Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Des salarié-e-s Korian mobilisé-e-s et en action contre la Loi Travail et son monde

Face à une Loi Travail qui permettrait de nous retirer le peu de droit que l’on a encore, qui instaurait le chantage patronal comme principe d’entreprises, et devant le constat consternant des propositions de la direction du groupe Korian au NAO 2016 (Nego Annuelles Obligatoire) :

Des salarié-e-s d’établissements Korian se sont mobilisé-e-s ses dernières semaines et se mobilisent encore.

Moins de Stress, Moins de Sueur, Plus de Sens, Plus de Sous, voilà ce que veulent les salarié-e-s mobilisé-e-s au lieu d’une nouvelle Loi irresponsable.

De Korian Bleu Azur à Korian Samarobriva, en passant par Korian Le Baron, Korian Champ de Mars, Korian Villa Pegase et bien d’autres :

Nous disons NON à la Loi El Khomri et à son monde, nous disons NON aux pressions, aux intimidations et à la dégradation chronique de nos conditions. On Vaut Mieux que ça et la seule réforme qui vaille c’est celle qui reformera enfin le patronat !

Rejoignez nous pour dire NON, et vous aussi exprimez-vous, avant qu’il ne soit trop tard pour regretter de ne pas avoir agit à temps.

Un petit diaporama et quelques photos de cette mobilisation et de la campagne SUD Santé Sociaux

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Appels à Gréve et manifestation le 14 juin 2016 : dans tous les établissements de santé

SUD Santé Sociaux avec notre Union Syndicale Solidaires et 6 autres organisations syndicale (CGT, FO, FSU, UNEF, UNL et FIDEL) : Appelle à la Gréve et Manifestation le 14 juin 2016. Un tract intersyndical CGT SUD est disponible ici, et un Tract CGT FO SUD est disponible par là.
En plus des secteurs du Transport, de l’Energie, des Déchets, etc. Le grand secteur de la Santé, le Sanitaire, le Social et le Medico-Social sont aussi mobilisés contre la Loi El Khomri (et son monde) bien sûr mais aussi contre la casse généralisée des acquis sociaux, contre la dégradation chronique des conditions de travail et de prise en charge, contre les malaises en cascades qui se banalisent au sein de nos professions et contre les maltraitances institutionnelles qui en découlent, tant à l’encontre des patients, résidents, ou personnes accompagnées, qu’à l’encontre des personnels.

Depuis 3 mois déjà, SUD Santé Sociaux est mobilisé contre la Loi Travail (et son monde). Le détail complet de la mobilisation est accessible ici : http://www.sudsantesociaux.org/mobilisation-contre-le-projet-de.html

tout le monde deteste la Loi Travail

Ci-dessous, extraits de l’article Publié le 08/06/16 – 16h34 – par HOSPIMEDIA sur un autre appel à gréve et mobilisation et les revendications pour les cliniques privées

Les syndicats CGT et FO appellent à faire grève dans les cliniques, devant le « refus catégorique » de la FHP d’augmenter la valeur du point relatif à la rémunération des salariés. Le président de la fédération confirme à Hospimedia le gel du point mais rappelle les contraintes tarifaires et économiques qui pèsent sur le secteur privé lucratif.

Les représentants de l’Union fédérale de la santé du privé CGT et de l’Union nationale de santé du privé FO appellent tous les personnels des établissements de santé privés « à organiser des délégations auprès des employeurs pour porter les revendications [et] à faire grève« , dans un communiqué le 1er juin. Elles appellent « à participer massivement à la manifestation nationale du 14 juin à Paris, afin d’obtenir le retrait de la loi El Khomri (lire ci-contre), une augmentation significative de la valeur du point CCU [1] ainsi que l’ouverture immédiate de véritables négociations sur les classifications« . Les organisations syndicales expliquent en effet que le 11 mai dernier s’est tenu une « ultime séance de négociation sur les salaires » mais que « la FHP refuse catégoriquement toute augmentation de la valeur du point« . Sollicité par Hospimedia, le président de la fédération, Lamine Gharbi, confirme ce 8 juin le gel de la valeur du point, déplore l’appel à la grève dans les établissements et motive économiquement cette impossibilité de revaloriser les salaires par le « joug financier, règlementaire et administratif qui pénalise les établissements ».

Des économies réalisées grâce aux restructurations

La CGT et FO se déclarent déterminées à mettre « tout en œuvre afin d’obtenir une revalorisation de salaire digne des efforts fournis par les personnels pour s’adapter aux évolutions structurelles de la branche« . Et ceci alors que la valeur du point, « élément essentiel de la rémunération des salarié(e)s […] n’a pas été réévaluée depuis 2012« . Elles affirment que la valeur du point FHP « est passée de 6,41 à 6,97 ce qui représente une augmentation de 8,7% » sur 2003-2016, alors que le Smic (9,67 €/h) aujourd’hui est supérieur de 34,5% à sa valeur de 2003 (7,19 €/h). « L’ensemble des organisations syndicales représentatives de la branche (CFTC, CFDT, CFE-CGC, FO et CGT) a manifesté son indignation et réfuté les motifs économiques évoqués par le patronat« , soulignent la CGT et FO. En effet, s’il y a bien une diminution des remboursements, elle est « largement compensée » par les mesures d’allègement de charges gouvernementales et les réorganisations structurelles, estiment les organisations. Et d’affirmer en outre que les cliniques « bénéficient effectivement du crédit impôt compétitivité emploi (CICE), des allègements de cotisations sur les salaires, du pacte de responsabilité et surtout, avec le virage de l’ambulatoire, ont réorganisé, souvent brutalement, le temps de travail, faisant des gains de productivité considérables« . De plus, entre 2004 et 2015, « un regroupement très important d’établissements a eu lieu, aboutissant à la fermeture de 35% d’entre eux, pour passer de 900 à 550« , avancent les syndicats. Une toute autre analyse de la situation, sans surprise, est donnée par les représentants des employeurs. Pour la FHP, les contraintes imposées par le Gouvernement sont telles qu’au-delà du gel salarial, ce sont même des destructions d’emploi qui semblent se profiler à l’avenir…

La FHP prête à rediscuter, si la ministre s’engage à une dotation

Le président de la FHP tient à rappeler que le secteur privé lucratif, qui emploie 150 000 salariés, s’est engagé, aux côtés des partenaires sociaux, « auprès des plus hautes sphères de l’État » à créer, en contrepartie du pacte de responsabilité, 5 000 emplois dès cette année. Or, martèle Lamine Gharbi, le Gouvernement « poursuit sa politique de destruction lente » du secteur privé à statut commercial. Il cite la reprise, pour la deuxième année consécutive, aux cliniques et hôpitaux privés des allègements de charges du pacte de responsabilité, soit 42 millions d’euros (soit -0,42% de tarifs), dans le cadre d’un abaissement plus global des tarifs et de la reprise du CICE, etc. Sur 2005-2015, les tarifs des cliniques ont baissé de 1% et les charges ont augmenté de 56%, sans compter une inflation de 16%, ajoute-t-il. De plus, la difficulté tarifaire s’est accentuée ces deux dernières années. Conséquence, en 2013, « nous avions créé 4 000 emplois sur la branche, en 2014 près de 500 seulement et, en 2015, plusieurs milliers de destructions d’emploi se profilent, même si les chiffres ne sont pas encore stabilisés…« , déplore Lamine Gharbi. Il explique pourtant que la FHP serait prête à poursuivre des discussions sur plusieurs de ses propositions : par exemple, celle visant à revaloriser les salaires ayant des coefficients au dessous du Smic, « à hauteur du Smic plus 1%« , ainsi qu’à revaloriser le métier de brancardier « à 6 points au-dessus du salaire réel« . Lamine Gharbi explique plus globalement que si la ministre des Affaires sociales et de la Santé s’engage à accorder une dotation aux établissements de par la sous-exécution de l’Ondam (2), il affirme qu’il reprendra les discussions sur les salaires. « J’avais clairement expliqué aux organisations syndicales que si nous avions encore une baisse de tarifs, […] il n’y aurait pas d’évolution du point. Ce n’est juste techniquement pas possible !« , poursuit-il. Enfin, Lamine Gharbi déplore cet appel à la grève pour deux raisons. « En premier lieu, parce que l’écoute, l’empathie et le dialogue prodigués par la commission sociale de la FHP sont réels. Ensuite parce qu’il ne faut pas rajouter de la difficulté à la difficulté. De nombreuses cliniques sont à ce jour en danger et chaque mois, chaque semaine, certaines d’entre elles ferment leurs portes« , souligne-t-il.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve et mobilisation intersyndicale SUD CGT aux EHPAD de Semblançay et La Membrolle et , jusqu’au 1er juin

Une gréve - train peut en cacher une autre

En plein contexte de révolte sociale pour un retrait total de Loi Travail, contre la casse du Code du Travail, avec des mouvements de mobilisation, gréves et blocages, sans précédent au niveau national, les 50 salariés et représentant-e-s SUD et CGT, représentants des familles, et résidents ont manifesté la semaine dernière dans la ville de Semblançay vers la mairie avec les résidents, familles et de nombreux soutiens.

Scandant haut et fort leur colère, face à la dégradation de leurs conditions de travail : manque d’effectifs, contrats précaires, turn-over répété, et les attentes de titularisation depuis plusieurs années…

Près de 95 % du personnel à Semblançay est en grève la semaine dernières et les grévistes ont voté la poursuite du mouvement jusqu’au 1er juin. La grève débutée lundi à Semblançay (soutenu par SUD) et mercredi le personnel de La Membrolle les a rejoint soutenu par la CGT. Les deux EHPAD ont la même direction.

Pascal Michaud, représentant syndical SUD Santé Sociaux, explique : « Quand on dégrade les conditions de travail des salariés, on dégrade les conditions de vie et d’accueil des résidents… La gestion des ressources humaines est complètement déconnectée, il n’y a pas de dialogue et surtout un manque de respect des salariés. ».

La maison de retraite est un lieu de vie pour les résidents qui voient également l’impact de ces restrictions budgétaires directement sur leur quotidien comme en témoigne Éliane Pacheffe, résidente depuis quatre ans. « A cause du manque de personnel, je les vois courir pour nous ramener dans les chambres, ce n’est pas normal, ça me fait du mal de les voir travailler comme cela. »

Après insistance, M. Trystram, Maire et président du Conseil d’Administration a reçu les représentants du personnel.

A suivre,  l’examen de la situation sur les EHPAD, et l’examen aussi de cas particuliers avant un prochain RDV.

Nous relayons et mettons en lumière la situation de ces deux EHPAD car les conditions que déplorent et dénoncent ces grévistes et leurs soutiens sont malheureusement de plus en plus fréquents ailleurs ; Et les victimes (tant personnel que résidents) sont de plus en plus nombreuses. La généralisation des logiques d’hyper marchandisation ou économie de la vieillesse et de la fin de vie, la particularité de fusions ou de regroupements inter-établissement (voire aussi la récente Loi Santé – GHT) bouleversent encore davantage les conditions de travail et de prise en charge avec des moyens encore plus comprimés.

semblancay - manif à  l'ehpad - 26/05 - 1

Au programme de la 2éme semaine de grève :

Mardi 31 mai : Nouvelle réunion de négociation avec Mme Aubin, 14h

Mercredi 1er juin : Heure d’Information Syndicale pour les 2 sites

Lundi 6 juin : Rdv avec le maire de Semblançay

Mercredi 15 juin : Rdv à l’Inspection du Travail, 15h30

Un RDV avec le Conseil Départemental et le maire de Membrolle est en attente.

Le 1er juin, les nombreuses personnes qui soutiennent les grévistes se sont données RDV devant l’EHPAD de La Membrolle.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/05/27/Semblancay-greve-a-l-Ehpad-jusqu-au-1-er-juin-2728895

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

A trop rentrer dans leur moule, on devient tarte ! Mobilisation contre la Loi El Khomri

« La Loi El Khomri et son monde

n’ont pas leur place dans notre monde »

Déterminé-e-s à ne pas subir ? Alors tous et toutes Agissons !
(cliquez ici pour le tract à partager aux collègues)

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Appel à mobilisations, actions, AG, gréves, et réflexions, dans la rue et dans tous les sites Korian de France

NON à toute dégradation des conditions de travail et de service au profit d’exigences commerciales.

Mieux que des carottes, on veut une reconnaissance salariale !

Zéro précarité : Des CDI au lieu de CDD en cascade, mise en place de la subrogation avant l’été (pour une avance par l’employeur à la sécurité sociale des prises en charge lors d’arrêts maladie),


Des effectifs réels en quantité optimale : 100% des postes pourvus, remplacements systématiques quelque soit le Taux d’Occupation (TO), ne plus faire porter au personnel présent la charge de travail des personnels absents.

NON à la corvéabilité induite ! Chaque fois que des absences ne sont pas remplacées, chaque fois que des imprévus au planning obligent des salarié-e-s à grignoter sur leurs temps de pause faute d’un plus grand nombre de personnel au regard des exigences de service.

Plannings, Congés : Pas d’entraves à l’organisation de nos Vies Privées.

Profits : Moins aux actionnaires, moins aux dirigeants, mais PLUS aux Personnels de terrain !

 

A trop rentrer dans le moule,

on devient toutes et tous des tartes !

Osons dire Non, Osons Mieux Que ça !

Fédération Sud Santé Sociaux Solidaires, 70 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Contacts :
SudSolidairesKorian@gmail.comhttps://greveurschampdemars.wordpress.com
https://www.facebook.com/SUD-Sante-Sociaux-Korian-1067353586650042/
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Actu sociale, Conditions de travail, droit du travail

Mobilisation interprofessionnelle : Pousser jusqu’au retrait total de la Loi « Travail » !

Contre toutes ces mesures pro-patronale qui veulent précariser et opprimer encore plus la population qui travaille. Mobilisation le 12 mai et tant qu’il faudra jusqu’au retrait !

Avant même cette loi, on notera au passage que nombreux salarié-e-s de Korian, subissent déjà certaines habitudes quant au temps de travail (les durées quotidienne ou hebdo), les modifications dans des délais très courts de leurs plannings ou de leurs prises de congés, …
Mais, si au lieu d’améliorer les conditions telles qu’elles existent dans nos établissements et dans l’ensemble de la société, on laisse au contraire passer cette Loi, alors après ça ce sera quoi l’étape suivante de casse sociale que l’état légalisera ?  

Diffusez largement le tract ci joint

http://www.sudsantesociaux.org/12-mai-2016-mobilisation-interpro.html

La mobilisation depuis plus d’un mois a permis d’obtenir des reculs partiels sur le projet de loi initial. C’est déjà une première victoire qu’il ne faut pas mini-miser. Mais le gouvernement s’arc-boute sous la poussée du MEDEF et avec la complicité des syndicats réformistes.

Il est nécessaire que la mobilisation s’amplifie pour obtenir le retrait de cette loi. Nous en subirons toutes et tous les conséquences quel que soit notre secteur, privé dans un premier temps et public dans un second, selon la stratégie rodée des gouvernements pour diviser les salariè-es. Si le gouvernement restait sourd au désaveu de plus de 70% de la population il faudra sérieusement envisager la grève totale interprofessionnelle. Bloquer tout ! jusqu’au retrait total !

Articles retirés du texte

- Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine
- La durée du congé en cas de décès d’un proche (enfant, conjoint-e, …) n’est plus garantie par la loi
- La durée maximale de travail de nuit augmentée
- Un recours facilité au temps partiel
- Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié
- Augmentation du nombre de semaines consécutives où l’on peut travailler 44h (ou 46h)

Articles modifiés du texte

- Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu
- Modulation du temps de travail sur… 3 ans !
- En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire
- Les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées

Articles maintenus dans le texte

- Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques
- Une mesure peut être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats
- La durée de congé en cas de maladie ou de handicap d’un-e proche n’est plus garantie par la loi
- Changement de mission des médecins du travail
- La durée du congé pour catastrophe naturelle n’est plus garantie par la loi
- La durée et les modalités du congé sabbatique ne sont plus garantis par la loi
- Le contrat de professionnalisation ne sera plus forcément qualifiant
- Les Négociations annuelles sur les salaires pourront être organisées tous les 3 ans
- Financement des Centres de Formation des Apprentis privés hors contrat par la taxe d’apprentissage
- La loi facilite les licenciements en cas de transfert d’entreprise
- Temps partiel : des heures complémentaires moins payées
- Des horaires pouvant être modifiés 3 jours à l’avance pour les temps partiels
- Congés payés : des changements de dates au dernier moment rendus possibles
- Les accords d’entreprise auront maintenant une durée de 5 ans maximum
- Trop perçu : Pôle emploi peut prélever directement sur les allocations chômage
- Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos
- Licenciement économique déclaré nul : baisse des indemnités pour les salarié-e-s
- Moins d’indemnités pour les malades et les accidenté-e-s licencié-e-s
- La visite médicale d’embauche transformée en une… visite d’information
- Par simple accord on peut passer de 44h à 46h de travail maximum
- Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail
- Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées
- Après un accord, un salarié qui refuse un change-ment dans son contrat de travail peut être licencié
- Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour

Si le secteur social, le medico-social et le sanitaire privé sont déjà mobilisé dans notre champ, nous sommes loin d’avoir fait le plein. Il faut amplifier la mobilisation, les agent-es de la Fonction Publique Hospitalière doivent s’impliquer réellement. L’inversion des normes imposée par la loi El Khomri finira par s’imposer aussi sur la FPF !
Ce serait une illusion de se croire à l’abri.

La stratégie des gouvernements depuis plusieurs décennies est de jouer sur la division. On l’a vue à l’œuvre pour les retraites.

Nous ne devons pas être dupes. Une fois la loi El Khomri, le tour du Service Public viendra et à ce moment-là ses agent-es seront isolé-es.

C’est maintenant qu’il faut toutes et tous s’y mettre !

Gagner contre la loi El Khomri nous ouvrira les portes sur d’autres dossiers brûlants qui détruisent nos droits sociaux et affaiblissent notre rôle social.

Assèchement des crédits sur le secteur social ac-compagné de fermeture de structures (CHRS, hé-bergement des mineurs isolé…), mise en œuvre de la loi « de modernisation de la sante » avec son cortège de Groupements Hospitaliers de Territoire et la création de déserts médicaux.

Révision à venir du décret de 2002 sur le temps de travail dans la FPH et la fin des 35h. Mise en route du PPCR (Parcours Professionnel Carrières et Ré-munération), Loi NOTRe sur la réforme territo-riale… la liste est longue.

Gagnons contre la loi travail, Gagnons pour construire une autre société ! Toutes et tous dans la rue et en grève le 12 mai pour une étape décisive !

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Gréve Nationale du 28 avril : Appel aux salarié-e-s Korian

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« La Loi El Khomri et son monde
n’ont pas leur place dans notre monde »

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Appel à mobilisation, AG, réflexion
dans tous les établissements Korian de France
dés le 28 avril 2016

NON à toute dégradation des conditions de travail et de service au profit d’exigences commerciales.

L’augmentation de la qualité de service exige l’amélioration des conditions de travail (et non des surcharges de travail) et ça exige une meilleure reconnaissance du travail y compris salariale.

Zéro précarité :
Des
CDI à la place de CDD en cascade, mise en place de la subrogation avant l’été (pour une avance par l’employeur à la sécurité sociale des prises en charge lors d’arrêts maladie),


Des effectifs réels en quantité optimale : 100% des postes pourvus, remplacement systématiques quelque soit le Taux d’Occupation (TO), ne plus faire porter au personnel présent la charge de travail des personnels absents.

NON à la corvéabilité induite ! Chaque fois que des absences ne sont pas remplacées, chaque fois que des imprévus au planning obligent des salarié-e-s à grignoter sur leurs temps de pause faute d’un plus grand nombre de personnel au regard des exigences de service.

Oui à une meilleure répartition des profits générés vers le personnel : moins aux actionnaires et aux dirigeants, et plus aux personnel de terrain.

Déterminé-e-s à ne pas subir ? Alors tous ensemble, agissons !

Fédération Sud Santé Sociaux Solidaires, 70 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Contacts : SudSolidairesKorian@gmail.comhttps://greveurschampdemars.wordpress.com

Lien du tract à télécharger :
https://greveurschampdemars.files.wordpress.com/2016/04/tract-korian-sud-28-et-mai.pdf

Lien vers la CGT Korian qui appelle à l’action du 28 avril au 3 mai

 

BTHE, Conditions de travail

11éme jour de gréve et camping à Korian la Venise Verte – Pot commun de solidarité

Face à une direction qui campe sur ses positions, les grévistes de Korian La Venise Verte on reconduit le mouvement de gréve pour une 11éme journée consécutive en campant eux aussi mais devant l’établissement.

Les grévistes et leurs soutiens déplorent des conditions de travail dégradés depuis la reprise de l’établissement par Korian mais, au regard de la dépendance, de la pénibilité, et de la qualité de prise en charge attendue, le nombre de postes prévu par la direction n’est pas acceptable pour les grévistes.

Les grévistes quant à eux, ont été reçus jeudi par la préfecture et par la direction du travail afin de dresser un état des lieux des griefs relevés dans l’établissement, évoquant des « comportements managériaux d’un autre temps ».

Face à l’enlisement du conflit, les manifestants ont décidé d’interpeller directement la direction générale du groupe Korian sur les difficultés de la maison de retraite de Niort et aujourd’hui, ces derniers envisagent de sensibiliser également le public en distribuant des tracts.

Pour soutenir les salariés en gréve,

Par solidarité avec les grévistes de Korian La Venise Verte à Niort, qui sont en gréve depuis plus de 10 jours, nous venons de créer un pot commun : cliquez dessus et à votre bon coeur pour soulager ces salariés.

Pour les soutenir vous aussi de votre don, placer ce que vous voulez dans ce pot commun qui leur sera intégralement reversé.

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BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Korian La Venise Verte : 1 semaine de gréve

en greve

« La situation n’était pas celle-là avant le rachat par le groupe Korian. »

Lundi 22 février au soir, après le rejet du protocole de sortie de conflit la grève, entamée il y a une semaine, a été reconduite pour le 23 février où une rencontre est prévue dans la matinée avec des représentants de l’Agence régionale de la santé (ARS).

 Le personnel de Korian La Venise Verte (ex Le Doyenné) à Niort est en grève depuis mardi 16 février 2016 soutenu par plusieurs syndicats. Cet établissement accueille 74 résidents dépendants, il a été racheté par le groupe Korian. Le personnel en gréve se plaint de ne plus avoir le temps de prodiguer des soins dignes aux résidents.

Pour Sud Santé Sociaux Solidaires, il est urgent que pouvoirs publics et décideurs prennent enfin la mesure des situations déplorables causées par des logiques de rendement ou de chiffres en matière de santé, de dépendance ou la de fin de vie… Pour nous il n’y a pas à tergiverser, l’Humain passe et doit passer avant les chiffres.

Les grévistes nombreux de la maison de retraite privée dénoncent la dégradation des conditions de travail, des manques de moyens et de personnel et s’opposent à la réorganisation de leur temps de travail . Les grévistes ont reçu le soutien des familles et des résidents.

AS et IDE en grève dénoncent la réorganisation de leur temps de travail qui se fait selon eux « au détriment des patients » et qui dégrade leurs conditions de travail. Ils réclament la création de 10 postes, 9 d’aides soignantes et un poste d’infirmière.

Les familles et résidents qui soutiennent le personnel soulignent les difficultés auxquelles aides-soignantes et infirmières sont confrontées dans leur travail quotidien et les répercussions sur leur santé alors que les grévistes évoquent même en conséquence une « maltraitance institutionnelle » vis à vis des résidents.

Les aides-soignantes pointent principalement les conditions de travail et le manque de moyens, tout en refusant le projet de refonte de la grille de travail préconisant une amplitude de 12 h, rémunérées sur la base de 10 h.

La direction a présenté un protocole de fin de conflit, texte reprenant les principales revendications et qui a été repoussé par les représentants des personnels : « Inacceptable, confie une représentante syndicale. La direction ne met pas le résident au centre de la négociation ». Les grévistes ont également reçu le soutien de familles de résidents et de résidents eux-mêmes : « Nous avons journellement l’occasion de voir le personnel sous pression, confie une octogénaire. Les aides soignantes sont très attentives mais elles ne peuvent pas faire des miracles. Il y a des répercussions, mal de dos et santé. La situation n’était pas celle-là avant le rachat par le groupe Korian. Nous payons un service qui n’est pas fait, que ce soit le retard dans les toilettes ou les repas. »
Propos identiques de la part d’une fille de résidente, qui a pu être reçue avec d’autres dans le bureau de la direction pour faire part « leur souci » et « leur mal-être », pointer « la baisse de la qualité de la prise en charge » :
Une assemblée générale du personnel devait avoir lieu ce jeudi soir à l’Ehpad afin de décider de la suite du mouvement. L’on s’orientait vers une reconduction de la grève.

Sources presse :

La Nouvelle République : http://www.lanouvellerepublique.fr/Deux-Sevres/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/02/19/Korian-La-Venise-Verte-le-conflit-s-enlise-2628020

Reportage France 3 : http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/deux-sevres/niort/niort-greve-la-maison-de-retraite-korian-la-venise-verte-931925.html

 

Actu sociale

Progrès sociaux, produits des luttes : Nouveau clip de l’US Solidaires

Des origines des progrès sociaux durement acquis à l’immobilisme ou aux reculs d’aujourd’hui.
Un clip pour se rappeler ou pour prendre conscience que les progrès ne peuvent se faire qu’avec des salariés qui osent les faire pousser.

https://vimeo.com/148227050

Actu sociale, salaire

Fin de la gréve à la clinique Korian des Grands-Chênes de Bordeaux

Un accord a été trouvé après 4 jours de conflit intersyndical qui a concerné plus de 95% de grévistes sur 160 salariés. Tous les salaires vont être augmenté et 300€ de prime de fin d’année seront versées. En parallèle les salariés espèrent aussi obtenir un mieux pour leurs conditions de travail que beaucoup trouvent dégradés depuis la reprise par Korian.

Une solidarité de salariés bien plus payante que les profits aveugles engrangés et que l’obstination déplorable de qui ne veut pas repartager.

Etait-il vraiment nécessaire pour les dirigeants de l’entreprise d’attendre une telle gréve pour dégeler ainsi les salaires?

Les patients qui commençaient à sérieusement s’interroger sur leurs sort sont soulagés. Ils se réjouissent de l’accord trouvé, alors que beaucoup d’entre eux ont confirmé la qualité du personnel de cette clinique en comprenant les raisons de la colère.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/fin-d-un-conflit-social-la-clinique-des-grands-chenes-bordeaux-1449251498

Actu sociale

Gréve d’ampleur à la clinique Korian Les Grands-Chênes

Alors que l’ex DG du groupe Korian s’était vu augmenter son salaire de 120,9% entre 2013 et 2014 pour atteindre une rémunération annuelle de 1 455 005 € en 2014, et alors qu’il a récemment obtenu du conseil d’administration 1 837 000 € supplémentaires pour son départ, les salarié-e-s eux ne réclament que 3% d’augmentation de salaire (90€ brut).

grands-chenes

Depuis 6h00 du matin le mardi 1 décembre 2015, et comme en 2012, l’ensemble des personnels de la clinique de Bordeaux-Caudéran est en grève. Certains patients ont quittés la clinique d’autres sont soignés par une société extérieure.

A l’origine de la grève qui vient d’éclater, des revendications salariales :  un écart trop violent entre le coût de la vie et surtout des bénéfices records de la société (16,6 M€ de CA l’an dernier pour cet établissement de plus de 200 salariés), tandis que le personnel fait face à des dégradations de leurs conditions de travail, et que les moyens ont diminué par rapport aux besoins humains réels.

 Depuis, les grévistes ont été soutenus par les patients de la clinique qui reconnaissent la valeur de du travail de ses salariés « qui font un boulot formidable ».

Mais chaque fois qu’on mets dans la balance qualité de prise en charge et lucrativité souvent ça crée des tensions et ce n’est pas toujours le côté qu’on voudrait qui emporte la préférence des dirigeants..

 

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Sur la gréve d’avril 2015 à Korian Champ de Mars

Pourquoi SUD n’est pas signataire du protocole de fin de conflit ?

Parce que notre fonctionnement est démocratique, que nos revendications sont légitimes et qu’il est hors de question de les taire ou d’y renoncer.

Nous agissons avec et pour les salarié-e-s mais ne décidons pas à leur place. D’accord ou pas d’accord, c’est une affaire collective avant tout, et avant nous.
Aussi, lorsque autant de salarié-e-s sont en gréve, c’est avant tout parce qu’elles et ils recherchent de bonnes raisons de ne plus l’être. Et ces raisons ce sont des garanties que leurs problémes sont bien compris et seront solutionnés. Or, la majorité des grévistes attend de vraies garanties à la place des « propositions » sensées résoudre leur conflit.

Plus d’un mois après le débrayage du 4 mars, de celui du 14 avril 2015, aux jours de gréve du 15, 16, 17, 18, 19 et 20 avril 2015, de 8h à 20h00, 38 salarié-e-s titulaires ont pris part au mouvement de gréve sur Korian Champ de Mars. Seuls 15 titulaires en poste sur la même période n’y ont pas pris part. Soit une participation à 72%.

Ce mouvement à concerné notamment 100% des titulaires aides-soignant-e-s, serveurs, animateur, cuisiniers et plongeurs disponibles et 75% des ASH.

C’est ce que la direction de l’établissement qualifie de « mouvement de gréve de certains membres du personnel » dans son annonce affichée à l’intention des familles et résidents (mais pas au personnel).

Malgré cette mobilisation hyper majoritaire et la légitimité des attentes, la direction n’a jamais accepté de garantir aux salariés des rémunérations plus décentes, ni des embauches inconditionnelles sur les 2 postes de soins créés en juin mais non pourvus ou pour des postes supplémentaires au restaurant, ni pour une prime de compensation pour des centaines d’heures de pauses non prises, travaillées ou dérangées. Sur le besoin de confiance et de sérénité du personnel en gréve, les problémes graves de management que salarié-e-s et représentant-e-s rapportent et dénoncent depuis au moins 2 mois, et alors que la notion de « harcèlement » a été abordé plusieurs fois, c’est en terme de « ressenti exprimé sur la communication de la direction » que le problème nous a été présenté dans le protocole d’accord.

Dans ce contexte, la direction de l’entreprise a donc préféré la fermeté voir l’entêtement, laissant sa clientèle et les non grévistes dans la situation qu’ils ont connu, plutôt que de satisfaire aux demandes des grévistes qui n’avaient pourtant rien d’excessives.

Car, nous n’en démordrons pas : 1100 ou même 1300 euros ce n’est un salaire pour un personnel d’EHPAD à temps plein, avec des journées de travail de 8h à 20h.
Comment une entreprise aussi prospère que Korian peut proposer à des salarié-e-s titulaires un salaire inférieur à celui de certain-e-s vacataires sur le même poste ?

Oui, les attentes du personnel sont légitimes, humaines, normales et saines. Il ne devrait même pas y avoir à réclamer là dessus, encore moins à mener plusieurs jours de gréve. Ces problémes ne devraient pas exister dans une entreprise où croissance et bénéfices ne cessent d’augmenter dans des proportions aussi fulgurantes.
La direction devrait récompenser l’effort et l’engagement de tout son personnel, et respecter le courage qui pousse à dire les choses en face dans l’intérêt de tous. L’argent ne devrait pas être plus tabou quand il s’agit de le redistribuer que lorsqu »il est question de recettes.
Quant à saisir le salaire des heures de gréve, quelque soit la partialité du prétexte, c’est pour toutes et tous les grévistes un signe de plus qu’elles et ils ne sont clairement pas compris ou qu’elles et ils valent moins que ce qu’on leur retire.

Bonnes conditions de travail et bonnes conditions de séjour ne peuvent être dissociées. Du côté des familles d’ici comme pour les salariés d’ailleurs, la majorité des retours qui nous sont adressés approuvent nos revendications et témoignent du choc considérant le décalage énorme entre frais de séjour/profits et salaires.

Comme en Ile de France, dans l’Indre et Loire et dans bien d’autres départements où se trouvent des établissements du groupe, la solidarité aux grévistes n’a donc pas tardé à se manifester et l’appel à la solidarité financière est aussi bien suivie, bien mieux que ne l’a été l’appel à la générosité et à l’humanité de l’entreprise. Un suivi d’autant plus concerné que les solutions attendues, nous dit on, ne peuvent se prendre au niveau du seul établissement du Champ de Mars, ce serait « prétentieux » pour ses salarié-e-s que de prétendre là-bas à l’exclusivité des difficultés et des besoins.

Mais notre refus de signer, n’empêchera pas l’entreprise de dors et dejà respecter ses propositions qui n’auraient d’ailleurs jamais dû attendre une gréve pour arriver.

Notre refus de signer tient au fait que les revendications initiales justifiées et longuement argumentées lors de la gréve ne peuvent se balayer comme ça, que la reconnaissance et la détermination des salarié-e-s ne se bradent pas et que nous continuons d’exiger les solutions legitimes attendues par les salarié-e-s.

Il ne peut y avoir de sortie de crise sans qu’il y ait de solution à la plupart des raisons de la crise.

 

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

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Korian Medica : les dividendes des actionnaires s’élèvent à 1 186€ par salarié !

Un Tract de soutien de notre section SUD sur les Sieges Korian

En se servant dans les profits générés par le travail des salariés, les actionnaires privent chacun des 40 000 salariés Korian d’Europe de 1 186 € …

Nous ne le dirons donc jamais assez : Leurs profits sont nos misères !

Le voilà, l’argent qu’il manque aux salariés ! Il est donc là le complément absent des salaires ras-de-paquerette, il est là le petit 13ème mois que les salariées n’ont pas, là la prime pénibilité, les absences qu’on ne remplace pas, et les non paiements d’heures sup ou d’astreintes travaillées…

Et on ne parle même pas des 116% de bénéfices dont le salarié ne voit pas d’autre couleur que celle de sa sueur et de sa douleur.

La section SUD DSI des Siéges Korian soutient le personnel d’établissement, et a contribué à la caisse de solidarité en soutien aux 38 grévistes de Korian Champ de Mars qui à l’appel de SUD (puis de la CGT) ont cessé le travail sur 6 jours.
Le PDG du groupe, l’ensemble du conseil d’administration et tous les actionnaires ont bien sûr le droit de faire pareil, à moins qu’ils se réservent à la place pour satisfaire toutes les améliorations de rémunération concrètes que l’on réclame encore.

La section SUD soutient également la mobilisation initiée et conduite par la CGT et relayée par SUD pour la défense de salariés ex-Medica.

Enfin, parce que l’avenir qualitatif du groupe en dépend, l’ensemble de la classe dirigeante est appelé à participer avec plus de conviction à la défense de tous les salariés !

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Le conflit social à Korian Champ de Mars vu par Hospimedia

article publié le 20/04/2015 sur Hospimedia


http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20150420-dialogue-social-au-coeur-de-la-greve-la

Les salariés de l’Ehpad du Champ-de-Mars entament leur 6e jour de grève

Alors que SUD appelait dès le 14 avril à une grève illimitée, à Paris, les salariés de l’Ehpad du Champ-de-Mars de Medotels, filiale du groupe Korian, n’ont toujours pas repris le travail. Au 3e jour de la mobilisation, SUD évoquait dans un communiqué 85% de grévistes. Le lendemain (le 18 avril), la CGT détaillait : 100% d’aides-soignants titulaires, 75% d’agents hospitaliers et 100% des agents de service de restauration participaient au mouvement.

Au-delà du non-versement de la prime d’intéressement, les salariés de l’Ehpad dénoncent les pratiques managériales de mise au sein de la structure. Sont évoquées par la CGT notamment, des méthodes proches du harcèlement, de la pression au chiffre et une organisation du travail inadéquate. Aussi les salariés demandent-ils la renégociation de deux postes supplémentaires — consentis lors du dernier mouvement de grève avant d’être supprimés — ainsi qu’une prime de pénibilité. Pour l’heure, circonscrite à l’établissement, cette demande, précise Albert Papadacci, pourrait être reprise au niveau du groupe tout entier, voire à l’ensemble du privé lucratif. Et d’assurer que la question sera posée lors des commissions paritaires du Synerpa.

Également contactée par Hospimedia, la direction de l’Ehpad du Champ-de-Mars n’a pas donné suite.

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Conflit social Korian Champ de Mars : Confiance et reconnaissance perdues

La gestion déplorable des négociations par l’entreprise, la stigmatisation systématique de notre syndicat, de notre rss et par la même de toutes celles et ceux qu’ils représentent, et le double jeu odieux d’une représentante CGT à l’insu de l’ensemble des salarié-e-s, ont abimé encore plus la confiance envers la sincérité du dialogue et les sentiment de confiance et reconnaissance si nécessaire aux salarié-e-s.

Quelle genre de collaboration de travail pourrait naître de tout ça ?

Alors que la méthode de gestion du conflit des dirigeants est plus efficace pour l’offense syndicale  que pour l’effort salariale, comment le personnel pourrait croire à une volonté d’apaisement de la part des dirigeants et retrouver confiance ?

Comment, avec une si mauvaise gestion et autant d’obstination patronale, croire à la mise en place efficace  d’une méthode managériale plus saine et plus juste?

Non, les conditions ne sont vraiment pas réunies pour que le personnel retrouve confiance envers des dirigeants qui les baladent.
L’effort à décourager étant plus motivé que celui à donner espoir, le désaccord prend racine, l’entreprise l’arrose et la trahison le cultive.

Conclusion :
Or de question que nous ne cautionnons cela. Pas de fin de conflit dans ces conditions là.
Quand le DRHO bouge le conflit ne dépasse pas 3 jours, mais avec le trio qu’on a vu l’obstination dure et le conflit perdure.

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Caisse de solidarité en soutien au personnel en gréve de Korian Champ de Mars

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Caisse de solidarité

en soutien au personnel en gréve de Korian Champ de Mars

Face à l’inefficacité ou l’indifférence du trio direction régionale, RRHO et directeur d’établissement qui n’ont pas su ou pas voulu résoudre les problémes graves et générateurs de souffrance, signalés bien des fois au fil des mois, le personnel de Korian Champ de Mars n’a pas eu d’autre choix que de se mettre en gréve illimitée pour faire reconnaitre son mal être et réclamer une plus digne considération salariale.

Partageant pleinement la responsabilité des problémes, ce trio dirigeant n’accepte pas de reconnaitre la gravité réelle du malaise de ces salariés, se bornant à minimiser la nécessité des solutions proposées par les représentants des grévistes.

Il est pourtant évident que des salaires de 1100€ à même pas 1300€ net par mois ne peuvent pas être acceptables compte tenu de la qualité de travail et de service attendu sur un établissement de ce standing et de la pénibilité. Très nombreuses pourtant sont les personnes dont c’est le « salaire ».

Il est évident aussi qu’un directeur dont les méthodes managériales agressives qui sont à l’origine de tant de souffrance ne peut être porteur de la mise en place d’une méthode se voulant plus respectueuse du personnel. C’est pourtant ce que propose la direction régionale.

Il est évident enfin qu’il n’est pas admissible que l’entreprise qui a profité depuis des années durant de son personnel, en ne lui payant pas certaines parties de son travail, refuse aujourd’hui toute compensation salariale.

Korian préfère donc la continuité de la gréve, laissant tourner son établissement dans des conditions déplorable, plutôt que d’accéder à des attentes aussi nécessaires que juste.

Parmi les titulaires en poste lors des 5 premiers jours de gréve et malgré les efforts considérables pour dissuader des salariés de faire gréve, 100% des aides soignantes (18), 100% des serveurs (2), 75% des agents de service hôtelier (9), 1 infirmier, 1 cuisiner, 1 plongeur, et 100% du service animation (1).

Pour ses 33 salariés, une caisse de solidarité a été mise en place par SUD Santé Sociaux 75 et une par la CGT.

Si vous souhaitez les soutenir, vous pouvez donner, à l’une, à l’autre ou encore aux deux.

Pour SUD, libellez votre chèque à l’ordre de SUD Santé Sociaux 75 et ajoutez une mention « soutien aux grévistes de Korian champ de mars » au dos du chèque.

 Adresse postale :

SUD Santé Sociaux 75 85 Rue Charlot 75003 Paris

 Si toi aussi tu as un salaire « Korian-Misère » et que tu comprends notre colère alors soit Solidaire !

Si vous préférez adresser votre don via la CGT c’est par ici : http://data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20150421/ob_df9235_appel-a-la-solidarite-korian-champs-d.pdf

 

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Korian Champ de Mars : Les grévistes determinés à continuer le temps qu il faudra

À défaut d’un livre pour conter leur histoire, les grévistes occupent leurs journées en mettant l’histoire en chansons : Ici les premiers jets modestes du cahier de chansons :

https://m.facebook.com/FedeSudSanteSociaux

 

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

5ème jour de grève à Korian Champ de Mars

Hier, les directions de l’établissement et régionale ont communiqué par voix d’affichage un courrier aux familles et résidents de l’établissement disant qu’un certain nombre de mesures concrètes applicables rapidement avaient été présentés et que la direction attendait la levée du mouvement de gréve pour pouvoir les mettre en application.

Mais les dites mesures, que nous ne rejetons pas, sont beaucoup trop peu au regard de la gravité de la situation qui a justifié cette gréve.

Rappelons que sur l’effectif présent depuis le début de la gréve 100% des Aides-Soignants titulaires ont pris part à cette gréve, 75% des Agents de Service Hôteliers et 100% des serveurs titulaires (entre autres..). Les solutions et les réparations concrètes que les salariés daignent escompter doivent être à la hauteur de la gravité des causes de la gréve. Des causes dont l’entreprise a toute sa part de responsabilité ce qui justifie d’autant plus notre insistance d’aujourd’hui.

Or, et alors que très nombreux sont les personnels qui touchent moins de 1300€ net par mois, la direction régionale refuse toute compensation immédiate que ce soit pour le grand nombre de temps de travail régulièrement effectué en plus mais qui n’est pas rémunéré ou sous forme de prime de pénibilité. Elle refuse également de maintenir le nombre de personnel au niveau constant de ce qui existait fin juin 2014 au motif qu’il y a quelques chambres vides.

Nos demandes ne sont pourtant pas excessives mais normales, légitimes, il en va de la dignité des salariés comme de la qualité et du sens de leur travail.
Plutôt qu’une direction qui en soutienne une autre envers et contre toutes nos évidences, nous revendiquons nous aussi le droit à être d’avantage reconnus et soutenus par une direction régionale qui est aussi garante de nos conditions de travail.

Nos problémes d’aujourd’hui ne sont pas nouveaux, mais les solutions sont juste à la traine. Seule la gréve est nouvelle mais face aux refus patronaux, les salariés refusent de lever la gréve.

D’autant plus que l’information la plus concrète présentée par les directions aux représentants du personnel lors des discussions de la veille, touchant à la principale cause de la gréve et qui laissait le plus espérer aux grévistes l’arrêt des dérives dénoncées, n’a jamais été portée à l’écrit et ne semble même plus d’actualité.

Les salariés sont en droit d’attendre un minimum de gages de confiance, quant aux remèdes à leurs maux !

Après avoir tellement subis et endurés depuis des mois déjà, les grévistes sont bien décidés à ne rien lâcher. La reconduction pour dimanche de la gréve et l’amplification du mouvement a donc été voté à l’unanimité.

Nous le disons : Les quêtes de profits effrénés sont causes de souffrance et de forte pénibilité pour ceux-là même qui les produisent. A un moment il faut accepter que tout ne monte pas toujours vers le haut sans que ça redescende un peu parfois. L’action pour nous ne rime pas avec dividende, mais juste avec dignité.

 

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Korian Champ de Mars – 17 avril 2015 – 19 salariés en gréve

« Quoi!? Vous n’êtes pas payé plus que ça? Mais c’est scandaleux, au prix qu’on paye c’est une honte! » Ainsi s’est exprimée une famille auprès des grévistes aujourd’hui.

Korian Champ de Mars est l’un des EHPAD les plus lucratifs de France, les clients y dépassent souvent les 6000€ par mois. Mais les profits ont vocation à partir ailleurs.

Et pourtant on y trouve un très grand nombre de salariés avec moins de 1 300€ versés par l’entreprise chaque mois.

En cause, la politique du groupe: Maximiser toujours plus les profits mais en dépensant le moins possible.

S’il est évident qu’un client qui paye bien plus cher qu’ailleurs attend en retour beaucoup plus de service et de qualité, le personnel n’est pas payé plus qu’ailleurs mais écope de beaucoup plus de sollicitation et d’exigences auxquelles il faut répondre. Et faute d’avoir plus de collègues il lui faudrait 4 bras et le don d’ubiquité.

Malgré cela toute compensation salariale de la pénibilité est rejetée, comme est rejeté le moindre euro ou le moindre poste supplémentaire pour ces salariés. Les millions des actionnaires passent d’abord.
Qu’importe qu’ils soient des dizaines de salariés à régulièrement pas prendre leurs pause ou à commencer le travail en avance pour pouvoir finir toilettes et préparation des résidents à temps pour le déjeuner.. L’entreprise sait profiter de ce travail gratuit qui participe à la satisfaction d’une clientèle qui le vaut bien mais ne serait pas en mesure de le récompenser.

La politique de groupe serait plus forte que tout autre raison. Peinture, moquette ou assiette Guy Degrenne, oui mais pour des salaires plus décents… Comment ne pas être révolté?

Non seulement le personnel du Champ de Mars a du subir des mois durant des méthodes managériales inqualifiables, sans que la direction de l’entreprise n’intervienne en faveur du personnel avant cette gréve, mais en plus il faudrait que le personnel soit toujours plus performant sans que la paie ne bouge et en acceptant que l’effectif soit ajuster à la baisse selon le taux d’occupation.
Le Salarié doit-il satisfaire à ses dépends des caprices économique toujours plus gourmands ?

Oui les salariés ont un coût mais ils sont bien conscient des profits que leur travail rapporte.
Nous doutons fort que les millions versés aux actionnaires ou les revenus du PDG M Coléou à plus de 660 000€ l’an soit plus justifiés que les chiffres nettement mois avides de zéros que nous réclamons pour le personnel de l’établissement.

L’entêtement de l’entreprise à refuser des demandes aussi légitime n’a pas plus de bon sens selon nous que n’en a la composition du budget animation de l’établissement où les dépenses pour fleurs d’obsèques occupent plus du tiers des dépenses. Si pour l’entreprise tout cela est logique et sensé, alors pour nous la reconduite de la gréve durera autant qu’il faudra.

Une caisse de solidarité est déjà mise en place et toute personne qui souhaite adresser un don ou un petit message de soutien peut nous contacter par là

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Korian Champ de Mars – 16 avril 2015 – 22 salariés en gréve

Satisfaire les actionnaires c’est bien pour eux, mais satisfaire les salariés et les résidents c’est mieux !

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La gréve à Korian champ de mars qui avait été reconduite la veille après l’absence de concession annoncées la veille s’est déroulée de 8h00 à 20h00 le 16 avril 2015 : 11 AS / ASG (100 % du service), 9 ASH / lingere, 1 Infirmier, et 1 Serveur y ont pris part.

Une fois encore, malgré de longues discussions entre grévistes et dirigeants, le personnel insatisfait reconduit son mouvement pour la journée du 17 avril 2015.

Il est évident pour nous que l’entreprise peut et doit faire mieux pour garantir des relations de travail saines et dignes de ce nom pour tout son personnel, qu’elle peut et doit faire mieux contre la pénibilité de toutes et tous et en faveur du pouvoir d’achat des plus mal payé-e-s, qu’elle peut et doit créer un poste supplémentaire en salle de restaurant.

Il est tout aussi évident pour nous qu’une partie des problémes ayant entrainé cette gréve, et qui avait déjà été rapportés aux dirigeants, notamment par une gréve de débrayage début mars, n’ont pas cessé pour autant depuis, aussi nous nous interrogeons sur des responsabilités ou des contrôles qu’il y aurait ou non pour des dirigeants sièges quant au management agressif exposé lors de ces 2 derniers jours.

Il est tout aussi évident qu’un salarié que le bien être du résident est lié à celui du personnel qui s’en occupe et qu’un salarié heureux est aussi plus productif (il n’y a pas que nous qui disons ça !), or si l’amélioration de la performance est une des orientations phare du groupe Korian, alors la réponse aux attentes des salariés doit faire partie de l’équation.

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Korian Champ de Mars – 15 avril 2015 – 17 salariés en gréve

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17 salariés en gréve, le 15 avril 2015 rue de la fédération devant l’EHPAD Korian Champ de Mars.
( 9 ASD et ASG (90% des titulaires) 6 ASH 1 Serveur et 1 Animateur ).

La gréve illimitée à Korian Champ de Mars

Soutenue par les syndicats SUD et CGT a été reconduite

Pour: des relations managériales à assainir et plus humaines, un travail moins dans l’urgence et moins sous pression, une meilleur prise en compte des représentants du personnel locaux et plus de moyens pour les instances, une réelle reconnaissance des postes et des métiers, une prise en compte et une reconnaissance réelles de la pénibilité (physique et psychique cumulés), pour un nombre de personnel constant et plus important (titularisations de CDI au lieu de CDD de vacations temps plein, 1 serveur supplémentaire au restaurant, occupation des postes d’AS volantes mi-temps créées en juin 2014 mais inoccupés depuis plus de 6 mois…remplacement de toutes les absences), pour le respect des cahiers des charges et ou procédures des unités PASA / Eiffel et des postes de leur personnel, pour la mise en place de la subrogation, pour une revalorisation salariale des postes serveurs/serveuses, plongeurs et hôtes/hôtesses d’accueil, pour une revalorisation salariale de tous les personnels par la mise en place d’un 13ème mois, pour la considération à 100% de toutes les années travaillées des salariés à temps partiel dans le clacul de la majoration de l’ancienneté, pour l’application inconditionnelle de la convention collective et l’octroi des jours de CP supplémentaires dans le cas de congés payés fractionnés.

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Pas facile pour le gréviste ou sympathisant de gérer le dilemme de la bientraitance.. Entre faire gréve en laissant les résidant ou ne pas le faire et se résigner à ce que les améliorations ne viennent pas.
Heureusement, pour déculpabiliser le gréviste bien traitant sachez qu’en période de gréve les remplaçantes viennent travaillez en plus grand nombre qu’en temps normal ! Comme quoi, l’entreprise sait trouver des alternatives ou des ressources pour ne pas laisser des soignants se débrouiller seuls quand leur collègues viennent à manquer. Faut-il faire gréve longtemps pour pérenniser la pratique?

Un grand merci aux résidents d’ailleurs qui ont dû sacrifier une partie de leur dotation en personnel et de leur prise en charge en prêtant au Champ de Mars un peu de leur personnel.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Politique groupe, salaire

Korian : SUD Santé appel à la grève illimitée le 15 avril

http://www.sudsantesociaux.org/greve-illimitee-au-sein-du-groupe.html

Communiqué de Presse
Grève illimitée au sein du Groupe Korian

Un an après le mariage fusionnel qui a conduit à l’absorption de Medica par Korian, le cours de l’action en bourse s’est envolé, les bénéfices ont coulé à flot et les actionnaires ont été arrosés de dividendes.

Du côté des salarié-es le constat n’est pas le même et on est bien loin de l’idylle.
Salaires, conditions de travail, reconnaissance professionnelle, reconnaissance de la représentation du personnel tout est à la traine. La pression sur le personnel est à son comble, il faut faire plus mais toujours avec moins de moyens et moins de reconnaissance.

Les chiffres sont là et trahissent la véritable vocation du groupe, soigner le capital !
Ainsi, le chiffre d’affaire a grimpé de 64% et les bénéfices ont gagné plus de 116% en 1 an. Près de 30 Millions d’euros ont été distribués aux actionnaires. Alors que de son côté le PDG affiche un revenu de 658 788 €, le personnel fait ceinture avec pour seule augmentation celle, infime, liée à la majoration conventionnelle pour ancienneté.

Le personnel en a assez de la politique du groupe Korian qui consiste à faire toujours plus de croissance en augmentant la « performance ». Il en a assez de trimer pour enrichir toujours plus les actionnaires. Il n’accepte plus que la recherche d’économie à tout prix pénalise aussi les personnes âgées et les malades par des conditions d’accueil et de prise en charge dégradées.

Les capitalistes nous coûtent cher ! Chaque mois, les salarié-es sont dépossédé-es d’une partie de la richesse produite par leur travail. Il est légitime qu’une autre politique sociale et salariale et qu’un réel partage des richesses voient le jour à Korian.

C’est en ce sens que la Fédération SUD Santé Sociaux lance un appel à la grève illimitée à l’ensemble des personnels du groupe à compter du mercredi 15 avril 2015.
Elle exige dès à présent l’ouverture de négociations, en particulier sur les salaires, la reprise d’ancienneté, les congés pour jours fractionnés, etc.

A Paris
Le 14 avril 2015.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux
Jean- Louis ROTTER
Secrétaire fédéral

La CGT avait appelé à l’Action le 15 avril 2015 :
http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2015/04/medica-france-tous-dans-l-action-le-15-avril.html

Et un communiqué de presse a également été diffusé aujourd’hui par la fédération CGT :
http://data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20150414/ob_4de6b4_cp-18-korian-medica-pub.pdf

Suite aux appels CGT et SUD, des gréves et actions ont eu lieu dans plusieurs EHPAD du groupe comme :

Korian Champ de Mars à Paris (débrayage le 14 avril et une gréve les 15 avril et suivants)
Korian Les Catalaunes à Chalons en Champagne et Korian Sarmatia (ex Les Jardins De Sermaize) dans la Marne (gréve et manif)
Korian L’île de Migneaux (ex Mapi) à Poissy dans les Yvelines (débrayage)
Korian Clairière aux Chênes (ex Doyenné) à Chasseneuil-du-Poitou dans la VienneKorian le Carmel (ex Doyenné) à Tarbes dans les hautes Pyrénées


Les salariés de Korian-Medica entament un mouvement de grève sur une cinquantaine d’établissements

Les premiers débrayages ont débuté hier soir. Soutenus par la CGT Korian-Medica France et la fédération Sud santé sociaux, les salariés de Korian-Medica participeront ce 15 avril à un mouvement de grève nationale. Suivie sur une cinquantaine d’établissements de Paris, Lille, Roanne, Nice, Le Havre, Chambéry ou encore Lyon et le Cannet, la mobilisation entend dénoncer l’enrichissement des actionnaires du groupe au détriment des salariés.

Point de départ du mouvement social, l’annonce à l’occasion du comité d’entreprise (CE) du 3 avril du non-versement de la prime d’intéressement malgré un résultat net part groupe (RNPG) en hausse de 116,3% (lire ci-contre). « Ce que nous dénonçons, explique le secrétaire fédéral de Sud Jean-Louis Rotter à Hospimedia, c’est avant tout cet affichage des profits et du salaire astronomique du directeur général [658 788 euros à en croire le Journal du Net, NDLR] quand rien ou quasiment rien n’est accordé au personnel. » Un constat partagé par Cynthia Mouyombo, déléguée centrale pour la CGT qui le rappelle : déjà pénalisés par l’absence d’augmentation de la valeur du point à 6,98, les salaires du personnel n’ont pas été revus depuis juillet 2013*.

« Au-delà des demandes salariales, les revendications portent sur la reconnaissance du personnel dans un secteur qui les maltraite dans sa recherche de rentabilité à tout crin« , reprend Jean-Louis Rotter. Aussi les syndicats exigent-ils l’ouverture de négociations sérieuses relatives à la reconnaissance des métiers, aux remplacements à 100% ou encore aux conditions de travail, ainsi qu’au versement de la participation — de l’ordre de 300 € — et à la revalorisation salariale.

Si Yann Coléou, directeur général de Korian-Medica, a consenti à participer à un CE extraordinaire le 23 avril prochain pour revenir sur les doléances des salariés — chose dont se satisfait la CGT —, la situation a poussé Sud à lancer un appel à la grève illimitée au sein du groupe Korian. Et d’anticiper sur les suites du mouvement : « Nous avons bon espoir que la direction générale entende enfin raison, mais il n’est pas exclu qu’un mouvement plus large prenne corps pour dénoncer l’austérité imposée à l’ensemble du secteur sanitaire et médico-social. » Si elle ne s’est pour l’heure pas associée à l’action en cours, la CGT DomusVi a quant à elle d’ores et déjà fait connaître son soutien.

Agathe Moret

* Exception faite des salariés de Medica ayant moins de cinq ans d’ancienneté, soit 68% des effectifs. Ces derniers, ont pu bénéficier, dans le cadre des négociations salariales de décembre 2014, d’une augmentation de 15 à 20 euros bruts. À noter qu’aucun syndicat ne s’est porté signataire de ces négociations. Du côté de Korian, une augmentation de 5% a par ailleurs été consentie pour la majoration conventionnelle d’ancienneté.

Actu sociale

Gréve nationale du jeudi 9 avril 2015

Ce jeudi 9 avril à l’appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires-SUD, des centaines de milliers de salariés des secteurs publics et privés ont pris part à la gréve nationale interprofessionnelle et plus de 300 000 personnes ont manifesté Contre l’Austérité.

Intersynd 9 avril_cgt-fo-fsu-solidaires

L’austérité est le pire mal dont souffre le monde du travail, c’est non seulement contraire au progrès social et aux besoins de la société mais ça détruit ce qui a pu être gagné au fil des siècles. La lutte contre l’austérité doit se combattre à la racine et partout où elle s’insinue et se développe.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, et UNSA qui n’ont pas appelé à la gréve le 9 avril seraient ils complices du gouvernement et du patronat ? Pourquoi sinon préférer laisser faire la Loi Macron et tous les reculs sociaux qu’elle contient plutôt que de participer à l’unité des salariés pour y faire face?

Ce n’était pourtant pas faute d’avoir lancé un appel à tous les gros syndicats dés le mois de janvier ! (voire le précédent article à ce sujet )

Il y a des syndicats qui préfèrent discuter avec le gouvernement et le patronat plutôt que de défendre les intérêts des salariés et de lutter contre la dégradation sociale. Il y a de soi disant représentants des salariés qui ne représentent que leur propres intérêts, c’est une triste réalité qui fait beaucoup de tort à l’ensemble du syndicalisme et aux luttes légitimes. Ce sont les mêmes travers qui minent les progrès et les droits dans telle ou telle entreprises.

Mais il y a d’autres syndicalismes qui méritent beaucoup plus d’attention. C’est pourquoi, les manques de solidarité et crédibilité regrettables ne doivent pas minimiser l’unité efficace que les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires-SUD ont su trouvé en mettant de côté leurs différences et leurs désaccords pour servir l’intérêt collectif avant tout.

Les rassemblements et les gréves sont souvent dénigrés ou minimisés par des pouvoirs publiques ou des médias qui oublient ou veulent faire oublier aux salariés que si des choses aussi fondamentales que les congés payés, la sécurité sociale ou le droit du travail existent c’est parce que des luttes collectives importantes ont eu lieu et obligé les pouvoirs en place à la mettre en place.

Au fil des siècles, les salariés sont passés peu à peu d’une époque où le patron avait droit de vie et de mort sur son personnel à la création des initiatives collectives, des syndicats et du progrès social.

Aujourd’hui, les syndicats ont tellement à faire pour seulement empêcher la casse du service public, de la sécurité sociale, et du droit du travail que le progrès social est gelé comme le sont bien des salaires.

Les récents projets du gouvernement comme le « Pacte de Responsabilité », la « Loi Macron » et d’autres lois « foure-tout » des dernières années continuent à rallonger la liste des cadeaux aux entreprises sans garanties de contrepartie pour les salariés, l’emploi, les salaires, et autres avantages sociaux.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

EHPAD Omeris Part-Dieu : Gréve et manifestation

Dans un climat très tendu les salariés de l’EHPAD privé Omeris Part-Dieu ont manifesté et fait gréve les 16, 17 et 18 mars pour protester contre la mise à pied de trois de leurs collègues. Cet établissement du réseau Omeris (groupe privé gestionnaire d’EHPAD) compte 104 lits, il est situé dans le 3ème arrondissement de Lyon, en plein coeur du quartier de la Part Dieu.

La dégradation des conditions de travail et les comportements vexatoires de certains supérieurs hiérarchiques semblent avoir fortement impacté l’ambiance de l’établissement qui avait procédé à plusieurs mises à pied de salariés.

« La maltraitance des salariés doit cesser. C’est l’intérêt de tous. »

Le 16 mars, avant la gréve du lendemain, ils étaient des dizaines de salariés à s’être rassemblés devant l’établissement pour dire pour dire stop :

 »

– Stop à la dégradation continue des conditions de travail

– Stop aux propos et comportements vexatoires de certains hiérarchiques

– Stop au soupçon permanent

– Stop aux humiliations et aux maltraitances des salariés

– Stop à la pression et à l’intimidation

– Stop à l’abus de pouvoir

– Stop aux manoeuvres de division des salariés

– Stop au chantage à l’emploi

– Stop aux congés accordés à la dernière minute

– Stop aux procédures dégradées permanentes

– Stop aux accusations montées de toutes pièces

– Stop à la vidéosurveillance

– Stop aux avertissements injustifiés et infondés

– Stop aux mises à pied

– Stop aux licenciements

[…]

Contre le harcèlement, Contre la violence au travail, Contre les sanctions et les licenciements. »

Aprés 3 jours de gréve et des négociations entre la CGT et la direction, les salariés semble avoir été bien entendu dans leur demande d’une confiance à restaurer. Ils ont notamment obtenus :

– La fin des mises à pied et des procédures engagées, jugées injustifiées par les grévistes, les périodes de mise à pied étant payées.
– La direction demande aux représentants du personnel de jouer un rôle actif dans la reconstruction du dialogue social dans l’établissement ;
– Dns le cadre de la mise en place des entretiens annuels d’appréciation sur lesquels le CE et le CHSCT seront consultés, la direction s’engage à donner la priorité à l’écoute des salariés sous le coup de sanctions non prescrites.
– Les heures de grève seront pour une moitié payées et pour l’autre moitié rattrapées.
– La direction s’est par ailleurs engagée à annoncer les prochaines élections de CHSCT, les élus de la Délégation Unique du Personnel (DUP) pouvant établir le protocole électoral en toute indépendance dans le respect des dispositions légales.


Actu sociale, BTHE

Orpea: jeudi noir dans l’ensemble des maisons de repos du groupe

Un mouvement d’ampleur et en front commun survenu après un préavis de 14 jours, déposé suite au blocage de la direction dans le cadre des négociations du cahier de revendication des syndicats.

Du côté des syndicats et du personnel, la détermination est intacte.

La question des conditions de travail dans la santé privé est souvent un sujet de forte tension puisqu’il touche à la fois à la qualité de service, à la santé et sécurité des patients, à celles du personnel (tous ça étant extrêmement interdépendant) mais se heurte aux profits.

Un point sur la situation avec une source : LaMeuse.be

La grogne continue dans les maisons de repos du groupe Orpea. En l’absence de réponse de la direction du groupe à leurs revendications, les employés ont décidé de passer à l’action. Des arrêts de travail seront menés aujourd’hui jeudi 12 mars 2015 dans toutes les maisons de repos du groupe.

Des arrêts de travail sont menés jeudi dans l’ensemble des maisons de repos du groupe Orpea, à Anvers, Bruxelles, Charleroi et Liège, a indiqué la CNE.

A Bruxelles et dans le Brabant wallon, 22 actions de ce type étaient prévues en front commun syndical. «Les arrêts de travail sont annoncés en dernière minute et durent, en fonction des lieux, une, deux, trois ou quatre heures», explique Nathalie Snakkers, de la CNE. Le dialogue est à ce point dans l’impasse avec la direction Orpea qu’il est difficile de définir un service minimum, selon la syndicaliste.

Dans la région de Charleroi, trois maisons de repos étaient concernées par des actions qui visaient surtout à sensibiliser les résidents et les proches de ceux-ci. Ces séances d’information «ne sont pas nuisibles aux soins nécessaires», assure Alain Wery, permanent SETCa. Ces actions sont menées tant pour les conditions de travail des collaborateurs que pour les bénéficiaires, pour lesquels les tarifs en maison de repos deviennent inaccessibles, a-t-il précisé.

Dénonçant des conditions de travail déplorables et le manque de reconnaissance de la part de la direction, les syndicats, réunis en front commun, ont déposé un cahier de revendications touchant au pouvoir d’achat, ainsi qu’au temps et à la charge de travail.

Le groupe français Orpea compte 58 établissements en Belgique, pour plus de 6.700 lits.

La direction du groupe assure être toujours ouvert au dialogue avec les instances syndicales mais «  dans un contexte serein  ».

La hiérarchie d’Orpea dit avoir rappelé en début de semaine que les propositions qu’elle avait faites «  en réponse aux revendications extra-légales étaient toujours d’actualité et pouvaient constituer les éléments de discussion pour une convention collective de travail équilibrée pour tous  ».

Pour la direction, la concertation «  est mise à mal par les organisations syndicales qui refusent la tenue de réunion de CE et CPPT, empêchant la mise en œuvre de plans d’action bénéfiques pour les résidences  ».

Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Vitalia : La clinique de l’Orangerie de Strasbourg est en grève, les patients transférés

Plus de 30% du personnel est gréve pour réclamer le retour « à des conditions de travail décentes » et pointent une réorganisation des services qui fragilise leur bonne tenue et compromet la sécurité des patients.

 Depuis mardi 11/03/15 au soir, plus d’une centaine de salariés de la clinique de l’Orangerie sont donc en grève: une première.

Il s’agit essentiellement de personnel soignant, infirmiers, agents de service hospitalier, aides soignants, administratifs.

Les opérations programmées ont été annulées et les patients sont transférés dans d’autres établissements. Il n’y a pas de service minimum dans le secteur privé.

Une rencontre a eu lieu mercredi 12/03/15 dans l’après-midi entre une délégation syndicale et la direction mais n’a pas abouti et les salariés ont voté pour une reconduction de la grève le lendemain.

https://i0.wp.com/s-www.dna.fr/images/BA66639A-906D-4124-ACDC-A511D1929E28/DNA_03/des-personnels-de-la-clinique-de-l-orangerie-manifestent-devant-l-etablissement-photo-dna-christian-lutz-sorg.jpg

Les conditions de travail sont de plus en plus au coeur des mouvements sociaux dans les établissements de santé.

Actu sociale, BTHE

Orpea : Mouvements sociaux en Belgique

Mise à jour du 5/03/2015

Un article de Lameuse.be ( source http://www.lameuse.be/1227401/article/2015-03-03/7-minutes-pour-laver-un-resident-du-home-et-2-minutes-pour-l-aliter-grogne-a-la )

7 minutes pour laver un résident du home et 2 minutes pour l’aliter: grogne à la résidence Clos sur la Fontaine de Liège

Ras-le-bol pour le personnel soignant du Clos sur la Fontaine. Depuis le rachat de cette maison de repos par la multinationale française « Orpea », les conditions de travail sont devenues insoutenables. La CNE organisait une manifestation ce mardi pour dénoncer le manque de personnel et de matériel. Nous y avons rencontré Rachida et Brigitte, deux employées à bout.

[…]

Une Autre article sur RTBF.be info : Arrêts de travail dans les maisons de repos du groupe Orpéa
( source http://www.rtbf.be/info/regions/detail_arrets-de-travail-dans-les-maisons-de-repos-du-groupe-orpea?id=8922296 )

Le personnel soignant d’une soixantaine de maisons de repos pourrait arrêter le travail et mener des actions, dans les jours qui viennent. Infirmiers, aide soignants, etc… ils sont près de 3000 à travailler dans les établissements du groupe Orpéa. En front commun, les syndicats ont déposé une série de revendications auprès de la direction. Mais, hier, les négociations ont échoué.

En blouses et pantalons blancs, une petite vingtaine d’infirmiers et d’aides soignantes se serre sur le pas de la porte des « Jardins de Provence », une résidence du groupe Orpéa située à Anderlecht. Tous écoutent écoutent attentivement la permanente syndicale, venue expliquer que la réunion d’hier à échoué. La direction refuse les revendications portées par le front commun syndical. « Il s’agissait de demander des chèques-repas, explique la syndicaliste, Nathalie Snakkers, une assurance-groupe et des primes de rappel. Les travailleurs voulaient un jour de congé supplémentaire par 5 ans d’ancienneté, et la possibilité de pouvoir prendre 21 jours de congé d’affilée« . Et ce n’est qu’une partie des revendications… De son côté, la direction considère qu’il s’agit là d’avantages extra-légaux auxquels elle n’est pas tenue de répondre. D’après le porte-parole d’Orpéa, accorder ces avantages mettrait en péril les finances de l’entreprise.

« Parfois on n’a pas assez de langes »

Mais devant la porte de cette maison de repos d’Anderlecht, dans les conversations, il n’y a pas que les revendications syndicales. Il y a aussi le quotidien… Les aides-soignantes témoignent : « Parfois on n’a pas assez de langes, donc on doit se débrouiller. On n’a pas de gants. On n’a pas d’alèses, donc on doit changer les draps de lit tous les jours ». « Parfois, on se retrouve à 3 ou 4 pour effectuer la charge de travail de 9 personnes. On le fait ! (La direction) croit que c’est normal. Mais nous on le fait parce qu’on aime ce qu’on fait. On aime les résidents, on se met à leur place« . La direction ne nie pas qu’il puisse y avoir des manquements ponctuels, mais réfute tout problème structurel.

 

Une autre info du site lavenir.net pour la région Brabant wallon notamment ( source http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20150303_00610889) :

Des arrêts de travail sont annoncés dans les établissements du groupe Orpea Belgium. En Brabant wallon, il y a aussi un risque.

Le front commun syndical (CNE, SetcaBBTK, CGSLB et LBC-NVK) a annoncé des actions et des mouvements de grève, pour ce mercredi et les jours qui suivent, dans certaines maisons de repos et de soins (où des délégations sont présentes) qui font partie du groupe commercial Orpea. Lequel existe depuis 1989 et est spécialisé dans les maisons de retraite médicalisées (MR et MRS), ainsi que dans les cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR) et psychiatriques. Avec 115 établissements (aussi en France, en Espagne, en Italie et en Suisse), il en compte 58 en Belgique. Et 8 en Brabant wallon que sont les résidences Allard et La Grange des Champs (Braine-l’Alleud), Château Chenois (Waterloo), Grand Chemin (Lasne), Closière Cornet (Villers-la-Ville), Jean de Nivelles et Le Thines (Nivelles) et Top Seniors (Tubize).

En résumé, les syndicats ne comprennent pas l’attitude de la direction. Dans un communiqué, ils expliquent: «La direction d’Orpea a doublement refusé de créer vingt emplois, pourtant subsidiés, ce qui aurait renforcé le confort de résidents. Elle n’a pas non plus répondu aux revendications des travailleurs touchant le pouvoir d’achat, les conditions de travail (surtout le temps) et la disposition de matériel en suffisance».

Notons que sur l’ensemble des maisons de retraite de la province contactées par nos soins, deux directions nous ont confié ne pas comprendre ce mouvement de contestation et exercer quotidiennement dans d’excellentes conditions. Le cahier des revendications avait été déposé au début du mois de décembre 2014, et le préavis de grève pour une durée illimitée remonte au 5 février. Afin de régler le conflit, un bureau de conciliation a été instauré ce mardi matin, à 10 h. «La réunion a été un échec total. La direction d’Orpea n’a accepté aucune de nos propositions programmées sur le court et le long terme. Ce qui implique que nous entrons en action dès maintenant», avertissait Nathalie Snakkers, secrétaire permanente régionale CNE, à l’issue de la séance de dialogue d’hier.

Michaël Dufrane, secrétaire permanent CGSLB, confirme: «Aucun accord ne s’est dégagé après près de trois heures de réunion. Le dialogue social est rompu. Nous allons organiser des assemblées de personnel et des mouvements de grève. Avant le bureau de conciliation, un comité d’accueil a réuni une centaine de militants. L’attitude d’Orpea est indécente. Ce groupe investit sans cesse dans les soins de santé et ne cesse de vanter son développement mais ne consacre pas suffisamment de moyens financiers à son personnel».

Actu sociale, BTHE

Korian Clos du Mûrier : Suivi des accords de fin de gréve

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Après l’annonce d’un octroi par l’ARS de dotations de postes supplémentaires ( 2,5 ETP – Emplois Temps Plein ) couplée à l’intention de la direction de financer un poste AS déjà existant avec une partie de cette nouvelle subvention, les délégués du personnel ont exprimé leur désaccord : Pour que le personnel ne soit pas lésé dans le nombre de poste : 2,5 en plus et non 2,5 moins 1.

Un tract de l’intersyndical Force Ouvrière et SUD Santé Sociaux du 37 a été distribué à l’EHPAD Korian Clos du Mûrier.

Tract Fondettes – Clos du Murier du 9 février

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Trop de travail, pas assez d’effectifs: les syndicats menacent de grève dans les maisons de repos Orpéa de Belgique

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d’après RTL info Belgique, article en ligne ici :

Et l’extrait vidéo du JT du 13h00 : http://www.rtl.be/videos/video/525303.aspx

Un préavis de grève a été déposé par les représentants syndicaux du groupe de maisons de repos Orpea. En cause ? Le refus de la direction de créer une vingtaine de nouveaux emplois subsidiés.

Les syndicats ont déposé un préavis d’action et de grève d’une durée illimitée pour les maisons de repos et de soins du groupe Orpea. Au cœur des revendications : une augmentation du pouvoir d’achat et une diminution de la charge de travail, mais également la création d’une vingtaine de nouveaux emplois.

« Dans un premier temps, la création de ces emplois était souhaitée, tant par la direction que par les travailleurs, expliquent les représentants syndicaux. Mais la direction s’est rétractée en dernière minute, alors que ces emplois auraient permis davantage de confort pour les personnes âgées ».

Des alèses en papier remplacés par des sacs poubelles

Une atmosphère tendue et des conditions de travail difficiles qui ont des répercussions directes sur les résidents. Les langes par exemple sont comptés pour éviter un maximum les coûts, et cela ne s’arrête pas là.

« Les employés ne peuvent plus utiliser des alèses en papier pour que les urines ne transpercent pas, parce que ça aussi ça a un coût, indique Nathalie Snakkers, secrétaire permanente CNE. Certains doivent même utiliser des sacs poubelle tellement l’urine transperce. »

« On nous demande de faire plus »

« On ne sait pas trop bien faire notre travail du moment qu’on n’a pas le matériel nécessaire, adéquat, ajoute John, employé de l’entreprise. Un matériel a ses limites, et on nous demande de faire plus. Or on ne sait pas aller au-delà, et quand on ne sait pas aller au-delà, on se fait taper sur les doigts ».

La direction a réagi

La direction n’a pas souhaité s’exprimer devant les caméras de RTL TVI mais a réagi par communiqué: « Les demandes syndicales ne sont compatibles ni avec la volonté du maintien de l’emploi existant, ni avec la création de nouveaux postes prévue en 2015. »

Une situation d’autant plus étonnante que le groupe ne connaît pourtant pas la crise. Son chiffre d’affaire s’élevait en 2013 à 1,6 milliards d’euros, avec un bénéfice de 116,9 millions d’euros. Le groupe gère aujourd’hui une chaîne de 58 sites en Belgique (soit 6.765 lits) et emploie 2.600 personnes.

Comble de l’ironie, le groupe ne cesse d’ouvrir de nouvelles maisons de repos.

Le tract , le préavis de gréve des 6 syndicats

Et une réaction RH localement :

lettre direction fév15

Actu sociale

Gréve patronale des cliniques privées : Communiqué de presse de SUD Santé Sociaux

A relayer à vos connaissances, salarié-e-s ou usagers qui sont en droit de connaitre les chevaux de bataille de leurs employeurs ou vendeurs de santé. (Le lien à partager : Communiquer de presse ). Chiches pour une gréve illimitée des actionnaires ou du zèle des patrons ?

Extrait :

Après  les  médecins  et  les  spécialistes,  le  patronat  de  la  Fédération  Hospitalière  de  France (hospitalisation  privée  lucrative)  part  en  guerre  contre  le  projet  de  loi  santé.  Elle  vient d’annoncer qu’elle levait son préavis de grève illimitée de ses 1100 cliniques privées le 5 janvier 2015. SUD  Santé  Sociaux  dénonce  la  pression  des  patrons  portée  contre  les  salarié-e-s « invité-e-s »  les  jours  de  grève  patronale  à  poser des  récupérations ou  des congés  si elle avait eu lieu. La manœuvre n’avait qu’un seul but : limiter l’incidence de leur grève sur leurs profits et ceux des actionnaires !

Si la Fédération SUD Santé Sociaux ne soutient pas ce projet du gouvernement qui suscite de forts mécontentements elle s’interroge néanmoins sur les motivations de la FHP à s’opposer à ce projet et ne cautionnait donc pour autant ce mouvement.
En effet, dans son rejet du projet de loi, la FHP prend notamment position contre l’instauration de 5 obligations à remplir par les établissements de santé privés dans le cadre de la procédure d’habilitation ; en particulier, l’interdiction pour certains médecins de pratiquer des dépassements d’honoraires… Plutôt que de contester les dépassements d’honoraires dans le service public, les patrons du privé lucratif veulent pouvoir en faire autant et plus. La FHP n’est pas pour la défense de l’Etat-solidaire, elle se positionne clairement pour un « Etat-profits » : le leur ! La FHP, malgré son odieuse campagne médiatique, ne se pose ni en défenseuse des usagers et usagères ni des salariés-e-s.

Les malades sont impuissants face à la qualité du service reçu au regard du prix payé (manque de moyens, de personnels, de formations, etc.), la FHP n’a cure du système de santé proposé, ni de la question des salaires (hormis bien entendu le revenu des mandarins et des actionnaires) comme elle n’a cure des conditions de travail des salarié-e-s en prônant un retour aux 40H sans augmentation de salaire !

Cette grève n’était pas celle des salarié-e-s et ce mouvement n’aurait pas défendu leurs intérêts ni ceux des patient-e-s. SUD Santé Sociaux dénonce cette idée de grève des patrons qui n’ont pour objectif que la satisfaction de leurs actionnaires.

Pour SUD Santé Sociaux l’annonce du patronat de lever leur préavis de grève ne change rien aux inacceptables pressions exercées sur les salarié-e-s et SUD restera attentif à ce que cela ne se reproduise pas. Sud Santé Sociaux rappelle l’illégalité de ces pressions et invite les salarié-e-s  à  y  résister  collectivement  en  lien  avec  leurs  organisations  syndicales d’établissement.

Logo Sud santé sociaux

https://greveurschampdemars.files.wordpress.com/2014/12/comm-presse-grc3a8ve-patronale-cliniques.pdf

Actu sociale

Le patronat de la FHP appelle à la gréve illimitée ses 1100 cliniques privées le 5 janvier 2015.

C’est un appel à un « mouvement illimité de cessation d’activité » lancée par Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP) pour exiger le retrait du projet de loi de Santé.

De son côté, la Fédération des Hopitaux de France (FHF) demande le retrait des autorisations d’activités d’urgence aux cliniques dès lors qu’elles se seront mises en grève.

Dans la foulée de la gréve des médecins généralistes du 24 au 31 décembre, et par effet d’opportunisme, le patronat de la FHP invite donc ses 1100 établissements à faire pareil le 5 janvier 2015.

Ainsi, la direction du réseau sanitaire France de Korian informait hier ses collaborateurs qu’à partir du 5 janvier, plus aucune admission ne sera faite au sein de ses cliniques et ce, aussi longtemps que la FHP demandera de maintenir la mobilisation. La continuité des soins restant assurée pour les patients hospitalisés.

La FHP, se verrait « contrainte de s’engager dans un mouvement plus radical et plus déterminé que celui de mars dernier ». On se souvient qu’en mars dernier, le privé hospitalier avait mené un gréve qui privait de stage et donc d’accès au diplôme 35.000 stagiaires infirmiers au nom du sacro-saint droit au profit. Voir 2 précédents articles  Sur ce blog

Pour tout salarié qui a souvent été bercé par les échos d’un patronat s’offusquant sans cesse que des travailleurs puissent prendre le patient ou le résident « en otage » au nom de revendications, ces menaces de bloquer l’entrée à leurs boutiques sonnent comme une invite à la décomplexion de millions de salariés insatisfaits.

L’engagement de la FHP « dans un mouvement plus radical » tient en effet de preuve, s’il en fallait une, que le patronat de la santé privée reconnait l’utilité du rapport de force ou de la gréve pour obtenir satisfaction.

Dans son rejet du projet de loi, le patronat est notamment contre l’instauration de 5 obligations à remplir par les établissements de santé privés dans le cadre de la procédure d’habilitation. En particulier, l’interdiction pour les médecins de pratiquer des dépassements d’honoraires…

Que dire aussi d’usagers qui se sentent souvent si impuissant face à la qualité du service reçu au regard du prix payé ? (manque de moyens, de personnels, de formations, etc.) La FHP qui dit vouloir mieux comprendre l’état d’esprit des Français face à leur système de soins inviterait-t-elle ces usagers mécontents à faire une gréve du paiement jusqu’à satisfaction ?

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

3 EHPAD en gréve dans l’Oise : un conflit de plus de 15 jours

Un situation qui s’éternise et renvoie aussi aux sérieux errements d’un système très enclin à trouver des fusibles au lieu de s’en prendre à ses compteurs exemple : 6 temps plein seulement pour administrer 178 places réparties sur 3 établissements.

Ce ne sont pas seulement des résidents, leurs familles, les personnels, mais aussi la direction même de ces établissements qui souffrent. Pendant que les tutelles haussent le ton.

Voir l’article du courrier Picard

Ci-dessous, les précédents articles par chronologie décroissante.

« Plus d’eau chaude depuis trois semaines à Bresles. Certaines familles amènent elles-mêmes de l’eau tiède pour le bien-être des résidants » tempêtait un gréviste. Un autre soulignait le « fort taux d’absentéisme à Berthecourt, signe d’un mal-être au travail ! Pas de tenue professionnelle fournie, le cuisinier travaille en jean, a été obligé d’amener ses propres instruments, un micro-onde ! Des draps utilisés viennent d’Emmaüs ». À Mouy, il est fait état de « pressions des cadres de santé, notamment aujourd’hui, pour faire enlever les brassards de grévistes ».

Le conseil général de l’Oise a pris position sans ambages, jeudi après-midi, sur ce conflit, déclarant dans un communiqué « comprendre les inquiétudes exprimées par les salariés, d’autant que celles-ci rejoignent des courriers de signalement de familles de résidants reçus ces dernières semaines ».

Après la colère des salariés, la réaction de l’administration ne s’est pas faite attendre: Le Conseil général et l’ARS sont montés au créneau dans un communiqué.

Hier jeudi, plusieurs salariés des établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Bresles, Mouy et Berthecourt ont tiré la sonnette d’alarme sur leurs conditions de travail. En fin de journée, le Conseil général de l’Oise a émis un communiqué dans lequel le Département « déplore […] que ses recommandations n’aient été prises en compte suffisamment tôt et qu’aujourd’hui la situation continue de se dégrader, obligeant les salariés à manifester leur mécontentement. »

Des actions ont été engagées, comme l’affirme la suite du communiqué : « Face à ces constats inadmissibles et insupportables, le Conseil général et l’Agence Régionale de Santé viennent ainsi de déclencher une cellule de crise pouvant aboutir à l’administration provisoire de l’établissement pour restaurer la sérénité des personnels et la sécurité des résidents. »

Jeudi matin, plus de vingt salariés des établissements d’hébergement pour personnes âgés dépendantes (EHPAD) de Bresles, Mouy et Berthecourt dans l’Oise se sont réunis devant l’EHPAD La Mare Brûlée, à Bresles.

Ils n’en peuvent plus. Les aides soignantes (AS) et agents des services hospitaliers (ASH) ont organisé un rassemblement pour dénoncer entre autres leurs conditions de travail.

La mobilisation a été forte jeudi 13 novembre, à Bresles. Les grévistes ont mis en place un piquet de grève devant leur Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) puis ont défilé sur le marché hebdomadaire. «  Il ne reste au travail dans les établissements aujourd’hui, que les personnels requis  », a indiqué Alain Mougas, secrétaire général de l’Union syndicale départementale CGT Santé, Action Sociale de l’Oise. Le mouvement engagé aussi dans les EHPAD de Berthecourt et de Mouy doit durer cinq jours, jusqu’au 17 novembre, ont indiqué sur place les grévistes.

Les effectifs des trois unités pointent en particulier leurs mauvaises conditions de travail, le manque d’effectifs, le rationnement des moyens et de matériels.

Les salariés mécontents ont eu un retour de Laurence Rossignol, et ont appris que le Conseil général avait diligenté une enquête.

Le mouvement actuel est assuré par les salariés sur leurs jours de repos et doit durer jusqu’à lundi. Si la situation n’a pas avancé d’ici-là, des délégations devraient être formées par les grévistes.

Jusqu’à présent, la direction des trois EHPAD n’a pas fait de déclaration.

Actu sociale

Manif des psychomotriciens et psychomotriciennes

A l’appel de nombreux syndicats dont SUD Santé Sociaux, psychomotriciens et psychomotriciennes sont appelés à battre le pavé et faire entendre leurs voies

Les psychomotricien-ne-s intéressées pourront aussi consulter la réflexion engagée sur ce blog autour de leur métier et ceux d’ergothérapeutes, et de psychologues en EHPAD, et contribuer aux propositions : voir lien ici

 Et parce qu’au XXIéme siècle certains employeurs rendent risqué de prendre à coeur son métier, toi aussi signe la pétition de soutien à Charline

intersyndicale greve nationale des psychomotriciens

Thérapeutes de la Fonction Publique Hospitalière (FHP), ou d’autres établissements du public et du privé, c’est ensemble que la profession avec d’autres qui sont solidaires se rendra dés 14h30 du Ministère  de  l’Enseignement  Supérieur  et  de  la  Recherche au Ministère  de  la  Santé

MANIFESTATION NATIONALE DES PSYCHOMOTRICIENS
le 5 décembre 2014

La  réingénierie  des  professions  de  santé  a  débuté  depuis  bientôt  huit  ans.  Elle  vise  à réactualiser  les  contenus  de  formation  et  les  champs  d’intervention  de  chaque  métier concerné, dans le cadre de la réforme LMD (Licence-Master-Doctorat) voulue par l’Europe.

Or,  depuis  trois  ans  maintenant,  la réingénierie de  la  profession  de  psychomotricien  est interrompue par le Ministère de la Santé. Les  psychomotriciens  ont  toujours  répondu  positivement  aux  sollicitations  appuyées  des pouvoirs publics et du Ministère de la Santé en particulier. Ils ont pris leurs responsabilités face aux besoins nouveaux de santé des patients, sur des dossiers primordiaux, comme ce fût le cas pour le Plan Alzheimer, le plan Autisme, et bien d’autres.

Le  passage à 5 ans d’études permettra de reconnaitre le niveau élevé d’expertise indispensable pour garantir aux français des soins psychomoteurs de haute qualité. Cette formation intègrera l’élargissement toujours plus important des connaissances requises pour exercer ce métier essentiel dans le dispositif de santé publique nationale. Les  psychomotriciens  ont  toujours  favorisé  le  dialogue  et  la  concertation.

Les  nombreux courriers  envoyés  au  Ministère  de  la  Santé,  ainsi  que  les  déclarations  unanimes  faites  au Haut  Conseil  des  Professions  Paramédicales  restent  à  ce  jour  sans  réponse.  Les psychomotriciens  prennent  acte du  fait  que  l’écoute  de  l’Etat  vis-à-vis  des  professions  de santé semble reposer sur le seul rapport de force.

Aussi, face à cette absence de concertation, les psychomotriciens manifesteront :

Pour que la formation initiale des psychomotriciens soit portée à 5 années d’études assortie de l’obtention du grade Master.

Pour une totale reconnaissance de la profession, de sa compétence, et de son rôle primordial dans le service apporté à la population, que ce soit dans les domaines de l’éducation, de la prévention et du soin ;

Pour une prise en considération de l’effort de développement de la recherche en psychomotricité, indispensable au maintien d’un service de soin de qualité pour les français.

En conséquence, les psychomotriciens défileront le 5 Décembre à partir de 14h30 entre le Ministère  de  l’Enseignement  Supérieur  et  de  la  Recherche  et  le  Ministère  de  la  Santé. 

Ils demandent  donc  à  être  reçus  par  Mme  Marisol  Touraine,  Ministre  de  la  Santé,  et  Mme Geneviève Fioraso, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et la Recherche.

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Actu sociale

Convergence des hopitaux en lutte : La mobilisation national du 18 novembre, fera étape à l’Assemblée Nationale

Le 18 novembre, des professionnels de santé de toute la France, issuent des divers établissement de santé et du social, publics et privés, seront en gréve à l’appelle de l’Union Syndicale Solidaires dont SUD fait partie. Syndiqués, non syndiqués, associations d’usager-e-s, comité de défenses et autres collectifs seront aux rendez-vous pour interpeller la population et les pouvoirs publics sur les dérives de notre système.

L’intersyndicale CGT FSU Solidaires de la Fonction Publique appelle aussi à une mobilisation devant l’Assemblée Nationale.

Plus la rentabilité s’invite au chevet de la santé et du social, plus santé et social s’appauvrissent. En pleine crise, les groupes privés qui exploitent la santé n’ont jamais connus de croissance aussi importantes.

Les tracts et un article plus détaillés sont sur le site de la fédération SUD Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/maj-le-18-novembre-convergence.html

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Grève à l’EHPAD du Limouxin, André Chénier dans l’Aude, les résidents s’en mêlent

 

Un avis de grève a été déposé par le syndicat Force Ouvrière pour la journée du 6 novembre avec un rassemblement prévu devant l’établissement André Chénier de 11 heures à midi.

Constatant eux aussi le manque d’effectif et soutenant les revendications des salariés, les résidents s’y sont mêlés (voir l’article de la presse locale)

Les personnels des maisons de retraite du Limouxin sont mécontents, ils affirment que leurs conditions de travail ne cessent de se dégrader. Un avis de grève a été déposé par le syndicat Force Ouvrière pour la journée du jeudi 6 novembre avec un rassemblement prévu devant l’établissement André Chénier de 11 heures à midi.

Pour les employés des EHPAD (établissement d’hébergement public pour personnes âgées dépendantes) du limouxin récemment construits ou entièrement refaits, ce sont de beaux écrins où il est tous les jours de plus en plus difficile d’assurer un service public correct auprès des résidents : « Si nous continuons comme ça nous allons entrer dans de la maltraitance institutionnelle. Une personne âgée qui doit attendre des heures pour aller aux toilettes c’est inadmissible. Il faudrait un soignant pour un résident, nous nous avons un ratio de 0.36 par résident, inacceptable !» assure le délégué syndical FO Yannick Bonnafous.

« Lorsque l’on demande plus de personnel, le directeur de l’établissement nous répond que nous avons raison, mais que l’État ne lui donne pas les moyens. Nous, nous disons simplement que lorsque nous avons seulement 9 minutes pour une toilette nous ne pouvons pas dire à la personne âgée dépendante, j’arrête la toilette, l’État n’a plus les moyens.

Un stress qui engendre de la maladie dans les personnels et une difficulté supplémentaire pour gérer les plannings et les congés.

Il est pratiqué le non-remplacement systématique dans tous les services, des situations qui entraînent des arrêts maladies en cascade.

Nous avons une maison de retraite immense, moins de personnel, plus de travail, l’équation n’est pas bonne» s’insurge le syndicaliste qui réclame immédiatement un poste d’aide soignant supplémentaire le matin, avant l’ouverture des négociations tripartites État, région et département qui devraient avoir lieu rapidement selon les syndicalistes et qui sont sans cesse renvoyées aux calendes grecques par les organismes de tutelles qui gèrent ainsi la pénurie.

Et FO de dénoncer : «Je n’ai jamais vu un cinq-étoiles à 40 € par jour. Oui nous avons à Limoux un des plus beaux établissements de l’Aude et l’un des moins cher c’est paradoxal. Je ne suis pas pour, mais s’il faut augmenter le prix de la journée pour arriver à un fonctionnement correct il faudra peut-être l’envisager.»

Actu sociale

Greve de la sterilisation à la polyclinique de Gentilly à Nancy ( groupe Vitalia ) – Après 5 jours le travail reprend

Parce que les raisons d’insatisfactions grandissent parmis des agents de la polyclinique privée de Gentilly, notamment à cause de salaires trop bas mais très fertiles pour les caisses de la clinique, des agents ont entamé hier une gréve de la stérilisation soutenue par SUD Santé Sociaux.

Les bas salaires du service en gréve concernent des Agents de Stérilisation, payés sur une base salariale parfois inférieure à celle des ASH. Certains agents qui n’auraient ni le diplôme ni le salaire seraient en situation de glissement de tâches.

Ce type de glissements nous semble un peu trop porté vers une aubaine pécuniaire. Car là où le salaire minimum mensuel pour ce métier, d’après le ministère de la santé, est de 1660€ brut, hors ancienneté, pourquoi les agents grévistes de Vitalia n’auraient pas droit au même traitement ? Voire la fiche métier de l’agent de stérilisation.

Plusieurs mois auparavant nous avions évoqué sur ce blog les limites légales du glissement tâches qui restent malheureusement encore trop rependus dans les établissements de santé, à ce demander à quoi servent les instances de contrôle.

Le 16 octobre au soir,
la direction daignait bien vouloir améliorer les conditions de travail mais excluait toute augmentation de salaire, comme si pour certains dirigeant le respect du droit était négociable. Payer 1100 à 1309€ par mois un salarié, et malgré 19 ans d’ancienneté, ça ne leur pose pas de problème?

Lorsque l’on sait que le président de Vitalia est par ailleurs président du Comité Exécutif (Comex) de la FHP (l’un des syndicats patronaux du secteur de l’hospitalisation privée à qui l’on doit notamment la chiche convention collective du 18 avril 2002) ça nous laisse perplexe.

Le salarié, même gentil, n’est pas un bien d’utilisation courante. Il fait tourner la boutique mais il a aussi des droits et le pouvoir de l’employeur à des limites. Si la tête de l’entreprise n’est pas prête à entendre ça, elle peut toujours stériliser elle même et compter sur SUD pour remettre les pendules à l’heure.

Le 17 octobre, la gréve est reconduite et, sauf urgences, les blocs opératoires fermés.

18 octobre : http://www.estrepublicain.fr/meurthe-et-moselle/2014/10/18/gentilly-on-lache-rien

Les agents de la « sté » seront de nouveau devant la clinique lundi : La direction s’obstine, les grévistes poursuivent !

20 octobre : les agents grévistes ont décidés de reprendre le travail, exigeant désormais que les engagements écrits prennent effet au plus vite.

Tant qu’il y aura des choix d’entreprise socialement stériles, il y aura une fertilisation de la lutte.
Tant que l’enrichissement des établissements de santé précarisera les salariés ou le soin, la colère croitra plus vite encore que les profits des actionnaires.
Et SUD Santé Sociaux sera toujours pour l’ami du meilleur et l’ennemi du pire.

STE en gréveest républicain

Actu sociale, BTHE

Gréve à l’EHPAD de la clinique du Val d’ancre (Picardie)

Les soignantes manquent de gants, 1 seule aide soignante la nuit, … quelques exemples qui en disent long sur le malaise du secteur de la prise en charge de la dépendance. Tout est financier.

Le courrier Picard dont nous commentons ici quelques passages, est revenu sur le mouvement de gréve entamé le 13 octobre et qui se poursuit.

Les salariés du service Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de la clinique du Val d’ancre d’Albert qui ont entamé une grève, lundi 13 octobre à 7 heures, ont prolonger le mouvement.
Elles réclament de meilleures conditions de travail dénonçant notamment la suppression d’un poste de nuit remplacé par l’installation de caméras. Elle dénonce également l’utilisation d’un matériel «  pourri  », selon elles mais la direction n’est pas d’accord.

Le DRH, offrait une visite guidée du service pour le Courrier picard. se faisant le VRP de l’établissement. Un VRP «  outré par les propos calomnieux et mensongers  » tenus par les salariées grévistes nous dit le journal.

Mais pas outré à l’idée de remplacer une soignante par des caméra ni de déclaré que si les soignantes manquent de gants elle peuvent en demander…

En résumé d’après tout serait la faute aux subventions.

Le DRH ajoute que les caméras, «  cinq ou six par étage  » filmeront les couloirs et détecteront les mouvements. L’employée de service pourra ainsi voir sur les caméras les moindres mouvements et agir si besoin. Mais agir avec ses 2 bras au lieu de 4 oublie, ça il oublie de le préciser.

Ah oui ! «  Et la salariée ne sera pas seule puisqu’il y a quelqu’un au premier étage, en soins de suite et rééducation.  » dans un autre service donc.. Ouf ! Quant au matériel, le DRH refuse de laisser dire qu’il est «  pourri », comme l’indiquent les salariés. Comme pour une visite commerciale, il fait la démonstration au journaliste d’un lit qui se lève et s’abaisse d’une seule pression sur un bouton. «  C’est ça un matériel pourri ?  » Enfin, si les salariées ont besoin de gants (une de leurs revendications), elles peuvent en demander.

De leur côté, les grévistes restent sur leurs positions. Elles maintiennent que le matériel est «  pourri  ». «  C’est justifié  », lancent-elles en montrant des photos de lits tenus par des torchons. Elles évoquent l’achat de couches trop petites par rapport à la demande. «  Le problème, il est humain, on ne réclame pas d’argent pour nous. On pense au bien-être des résidents  », lance une des filles.

« Pas d’interdiction à laisser un salarié la nuit »

À 14 heures, mercredi, deux inspecteurs du travail sont allés à la rencontre des grévistes. Verdict ? «  Ils nous ont dit qu’il n’y avait pas d’interdiction à laisser un salarié pour le service la nuit  », résume la déléguée syndicale CGT de la polyclinique de Picardie (dont dépend la clinique d’Albert), Véronique Halabi. Plus tard dans l’après-midi, une médiation a eu lieu entre direction et salariées, en présence des inspecteurs. Véronique Halabi raconte que cela a abouti à «  des avancées sur le matériel, des fauteuils ont été commandés, mais pas sur les effectifs  ». Et d’ajouter : «  On rentre dans le rapport de force.  »

Le mouvement a été reconduit jusqu’au vendredi 17 octobre 7 heures. «  Au minimum  ». Jeudi 16 octobre, un comité d’entreprise est prévu à Amiens.

http://www.courrier-picard.fr/region/greve-au-val-d-ancre-d-albert-l-impasse-ia182b0n452024

Vendredi 17, la mobilisation était quasi maximum et la Préfecture a demandé à la direction qu’une réunion soit organisée avec l’Agence Régionale de Santé dans les plus  brefs délais.

2 aide-soignantes sont affectées au service de nuit de l’Ehpad pour 36 résidants en grande dépendance. La direction compte supprimer l’un des postes et de le remplacer par 17 caméras de surveillance pour un coût de 25.000€ selon la CGT.

Une aberration selon le personnel car sur les 36 personnes âgées accueillies, 26 se déplacent en fauteuil roulant et seules 4 sont réellement autonomes.

Pendant la grève des titulaires, les résidants sont pris en charge par les 4 CDD de l’Ehpad et par certains personnels administratifs. Le mouvement devrait durer jusqu’à dimanche.

BTHE, Conditions de travail

Préavis de grève déposé à l’EHPAD La Mazière (tarn)

La Mazière est une Maison de Retraite,un EHPAD public du CCAS, de la ville de Cordes-sur-ciel (Tarn).

Le 19 mars 2014, les agents de l’EHPAD de Cordes avaient sollicité un soutien syndical suite à divers dysfonctionnements au sein de cet établissement concernant les agents :
– Récupération des jours fériés travaillés sur des jours de repos
– Pose de congés également sur des jours de repos
– Des amendes pécuniaires pour le personnel en cas de « grignotage ».
– Le dépôt d’un chèque de caution concernant les vêtements de travail…

Situation révélatrice d’une intention dans l’air du temps de faire des économies en ciblant le personnel.

Après deux réunions entre syndicat et une très grande partie du personnel, une première rencontre avait eu lieu avec le vice-président du CCAS, M. Llonch, et M. Marzocchi, directeur de l’établissement. Lors de cette entrevue houleuse, le directeur et l’élu restant sur leur position, un premier préavis de grève avait été déposé à la demande des agents. Lors des négociations suivant le dépôt, les amendes pécuniaires et les chèques de caution furent supprimés. Youpie !
Concernant les jours de récupération des jours fériés et la pose des congés, un accord semblait acquis sur les méthodes de récupération et de pose des congés. Les dirigeants de l’EHPAD et les élus voulaient toutefois un délai de 3 mois pour comptabiliser les jours que la direction avait mal positionnés sur les plannings. Dans un esprit de confiance le délai avait été accepté et la gréve n’avait pas eu lieu. re Youpie !

Mais passé le délai, le 23 septembre, la collectivité avait réuni les intéressés pour finaliser ce qui avait été convenu au mois de mai et là, le directeur de l’établissement annonce qu’il n’y a aucune journée à récupérer car la méthode de pose des récupérations et des congés est la plus équitable pour tous les agents… Malgré démonstration contraire. le vice-président du CCAS et le directeur de l’EHPAD sont restés sur leur position.

Des agents se sont donc réunis dans la foulée et a été déposé un nouveau préavis de grève à compter du 10 octobre de 0h00 à 24h, reconductible pour tous le personnel de l’établissement..

Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif

Victoire après 8 jours de gréve à la Polyclinique des Chênes, Aire sur l’Adour (Landes)

La gréve est finie et les salarié-e-s déterminé-e-s ont obtenu satisfaction.

Soutenu par SUD Santé Sociaux et la CGT le personnel de la polyclinique des Chênes à Aire sur l’Adour (l’un des 4 établissements du groupe Clinicé), a obtenu notamment un 13iéme mois et 2 % d’augmentation sur les salaires.

Après s’être réuni en assemblée générale, il avait été décidé de reconduire et durcir le mouvement de grève entamé depuis lundi 22 septembre 2014.

Dans cette clinique des Landes qui comprend notamment un service de chirurgie, un service de médecine, un service de surveillance continue, une antenne obstétricale, un service d’urgence avec une antenne SMUR et un service de soins de suite et de réadaptation (SSR), les négociations avec la Direction etaient au point mort.

Grève reconductible

à la Polyclinique des Chênes Aire sur l’Adour

Salaires, Qualifications et Conditions de travail devaient être revus et corrigés

A l’appel des syndicats SUD Santé-Sociaux et CGT, les salariés de la Polyclinique des Chênes à Aire sur l’Adour s’étaient donc rassemblés, pour faire entendre leur mécontentement grandissant.

Les salariés mettaient en avant leurs conditions de travail dûes :

Au manque de moyens humains qui entraîne, fatigue, épuisement,

Le personnel demandait qu’aucun poste prévu comme existant ne soit laissé vide, qu’aucune charge de travail supplémentaire ne soit répercutée sur d’autres ainsi que l’arrêt des glissements de tâches,

Une reconsidération de la charge de travail notamment pour les ASH,

Le respect des plannings,

Des formations qualifiantes,

Il demandait des salaires décents qui etaient à ce jour, les plus bas de la région géographique, avec des disparités importantes pour les mêmes diplômes.

L’emploi Kleenex comme variable d’ajustement et salaires de misère

Un malaise ramifié qui pris sous tous les angles amène une fragilisation des salariés et à une problématique économique pour l’entreprise.

 Dans cet établissement, depuis plusieurs mois le malaise grandissait et la coupe était pleine.

Face aux conditions de travail insupportables,
Aux glissements de tâches imposées,
A la flexibilité galopante,
Au manque chronique d’effectifs,
A des salaires les plus bas de la région géographique avec des disparités importantes pour les mêmes diplômes, et des choix managériaux d’une direction complètement autiste (rien ne rentre….et rien n’en sort…. !).

 Le personnel a tiré la sonnette d’alarme, déterminé à amplifier le mouvement si rien ne bougeait.

Le personnel qui ne manque pas de détermination de présence militante a donc obtenu satisfaction et nous félicitons leur victoire collective!

Pour prendre contact avec eux ou les felliciter. contact :

http://www.sudsantesociaux.org/spip.php?page=region&region=Landes

Les chênes

Actu sociale, Conditions de travail

Contre l’Hôstérité : des centaines de « SUDiqués » devant le ministère

Mardi 23 septembre 2014, 1200 personnes* , infirmières, psychologues, sages femmes, aides-soignantes, personnel technique ou administratif, etc. se sont rassemblées devant la ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et devant aussi quelques rangées de CRS pour montrer et faire entendre leur indignation.

* Chiffre d’après la police…

D’autres s’étaient rassemblés dans leurs établissements, ou encore à Bruxelles ou même à Tunis tant l’effort de convergence initié depuis des mois à su fédérer autour des causes communes (le profit, le capital, la privatisation et la complicité d’état).

Cette convergence des établissements de santé en lutte (Hôpitaux, cliniques, EHPAD, MCO, etc. s’accordent notamment contre les restrictions budgétaires de 10 milliards d’euros annoncées dans le secteur de la santé d’ici 2017, contre le manque de dialogue social au sein des établissements et avec le gouvernement ainsi que sur le rejet du projet de loi de santé qui devrait être présenté en octobre par Mme Touraine en conseil des ministres et l’anti-syndicalisme dont use de plus en plus les directions dans le secteur.

L’état est le complice d’une privation qui profite d’établissements en déficit, complice d’une qualité de service en berne parce qu’un mauvais service rapporte plus dés lors qu’il est moins coûteux.

Un « sentiment de mal travailler »

http://www.francetvinfo.fr/sante/hopital/video-les-personnels-hospitaliers-battent-le-pave-contre-des-des-restrictions-budgetaires_701319.html

« SI L’HÔPITAL CONTINUE DE TOURNER, C’EST GRÂCE À NOUS ! »

« Partout nous subissons des attaques en règle de nos professions. Ce n’est pas normal d’être rappelé le soir ou le weekend pour gérer la pénurie de personnel ! Nos services ne sont plus hospitaliers, ils sont maltraitants ! » A la tribune, l’énumération des efforts imposés au secteur de la santé se succèdent : suppression de RTT, non-remplacement des congés maternité ou arrêts maladie, gel des salaires, urgences saturées, conditions d’accueil et de soin des patients dégradées…

Un peu partout en France, plus de 100 établissements hospitaliers ont participé !

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/09/23/la-grogne-monte-chez-les-hospitaliers_4493090_3224.html

Pour nous rejoindre ou nous soutenir toi aussi viens ou clique pour te SUDiquer !

 

 

Actu sociale, Conditions de travail

Santé en danger : Convergence des luttes et insurrection des consciences

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Le lien du tract à partager : http://www.sudsantesociaux.org/IMG/pdf/tract_face_a_oppression_juillet_2014.pdf

Zélés serviteurs d’un pouvoir politique soumis à un état lui-même aux ordres de la finance et du MEDEF, des directions d’établissements n’hésitent pas à considérer leur personnels et la qualité des soins comme « variables d’ajustement », à adopter des mesures illégales et à considérer avec mépris les salarié-es et leur professions.

« La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’Homme. Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Constitution du 24 juin 1793

Quand l’administration fait violence à ses salarié-es et les traîne devant les tribunaux…

Quand les avocats de la direction du CH Paul Guiraud à Villejuif écrivent dans l’introduction du mémoire qui vise à faire condamner les organisations syndicales et 40 salarié-es : « la dotation annuelle de financement de l’ARS, s’est élevée à 0,7%, ce budget est très inférieur aux dépenses de personnels etc… et se trouve contraint… ».

Croyez-vous que la direction conteste le budget alloué, fait grève, se bat pour maintenir la qualité de vie de ses salariés et la qualité des soins ? Bien sûr que non, elle s’attaque aux effectifs et aux temps de repos !

Et quand les personnels se révoltent, elle les poursuit en justice, alors qu’ils se battent pour faire entendre la menace qui pèse sur leurs conditions de vie et le devenir des soins.

Quand la direction du CH de Caen, dans son « plan de modernisation » considère : « générer une économie de 800 000€ grâce à une nouvelle modalité d’aménagement de la réduction du temps de travail (- 5jours de RTT) » et s’interroge sur une organisation du travail en 12 heures (horaires illégaux en usage courant) et qu’elle « dispose en interne de marges sur les effectifs… » les estimant « supérieurs à la plupart des établissements ».
Là encore, croyez-vous que le directeur fait grève, s’insurge, bien sûr que non. Pire il anticipe même, sans en avoir la nécessité, de futurs déficits et illustre par là même la politique de nivellement par le bas des droits et prouve que les accords locaux ne sont qu’un piège.

A Caen comme à Villejuif, face à la révolte des personnels, croyez-vous que les directions s’appuient sur les mobilisations pour obtenir les moyens nécessaires à la qualité et au confort des soins ? Non, ils les traînent devant les tribunaux pour leur couper tous moyens d’actions dans un secteur où le droit de grève est quasi inopérant.

A Caen la direction a obtenu la menace d’astreinte de 500€ par agent qui se réunira « à proximité » d’une instance. À PGV, l’évacuation des locaux de la direction, obtenue sous la menace d’une même pénalité.

Et pourtant la résistance perdure !

Quand les administrations méprisent la loi et les salarié-es…

Quand, à Marseille, le Tribunal Administra-tif, le 20 février 2014, annule l’organisation d’un service en 12 heures considérant l’administration dans l’illégalité, celle-ci persiste et signe avec un projet de fusion de services d’urgences pour aboutir à un service à 100.000 passages par an (aberrant) ! Et avec des agents travaillant en 12h… !
Elle en rajoute une couche en écrivant : « …la ré-duction du nombre de relèves réduit le risque de pertes d’informations » .
C’est un mépris des personnels et l’ignorance crasse de professions pour lesquelles le temps de transmission n’est pas un simple temps de passage d’information, mais un temps d’élaboration de la pensée qui permet de revisiter une séquence de soin en équipe et fait partie à part entière du processus de la clinique soignante.

Quand, au CHGR de Rennes, la direction prévoit de supprimer 22 postes d’infirmiers (1/3 de l’effectif) dans les services d’hospitalisation enfant et adolescent pour financer le coût de construction d’un nouveau bâtiment et qu’elle soutient que cela va améliorer la qualité des soins, on se dit que ces directions ont perdu le sens de la réalité.

Quand, au CHS G. Marchant à Toulouse, l’administration enquête pour tester un bracelet d’identification pour les patients afin d’éviter « des erreurs » de traitement, ignore-t-elle qu’en psy-chiatrie la dimension du soin est avant tout rela-tionnelle. Si les soignants dans un CHS ne connais-sent pas les personnes qu’elles soignent c’est que quelque chose ne tourne plus rond dans l’organisation du travail, sans parler de la dimen-sion infantilisante et attentatoire à la dignité des patient-es.

A croire, à travers tous ces exemples que depuis que les personnels sont devenus des ressources humaines, ils ne sont plus considéré que comme des objets, du minerais. Que depuis que les patients sont classés en groupes homogènes ils ne sont plus que quantité et que la maîtrise comptable des soins conduit progressivement à l’inhumanité.

Les exemples qui précédent illustrent la régression de la pensée qui gouverne nos secteurs aujourd’hui.

Pour des soins de qualité effectués par des soignant-es en capacité d’exercer leur métier dans des conditions propres à assurer la qualité de leur pratique et une vie personnelle équilibrée, la fédération SUD Santé Sociaux soutient les révoltes en cours à Caen, PGV, Marseille, mais aussi à Rennes, Meaux, Vitré, Evry, Blain…
Régression à l’œuvre aussi bien dans les EHPAD, dans le social et le médico-social.

Il faut faire de ces révoltes une « insurrection pacifique » de nature à en finir avec les politiques d’Hôstérité qui nous sont imposées et redonner du sens aux pratiques soignantes, éducatives et d’accompagnement au service de la population.

La fédération SUD Santé Sociaux s’associe pleine-ment à la « convergence des Hôpitaux en luttes contre l’Hôstérité », pour dénoncer cet état de fait.

Cette « insurrection » se prépare en accompagnant et en informant sur les luttes en cours, en mettant à profit l’Eté pour créer les conditions d’une mobilisation massive et unitaire le 23 septembre qui soit en capacité d’influencer le débat qui aura lieu à l’automne sur la Loi de Financement de la Sécurité Sociale et déterminera l’évolution de nos budgets.

Pour une progression du financement de notre secteur d’activité en capacité, de faire face à l’évolution des besoins de la population et respectueuse des droits des salarié-es de la santé et du social.

La révolte, la résistance c’est maintenant, c’est tous les jours, pour préparer la convergence des luttes le 23 septembre, salariés, usagers et des autres secteurs en lutte contre l’austérité qui nous est imposée.

Toutes et tous mobilisés le 23 septembre !

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Grève à l’EHPAD Lepine-Providence, Versailles

Ce mardi une trentaine de salariés de l’EHPAD fondation Lepine-Providence étaient en grève suite à une réorganisation de leurs horaires de travail par un changement de la durée d’une journée de travail de 10 à 12h.

Les réorganisation du temps de travail et du travail en général sont souvent motivées par des objectifs économique (réduction d’effectif / de masse salariale notamment). Officiellement, pour l’allongement des journées (amplitude), il s’agit avant tout de répondre à des besoins en début et en fin de journée (levers, toilettes, couchers) mais sans créer de postes supplémentaires pour autant.

Notons qu’une vraie pause déjeuner est une obligation légale et non une contrepartie.
Pour une pause plus longue décidée unilatéralement la moindre des choses selon nous serait de ne pas l’imposer ou alors de la rémunérer.

D’autre part, pour qui prétend se soucier de la qualité de prise en charge et de service, on peut s’interroger sur l’efficacité du travail 11h après la prise de poste. Quant à accompagner le salarié dans ses obligations et difficultés familiales on peut sourire lorsque cela n’est évoqué qu’après coup… Ça ressemble à du « acceptez nos réorganisations, pour vous on verra plus tard ».
L’employeur entend il prendre 100% à sa charge les frais de garde?

Source : http://www.lesnouvelles.fr/2014/06/24/les-salaries-de-lehpad-lepine-providence-en-greve/

“Non aux douze heures”. Tel est le slogan scandé par les salariés grévistes de l’ehpad (établissement
d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) Lépine-Providence de Versailles.
La direction souhaite en effet changer leurs horaires, passant les journées de dix à douze heures, pour permettre aux salariés d’avoir une
véritable pause déjeuner. Ce qu’ils ne souhaitent pas. «Les journées sont déjà assez longues», souligne une salariée. «Cela impacterait aussi notre vie de famille et le coût de la garde de nos enfants», ajoute une autre. «La direction compte
aussi supprimer des postes, renchérit une salariée.
Actuellement, nous sommes quatre aide-soignantes à chaque étage (il y a trois étages avec 27 résidents chacun). Ils veulent que l’on passe à trois. Ce n’est pas possible !»
Antoinette Dechamps, directrice de l’ehpad, explique pour sa part : «La direction a engagé une démarche d’amélioration de la qualité des soins.
Cette nouvelle organisation a pour objectif de reconsidérer le déroulement des tâches, avec des
conséquences sur les horaires. Cette nouvelle organisation renforce le temps de présence du personnel aux moments clés, du lever au coucher.
Les tâches sont plus fluides. Cela permet aussi à nos salariés d’augmenter la qualité de vie au travail en ayant une pause déjeuner dissociée du temps de travail. Bien sûr, si ces nouveaux aménagements ont des conséquences sur la vie personnelle des salariés, nous sommes prêts à les accompagner.» Quant aux possibles suppressions de postes, la directrice explique qu’il s’agit plutôt d’une «réorganisation des effectifs,d’une remise en question de qui fait quoi».

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Grève à Korian Champ de Mars : Le travail reprend – chronologie

Après 3 jours de gréve et bien des négociations, les salariés du Champ de Mars ont convenu de cesser la gréve.

Dans l’après midi, le ras le bol qui avait enflammé le personnel en raison de conditions de travail, d’une précarité de leur emploi, et de la lenteurs des réactions positives, a su trouver une compensation collective modeste mais acceptable et quelques sérieux progrés sur des postes précaires.

Les grévistes, avec l’appui des syndicats SUD et CGT, et sans causer de gène trop importante pour l’usager, ont pu obtenir notamment :

Le pourvoi rapide des 5 postes de soins supplémentaires (1 poste infirmier + 3,15 faisant fonction d’aide soignantes + 1 poste ASH). Dans le même temps, 3 ASH à temps partiel ont obtenu de passer à temps plein et les dirigeants se sont engagés à renforcer l’action en faveur de l’accès au diplôme d’aide soignante pour les ASH ou auxiliaire de vie faisant fonction d’AS.

– Une compensation salariale collective dés le 1er juillet, pour tous ces aides soignants non diplômés (auxiliaire de vie, ASH) faisant fonction d’ASD.

Le problème des glissements de tâches et des différences de salaires liés à cet écart entre fonction et diplôme étaient en effet une revendication récurrente de notre section SUD depuis sa création (2 gréves plus tard nous voilà donc entendu).

– Un complément salarial collectif dés le 1er juillet, pour les aides soignantes diplômées.

– Le processus de mise en œuvre de certains postes pour mieux tenir compte de la santé des salariés concernés et une meilleurs vigilance sur la situations de salariés reconnus travailleurs handicapés.

– Une analyse du dispositif de délégation de paiement permettant le versement d’une avance sur le complément maladie / prévoyance dans le mois de l’arrêt du travail.

– Une réponse écrite sous 15 jours par la direction pour les demandes écrite des salariés.

– la prise en charge par l’employeur des repas lors de formations professionnelles.

Au delà de ses obtentions actées, et après la 2ème gréve menée par SUD dans cet établissement, nous avons bon espoir que les problématiques des conditions de travail et des lenteurs de résolution ou réponse trop ordinaires permette peu à peu l’attention et prise de conscience qu’elles méritent et qu’elles nécessitent à tous les niveaux.
C’est selon nous un enjeu majeur et l’une des perspectives les plus prometteuses à long terme pour le salarié comme pour le client. Mais un réel équilibre reste à trouver entre les mécanismes de profit et de rentabilité et ceux de la bonne pratique de prise en charge et managériale qui en l’état nous semblent incompatibles. Là dessus, nous restons très vigilant.

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Chronologie du mouvement de gréve à Korian Champ de Mars :

16/06/14 : À 8h00 ce matin, la grande majorité des AS et ASH ont entamé une grève. 20 salariés au total y ont pris part.

Ce soir, l’ensemble des grévistes a décidé de reconduire la grève et face aux orientations qui semblent se profilées une majorité des grévistes pourraient durcir le ton si cela se confirmait demain. Nous réaffirmons donc notre soutien entier à cette grève et que la direction ne se trompe de message en répondant aux attentes des Salariés :
Avec eux, nous ne transigerons pas pour appuyer les demandes en faveur d’un allégement des charges de travail, d’une réelle équité salariale, d’une plus juste reconnaissance et valorisation du travail avec les moyens nécessaires, d’une meilleur sécurisation du personnel avec la mise en place de la subrogation, et d’un 13ème mois en remplacement de la prime PASE que l’on estime injuste et préjudiciable à la santé du salarié.

Il nous semble qu’une entreprise qui fournirait du progrès sociale à ses salariés, y gagnerait pour son image, pour la qualité de son service et aussi en attractivité… Ça tombe bien puisque qu’il parait que les temps sont durs pour les recrutements.

17/06/14 : Au 2ème jour de gréve SUD Santé Sociaux réaffirme son soutien aux revendications des salarié-e-s de Korian Champ de Mars en gréve depuis lundi 16 juin 8h pour :

 

Qu'aucun poste prévu comme existant ne soit laissé vide ni qu'aucune charge de travail supplémentaire ne soit répercuté sur d'autres.

L'arrêt des glissements de tâches.

Que soient respectés les avis de la médecine du travail quant à la santé de salarié-e-s.

L'arrêt des précarisations et fragilisations de salariés (suite à accidents de travail ou maladie) et demandons la mise en place de la subrogation dans les plus bref délais.

Que toute ASH ou Auxilaire de vie faisant fonction d'AS ait un salaire au moins équivalent au salaire minimum conventionnel des AS.

Que toute AS diplômé titulaire ait un salaire au moins égal (hors majoration de l'ancienneté) à ce qui est proposé de mieux à certains CDD.

 

La mise en place du 13ème mois pour tous les salarié-é-s titulaires

Mais aussi :

Une reconsidération de la charge de travail des ASH en réduisant le nombre de chambre par agent.

Nous demandons un poste de serveur en plus en salle de restaurant pour répondre aux besoins du service.

La restitution de la PASE 2013 aux salarié-e-s ne l'ayant pas touché suite à de l'absence lié au travail ou considéré à tort comme injustifié.

Le prise en charge du ticket repas de tout salarié-e en formation lorsque celle-ci à lieu hors établissement.

 

 Compte rendu de la journée :

Malgré le peu d’avancée de la veille, la journée a débuté en chansons « Fatiguées, fatiguées, mais pas démotivées! Fatiguées, fatiguées… ». Nous avons eu beau demander aux grévistes de la veille, de se reposer et de garder des forces pour jeudi, plusieurs sont revenues soutenir.

La négociation est obligée de revenir sur la pénibilité des charges et les conditions de travail, fatigue, épuisement, risques psychosociaux, etc. Un malaise ramifié qui pris sous tous les angles amène toujours selon nous à une fragilisation du salarié et à une problématique économique pour l’entreprise. Toute la direction entend que le personnel soignant travaille depuis de nombreux mois avec 6 postes temps plein de moins qu’il le faudrait pour les besoins de la prise en charge, mais bon.. ça aurait eu un coût de mettre plus de personnel supplémentaire avant…

Quand des salariés, las de leurs conditions, tombent malades ou se blessent, dans bien des cas le maintien de leurs salaires prévus est retardé de plusieurs mois. Et comme si ça ne suffisait pas les absences concernées entrainent des retenues de prime. Ca fait beaucoup, là encore c’est pénible…

Les négociateurs de l’entreprise disent assumer l’entière responsabilité de leur fonction. Tant mieux pour eux mais ce n’est pas moins pénible pour des salariés confrontés à de mauvaises conditions de travail sous leurs responsabilités.

Certaines revendications qui protégeraient les salarié-e précaires comptent parmi les moins entendables pour les directions au non de la sacro sainte politique d’entreprise qui simplement n’a pas fait ce choix là.
Mais pourquoi choisir bien alors que l’entreprise a déjà fait le choix de moins bien ? Parce que c’est mieux? Oui mais non parce que ce serait plus coûteux. Voilà qui en gros pourrait résumer le rapport de force

….

Pendant ce temps, une délégation SUD Santé Sociaux, passée par le ministère de la santé, est venue voir les salarié-e-s, prendre la température et prendre note des conclusions de négociation à l’issue de cette 2ème journée.

Malgré pas mal de concessions consenties par les salariés, les négociateurs pour Korian n’ont pas su en faire de même sur plusieurs demandes chers aux salarié-e-s.

La gréve est donc de nouveau reconduite à l’unanimité. Les salariés attendes les propositions qui leurs seront présentées demain matin avant de décider de la poursuite ou non du mouvement mais vu que chaque demande est généralement étudier sous l’angle du coût que cela représenterait ou de la valeur ajoutée envisageable, on doute que les salariés déjà trop habituées aux lenteurs de progrès acceptent une sortie de crise qui serait au rabais. La journée de demain pourrait donc de nouveau être longue.

Bonne nouvelle en revanche : pour que le temps soit moins long, plusieurs délégations SUD des hôpitaux et du réseau interpro Solidaires ont gentiment proposé un chouilla de distraction et même une petite surprise si le mouvement est reconduit. Même nous on ne sait pas ce que ce sera, mais parait qu’il faut prévoir photos et films.

 

 

 

 

 

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Une gréve éclate à Korian Champ de Mars

Alors qu’une nouvelle grève est en court à Korian Champ de Mars, avec le soutien de SUD et de la CGT, il nous semble important d’en expliquer les raisons aux résidents et aux familles de cet établissement.

Fil d’actualité à suivre ici : https://twitter.com/grev_eur_euses

Le ras-le-bol d’une grande partie du personnel a pris le dessus et ce qui ne devait être qu’un débrayage d’une heure devant le bureau de la direction a finalement tourné en appel à la grève massive et reconductible dés 8h00 ce matin.

La prise en charge des résidents est pour vous tous une priorité légitime. C’est aussi la priorité de salariés et c’est pourquoi cela devient une souffrance pour le personnel chaque fois que les conditions de travail ne leur permettent pas d’apporter le service qu’il faudrait à un résident, faute de temps, de moyen, de collègue, etc.

Râler, réclamer, ou se mettre en grève, c’est un moyen de ne pas céder à la fatalité, de ne pas risquer de devenir maltraitant à cause de résignation.

Nous avons depuis longtemps sur ce blog souligné et commenté des problèmes. Nous avons insisté sur l’importance de la dépendance dans l’établissement, sur l’importance des charges de travail et sur l’insuffisance des effectifs au regard de tout ça.
Non seulement les moyens humains n’ont pas augmenté mais les charges de travail oui. Les glissements de tâches, la fatigue et l’épuisement, deviennent ainsi un peu trop routinier à notre goûts mais sans que la prise en charge ne puisse atteindre pour autant la qualité que l’on voudrait.
En cause notamment, de plus en plus de pathologies lourdes (une dizaine de résidents équipés de sondes sur un total de 103 résidents), des résidents désorientés au point qu’ils auraient besoin d’un salarié chacun à eux seuls, etc.

L’ARS semble avoir partagé notre constat quant au manque de moyens humains puisque 6 postes supplémentaires à temps plein ont ainsi été concédés à l’occasion du renouvellement de la convention tripartite de l’établissement. (1 poste d’infirmier et 5 postes d’aides soignants). Cela en dit long sur les conditions de travail et sur les conditions de séjour ou la qualité de soin qui peuvent en découler. D’autant que ces postes supplémentaires, ne sont pas encore pourvus à ce jour.

Le secteur des EHPAD est un des rares en France où des salariés en grève demandent d’abord plus de collègues avant de demander plus de salaire.

Bien sûr le salaire est un soucis dés lors que l’on connait la précarité d’un grand nombre de soignants et les faibles salaires pratiqués. Des salaires pour nous d’autant plus choquant au regard de ce que paye chaque client.

Dans cet établissement, c’est trop souvent que les absences des unes sont comblées par une augmentation du travail des autres, sans aucun supplément de salaire. Ce sont souvent aux mêmes que l’effort est demandé et donc un cycle d’épuisement s’installe. Des absences pour maladie peuvent même être motifs à suppression de prime.

L’augmentation de la dépendance + l’augmentation de la charge de travail non compensée entraine une augmentation des risques psychosociaux, des risques de dysfonctionnements et des dégradation des conditions de travail. C’est un ensemble dangereux pour les salariés comme pour les résidents à charge.

Voilà pourquoi nous soutenons cette grève aujourd’hui et nous la soutiendrons tant que la direction n’aura pas accepter ce qui au 21ème siècle tient selon nous d’une nécessité évidente.

Il est certes dommage d’en être arrivé là mais c’est le risque à force de tirer sur la corde. Aussi, nous regrettons que la direction de l’entreprise n’ait pas résolu d’elle même ces problèmes avant, raison pour laquelle nous l’estimons responsable de la situation.

Cliquez ici pour consulter l’ensemble des revendications

Actu sociale

ça se passe ailleurs, dans le public : Gréve à Paul-Guiraud 94, SUD Santé est majoritaire, présent et très déterminé !

Mardi 10 Juin, la section Sud Santé Sociaux Maison Blanche se rendait à l’Assemblée Général du groupe Hospitalier Paul Guiraud (GHPG) de Villejuif-Clamart pour leur apporter son soutien.

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Sur Place : Une super ambiance, combative, joyeuse, un personnel très déterminé, un comité de grève très organisé.

Des banderoles colorées accrochées dans l’Hôpital, un solide piquet de grève et une occupation de la direction 24h/24h.

Vous pouvez suivre le mouvement sur Facebook : https://www.facebook.com/sudsante.pgv

Cet après- midi, 300 personnes à l’AG dans un amphi enflammé qui reconduit à l’unanimité la grève, le piquet de grève et l’occupation de la direction.

La CFDT de Paul Guiraud suite aux pressions de leur fédération et à l’injonction de leur organisation départementale de se retirer du conflit en cours, annonce en AG que le bureau démissionne et appelle ses adhérents et sympathisants à poursuivre le mouvement de grève en cours.

Extait LeParisien.fr  Publié le 10.06.2014 :

       La nouvelle a été officialisée ce mardi après-midi, à l’hôpital Paul-Guiraud de Villejuif. Les militants locaux de la CFDT démissionnent de leur syndicat. «Nous avons reçu une lettre du bureau départemental samedi, indique Stéphane Guillou, jusqu’alors secrétaire de la section. Il exige notre retrait de la bataille actuelle et nous ordonne de négocier avec la direction du groupe hospitalier.

Hors de question ! Ils n’ont aucune idée de ce que nous vivons ici. » Une grève a débuté lundi 2 juin afin de protester contre la suppression programmée de 10 jours de RTT par an. Le personnel occupe également une partie des bureaux de la direction, bien que le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) ait ordonné leur libération en milieu de semaine dernière.

La démission en masse concerne la douzaine de membres du bureau local CFDT, ainsi qu’une quarantaine de militants et sympathisants. Mais la section ne disparaît pas pour autant. «Nous essayons désormais de trouver une nouvelle organisation syndicale pour nous accueillir», glisse Stéphane Guillou.

Le lendemain action à la CME pour demander le soutien des médecins avec comme objectif une demande d’audience au ministère accompagné des pétitions et de la motion des médecins.

Le comité de grève (personnels syndiqués et non syndiqués ) dit que c’est une intersyndicale solide qui a lancé le mouvement, mouvement de lutte en profondeur qui tire les organisations syndicales.

Plusieurs délégations présentes témoignent à l’AG : St Maurice, St Anne, Maison Blanche, Hôpital de Caen, notre santé en Danger, la fédération Sud Santé Sociaux, la fédération FO… Des motions d’autres Hôpitaux qui ne pouvaient pas être là…. Également le soutien de la sénatrice PC Laurence Cohen, du maire de Villejuif, du Front de Gauche de la ville, etc.

Tout le monde est d’accord pour aller au ministère avec des délégations régionales et nationales.

Pour plus d’infos : Lire le communiqué sur le site Solidaires du 94

 

 

 

BTHE, Conditions de travail

La gréve à l’Ehpad Clos du Murier et ses conclusions vues par Hospimedia

D’après Hospimédia, Christophe Kohn, responsable de coordination RH opérationnel au groupe Korian reconnait une réelle souffrance au travail en lien avec la charge de travail au Clos du Mûrier. Peut être le plus gros gain concret déjà obtenu par les grévistes. Ci-dessous l’article d’Hospimedia.

Après 5 jours de grève, les personnels de l’Ehpad Clos du Murier obtiennent gain de cause

Les personnels de l’Ehpad Clos Les Muriers du groupe Korian et la direction ont signé un protocole de fin de grève mercredi dernier. Les personnels réclamaient, entre autres, 13e mois et postes supplémentaires.

Après 5 journées de grève, l’Ehpad du groupe Korian, Clos des Muriers (Fondettes, Indre-et-Loire), a signé mercredi 4 juin un protocole de sortie de conflit avec les quelque 25 salariés qui manifestaient depuis samedi pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Une partie de l’équipe de cet établissement de 85 lits, qui associe une unité d’hébergement pour personnes âgées désorientées (Uhpad), un accueil de jour et une unité de gérontopsychiatrie, avait en effet cessé son activité depuis samedi matin 30 mai, suite à l’annonce d’une modification du planning, l’une des aides-soignantes (ASD) étant assignée à l’accompagnement d’une professionnelle en remplacement.

« Cela a mis le feu aux poudres, résume Isabelle Jalais, IDE au Clos des Muriers. Nous manquons de personnel, nous l’avions signalé depuis le mois d’octobre, mais on ne nous entendait pas. » L’établissement dispose pourtant de 20 postes d’ASD/AMP pour 85 lits. « Mais le site est organisé en 6 petites unités de vie, sur un grand volume de locaux, ce qui pèse sur la charge de travail et génère une réelle souffrance au travail », reconnaît Christophe Kohn, responsable de coordination RH opérationnel au groupe Korian.

Dans l’urgence, l’établissement a donc fait appel aux professionnels des autres sites du groupe alentour. « Nous avons même vu des directeurs arriver d’autres Ehpad pour faire les toilettes des résidents », souligne Isabelle Jalais. Des négociations ont immédiatement été entamées avec la direction régionale du groupe. Les salariés grévistes demandaient la création de postes supplémentaires, l’attribution d’un 13e mois, un support matériel, l’amélioration de leur formation professionnelle. « Nous avons presque tout obtenu », s’enorgueillit Isabelle Jalais. Presque tout, sauf le 13e mois…

Ainsi, une ASD/AMP supplémentaire – en CDI – viendra compléter l’effectif l’après-midi, période la plus chargée selon l’équipe. Deux CDD de trois mois seront également recrutés en attendant le renouvellement de la convention tripartite avec l’ARS et le conseil général. Tous ces postes sont en équivalent temps plein. « Nous avons également obtenu la garantie que tous les faisant fonction d’ASD/AMP se verraient proposer une validation des acquis de l’expérience pour obtenir leur diplôme », poursuit l’IDE. Ce qui constitue un réel effort pour le groupe qui devra abonder son plan de formation en conséquence.

« Par ailleurs nous avons obtenu une dotation en matériel : des adaptables, un véhicule pour accompagner les patients en consultations, un ordinateur supplémentaire… » note Isabelle Jalais. Pour améliorer la communication au sein de l’établissement, il a également été décidé que la responsable RH régionale installe désormais son bureau dans l’établissement. « Il s’agit de fluidifier et clarifier la communication, explique Christophe Kohn. Les équipes ne savaient jamais à qui s’adresser pour avoir des réponses pour leurs congés, leurs dates de formation etc. Elles étaient parfois prévenues le matin pour l’après-midi… Donc l’objectif est de travailler avec la direction pour que chacun sache qui fait quoi. » 

« Nous avons été soutenus par les syndicats FO, Sud et CGT, mais aussi par les familles, qui avaient signé une pétition, tient à signaler Isabelle Jalais. Et même des résidents ont affiché leur support en se collant un autocollant sur le torse… » La direction des ressources humaines a également tenu à saluer le professionnalisme de l’ensemble de l’équipe, gréviste ou non, et le respect qui a marqué toute la durée de la négociation.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

Fin de conflit à Korian Clos du Mûrier : Place aux engagements

Après 5 jours de grève et après négociations, le personnel de l’Ehpad Korian Clos du Murier, Fondettes, a repris le travail.

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Piquet de grève sur le parking de l’établissement, prises de décisions collectives, diffusion de tract à la population, soutien des familles de résident-es, couverture des médias locaux, caisse de grève, le mouvement de grève s’est bien organisé.

Avec le soutien de familles, de résidents et l’appui syndical de SUD et de la CGT cette lutte collective et démocratique de femmes a payé face au patronat du privé lucratif.

Après 5 jours de gréve, les grévistes ont obtenu :

3 postes supplémentaires d’Aides Soignantes (1CDI et 2 CDD).
– Un engagement de la direction en faveur des formations.
– Une concertation des les renégociations à la hausse des dotations de personnel.

Côté rémunérations, primes et 13ème mois, Korian-Medica devrait s’y consacrer plus sérieusement lors des NAO à venir et en vus des prochains accords d’entreprise.

À moins de préférer attendre des grèves pour agir, les concessions de l’employeur nous semblent en effet être une sage posture, mais un minimum. Comme en témoigne l’évidente nécessité des créations de postes, pour motiver et conserver un personnel de qualité, pour une gestion du personnel plus humaine, pour une meilleur prise en charge du Résidant et pour la pérennité du bon fonctionnement d’établissement.

Améliorer l’Emploi et les conditions de travail c’est autant de gagner en faveur des conditions de séjour.

Pourtant, il va sans dire que déplacer des salariés d’autres EHPAD d’Indres et Loire pour remplacer les grévistes du Clos du Mûrier n’était pas une solution, à moins de vouloir perturber ces autres EHPAD.
D’ailleurs, est ce que les dotations de personnel prévues par l’ARS pour les différents établissements prévoient de telles mutations de personnel sur un autre établissement ?

Il serait bon que l’ARS donne son point de vue là dessus.

Est ce que les usagers des autres EHPAD sont d’accord pour que l’entreprise bouscule leurs repères en détachant intentionnellement leurs soignants habituels? Pas sûr que les usagers concernés aient appréciés.

Quid du remplacement legal des grévistes : il est interdit de recourir à des intérimaires ou de conclure des CDD pour remplacer des grévistes! On n’arrête pas une grève avec du travail temporaire, mais par négociation.
Il n’est pas interdit en revanche (même si le patronat s’y adonne peu) de résoudre les problèmes (augmenter les effectifs, les salaires, etc.) avant qu’ils ne tournent au conflit.

Lorsque des dysfonctionnements, des glissements de tâches ou de postes, des réorganisations incessantes, etc. perdurent, sans que les mécontentements ne soient sérieusement pris en compte et suivis d’améliorations, c’est pour l’entreprise prendre le risque de soudaines secousses sociales.

Des mouvements sociaux peuvent être différé parfois par de belles paroles, quelques rustines ou d’autres ficelles, il n’en demeure pas moins que sans amélioration de fond, tôt ou tard ça pète.

Pourtant les indicateurs, les signaux et les solutions existent pour toute direction disposée à les voir. Et au cas où la visibilité ferait défaut, on veut bien accompagner salariés et usagers pour les piqures de rappel auprès des directions et des pouvoirs publiques.

Lors de ce mouvement, les salariés ont mis en avant ce qui manque le plus au personnel dans les EHPAD : du temps !

  • Du temps pour effectuer les soins

  • Du temps pour donner les repas

  • Du temps pour faire le ménage

  • Du temps d’échange avec les résidents

  • Le respect de nos plannings et de nos postes de travail

  • Des formations qualifiantes

  • Être remplacés lors de nos congés payés

  • Avoir assez de temps pour accompagner les personnes en fin de vie ainsi que leur famille

Elles demandaient aussi qu’une partie des profits soit utilisée pour le confort des résidents et l’amélioration des conditions de travail des personnels.

La plupart de ces demandes ne sont pas des revendications mais des dûs puisqu’elles renvoient à des engagements de qualité de service ou à des devoirs d’employeur (remplacement, formation).

Pour les salariés, ce temps est synonyme d’un manque, d’humanité, conséquence des manques de bras, mais pour d’autres le temps c’est de l’argent… et le temps rapporte plus lorsque les salaires sont bas et les salariés moins nombreux… Pour rappel : relire les inquiétudes que nous exprimions déjà sur ce blog 10 mois plus tôt dans l’article Une gestion plus serrée 

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               Bravo à toutes !

Pour contactez SUD Santé Sociaux de l’Indre-et-Loire Cliquez ici

 

 

 

Actu sociale

Un plan d’austérité sans précédent – Communiqué de l’US Solidaires

http://www.solidaires.org/IMG/pdf/comVals_definitif.pdf (communiqué du 17 avril2014)

Reçu par Manuel Valls, Solidaires a eu confirmation du détail des 50 milliards d’économies annoncées et qui seront réalisées à hauteur de 18 milliards sur le budget de l’Etat, 11 milliards sur les Collectivités territoriales, 10 milliards sur l’assurance maladie et 11 milliards sur les autres dépenses de protection sociale.

[extraits du communiqué]

Ce sont les ménages, les salarié-es, les chômeurs/chômeuses et les retraité-es qui vont être mis à contribution.Ces économies visent à faire financer par les salarié-es, par les fonctionnaires, par les retrait-ées les cadeaux faits aux entreprises sans aucune contre-partie : le crédit impôt compétitivité (20 milliards) et l’allégement des cotisations patronales pour la branche famille (10 milliards).
La fiscalité des entreprises va baisser alors que la remise à plat de la fiscalité des ménages annoncée en décembre est passée à la trappe. Cette politique s’inscrit complètement dans l’exigence du Medef de baisse du «coût du travail» sans remettre en cause une seule seconde le «coût du capital».

Pour imposer d’autres choix, il est nécessaire de construire des mobilisations sociales importantes. Le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs/travailleuses doit être l’occasion de faire entendre nos revendications tout comme la journée de grève du 15 mai dans la Fonction publique. Il nous faudra aller au-delà et Solidaires propose à toutes des organisations syndicales de construire ensemble une riposte de grande ampleur contre ce plan d’austérité économiquement dangereux et socialement injuste !
Lire le communiqué intégral :
Actu sociale

Du personnel de nuit déguisé en zombies pour dénoncer les manques d’effectifs

breveon178stMaurice Zombie

Lundi dernier, par une flash mob festive et dans une ambiance très zombiviale, les camarades SUD Santé de l’Hopital St Maurice (Psychiatrie/SSR/Dialyse/Maternité) en intersyndicale avec la CGT ont tenu à dénoncer gentillement et à leur manière les mauvaises conditions de travail et l’insécurité liées à aux manques d’effectifs dont souffrent leurs services.
Pour être moins zombie, il leur manquerait une cinquantaine de poste.
Une nuit de grève ensanglantée donc, avec sardinade et mise en scène qui aura ressuscité un vieux tube de Mickael Jackson.

Pour ceux qui veulent, vous pouvez « voir » la video des zombies (la lune éclairait peu ce soir là)


Un rôle avait été conçu pour Marisole Tourraine et à François Hollande, ils devaient venir au chevet de la santé avec une valise de blousses blanches pour créer autant de nouveaux postes mais soit il faisait trop nuit pour les voir, soit ils ne sont pas venus..

autres - divers

GRÈVE NATIONALE INTERPRO DU 18 MARS : emploi, salaire, protection sociale…

Lieu de consignation des revendications et des tracts syndicaux et intersyndicaux :

http://paris.demosphere.eu/rv/31297

Tract et communiqué de presse de la Fédération SUD Santé Sociaux :

http://www.sudsantesociaux.org/18-mars-journee-de-greve-et-de.html

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