec certaines optimisations de profits. Mais aussi parce que ces employeurs ne comprennent souvent pas que le recours à ce formalisme et à tout l’arsenal légal n’est souvent que la conséquence d’une indifférence patronale face aux autres formes de demandes. C’est ce que constatent tous les salariés qui s’adressent à nous ou à nos représentants du personnel faute de prise en compte ou de solution à leurs problémes.
L’indifférence à l’égard même du droit du travail est également en hausse du fait des affaiblissements successifs de notre système de droit et ou par un certain zèle résultant de la hausse des budgets que les entreprises provisionnent en anticipé en faveur du juridique. Ce qui là encore appelle syndicats, salariés, voire même usagers et clients, à innover également dans d’autres formes d’actions pour faire entendre leur voix et valoir leurs droits,

Vendredi 30 janvier, à Korian Champ de Mars, au lendemain de la réunion DP mensuelle, l’IDEC voulait faire porter à notre représentant la responsabilité d’une visite de l’inspection du travail sur le site ce jour là. Vérification prise, il n’y était pour rien, mais bon.
L’IDEC s’agaçait aussi qu’en conséquence de demandes DP discutées en réunion la veille et portant sur les pauses obligatoires, la direction allait lui demander de fliquer le personnel soignant qu’il ne voyait pas son rôle comme ça, qu’il en avait ras le bol, que ce serait à cause d’Olivier à qui les AS pourront dire merci, (sic.). Ce n’est pas la première fois qu’est évoqué tout haut, à tort, et sur un ton pas très neutre « le DP » ou « le syndicat » en réaction à des mesures ou des propositions prises (ou même pas encore prises) par la seule direction sinon par lui-même, et non par « le DP » ou « le syndicat » mais passons…

D’une simple demande DP comme une autre, cette problématique pause suscite une réaction inadaptée et anormale qui recueille toute notre attention. Dommage que les réponses qui semblent pour l’heure envisagées ne s’assimilent surtout à notre avis qu’à remplacer des manques de temps effectif (de pauses) par des pertes du temps effectif (de pauses). Ce malgré d’autres propositions des DP, pourtant sans frais et plus efficace mais rejetées.

Le même jour, les salariés de la cuisine étaient conviés à une réunion dans le cadre du projet de leur reprise à venir par Korian. En jeu pour ces salariés, un changement d’employeur, une révision contractuelle à suivre donc et dans tout ça beaucoup d’inconnus pour eux bien que le projet de reprise ne date pas d’hier. C’est dans ce contexte de doute, de questionnement voire d’inquiétudes qu’ils avaient souhaité qu’Olivier, en qualité de DP, les assiste à cette réunion. Mais la direction l’a refusé, là où le chef de secteur représentant Restalliance se disait quant à lui sans avis sur la présence ou non d’Olivier.

Il n’y avait pas d’obligation pour l’entreprise à inviter un DP de l’établissement. Pas plus qu’il n’y avait d’obligation pour le futur employeur à refuser que ses futurs salariés soient assistés d’un DP de l’établissement dont la présence ne gênait en rien une réunion sans contenu confidentiel.
Ca n’a pas empêché le DP de satisfaire à l’autorité de son employeur en respectant le souhait de ce dernier et en n’assistant pas à cette réunion. Toutefois, cet interdit difficilement compréhensible nous semble préoccupant et peu compatible avec l’idée d’une réelle « démocratie » dans l’entreprise.
C’est aussi à notre avis un signe de plus de recul par rapport à ce que l’évolution du « dialogue social » laissait auparavant espérer. L’attitude de l’employeur dans ce contexte (encore) nous semble l’illustration d’une autorité bien particulière et significative.

Tout cela nous semble donc très regrettable et déplorable d’autant plus que jusqu’à quelques semaines de ça, les remontées de situations pouvant être constitutifs d’entraves semblaient diminuer progressivement et que les contributions précédentes de SUD et de la CGT au profit d’une vraie cohésion sociale des personnels dans l’établissement montraient de bons résultats.

arton1178

La Boétie a dit : ‘’Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux : levons-nous !’’

Ici comme ailleurs
2015 ne sera que
ce que nous en ferons

Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, Politique groupe

Korian rachète un groupe allemand et peut gagner 35 millions d’euros annuels de plus

+ de croissance, + d’établissements, + de lits, « économie d’échelle », … : Une approche très pragmatique du vieillissement de la population très loin de la vision sociale et humaniste pour laquelle SUD et SOLIDAIRES militent.

Hospimedia relai un communiqué de presse du 20 janvier, dans lequel le groupe Korian-Médica a annoncé l’acquisition, en janvier 2015, du groupe allemand Evergreen Holding GmbH, suite à l’accord annoncé le 28 octobre 2014.

« Implanté dans l’Ouest de l’Allemagne, ce groupe régional exploite six établissements et développe quatre projets qui permettront, à terme, d’accroître notre réseau de plus de 1 100 lits de maisons de retraite et résidences services« , précise le groupe. 35 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires supplémentaires sont attendus suite à cette opération. Revenant également sur l’absorption, en décembre dernier, de Curanum par la filiale allemande de Korian-Médica, le groupe en profite pour rappeler donc son objectif à horizon 2016 : une croissance de plus de 1 000 lits par an.

Economie Santé Privé Lucratif

Bonne année : 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaire en ligne de mire, 43% d’augmentation en bourse et 57,4% de croissance sur 9 mois pour Korian Medica en 2014

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Korian Medica
a progressé cette année de 43% en Bourse. Côté concurence la bourse a donné prés de 35% pour le Noble Age alors qu’Orpea n’a enregistré qu’un gain annuel de 22%. C’est donc Korian-Medica qui remporte le concours du plus gros pourcentage 2014 !

57,4% de croissance sur 9 mois, 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaire visé sur l’ensemble de l’année 2015, voilà qui devrait ravir les dizaines de milliers de salariés et d’usagers de Korian-Medica… Non?

Cela nous oblige bien évidement à réviser la copie des voeux que nous souhaitions adresser…
Effectivement, au vu de la situation, souhaiter une longue vie à la prospérité, au rendement, et aux trés gros profits serait un peu has been et sous estimerait passablement le porte de feuilles des actionnaires.

Alors du coup, que tous les salariés et usagers qui ont permis ces hausses et ces profits records nous excusent si nous laissons de côté les hyper soux qu’ils ont généreusement offerts, sans faire plus cas de notre exaltation.

Modestement, nous préférons ne souhaiter à la place qu’une bonne et longue santé à chacun, une augmentation de l’humain à 57%, 43% de hausse de l’action en ce sens, et 2,5 milliards de liens de solidarités.

Ce sont là les meilleurs voeux de SUD Santé Sociaux Korian-Medica pour 2015.

salaire

Prime PASE : assiduité, présentéisme, bien vérifier que le compte est bon !

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La prime PASE 2014 est versée avec la paie de décembre.

En « récompense » du présentéisme pour les uns, en « sanction » de l’absence (maladie, hospitalisation, etc.) pour les autres. La période de présence/absence prise en compte va du 1er décembre 2013 au 30 novembre 2014.

D’après l’accord d’entreprise signé au niveau national pour les sociétés du groupe cette prime est censée récompenser l’assiduité mais dans son application elle s’assimile surtout à une sanction des absences. Pire elle incite le salarié malade à venir travailler quand même (pas mal en EHPAD…) puisque les arrêts maladie s’avèrent très vite pénalisant.

L’avenant de mai 2014 augmente la tolérance des absences autorisées (40h contre 27h auparavant).

Le montant de la prime dépend du métier (coefficient) et correspond à une ancienneté de 4ans ou plus. En dessous de 4ans, s’est un pourcentage du montant cible qui s’applique.

Exemples :

ASD/AMP EHPAD ou SSR 1120 euros
IDE EHPAD (coef 284) 1328 euros

ASH (coef moins de 222 EHPAD ou moins de 190 SSR ) 1100 euros

Pour les salariés de ces catégories qui ont 4ans d’ancienneté ou plus mais qui sont en dessus de ces montants, cela veut dire qu’il y a eu des déduction de la prime pour absences.

D’après l’accord pour obtenir 100% de sa prime, chaque salarié ne doit dépasser 40h d’absences autorisées sur l’année, soit 4 jours pour le personnel qui travaille en journées de 10h. La prime est totalement supprimé à partir de 108h d’absences autorisées ou dés la 1ère heure dite « injustifiée.
Toutes les autres absences autorisées réduisent progressivement la prime dés la 41ème heure SAUF :
Les CP, les accidents de travail, accidents de trajet, maladie professionnelle, les événements familiaux reconnus par la convention, les congés de formation avec l’accord de l’employeur, les congés enfants malades jusqu’à 4 jours par an, les congés maternité / paternité, et les absences de représentation du personnel.

En cas d’hospitalisation le salarié doit communiquer à la direction les pièces justificatives s’il ne veut pas perdre sa PASE.

La prime est totalement supprimée dés la 1ère absence dite « injustifiée » (injustifiée au sens de l’entreprise, ce qui pour nous peut donner matière à désaccord).

Dans le cas d’accident de travail non déclaré mais considéré uniquement comme un arrêt maladie (ça peut arriver…) le salarié est donc doublement perdant.

Dans les cas où le salarié prend des congés sans solde il est perdant et sur son salaire et sur la PASE.

Voir aussi, l’article 2013 de ce blog sur la prime PASE

Actu sociale

Le patronat de la FHP appelle à la gréve illimitée ses 1100 cliniques privées le 5 janvier 2015.

C’est un appel à un « mouvement illimité de cessation d’activité » lancée par Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) pour exiger le retrait du projet de loi de Santé.

De son côté, la Fédération des Hopitaux de France (FHF) demande le retrait des autorisations d’activités d’urgence aux cliniques dès lors qu’elles se seront mises en grève.

Dans la foulée de la gréve des médecins généralistes du 24 au 31 décembre, et par effet d’opportunisme, le patronat de la FHP invite donc ses 1100 établissements à faire pareil le 5 janvier 2015.

Ainsi, la direction du réseau sanitaire France de Korian informait hier ses collaborateurs qu’à partir du 5 janvier, plus aucune admission ne sera faite au sein de ses cliniques et ce, aussi longtemps que la FHP demandera de maintenir la mobilisation. La continuité des soins restant assurée pour les patients hospitalisés.

La FHP, se verrait « contrainte de s’engager dans un mouvement plus radical et plus déterminé que celui de mars dernier ». On se souvient qu’en mars dernier, le privé hospitalier avait mené un gréve qui privait de stage et donc d’accès au diplôme 35.000 stagiaires infirmiers au nom du sacro-saint droit au profit. Voir 2 précédents articles  Sur ce blog

Pour tout salarié qui a souvent été bercé par les échos d’un patronat s’offusquant sans cesse que des travailleurs puissent prendre le patient ou le résident « en otage » au nom de revendications, ces menaces de bloquer l’entrée à leurs boutiques sonnent comme une invite à la décomplexion de millions de salariés insatisfaits.

L’engagement de la FHP « dans un mouvement plus radical » tient en effet de preuve, s’il en fallait une, que le patronat de la santé privée reconnait l’utilité du rapport de force ou de la gréve pour obtenir satisfaction.

Dans son rejet du projet de loi, le patronat est notamment contre l’instauration de 5 obligations à remplir par les établissements de santé privés dans le cadre de la procédure d’habilitation. En particulier, l’interdiction pour les médecins de pratiquer des dépassements d’honoraires…

Que dire aussi d’usagers qui se sentent souvent si impuissant face à la qualité du service reçu au regard du prix payé ? (manque de moyens, de personnels, de formations, etc.) La FHP qui dit vouloir mieux comprendre l’état d’esprit des Français face à leur système de soins inviterait-t-elle ces usagers mécontents à faire une gréve du paiement jusqu’à satisfaction ?

 

droit du travail

Périgueux : Le Conseil des Prud’hommes diligente une enquête sur le registre du personnel de l’Ehpad de Trélissac (groupe Korian)

Dans un article du 10 novembre, Hospimedia revient sur une affaire que nous évoquions sur ce blog en septembre (voir ici)

L’affaire initiale introduite aux Prud’hommes portait notamment sur une succession de contrats à durées déterminées (CDD), des contrats signés après la prise de poste, l’absence de visite médicale ou encore une affiliation à des postes pour lesquels les salariés ne sont pas qualifiés.

Le Conseil des Prud’hommes de Périgueux vient de nommer 2 conseillers rapporteurs afin de mener une enquête approfondie sur le registre du personnel de l’Ehpad le Moulin de l’Isle à Trélissac, un établissement ex-Medica affilié au groupe Korian.

Dans un communiqué, le groupe Korian a reconnu le recours aux CDD ainsi que le recours à des salariés non diplômés, mais en expliquant que cela se pratique dans beaucoup d’établissement, pointant la difficulté du secteur à recruter et la tolérance des tutelles. Le groupe a réfuté en revanche d’autres accusations, et notamment l’absence de déclaration de certains employés.

Les conclusions de l’enquête doivent être rendues dans un délai maximum de deux mois. Cotisations sociales et déclarations URSAAF vont notamment être étudiées.

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Interview du directeur général de Korian-Medica, Yann Coléou

Dans une interview donnée à l’émission Direct Marchés pour la chaine TV Finance, Yann Coléou revient avec enthousiasme sur les fusions en cours, sur les perspectives du vieillissement de la population et sur les orientations stratégiques à attendre de sa part face à la concurence :

L’entreprise doit gérer rapidement une double fusion : avec Curanum en Allemagne et avec Medica en France.

Le développement de l’entreprise repose sur des acquisitions (rachats, fusions) et sur des créations d’établissements. Pour financer son expansion, l’entreprise peut compter sur un cash flow annuel de 200 Millions d’euros ( parce que la dépendance et la santé rapportent gros), et sur une dette à hauteur de 3 fois l’EBITDA.

Le titre en bourse

Le groupe continuera à « donner », à « distribuer » des dividendes à ses actionnaires parce qu’ils y sont attentifs nous dit Yann Coléou, citant le Crédit Agricole Assurance, MAAF assurance, et Malakoff-Mederic.

Pour se différencier de la concurrence, le directeur général souhaite augmenter le rapport qualité-prix en agissant sur le facteur humain et donc sur le personnel. Pour ça il mise sur le management.

Parce que dit-il, il est presque plus facile de recruter un client qu’une infirmière. Ce qui pour nous en dit long sur l’attractivité des postes proposés ou sur les conditions de travail en général. Dommage que M. Coléou n’ait relevé la question sur les aides-soignantes (1er métier du groupe) préférant prendre le cas de 2 IDE devenus cadres dirigeants du groupe.

Très peu est divulgué quant au contenu du nouveau management sinon l’idée qu’il existe des possibilités d’évolution de carrière et de promotion interne. Et malheureusement, pas un mot quant aux négociations en cours portant sur les instances représentatives du personnel.

Sur le contenu du management, nous conseillons de développer l’équité pure et parfaite (les plus carriéristes n’étant pas nécessairement les meilleurs ni les plus méritant) , l’accompagnement, le conseil, l’écoute et la prise en compte, l’esprit d’équipe, les IRP, la reconnaissance et d’éviter toute mise en échec, mise en tensions d’équipes, mise en concurrence inter salariés, les tentations de la flexibilité, l’unilatéralisme, les divisions.

Autres pistes à creuser selon nous : des effectifs moins serrés, des efforts plus motivés côté recrutements et remplacements et des salaires plus attractifs (pas seulement pour les dirigeants).

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Korian-Medica : Les syndicats renégocient le périmètre de leurs instances

Les futurs nouveaux périmètres définiront notamment le cadre des moyens représentatifs des salariés des différents sites. Une définition qui ne sera malheureusement pas décidée par un vote démocratique des milliers de salariés de l’entreprise concernés.
Pourtant, c’est de ces instances que part la base de toute négociation collective pouvant bénéficier aux salariés. Et c’est faute par exemple de meilleurs moyens de représentation que des salariés d’EHPAD n’ont eu de meilleur solution cette année que la gréve pour obtenir satisfaction (comme au Clos du Murier ou au Champ de Mars).

Voilà pourquoi il nous semble important de communiquer sur ce sujet dont se désintéressent malheureusement beaucoup de salariés faute de meilleur information ou compréhension quant aux fonctions des instances et aux enjeux de leurs périmètres. La faute aussi à des syndicats qui penseraient à leurs intérêts avant ceux des salariés.

Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Etat des lieux :

Représentants des syndicats représentatifs et employeurs ont donc débuté mardi 27 octobre avec la direction de Korian-Medica les discussions pour redéfinir le nouveau périmètre des instances représentatives du personnel (IRP) depuis la fusion.

367 établissements sont concernés.

Entre ex-Medica et ex-Korian de nombreuses disparités

Un grand comité d’entreprise (CE) regroupant 123 établissements chez les ex-Medica. De multitudes d’entités chez les ex-Korian, plusieurs CE, et DUP.

Des deux côtés un gros point commun sur ce qui constitue le plus gros manque de représentativité du personnel selon nous : l’absence de comité d’établissement pour tous les EHPAD ou SSR dotés de CE communs. Pas étonnant que les salariés aient autant de mal à faire entendre leurs souhaits, ne pouvant s’en remettre qu’à des CE satellites plus figuratifs que représentatifs, où se signent les une après les autres les propositions patronales avec une pénurie de rapport de force assez déconcertante de la part d’un grand nombres d’élus, CFDT notamment, que seuls la présence aux réunions et le barrage aux améliorations semblent satisfaire.

Depuis la fusion, le groupe Korian-Medica compte 364 établissements: 288 Ehpad et 76 cliniques SSR.

Faudra-t-il faire une distinction à l’avenir entre les IRP des Ehpad et celles des SSR avec par exemple des comités d’entreprise distincts ?

Pour nous il convient surtout de doté chaque établissement distinct de moyens représentatifs propres et distincts en plus de moyens représentatifs communs pour les établissements partageant des intérêts ou conditions proches.

Selon le code de travail, à chaque entreprise ayant atteint le seuil prévu par la loi doit correspondre un CE. La délégation du personnel a pour cadre normal l’établissement. Quand une entreprise comprend plusieurs établissements comme ici, la loi prévoit la création d’autant de comités d’établissements qu’il y d’établissements et tous les comités d’établissements sont ensuite coiffés par un comité central d’entreprise (CCE).
Sauf l’intérêt patronal ou personnel de certains élus, nous ne voyons pas ce qui a poussé des représentants de syndicats représentatifs élus dans les différents CE a accepter et à signer précédemment des accords prévoyant des dispositions inférieures.
C’est à notre sens l’ensemble des salariés concernés qui s’en sont trouvés lésé, par l’action même de ceux qu’ils avaient élu. (Un paradoxe à méditer et une leçon à retenir pour les prochaines échéances électorales.)

Les Ehpad Korian Medica sont répartis sur 11 régions avec 11 directeurs régionaux (DR) et 11 directeurs de ressources humaines (DRH).

Les cliniques SSR Korian Medica sont répartis sur 5 régions avec 5 directeurs régionaux et seulement 3 DRH.

Côté représentation syndicale, le syndicat majoritaire (la CFDT) est paradoxalement le moins porteur d’amélioration et de progrès selon nous dans les périmètres qu’il occupe.

 Mieux que la vision monolithique d’IRP voués à servir les patrons mieux que les salariés, la CGT suggère des instances suivant une représentativité de proximité.

Nous partageons cette idée que plus l’instance est proche des salariés mieux elle les représente. C’est pourquoi la redéfinition du périmètre devrait, d’un point de vue démocratique, syndicale, sociale et représentatif des salariés, rechercher ce qu’il y a de meilleur pour les salariés et donc des moyens les plus grands possibles pour les représenter au plus prés de leurs besoins.
Pour SUD Santé Sociaux, les périmètres post fusions qui ont permis une externalisation des moyens, de fait inférieure à la possibilité légale d’un comité par établissement en plus de CCE est un non sens qui constitue la priorité qu’il s’agit de rectifier avant toute autre tergiversation.

Mais comme l’entreprise n’a remis aucun document au préalable de ces réunions, difficile d’espérer pour tout de suite une visibilité plus concrète des possibilités et les choses risquent fort de trainer.

Répartition actuelles des établissements de Korian-Medica

Nombre d’EHPAD par secteur géographique
:

  • Paris et Hauts-de-Seine : 19
  • Île-de-France Nord : 33
  • Île-de-France Est : 25
  • Est : 24
  • Nord-Ouest : 24
  • Centre : 28
  • Ouest : 24
  • Sud-Ouest : 22
  • Rhône-Alpes : 32
  • Sud : 32
  • Sud-Est : 25

Le nombre de cliniques SSR

  • Nord-Ouest : 13
  • Île-de-France Nord : 13
  • Rhône-Alpes : 19
  • Sud-Ouest : 14
  • Sud-Est : 17
Actu sociale

Korian a obtienu la 4e place au palmarès 2014 de la féminisation des instances dirigeantes des entreprises

Dans le cadre de la semaine de l’égalité professionnelle, du 10 au 17 octobre 2014, Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des Droits des femmes, a remis un prix à Korian, qui arrive à la 4e place parmi les 120 premières entreprises françaises au niveau de féminisation des instances dirigeantes des entreprises, indique le groupe Korian dans un communiqué. « Parmi le top 100 des managers du groupe Korian en France, 53 sont des femmes. La grande majorité d’entre elles a profité de la politique de promotion interne pour arriver au poste où elles sont aujourd’hui », précise Korian.

Notons que l’ensemble des établissements Korian ( Ehpad ou SSR ) sont très largement féminisées et beaucoup plus même qu’au sein des managers du groupe (AS, ASH, IDE, paramédicaux, psychologues, gouvernantes, animatrices, hôtesses d’accueil, agents administratifs, ou serveuses).
Pour toutes ces femmes qui composent les premiers maillons indispensables à la réussite du groupe ainsi que pour celles au sein des services non managériaux de l’entreprise (Service paie, DSI, Comptabilité et Guersant.), il serait intéressant de considérer également leur place dans l’entreprise, de voir jusqu’où la politique de promotion du groupe les a mené et si leurs salaires sont identiques à ceux de leurs homologues masculins.

Si certaines femmes ont profité de promotions, d’autres ont connu la rétrogradation, la démission ou la perte d’emploi.

Bravo pour l’ascension de la Femme aux fonctions managériales du groupe, mais n’oublions pas que la considération égalitaire et professionnelle ne doit pas être l’apanage des équipes managériales du groupe ni des équipes managériales tout court. C’est un droit dans tous les services, à tout niveau et à tous les postes.

Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe

5 Ehpad du groupe Korian revendus à un fonds d’investissement de BNP Paribas

Une édition 2014 du Monopoly pourrait peut-être remplacer les hôtels par des Ehpad..?

Cofinimmo, société immobilière belge spécialisée dans l’immobilier de location de santé, a annoncé mardi 23 septembre la vente de 5 Ehpad français au fonds d’investissement Health Property Fund, administré par BNP Paribas REIM. Ces structures sont louées au groupe Korian qui les exploite.
Les établissements en question sont situés en Midi-Pyrénées, Île-de-France, Centre, Basse-Normandie et Languedoc-Roussillon.
Il s’agit des Ehpad : Les Blés d’or, de Castelnau-de-Levis (Tarn) ; Le Bois Clément, de La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne) ; Chamtou, de Chambray-lès-Tours (Indre-et-Loire) ; La Goélette, de Equeurdreville (Manche) ; Lo Solelh, de Béziers (Hérault) qui représentent ensemble 18.983m2.

Pendant la période de détention de ces actifs, Cofinimmo a réalisé un taux annuel de rendement interne (IRR, ou TRI) moyen de 7,20%.

Ces acquisitions, intervenues en 2008 et 2009, ont été revendues pour un total de 41,1 millions d’euros (environ 2 165€ le m2).

Avec l’acquisition de Senior Living Group et la fusion-absorption de Medica – « deux acteurs déjà clients locataires de Cofinimmo », la part du groupe Korian « a fortement progressé » pour atteindre 17,3% des loyers totaux de Cofinimo. La vente des 5 Ehpad ramène ce taux à 16,2%.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Prud’hommes : Korian pourrait être poursuivi pour travail clandestin en cas de suite au pénal

Un dossier a été porté cet été au tribunal des Prud’hommes concernant des salariés de l’Ehpad Résidence du Moulin de l’Isle de Trélissac en Dordogne. L’affaire peut illustrer des problématiques qui nous semblent récurrentes dans bien des EHPAD, cela touche aux questions de recrutement, de remplacement, de non qualification de soignants et d’irrégularité de contrat de travail. Tout ça nous l’avons plusieurs fois aborder sur ce blog ou lors de gréves. Après la 1er audience, lundi 1er septembre et dans des articles d’Hospimédia et du journal en ligne Sud Ouest, on découvre que pour le groupe Korian certaines pratiques seraient non seulement connues mais courantes dans le secteur privé lucratif, et même « tolérées » par les tutelles. Cela rejoint les statuts très courants de salariés non diplômés « faisant fonction de » (AS, IDE, etc.) et très souvent payés moins que s’il étaient diplômés. Bien entendu, nous jugeons l’ensemble de ces pratiques inacceptables parce qu’elles précarisent autant le salarié que la qualité du  soin, voire certaines professions.
Si ce sont les besoins et les difficultés de remplacement qui pour l’entreprise semblent « justifier » de telles pratiques il convient selon nous de repenser l’attractivité des postes à pourvoir ou remplacer (rémunérations, conditions de travail, etc.) plutôt de jeter la pierre à des CDD trop stricts dans le droit français (sic).
Par ailleurs, SUD n’a pas manqué de rappeler depuis plus d’un an qu’il existe dans le code du travail et la convention collective une mesure sensée encourager les prises de congés payés hors période de pointe pour éviter d’avoir à gérer trop d’absences en même temps : cela s’appelle le congés fractionné et « récompense » d’1, 2 ou 3 jours de congés supplémentaires le salarié qui accepte de prendre ses congés sur une période moins prisée.
La possibilité existe donc, elle est facile à appliquer, sauf que dans la pratique des entreprises ne conçoivent pas d’octroyer plus de CP et ne recours au fractionnement du congés que dans le cas où le salariés renoncerait à son droit de jours supplémentaire… Ah, profitabilité quand tu nous tiens…Combien de salariés ou de clients auront pu constater par eux mêmes cet été en EHPAD ce qu’il en coûte à la qualité du service et aux conditions de travail lorsqu’il y a plus de vacataires que de titulaires sur le terrain ? Sans compter les absences non remplacées…d’après Hospimedia et Sud Ouest (« une affaire d’abus de CDD à l’Ehpad du Moulin de l’Isle ») :
4 anciens salariés de l’Ehpad de Trélissac sollicitent le conseil des Prud’Hommes de Perigueux avec pour certains 41 CDD sur un an. Une situation qui pour Korian, est propre au secteur d’activité et à ses difficultés de recrutement.

D’après Sud Ouest, les remplacés mentionnés sur les CDD sont bien souvent des personnes inscrites comme étant bien présentes sur le planning ces jours-là et les contrats sont visiblement libellés avec beaucoup de légèreté. Encore plus fort et toujours selon Sud Ouest ces employés devaient se déplacer chaque jour jusqu’à Trélissac pour savoir s’ils travaillaient ou pas et les contrats mentionnaient une clause d’exclusivité, c’est-à-dire qu’ils ne pouvaient travailler nulle part ailleurs entre leurs contrats pour compléter leurs revenus, ce qui est interdit et particulièrement abusif.

Porteur du dossier aux Prud’Hommes, Philippe Bonneau, a exposé lors de l’audience des pratiques « monstreuses » opérées au sein de l’Ehpad Résidence du Moulin de l’Isle de Trélissac (Dordogne), affilié au groupe Korian. Il s’agit de successions de CDD très courts, signés après prise de poste, d’absences de visite médicale, d’absences tenues de travail non fournies, ou encore des affiliations à des postes pour lesquels les employés ne sont pas qualifiés… Philippe Bonneau, s’inquiétant des répercussions sanitaires et éthiques de telles conditions de travail sur les résidents.

Ces employés dit-il « ne sont pas qualifiés pour faire les remplacements qu’ils faisaient. Ils n’avaient pas les diplômes d’État que requièrent les fonctions d’infirmière, d’aide soignant ou encore d’auxiliaire de vie sociale », Pour le syndicaliste celà caractérise un risque de maltraitance pour certains « actes typiquement infirmiers » effectués par du personnel non-qualifié.

Jusque-là limitée au civil, la procédure pourrait selon le syndicaliste,aller au pénal pour cause de délit grave. « Les quatre employés, au moins sur la période 2013, n’ont pas été déclarés, nous avons pu le vérifier, assure-t-il. S’il s’avère qu’ils ne sont pas inscrits au registre du personnel, Korian pourrait être poursuivi pour travail clandestin« , prévient Philippe Bonneau.

Une requalification des CDD en CDI est demandée avec ouverture des droits associés, ainsi que 12 à 15 000 € en cumul et 5 500€ de dommages et intérêts par personne.

Pour Korian qui a été contacté par Hospimedia, il y aurait des pratiques « tolérées »

S’il ne réfute pas le recours en grand nombre à des CDD, ni l’emploi de personnel non diplômé, certaines accusations sont « totalement fausses pour Adnan Boulard, repsonsable des relations sociales et juridiques de korian selon qui « Les employés sont tous déclarés et ont signé leur contrat dans la journée« . Quant aux embauches en questions, elles sont réalisées dans le cadre de remplacement d’absences.
Les reproches de faire appel à du personnel non diplômé, Adnan Boulard ne le comprend pas. « Les professionnels au sein du vivier de vacataires que nous avons constitué ne sont certes pas tous diplômés [pour les postes assignés], mais cela se pratique dans beaucoup d’établissements, parce que le secteur a de grandes difficultés à recruter. Cela fait d’ailleurs l’objet de tolérance de la part des tutelles. » […]  « le secteur fait l’objet de recours aux Prud’Hommes accrus, du fait de son activité cyclique, mais également du fait de la réglementation très stricte des CDD en France« .

Les syndicalistes affirment et on le devine facilement, quand les quatre employés sont venus les voir, au printemps, ils étaient au bord de la dépression. D’où la nécessité de vraiment revoir certaines pratiques inacceptables qui existent dans le secteur.

Le verdict du conseil sera rendu le 10 novembre.

autres - divers

Salaire du directeur général de Korian-Medica : 658 788 € en 2013

En 2013 Yann Coléou a touché une rémunération globale de 658 788 € en tant que directeur général de Korian-Medica. Il obtient ainsi la 100ème place au rang des patrons les mieux payé pour l’année 2013.

Et sinon vous, votre salaire, ça va ?

Source : http://www.journaldunet.com/business/salaire/patron/yann-coleou

Politique groupe

Avec son plan de reprise Korian sauve l’hôpital des courses de Maisons-Laffite (78)

D’après Hospimedia :

« La seule solution » pour assurer sa survie. Voilà comment le centre
hospitalier des Courses de Maisons-Laffitte (Yvelines) qualifiait, en
janvier dernier, la perspective de gestion commune médecine-gériatrie avec la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN). La menace d’un redressement judiciaire planant faute de trésorerie, l’établissement de santé privé d’intérêt collectif (Espic) recentrait ses derniers espoirs sur
la mutuelle, ainsi que sur le rachat de son service de chirurgie par un
groupe privé pour pouvoir sortir la tête de l’eau. Six mois plus tard,
le 15 juillet, le tribunal de grande instance (TGI) de Versailles a tranché : ce sera finalement Korian, spécialiste de la dépendance, qui reprendra l’hôpital associatif, annonce le groupe dans un communiqué.
En août 2013, le centre hospitalier avait tenté, dans un dernier sursaut,
de réorienter son offre de soins vers la gériatrie et les services de
proximité avant de se faire débouter par l’ARS Île-de-France. Si la stratégie désormais envisagée par Korian partage les velléités de réorganisation de l’offre, celle-ci va plus loin. Dans le cadre d’un schéma régional élaboré en collaboration avec l’ARS et la
municipalité de Maisons-Laffitte, le groupe entend recentrer l’activité
sur les métiers du bien vieillir et de la gériatrie. Mais les urgences, que
l’hôpital comptait conserver, devront elles aussi opérer leur mue pour se spécialiser dans l’accueil des personnes âgées.

Si l’imagerie médicale (scanner et radiologie) reste également sur le
site, rien pour l’instant ne permet de mesurer l’impact de la reprise sur le personnel de l’établissement. Contacté par Hospimedia, le centre
hospitalier n’a à cette heure toujours pas donné suite. Korian, à la
présentation de ses résultats semestriels, avait quant à lui estimé la reprise de l’hôpital à 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuels potentiels.

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian : 2 nouvelles opérations de rachat pour un chiffre d’affaires additionnel de 60 millions d’euros

au moins 2 raisons supplémentaires pour exiger plus de moyens humains, de meilleurs salaires et de meilleurs conditions de travail pour le personnel… Sans ça, qu’est ce qu’une telle croissance de l’entreprise peut apporter à ses employés et au service ?

 D’aprés HOSPIMEDIA :

Avec 45,5% de chiffre d’affaires (CA) supplémentaire au 1er trimestre 2014 par rapport à 2013, Korian – Medica réalise un score « en très forte hausse« , précise le groupe dans un communiqué du 16 juillet. Fort de l’intégration de Medica, le groupe réitère donc son objectif pro forma de 2,5 milliards d’euros (Md€) au terme de l’exercice 2014, « étape intermédiaire vers les 3Md€ visés en 2017« .

Si le parc français reste le premier champ de l’activité de groupe (58,6% du CA, chiffres non audités), sa part a tendance à diminuer (-0,6 point en un an) au profit de l’international. À l’instar d’Orpéa, qui communiquait le même jour ses résultats semestriels, la croissance hors Hexagone est à lire sous le prisme de nouvelles acquisitions. Racheté par Medica en octobre 2013, le belge Senior living group (SLG – lire ci contre) pèse déjà pour près de 51 millions d’euros (M€).

Au regard des chiffres pro forma pour 2014, la France présente tout de même la plus forte hausse du chiffre d’affaires (+4,5%), soit 60% du chiffre d’affaires total, estimé à 1,23 Md€. L’Allemagne progresse pour sa part de 2,5%, suivie de la Belgique et de l’Italie avec respectivement 2,8 et 2,1%.

Plaçant 2014 sous le sceau de l' »intégration et de la consolidation des organisations [du groupe]« , Yann Coléou, directeur général de Korian – Medica annonce également le rachat de la totalité du capital de Kinetika Sardegna pour effet au 30 juin. Déjà actionnaire de la société Dardenesaise à hauteur de 28%, le groupe estime « un potentiel de chiffre d’affaires additionnel de l’ordre de 50M€« . À cette opération, se rajoute également la reprise du Centre hospitalier des Courses de Maison Laffitte pour 10M€ de CA annuel potentiel.