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Archives de Tag: Korian

Actualité syndicale et sociale sur le groupe Korian, droit du travail et info par SUD Santé Sociaux

Korian fait ses emplettes en Belgique

C’est ainsi que la presse financière (Cercle finance) a qualifié le renforcement du groupe Korian en Belgique par l’acquisition groupe Foyer de Lork. L’acquisition concerne 14 établissements et plus de 1200 lits * supplémentaires pour le groupe, ce qui devrait offrir 70 millions d’euros supplémentaires au chiffre d’affaires de Korian.

* Le « lit » est l’unité de mesure, la métonymie, récurrente dans le jargon financier qui s’intéresse aux marchés de la dépendance ou de la santé. L’Humain, le Soin, ou encore le Service Public, sont réduis à un nombre de lits, selon une considération pratico-pratique, sans doute plus facile à traduire en termes de gains et de coûts potentiels.

« Cette opération permettrait à Korian de devenir le deuxième opérateur privé en Belgique dans les résidences services et les maisons de retraite médicalisées et de prendre une position significative dans le secteur de la prise en charge à domicile » indiquait Korian.

Après avoir entendu que les résultats du groupe étaient moins bon que prévu, et que les objectifs n’avaient pas été tous atteints, nous voilà rassuré-e-s sur la santé financière du groupe et sur sa capacité à dépenser bien plus que des pièces jaunes.
Mais comme on ne voudrait pas que le financement de ce type d’investissement ne se fasse sur le dos de l’ensemble du personnel du groupe, on est en droit d’attendre un investissement tout aussi conséquent en faveur de tous les salariés dont le travail a permis de dégager les profits nécessaires à cette acquisition comme à d’autres acquisitions auparavant.

foyerdelork

Pour 70 Millions de plus au CA, ça équivaudra à combien de revenu en plus par salarié-e-s du groupe ?

 

 

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Élections Korian le 8 mars 2016 : Toutes et Tous avec Nous pour un monde du travail meilleur !

Les scrutins du 8 mars 2016 concernent les élections des représentants des 4 CE Nationaux (qui regroupent de nombreux établissements) et des délégués DP-CHSCT (les élus auront la double missions DP et CHSCT et sont à élire pour chaque établissement Korian de France – sauf 1) .

Ce sont vos votes lors de ces élections CE DP-CHSCT qui détermineront notre capacité à agir au mieux pour un monde du travail plus juste et meilleur pour toutes et tous.

Si certains syndicats nous copient parfois dans le discours public, ne vous y tromper pas et choisissez l’original, sinon vous aurez les belles paroles mais pas les actes.

Nous signalons au passage que 6 syndicats qui prétendent défendre et représenter le personnel ont pourtant signé une accord d’entreprise de l’UES Korian qui entraine la suppression de plusieurs dizaines de CE qui existaient jusqu’à présent et qui entraine la disparition des délégués syndicaux d’établissement qui permettaient de faire le lien entre les établissements et les comités d’entreprise distants.
Pour nous cet accord est une trahison sociale qui tourne le dos aux meilleurs héritages des luttes sociales passées.
Sud Santé Sociaux et Fo sont les seuls syndicats au sein du groupe Korian à avoir critiqué cet accord et à ne pas avoir signé ce qui est pour nous à l’image de l’entreprise et de bien des orientations depuis la fusion Korian-Medica. 

Les 6 syndicats signataires de cet accord sont la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, la CGT, l’UNSA, et le SAP.
Ces syndicats présenteront des candidats aux élections, ils ne manqueront pas de communiquer, de s’auto satisfaire publiquement, et surement qu’ils voudront profiter directement de cet accord qui fait pourtant du tort aux salariés et à leur capacité d’être représenté et défendu au plus prés des besoins.

Si cet accord a dors et déjà affaiblit les moyens de représentation du personnel, raison de plus pour ne pas féliciter ou récompenser les syndicats qui ont voulu et signé ça mais au contraire c’est une occasion de comprendre qu’il est urgent de changer de modèle et d’élire enfin des représentants qui n’ignorent pas les besoins du personnel.

Important :
– Chaque salarié-e sera invité-e à voter plusieurs fois le même jour, 1) pour les DP-CHSCT et 2) pour le CE.
– Tous les représentants du personnel seront élus pour 4 ans.
– Les candidatures pour le 8 mars doivent obligatoirement être déposées en liste syndicale avant le 5 février.

Aussi, pour l’organisation et le dépôts de vos candidatures contactez nous sans attendre :

Soit en contactant
notre syndicat dans le département de votre établissement de travail (liste ici )

Par la messagerie de notre page Facebook :
https://www.facebook.com/SUD-Sante-Sociaux-Korian-1067353586650042/

Ou par le formulaire contact suivant
https://greveurschampdemars.wordpress.com/votre-avis/

Voici le calendrier électorale :

calendrier

Le détail des salarié-e-s à élire
comme délégué-e-s DP-CHSCT pour chaque établissement :

 

Repartitions des seiges DP CHSCT par collége

Et pour les CE Nationaux :

Nbre de sieges des CE

 
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Publié par le 18 janvier 2016 dans BTHE, Elections Korian 2016

 

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KORIAN : Fusion / CE uniques… Quelles conséquences et quelles perspectives pour 2016

Ce site permet l’échange et la réflexion entre les salariés et le syndicat SUD Santé Sociaux toutes vos remarques sont les bienvenues.

A l’approche des élections dans tous les établissements du groupe * il nous semble essentiel de considérer certaines conséquences de la fusion Korian Medica et de la fusion des IRP (Instances Représentatives du Personnel) sur les conditions de représentation des salarié-é-e quant à leurs droits, leurs conditions de travail, leurs salaires, etc.

  1. La volonté du groupe Korian depuis la fusion tend vers « l’harmonisation ».

    Un joli mot mais en pratique qu’est ce que ça veut dire?

    Cette « harmonisation » s’apparente à un même modèle d’entreprise pour tous. C’est une des raisons des nombreuses procédures en cascades que toutes et tous ont du adopter (souvent dans l’urgence) dans leurs établissements.

    Au lieu d’harmonisation, qui évoque l’harmonie, de bonnes relations et conditions de travail, nous voyons plutôt une uniformisation : des pratiques, des directives, etc.

  2. Les accords d’entreprise (« Dialogue Social », ‘Reconnaissance UES », et l’accord « préélectoral UES Korian ») dirigent selon nous cette uniformisation vers l’ensemble des établissements du groupe et de leurs personnel. C’est à notre sens une négation de ce que chaque établissement peut avoir de singulier, de part son cadre, son histoire, son infrastructure et sa clientèle, pour mieux se fondre, après réorganisations, protocoles, procédures, et autres lissages dans un moule made in Korian. Or ce moule jusqu’à présent n’a selon jamais su prendre en compte les nécessités les plus fondamentales du terrain ni les besoins tout aussi fondamentaux des professionnels de terrain. Au contraire, nous n’avons eu de cesse d’y voir un effort porté avant tout vers la profitabilité (consistant à tirer le plus de profit possible que chaque établissement, de chaque poste et donc de chaque salairé-e).

  3. La rentabilité est normal. Mais les efforts de profitabilité poussifs que nous avons constaté et déplorés ne servent selon nous que les actionnaires et font du mal aux salarié-e-s comme à la qualité. Ces efforts, font reculer de plus en plus la part du social et la part de l’humain. Soignants et non soignants sont de plus en plus confrontés à des cadences et des surcharges de travail qui ne laissent plus assez de place à la relation humaine avec le résident. La course contre la montre et la validation de procédures se font au détriment de la Relation dont le résident est souvent le plus en quête. Sans parler des conséquences de la profitabilité sur le plan matériel côté salarié-e-s comme côté résidents.

  4. La création de CE uniques pour un florilège d’établissements qui n’auraient plus de caractère distinct renvoie à une centralisation des moyens de représentation du personnel calquée sur la centralisation des directives groupes. La perte d’autonomie dans la représentation locale suivrait donc celle d’une perte d’autonomie des directions d’établissements. Plus les décisions et les représentations sont lointaines moins le terrain n’est représenté et moins il a d’autonomie.

Mais l’harmonie-uniformisation aura une autre conséquence indirecte, sur la plan des ressources humaines.

Auparavant, les directions d’établissements qui disposaient d’une autonomie relative quant à la gestion de leur site, étaient de fait responsables de tout et souvent seules fautives en cas d’affaires en justice. Dorénavant, dés lors qu’une politique d’entreprise stricte déciderait de la plupart des marches à suivre, ce sont les directions du groupe et non celles des établissements qui pourraient se voir attaquées et condamnées, que ce soit sur fond d’atteinte au salaire, de souffrance au travail, d’entraves, etc.

Mais ça ne change guére le sort des salarié-e-s.

En revanche, les élections à venir donneront à chaque salarié-é un nouveau cadre de représentation de leurs intérêts. Les conditions développer plus haut ne nous semblent pas du tout idéales pour favoriser le mieux mais c’est à chaque salarié-e de s’emparer des élections à venir pour définir le meilleur cadre possible. Chacun et chacune peut nous appuyer dans notre tâche et peut candidater auprès de nous. Pour nous soutenir et nous aider à représenter le plus grand nombre nous avions d’ailleurs donner la parole aux salarié-e-s sur ce site à travers un sondage anonyme et qui reste ouvert à toutes et tous jusqu’à la proclamation des résultats.

* sauf clinique des Grands Chênes.

 

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Institut du bien vieillir Korian : Le jeu, une thérapie non médicamenteuse recompensée

L’Institut du Bien Vieillir Korian annonce que LUDIM vient d’être distinguée pour ses recherches. LUDIM est une étude pour évaluer l’efficacité du jeu dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer en EHPAD.

Cette étude a obtenu le 1er Prix du Concours national de la Ville des Aînés (Lyon) – catégorie « Autonomie, Soins, Service ». Avant ça LUDIM avait déjà obtenu une bourse de 10 000€ versée par la Fondation Médéric Alzheimer (créée par Malakof Mederic 3ème actionnaire de Korian).

Pour cette étude, 54 résidants de 6 EHPAD du groupe Korian ont suivi 2 séances de jeux par semaine pendant 4 mois. Les résultats de cette étude ont démontré que :

  • Le bien-être du résident évolue positivement suite à une séance de jeu

  • Le cadre ludique permet de diminuer, durant la séance de jeu, les troubles du comportement des résidents de façon plus significative qu’une séance de jeu traditionnelle,

  • Le cadre ludique permet d’augmenter les interactions sociales des malades de façon plus importante qu’une séance de jeu traditionnel,

  • Le cadre ludique est jugé plus adapté par les professionnels d’EHPAD qu’une séance de jeu traditionnel.

Et l’institut du bien vieillir d’annoncer que dès le début de l’année 2016, des séances de thérapies non médicamenteuses dans un cadre ludique émanant du programme de recherche LUDIM et destinées aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer, seront déployées dans 31 établissements du groupe Korian par du personnel préalablement formé. On reconnait bien là la méthode Korian et la notion de temps… Primer le 16 décembre 2015, et déployer dés le début 2016 dans 31 établissements : formation des personnels, aménagement en adéquation avec le cadre existant, etc. Le futur c’est l’hyper vitesse, comme si au même moment dans les établissements, et aussi bonne soit la méthode, rien d’autre n’existera plus.

http://www.silvereco.fr/alzheimer-ludim-une-therapie-non-medicamenteuse-plusieurs-fois-recompensee/3153287

http://www.capgeris.com/animations-1434/ehpad-le-jeu-comme-alternative-a-la-therapie-medicamenteuse-a37409.htm

 
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Publié par le 23 décembre 2015 dans BTHE

 

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CE Korian et chèques cadeaux

La période de fin d’année rime pour beaucoup de salariés avec des cadences infernales, grosses fatigues, tensions accrues par encore plus de pression des chiffres, MAIS c’est aussi la période des Chèques cadeaux de Noël.

Nous avons donc voulu comparer les établissement pour savoir quels salariés avaient le plus et lesquels avaient le moins.

Et la découverte : C’est là où SUD est présent au CE que le montant des chèques de fin d’année sont les plus importants (150€).

Ailleurs ça va de 0€ à 60€, 95€, 120€.. ça dépend – MAIS autre découverte là où les montants des chèques cadeaux sont les moins haut, c’est là aussi qu’on nous signale les conditions de travail les plus dures.. En conclusion ; Que font les élus de ces CE ?

Un CE ça ne sert pas qu’aux chèques cadeaux, loin de là, ça agit aussi sur les conditions de travail, le nombre d’effectif, les salaires les primes, et plein d’autres choses.

Pour Noël nous décernons la palme aux élus du CE de Korian Villa ¨Pegase où SUD est le seul syndicat présent et où les salarié-e-s ont pu avoir des chèques cadeaux de 150€.

 

 

 

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Korian : Travail et conditions de travail 2016 ? La parole aux salarié-e-s

En prévision d’élections professionnelles 2016 pour plus de 21 000 salariés de Korian en France, et attaché à notre fonctionnement syndical démocratique, nous souhaitons associer le plus grand nombre de salarié-e-s possible à nos réflexions pour améliorer le monde du travail. Nous remercions d’avance toutes celles et ceux qui prendrons le temps de répondre et de relayer à leurs collègues, dans leur propre intérêt comme dans celui de l’ensemble des salarié-e-s du groupe.

Vous êtes donc invité-e-s à participer aux réflexions avec nous en adressant vos pistes, vos remarques et vos attentes, qui forgeront les revendications collectives 2016 à venir et les changements que la majorité d’entre vous peut attendre. SI vous souhaitez vous engager d’avantage, vous pouvez aussi nous rejoindre, nous soutenir ou proposer votre candidature à nos côtés lors des prochaines élections professionnelles.

Ci-dessous 2 sondages en 1 :

Un 1er sondage par métier pour améliorer la reconnaissance, la place, le sens de chaque métiers et les conditions dans lesquelles bien les exercer.
Un 2ème sondage collectif, quelque soit vos métiers, pour indiquer vos attentes concernant les avantages sociaux d’entreprise (salaire, prime, santé, congés, formation, etc). A indiquer par les options commentaires ou formulaire de ce blog.

 

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Le CA a ses raisons que la raison d’un DG déchu n’entend pas…

Ainsi, le héro de la fusion défend coûte que coûte son bilan. Précisons que les problèmes managériaux évoqués dans l’article, invisible selon M Coléou, nous les avons pourtant vu… et la synchro avec sa prise de poste était même assez déconcertante, à moins que ce n’ait été qu’une coïncidence. Pour commenter les termes d’Hospimédia sur le sujet nous ne dirions donc pas le concernant qu’il a eu une « politique managériale un peu trop faible » mais qu’au contraire le groupe et l’ensemble de ses salariés aurait surement gagné à ce qu’elle soit moins agressive ou moins brutale.

Extraits de l’article Hospimedia d’Agathe Moret qui révient l’éviction surprise de Yann Coléou officialisé la semaine dernière par le conseil d’administration.

Hospimedia : Vous avez été poussé vers la sortie par le conseil d’administration, le 18 novembre dernier, vous a-t-on expliqué les motifs de cette décision soudaine ?

Yann Coléou : Cela a été ma dernière question. J’ai demandé pourquoi on en arrivait là et je n’ai eu aucune réponse. C’est le grand théâtre des avocats, ils ont essayé de picorer des éléments qu’ils ont intégrés dans un courrier pour pouvoir expliquer leur volonté de se séparer de leur dirigeant. Mais en tout cas, quand j’ai posé la question aux administrateurs, je n’ai eu aucune réponse. Tout le monde a piqué du nez dans son gobelet d’eau.

Hospimedia : Parce que, selon vous, cette décision n’est pas justifiée ?

Y. C. : Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le président [de Korian, Christian Chautard]. Lors de la conférence adressée aux investisseurs et analystes, il a dû y avoir une dizaine de questions sur la raison de mon départ. Les réponses, à chaque fois, n’étaient pas satisfaisantes. Dans cette conférence, il est dit que je suis un très bon manager, que j’ai fait du très bon travail, que j’ai eu des bons résultats et que cette décision traduit la volonté de tourner une page. Voilà ce qui est ressorti des propos du président. Je n’ai rien à me reprocher, les choses sont faites de manière totalement transparente. J’ai une indemnité de départ, il n’y a pas de faute — pour faire simple, je n’ai pas opéré de malversations — qui justifierait mon éviction du jour au lendemain. Mais c’est le lot de tous les dirigeants, nous sommes révocables, selon l’expression consacrée, ad nutum (de façon instantanée, sans justification ou préavis nécessaires, NDLR). Sauf que c’est bien de pouvoir expliquer. Et ce qui a été expliqué à la presse, aux analystes financiers et aux investisseurs a plutôt été mal perçu puisque le cours de la Bourse a chuté de 12% à l’annonce de mon départ. Ce sont 350 millions d’euros (M€) de valeurs qui se sont évaporées sur une décision de changement de dirigeant.

H. : Lors d’un échange avec Hospimedia, la direction a évoqué le besoin de faire évoluer le groupe vers une phase non plus de développement intensif mais vers une phase de structuration, notamment au regard du poids du parc allemand (lire ci-contre). Cela traduit-il, selon vous, un manque de confiance du conseil d’administration quant à vos capacités en la matière ?


Y. C. :
C’est au président qu’il faudrait surtout le demander. Ce que je peux dire c’est que quand je suis arrivé chez Korian, l’entreprise faisait 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, aujourd’hui elle en fait 2,6. Avec l’acquisition que l’on a réalisée il y a deux semaines en Allemagne (le rachat de Casa Reha, NDLR), Korian devrait atteindre près de 3 milliards en 2016. Globalement, cela veut dire que l’on a un an d’avance sur notre plan de marche. Donc, en termes de développement en tant que tel, on peut dire que j’ai plutôt eu de bons résultats. En termes financiers, le résultat net a été multiplié en quatre ans par six ou sept, ce qui prouve globalement que j’ai un certain savoir-faire — mais c’est aussi le travail des équipes de Korian. L’entreprise a un savoir-faire dans sa capacité à intégrer. Curanum en Allemagne, Medica, en Belgique, en France et en Italie… tout cela s’est fait sans perdre de cadres dirigeants et sans perte d’efficacité puisque la profitabilité de l’entreprise s’est améliorée. Sur le taux d’occupation par exemple, nous avons, pendant ces phases d’intégration et de fusion, continué à améliorer ce taux. Sur le côté quantitatif, le bilan que je présente est donc un bilan positif. Sur l’aspect qualitatif, les enquêtes de satisfaction clients et salariés, que nous venons de mener ces dernières semaines auprès de 30 000 salariés et 30 000 résidents et familles de résidents, attestent également d’un bon bilan. Les résultats sont bons pour les salariés et très bons pour les résidents. Le conseil d’administration a pris cette décision en toute connaissance de cause…

H. : Pourriez-vous détailler ces « bons résultats » de l’enquête de satisfaction salariés ? La question ressources humaines a en effet été évoquée par la CGT , qui voit en votre éviction la conséquence d’une politique managériale un peu trop faible…

Y. C. : Je pense que s’il y avait eu des problèmes managériaux, nous n’aurions pas eu de bons taux de satisfaction de la part des salariés. Ces chiffres seront, je pense, rendus publics dans les semaines qui viennent puisque ceux-ci seront présentés au conseil d’administration de la semaine prochaine. Les problèmes managériaux dont fait état la CGT, seule la CGT les a vus.

« La veille de ma révocation, le cours de la Bourse était à son plus haut historique, à 36,93 €. »

H. : Comment analysez-vous les suites à donner au groupe ? Quels seront les éléments charnières à prendre en compte pour la nouvelle direction afin de poursuivre le travail que vous avez amorcé ?

Y. C. : Comme vous pouvez le comprendre, j’aurai du mal à me prononcer sur le développement futur du groupe. Ce que je sais c’est que Korian est une entreprise qui, quand je suis arrivée était en difficulté d’organisation, en difficulté de gestion. D’ailleurs, le cours de la Bourse en était révélateur puisqu’il était à 11,6 €. La veille de ma révocation, il était à son plus haut historique, à 36,93 €. C’est donc un des révélateurs de la santé retrouvée de Korian. Compte tenu du métier de Korian et du secteur d’activité dans lequel il exerce, il est évident que le développement est un sujet. Ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin.

H. : Quant à vos perspectives d’avenir… Pensez-vous vous maintenir sur le secteur des Ehpad ?

Y. C. : Je suis un homme du service. J’ai travaillé pendant vingt-quatre ans dans la restauration chez Sodexo, dans le secteur de la propreté pendant plus de trois ans chez ISS, dans la maintenance, et dans la santé et le médico-social. Voilà les cordes à mon arc. Aujourd’hui, il est trop tôt pour en parler, cela fait tout juste une semaine que le conseil d’administration a annoncé sa décision. Pour l’instant, je me repose, je me ressource et je me remets les idées en place de façon à bien rebondir. Je veux prendre mon temps pour faire les bons choix. »

 
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Publié par le 27 novembre 2015 dans BTHE, Politique groupe

 

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