Conditions de travail, mobilisation, salaire

Mobilisation des salariés Korian le 15 octobre 2019 pour les EHPAD, l’aide à Domicile, notre système de santé et de protection sociale

Suite des mobilisations pour les conditions de travail et de prise en charge dans les EHPAD. Avec plusieurs syndicats, associations et des collectifs (en particulier “l’interurgence” le collectif des urgentistes) nous appelons à frapper un grand coup le 15 octobre.

Comme le reconnaît elle-même Sophie Boissard, notre directrice générale, en conclusion d’une pleine lettre d’autosatisfaction adressée aux salariés :

  • à Korian l’association des salariés à la prise de décision c’est pas ça…
  • à Korian la formation, c’est pas ça… 
  • à Korian le Contrat Social, c’est pas ça non plus…

Pourtant les profits, les bénéfices et les dizaines de millions d’euros de dividendes aux actionnaires ça y va !

voir notre article à ce sujet : « le million le million

Pour quémander au ministère le licenciement d’une salariée qui fait remonter des dysfonctionnements et problèmes graves c’est facile (d’ailleurs on a une bonne nouvelle à vous annoncer demain). Mais pour augmenter les effectifs et les salaires on attend encore, on attend toujours… Nous sommes pas du genre à attendre l’autre jour !

On sait bien que nos pétitions ça chiffonne les directions, ça contraste avec d’autres syndicats à Korian qui préfèrent prendre des cafés dans les bureaux du siège.

 Alors que nous on gueule, on manifeste, bref on agit !

Mais comme les différentes alertes peinent à faire échos dans la tour d’ivoire des dirigeants, nous avons décidé pour le 15 octobre de frapper un grand coup, et surtout en trés trés grand nombre !

Pour nos salaires,
Pour nos carrières,
Pour nos conditions de travail,

Pour nos Vies et celles des Résidents,
Pour être entendu, respecté et pris en compte, Pour que le sous-effectif cesse,
Pour que les économies de bout de chandelles s’arrêtent
Contre les profits qui passent avant l’humain

et
contre les NAO Korian France 2019 et les accords scélérats d’élus et de syndicats qui ne représentent qu’eux mêmes (voire pour rappel la Pétition en ligne et toujours ouverte à signature ! ).

Pour toutes ces raisons, mais aussi par solidarité avec les autres EHPAD, les SSR, les HAD, les hosto, le secteur de la santé, le travail social, avec les retraité-es,

nous appelons toutes et tous à une grève massive, généreuse et déterminée dans la joie et l’action : Le 15 octobre.

Plusieurs rassemblement auront lieu dans toutes la France. 

Vous pouvez contacter les syndicats SUD Santé Sociaux de votre département

ou nous contacter directement. 

C’est les élections pro à Korian ! Renseignez-vous ! discutez-en avec les collègues et relayez l’info !
Conditions de travail, liberté syndicale, témoignage

On a rencard avec le défenseur des droits, on a envie de parler de vous

Vous travaillez ou avez travaillé dans un établissement Korian (EHPAD, SSR, HAD, Résidence service, siège…) ? Alors nous avons besoin de vous et de ce dont vous avez pu être témoin. C’est pour nous aider à notre inlassable tâche de défense des salarié-es, de nos conditions de travail et des conditions de prise en charge de nos ainé-es.

Avez vous déjà été témoin de situation de :

Discrimination,
harcèlement, 
suicide ou tentative de suicide d’un salarié,
manque de matériel, 
manque de personnel, 
défauts de soin, 
non respect du cadre légal, 
de maltraitance institutionnel ? 

Vous pouvez faire remonter votre témoignage à l’aide de notre formulaire de contact sur cette page. Confidentialité garantie .

Pourquoi cet appel à témoin et pourquoi maintenant ?

Nous sommes actuellement en lien avec le défenseur des droits. “Le Défenseur des droits veille au respect des droits et libertés“ nous dit la Constitution. Il faut dire que nos derniers échanges concernant la situation de Khedidja, une de nos déléguées syndicales qui est menacée de licenciement après avoir dénoncé des dysfonctionnements, les ont un peu fait halluciner. Hasard du calendrier, dernièrement il a fait un rapport sur la discrimination des personnes syndiquées.

D’ailleurs avez-vous signé la lettre ouverte à la ministre pour soutenir Khedidja ?

c’est par ici

A une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire (G. Orwell)

Le recensement de tous vos témoignages est important. Lorsque nous effectuons des signalements graves, il est trop fréquent d’entendre que “la direction n’était pas au courant”, “c’est un cas particulier”, “c’est accidentel mais d’habitude tout va bien” ou qu’en fait “il n’y a pas de problème”.

Cet appel à témoin peut faire la différence entre un cas isolé et une situation plus générale. Entre un “pépin” et un “système”. Les causes profondes et les responsabilités ne seront pas les mêmes.

Dans le premier cas le responsable est souvent tout trouvé : ce serait untel qui s’est trompé, ou qui a fauté, ou qui sera sanctionné… et fin de l’histoire.
Alors que dans le second cas, ce serait la direction, les directives, les pratiques ou politique groupe qui pourraient être en cause.

Les témoignages sont une aide précieuse pour améliorer les situations collectives et faire bouger les choses. Les petits ruisseaux font les grandes rivières qui nettoieront les écuries d’Augias.

C’est les élections pro à Korian ! Renseignez-vous ! discutez-en avec les collègues et relayez l’info !
Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, mobilisation

EHPAD, Hostos : 600 personnes pour défier la présidence et la ministre de la Santé

Nous étions donc 600 (d’après la police) à rejoindre le ministère de la mortalité et des dégradations organisées du soin (et 2 millions à être solidaires de la cause d’après les réseaux sociaux)

Un peu plus tôt, nous étions plus de 400 manifestants à refuser le parcours invisible et plan-plan de quelques dizaines de mètres prévu pour nous par les autorités.

Nous nous sommes donc élancés motivés à nous prendre en mains vers les Champs Elysées, pour un « Die-In » au milieu de l’avenue et des voitures, juste en face du Fouquets et de la boutique Vuiton, avant de reprendre la marche avenue Georges V et dans les beaux quartiers où nous avons abondement interpellé, le riche électorat du président Macron. Moralité, sur notre tract Korian, comme sur le tract des Hôpitaux en luttes, la population fortunée étaient pour la plupart d’accord avec nous et les revendications pour dire stop aux dégradations et aux coupes budgétaires, stop aux sous-effectifs, mais OUI à l’Humain.

Côté EHPAD, comme côté Hôpitaux, la population rencontrée étaient très attentive et très concernée :

Non Madame la Ministre, non M le président, la Santé ne peut pas être une marchandise, patients / résidents ne peuvent pas être marchandisés. Arrêtez donc de comptez vos lits (occupés ou vides) quand on vous parle de personnes maltraité-es (soignants ou soignés).

Côté Korian, il y a autrement mieux et autrement plus digne, face à la grogne que de coller sur un jour de gréve un entretien préalable à une salarié-e exemplaire et déjà inutilement sanctionnée. Une pensée pour Vania, salariée de Korian Champ de Mars victime de pression.

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Partout ailleurs où notre tract a été distribué aux abords d’établissements, les riverains se sont dit également concernés et, pour celles et ceux qui connaissaient les établissements, particulièrement soutenant.

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Une nouvelle date de mobilisation est dors et déjà programmée le 22 mai prochain, avec d’autres secteurs en lutte convergents, plus de soignants et d’établissements mobilisés. Sud Korian sera de la partie ce qui laisse une pleine semaine à chacun, chacun-e pour préparer vos plus belles fleurs visuelles ou sonores.

En hommage aux soignant-es et aux résident-es Korian, une petite vidéo moche mais pour une noble cause :

 

 

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve Korian : mobilisation et actions du 15 mai

Pour le 15 mai, Sud appelle tous les salarié-es Korian à la mobilisation, la gréve, l’action (voir plus bas), et à poursuivre le tour de France des dysfonctionnements dont les retours quasi unanimes justifient largement nos revendications.

Dans le cadre de cette journée de mobilisation nous invitions les salarié-es et leurs proches à venir déposer des gerbes de protections devant le Siège du Groupe Korian (23 rue Balzac, Paris 8eme) ou devant leur établissement, en dénonciation de la maltraitance institutionnelle organisée et en hommage à la / au « Soignant-e Inconnu-e »qui comme un-e bon-ne soldat-e se tue inlassablement à la tâche pour un salaire de misère, et dans des conditions de travail / de prise en charge indignes.

Indigne du personnel, indigne de nos aînés, et indigne d’un numéro 1 de la dépendance…

N’oubliez pas de nous transmettre vos photos et vidéos.

—-

Ci-suit la copie du préavis de grève transmis à Mesdames Boissard et Plou hier.

Mesdames,
Habité-es par la nécessite des meilleurs intentions, nous avons l’honneur de vous adresser le préavis de gréve suivant, pour Sud Santé Sociaux Solidaires, pour le 15 mai 2018 :
Contre l’indignité des conditions de travail, de prise en charge et de séjour.
Contre la maltraitance, les sous effectif, les non remplacements, le remplissage obstiné, la politique des économies de masse salariale ou autre économies de bouts de chandelles pressurisantes et nuisibles.
Pour des salarié-es bientraité-es,
Pour une entreprise bientraitante,
Pour une prise en charge et en soin digne de ce nom,
Pour nos ainés et pour leur dignité.
Tous les salarié-es de l’UES Korian France (Ehpad, SSR, HAD, Résidences Services et Siéges) sont appellé-es à la mobilisation, à toutes actions utiles et à la gréve le 15 mai 2018.
Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Mamie Punks et 1er Mai : la fête aux EHPAD

Dans un clip, les résidentes d’un EHPAD ont montré leur côté punk.
Le mouvement Punk a pour slogan « No futur », c’est le rejet de la société inégalitaire, oppressante, liberticide, c’est société capitaliste ou macroniste qui a décidé que le fric serait le dieu de toutes et tous et qu’il faudrait s’y soumettre. Le mouvement punk, au contraire, fait un gros doigt à ce système qui méprise, dévalorise ou nie l’Humain.

En 2018, c’est tous les résident-es, leurs familles et tous les salarié-es qui doivent se révolter contre ce système : Et que plus personne n’accepte aucune forme de maltraitance au prétexte de taux d’occupation en baisse, de budget, ou d’objectif de croissance…

C’est fun de rejeter tout ça, ça permet de se marrer à plusieurs beaucoup mieux que lors des toilettes express ou quand les EHPAD n’ont plus le temps de discuter ou de s’occuper de leur vieux, trop affairés qu’ils sont à essayer de remplir les lits, à prospecter, à encaisser des loyers, ou à économiser sur les subventions versées par les tutelles quitte à maltraiter résident-es et salarié-es.

Des vidéos virales comme celle-là, il peut y en avoir bien d’autres, avec des messages plus incisifs pour dénoncer dans ses moindres détails la maltraitance du profit.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/pays-de-montbeliard/video-quand-memes-ehpad-audincourt-s-eclatent-clip-plein-humour-1465595.html

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve victorieuse des salarié-es de l’EHPAD de Sommières !

Parce que la lutte paie !

Victoire des salarié-es à l’EHPAD de Sommières et signature du protocole de fin de conflit.

Le syndicat SUD Santé Sociaux Gard-Lozère et la Direction de L’EHPAD de Sommières -Calvisson ont signé définitivement aujourd’hui le protocole de fin de de conflit permettant la levée de la grève en cours depuis le 10 avril au sein de l’établissement.

Les personnels de l’établissement ont obtenus entre autre , en résumé,  les engagements suivants :

– le retour à la réglementation pour la notation des agents et compensation des préjudices acquis avec annulation du protocole de notation en vigueur dans l’établissement, non réglementaire et dérogatoire à la législation. Rattrapage  immédiat de 1 point de notation pour les agents ayant été pénalisés au cours de leur carrière  par des gels ou baisses  de notation abusives avec compensation financières sur le calcul de la prime de service  pour l’année échue (2017)

– résorption de l’emploi précaire et stagiairisation de personnels contractuels

– Sécurisation des soins et du personnel de nuit sur l’EHPAD de Calvisson avec l’affectation immédiate d’un Agent de Service Hospitalier en binôme avec l’Aide – soignante de nuit sur le site de Calvisson (Vignet)

–  Respect de la vie privée et du repos des agents avec arrêt des rappels abusifs au domicile et respect du temps de repos réglementaire.

– mis en place d’un protocole de dialogue social pour la mise en place d’organisations de travail respectueuses du droits des agents et de la qualité des soins

Cette négociation a pu avoir lieu suite à la réunion de travail qui a eu lieu à l’ARS ce Jeudi 19 avril, où le syndicat SUD a pu défendre les revendications du personnel.

L’ARS et le Conseil départemental n’ont pas validé de crédits supplémentaires au niveau de l’établissement malgré l’évolution du niveau de dépendance des personnes accueillies et ont renvoyé à la responsabilité de la Directrice vers la nécessaire  prise de décision par la Directrice dans le cadre du dialogue social au sein de l’établissement.

SUD continue de dénoncer des budgets insuffisants pour les EHPAD et les travers des tarifications actuelles.

Pour le syndicat SUD, la lutte paie et nous espérons que cette lutte invitera les salariés des autres EHPAD à faire valoir également leurs droits, également au bénéfice des résidents. Nous les invitons à rejoindre massivement SUD , un syndicalisme qui est leur porte- parole et qui ne leur demande pas de taire leurs revendications.
Cette lutte converge avec les autres luttes pour défendre le service public, les droits sociaux des salariés et des usagers menacés actuellement par la politique du gouvernement Macron aux bénéfices des seuls riches privilégiés. De cette société là, nous n’en voulons pas !

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Les sections Sud Santé Solidaires Korian soutiennent les mobilisations nationales qui ne font que commencer et y apporteront leurs meilleurs soutiens

Notre offre cœur ne vaut que pour les bonnes et les justes causes !

19 avril, 1er mai, 5 mai, 15 mai et après :
Reprenons notre avenir et nos droits !

 

Infos luttes / gréves – manif – mobilisations – rassemblement : trouvez ICI les vôtres !

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Retraités, EHPAD, Hôpitaux, Santé, Social, services publics, étudiants, éducation, … et bien sûr cheminots : Nous sommes toutes et tous dans le même bateau d’un système qui prend l’eau à mesure que l’argent règne en maitre pour prendre le large et pour couler dans son sillage l’avenir, et la vie à tout âge.

En plus des souffrances et du délabrement général, quel est le point commun central de toutes ces luttes ?

C’est que les réformes et les restructurations sont toutes motivées par des intérêts économiques qui ne servent ni la qualité des services, ni les humains qui les produisent ou qui en bénéficient. Bien au contraire ! Réformes et restructurations dégradent les conditions de travail autant que les services. Ensembles, elles précarisent et peu à peu détruisent.

La dégradation des conditions de travail des personnels soignants, va de pair avec la dégradation de la prise en soin des malades ou des personnes âgées, tous souffrent des mêmes maux, alors que les profits progressent inlassablement sur leur dos.

La réforme SNCF nuit gravement aux cheminots mais autant au service public et aux usagers qui au final paieront plus cher à mesure que la SNCF ferment ces petites gares moins rentables ou les remplacent par des cars. Tout cela alors que c’est l’argent public (nos impôts) qui a financé la construction du réseau.

Social et éducation sont sur le même tableau, moins de qualité, plus de précarité, plus de souffrance des professionnels alors qu’en parallèles les coups de la vie augmentent.

Bien se soigner, bien étudier, bien se former, bien voyager serait un luxe réserver aux élites. Nous disons non ! Et c’est pourquoi nous convergerons comme autant de grains de sables pour stopper l’absurdité destructrice de cette machinerie.

Si vous aussi vous soucier de votre avenir, de celui de vos enfants et de vos ainés, alors rejoignez nous et vous aussi convergez !

1 +1 +1 + ……………. = des millions !
Et ensemble nous sommes bien plus efficace et bien plus forts que les quelques dirigeants qui vous envoient dans le mur et nous pesons bien plus lourds que tout leur argent.
Les solutions ne manquent pas mais seul votre engagement manquera si vous ne soutenez pas, si vous ne convergez pas.

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Pour donner votre avis, pour nous trouver : cliquez nous dessus https://wordpress.com/page/korian.sudsantesociaux.org/164153

interviews

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe

Sud Solidaires appelle les salarié-es Korian à la gréve et à l’action : Le mépris ça suffit, la Dignité n’a pas de prix !

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Solidaires

Salarié-es Korian :

Pour la Dignité, pour la Santé, pour l’Humain et pour ses Droits
soyons toutes et tous uni-es et déterminé-es le 15 mars 2018

Au nom de la dignité des personnes âgées, au nom de la dignité des personnels qui s’en occupent, au nom de la dignité de métiers dont le sens premier est de plus en plus bafoué au profit de profits insatiables, et contre la maltraitance institutionnelle que la loi du profit engendre sans limite, il n’est plus permis de laisser faire ni d’être de bons soldats dociles.


Pour que cela cesse, il faut agir !

C’est pourquoi Sud Santé Sociaux Solidaires appelle toutes et tous les salarié-es Korian AS, ASH, IDE, AVS, AMP, ASG, Psychologues, Ergothérapeutes, Animateurs, Psychomotriciens, Personnels administratif et d’accueil, Responsables techniques, Cuisiniers, Plongeurs, Serveurs, Chefs de service, Directrices et Directeurs, … , des EHPAD, des HAD, et des Résidences Services, ainsi que tous les salariés des sièges Korian ( Balzac, Paie, Devecey, DSI, et tous les SBF sans bureau fixe) à se mobiliser sans réserve, et à se faire entendre !


Depuis, le 16 février 2018, par communiqués et conférence de presse, SUD Solidaires, CGT, FO, UNSA, CFDT, CFTC, CFE-CGC, et d’autres appellent sans réserve une nouvelle journée de mobilisation le 15 mars 2018, encore plus forte que la première. Un salarié Korian était porte parole de cet appel pour Sud Santé Sociaux Solidaires.

Mobilisez-vous sans plus attendre, rejoignez-nous ! Et ensemble, nous ferons changer tout ça !

Sud Santé Sociaux Solidaires : 74 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Collectif Sud Solidaires Korian :
https://korian.sudsantesociaux.org
Contacts : SudSolidairesKorian@gmail.com / Facebook SUD Santé Sociaux Korian

Salarié-es Korian :

Le 15 mars 2018, un nouvel appel unitaire est lancé en vue d’une énorme journée de mobilisation nationale pour tout le secteur EHPAD ainsi que l’Aide à Domicile, les Hôpitaux gériatriques et tous les autres établissements de personnes âgées.

10 fédérations syndicales du secteur Santé Social appellent, avec l’Association des directeurs d’EHPAD (AD-PA) à la gréve et à l’action, soutenues par 10 syndicats de retraités et des associations d’usagers.

Pour votre avenir et pour celui des résidents, cette journée a besoin du plus grand nombre ! Mobilisé-es, déterminé-es, préparez dés à présent des banderoles, affiches, chansons, slogans, etc. Informez vos collègues, et le 15 mars, décorez votre établissement, faites vous remarquer, faites vous entendre, et prévenez-nous !


Vous vous demandez comment faire gréve?

Les préavis de gréve sont officiels et déposés publiquement. Pour faire gréve il vous suffit donc de ne pas prendre votre poste ce jour-là. Il n’y a pas de formalité de prévenance, sauf si vous faites gréve en cours de journée, (il vous faudra dans ce cas informer votre chef lorsque vous cesser le travail, cette info peut se faire en groupe si vous êtes plusieurs à vous arrêter en même temps). Faites des photos.

Jusqu’au 15 mars (et tous les jours suivant) pour les personnes en postes qui ne veulent plus cautionner la maltraitance institutionnelle, PRENEZ LE TEMPS qui vous manque !
Prenez le temps de prendre soin, le temps de la bienveillance et des bonnes pratiques, le temps de ne plus courir, de prendre vos pauses et de ne plus bâcler au nom d’une organisation de travail inadaptée qui prend comme base un sous-effectif chronique. Privilégiez le résident et la qualité du soin plutôt qu’une organisation fautive. Vos résidents seront mieux traités quant aux retards de service ils ne seront pas de votre fait mais de celui de la direction qui tolère les pénuries de personnel et les énormes défaillances institutionnelles chroniques qui en découlent.

Ensemble, faisons changer tout ça !

Fédération Sud Santé Sociaux : 74 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Collectif Sud Solidaires Korian : https://korian.sudsantesociaux.org
Contacts: SudSolidairesKorian@gmail.com Facebook SUD Santé Sociaux Korian

contact mobile sud

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Tract de Sud Santé Sociaux Solidaires Korian pour le 15 mars

Dossier Sud Santé Sociaux sur la mobilisation du secteur EHPAD / Aide à domicile contre la maltraitance institutionnelle

Tract EHPAD_Sud Santé Sociaux 15 mars

Communiqué intersyndical des 10 Organisations syndicales pour le 15 mars

Tract de cgt Korian pour la mobilisation du 15-mars dans les ehpad korian

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, mobilisation

Mobilisation Nationale des EHPAD le 30 janvier : 8 Syndicats de la Santé et 9 Syndicats de Retraités unis pour la Dignité

Mobilisation Nationale des EHPAD le 30 janvier : à Korian les syndicats SUD, CGT et FO sont unis ainsi que 9 organisations syndicales de retraités contre le Burn-out, la Discrimination Syndicale, les logiques de Casse et d’Inaptitude, les Pressions, la précarité, la perte de sens ou les turn-over qui ne doivent plus servir de ressorts aux matelas de l’or gris.
Au niveau nationale 8 Organisations Syndicale de la Santé et du Social appellent à la mobilisation, ainsi que 9 Organisations Syndicales de Retraités
 
commun commun 8OS
Mais CFDT Korian et UNSA Korian en revanche s’entendant peut être trop bien avec la direction, semblent très satisfaits des orientations prises par le groupe ou de leurs conditions actuelles… Alors que leurs fédérations nationales ont appelé à la mobilisation des EHPAD le 30 janvier prochain mais ni la CFDT Korian, ni l’UNSA Korian ne s’associent à la mobilisation pour cette cause.
fruit des amandiers 30janv18.JPG
Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, mobilisation, témoignage

Si tu n’EHPAD content-e, dis le plus fort !

Tout le monde est tarte quand le travail se fait dans de mauvaises conditions de travail, quand le travail sert de moins en moins l’Humain mais de plus en plus le pognon des patrons.
A l’occasion de la Journée Nationale d’Action, nous remettons donc à dispo les Kits de Slogans de l’été et du printemps dernier afin que le plus grand nombre puisse en profiter, les partager et les utiliser. Le 30 janvier, les retraités seront de la partie !

Kit de Slogans 1
Kit de Slogans 2

La plupart de ces slogans n’ont d’ailleurs pas pris une ride et sont toujours d’actualité. A vous d’en juger et libre à toutes et tous de compléter ces listes des slogans et de partager avec nous toutes vos initiatives.

Pour vous remémorez les dernières mobilisations, pour nous adresser vos témoignages, ou vos cartes postales, pour participer où et quand vous voudrez, les vidéos, et les liens se trouvent là : https://korian.sudsantesociaux.org/portfolio/videos-de-mobilisation-pour-les-salarie-es-korian/

moule-et-tarte

 

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !

Communiqué des Organisations Nationales de Retraités

(l’intégralité est donnée à lire sur le site fédéral de Sud Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/les-retraites-soutiennent-les.html)

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !
Nous, retraités, sommes inquiets et scandalisés par la situation des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
Alors que les dotations de fonctionnement sont en baisse, la suppression des emplois aidés va encore réduire les effectifs et augmenter les difficultés des agents en place et le stress des personnes âgées résidentes : moins de temps pour les repas, moins de temps pour la toilette, moins d’animations, etc.
Alors que la loi mettant en place le « plan de solidarité grand âge » promettait un ratio de 1 agent par résident, la moyenne est de 0,6 pour 1, voire 0,3 dans certains cas.
Alors que tout le monde, y compris à travers la « mission-flash » de Mme IBORRA pour l’Assemblée Nationale reconnait les besoins criants du secteur des EHPAD, le gouvernement met en place la « convergence des tarifs dépendance et soins », ce qui signifie en clair déshabiller Pierre pour habiller Paul, prendre un peu aux établissements soi-disant bien dotés pour donner peu aux établissements en déshérence. Et rien sur la nécessité d’avoir plus d’EHPAD publics !

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Mobilisation Nationale pour les EHPAD le 30 janvier : Salarié-es et résident-es sont soutenu-es par les Retraités !

L’Or gris a fait son temps ! Rendez vite l’argent ou tremblez face aux révoltes des cheveux blancs !

Le 30 Janvier prochain, pour la 1ére fois de l’histoire des ainés, une vaste mobilisation nationale de gréves et d’actions, est organisée pour la défense des personnels et résidents d’EHPAD. A cette journée, se joignent les retraités (9 organisations) bien décidés à en découdre d’avec les beaux discours cousus de fil blanc mais sans lendemain.

Voir le tract SUD (Santé, Collectivités territoriales, Solidaires et Retraités) du mois de décembre : http://www.sudsantesociaux.org/ehpad-du-boulot-a-en-perdre-la.html (du Boulot à en perdre la tête )

Depuis des mois et des années que les professionnels, les résidents et les usagers tirent la sonnette d’alarme, dirigeants et pouvoirs publics, lamentablement égaux à eux-mêmes, n’ont rien amélioré… Mais ont-ils seulement essayé?
Pour nous, c’est évident que non. Ils n’ont fait et ne font que tirer sur les ficelles du fric : Sur le dos de la Santé, sur les dos des Ainés, des Salariés, sur le dos de la Bientraitance et sur les nerfs de la patience.

Mal-traitance pour les uns, Burn-out pour les autres, sont le lot quotidien et la conséquence inévitable d’un marché pourri gâté, immature et insatiable qui marchandise la fin de vie et qui profitabilise le soin.

En septembre dernier, nous écrivions déjà sur le sujet: Salariés / Retraités, même mépris, même combat

Nous nous faisions l’écho aux 9 organisations syndicales de retraités qui interpellaient (en vain) le prétentieux président Macron !

Malgré un état des lieux déplorable en EHPAD et maisons de retraite, malgré un coup de projecteur médiatique sans précédent sur le délabrement du système de santé, de la qualité du soin et sur l’augmentation de la souffrance au travail, à ce jour rien n’a changé mais l’Or Gris continue de prospérer.

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BTHE

Pièces à conviction : Dans les coulisses du business des EHPAD

Tant que les politiques d’entreprise seront aussi dangereuses pour l’ensemble des résidents comme pour leurs salarié-es,

Tant qu’elles seront aussi irresponsables et insatiables, faignant l’ignorance ou la faute individuelle en guise de par feu,

Tant que l’état et tous ses administrés seront leur complices préférés ,

Et attendu que les actionnaires, c’est bien connu, n’entendent rien d’autres que les sons des variations de leurs actions,
Alors les syndicats n’auront de cesse de leur sonner la cloche et les salarié-es, les retraité-es, les résident-es, leurs familles, les aidants, les citoyens, … les journalistes sont condamnés à converger ou à laisser crever la santé, les soignant et tous les mals-soignés.

Piéce à conviction, programme de France 3, le 19 octobre à 23h20 présenté par Virna Sacchi.

Synopsis :

Plus rentables que les hypermarchés, les maisons de retraite sont un véritable eldorado : le marché pèse entre 25 et 30 milliards d’euros. Il faut dire que la demande est grandissante : chaque année plus de 600 000 Français passent en moyenne les 3 dernières années de leur vie dans les Établissements Hospitaliers pour Personnes Agées Dépendantes, les EHPAD. Près d’un quart des EHPAD sont des entreprises privées à but lucratif et sont gérées par de grands groupes, qui proposent des tarifs qui oscillent entre 2000 et 5000 euros par mois.

Si leurs publicités promettent des conditions de vie très confortables, l’enquête de l’émission révèle une autre réalité. Personnel insuffisant, suroccupation des établissements, rationnement de la nourriture et des produits d’hygiène : certains groupes multiplient économies sordides et pratiques illégales.

Vous pouvez vous aussi commenter ou réagir au regard de ce que vous vivez sur votre Ehpad. Pour le faire >>> une interview confidentielle vous attend ici <<<

 

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Le personnel en gréve dénonce de « la maltraitance institutionnelle » dans un EHPAD, près de Toulouse.

Nous sommes entièrement Solidaires des grévistes de l’EHPAD la Chênaie, et exigeons de la direction et des tutelles qu’elles les entendent !!

80 % du personnel de l’EHPAD de Rouffiac-Tolosan, près de Toulouse, soutenus par le CGT,  mène une grève depuis plusieurs jours afin de protester contre leurs conditions de travail « qui ne font que se dégrader ». Le personnel est au bord du burn-out, dans l’indifférence de la direction mais avec le soutien de plusieurs familles.

Dans les EHPAD, les situations se suivent, se multiplient et se ressemblent :

  • D’un côté des salarié-es à bout qui ne supportent pas que leurs employeurs et ou leurs tutelles les forces à être maltraitant, faute d’embaucher du personnel en nombre suffisant.
  • De l’autre, des employeurs et ou les tutelles qui campent sur leurs positions et qui entretiennent cette spirale de maltraitance qui ne semble finalement déranger que le personnel, les résidents et leurs familles.

Heureusement, il existe encore des syndicats et des moyens pour résister, dénoncer et pour faire plier les responsables et tous les profiteurs complices.
Le président Macron, n’a de cesse d’agir contre ces moyens de résistance mais nous les utiliserons jusqu’au bout, et y compris contre lui pour pouvoir continuer à améliorer les conditions de travail et de vie des personnes envers et contre toutes les logiques de de marchandisation et d’actionnariat de la Santé, du Social et de l’Humain.

À Rouffiac-Tolosan (Haute-Garonne), au nord-est de Toulouse, le ras-le-bol est quasi général au sein du personnel de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) La Chênaie. En effet, 80 % du personnel s’est mis en grève afin de dénoncer leurs conditions de travail. Toilettes à la chaîne, personnel au bord du burn-out… Alexandra Fuentes, déléguée du personnel, témoigne :

« On nous en demande de plus en plus et cela se répercute sur la santé les résidents. C’est de la maltraitance institutionnelle. Les cadences sont infernales et on ne respecte plus le rythme de vie des personnes âgées qui sont en souffrance.  « 

« On demande juste des conditions de travail décentes »

En cause, selon eux, un manque d’effectif. Les grévistes demandent ainsi à la direction (*) « une infirmière supplémentaire la nuit et deux aide-soignants de plus le jour, une revalorisation salariale et l’aménagement des lieux communs ». En d’autres termes, « des conditions de travail décentes ». Du côté du personnel en grève, les intentions sont fermes : « On restera sur le piquet de grève tant que les discussions ne seront pas ouvertes ».

Une cagnotte en ligne pour aider le personnel

En attendant, c’est autant de journées sans salaire en moins, « alors que nos revenus ne sont déjà pas très élevés », précise la déléguée du personnel. Un appel à la solidarité a donc été lancé par les grévistes, qui ont ouvert une cagnotte en ligne afin de leur permettre de poursuivre leur action.

(*) Contactée par Actu Toulouse, la direction de l’établissement n’a pas souhaité s’exprimer.

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BTHE, CHSCT, Conditions de travail

Pénibilité et sinistralité en EHPAD : Vivement une Ordonnance pour faire cesser cette maltraitance…

Agnés Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé s’est récemment alarmée des facteurs de pénibilité physique dont sont victimes les salariés d’EHPAD :

Les professionnels des EHPAD sont très inquiets de leurs conditions de travail qui se dégradent d’années en années alors que les besoins ne cessent d’augmenter. En effet, les données portées à ma connaissance par la CNAMTS notamment démontrent un taux de sinistralité particulièrement important..

Si on prend l’exemple du Groupe Korian, leader Européen du marché, on peut vérifier combien les inquiétudes de Madame la ministre sont fondées.
En terme de sinistralité, le groupe impressionne par sa capacité à produire de l’inaptitude en quantité. Et le peu d’action pour en empêcher les causes impressionne tout autant !

Espérons que le ministère aura des projets plus ambitieux pour sauver l’humain et les salariées… Quelque chose d’un peu plus radical qu’une ligne d’écoute, qu’un accord QVT dévitalisée, ou qu’un groupe de parole pour désespéré-es anonymes
Réservons plutôt cela aux actionnaires, pour offrir mieux aux salarié-es et aux clients. le monde de la santé (sinon le monde tout court) s’en porterait beaucoup mieux.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

EHPAD : A qui profite la maltraitance ?

Pour la toute première fois, un rapport parlementaire unanime a fait le constat d’une réalité des EHPAD qui était très tabou jusque là :

« Sous effectif partout », « Surcharges de travail », « maltraitance », etc.

Toutes les insuffisances de prise en charge vont de pair avec les dégradations continuelles des conditions de travail qui font le lit d’une maltraitance institutionnelle grandissante mais qui font aussi dans le même temps le lit de profits grandissant pour certains…

Si le manque de financement est au cœur des problématiques, il faut précisé que dans le privé lucratif il existe un refus catégorique des gestionnaires de combler ce manque avec leurs fonds propres bien qu’ils en disposent pourtant en grosse quantité.
Autrement dit, que les gestionnaires privés ne comblent pas les manques d’effectifs, en préférant à la place accentuer toujours d’avantage les surcharges de travail de leurs équipes, c’est un choix profitable dans la mesure ou le résident, patient, ou client paye le même prix. Que le service et la prise en charge soient indignes, médiocres ou suffisants, le prix reste le même.
Mais moins il y a de dépenses pour le service et la prises en charge, plus les profits sont importants.. C’est pourquoi nous disons que la maltraitance profite au privé, dés lors qu’il refuse de mettre les moyens dont il dispose pour l’empêcher.

N’est ce pas scandaleux au regard des financement publics dont disposent le privé ? Certainement.
Le gouvernement a-t-il prévu d’y remédier ? Ce n’est pas d’actualité…

Que constate-t-on dans le groupe Korian, leader européen du marché de la dépendance ?

La DG actuelle nous vient de la SNCF, un groupe qui a su profiter pendant des années  d’investissements publics et de l’argent du contribuable pour ériger un réseau et un monopole privatisé ensuite.
Depuis, ce groupe s’illustre principalement  pour les coûts exorbitant de ces services qui ne souffrent aucune concurence et pour un climat social qui compte parmi les pires de France au sein de son petit personnel (le nombre de suicide des cheminots rivalisant avec celui des personnel de santé…rappelant l’époque des scandales France Telecom).

Or, la dégradation des conditions de travail, les pression, la répression syndicale n’ont jamais été aussi décriées dans le groupe que depuis l’arrivée de Mme Boissard à la tête.

Une ancienne présidente du directoire du groupe Korian, Rose-Marie Van Lerberghe, avait été juste avant ça à la tête de l’AP-HP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris) où elle a supprimé 4 000 emplois en 4 ans, puis programmé en 2006 la fermeture 800 lits de l’Hôpital Public juste avant de prendre la direction du groupe Korian…  Une pénurie de l’offre publique organisée dont le privé bien entendu profitera directement par la suite et pour longtemps.

Quid des missions de « service public » à la sauce libérale…?

Celle qui était alors baptisée la « tueuse des coûts »  sera successivement relayé dans cet exercice par Yan Coléou issue de Sodexo, à qui Korian reprendra la gestion interne de la restauration, puis Sophie Boissard depuis janvier 2016.

Le DRH actuel vient du Groupe PSA, ce géant de l’automobile dont l’état est actionnaire est à la pointe en matière de répression des représentants du personnel et a développé sur ce terrain un arsenal de pratiques rarement égalé en France.

Une nouvelle venue aux Ressources Humaine du groupe Korian nous vient du groupe Tati, lequel s’est illustré il y a peu avec son plan social.

Pourquoi souligner ces filiations?

Parce qu’elles constituent autant de signes qui vont dans le sens des tristes constats de ces dernières années sur les orientations hyper profitables-dégradantes que nous ne cessons de dénoncer.

Parce que, hasard ou coïncidence, on retrouve justement l’expression des pires recettes vues ailleurs : profitabilité réalisée sur de l’argent public, exercice de soins et de prises en charge suivant des cadences et des modes d’organisation dignes de l’usine, pressions, brun-out, répressions, maltraitance et harcèlement institutionnels, … dégradation continuelle des conditions de travail, du niveau de la prise en charge, et du climat social.

Mais malgré les alertes répétées, rien y fait.. Les gestionnaires ne semblent pas décider à réfréner leur quête de croissance pour favoriser à la place dignité et bientraitance…

Le groupe Korian pris en exemple, est particulièrement performant et innovant pour aller chercher les financements publics et pour probabilisé à tout va, sur le dos des salariés, des résidents, voire du contribuable .

Mais le Groupe Korian n’a pas l’exclusivité des dégradations que nous dénonçons. D’autres Groupes privés lucratifs comme Orpéa, Domus-Vi, Les Opalines, etc. ne sont pas en restes, et c’est le secteur privé lucratif dans sont ensemble qui est selon nous le principal instigateur de la faillite organisée (car profitable) du service public et responsable de la maltraitance institutionnelle dans le privé comme dans le public.

Dans une société régalienne normale, les pouvoirs publics agiraient en conséquence, ce qu’ils ne font pas.
Dans une société régalienne normale, il y aurait des moyens de contrôle public à la hauteur sur ce que les entreprises privées font de l’argent public généreusement accordé, et des contreparties exigées, mais il n’en est rien et les entreprises privées ne sont même pas tenues aux comptes publics malgré des milliards d’euros d’aides publiques perçues chaque années et qui ne sont même pas totalement affectées aux besoins prévus…
Dans une société régalienne normale, la loi devrait sanctionner les abus des gestionnaires, les conflits d’intérêts, mais bon… vous aurez compris sans doute quels intérêts sert avant tout le gouvernement.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Même les députés s’alarment des conditions de travail en EHPAD

Alors que les gestionnaires font sans cesse croire que leur model est bien traitant…

Le rapport parlementaire est accablant et sans appel ! Les aides soignantes d’EHPAD, sont 2 fois plus victimes d’accidents de travail que la moyenne nationale, plus que dans le BTP ! Les taux de maladie aussi battent des records pour ces professions.

Lancée en grande pompe pendant l’été, juste aprés notre longue campagne pour les conditions de travail et de prise en charge la mission parlementaire vient de rendre ses travaux sur les Ehpad.

Un rapport unanime, et salué par les députés, qui dénonce une situation grave pour les aides-soignantes. Une situation qui n’est malheureusement pas nouvelle.
Mais il aura fallu le courage de salariées en gréves plus de 100 jours et la plume de Florence Aubenas dans le journal Le monde, pour que le monde politique ouvre enfin les yeux sur la monstruosité d’un système qui casse les soignant-es les un-es aprés les autres et qui maltraite les personnes âgées.

Sans surprise, c’est dans un EHPAD privé lucratif que cette gréve avait éclaté dans indifférence générale (ou habituelle..) et pris racine, là où la fin de vie est avant tout un marché extrêmement porteur. Un marché en croissance perpétuel, qui ne connait pas la crise, sauf celle des nerfs pour le personnel, les résidents et les familles…

BTHE, Conditions de travail

Pendant que l’action syndicale s’applique à leur faire racheter leurs fautes, les dirigeants de Korian achètent leurs actions sur le marché boursier.

Mais que fait la police ? Nous luttons au quotidien contre la maltraitance et le harcèlement institutionnels, pour que nos ainés aient droit à une prise en charge digne de ce nom, ou digne tout court, pendant que la bourse spécule et s’emballe en lorgnant les résultats financiers.

Que voulez vous, nous n’avons pas les mêmes valeurs, ni les mêmes priorités. Mais qu’à cela ne tiennent, nous continuerons !

Sur le terrain c’est de pire en pire, de restrictions en pressions, de manques de tout en super profits +++, les semences de la dégradation s’enracinent. Une fondation Korian du Bien Vieillir vient habiller le groupe d’un joli nom et ça fait doucement illusion à un terrain beaucoup moins beau mais que les direction mettent beaucoup moins en lumière.

La fin de vie, le pipi, le caca, la dépendance, les troubles … Ce n’est pas ça qui n’est pas beau, et ce n’est pas ça la difficulté de nos métiers ni le principal probléme des résidents.

Ce qui rend le travail et les séjours difficiles, c’est lorsque le personnel est de plus en plus poussé vers la maltraitance parce qu’on lui retire ses moyens et ses outils de travail, à commencer par les plus essentiels : les moyens humains !

La souffrance éthique du Professionnel tient du fait que l’entreprise et ses profits le rende incapables de faire ce qu’il sait faire et voudrait faire. Ce qui est aussi inacceptable et insoutenable que celle du résident à qui on reconnait volontiers le droit et même le devoir à être mieux pris en charge (sur papier ou communiqué ça ne mange pas de pain) mais a qui on ne donne pas la possibilité de l’obtenir.

Le « bien vieillir », « la bientraitance » dans le privé lucratif, cela tient trop souvent du mythe pour les résidents comme les salariés. Comme le mythe de tantale, on sait le meilleur possible, on sait qu’en principe ça existe, les dirigeants en parle tout le temps au point qu’ils en font même leur beurre. Mais sur le terrain, on le voit bien, cela relève plus du mirage, de l’appât, de l’arlésienne ou du miroir aux alouettes. Toutes celles et ceux qui y croient marchent dans la direction, tendent les bras mais inlassablement tout fout le camp : La bientraitance, le bienviellir, l’Humain, le social, la santé…
Et plus ça fout le camp, plus les finances en profitent… Cherchez l’intrus…  

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

Quand les salarié-es brisent le silence, la réalité des EHPAD sort enfin de l’ombre

Suite au coup de projecteur (enfin) obtenu pour les Ehpad, leurs personnels, et leurs résidants, la commission des affaires sociales vient de nommer une rapporteure pour une mission sur les EHPAD.

Il s’agit de la députée LREM de la Haute Garonne, Monique Iborra.

Mais une mission flash de 8 jours à peine.. (auditions et conclusions inclues..) ce qui laissent pas grand espoir de vrai changement. 

Aprés le record national de 117 jours de gréve aux Opalines, là où des salariées ont tenu bon pour remettre en cause les conditions de travail et de prise en charge, et alors que toutes elles et ceux qui ont enquêté sur le sujet ont constaté que la situation dans cet Ehpad privé de Foucheran était similaire à la moyenne des Ehpad en France, on éstime que le sujet mérite largement plus qu’une mission accélée..

C’est tous les jours et toute l’année que le nombre de personnel est insuffisant, que les conditions de travail et de prise en charge manque de dignité, que des financements prévus ne sont pas dépensés et que les tutelles ne font pas leur boulot.

Pour ne pas refermer trop vite son dossier, et pour l’étoffer le mieux possible, la députée rapporteuses aura grand besoin que le personnel se fasse attendre et la pousse pour bien regarder dans les coins et pas seulement ceux des brochures communications des grands groupes.

Monique Iborra, députée LREM de la Haute-Garonne / © maxppp
Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

L’EHPAD Korian La Ferme du Marais prés à la grève le 26 juillet

Pour l’ensemble des salarié-es de Korian La Ferme du Marais, y compris les équipes de nuit, un préavis de grève à été déposé pour la journée du 26 juillet 2017 par trois déléguées de cet Ehpad ainsi que par l’Union Syndicale Départementale CGT Santé et Action Sociale 77.

Les revendications (ci-dessous) sont soeurs de ce que nous réclamons pour tous les salariés du groupe Korian depuis plus d’un mois, en adéquation avec notre lettre ouverte à la Ministre et aux ARS, ainsi qu’avec la pétition que nous avons lancé dans la foulée, nous saluons et soutenons l’initiative comme une continuité nécessaire à la forte mobilisation que nous menons depuis 5 mois :

Si le préavis de grève est locale, ces revendications rejoignent pourtant ce que des milliers de salarié-es souhaitent aussi, sur des dizaines et des dizaines d’autres sites.
Si c’est votre cas, et que vous aussi voulez vous mobiliser au lieu d’attendre que ça se passe, contactez-nous.

BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, mobilisation, témoignage

La maltraitance institutionnelle, on en parle ?

Du nord au sud, de l’est à l’ouest, elle s’insinue partout où les économies et les profits prennent le pas sur le soin, sur la santé, le social. Partout où les soignants et les accompagnants deviennent peu à peu des marchands et de moins en moins des aidants.

Depuis que la Santé et le Social ont été vendu à (ou volé par) des financiers, des actionnaires, … des profiteurs, la notion de maltraitance institutionnelle est apparue alors qu’elle n’existait pas avant;

Pour nous qui alertons depuis des mois et des années sur ce fléau, nous qui avons fustigé l’indécence et l’irresponsabilité des profits engrangés sur le dos des résidents/patients et salarié-es on ne peut que ce réjouir que des député-es s’intéressent enfin au sujet.

Malgré l’indifférence ou le mépris dont fait preuve à ce sujet l’ensemble du gouvernement, à commencé par le Président ou la Ministre de la Santé, suivis de prés par tous les députés de la droite en marche, de la droite tout court et autres droites extrêmes.

Il ne sont qu’une poignée, les député-es décidé-es à mettre des coup de pieds dans ces fourmilières à frics qui ruinent le social et la santé, qui maltraitent les soignants et les soignés, …

Mais nous sommes beaucoup plus nombreuses et nombreux, bien décidé-es à agir de l’intérieur, de l’extérieur et de partout à la fois.

Exploitants, exploitantes vous êtes cerné-es, rendez-vous à la raison !
Rendez nous la Dignité, rendez nous la Santé, rendez-nous le Social, et rendez l’argent.

Sinon ça fera trés très mal.

 

Actu sociale, BTHE

« On ne les met pas au lit, on les jette » : enquête sur le quotidien d’une maison de retraite

C’est la gréve la plus longue de l’histoire selon le journal Le Monde. Alors qu’une dizaine d’aides-soignantes de la maison de retraite Les Opalines, à Foucherans dans le Jura, ne travaillent plus depuis 100 jours, dans le silence national absolu.

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Mais pourquoi les responsables politiques feraient-ils/elles du bruit sur les conséquences de leurs actions ou sur les conséquences de leur inaction ?

Pour que les problémes sortent de l’ombre et du silence, alors il faut faire soit même et le bruit et la lumière. Cela vaut pour les Opalines mais cela vaut aussi ailleurs, comme par exemple chez nous.

Depuis 5 mois que nous sommes mobilisé-es pour les salarié-es du groupe Korian et pour les conditions de prise en charge, croyez-vous qu’à part nous il y ait eu de la lumière ou du bruit sur les conditions que déplorons ? Bien sûr que non.. et pour la direction la plus silencieuse des approches consiste à ne pas même chercher de sortie de crise. Cela permet de continuer sans rien changer, mais pas sûr du tout que ça permette d’éviter le bruit et la lumière.
Exemple avec les vidéos de mobilisations, ou encore la lettre ouverte au Ministère et aux ARS dont est tirée notre pétition https://goo.gl/forms/3LKox856XEgLHTzi1

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Actu sociale, BTHE

Tarifs EHPAD : Qu’est ce que le prix coûte aux salarié-es ?

La CNSA publie une analyse statistique des tarifs de 6 908 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) au 31 décembre 2016. Ces tarifs lui ont été transmis via la plateforme Prix-ESMS.

On y découvre que les tarifs des établissements Korian sont trés au dessus de la moyenne. Et notre analyse personnelle de rajouter que s’il n’y a pas de moyens supplémentaires d’engager là où le client paye plus cher, alors ce sont souvent les salariés qui en font les frais pour essayer d’atteindre une qualité de service à la hauteur du prix payé par les clients mais sans avoir plus de moyen qu’ailleurs pour y arriver.

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Pour un résident, le coût médian d’un EHPAD (prix hébergement et tarif dépendance) en 2016 en France est de 1 949 € par mois. Pour 10 % des EHPAD, il est inférieur à 1 653 € et pour 10 % il est supérieur à 2 798 €.
Il est nettement plus élevé dans les zones urbaines, notamment à Paris et dans les Hauts-de-Seine (3 154 € par mois pour ces deux départements), que dans les zones rurales comme la Meuse (1 616 € par mois), les Vosges (1 642 € par mois) et la Vendée (1 658 € par mois).
L’écart de prix est corrélé à la localisation géographique, à l’ancienneté du bâti (les établissements récents sont plus chers) et au statut juridique des EHPAD.

Le tarif mensuel d’une place en EHPAD pour le résident se calcule à partir du tarif dépendance et du prix hébergement.

L’analyse démontre que :

– le prix d’hébergement permanent médian par jour et par personne est de 55,63 € pour une chambre seule habilitée à l’aide sociale et de 59,25 € pour une chambre seule (au regard du prix majoritairement proposé par chaque EHPAD).
– le tarif dépendance médian varie de 5,51 € par jour pour une personne âgée faiblement dépendante (GIR 5-6) à 20,42 € par jour pour une personne âgée fortement dépendante (GIR 1-2), sachant que les personnes ayant des revenus mensuels inférieurs à 2 440 € acquittent le tarif correspondant au GIR 5-6.

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Korian : Inauguration de la maison de retraite Korian Parc des Dames et de la crèche Babilou à Saint-Germain-en-Laye

Bon courage au personnel rescapé de l’Hôpital des Courses, cette autre très grosse opération qui avait été célébrée en grande pompe non loin de là avant de finalement tourné au plan social quelque temps après.

On souhaite à tous les futurs résidents et à leur personnel d’être épargnés par une politique commerciale qui a fait tant de dégâts ailleurs et dont les effets poussent aujourd’hui tant de salarié-es aimant leur travail à se photographier derrière un slogan en guise de SOS…

Pour lire sur cette inauguration le communiqué d’entreprise c’est ici : http://www.zonebourse.com/KORIAN-37408/actualite/Korian-Inauguration-de-la-nouvelle-maison-de-retraite-Korian-Parc-des-Dames-et-de-la-creche-Babilo-24645792/

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

EHPAD en Colére : l’Appel de SUD à tous les EHPAD (privés et publics) de France pour la gréve du 7 mars

En plus des 25 000 salarié-e-s KORIAN qui sont appelés à se mettre en gréve et à manifester le 7 mars pour leurs conditions de travail et leur salaire, les salarié-e-s de tous les EHPAD du pays (public comme privé) y sont appelés aussi, de même que l’ensemble des personnel de santé.

Source : site de la fédération Sud Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/ehpad-en-colere-halte-aux.html

Halte aux dégradations imposées des conditions de travail et de soins ! Le tract à partager

Sur le terrain dans nos EHPAD, les Hôpitaux, les SSR… les conditions de travail et de rémunération ainsi que la qualité des prises en charge des usager-ères du système de santé et de protection sociale sont incessamment attaquées sous prétexte de faire des économies.

Tant que chaque jour l’hôstérité frappera tant que chaque jour un EHPAD un hôpital, un SSR… sera attaqué. Il n’y aura pas un jour où nous ne laisserons tranquille ce gouvernement !

Les personnels sont déjà épuisés, à bout de souffle, alors qu’ils ont à accueillir, soigner au mieux avec des moyens diminuant une population elle-même de plus en plus précarisée, maltraitée par les mesures d’austérité et de rejet de l’Etat.

Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous voulons en finir avec tous ces gens qui osent nous faire la leçon sur notre exercice quotidien alors qu’ils n’y connaissent rien !

Ça suffit !
Nous ne nous laisserons plus faire.
Nous n’allons plus nous laisser endormir.

Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous allons faire entendre notre ras-le-bol le 7 Mars à Paris et partout en France dans la rue ou dans nos EHPAD !

Un premier rendez-vous national qui en appellera d’autres, tant que nous ne serons pas satisfait-es de nos conditions d’exercice, de nos conditions de vie, de nos conditions salariales et surtout des conditions d’accueil et de soin proposées à la population. On ne lâchera Rien !

Nous ne voulons plus accepter que pour toujours plus d’économies ou de profits, des moyens ou des postes soient supprimés et le travail soit toujours plus lourd.
Nous disons :
NON aux salaires et au travail de misère !
NON aux surcharges, aux surmenages, aux baisses d’effectifs, au travail à la chaine, au flicage, au stress et aux réorganisations en cascade !
NON aux services dégradés qui font que des salarié-es perdent le sens de leur métier ou leur santé en essayant de gagner leur vie.
NON aux menaces, aux pressions et aux chefs quand ils se comportent en managers d’usines !
Les salarié-e-s de la santé et du social, soutenu par l’intersyndicale CGT, FO, SUD, appellent la population à combattre avec nous ces politiques d’austérité.

Vous l’avez compris Monsieur le Président, ainsi que toutes celles et ceux qui vous sont proches, que c’est en nombre que SUD Santé Sociaux va venir exprimer sa colère !

Avec SUD Santé Sociaux, le 7 mars exigeons :

• L’augmentation générale des salaires avec un smic à 1700€ net mensuel,
• Plus de moyens financiers pour le Sanitaire, le Médico-social et le Social !
• CDI à temps plein pour toutes et tous, Marre de la Précarité !
• Réduction du temps de travail, 32h en 4 jours et 30h en 3 nuits par semaine.
• Une vraie loi pour le sanitaire et le social, qui tienne compte des besoins de la population et soit respectueuse des salarié-es,
• L’abrogation de la loi travail,
• L’abrogation du décret sur les GHT, Groupement Hospitalier de territoire.
Toutes et tous en grève avec le sanitaire et le médico-social
Mardi 7 mars 2017 !
Toi aussi rejoins nous !

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

SAS Maison de Famille , Château de Chambourcy :Pourquoi SUD Angoisse la Direction ?

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Château de Chambourcy

Pourquoi SUD

Angoisse la Direction ?

Ce n’est pas le titre d’un sombre roman de gare mais une histoire vraie ayant pour cadre une maison de retraite privée et empêtrée dans de bien mauvaises manies.

A SUD nous avons une soif de justice sociale qui fait que nous ne badinons pas avec l’injustice et que nous ne nous soumettons pas aux injustes. Et c’est pour cela qu’on va souvent au tribunal, et que souvent nous gagnons, et qu’à force on est fort en droit . Et à Chambourcy aussi !!

Après de longs mois de pressions pour empêcher la création d’une section syndicale SUD et un acharnement inqualifiable contre la représentante syndicale de la part de la Direction, le tribunal d’Instance de Saint Germain en Laye vient de nous donner raison en validant l’existence légale de la section et de la désignation de sa représentante.

Malgré toutes ces pressions,
Les salariés sont de plus en plus nombreuses et nombreux
à adhérer à SUD !

Les personnels désirant simplement travailler dans la dignité
Ne se laisseront pas faire par une Direction intimidante et mal traitante !

A quand l’application par la direction à son personnel de la devise de la Maison de Famille affichée sur son site internet :
«  chez nous, vous êtes chez vous »
« … nous souhaitons prendre soin de vous comme de quelqu’un de précieux, de cher et d’irremplaçable … »

Parallèlement à ces chicaneries en justice, la Direction s’est également acharnée (et le mot est encore trop faible) sur cette section SUD : mise sous pression des personnels, questionnements insistants sur la syndicalisation ou non de certain-e-s membres du personnel.

Suite à cette décision de justice, la Direction a décidé de se pourvoir en cassation. Et par cette réaction, la Direction, mal traitante avec ses salarié-e-s, montre son inquiétude par sa fébrilité.

En s’attaquant au syndicat, c’est aux personnels, encore une fois, que cette direction s’attaque. En témoignent les nombreux « départs » et licenciements qui se succèdent ces derniers temps, licenciements pour la plupart contestés aux prud’hommes.

Le syndicat SUD mettra tout en œuvre pour combattre et résister à vos côtés à ces agissements nuisibles pour les salarié-e-s.

Le tract ci-joint (du Syndicat départemental SUD Santé-Sociaux 78) peut-être téléchargé et distribué librement aux salariés et autres citoyens de Chambourcy ou d’ailleurs, sensibles aux valeurs et aux justes causes que nous défendons.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Dossier « Korian Les Parents » : Un rassemblement de soutien réussi hier à Marseille

Alors que le groupe Korian prétend ériger la Transparence en valeur pilier de l’entreprise, ce n’est pourtant pas l’avis de tous les salariés ni de tous les syndicats… Et loin s’en faut. Dans le dossier « Korian les Parents » où les rebondissements ne cessent de se multiplier, la transparence est pourtant centrale et à l’origine de reproches et de contentieux révoltant.

Hier, à l’appel de la CGT, de nombreuses personnes et collectifs se sont donc rassemblés devant le commissariat du 8éme à Marseille pour soutenir une responsable locale convoquée suite à une plainte pour diffamation déposée par le groupe Korian, gestionnaire de la maison de retraite Korian Les Parents.

Personne ne devraient jamais faire les frais de ce qui n’est pour nous que l’expression de contradictions agressives de l’entreprise. Invoquer la diffamation ou la calomnie, comme l’a fait le groupe Korian, en réaction aux témoignages courageux et utiles de salariées et de militants est une aberration. Ce type d’attaque/défense ressemble aux pratiques de certains responsables politiques qui attaquent en justice des journalistes ou des témoins lorsque leurs torts sont dévoilés.

Mais chaque plainte, chaque procès, donne aussi la possibilité de nouveaux éclairages, de nouveaux élément. C’est pourquoi nous croyons que le dossier « Korian Les Parents » peut avoir un effet considérable pouvant permettre de corriger à terme certaines pratiques ou politiques d’entreprise mais aussi pour aider les pouvoirs publiques à mieux prendre en compte la réalité propre au personnel et usagers d’EHPAD.

Ce n’est d’ailleurs pas anodin, si parmi les militant-e-s présent-e-s hier se trouvaient plusieurs associations de soutiens aux lanceurs d’alertes.

Parce que la « transparence » et la « bientraitance » ont pour nous un sens qui dépasse de loin les pratiques de l’entreprise, nous avons soutenu et relayé cet appel. Nous estimons qu’il est du devoir de toutes organisations syndicales présentent dans l’entreprise d’en faire autant tant le sujet est important et crucial pour l’avenir et la reconnaissance de nos métiers et des réalités du terrain.

Toutes les personnes rassemblées hier devant le commissariat ont ainsi montré leur détermination à répondre aux attaques par plus de transparence et plus de visibilité.

La maltraitance institutionnelle est un sujet sérieux qui ne devrait pas être tabou dans les établissements. Nous sommes convaincu que de telles affaires n’éclatent que par les conséquences sinon la faute dans la durée d’un déni des directions. Ne sachant (pour des raisons principalement financières) s’atteler aux causes réelles du probléme telles que par exemples les insuffisance d’effectifs, de formations, de moyens, ou aux surcharges de travail, des chefs ou des directions trop souvent ne savent ou ne veulent reconnaitre les conséquences de ces maux.

Dans un article publié huer, France 3 région est revenu sur une affaire qui a démarré à la mi-décembre et que vous aviez pu suivre aussi sur ce blog.
Deux aides-soignantes d’une maison de retraite du groupe Korian à Marseille ont été licenciées. Elles dénoncent des cas de maltraitances sur des résidents. Elles avaient témoigné anonymement dans une émission de France-Culture.

Un mois plus tard, suite à une plainte pour diffamation déposée par la direction après cette émission, une responsable de l’UL CGT était à son tour ce mardi matin convoquée par la police comme témoin dans cette affaire. De nombreux militants de la CGT, et d’associations de soutien aux lanceurs d’alertes se sont rassemblées en soutien aux salariées devant le commissariat.

A lire en intégralité sur le site de France3 région :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/metropole-aix-marseille/marseille/maison-retraite-korian-soutien-aux-salariees-licenciees-1176847.html

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Les primes de présence du groupe Korian sont elles adaptées aux exigences préventives de santé?

Alors que la grippe fait des ravages au point que le Parisien révèle même une saturation des services de pompes funèbres comme  celui des urgences hospitalières, il serait bon au sein de notre entreprise d’entendre enfin le message que nous ressassons depuis longtemps déjà sur le caractère irresponsable que peuvent revêtir les imputations d’absences maladie sur les primes de présentéisme.
Il est indispensable selon nous, au moins en période d’épidémie comme celle-ci, de cesser toute  mesure pouvant dissuader un salarié malade de rester chez soi. Cela vaut pour les conditions actuelles de non attribution des primes de présentéisme mais aussi pour les remplacements des absences qui font trop souvent défaut ce qui tend à culpabiliser les salariés absents.

Actuellement au sein du groupe Korian, en plus de la retenue classique de salaire, tout salarié absent qui ne produit pas un certificat médical à son employeur sous 48h est considéré en absence injustifié. De plus, même en produisant le certificat dans les temps, les absences pour maladie peuvent conduire à diminuer fortement la prime. Alors que le précédent dispositif laissait déjà à désirer, les parties ont pourtant convenus, lors des NAO Korian 2016, de « mettre l’accent sur la fréquence des arrêts maladie » via « un abattement forfaitaire supplémentaire ».

Au lieu d’imputer les absences maladie sur ces primes, il est pour nous urgent d’agir au contraire en faveur du remplacement des absences que ce soit par le recours à l’intérim ou mieux par des créations de postes supplémentaires. Car à trop user le personnel présent, l’absence non remplacées a pour conséquence de produire encore plus d’absence suivant un cercle vicieux que l’on connait malheureusement trop bien.

Combien de salarié-e-s n’ont jamais connu le tiraillement entre rester chez soi en culpabilisant pour les collègues en poste et en sacrifiant tout ou partie de sa prime, ou aller travailler même lorsque leur corps leur dit stop ?

Alors que des alternatives aux absences existent, nos établissements pourraient-ils se payer le luxe de ne pas avoir leurs effectifs au complet ou de fermer les yeux sur un principe de prime qui incite à la présence au risque d’y perdre la santé ?

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turnOver

Actu sociale, BTHE

Communiqué du Ministre de la Santé suite à l’épidémie de grippe à Korian Berthelot

La violente épidémie de grippe exceptionnelle qui a sévit à Lyon à la maison de retraite Korian Berthelot a fait 13 morts en seulement 15 jours !

Le Ministére de la santé a réagit par communiqué de presse le lundi 9 janvier :
http://social-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/epidemie-de-grippe-au-sein-de-l-etablissement-d-hebergement-pour-personnes
ministére de la santé

Le Ministère des Affaires sociales et de la Santé a été informé ce vendredi 6 janvier par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne Rhône-Alpes de l’importance exceptionnelle de l’épidémie de grippe au sein de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Korian Berthelot à Lyon. Cet établissement dispose de 110 places.

Selon l’établissement, au 7 janvier, 72 personnes avaient contracté la grippe et 13 d’entre elles en sont décédées entre le 23 décembre 2016 et le 7 janvier 2017. La moyenne d’âge des personnes décédées est de 91,5 ans. 6 personnes sont encore hospitalisées.

A la demande de Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, l’ARS Auvergne Rhône-Alpes a immédiatement lancé le 6 janvier une mission d’inspection afin de contrôler la mise en œuvre par l’établissement, depuis le début de l’épidémie, des recommandations des autorités sanitaires de lutte contre la grippe.

La Ministre a également demandé au Directeur général de la santé de se rendre sur place le jour même (6 janvier) afin d’évaluer précisément la situation et de prendre, le cas échéant, des mesures d’urgence pour circonscrire l’épidémie et prendre en charge les résidents le nécessitant. Le Directeur général de la santé a constaté que, à cette date, les mesures de prévention étaient bien mises en place. Afin de renforcer la prise en charge des résidents, le Directeur général de la santé, en lien avec le Directeur général de l’ARS, a demandé à une équipe médicale des Hospices civils de Lyon de se rendre sur place ce samedi 7 janvier. Toutes les personnes présentant des symptômes grippaux ont bénéficié d’un examen médical ce matin. Par mesure de précaution, une personne supplémentaire a été hospitalisée.

Marisol TOURAINE a demandé le 7 janvier à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) de diligenter une mission d’inspection pour identifier et analyser les causes à l’origine de cet évènement exceptionnel. Un premier rapport d’étape est attendu sous dix jours.

Compte tenu de la sensibilité particulière des personnes âgées de plus de 65 ans au virus grippal actuellement en circulation, Marisol TOURAINE rappelle aux directeurs d’établissements accueillant des personnes âgées de prendre toutes les mesures nécessaires pour contenir l’épidémie et assurer un suivi attentif de l’état de santé de tous les résidents. Elle appelle également les familles à être particulièrement attentives à la situation de leurs proches.

 


D’aprés le directeur médical des Ehpad du groupe Korian, les règles d’hygiène et les mesures de sécurité ont été respectées dans cet EHPAD.

Mais la violence exceptionnelle de cette épidémie interroge tout de même quant à la gestion sur 2 les semaines d’avant inspection et notamment sur la vaccination de résidents touchés dont 6 sont décédés depuis.

Une fille de résidente interrogée au micro d’Europe 1 évoque de son côté des problèmes récurrents, comme un personnel trop peu nombreux ou encore l’absence de médecins.

Des représentants du personnel, étonnés de ne pas avoir été avisé de la situation autrement que par voie de presse, ont adressé en urgence à la direction générale du groupe Korian des demandes pour la tenue de 2 réunions extraordinaires : L’une pour réunir le Comité Central d’Entreprise Korian France, l’autre pour le CE Sud Korian dont le périmètre couvre tous les EHPAD Korian du Rhones-Alpes dont Korian Berthelot.

 

BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, témoignage

L’Ehpad marseillais Les Parents se retrouve au cœur d’une polémique opposant Korian et la CGT

Extrait d’article Publié le 03/01/17 – 17h20 – par HOSPIMEDIA

Dans certains établissements, le dialogue social prend des chemins compliqués. Quatre témoignages d’aides-soignantes marseillaises à France Culture ont soulevé un vrai tollé. Articles dans les médias, pétitions de la CGT, courrier de soutien des salariés au groupe Korian… chacun a sorti son arsenal de combat.

La participation de quatre aides-soignantes de l’Ehpad Les Parents de Marseille (Bouches-du-Rhône) à l’émission « Les pieds sur terre » de France Culture, le 9 décembre dernier, a semé le trouble. Dès l’introduction du sujet, le ton est donné. « En sous-effectif, avec un manque de matériel, des cadences de travail insoutenables, Hella, Pauline, Farida et Murielle ont décidé de sortir du silence et d’alerter sur leurs conditions de travail et sur la maltraitance dans cet établissement où résident 91 retraités. » Le groupe Korian qui gère l’établissement précise que l’Ehpad dispose de 95 lits. Par ailleurs, l’émission a l’effet d’une bombe. En introduction de leurs témoignages, les aides-soignantes annoncent qu’elles viennent de se « rendre à l’inspection du travail qui va diligenter une enquête sur les risques psychosociaux« . Elles expliquent que cette enquête devrait permettre aux autres salariés de l’Ehpad de parler sans avoir peur de perdre leur travail. Elles espèrent que l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur intervienne.

Confidences à la radio

À l’antenne, Hella raconte notamment qu’elle travaille en secteur fermé auprès de 19 résidents. Alors qu’elle était seule dans le service, une résidente a ouvert une fenêtre et s’est retrouvée sur un balcon avec des envies suicidaires… Choquée, l’aide-soignante a fait une déclaration détaillée de l’événement et se serait fait épingler par sa direction qui lui aurait conseillé de ne pas tout dire. Une autre explique comment une pensionnaire aurait chuté dans sa chambre sans que personne n’intervienne avant le petit matin… Les aides-soignantes confient leur quotidien, et semblent soulagées de pouvoir parler sans filtre de leur travail et de leurs inquiétudes. Certaines ont même des sanglots dans la voix.

L’heure des licenciements

Une semaine après leurs interventions sur les ondes, les aides-soignantes soutenues par la fédération CGT ont organisé le 16 décembre une conférence de presse, dévoilant que deux d’entre elles viennent d’être licenciées. Dans un communiqué diffusé à la presse locale, le groupe Korian réplique. Estimant que les propos tenus à la radio par les quatre « sont de nature à remettre en cause la réputation de l’établissement et n’ont d’autre objectif que la volonté de nuire« , la direction déclare avoir déposé plainte. Concernant le licenciement des deux salariées ayant témoigné sur France Culture, la direction précise que la décision de se séparer de ces collaborateurs « a été prise antérieurement aux accusations portées publiquement par ces deux personnes« . Elle ferait « suite à des fautes professionnelles réelles qui ont été commises, ne rendant plus possible le maintien de ces salariés au sein de l’équipe de soins« . Le groupe n’apporte pas plus de précisions.

Chacun ses arguments

Pour soutenir les salariés qui ont réclamé leur réintégration, la CGT a aussi lancé le 20 décembre une pétition, soulignant qu’elles ont été licenciées le 8 décembre, veille de la diffusion du reportage. La fédération syndicale estime qu’elles ont « eu le tort de dénoncer la maltraitance institutionnelle dont souffrent les résidents victimes de la politique des groupes, dont Korian, et la souffrance quotidienne des soignants« . Le 3 janvier, le syndicat a récolté 317 signatures. Dans le même temps, familles et salariés, chacun de leur côté, ont transmis au groupe Korian des lettres de soutien. 32 salariés ont signé un texte ayant pour objet de contrecarrer les propos des quatre aide-soignantes aux médias. Ce texte dément l’existence de faits de maltraitance. « Nous réfutons purement et simplement d’être associés à ces personnages qui ont décidé de salir notre image« , écrivent-ils

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, témoignage

Gréve et répression à Korian Les Parents

Ni injustice, ni double injustice : Non à la sanction des victimes !

Nous déplorons des bassesses répressives indignes envers des personnels  qui luttent pour mieux prendre soin de la Vie.

Nous apportons donc un soutien entier aux salariés de l’établissement Korian les Parents, à l’union locale CGT Marseille SUD et à leur lutte légitime pour la dignité.

Comme eux, nous exigeons l’arrêt des procédures de sanction et licenciements à l’ égard des salariées !

Dysfonctionnements organisationnels et managériaux, une organisation pressurisante sur les équipes, effectif insuffisant, une prise en charge des résidents jugée inégalitaire, … déjà en avril dernier les salariés à bout de Korian Les Parents battaient le pavé pour alerter haut et fort des dangers,  alors qu’une grève massive avait rassemblée la totalité des aides-soignantes et agents de service hospitalier de l’Ehpad.

A présent, la tension est encore montée d’un cran et plusieurs salariés de cet Ehpad  » dénoncent harcèlement, dégradations des conditions de travail et de la prise en charge des résidents ».

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve à la maison de retraite Chez Nous

Menacés une fois de plus de la suppression de leur prime de Noël, les salariés de la maison de retraite de Saint Sulpice se sont mis en gréve mercredi.

 » Le personnel ne peut pas, et ne doit pas, être une variable d’ajustement du budget « 

ehpad-st-sulpice

« Travail dégradé, personnel épuisé, résidents en danger !!! » clame la banderole des grévistes.

Un mouvement qui a été largement suivi. Les grévistes ont notamment tracté et recueilli près de 600 signatures par voie de pétition sur le marché de la ville.

Les revendications des salariés sont aussi claires que légitimes :

  • Conserver leur prime de Noël

  • Ne plus travailler et être remplacés sur les jours de repos

  • Moins de précarité

  • Ne pas augmenter le temps de travail pour garantir une prise en charge de qualité.

    • Et les témoignages des salariés en disent long sur le malaise : «Avant je prenais plaisir à venir travailler. Aujourd’hui non», (propos d’une des Aide Soignante les plus expérimenté de l’établissement).
      Une autre collègue d’ajouter : «On me rappelle sur mes jours de repos. La dernière fois j’ai refusé de venir. J’ai culpabilisé et j’y suis allée, mais ça ne peut plus continuer».
      Une infirmière va plus loin : «pour une fois j’ai bien dormi. Je savais qu’enfin on allait nous entendre».
      Un agent d’entretien  «Pour seule réponse on nous aboie dessus et on nous méprise», lâche, désabusée, .
      «Depuis 2 ans, les conditions de travail se dégradent», et «25 % des agents sont actuellement en congés maladie. C’est anormal» ponctue le représentant du personnel CGT.

      .Dans un précédent courrier adressé à la directrice, et la présidente du CA le personnel avait déjà alerté : «nous vous faisons part de toute la colère et de l’inquiétude qui envahissent actuellement le personnel de l’Ehpad, votre personnel. Cette angoisse concerne la gestion financière de notre structure et la récidive au sujet de la suppression de la prime de fin d’année. Le personnel ne peut pas, et ne doit pas, être une variable d’ajustement du budget».

    Un mouvement qui devrait se poursuivre sous diverses formes…

 

BTHE, Conditions de travail, Métiers, témoignage

Conditions de travail, conditions de prise en charge : Sondons les salariés

Dans une récente enquête de la journaliste Mathilde Goanec publiée par Mediapart, et relayée sur notre blog, plusieurs salariés y dénoncent leurs conditions de travail dans les maisons de retraite médicalisées, publiques ou privées. Nous avons voulu aller plus loin sur le sujet avec le lancement d’un sondage confidentiel et comparatif selon les établissements. Nous invitons les salariés d’EHPAD à participer au sondage ci-dessous, et à y inviter leurs collègues.

Les réponses de salariés du secteur santé autres que des salariés d’EHPAD, seront traitées mais à part.

Lien du sondage en ligne, pour y participer et pour le partager à vos collègues par mail, Sms et via Facebook. :

https://goo.gl/forms/Ry8chMpctWtDBG4x2

 Les réponses sont confidentielles et le formulaire permet aussi d’indiquer des précisions si besoin.

sondage-sur-les-conditions-de-travail
Actu sociale, BTHE

Les mauvaises manières des maisons de retraite

« épuisement », « maltraitance », « négligence », … en première ligne : Les manques de personnel.
En seconde ligne,, une autre interrogation économique : Mais où vont les sommes d’argent colossales drainées par le secteur..?

Dans une récente enquête de la journaliste Mathilde Goanec publiée par Mediapart, plusieurs salariés y dénoncent leurs conditions de travail dans les maisons de retraite médicalisées, publiques ou privées, un manque de moyens chronique et une vraie désinvolture des directions vis-à-vis des alertes lancées tant par le personnel que par les résidents.

panneau-ehpad

https://www.mediapart.fr/journal/economie/240916/les-mauvaises-manieres-des-maisons-de-retraite?

Cette enquête menée sur plusieurs établissements est révélatrice d’un profond malaise et de paradoxes institutionnelles où les efforts des uns, s’exténuant à prendre soin de la vie, se heurtent trop souvent aux quêtes insatiables de profits des autres. Malaise, paradoxes et complaisance ou passivité de tutelles qui nient des manques de moyen qu’elles cautionnent et que SUD Santé Sociaux n’a de cesse de dénoncer.

Mediapart a ainsi enquêté sur plusieurs établissements, publics comme privés, qui dysfonctionnent de la sorte, avec, en bout de chaîne, des résidents que l’on néglige. Souvent par manque de temps, de personnel, et parfois également par colère ou lassitude. De tels manquements peuvent avoir des conséquences relativement « bénignes », comme des chambres mal nettoyées ou une robe de chambre jamais lavée. Ils peuvent conduire également à ce que des résidents soient hospitalisés, faute d’avoir été correctement soignés sur leur dernier lieu de vie.

Début juillet, les familles des résidents de la maison de retraite médicalisée du Val de Brion à Langon ont reçu une lettre très étonnante par laquelle le directeur de l’établissement informait qu’« étant donné le déficit budgétaire » dont souffrirait leur EHPAD, certains soins aux personnes âgées seront réduits.« Certains jours où le personnel sera moins nombreux, les résidents les plus dépendants ne seront pas levés systématiquement et certains, levés au fauteuil, seront laissés en tenue de nuit. » Plus loin, le directeur prend soin de préciser qu’« en cas de difficulté, les temps de toilette seront écourtés ».

Ne pas lever de leur lit des personnes âgées, ne pas les habiller, réduire la toilette, voire sacrifier l’entretien des locaux faute de personnel… Comment un EHPAD public, sous la tutelle du centre hospitalier Sud-Gironde, en arrive-t-il à admettre qu’il ne tiendra pas son service minimum, faute de moyens ? « Ce courrier avait été pensé comme préventif, début juillet, pour certains week-ends de l’été en cas d’absentéisme imprévu, et il a sans doute été mal compris », temporise Raphaël Bouchard, directeur de l’hôpital. L’EHPAD du Val de Brion aurait été, en quelque sorte, victime de ses velléités de transparence. « Il est utilisé maintenant par certains comme un moyen de communication, c’est le jeu, c’est normal. Mais pour moi, c’est une simple maladresse de communication et on s’est rendu compte que c’était idiot. » Le directeur de l’hôpital Sud-Gironde assure également qu’un CDD supplémentaire a été recruté en juillet, et trois en août, pour faire face « aux fortes chaleurs », et que, budgétairement, l’établissement« pouvait faire face ». « Nous avons un ratio d’effectif à 0,6, 0,8 équivalent temps plein par lit. On est un peu au-dessus de la moyenne, donc ça se passe plutôt très bien pour nous. »

L’Agence régionale de santé (ARS), qui finance l’enveloppe « santé » des EHPAD, semble avoir pourtant fort peu goûté d’avoir été ainsi associée à une annonce de réduction potentielle des soins minimaux dus aux personnes âgées dépendantes. D’après nos informations, fin juillet, elle a même rappelé à l’ordre par courrier la direction de l’hôpital, arguant qu’en aucun cas le déficit budgétaire d’un établissement ne pouvait justifier une moins bonne prise en charge des résidents. Interrogée sur ces échanges, l’ARS confirme qu’elle a enjoint à l’établissement « de mettre fin sans délai à ces mesures réductrices, inégalitaires et sans respect de la dignité des personnes et d’engager les mesures correctives nécessaires ». Sur l’état même des soins au sein de l’EHPAD, l’ARS rappelle qu’aucun signalement n’a été constaté entre 2013 et 2015. Au titre de 2016, une « plainte a été déposée en juin faisant état de négligence ».

De ce fait, le Val de Brion, l’un des deux EHPAD du centre hospitalier girondin, qui accueille 90 personnes âgées dont certaines en grande dépendance, est on ne peut plus classique. La description de la charge de travail à effectuer est très proche de celle de la plupart de nos interlocuteurs. Chaque matin, il faut vite nettoyer les chambres, apporter les petits déjeuners, distribuer les médicaments, faire les toilettes, donner à boire pour éviter les déshydratations, bêtes noires des maisons de retraite. Le soir, rebelote. Une seule animatrice officie pour l’ensemble des résidents. Les agents de services hospitaliers (ASH), qui ne sont officiellement qu’en charge du ménage, font parfois eux aussi des toilettes, donnent un coup de main aux aides-soignantes débordées. « S’il n’y a aucune embûche, aucune sonnette, pas trop d’absences, on peut faire notre travail, mais on court tout le temps », explique une aide-soignante du Val de Brion.

Malgré sa longue expérience, cette aide-soignante va au travail « la boule au ventre ». « Au début de ma carrière, on avait du temps pour faire un peu d’animation, des balades, discuter l’après-midi, écouter de la musique. C’est fini. Je sais, quand je suis dans les chambres, que les résidents voient que je fais de mon mieux, mais j’en suis à un stade où je ne veux plus cautionner ça.

« Des restrictions au quotidien et une prise en charge des personnes âgées dégradée », selon Jean-Luc Huon, délégué syndical CGT à l’hôpital Sud-Gironde. D’ailleurs, l’aide-soignante de l’EHPAD du Val de Brion confirme que le courrier évoqué plus haut avait été pensé comme une alarme par le personnel. « On a fait ce courrier plutôt que d’affronter encore les familles, qui nous disent : “Mon père est une fois de plus resté au lit, pourquoi ?” On y a décrit ce qu’on vit face au manque de personnel, pour nous enlever ce poids. » Selon elle, jamais les salariés n’ont pensé que le directeur prendrait acte, signerait la lettre et l’enverrait aux familles.

Plusieurs témoignages, recueillis par Mediapart ces derniers mois, confirment que tout ne tourne pas rond dans le monde des EHPAD, quels que soient leur statut ou même les tarifs pratiqués dans le privé, parfois faramineux. Certains facturent en effet le séjour jusqu’à 6 000 euros par mois, avec de fortes disparités régionales, l’Île-de-France et la région PACA étant bien sûr à la fois mieux pourvues mais aussi plus chères que les autres. « On reçoit une quantité industrielle de signalements sur les établissements par les familles, confirme une bénévole de l’association Almazur-Paca, qui a mis en place une ligne téléphonique dédiée. Mais c’est difficile de les traiter, car les familles ont toutes peur des représailles pour leurs proches si elles interviennent directement, comme à l’école maternelle. »

Mélissa (prénom d’emprunt, voir la Boîte noire de cet article) était cadre infirmier chez ORPEA, une entreprise franco-canadienne, l’un des plus gros opérateurs mondiaux de maisons de retraite et de cliniques privées. En France, ORPEA occupe la deuxième place du podium, derrière le groupe Korian, gère 354 établissements et s’est fait remarquer pour sa gestion sociale toute particulière (voir notre article, paru en 2015, sur l’espionnage de salariés du groupe, et la tentative de deal à quatre millions menée par la direction vis-à-vis des représentants syndicaux). Mélissa a travaillé plusieurs années comme infirmière dans un établissement ORPEA des Alpes-Maritimes, La Corniche fleurie, qui accueille une petite centaine de résidents. Formée à l’accompagnement de la fin de vie et aux soins palliatifs, elle pensait que « dans ces établissements luxueux, on avait la possibilité de développer une pratique éthique ». Elle déchante rapidement.« J’ai travaillé longtemps dans le public, mais c’est la première fois que je voyais un truc pareil où ne règne aucune humanité. »

Elle adresse d’abord plusieurs alertes, orales et écrites (que Mediapart a pu consulter) à la direction de l’établissement, signalant des manquements divers : économies sur les protections urinaires, sur les portions de repas, des résidents parfois non lavés, non changés, des cas de gale et des appels aux aides-soignantes qui restent trop souvent sans réponse. « On me disait que j’en faisais trop. Mais ne pas donner à boire à des gens qui risquent la déshydratation, rogner sur la nourriture, ne pas laver les gens, c’est de la négligence qui confine à la maltraitance. » Dans certains de ses courriers, elle décrit également des résidents qui restent sans manger jusque tard dans la journée, faute de personnel pour leur porter la cuillère à la bouche. Face au silence d’ORPEA, Mélissa envoie plusieurs courriers au service inspection-contrôle-réclamation de l’agence régionale de santé (ARS PACA), ainsi qu’au conseil départemental, les deux autorités qui financent l’établissement, en plus des pensions versées par les résidents. De guerre lasse, elle finit par quitter ORPEA et travaille désormais comme infirmière libérale. « Les infirmières qui ont des bonnes pratiques et qui travaillent dans ces établissements sont soit en burn out, soit en arrêt, soit parties. Moi, je ne veux pas qu’on me force à être maltraitante, je veux dormir la nuit. »

« Nous n’avons reçu aucune injonction de la part de l’agence régionale de santé et du conseil départemental », répond ORPEA, interrogé sur ces possibles manquements. Mais l’ARS PACA confirme pourtant avoir reçu de son côté, entre 2011 et 2015, six signalements des pensionnaires de La Corniche fleurie, venus des familles des résidents, de leurs proches ou de salariés, faisant état de dysfonctionnements liés aux conditions d’accueil et de prise en charge et « ayant pu avoir des conséquences sur le bien-être des pensionnaires mais sans atteinte grave à leur santé ». Depuis « ce rappel à l’ordre », l’ARS a encore reçu en 2016 une plainte d’une salariée licenciée. Mais d’après l’agence, l’examen des dossiers médicaux n’a pas révélé de défaillance dans la prise en charge médicale, son domaine d’action privilégié.

Les proches des résidents font eux aussi souvent office de lanceurs d’alerte, mais peinent à être entendus. Marie-Thérèse Marchal a vu sa mère placée en EHPAD en 2008, dans un autre établissement du groupe ORPEA, dans le Sud-Est, La Maison bleue. « Ma mère, j’estime qu’elle a été maltraitée, elle passait son temps derrière un mur à regarder la télé, sous prétexte qu’elle était très diminuée. Je l’ai trouvée une fois endormie, la robe sur la tête et les seins nus, car elle glissait sur son fauteuil. C’était indécent. » Marie-Thérèse Marchal s’en plaint à la direction, fait une fiche de signalement. Mais les soucis continuent, sa mère est hospitalisée trois fois pour déshydratation. Marie-Thérèse Marchal finit par écrire une lettre au siège d’ORPEA, sans obtenir de réponse.

« Les changes n’étaient pas bien faits non plus. Les matières fécales lui remontaient dans le dos. Elle avait un escarre énorme, plein de matières dedans, je me suis fâchée avec l’équipe. Les matières fécales ont creusé la plaie. » L’infection, couplée à la déshydratation, conduit une dernière fois la mère de Marie-Thérèse Marchal à l’hôpital, où elle décède, le 23 juin 2016.« Nous sommes retournés une seule fois à La Maison bleue pour libérer sa chambre, la direction n’était pas là, personne n’est venu nous demander ce qui s’était passé. Je ne savais même pas qu’on pouvait se plaindre ailleurs que dans le groupe. » Sur cet établissement, l’ARS ne relève effectivement aucun signalement et ORPEA assure qu’il ne pose aucun problème, au contraire :« Témoignage de leur confiance quant à la prise en charge proposée par nos équipes, nos autorités de tutelle nous ont à nouveau très récemment sollicités pour accueillir, notamment sur la Maison bleue, des résidents nécessitant un placement en urgence », nous écrit le service de presse d’ORPEA, qui brandit également des enquêtes de satisfaction internes positives « à 100 % ».

Autre cas d’école, sur les hauteurs de Cannes, à l’EHPAD de La Bastide du moulin. Cet établissement, propriété jusqu’en 2014 de Dolcea Création GDP Vendôme, a connu de vraies années noires, d’après le témoignage d’une petite dizaine de personnes ayant fréquenté ou travaillé dans la maison. Pourtant, toutes disent avoir eu toutes les peines du monde à faire bouger les choses, et la plupart ont préféré quitter l’établissement, faute de pouvoir enrayer la machine.

En 2014, une enquête de gendarmerie est ouverte sur cette maison de retraite médicalisée, après le dépôt d’une plainte pour mise en danger d’autrui. Le dossier a été classé sans suite l’an dernier. Néanmoins, le signalement du procureur a déclenché, en juillet 2014, une inspection conjointe du conseil départemental des Alpes-Maritimes et de l’ARS PACA à La Bastide du moulin. Elle a mis à jour « un certain nombre de dysfonctionnements d’ordre médical ayant amené l’ARS à demander au gestionnaire de sécuriser le circuit du médicament et de conforter la coordination médicale ». En clair, il y a bien eu des défaillances relatives à la santé des résidents. « Il y a des choses qui ne se passaient pas correctement, confirme Josiane Colombat, ancienne infirmière, aujourd’hui salariée d’un établissement niçois, qui se dit « vieille école, très exigeante avec les filles », comprendre les aides-soignantes. «Faute de personnel, ceux chargés du ménage étaient habilités à jouer le rôle d’aide-soignante dans cet établissement. Même si ça se fait malheureusement un peu partout, c’est important, car ça peut vite déraper. Et puis, il y a eu un souci, une faute médicale grave, qui a été étouffée. »

Anne-Laure Aubret, directrice pour la zone PACA-Est de DomusVi, le groupe ayant repris La Bastide du moulin en 2014, entend bien ne pas être comptable de la gestion passée, même si une partie de l’ancienne équipe est toujours en place. « La plainte, j’en ai été informée lors de la reprise du site. Certains salariés ont effectivement été entendus, y compris le directeur. Les gendarmes ont dit oralement qu’il n’y avait rien pour eux dans le dossier. Le classement sans suite ne m’étonne pas. Pour le reste, nous ne savons pas ce qui s’est passé avant nous et le personnel a été évalué au regard des standards DomusVi. »

Josiane Colombat estime que La Bastide disposait à l’époque d’une « belle équipe d’aides-soignants, mais manquait de personnel » : « On n’était pas du tout dans les clous. Mais il ne s’agissait pas de maltraitance, peut-être un peu de négligence. » Une salariée passée par La Bastide du moulin utilise cependant les mêmes mots que Mélissa, citée plus haut, pour caractériser alors l’établissement : « Manque de suivi médical, manque de soins, et manque d’humanité. Pour un petit rhume, on pouvait mourir à La Bastide du moulin, car le personnel ne faisait pas systématiquement les aspirations de glaires. » Elle poursuit son récit, en pleurant : « Je me souviens d’une résidente, à l’heure du goûter, elle avait mal et elle m’a montré sa poitrine. On m’a dit qu’elle faisait de la comédie. Elle a pris un verre d’eau, l’a jeté par terre et s’est fait glisser dedans, pour tomber et les forcer à l’emmener à l’hôpital. En fait, elle avait une embolie pulmonaire. Elle est rentrée dans le coma et au bout d’un mois, elle est morte. »

Pourquoi ces informations ont-elles été tues ? Cette salariée a pourtant multiplié les « fiches de signalement des éléments indésirables », outil à la disposition des équipes pour faire remonter les problèmes. Des familles ont envoyé moult courriers et attestations, que Mediapart a également pu consulter. Sans réussir à se faire entendre. Là encore, la liste paraît sans fin : des résidents qui ne sont pas correctement lavés, les habits tachés, les ongles laissés trop longs, les plateaux repas laissés tels quels faute de personnel pour les faire avaler. Un témoignage appuyé par celui d’autres salariés, ayant depuis quitté l’établissement. Ainsi d’Élodie Boulanger, animatrice à La Bastide du moulin de 2011 à 2014. « J’ai vu l’établissement se dégrader en termes de budget et personnel, du temps de Dolcea. Jamais de ma vie je ne mettrai quelqu’un de ma famille en maison de retraite. Au départ, je pensais être un rayon de soleil pour les résidents et c’était le cas. À la fin, quand je les regardais, j’avais envie de pleurer. J’étais tellement mal de travailler comme ça que j’ai dû être mise “inapte” par le médecin du travail. » La jeune femme est aujourd’hui auxiliaire de puériculture.

Alors que La Bastide du moulin facture les séjours des résidents à environ 3 000 euros mensuels, Élodie Boulanger raconte que son budget « animation » passe progressivement de 1 800 euros par mois à 460 euros, pour organiser les activités d’un EHPAD qui accueillait environ 75 personnes et abritait une unité Alzheimer. Fini les danses et le piano, qui ont longtemps fait le succès du lieu. Et toujours quantité de personnel qui fait « office de ». « C’était n’importe quoi. Pendant les sorties, on m’a demandé de donner de la nourriture aux résidents, ce qui est strictement interdit puisque je ne suis pas formée sur les éventuelles “fausses routes”, continue Élodie Boulanger. J’allais parfois en sortie sans soignant, seule avec 7 personnes, dont deux fauteuils roulants et une patiente atteinte de la maladie d’Alzheimer. On m’a même demandé de donner des médicaments ! J’ai refusé. » Élodie Boulanger assure aussi que « les équipes étaient à bout, elles en devenaient maltraitantes ».

Démissions, arrêts maladie, licenciements, la Bastide du moulin a eu bien du mal à garder ses équipes. Plusieurs directeurs se sont succédé et, selon nos sources, la chargée des relations sociales de la maison elle-même a été licenciée. D’après un jugement prud’homal que Mediapart a pu consulter, elle a obtenu réparation pour harcèlement moral et licenciement abusif, mais a refusé de commenter son passage dans la maison. Tous ces éléments auraient dû alerter le groupe Dolcea Création GDP Vendôme, d’autant plus que ce n’est pas la première fois qu’il est épinglé. Un article de VSD, en juin 2010, relate l’histoire d’une aide-soignante, désignée « référente bientraitance » dans un établissement du Val-d’Oise qui appartient au groupe, ayant fini par démissionner après avoir multiplié vainement les signalements.

« Où va l’argent ? »

Cette affaire illustre cependant assez bien la somme des problèmes qui cernent le secteur de la prise en charge des personnes âgées dépendantes et auxquels les nombreux plans, chartes et guides de la « bientraitance » du public et du privé ne peuvent pas grand-chose. Le manque criant de moyens, doublé d’une réelle pénurie de personnel formé, touche un secteur ultra-gourmand au regard du vieillissement de la population. Le cocktail est donc potentiellement dangereux. Selon le ministère, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a un budget prévisionnel de 23,1 milliards pour 2016, soit une augmentation de 63 % par rapport à 2006. La part de l’assurance maladie dédiée au médico-social a, elle, bondi de 61 % (1,7 milliard d’euros de plus), mais rien n’y fait. Tous, publics comme privés, se plaignent du manque de ressources.

Or le budget d’un EHPAD provient de trois sources : les agences régionales de santé, sous la tutelle du ministère de la santé et des affaires sociales, financent le personnel soignant en attribuant une enveloppe à chaque EHPAD conventionné. Cette enveloppe permet par exemple de payer les infirmiers et les aides-soignants. Les établissements reçoivent également une dotation des conseils départementaux chargés de la dépendance, ce qui permet de financer tout ce qui concerne l’autonomie des personnes. Le reste est assumé par les familles, via le « tarif hébergement journalier », et paye ce que l’on appelle l’hôtellerie, les locaux, le ménage, la nourriture, ainsi que les animations.

« La qualité des soins n’est donc pas déterminée par les tarifs pratiqués par l’établissement, mais par l’argent que verse l’ARS. Si on a tant de personnes, et tant de personnes avec tel niveau de dépendance, nous aurons telle somme à notre disposition pour le personnel soignant. Le problème, c’est que celui qui fait le contrôle des pratiques de soin est aussi celui qui alloue, donc ça ne peut pas totalement bien fonctionner. Et 10 minutes pour faire une toilette, même avec un travailleur formé et bien intentionné, ça ne marche pas. »

En France, le marché reste dominé par les EHPAD publics, mais le privé gagne du terrain. Nombre de petites maisons de retraite indépendantes sont passées dans l’escarcelle des grands groupes. Certaines ont déjà changé deux ou trois fois de propriétaire, car le marché mute à toute vitesse, certains groupes se rachetant entre eux. Mais si le privé reste cher, voire hors de prix, c’est également que la demande est très forte. « En PACA, nous avons été les premiers à autoriser des ouvertures de lits dans le privé et depuis, ça n’a pas cessé, donc l’ARS est coincée car elle a besoin de ces places, rappelle la bénévole d’Almazur. Aujourd’hui, les tarifs sur la Côte d’Azur, c’est 100 euros par jour. Qui peut payer ça ? Bien sûr, c’est très beau, ces jolis salons, ces magnifiques salles à manger, ces spacieuses salles de bains. Mais ce n’est pas ça qui fait la qualité de la vie quotidienne. Alors où va l’argent ? »

Le groupe Korian, coté en bourse et première entreprise européenne dans le secteur, revendique sur son site internet une croissance moyenne annuelle de 20 % de son chiffre d’affaires entre 2005 et 2014. ORPEA a réalisé un bénéfice net de 153,3 millions d’euros en 2015. DomusVi (dont l’un des fondateurs est Jean-François Gobertier, également fondateur de Dolcea Création GDP Vendôme) rassure dans son rapport d’activité 2014 : « Les quatre dernières années ont permis à DomusVi de dégager une croissance forte et régulière malgré la crise des finances publiques. »Cependant, malgré des moyens financiers qui semblent considérables, aucun de ces gros groupes n’est épargné par les accusations de maltraitance, venues des personnels, des résidents ou de proches, à la lecture de l’importante revue de presse que réalise l’AFPAP.

« Oui, il y a des établissements qui dysfonctionnent. Et dans les cas les plus graves, ça peut finir à l’hôpital. Mais on a énormément progressé depuis vingt ans, assure Romain Gizolme. Ensuite, ce qui est systémique, c’est bien le manque de professionnels. Cela a un impact majeur sur l’accompagnement des personnes âgées. » Selon le ministère de la santé et des affaires sociales, ces dix dernières années, plus de 9 000 établissements hébergeant des personnes âgées et des personnes handicapées (enfants et adultes) ont fait l’objet de ces contrôles ciblés. « Pour Korian par exemple, j’ai reçu une alerte sur un cas de maltraitance, qui est remonté jusqu’à la direction régionale, raconte l’une des bénévoles Almazur en PACA. J’ai 17 ans d’expérience dans le domaine, je ne me laisse pas intimider par les discours, on a réussi à traiter le problème. Mais le plus souvent, le personnel aide-soignant ne veut pas perdre son job, les médecins leur réputation, et les directions la bonne note que leur attribuera l’échelon du dessus. Donc c’est très dur de faire bouger les lignes. »

Car au-delà des questions structurelles propres au secteur, une foule de détails négligés peuvent concourir à gâcher la vie des résidents, mais sont difficiles à observer, à moins de participer à la vie quotidienne de l’établissement. La fille d’une résidente d’un EHPAD privé de PACA, longtemps très active auprès de sa mère, décédée depuis, en fait l’inventaire. « Des gobelets en plastique pour boire le thé brûlant, un appareil auditif non nettoyé pendant des semaines, un arrachage de dent sans prévenir la famille, des vêtements constamment souillés, tout ça pour une facture au bout du mois qui s’élève à 3 000 euros… » Christelle (prénom d’emprunt) travaille toujours « dans la vallée » des Alpes-Maritimes, après être passée dans plusieurs établissements privés. Elle décrit des situations pareillement invraisemblables, pour cause d’économies : « Prenez le kit hygiène, qui est prévu dans le prix de la pension. C’est 15 euros par mois pour le gel douche, le shampoing, la mousse à raser… Mais il n’est pas mis dans les chambres, pour faire des économies. Donc les familles amènent ce qui manque et ceux qui n’ont personne font sans. Parfois, la brosse à dents a un an et demi. Elle tombe par terre, on ramasse. Quand il n’y a plus de gant de toilette, on fait avec ce qu’on a, un bout de drap, ou celui du voisin. »

Les familles ne sont pas toujours les plus bruyantes pour réclamer les soins adéquats et conformes au cahier des charges établi par les maisons pour leurs proches. Henri Cyvoct fait ce constat, après plusieurs années passées dans les conseils de vie sociale des établissements que sa cousine a fréquentés. « Je ne jette pas la pierre. Les directions jouent sur du velours parce que les familles sont épuisées. L’enfant, c’est le futur, donc les parents, ils vont vous faire chier, ils sont là tout le temps sur votre dos. Une personne âgée, c’est beaucoup plus difficile de se mobiliser, ce n’est pas gratifiant. Un tiers seulement des résidents reçoivent des visites dans les EHPAD et c’est vrai que l’ambiance y est souvent mortifère. »

Pour l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM), la maltraitance s’entend comme une « situation de violence, d’abus, de privation ou de négligence survenant dans une configuration de dépendance d’une personne vulnérable à l’égard d’une personne en situation de pouvoir, d’autorité ou d’autonomie plus grande ». Comme le remarque Christelle, « les intérim, vendeurs de chaussures chez Décathlon la semaine d’avant, ils ne vont pas faire la toilette comme une aide-soignante qui connaît son métier ». Il y a effectivement un minimum de connaissances à acquérir sur la dépendance, la toilette, l’appréhension de la personne âgée. « L’été, chez nous, on travaille les deux mois avec des stagiaires de bac pro, mais elles font fonction d’aide-soignante et remplacent un poste à temps complet. Ce n’est pas de la maltraitance au sens propre du terme, mais ça peut s’y apparenter. »

Cédric, diplômé en tant qu’aide médico-psychologique (AMP), fait partie de la grande et acclamée famille des « soins à la personne », potion miracle des politiques de tout poil depuis vingt ans pour inverser cette maudite courbe du chômage. « Ils disent sans cesse que c’est un secteur qui embauche, mais faut voir ce que c’est que de travailler en EHPAD ! Je suis censé accompagner les personnes âgées dans leurs gestes quotidiens pour conserver au maximum leur autonomie. À la place, je fais 15 toilettes au lit de personnes grabataires, soulevées par des harnais, par matinée, seul. » L’homme a travaillé dix ans dans plusieurs EHPAD privés de la région niçoise, dont l’une propriété d’un grand groupe, mais a démissionné pour cause de « burn out ». Depuis, Cédric enchaîne les missions d’intérim. « Partout, des économies de bouts de ficelle. J’ai eu un directeur qui trouvait qu’on consommait trop d’eau pour les toilettes, donc il a réduit le débit au robinet, on mettait un temps fou à remplir la bassine pour les toilettes… Nous avons de beaux diplômes, mais qui sont complètement discrédités sur le terrain. »

L’équation est classique, le salarié maltraité peut devenir maltraitant. « Il y a un gros fossé entre ce qu’on apprend en formation sur la bientraitance, et ce qu’on fait au boulot, conclut l’aide-soignante en Gironde, décidée à changer de métier. Pour les déments, les malades d’Alzheimer, on nous demande de prendre du temps, de leur parler, mais ce n’est matériellement pas possible. On a peur, sinon, de ne pas arriver à la fin de la journée. Le problème aujourd’hui, c’est qu’on ne sait plus quoi laisser de côté pour finir. Tout ça fait qu’on est paumé. » Début 2012, la Direction des études statistiques estimait à 1,2 million le nombre de personnes âgées dépendantes en France et l’arrivée des générations du baby-boom à l’âge de 80 ans devrait s’effectuer autour de 2030. Logiquement, il va falloir gonfler de manière substantielle le nombre de places nécessaires et les moyens mis sur la table, pour que la fin de vie ne soit pas celle de la décence.

BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, Métiers

Non à l’EHPAD bashing… Oui à sa critique argumentée !

Afin de défendre et améliorer les EHPAD, nous voulons citer ici un article très intéressant portant sur la critique argumentée de l’EHPAD dont nous partageons entièrement le point de vue..

.Extrait de « Non à l’EHPAD bashing… Oui à sa critique argumentée !  »
publié sur le blog « EHPAD de côté- Les pas de côté » :

L’EHPAD fait ainsi, par moments, l’objet d’un acharnement non argumenté qui parle sans doute plus de nos peurs très primaires, de vieillir et de dépendre d’autrui, que de ce qui s’y passe vraiment et que souvent nos contemporains ne connaissent que de loin. Comme si L’EHPAD était la cause de ce passage difficile de certains lors du grand âge et non la solution telle qu’on nous la propose/impose… On peut comprendre ces peurs, on peut comprendre qu’a priori personne n’ait envie d’entrer en EHPAD, on ne peut pas admettre pour autant que ces établissements soient, sans arguments, mis plus bas que terre. Car, il en est d’excellents ! On peut encore moins admettre que les équipes qui y travaillent, parfois dans des conditions extrêmement difficiles, fassent gratuitement l’objet de procès en négligences, incompétences et autres formes de mépris. Car, il en est d’excellentes !

Bref, nous souhaitons dénoncer cette tendance à faire de l’EHPAD, le mauvais objet, catalysant sur lui nos rancœurs et nos remords pour mieux oublier nos culpabilités en relation avec la manière dont nous pensons – ou ne pensons pas – la place des personnes âgées au sein de la société toute entière.

Pour autant, cette époque est si confuse que critiquer semble être devenu un équivalent de discréditer… Pour nous, critiquer, c’est contribuer. Il nous semble donc sain de contester les EHPAD afin de faire évoluer ces institutions et les pratiques qui s’y déploient, à chaque fois qu’elles sont arbitrairement liberticides, excessivement sécuritaires, soumises à une rationalité de plus en plus financière, voire irrespectueuses des droits des personnes dites « dépendantes ».

Nous souhaitons critiquer/contribuer en soulignant le poids des normes sanitaires, en contestant les modalités « hypocrites » de la pseudo-évaluation, en dénonçant l’infantilisation des équipes en raison de pratiques de management outrancières, en observant le peu de poids des familles… Et que dire de l’absence de pouvoir de décision des vieux, hormis le franc encouragement à leur « contribution financière » !

De temps en temps, tel ou tel établissement donne, reconnaissons-le, des bâtons pour se faire battre. La récente enquête de Mediapart sur le sujet est de ce point de vue lumineuse, enquête qui fait apparaître ici et là, preuves à l’appui, des déclarations, des courriers, des pratiques inacceptables, honteuses, indignes, et atrocement justifiées par des arguments de gestion économique insupportables… (Mathilde Goanec : « Les mauvaises manières des maisons de retraite » 24/09/2016).

Sans doute également parce qu’un discours ultra libéral, irresponsable, tend à nous faire croire que dans les EHPAD, on gaspille l’argent public ou l’argent des vieux, que l’on peut « dépenser mieux pour dépenser moins », que l’on fera demain beaucoup mieux avec moins de personnel à condition de rationaliser gestion, management, recrutement, que la mutualisation des moyens permettra de substantielles économies d’échelle, que le remplacement de certains personnels par des robots donnera le sourire aux personnes âgées accueillies, que la connectique permettra la sécurisation des « unités protégées » etc.

Et puis, c’est quand même curieux, cette omniprésence médiatique du syndicat des établissements privés pour personnes âgées, dès lors qu’une question d’actualité concerne l’EHPAD ; avec un discours lénifiant qui oscille entre communication et lobbying, au sein duquel on ne peut ignorer, sauf cécité délibérée, le poids des actionnaires et le choc de la rentabilité.

Alors ! Non à l’EHPAD bashing tout autant qu’à l’EHPAD marketing. Non à la filière EHPAD qui canaliserait irrémédiablement dès le maintien à domicile, vers la seule solution d’hébergement. Oui au travail de transformation des pratiques – impliquant les soignants − qui, ici et là, se référant à des démarches novatrices, tente de rendre l’accompagnement et les soins proposés aux personnes accueillies au moins acceptables et parfois remarquables.


José Polard, Pour l’association « EHPAD  de côté- Les pas de côtés »,
https://blogs.mediapart.fr/jose-polard/blog/021116/non-l-ehpad-bashing-oui-sa-critique-argumentee

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Grève et actions dans les EHPAD de toute l’Auvergne !

Les salariés des 40 Ehpad publics et privés du Cantal sont appelés à se mobiliser le 10 novembre 2016 dans le cadre d’une journée de gréve et d’actions programmée sur toute la région Auvergne pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) par la CGT Santé.

En causes :

Des effectifs insuffisants (0,5 personnel par soignant au lieu du 1 pour 1 préconisé en 2003), des répercussions sur les conditions de travail et sur la prise en charge des personnes âgées, un travail « à flux tendu », « des choses du quotidien qui ne sont pas faites » comme « les douches et les bains qui ne sont pas pris comme ils devraient l’être », « la durée des repas qui est limitée sinon on ne peut pas faire manger tous les résidents », « la marche qui ne se fait pas comme elle devrait »…la qualité baisse mais, « la part financière supportée par les usagers et les familles augmente tout le temps » indique le syndicat. Mais ce n’est pas tout poursuit le syndicat, qui alerte sur des personnels d’Ehpad au bout du rouleau : « Jamais on n’a atteint un écœurement aussi important de la part des agents », « Ils ont l’impression de travailler à la chaîne. C’est plus qu’une impression, c’est un vécu. ». La CGT affirme que « les maladies professionnelles et les accidents du travail sont en augmentation », sans parler des salariés « qui travaillent sous antidépresseurs ». (source http://www.lamontagne.fr/aurillac/social/2016/11/07/la-cgt-appelle-a-la-greve-dans-les-ehpad-le-10-novembre_12142509.html)

SUD confirme avoir fait le même constat quant aux dégradations des conditions de travail malgré des augmentations de tarifs et même de profit dans tout le secteur privé.
Il est temps d’en finir avec l’approche purement financière de la santé et du médico-social qui crée un système maltraitant pour la personne âgée comme pour le personnel. Ce système tend à banaliser le service minimum et engendre une routine dans le mal être des agents.

competitivite

sous-effectif

Actu sociale, BTHE, CHSCT, Conditions de travail, Métiers, témoignage

Mauvaises conditions de travail en EHPAD : L’étude de la DRESS

Une étude financée par la DRESS s’intéresse (enfin) aux conditions de travail en EHPAD
Mais ce n’est qu’un début !
Vous aussi, engagez-vous, rejoignez-nous, et soutenez-nous en faveur de l’amélioration perpétuelle des conditions de travail.

A l’image des gréves qui ces dernières années se sont multipliées dans les EHPAD, et qui portent presque toujours sur les conditions de travail, le sujet méritait bien une étude, sans oublier pour autant la souffrance et le mal être qui prolifèrent dans les cliniques et les hôpitaux publics ou privés.

Certainement insuffisante dans ses visés, cette étude ainsi restituée présente certes la pénibilité et les conditions dégradées des personnels d’EHPAD mais comme un quasi état de fait et sans chercher de réelle alternative de fond aux problémes, sinon les clefs de la « supportabilité ».
Il n’y a pas là de recherche pour lutter contre les causes (les manques d’effectifs, les cadences infernales, les quêtes de profitabilités toujours plus poussives, etc) et le personnel n’est presque que le cobaye d’une étude qui analyse sa résistance à la pénibilité et les mécanismes qui lui permettent de la supporter.
C’est tellement plus facile que de dénoncer ou remettre en cause ce qui dans le système est le plus nuisible à la santé…

Comme s’il ne fallait surtout pas interpeller les décideurs, les directions, les tutelles, les pouvoirs publics, celles et ceux qui ont le pouvoir d’agir sur les causes… Comme s’il ne fallait pas même empêcher les causes, mais juste voir comment le personnel peut s’y adapter.

On notera au passage les qualités du personnel que relève cette enquête : entraide, solidarité, un investissement individuel fort, l’attachement à son métier, etc.
A lire l’étude, on en oublierait presque qu’il existe pourtant des hiérarchies et des directions générales, comme si le personnel n’était livré qu’à lui même.

La commande de l’étude était apparemment trop peu motivée à améliorer les conditions de travail en EHPAD, ou alors les attentes n’étaient pas encore assez matures pour révéler les vrais besoins du secteurs.
Mais s’agissant là d »une des premières études d’envergure à s’intéresser (enfin) aux conditions de travail en EHPAD, ça reste encourageant pour nous qui sommes depuis si longtemps engagé à lutter contre les mauvaises conditions de travail et leurs causes. Voilà donc qui appellera surement d’autres études.

Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Dernières nouveautés du groupe : 1 ouverture, 1 vente, et 1 CODIR tout neuf

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Un hôpital Korian, qui était passé du Public au Privé, quittera le giron du groupe Korian pour rejoindre celui d’un autre groupe privé, la finalisation du rachat de l’Hôpital des Courses par Vivalto Santé devrait avoir lieu début décembre 2016. Mais avant cela c’est Korian Parc des Dames, un nouvel Ehpad du groupe comptant 84 lits, qui a ouvert ses portes lundi à St Germain en Laye (Yvelines), cet établissement doit accueillir notamment une bonne partie des salariés de l’hôpital des Courses de Maisons Laffitte revendu par Korian (voire notre précédent article).

Peu de temps après l’arrivée dans le groupe de Remi Boyer (ex DRH au sein du groupe automobile PSA à l’époque du retentissant conflit social qui depuis à même donner un film.), 3 nouvelles Direction Générales France viennent de prendre leur poste : Fréderic Durousseau, Directeur Développement Immobilier, il est issue de Center Parc / groupe Pierre et Vacances, Charles-Antoine Pinel pour le pôle Sénior (290 sites), il est issue lui aussi du monde du tourisme (Pierre et Vacances) et Nicolas Mérignot pour le pôle Santé (81 sites) il est issue du secteur de la santé et nous tenions à le signaler.

Au vu de l’expertise européenne en tourisme dont se dote le nouveau CODIR France, des salariés taquins voudront peut être son avis sur la politique Korian 2016 en matière de prise de congés payés… D’autres pourraient songer à une passerelle de rêve pour leurs CE vers des vacances, des loisirs ou encore des voitures, le tout à des prix imbattables et au possible avenir d’un équilibre vie professionnelle / vie privé pour espérer en profiter…

Mais, plus vraisemblablement, il faut surtout s’attendre à ce que le Codir Général de Korian France qui est désormais au complet démarre le fameux « plan stratégique » pour 2021 annoncé récemment par Sophie Boissard et s’attaquent à la barre des 5% d’une croissance que des dizaines de milliers de salariés portent chaque année sur leur dos.

BTHE, Conditions de travail

Korian : Nomination d’un DRH groupe

Rémi Boyer, fraichement nommé, intègre le Comité Exécutif du Groupe Korian en tant que DRH Groupe.

Parmi ses objectifs, la construction d’une marque employeur forte au niveau européen (France, Belgique, Allemagne, Italie), et la mise en œuvre d’une démarche de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Il aura aussi pour rôle de définir et déployer la stratégie RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise) à l’ensemble du groupe pour promouvoir ses initiatives sociales, éthiques et environnementales.

La précédente nomination d’Isabelle Parthonnaud sur ce poste n’aura donc même pas durée un an et demi.

Pour avoir exercé au seins des Groupes PSA Peugeot Citroën et Arcelor Mittal, qu’est ce que son expertise des ressources humaines dans le secteur de l’automobile et de la sidérurgie peut nous laisser espérer ?

Mieux qu’une lubie stratégique, est ce que personnels et résidents seront définitivement à l’abri d’économie de bouts de chandelle sur les effectifs ou les équipements, et qu’en Ehpad, SSR, ou HAD jamais il n’y aura de travail à la chaine ?

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Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, Politique groupe

Le groupe Korian va céder l’hôpital des Courses de Maisons-Laffitte

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Que de changement en peu de temps pour les personnels de l’hôpital des Courses de Maisons-Laffitte ! Le Groupe Korian s’apprête à revendre l’établissement à Vivalto Santé, 2ans à peine après l’avoir racheté.

Pour le personnel de cet établissement spécialisé en MCO, la moitié resterait avec le repreneur. Une trentaine de salariés resterait dans le groupe Korian et rejoindraient le nouvel EHPAD Korian de Lisière Pereire à Saint-Germain qui doit ouvrir en octobre. Plus incertain en revanche pour une vingtaine de personnel administratif et médecins qui vont passer par la case mutation interne via une « bourse à l’emploi » au niveau de l’île de France.

Sources :
http://www.leparisien.fr/maisons-laffitte-78600/maisons-laffitte-un-nouveau-repreneur-pour-l-hopital-des-courses-04-09-2016-6093045.php
http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20160902-economie-vivalto-sante-s-apprete-a-racheter-a

Conditions de travail, Métiers

Si le chef, c’était vous ? Sondage de Sud pour cette rentrée

C’est la rentrée et prochainement, la direction générale de Korian devrait faire la présentation d’un nouveau « plan stratégique » projeter sur plusieurs années.

Mais si la direction c’était vous, si les chefs ou les actionnaires c’était vous ? Quelles orientations voudriez vous pour votre établissement, pour votre entreprise, pour vos résidents, vos patients ?

La question est très sérieuse. Car le coeur de toute l’activité c’est vous, la santé, le social, le service, c’est vous. La base de tout profit et de tout soin, c’est encore vous.
On vous propose donc de répondre le plus sérieusement possible à ce sondage en considérant votre réalité quotidienne, votre établissement, votre métier et toute l’expertise que vous avez sur les besoins de l’entreprise : Les besoins des résidents, et vos besoins pour y répondre le mieux possible.

A partir de toutes les réponses concrètes que nous recevrons, les besoins les plus fréquents ressortirons alors et nous dessinerons à partir de là des grilles national de besoins, par activité et par métier.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve et mobilisation intersyndicale SUD CGT aux EHPAD de Semblançay et La Membrolle et , jusqu’au 1er juin

Une gréve - train peut en cacher une autre

En plein contexte de révolte sociale pour un retrait total de Loi Travail, contre la casse du Code du Travail, avec des mouvements de mobilisation, gréves et blocages, sans précédent au niveau national, les 50 salariés et représentant-e-s SUD et CGT, représentants des familles, et résidents ont manifesté la semaine dernière dans la ville de Semblançay vers la mairie avec les résidents, familles et de nombreux soutiens.

Scandant haut et fort leur colère, face à la dégradation de leurs conditions de travail : manque d’effectifs, contrats précaires, turn-over répété, et les attentes de titularisation depuis plusieurs années…

Près de 95 % du personnel à Semblançay est en grève la semaine dernières et les grévistes ont voté la poursuite du mouvement jusqu’au 1er juin. La grève débutée lundi à Semblançay (soutenu par SUD) et mercredi le personnel de La Membrolle les a rejoint soutenu par la CGT. Les deux EHPAD ont la même direction.

Pascal Michaud, représentant syndical SUD Santé Sociaux, explique : « Quand on dégrade les conditions de travail des salariés, on dégrade les conditions de vie et d’accueil des résidents… La gestion des ressources humaines est complètement déconnectée, il n’y a pas de dialogue et surtout un manque de respect des salariés. ».

La maison de retraite est un lieu de vie pour les résidents qui voient également l’impact de ces restrictions budgétaires directement sur leur quotidien comme en témoigne Éliane Pacheffe, résidente depuis quatre ans. « A cause du manque de personnel, je les vois courir pour nous ramener dans les chambres, ce n’est pas normal, ça me fait du mal de les voir travailler comme cela. »

Après insistance, M. Trystram, Maire et président du Conseil d’Administration a reçu les représentants du personnel.

A suivre,  l’examen de la situation sur les EHPAD, et l’examen aussi de cas particuliers avant un prochain RDV.

Nous relayons et mettons en lumière la situation de ces deux EHPAD car les conditions que déplorent et dénoncent ces grévistes et leurs soutiens sont malheureusement de plus en plus fréquents ailleurs ; Et les victimes (tant personnel que résidents) sont de plus en plus nombreuses. La généralisation des logiques d’hyper marchandisation ou économie de la vieillesse et de la fin de vie, la particularité de fusions ou de regroupements inter-établissement (voire aussi la récente Loi Santé – GHT) bouleversent encore davantage les conditions de travail et de prise en charge avec des moyens encore plus comprimés.

semblancay - manif à  l'ehpad - 26/05 - 1

Au programme de la 2éme semaine de grève :

Mardi 31 mai : Nouvelle réunion de négociation avec Mme Aubin, 14h

Mercredi 1er juin : Heure d’Information Syndicale pour les 2 sites

Lundi 6 juin : Rdv avec le maire de Semblançay

Mercredi 15 juin : Rdv à l’Inspection du Travail, 15h30

Un RDV avec le Conseil Départemental et le maire de Membrolle est en attente.

Le 1er juin, les nombreuses personnes qui soutiennent les grévistes se sont données RDV devant l’EHPAD de La Membrolle.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/05/27/Semblancay-greve-a-l-Ehpad-jusqu-au-1-er-juin-2728895

BTHE, Conditions de travail

11éme jour de gréve et camping à Korian la Venise Verte – Pot commun de solidarité

Face à une direction qui campe sur ses positions, les grévistes de Korian La Venise Verte on reconduit le mouvement de gréve pour une 11éme journée consécutive en campant eux aussi mais devant l’établissement.

Les grévistes et leurs soutiens déplorent des conditions de travail dégradés depuis la reprise de l’établissement par Korian mais, au regard de la dépendance, de la pénibilité, et de la qualité de prise en charge attendue, le nombre de postes prévu par la direction n’est pas acceptable pour les grévistes.

Les grévistes quant à eux, ont été reçus jeudi par la préfecture et par la direction du travail afin de dresser un état des lieux des griefs relevés dans l’établissement, évoquant des « comportements managériaux d’un autre temps ».

Face à l’enlisement du conflit, les manifestants ont décidé d’interpeller directement la direction générale du groupe Korian sur les difficultés de la maison de retraite de Niort et aujourd’hui, ces derniers envisagent de sensibiliser également le public en distribuant des tracts.

Pour soutenir les salariés en gréve,

Par solidarité avec les grévistes de Korian La Venise Verte à Niort, qui sont en gréve depuis plus de 10 jours, nous venons de créer un pot commun : cliquez dessus et à votre bon coeur pour soulager ces salariés.

Pour les soutenir vous aussi de votre don, placer ce que vous voulez dans ce pot commun qui leur sera intégralement reversé.

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Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Elections Korian 2016

Élections et droits du travail : Les textes à votre disposition

Le syndicat met à disposition de qui veut, l’accord préélectoral des élections Korian (DP CHSCT CE ) ainsi que les 2 conventions collectives Synerpa et FHP en vigeur dans le groupe, respectivement pour les salariés d’Ehpad et des établissements sanitaires.

Ces documents peuvent vous être adressé par mail sur simple demande. NOUS CONTACTEZ (en haut à droite de ce blog)

Même procédure pour nous adresser vos demandes de candidatures aux élections ou vos demandes pour vous syndiquer avec nous.

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BTHE, Champ de mars, Métiers

Korian : Journée de la gentillesse !

http://champdemars.korianblog.fr/actualites/ (blog officiel de l’établissement)

Dans un établissement où les conditions de travail, de prise en charge, et les pressions étaient devenues telles que le personnel, avec SUD, avait du mener 3 gréves dures en 2 ans, on entend désormais des salarié-e-s dire : « je suis contente de venir travailler », « je me lève plus facilement le matin », « j’ai plus d’énergie pour les résidents », « j’ai envie d’aider même si c’est pas mon service »,  » .

Une reconnaissance du personnel et de leur fonction que certaines ne croyaient même pas possible avant tant elles étaient enfermées dans la routine de la dépréciation.

De bon matin, sans s’y attendre, toutes et tous les salarié-e-s de l’établissement ont reçu des compliments sous forme de fleur. Un exemple qui illustre bien l’assainissement des pratiques, des relations et de l’environnement de travail. On ne peut que souhaitez les mêmes choses ailleurs.

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Accords et Actus CE - IRP, autres - divers, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016, Politique groupe, témoignage

Élections Korian 2016 : Que souhaitent les salariés ?

Très peu de salariés sont au courant, mais des négociations sont en cours depuis 2 semaines pour préparer l’organisation d’élections à Korian dans toute la France et pour tous les établissements Korian *. Ces élections fixeront pour 4 ans la représentation du personnel de plus de 21 000 salariés Korian.

*Sauf la clinique SSR Korian Les Grands Chênes

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Pour vous syndiquer et trouver votre syndicat cliquez ici. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire prévu ou « commentaire » en fin d’article.

En réalité, et de manière moins officielle, ces négociations ont déjà connu une année de réunions préparatoires entre direction des relations sociales et 4 syndicats (27 séances de négociations baptisées « les rendez vous du mardi »), à l’issue de quoi plusieurs accords on été conclus sur ce qui devrait définir les moyens des représentants du personnel nationaux. Mais l’entreprise n’avait pas jugé nécessaire de nous inviter à ces réunions, pas même une seule fois, ni de nous transmettre de compte rendu, conclusions, ou les accords qui ont été signés…

Aujourd’hui, les négociations en cours sont balisées par des propositions de l’entreprise qui nous laissent perplexes et nous amènent à sonder sur le sujet l’ensemble des salariés que nous représentons et qui sont, selon nous, les grands oubliés de ce qui est en train de se décider.

Les salariés ne le savent souvent pas mais la négociation du protocole préélectoral c’est le moment de définir les moyens et d’une certaines manière les conditions dans lesquelles les salariés seront élus et pourront les représenter.

La dernière proposition de l’entreprise pour les CE est de faire élire 50 titulaires pour représenter plus de 21 000 salariés répartis sur 379 établissements dans toute la France. Ce qui équivaut en moyenne à plus de 7 sites et plus de 400 salariés pour chaque représentant…

Avis aux salariés: est ce que ces moyens de représentations vous semblent réalistes et conformes à vos besoins pour vos conditions de travail et l’ensemble de vos préoccupations professionnelles?

C’est en tout cas très largement inférieur aux moyens déjà existant sur l’ensemble de la France.

Comment comprendre alors que pendant un an de réunions préparatoires entre la direction sociale de l’entreprise et des représentants des syndicats CFDT, UNSA, CGT, et FO, les accords et les orientations retenues puissent être si faibles, sinon ridicule, pour la représentation des salariés compte tenus des besoins au sein d’une telle entreprise?

Certains accords signés * sans notre présence et sans même nous en avoir avisé, peuvent donner une explication :

D’après ces accords les 50 futurs élus aux CE et les syndicats représentatifs bénéficieraient de moyens et d’avantages très généreux qui affaiblissent considérablement au passage les moyens d’autres syndicats comme le nôtre souvent moins bienvenue auprès des directions.

carte france perimetre CE korian

*Précisons que 4 syndicats étaient sollicités pour signer ces accords (CFDT, UNSA, CGT et FO) mais seuls la CFDT et l’UNSA ont signé, là où les 2 autres syndicats (à raison) ne l’ont pas fait.
(De mémoire d’ailleurs nous n’arrivons pas à trouver chez korian un seul accord que la CFDT ou l’UNSA aient refusé de signer.., mais c’est peut être parce que les accords qui proposeraient des améliorations sans rabais pour l’ensemble des salariés n’ont pas été soumis par les directions jusque là..)

Pour bien comprendre de quoi il en retourne et à titre d’exemple, si les accords déjà conclus s’appliquaient aujourd’hui en l’état à l’ensemble des établissements du groupe, le syndicat SUD disposerait « royalement » pour toute la France d’un seul représentant et de 4h par mois pour les 5248 salariés des 80 établissements sanitaires, et de 2 représentants disposant de 4h chacun par mois pour les 15 514 salariés des 292 EHPAD…

La logique du droit du travail classique prévoit pourtant généralement la possibilité d’1 représentant par établissement dotée d’une section syndicale.
Au contraire de nous, et dans la même configuration, les syndicats représentatifs disposeraient eux de 10 représentants pour les EHPAD et 5 pour le sanitaire avec pour effectuer leurs missions 35h disponibles au moins pour chacun, et même 60h pour 3 d’entre eux. Un même accord qui permet des moyens augmentés pour les uns, et des moyens diminués pour d’autres…
Bref n’y aurait-il pas, côté employeur, un certain favoritisme grossier entre tels ou tels syndicats..?

Loin de favoriser les intérêts des salariés, il semble au contraire que l’affaiblissement des moyens qui se profilent ne rencontre pas ou peu de résistance, peut être à cause des gros avantages concédés à certains syndicats et qui au lieu de se partager le gâteau devraient normalement négocier pour le mieux les intérêts collectif de tous les salariés…

Avis aux salariés du groupe : que souhaiteriez vous à l’issue de ces négociations?

Et qu’attendez vous de vos élus?

Merci d’avance à toutes celles et ceux qui prendront le temps de renseigner le plus précisément le sondage ci-dessous pour nous aider à confirmer ou modifier nos positions.


Pour nous adressez vos avis, vos remarques, pour nous aider, nous questionner, nous rejoindre, etc.  :

utilisez le formulaire ici ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Actu sociale, BTHE

Enquête Animation en EHPAD et MAS, à laquelle Korian, la croix rouge et SOS ont contribué

L’animation auprès des personnes âgées n’est souvent pas jugée prioritaire par les structures spécialisées. Mais la perspective de pouvoir toucher des financements au même titre que pour les autres soins tend à faire bouger les lignes.

En attendant, et bien que de plus en plus dans le privé lucratif la recherche de visibilité (vitrine) à travers l’animation soit recherchée cela se fait malheureusement sans réelle cohérence harmonisée avec le reste des services et les recherches de visibilités ponctuelles se font souvent au détriment de la qualité quotidienne de l’animation car les moyens sont souvent encore loin des ambitions.

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D’aprés Hospimedia :

Pendant six mois, le cabinet de conseil privé Conseil et recherche s’est penché sur la question de l’animation en Ehpad et en Mas. Financements, profil des animateurs ou encore vision de la fonction… l’état des lieux réalisé entend proposer des axes d’amélioration et identifier de nouvelles modalités d’animation.

Sur la base des observations d’une première mission réalisée auprès d’un établissement du secteur handicap, le cabinet de conseil privé Conseil et recherche a entrepris un projet de recherche collaborative sur l’animation en Ehpad et en maison d’accueil spécialisée (Mas). Lancée en janvier dernier auprès de quinze structures et complétée par un questionnaire envoyé à l’ensemble des établissements français, l’initiative s’est achevée le 18 août. Imane Baïz, chargée de projet, en livre les principaux enseignements.

L’animation, pas jugée prioritaire

« La première chose qui ressort des visites réalisées auprès des établissements, c’est que l’animation n’est pas toujours jugée prioritaire, précise la chargée de projet. Il arrive d‘ailleurs que certains établissements ne disposent tout simplement pas d’animateurs. » Pourquoi ? Outre la question logistique — qui laisse entrevoir une « grosse hétérogénéité » des espaces d’animation —, le financement de l’animation constitue un point essentiel. « Le manque de moyens financiers est un argument qui revient souvent pour expliquer l’incapacité des établissements à inviter des professionnels extérieurs ou à organiser des sorties, analyse Imane Baïz. Pour autant, les visites que j’ai réalisées sur les structures ont permis de montrer que le budget n’est pas le seul élément à prendre en compte. Au-delà des financements, le profil des animateurs joue beaucoup« , souligne-t-elle en évoquant notamment les animateurs issus des Beaux-Arts, « capables de mettre en place des activités intéressantes avec peu de moyens« .

Élaborer des indicateurs pour légitimer les financements

Au-delà, l’enquête a permis de mettre en exergue l’impact de la définition de l’animation sur son développement au sein de la structure. Comme le précise le cabinet conseil, « l’animation est souvent entendue comme une activité relevant uniquement de l’occupationnel alors qu’il s’agit de quelque chose de plus global, que l’on peut lier à la vie de l’établissement dans son ensemble et qui peut se retrouver jusque dans les soins« .

Dans ce contexte, l’animation peut avoir un rôle non négligeable pour la qualité de la prise en charge du résident. « Il y a très peu d’établissements où l’évaluation de l’animation est formalisée, mais si l’on arrive à élaborer une série d’indicateurs — une baisse des cas de dépression par exemple —, on pourrait mesurer son l’impact sur le résident et imaginer à terme une base objective pour légitimer les financements. » Une perspective, qui, si elle reste encore à discussion, aurait fait l’objet d’échanges avec l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap)*. En attendant le lancement de travaux sur un hypothétique tableau de bord animation, le cabinet conseil, de son côté, prévoit déjà d’étendre sa démarche. « Grâce aux éléments que nous a communiqués le ministère, nous allons tenter de mettre en relation un réseau d’artistes et d’intermittents du spectacle avec les établissements et voir si cet axe de développement de l’animation est porteur.« 

La méthodologie

Réalisée entre janvier et juillet, l’enquête s’est articulée en deux phases. Afin de réaliser un état des lieux de la pratique de l’animation (financements, objectifs, priorités de développement et évaluation de la performance de l’activité), un questionnaire a été envoyé à l’ensemble des Ehpad et maisons d’accueil spécialisées (Mas) de France, sur la base du fichier national des établissements sanitaires et sociaux (Finess). Afin d’affiner l’analyse et identifier les pistes d’amélioration, quinze établissements ont fait l’objet de visites, soit sept Mas et huit Ehpad. Parmi les structures engagées dans la démarche, comptaient notamment la Croix-Rouge, le groupe associatif SOS et le groupe privé commercial Korian.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

La Femme en EHPAD

Dépendance / pénibilité, coûts / salaires, lucratif / humanité : Des résidentes aux soignantes, quelle est la réponse sociétale proposée à la Femme en EHPAD ?

Pour les résidentes, le privilège de vivre plus longtemps que les hommes s’accompagnent souvent de dépenses plus importantes car plus longues pour financer une fin de vie en établissement. Avant d’entrer en établissement la femme a déjà bien souvent supporté plusieurs années, en tout ou en partie, la dépendance et la fin de vie d’un mari, ce qui souvent précipite pour elle sa propre diminution et l’entrée en institution.

Pour le personnel, ont y trouve des salaires inférieurs à d’autres secteurs, une précarisation et une pénibilité plus importante, et une plus grande exposition aux risques professionnelles.

Ultra majoritaire du côté du personnel comme du côté des résidents, EHPAD et Femmes méritent de faire meilleur ménage.

 

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BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Elections Korian 2016

Pourquoi des syndicats en EHPAD ?

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Pourquoi il faut des syndicats en EHPAD ?

Parce que se syndiquer c’est faire entendre sa voix, c’est se rassembler pour agir dans l’unité et qu’en EHPAD il est urgent d’agir.
Le syndicalisme ces dernière années en France ça séduit moins qu’avant parce que trop de salarié-e-s ont été trahi-e-s par des syndicats ou des représentant-e-s du personnel ou parce qu’ils ont été divisés ou poussés à l’individualisme par leurs entreprises.

La France est l’un des pays développé où le taux de syndication est le plus faible (7%) contre 68% en suède… En Suède ou dans les pays où la syndication est forte, les employeurs ne baladent pas leur personnel, elles les écoutes et négocient (vraiment!) du coup les conditions de travail s’améliorent et les moyens du progrès sont meilleurs.

Dans la santé privée en France le taux est encore plus faible (- de 5%). En conséquence, le patronat fait à peu près ce qu’il veut.

A vous, Salarié-e-s de tirer vos professions, vos salaires, votre secteur d’activité et vos conditions de travail vers le haut. Le Syndicat ce n’est pas 1 personne ou un bureau qui parle à votre place, à votre insu, sans tenir compte de vos attentes. Le Syndicat doit être démocratique, le syndicat c’est l’ensemble de ses adhérents, là est sa légitimité, là est sa force. Le Salarié seul ne peut se défendre sans se faire écraser.

SUD est Solidaire Unitaire et Démocratique. A SUD, les salarié-e-s sont respectés et écoutés dans leur majorité et chaque fois qu’il en va de l’intérêt collectif des salarié-e-s une alliance intersyndicale est recherchée.

Les syndicats doivent savoir s’épauler et se renforcer pour tous les intérêts communs.

L’individualisme ne pousse qu’à la mise en concurence et au favoritisme et fragilise le progrès social. Le collectif, c’est l’entraide, l’organisation, le partage des expériences et des savoir faire. Le collectif et l’unité, le syndicalisme, sont les moyens démocratiques et humains qui permettent de résister aux abus et de construire les progrès.

  Soyez Solidaires et ne restez plus jamais isolé : Rejoignez nous, Soutenez nous, et même Critiquez nous, mais bref, Améliorez vous !

 

 

BTHE, Métiers, salaire

La précarité de certains personnels d’EHPAD

salaire précaire ehpad

Pour plusieurs métiers, le minimum conventionnel ne dépasse guère le SMIC. (coefficient 208 et 211 qui concernent les métiers de serveur, serveuse, plongeur, auxiliaire de vie, lingère, animatrice ou animateur, hôte hôtesse ou agent de secrétariat d’accueil ou de standard, et ASH).