Actu sociale

Contre les inégalités sociales: Appel de l’Union Syndicale Solidaires à : CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FSU, FO, UNSA

Face aux dérives, réformes et menaces tout azimut qui touchent l’ensemble de la société et le monde du travail en particulier, l’Union Syndicale Solidaires à lancé récemment un appel à l’ensemble des grosses organisations syndicales CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT, FSU, FO, UNSA.

Nous ne voulons pas voir en France les politiques opportunistes de rigueur et d’austérité expérimentées en Gréce ces 5 dernières années.

Depuis son existence, Solidaires n’a cessé de promouvoir l’action collective et unitaire et de chercher une intersyndicale honnête chaque fois que faire se peut. Travailler ensemble pour un progrès collectif en faveur des salariés, du travail et du service.

Pour qui ne connaitrait pas encore, Solidaires est l’union interprofessionnelle regroupant SUD Santé Sociaux, les autres syndicats professionnels SUD, et de nombreux autres syndicats professionnels couvrant l’ensemble des secteurs d’activités.

Ci dessous, un extrait de la lettre adressée :

Les coupes budgétaires se poursuivent alors que la lutte contre les 60 milliards que coûte la fraude fiscale n’est pas menée sérieusement. La politique de compétitivité profite principalement au patronat et alimente la récession économique, comme dans nombre de pays européens.
– La contestation et les résistances s’organisent, en Belgique, Espagne, Grèce… qu’attendons-nous pour faire de même ?
– Combien de temps encore allons-nous tolérer que nos droits fondamentaux : emploi, salaire, protection sociale, santé, éducation, logement, soient détruits d’année en année, de loi en loi ?!
– Combien de temps allons-nous accepter que les dividendes explosent, plus 30 % en 2014, pendant que les salaires stagnent ?
– Combien de temps allons-nous laisser dilapider l’argent public au profit des banques, des entreprises, sans aucun effet sur l’emploi ?
– Combien de temps allons-nous laisser détruire nos biens communs que sont les services publics pour toujours plus de privatisation ?

Actu sociale

Prendre sa santé en main !

Cet appel pour inviter le lecteur à nous aider à augmenter encore la collaboration entre les travailleuses, travailleurs et usagers de la santé du privé lucratif : Parce qu’en communiquant et échangeant sur les problèmes individuels du quotidien on trouve la base de solutions collectives. Au contraire, rester seul dans son coin avec ses problèmes, c’est s’empêcher d’en sortir en augmentant pour d’autre le risque d’avoir les mêmes.

Parlez-en, relayez nous, rassembons-nous, contactez-nous, et à votre santé !

Dans un monde idéal, les relations entre les salariés et les patrons, entre les clients et les entreprises pourraient se contenter du bon sens.

Mais dans le monde réel, trop souvent pourtant, le droit n’est pas appliqué parce que le salarié ne le connait pas, ou alors bien mal, et que l’employeur, qui gagne souvent plus à faire ainsi que ce que peuvent coûter les rares recours en justice, en profite.

Côté client, ça fait longtemps qu’il n’est plus roi, mais il est souvent désarmé devant sa dépendance de plus en plus contractuelle à un service, même lorsque celui-ci ne lui donne pas satisfaction.

Pour les premiers comme pour les seconds, les pouvoirs publiques sont généralement très attentistes mais ne cessent d’être complaisants vis-à-vis des patrons.

Parce que le monde du travail, et l’économie ou la finance qui gouvernent le travail ne sont pas au service d’une amélioration de la qualité de vie des uns ou des autres mais que ce sont d’abord au contraire les uns ou les autres, travailleurs et consommateurs, qui se trouvent, consciemment ou non, au service de l’économie et de la finance, il nous faut donc des syndicats forts et indépendants de tout pouvoir, une coopération interprofessionnelle, des militants et des citoyens décidés à ne jamais accepter l’inacceptable, des représentants du personnel consciencieux et vigilants, une mobilisation collective chaque fois que nécessaire et un apprentissage par tous les salariés des moyens qui garantissent leurs droits.

Tout ce qui ne se résout pas collectivement au présent est voué à une aggravation future. C’est pourquoi les salariés, les clients, les Citoyens, au même titre que tout responsable publique, ont collectivement un intérêt, sinon un devoir, à agir.

Des acquis aussi fondamentaux que les congés payés ou la sécurité sociale ne sont pas nés du bon sens général mais ont été obtenus par d’importantes luttes revendicatrices des ouvriers (pour les CP) et par l’action du Conseil national de la Résistance en faveur des populations les plus fragiles (pour la sécurité social).

Mais si les acquis les plus fondamentaux ne sont pourtant pas immuables pour autant (à voir comment la privatisation de la protection sociale pousse de plus en plus), si les autres acquis, régulièrement attaqués, sont menacés, et alors que même l’application des droits ordinaires nécessite souvent de les rappeler ou de se battre pour, les plus naïfs peuvent-ils vraiment encore espérer que le bon sens seul protège travailleur et consommateur ou qu’il permette de nouveaux progrès sociaux?

En 2014, peut-on encore se contenter de regarder, d’attendre et de subir?

Bien sûr que non ! Chacun doit donc s’informer, se former, résister et progresser ensemble.

C’est pourquoi, avec les syndicats de transformation sociale et de lutte que sont SUD et Solidaires nous fédérons autour de cet espace toutes celles et ceux qui se sentent concerné-e-s par les évolutions de la santé du privé lucratif, celle des hôpitaux, des cliniques, des EHPAD, en développant ailleurs le lien interprofessionnel et intersyndical.

Notre analyse est aussi et surtout un petit peu de toutes vos expériences réunies, c’est pourquoi nous sommes riches, d’une approche collaborative (témoignages, documents, échanges d’information etc.) qui nous aide à cerner les problématiques et les causes communes et bien sûr à nous rassembler.

Voir ici pour les problématiques recensées dans des établissements de santé du privé lucratif.

 

Actu sociale, Conditions de travail

Solidaires : un nouveau tandem « combatif et rassembleur »

 

Dans la foulée du sixième congrès de l’Union syndicale Solidaires qui s’est tenu du 2 au 5 juin 2014, voici un article de l’Humanité sur Solidaires, l’union syndicale interprofessionnelle à laquelle adhère SUD Santé Sociaux, et bien d’autres syndicats parce que la transformation de la société – celle où l’on travaille et celle où l’on vit – ne peut se faire dans les seuls isoloirs que sont trop souvent nos entreprises. Il faut au contraire des liens interprofessionnels forts, des actions, réflexions et mobilisations intersyndicales, contre l’extrême droite, contre le capitalisme, contre la précarité mais pour l’environnement et pour les salariés du privé comme du public.

Source : L’Humanité.

Un changement de tête mais pas de cap pour la plus jeune organisation syndicale de France, qui « souhaite élargir son champ d’action pour combattre l’extrême droite et les politiques d’austérité du gouvernement ». Entretien avec Eric Beynel.

Annick Coupé, ancienne porte-parole de Solidaires, a transmis le flambeau au nouveau « tandem », composé de Cécile Gondard-Lalanne, 45 ans, et Eric Beynel, 48 ans, lors du 6e congrès de l’union syndicale Solidaires. – See more at: http://www.humanite.fr/solidaires-eric-beynel-et-cecile-gondard-lalanne-un-nouveau-tandem-combatif-et-rassembleur-543864#sthash.dukGO12Y.dpuf

Annick Coupé, ancienne porte-parole de Solidaires, a transmis le flambeau au nouveau « tandem », composé de Cécile Gondard-Lalanne, 45 ans, et Eric Beynel, 48 ans, lors du 6e congrès de l’union syndicale Solidaires.

Quelle est la force de votre tandem ?
Eric Beynel : Notre tandem est tout d’abord le reflet des valeurs que prône Solidaires, c’est à dire l’égalité homme-femme. Ensuite, nous avons la vocation d’être un duo combatif, prêt à représenter nos militants mais aussi être porteur, avec l’ensemble du secrétariat de notre union syndicale, de nouvelles résolutions pour combattre les injustices et inégalités que subissent les salariés au quotidien. Quant au passage de relais, il s’est fait de façon naturelle car nous avons longtemps travaillé sur cette transmission de fonctions avec Annick Coupé. L’émotion était bien présente au congrès national car nous avons également assisté au départ en retraite de trois autres membres fondateurs de Solidaires. Mais la relève générationnelle est là parce qu’ en réalité notre organisation syndicale est jeune.  De nouveaux membres ont donc pris place au sein du siège, tel que Julien Gontier, 30 ans, nouveau secrétaire national. Solidaires ne change pas de cap pour autant. Justement, avec Cécile, nous souhaitons réaliser un travail collectif avec l’ensemble des membres de Solidaires, à la fois en interne et en externe, pour que notre organisation soit un outil syndical de lutte utile et nécessaire à un moment où nous sommes en pleine crise politique.

Quelle campagne centrale souhaitez-vous mener avec votre binôme, Cécile Gondard-Lalanne ?
Eric Beynel : Notre premier enjeu vital est de combattre vigoureusement l’extrême droite. Un an après la mort de l’un de nos jeunes militants, Clément Méric, il est important de rappeler la nécessité de mener ce combat. Les manifestations d’aujourd’hui prouvent notre opposition au jeu de l’extrême droite, « décomplexée » du meurtre de notre étudiant. Autre enjeu de taille pour Solidaires : l’écologie. Nous serons présents les 5 et 6 juillet, pour le grand rassemblement contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes. Tout comme nous allons mobiliser les mouvements sociaux au moment de la Conférence Paris Climat 2015 pour mettre en évidence les enjeux climatiques, écologiques et sociaux, délaissés par les Etats. Notre dernier axe concerne le lancement de la campagne « Les capitalistes nous coûtent cher ». Solidaires s’oppose fermement au plan d’austérité mené par le gouvernement Hollande. Cette politique qui aggrave la situation des travailleurs du privé et du public doit être dénoncée. Nous allons donc proposer aux autres organisations syndicales de mener cette campagne avec nous, de la renforcer, et d’essayer de trouver un débouché commun afin de créer un mouvement social assez fort pour renverser cette politique d’austérité.

Comment Solidaires compte « remobiliser les territoires et populations » pour donner plus de force au syndicalisme sur l’échiquier politique et sociétal ?
Eric Beynel : Nous souhaitons élargir notre champ d’action syndical avec toutes les organisations syndicales qui voudront travailler avec nous. Pour atteindre de nouvelles populations, nous devons déployer de façon plus massive nos propositions, dans les luttes sociales et économiques.  Je pense à la grève des cheminots le 10 juin où notre force d’action avec SUD-Rail doit montrer à tous qu’il est possible de s’opposer au plan d’austérité. Nous devons également continuer à nous développer au niveau interprofessionnel, notamment dans le privé parce qu’il y a trop de salariés précaires dans ce secteur. Ces salariés doivent être entendus, défendus et soutenus par notre organisation syndicale. Pour ce faire, nous allons continuer à développer nos unions départementales syndicales et donner plus de moyens aux sections Solidaires locales afin d’être au plus près des salariés. Aujourd’hui, nous comptons 110 000 adhérents, soit 10 000 de plus qu’en 2010, en raison, notamment, de notre développement dans le secteur privé (industrie, commerces, informatique…). Nous sommes encore loin d’être l’une des premières organisations syndicales de France mais le dynamisme du dernier congrès prouve bien qu’un cap a été franchi. Celui du rassemblement, et de la mobilisation syndicale.