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Archives de Tag: ide

Témoignage d’une infirmière d’un EHPAD Korian

Propos recueillis auprès d’une IDE d’un EHPAD Korian dans le cadre de nos interview et sondage AlloKorian. La salariée a voulu ponctuer l’interview par une citation ;

L’argent est avant tout un métal précieux. Dans le langage courant, l’argent, le fric, le pognon, le flouse c’est le papier monnaie que l’on utilise pour payer la valeur des marchandises. L’humain n’est pas une marchandise !!! Avec tout l’argent du monde, on ne fait pas des hommes : on les dégrade. Abbé Pierre , Faim et soif, juin 1955

Nous avons choisi ce témoignage très court parce qu’il illustre assez bien les AG populaires que nous organisons autour d’établissements Korian sur le théme : l’Humain ou les profits ?

Si vous aussi, voulez témoignez de votre quotidien professionnel en lien avec ce thème, on vous invite à prendre la parole devant votre établissement à l’occasion d’un rassemblement que nous organiserions (demandez nous !). Où sans attendre, répondez vous aussi à nos interview.

grd age et cout du soin

 
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Publié par le 5 juillet 2017 dans témoignage

 

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Faire grève pour retrouver le côté humain de son métier.

Retour sur le mouvement de gréve et d’action de cette journée du 8 novembre 2016.

“L’hôpital est au bord de l’explosion (…) on a eu des dizaines de cas de suicides sur une années” alerte Jean Vignes, le secrétaire général de SUD Santé Sociaux (à euronews). “Aujourd’hui, nous allons de plans de retour à l‘équilibre en cure d’austérité, on a plus les moyens de fonctionner, donc on se bat pour la qualité des soins, pour la qualité de vie au travail.

Le ministère de son côté, n’est plus à 30% prés, et annonce une fourchette de 8 à 12% de grévistes, faisant la preuve qu’il est bien plus à l’aise et précis avec les chiffres des restrictions budgétaires qu’avec ceux du social et de l’humain…

C’est comme ça. Mais passons et citons ce témoignage d’une IDE qui a fait grève pour retrouver le côté humain de son métier, ( source NouvelObs ) :

Je ne veux plus être un pion

Le 8 novembre 2016, je serai à Paris avec mes collègues de la France entière car je ne veux plus rentrer chez moi après une journée de travail en me posant toutes ses questions et en pleurant.

Je veux retrouver le côté humain de mon métier. Je ne veux plus être un pion que l’on déplace au gré des besoins.

Je ne veux plus entendre parler de rentabilité et de tarification à l’acte. Je suis infirmière et je soigne des êtres humains, pas des machines. Je ne travaille pas dans une usine. Je m’occupe de personnes en fin de vie et je veux avoir le temps de leur tenir la main. Voudriez-vous que votre mère, votre père ou votre enfant meure seul à l’hôpital sans un professionnel formé à cet accompagnement à côté de vous ?

Depuis plusieurs années, et à mesure que la santé est marchandisée, Patients, Résidents, Personnel (soignants ou non), Aidants, tous trinquent et deviennent toujours un peu plus des variables de profits,

Mais pourquoi les pouvoirs publics laissent-ils faire et pourquoi que les dirigeants s’obstinent dans cette direction ?
La qualité de nos vies et celles de nos patients/résidents vaudraient-elles moins que la qualité des économies et des profits?

 personnelendanger

C’est ainsi que le 8 novembre des gréves et des manifestations ont eu lieu sur l’ensemble du pays.  Une journée d’action pour résister à de nouvelles attaques contre la santé et pour résister à l’austérité galopante qui s’abat toujours un peu plus sur le personnel et sur la qualité du service.

SUD et Solidaires ont maintes fois constaté que :

Depuis que la Santé est cotée en bourse le service public se meurt.

Depuis que la Santé est cotée en bourse les métiers du sanitaire et du medico-social perdent souvent de leur sens et la souffrance des salariés augmentent.

Depuis que la Santé est cotée en bourse, les turn-over et les arrêts n’ont jamais été aussi importants.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, nos aînés mangent moins bien, leurs douches sont plus courtes, plus rares, et en plus ils payent plus chers.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, l’or gris a mis les soignants en sueur et en stress, prenant les soignés en otage.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, les primes d’objectifs causent des déprimes aux cadres qui courent après et aux équipes qui payent le prix.

Pour les pouvoirs publics, et l’ensemble des dirigeants du secteur de la santé, n’est-il pas temps d’arrêter la casse du service public et de favoriser enfin un accès à du Soin digne de ce nom ? 

 

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8 novembre : Journée Nationale de Gréves et Actions pour la Santé

Aujourd’hui, Infirmiers, aides-soignants, agents administratifs et autres personnels hospitaliers sont appelés à se mobiliser « contre la dégradation de leurs conditions de travail et les pressions budgétaires », sources « d’un ras-le-bol grandissant ».

ras le bol - manifestation

« Les conditions de travail des salariés se dégradent considérablement », a expliqué à l’AFP Mireille Stivala, secrétaire générale de la fédération CGT Santé et action sociale. « Cela ne peut plus durer ».

« On est en compression budgétaire permanente depuis une dizaine d’années », renchérit Jean Vignes, son homologue de SUD Santé Sociaux.

« Il y a vraiment une exaspération prégnante à l’hôpital, partagée » par toutes les catégories de professionnels, souligne Denis Basset (FO), rappelant que l’intersyndicale de praticiens Avenir Hospitalier, entre autres, soutient le mouvement.

Les suicides de soignants dans tous les esprits

« On voit des gens en pleurs dans les services parce qu’ils ont peur de mal faire leur travail », témoigne Marie, aide-soignante de 38 ans dans le Loiret. « Cela devient de plus en plus dur de se concentrer sur les patients », déplore-t-elle, soulignant le décalage entre les exigences des directions et la réalité du terrain.

Les suicides de plusieurs soignants cet été, dont au moins cinq infirmiers, ont mis en lumière un malaise profond, selon l’intersyndicale, qui affirme que les drames « se multiplient », certains restant « sous silence ».

Elle réclame pêle-mêle « l’arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes », l’« abandon » du plan d’économies de « 3,5 milliards d’euros » sur trois ans d’ici 2017, ou encore « l’abrogation de la loi santé » qui a instauré les groupements hospitaliers de territoire (GHT), faisant craindre des restructurations. Autant de revendications déjà anciennes.

Étudiants et libéraux rejoignent le mouvement

De leur côté, 18 organisations d’infirmiers salariés, libéraux ou étudiants, ont choisi les mêmes date et parcours parisien pour « s’unir dans un même mouvement de colère », une première « depuis 1988 », selon le collectif. Là encore, « manque de reconnaissance » et conditions de travail « déplorables » font partie des griefs.

« On veut être entendu et on veut des annonces concrètes », résume Nathalie Depoire, la présidente de la Coordination nationale infirmière (CNI), déjà à l’origine d’un mouvement de grève en septembre, qui n’avait été suivie que par 1,45% des infirmiers hospitaliers, selon le ministère. Mme Depoire espère une meilleure mobilisation, rappelant toutefois les hôpitaux peuvent « assigner les personnels pour assurer la continuité des soins », ce qui les empêchera, de fait, de manifester.

De la même façon, les infirmiers libéraux ne « vont pas abandonner leurs patients », fait valoir Annick Touba, la présidente de leur syndicat national (Sniil).

Marisol Touraine sur la défensive

Jusqu’ici, la ministre Marisol Touraine a été relativement épargnée par la grogne du secteur public, malgré la situation « explosive » dénoncée par les syndicats. Une grogne qui s’est surtout traduite par des mouvements de grève catégoriels ou locaux.

Interrogée dimanche soir sur BFMTV concernant la mobilisation, Mme Touraine a rappelé que « depuis 2012, l’hôpital c’est 10 milliards d’euros de plus », et que « les infirmières, par exemple, ont eu des revalorisations qui vont de 250 à 500 euros par an ». Elle a aussi souligné qu’il y avait eu sur la même période « des postes en plus » avec « 31.000 soignants de plus à l’hôpital: 26.000 infirmières, 3.000 médecins, 2.000 aides-soignantes ».

Pour autant, a-t-elle ajouté, « je sais que des efforts considérables sont portés et que les conditions de travail sont parfois difficiles ».

« Je suis très attentive à ce qu’on mette en place des moyens d’accompagner au quotidien les professionnels de santé à l’hôpital », a ajouté la ministre, rappelant qu’elle « annoncera autour de la fin du mois une stratégie d’ensemble » en ce sens.

Source : Article France Info du 7/11/16 citant l’Agence France Presse
http://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/greve-des-infirmiers-les-raisons-de-la-colere_1909341.html

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102 millions d’euros de plus que l’an dernier pour le CA Korian. Combien pour le personnel ?

Au 31 mars 2016, le CA du groupe se monte à 730,4 millions d’euros (M€), en croissance de 16,3% par rapport aux résultats présentés à un an (628 M€). (Source du 09/05/16 – 16h37 – HOSPIMEDIA )
lala lalala, lala lalala

102 millions de + au CA, et moi, et moi, et moi !!?
Patronat et actionnariat, et moi, et moi, et moi !!?
Plus je trime, et moins j’y gagne…
J’y pense puis je subis
Cette vie là ça suffit !!!!

lala lalala, lala lalala

profitsimpson profit

 

Les Négociation Annuelles Obligatoires (NAO) vont démarrées début juin. Elles devraient aborder pour tous les salariés du groupe des améliorations qui nous sont chères (Progrès sociale et salariale : 13éme mois, primes, subrogation, compensation pénibilité, etc.).

Les très bons résultats enregistrées par Korian devraient être une bonne nouvelle certaine pour l’ensemble des salarié-e-s du groupe qui sont à la source même du profit de l’entreprise et qui devraient bénéficier de la croissance (dans leurs salaires, ou par d’autres avantages nouveaux).

Pourtant, le doute était de mise après l’annonce fin mars de la priorité donnée à un programme de rétablissement de la performance financière, puis d’un plan stratégique pour septembre, en réaction à des bénéfices 2015 moins copieux que souhaités. inquiétude encore dans le cadre du versement de la Participation après l’annonce que cette année les objectifs de Korian France n’auraient pas été atteint en totalité.

Avant de vouloir rationaliser encore les coûts, et rechercher toujours plus de performance dans la finance, il nous semble utile de considérer tout ce que le personnel a déjà subi par satisfaire toujours plus de quête de profits dans des conditions que nous jugeons indécentes. Et pour cause :

  • Dans tous les établissements, les absences non remplacées sont devenues habituelles et constituent autant de salaires non versés.

  • Dans tous les établissements, les turn-over sont fréquents et les délais de recrutement et d’embauche constituent là aussi moins de masse salariale a verser.

  • Sans compter le travail non rémunéré que le personnel donne souvent sur son temps de pause pour réussir à répondre à l’ensemble des besoins des résidents / patients.

    Il y a dans tout ça comme des faux airs de service minimum et l’impression qu’il faudrait accepter encore et encore toujours plus de restrictions.

    Pourtant, si les remplacements ou les pourvois de postes étaient systématiques, il est certains que ce serait plus supportable pour le personnel en poste et pour les résidents / patients. Mais cela représenteraient des coûts en plus, au lieu de quoi ce sont les salariés, les usagers, et non les bénéfices, qui en supportent régulièrement les conséquences.

Dans ce contexte, les NAO 2016 doivent légitiment accorder toute l’importance nécessaire à la prise en compte de ces aspects et accorder en conséquence des avancées concrètes pour tous les salarié-e-s.
Aucune profession ni aucun service ne doivent être oublié :

Équipes de nuit, équipes de jour, IDE, AS, ASH, Ergothérapeutes, Psychologues, Psychomotriciens, Paramédicaux, Cuisiniers, Serveurs, Animation, Hôtesse d’accueil, Hébergement, Service Technique, Administratif, IDEC, Kiné MEDEC, AMP, ASG.

Toutes et tous sont dans la même galère ! Pour toutes et tous des meilleurs salaires, un meilleur air et de meilleurs carrière !

Dans le cadre de ces NAO auxquelles participeront les syndicats CGT, CFDT, FO, et UNSA, SUD Solidaires apportera un soutien inconditionnel aux revendications les plus justes et les plus motivées.

 
 

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La Femme en EHPAD

Dépendance / pénibilité, coûts / salaires, lucratif / humanité : Des résidentes aux soignantes, quelle est la réponse sociétale proposée à la Femme en EHPAD ?

Pour les résidentes, le privilège de vivre plus longtemps que les hommes s’accompagnent souvent de dépenses plus importantes car plus longues pour financer une fin de vie en établissement. Avant d’entrer en établissement la femme a déjà bien souvent supporté plusieurs années, en tout ou en partie, la dépendance et la fin de vie d’un mari, ce qui souvent précipite pour elle sa propre diminution et l’entrée en institution.

Pour le personnel, ont y trouve des salaires inférieurs à d’autres secteurs, une précarisation et une pénibilité plus importante, et une plus grande exposition aux risques professionnelles.

Ultra majoritaire du côté du personnel comme du côté des résidents, EHPAD et Femmes méritent de faire meilleur ménage.

 

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés des différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

 

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Fiche métier infirmier-e IDE et référent-e IDER en EHPAD

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A lire aussi : la fiche métier de l’IDEC, la fiche métier de l’AS en EHPAD.

Suivant la classification des emplois de la convention collective du 18 avril 2002, au 1er avril 2014, le métier d’IDE se rattache à la filière Soin, Position 2, niveau 2 – Technicien-ne-s spécialisé-e-s – coefficient 284, soit un salaire minimum conventionnel (SMC) brut mensuel de 1982,32€ +1%(par année d’ancienneté). Le métier d’IDER se rattache à la filière Soin, Position 2, niveau 4 – Agent de Maîtrise – coefficient 324, soit un salaire minimum conventionnel (SMC) brut mensuel de 2261,52€ +1%(par année d’ancienneté).
Ces salaires peuvent augmenter selon des accords d’entreprise ou d’établissement et à chaque augmentation de la valeur du point (6.98 au 1er avril 2014)

En établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), l’infirmière s’occupe du maintien, de l’amélioration de l’état de santé et de l’autonomie des patients en leur prodiguant des soins. Elle doit adapter la prise en charge en fonction des particularités de chacun d’entre eux.

La spécificité des services de gériatrie est qu’ils sont des lieux de vie pour des personnes âgées dépendantes, ce qui implique un rôle relationnel majeur envers les résidants et leurs familles ou proches, dans le cadre du projet de vie institutionnel. L’infirmière doit élaborer et mettre en oeuvre les projets de vie individuels des résidants : l’objectif premier est une bonne prise en considération du résident pour préserver la continuité de la vie et l’autonomie de la personne

Le développement des pathologies de type Alzheimer renforce les besoins de compétences spécifiques par rapport aux objectifs d’accompagnement des projets de vie, de maintien / stimulation des capacités cognitives, de socialisation.

Les détails ci-dessous correspondent aux attentes les plus couronnement formulées par les employeurs. Dans la pratique, IDE et IDER devront souvent aussi faire face comme ils peuvent à des dysfonctionnements et répondre à des responsabilités, ou de l’autorité, déléguées par leurs supérieurs (et souvent délégués pour s’en couvrir).
La plus grosse difficulté du métier consistant à des positions en porte à faux et au risque d’être bouc-émissaire en cas de problème. Évitant les pressions d’en haut et restant juste et compréhensif envers les équipes.   

Le métier d’infirmier-e en EHPAD consiste d’abord à :
- Prendre en charge un grand nombre de résidants
- Détecter l’urgence et d’y faire face en prenant les initiatives qui s’imposent.
- Assurer l’encadrement d’une importante équipe d’aides-soignant(e)s
- Encadrer les stagiaires (IDE, AS, BEP)

Activités principales :
- Recueil des données cliniques, des besoins et des attentes de la personne et de son entourage
- Établissement du projet de soins et de la planification des activités infirmières pour le patient
- Réalisation, contrôle des soins infirmiers et accompagnement de la personne et de son entourage
- Surveillance de l’évolution de l’état de santé des patients
- Assistance technique lors de soins réalisés par le médecin
- Information et éducation de la personne et de son entourage
- Rédaction et mise à jour du dossier du patient
- Accueil et encadrement pédagogique des stagiaires et des personnels placés sous sa responsabilité
- Coordination et organisation des activités et des soins concernant un patient ou un groupe de patients pendant l’hospitalisation et lors de sa sortie
- Réalisation d’études et de travaux de recherche et veille professionnelle
- Gestion et contrôle des produits, des matériels et des dispositifs médicaux
- Mise en oeuvre des procédures d’élimination des déchets

Savoir-faire requis :
- Etre capable d’anticipation (prévoir les activités des autres personnels soignants, prévoir les périodes sans médecin)
- Évaluer l’état de santé et le degré d’autonomie de la personne
- Effectuer et formaliser le diagnostic infirmier et décider de la réalisation des soins relevant de son initiative
- Réaliser les soins infirmiers et les activités thérapeutiques adaptés aux situations en respectant les protocoles d’hygiène et les règles de bonnes pratiques
- Identifier les situations d’urgence ou de crise et y faire face par des actions adaptées
- Créer une relation de confiance avec le patient et son entourage
- Planifier et organiser son temps et celui de ses collaborateurs dans le cadre du travail d’équipe
- Évaluer la qualité des pratiques et les résultats des soins infirmiers
- Élaborer et utiliser des protocoles de soins concernant le rôle infirmier
- Travailler en équipe interprofessionnelle
- Analyser, synthétiser des informations permettant la prise en charge de la personne soignée et la continuité des soins
- Conduire des entretiens de soutien d’aide
- Éduquer, conseiller le patient et l’entourage en vue d’une démarche d’autonomisation

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Fiche de poste de l’Infirmier-e Référent en EHPAD :
- Rôle de coordination des missions et tâches des professionnels de l’établissement,
- Gestion du planning du personnel (élaboration, suivis, remplacements, évaluations),
- Rôle d’évaluation de la qualité des prestations de l’équipe (obligation de prise de recul par rapport à sa fonction : faire ressortir les points positifs et négatifs),
- Formation et information relatives aux procédures de sécurité (fugue, chute, contention, etc.)
- Animation des professionnels de l’établissement,
- Information / Formations des professionnels de l’établissement.
- Evaluation de la dépendance, en lien direct avec le médecin coordonnateur de l’établissement et les Aides-soignantes,
- Interventions d’actes infirmiers dans un but préventif ou curatif,
- Contrôle du suivi et de la mise en application des règles d’hygiène, de prévention et de diététique,
- Responsabilités liées aux suivis et à la gestion des produits paramédicaux, médicaux, matériels,
- Rôle d’analyse de situations au quotidien (identification des problèmes et évaluation des besoins : Diagnostic IDE et démarche de soins),
- Maintien et suivi de la qualité des soins, au travers de recherches statistiques internes,
- Rôle d’animation d’équipe (réponses aux besoins et/ou problèmes de la personne par rapport aux familles, personnes âgées et environnement – encadrement des stagiaires), et organisation de réunions à thème : grippe, canicule, hygiène des mains, troubles du comportement, etc.
- Rôle éducatif auprès de l’équipe (comportements et attitudes à avoir face à des situations…), de la personne âgée, familles et intervenants extérieurs),
- Rôle créatif par rapport aux outils de travail (Projet et Dossier de soins, Dossier médical, grilles d’évaluations, protocoles…),

Compétences attendues :
- Vérifier la réception et mise en application des informations transmises,
- Concevoir, formaliser et adapter des procédures/protocoles/modes opératoires/consignes
- Etablir une organisation du travail et en assurer le suivi,
- Créer et renseigner une grille d’évaluation,
- Concevoir, piloter et évaluer un projet
- Faire les transmissions équipe et direction,
- Etablir les plannings du personnel
- Travailler en réseau

L’infirmier(e)-référent(e) en EHPAD, dit aussi IDER, doit organiser et contrôler les prestations de soins, encadrer, former, évaluer les soignants, organiser leur travail, gérer les conflits, accueillir les résidents, communiquer avec les familles, contribuer à l’élaboration des projets d’accompagnement des résidents,… le tout dans le respect du projet d’établissement et en collaboration avec le directeur, le médecin-coordonnateur et l’équipe pluridisciplinaire.

Exemples de formations universitaires :
- Un diplôme universitaire (DU) pour les infirmiers référents exerçant en Ehpad.
- DU « soins encadrement et pilotage de l’organisation des soins-option gérontologie » de l’école supérieure Montsouris à Paris.

L’infirmière en EHPAD doit faire respecter la Charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante

 
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Publié par le 16 février 2015 dans BTHE, Métiers

 

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Les EHPAD souffrent d’un manque d’attractivité auprès des jeunes infirmières

Pourquoi?

Ce n’est pas nouveau mais ça se précise : le médico-social – et en particulier le secteur des Ehpad – connait un manque d’attractivité auprès des professionnels de santé.
La Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi), en a fait le constat le 22 mai dernier lors des Salons de la santé et de l’autonomie.

Dans une enquête emploi de mars 2014, la Fnesi a constaté que malgré des difficultés à trouver un premier poste, les infirmiers ne s’orientaient que peu vers le secteur médico-social, malgré ses emplois vacants.

D’après des données recueillies par la Fnesi auprès de 3 200 étudiants, il s’avère que les jeunes infirmiers souhaitent éviter la psychiatrie et les Ehpad.

« L’orientation en Ehpad se ferait plus par défaut », indique Alex Ollivier, vice-président de la Fnesi, en charge des affaires sociales.

Pour approfondir la problématique spécifique aux Ehpad et mieux étudier les causes de ce manque d’attractivité, la fédération a démarré une nouvelle enquête par le biais d’instituts de formation en soins infirmiers (IFSI).

La prise en charge et la relation avec les personnes âgées sont des aspects très appréciés lors des stages des élèves infirmiers, mais les étudiants constatent aussi avec regret le peu de temps qu’ils peuvent consacrer à cette partie du travail.

Le manque de moyens matériel est souligné. Les jeunes infirmiers souhaiteraient aussi pouvoir évoluer dans leur carrière, ce qu’ils envisagent guère possible en Ehpad. Enfin, les étudiants notent aussi « le ras-le-bol des équipes encadrantes, submergées par leur travail ».

 

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