Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Le personnel en gréve dénonce de « la maltraitance institutionnelle » dans un EHPAD, près de Toulouse.

Nous sommes entièrement Solidaires des grévistes de l’EHPAD la Chênaie, et exigeons de la direction et des tutelles qu’elles les entendent !!

80 % du personnel de l’EHPAD de Rouffiac-Tolosan, près de Toulouse, soutenus par le CGT,  mène une grève depuis plusieurs jours afin de protester contre leurs conditions de travail « qui ne font que se dégrader ». Le personnel est au bord du burn-out, dans l’indifférence de la direction mais avec le soutien de plusieurs familles.

Dans les EHPAD, les situations se suivent, se multiplient et se ressemblent :

  • D’un côté des salarié-es à bout qui ne supportent pas que leurs employeurs et ou leurs tutelles les forces à être maltraitant, faute d’embaucher du personnel en nombre suffisant.
  • De l’autre, des employeurs et ou les tutelles qui campent sur leurs positions et qui entretiennent cette spirale de maltraitance qui ne semble finalement déranger que le personnel, les résidents et leurs familles.

Heureusement, il existe encore des syndicats et des moyens pour résister, dénoncer et pour faire plier les responsables et tous les profiteurs complices.
Le président Macron, n’a de cesse d’agir contre ces moyens de résistance mais nous les utiliserons jusqu’au bout, et y compris contre lui pour pouvoir continuer à améliorer les conditions de travail et de vie des personnes envers et contre toutes les logiques de de marchandisation et d’actionnariat de la Santé, du Social et de l’Humain.

À Rouffiac-Tolosan (Haute-Garonne), au nord-est de Toulouse, le ras-le-bol est quasi général au sein du personnel de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) La Chênaie. En effet, 80 % du personnel s’est mis en grève afin de dénoncer leurs conditions de travail. Toilettes à la chaîne, personnel au bord du burn-out… Alexandra Fuentes, déléguée du personnel, témoigne :

« On nous en demande de plus en plus et cela se répercute sur la santé les résidents. C’est de la maltraitance institutionnelle. Les cadences sont infernales et on ne respecte plus le rythme de vie des personnes âgées qui sont en souffrance.  « 

« On demande juste des conditions de travail décentes »

En cause, selon eux, un manque d’effectif. Les grévistes demandent ainsi à la direction (*) « une infirmière supplémentaire la nuit et deux aide-soignants de plus le jour, une revalorisation salariale et l’aménagement des lieux communs ». En d’autres termes, « des conditions de travail décentes ». Du côté du personnel en grève, les intentions sont fermes : « On restera sur le piquet de grève tant que les discussions ne seront pas ouvertes ».

Une cagnotte en ligne pour aider le personnel

En attendant, c’est autant de journées sans salaire en moins, « alors que nos revenus ne sont déjà pas très élevés », précise la déléguée du personnel. Un appel à la solidarité a donc été lancé par les grévistes, qui ont ouvert une cagnotte en ligne afin de leur permettre de poursuivre leur action.

(*) Contactée par Actu Toulouse, la direction de l’établissement n’a pas souhaité s’exprimer.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

L’EHPAD Korian La Ferme du Marais prés à la grève le 26 juillet

Pour l’ensemble des salarié-es de Korian La Ferme du Marais, y compris les équipes de nuit, un préavis de grève à été déposé pour la journée du 26 juillet 2017 par trois déléguées de cet Ehpad ainsi que par l’Union Syndicale Départementale CGT Santé et Action Sociale 77.

Les revendications (ci-dessous) sont soeurs de ce que nous réclamons pour tous les salariés du groupe Korian depuis plus d’un mois, en adéquation avec notre lettre ouverte à la Ministre et aux ARS, ainsi qu’avec la pétition que nous avons lancé dans la foulée, nous saluons et soutenons l’initiative comme une continuité nécessaire à la forte mobilisation que nous menons depuis 5 mois :

Si le préavis de grève est locale, ces revendications rejoignent pourtant ce que des milliers de salarié-es souhaitent aussi, sur des dizaines et des dizaines d’autres sites.
Si c’est votre cas, et que vous aussi voulez vous mobiliser au lieu d’attendre que ça se passe, contactez-nous.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Sondage et interview de salarié-es Korian : Parce que les progrès se construisent et se gagnent avec et pour tous et toutes !!

Nous avons publié sur ce blog en mars dernier quelques citations tirées de la première série des « interviews AlloKorian ». A l’aide de quelques questions simples, ces interviews s’intéressaient à vos conditions de travail et de prise en charge. L’article peut être consulté ici : Retour sur les Interviews de AlloKorian

Nous poursuivons ici et ailleurs le travail et les rencontres pour l’amélioration des conditions de travail en vous sollicitant pour un sondage avec vos témoignages.

La toute dernière question du formulaire permet également de nous donner votre avis / vos idées sur tout ce que vous voulez, comme par exemple pour nous faire des propositions sur le contenu de ce bog, ou pour nous dire vos intentions pour la mobilisation nationale du 22 juin.

 

 Pour partagez cet appel à vos collègues par SMS ou sur Facebook, copier coller le lien suivant : https://goo.gl/forms/m5V0lnRb8IuohAea2

BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, salaire

Mobilisations pour les salarié-es Korian : Toutes et Tous ensemble !

SUD se joint à l’appel de la CGT Korian pour une journée d’actions nationales et un rassemblement devant le siège du groupe Korian le 22 juin prochain (25 rue Balzac, 75008 Paris à partir de 8h00).
De plus, nous élargissions cet appel pour que toutes nos revendications soient entendues dés à présent et satisfaites durablement au delà des seuls accords NAO.

Rappel de notre campagne pour une gestion plus humaine des profits.

Ci-joint le Kit de campagne à diffuser :

1 Tract sur les revendications que nous avons transmises dans le cadres des NAO 2017

1 Version papier de la pétition pour une gestion plus humaine des profits

1 guirlande de slogans imprimable, destinée à chaque salarié-e qui peut se manifester avec. 

Pour tous les salarié-es Korian de France, l’enjeu est de taille ! Salaire, emploi, conditions de travail, condition de prise en charge, sens du travail, santé, social, etc..

Malgré des bénéfices records, beaucoup de salarié-es ont déplorés dans le même temps des dégradations de leurs conditions de travail, des conditions de prise en charge, et une diminution de leur prime de Participation. Conclusion : Qui peut le plus peut le moins?
Avis aux habitué-es des éléments de langage qui habillent régulièrement la politique d’entreprise.

Envoyez nous vos photos et vos remontées de pétitions par ici

Pour des questions, pour nous contactez c’est par ici

Et pour nous aider à vous aider c’est par ici

IncontFinanceehpadcolérela vie sallongeMaltrProfitsOrGrispainibilitéburnout

Depuis les mouvements de gréve de mars, pour preuve que quand on veut on peut, beaucoup nous ont informé d’un adoucissement soudain sur leurs sites, et beaucoup d’autres ont même constaté autour de l’enquête Kommunity des élans d’empathie jusque là jamais vu, voire même de la tendresse et d’autres fêtes !

Est ce un signe d’assainissement durable des pratiques ou un symptôme qui cache des plaies ?
Voulez vous prendre le risque d’attendre qu’il soit trop tard ou mieux vaut-il agir dés maintenant et décider ensemble de la qualité de votre avenir ?

Quand la loi et le code du travail peuvent être changé par ordonnance, n’est pas la preuve d’une gouvernance malade ? Quel rapport avec vous ?

Les Macron-ordonnance, ordonneront à quelle sauce vous pourrez être mangé demain, et aussi le prix de la sauce. Elles ordonneront la possibilité de tout changé dans votre relation de travail avec la possibilité de vous ôter le peu de protection qu’il vous reste.

On ne peut que regretter et décrier que des syndicats aient approuvé une Loi « Travaille » complément folle et malade et que d’autres syndicats collaborent à présent pour rédiger des ordonnances.. comme si on pouvait négocier le poids des chaines d’un esclave au lieu de simplement le libérer.

Notre devoir à présent n’est pas d’attendre sans rien faire, ni de discuter sur comment transformer un coup de poing dans la gueule de l’Emploi, en moindre mal.

Notre devoir est de refuser et d’empêcher l’inacceptable, sous toutes les formes ! Et des malformations il y en a beaucoup. Il est finit le temps où on pouvait rester dans son coin, aujourd’hui si on ne lève pas la tête, on tombera et dure sera la chute.

L’entreprise, le travail, le profit, c’est Vous. Nous pouvons vous représenter et vous aidez à vous défendre mais nous ne pouvons bouger à votre place. En résumé la réussite de nos actions, ne dépend que de Vous.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Sondage aux salarié-es KORIAN sur l’évolution des conditions de travail et de prise en charge

Formulaire en ligne au bout de ce lien
Plus il y aura de sites Korian et de salarié-es différents qui répondront à ce sondage plus le résultat sera pertinent.

leader-europeen

Une fois que vous aurez répondu au sondage, vous pouvez partager le formulaires avec l’ensemble des salari-és korian que vous connaissez. Le partage peut se faire par Sms, par e-mail ou via facebook, juste en copiant et collant le texte et lien suivant :

Sondage aux salarié-es KORIAN sur l’évolution des conditions de travail et de prise en charge https://goo.gl/forms/qsL1kCywoOb2FF9k1
 
Les résultats seront ensuite présentés sous forme de camemberts, vous pourrez les consulter sur l’un des de communication ci-dessous.

https://goo.gl/forms/Bdbvd5gGBKMpj7982

BTHE, Conditions de travail

Valeurs Korian : Bienveillance, Responsabilité, Transparence, Initiative, de la théorie à la pratique la difficile équation

Pour que ces valeurs phares prennent tout leur sens partout et occupe la place qu’elles méritent, il nous semblerait indispensable de prendre d’abord en compte les conditions d’exercice du travail…

cannes

Alors que le management et l’organisation s’érigent de plus en plus en religion, alors que le déni s’impose en donneur de leçon, nous sommes bien obligés de forger nous même les bonnes pratiques en dénonçant tous leurs obstacles institutionnels, puisque personne d’autre ne daigne le faire.

Sur le lieu de travail, des rivalités défensives ou d’ambitions sont parfois telles parmi certains chefs ou même non chefs que les 4 valeurs piliers de Korian peuvent se trouver éclipsées par leurs parfait opposés, avec le risque d’un climats délétères au sein des équipes.

Mêmes dans des situations plus normales et avec des chefs mieux disposés, la prise d’initiative, se trouve elle aussi à notre sens trop souvent contrariée par peur ou par méfiance.

La confiance vis à vis de la hiérarchie joue un rôle important. Mais les fréquentes réactions hostiles à l’encontre de salarié-es qui alertent ne favorise que la défiance.

KORÉE

Sont aussi en cause la plupart du temps, des responsabilités en hausse du fait de protocoles, d’exigences et de traçabilités en trop grand nombre, ce qui obligent à davantage de paperasse et d’écrits, au détriment du temps directe auprès des résidents ou des équipes.
Tout salarié quelque soit son statut peut alors se sentir en insécurité chaque fois que les exigences lui semblent plus haute que la capacité (de l’établissement ou la sienne) à y répondre, et ou lorsque sa hiérarchie ne tolèrent pas suffisamment l’erreur humaine. La prise en charge collective des résidents s’en trouve dans ces cas là d’autant plus fragilisée.

D’après nos outils, vos retours, et nos constats, des exigences trop pointues, importantes ou déraisonnables peuvent être la source de plusieurs RPS (risques psycho-sociaux), ou de burn-out (épuisements). Lire pour rappel ce que nous écrivions l’an dernier au sujet des conditions et travail d’après une étude EHPAD (mais les cliniques peuvent aussi se reconnaitre dans plusieurs aspects).

Une prise en charge ou des engagements qui se veulent trop personnalisés, des familles trop intrusives ou trop adeptes du client « est roi », le surmenage, des demandes trop soudaines, de nouveaux projets sans arrêts, des organisations ou des niveaux d’effectifs insuffisantes ou instables, sont autant de facteurs qui peuvent mener des salariés à geler toute initiative pour garantir leur capacité d’assurer le premier socle de prise en charge.
Toute remontée de problémes ou de dysfonctionnements peut connaitre les mêmes freins, si trop nombreux, ou bien dans toute situation où le salarié serait découragé par l’ampleur de la tâche corrective (qu’elle soit sienne ou non). Mais ce qui dissuade le plus les signalements, c’est l’incapacité du destinataire (chef ou direction) à la entendre ou à faire le nécessaire, ce qui dans ces cas se retourne souvent contre les salariés qui font les signalements.

Or, de nos constats au fil du temps, ces facteurs augmentent lorsque les taux d’occupations (TO) tendent vers le bas, a chaque fois que l’entreprise connait une folie des grandeurs, et à l’approche des arrêtés de compte.

Ce qui est pour nous l’illustration d’un mal sociétale très contemporain, où même pour de l’Humain, de la Santé, du Social, le modèle qualité est beaucoup trop (sinon de plus en plus) conditionné par le profit.

Si des prises d’initiatives sont contrariées, limitées ou stoppées sous l’effet de trop nombreuses responsabilités transparentes, alors malheureusement là encore le premier pilier, la Bienveillance, en sera d’autant fragilisé.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

EHPAD en Colére : l’Appel de SUD à tous les EHPAD (privés et publics) de France pour la gréve du 7 mars

En plus des 25 000 salarié-e-s KORIAN qui sont appelés à se mettre en gréve et à manifester le 7 mars pour leurs conditions de travail et leur salaire, les salarié-e-s de tous les EHPAD du pays (public comme privé) y sont appelés aussi, de même que l’ensemble des personnel de santé.

Source : site de la fédération Sud Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/ehpad-en-colere-halte-aux.html

Halte aux dégradations imposées des conditions de travail et de soins ! Le tract à partager

Sur le terrain dans nos EHPAD, les Hôpitaux, les SSR… les conditions de travail et de rémunération ainsi que la qualité des prises en charge des usager-ères du système de santé et de protection sociale sont incessamment attaquées sous prétexte de faire des économies.

Tant que chaque jour l’hôstérité frappera tant que chaque jour un EHPAD un hôpital, un SSR… sera attaqué. Il n’y aura pas un jour où nous ne laisserons tranquille ce gouvernement !

Les personnels sont déjà épuisés, à bout de souffle, alors qu’ils ont à accueillir, soigner au mieux avec des moyens diminuant une population elle-même de plus en plus précarisée, maltraitée par les mesures d’austérité et de rejet de l’Etat.

Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous voulons en finir avec tous ces gens qui osent nous faire la leçon sur notre exercice quotidien alors qu’ils n’y connaissent rien !

Ça suffit !
Nous ne nous laisserons plus faire.
Nous n’allons plus nous laisser endormir.

Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous allons faire entendre notre ras-le-bol le 7 Mars à Paris et partout en France dans la rue ou dans nos EHPAD !

Un premier rendez-vous national qui en appellera d’autres, tant que nous ne serons pas satisfait-es de nos conditions d’exercice, de nos conditions de vie, de nos conditions salariales et surtout des conditions d’accueil et de soin proposées à la population. On ne lâchera Rien !

Nous ne voulons plus accepter que pour toujours plus d’économies ou de profits, des moyens ou des postes soient supprimés et le travail soit toujours plus lourd.
Nous disons :
NON aux salaires et au travail de misère !
NON aux surcharges, aux surmenages, aux baisses d’effectifs, au travail à la chaine, au flicage, au stress et aux réorganisations en cascade !
NON aux services dégradés qui font que des salarié-es perdent le sens de leur métier ou leur santé en essayant de gagner leur vie.
NON aux menaces, aux pressions et aux chefs quand ils se comportent en managers d’usines !
Les salarié-e-s de la santé et du social, soutenu par l’intersyndicale CGT, FO, SUD, appellent la population à combattre avec nous ces politiques d’austérité.

Vous l’avez compris Monsieur le Président, ainsi que toutes celles et ceux qui vous sont proches, que c’est en nombre que SUD Santé Sociaux va venir exprimer sa colère !

Avec SUD Santé Sociaux, le 7 mars exigeons :

• L’augmentation générale des salaires avec un smic à 1700€ net mensuel,
• Plus de moyens financiers pour le Sanitaire, le Médico-social et le Social !
• CDI à temps plein pour toutes et tous, Marre de la Précarité !
• Réduction du temps de travail, 32h en 4 jours et 30h en 3 nuits par semaine.
• Une vraie loi pour le sanitaire et le social, qui tienne compte des besoins de la population et soit respectueuse des salarié-es,
• L’abrogation de la loi travail,
• L’abrogation du décret sur les GHT, Groupement Hospitalier de territoire.
Toutes et tous en grève avec le sanitaire et le médico-social
Mardi 7 mars 2017 !
Toi aussi rejoins nous !

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, témoignage

Halte aux dégradations volontaires des conditions de travail !

Gréve nationale et Manifestation le 7 mars !
Les salarié-e-s de Korian
et tous les salarié-e-s de la Santé
et du Social y sont appelés.

Un tract de SUD Santé Sociaux à été réalisé
à  l’intention de tous les salarié-e-s de Korian

Tract SUD Condition de travail Korian 2017

Si besoin d’aide pour tracter/imprimer,
ou pour connaitre les départs des cars pour la manif ( Contactez nous ! )

On vous invite : à le diffuser par mail et Facebook ou en papier
Et à nous rejoindre à Paris, Place Denfert-Rochereau le 7 mars à 12h00

SUD santé sociaux Sections Korian

Halte aux dégradations volontaires
des conditions de travail !

Économies et profits = Moyens ou postes supprimés /
Organisations dégradées / Travail toujours plus lourd, etc.

                         NON à la misère du travail ! Non aux salaires de misère !

NON aux surcharges , aux surmenages, aux baisses d’effectifs, au travail à la chaine, au flicage, au stress et aux réorganisations en cascade !


NON aux services dégradés qui font que des salarié-es perdent le sens de leur métier ou leur santé en essayant de gagner leur vie.

Nous disons NON aux chefs quand ils se comportent en managers d’usines !

Nous disons NON aux menaces et aux pressions !

Pour la Bientraitance, toutes et tous exigeons :

  • Une entreprise qui met l’humain au cœur du travail et non la finance et l’hyper profit !
  • Une entreprise juste, équitable, qui respecte le sens du travail et des métiers,

  • Une entreprise qui respecte les conditions du travail et les droits du personnel.

  • Une entreprise qui écoute et entend tous les salarié-es qui l’enrichissent.

  • Une entreprise qui partage et rémunére à la valeur réelle du travail et de la charge.

Si ces principes et ces valeurs sont les vôtres !

Rejoignez Nous et Ensemble : Imposons les !

Organisations et conditions de travail dégradées, Pénibilité, Salaires, Primes, Remplacements, Formation, Management plus humains et plus justes, Carrière, Santé, Droits, Partage des richesses produites, Avantage sociaux, etc…

Le travail est immense mais avec vous
nous y arriverons
!

Notre gazette, AlloKorian recueille vos témoignages.

 Informez-vous avec nous,  contactez-nous, Rejoignez-nous, suivez-nous,

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Et si on s’invitait à la campagne présidentielle pour améliorer enfin nos conditions et notre système de santé ?

L’actionnariat et la financiarisation du Soin nuisent gravement à la Santé, qui en doute encore ?

Lors des débats des primaire de droite et de gauche, la protection sociale, la santé, l’accès aux soins ont occupé une place importante, la dépendance, les maisons de retraites et la fin de vie aussi.. Ces sujets occupant même 50% des débats de la primaire de gauche.

Pendant toute la durée de la campagne, le blog Sud Santé Sociaux Solidaires Korian ainsi que sa newsletter AlloKorian mettrons à l’honneur des interviews de salariés sur les causes des problématiques de société qui nous concernent et nous inquiètent le plus : sur la mal traitance institutionnelle dont peuvent être victime les salariés comme leur résidents, et plus généralement sur la filiation entre Qualité de Vie au Travail et la qualité de séjour, de prise en charge. Les salarié-e-s déjà inspiéré-é-e-s peuvent nous contacter , les usagers le peuvent également bien que les points de vue entre salariés et non salariés seront traités séparément.

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Sur des sujets aussi sérieux, il nous importe de ne pas laisser le monopole aux seuls politiques et encore moins à ceux dont les actions contribuent à détruire la qualité du soin et son accessibilité, à ceux qui contribuent à dégrader nos métiers et leur sens, ceux qui théorisent les bienfaits de la coupe budgétaire et de la réduction d’effectifs à tout va et de la profitabilité de la santé et du social…

Pour ne rien céder à la complaisance des politiques vis à vis de grands groupes de santé privés et de lobbys qui institutionnalisent et généralisent un système de santé hyper lucratif lourd de conséquences sociales, à nous et à vous toutes et tous de jeter aussi des offrandes au débat :

– Nous exigeons de l’état qu’il conditionne sa générosité tutélaire envers les établissements privés lucratif par des contreparties conséquentes et incontournables.

– Nous exigeons que les actionnaires ne s’ingèrent d’aucune manière dans la marche et les orientations des établissements de santé. Sauf à accaparer de la richesse produite sur le dos de tous les salariés et résidents nous ne voyons pas ce qu’ils apportent à la qualité de la prise en charge et encore moins à la qualité de vie au travail indissociable de celle de la prise en charge.

Pour être plus précis, il n’est pas normal que des groupes, leurs actionnaires, ou encore moins des assur-actionnaires (double casquette d’assureur et d’actionnaire) puissent s’enrichir aux dépend de l’argent et du service public.

La richesse produite par le travail de chacun et les dépenses des résidents (auxquelles contribuent beaucoup l’argent des pensions de retraites, de certaines aides sociales, et de financements publiques importants, le CICE, etc..) est beaucoup trop capté par les actionnaires, et trop peu reversé aux salariés et aux établissements.
Chaque année, la croissance à 2 chiffres du groupe korian est digne de celle d’une start-up, sur le terrain pourtant la qualité est très loin de suivre une tendance aussi haussière… mais les efforts ou la souffrance du personnel y semble de plus en plus forts.
Il n’est donc pas normal que l’état se désengage du service public au profit d’un service privé aussi gourmand avec l’argent public mais aussi précarisant malgré tout.

Nous martelons donc que l’actionnariat et la financiarisation du Soin nuisent gravement à la santé.

Et lorsque l’on voit le résultat, dans notre entreprise, du service de Prévoyance confié à l’un de nos actionnaires, ça en dit long du fossé qui sépare les intérêts des actionnaires et ceux des salariés, et on se dit qu’avec des assureurs de santé comme ça, la protection sociale a du souci à se faire.

Bref, il est grand temps de passer à autre chose. Et le changement à un grand besoin de toutes et tous, salariés, et usagers, pour donner plus d’échos à cette volonté largement partagée. 

 

Rejoignez-nous, suivez-nous, Informez-vous avec nous,  contactez-nous

 

 liberte-de-parole

 

OSER DIRE NON :
*    C’est éviter la dégradation des conditions de travail
*    C’est revendiquer le droit de travailler dignement dans le respect des
personnes et de la qualité du service rendu
*    C’est revendiquer ses droits et résister au quotidien
*    C’est s’organiser collectivement pour retrouver une solidarité et un
pouvoir face à nos directions.

BTHE, Conditions de travail, Métiers, témoignage

Conditions de travail, conditions de prise en charge : Sondons les salariés

Dans une récente enquête de la journaliste Mathilde Goanec publiée par Mediapart, et relayée sur notre blog, plusieurs salariés y dénoncent leurs conditions de travail dans les maisons de retraite médicalisées, publiques ou privées. Nous avons voulu aller plus loin sur le sujet avec le lancement d’un sondage confidentiel et comparatif selon les établissements. Nous invitons les salariés d’EHPAD à participer au sondage ci-dessous, et à y inviter leurs collègues.

Les réponses de salariés du secteur santé autres que des salariés d’EHPAD, seront traitées mais à part.

Lien du sondage en ligne, pour y participer et pour le partager à vos collègues par mail, Sms et via Facebook. :

https://goo.gl/forms/Ry8chMpctWtDBG4x2

 Les réponses sont confidentielles et le formulaire permet aussi d’indiquer des précisions si besoin.

sondage-sur-les-conditions-de-travail
Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Métiers

Faire grève pour retrouver le côté humain de son métier.

Retour sur le mouvement de gréve et d’action de cette journée du 8 novembre 2016.

“L’hôpital est au bord de l’explosion (…) on a eu des dizaines de cas de suicides sur une années” alerte Jean Vignes, le secrétaire général de SUD Santé Sociaux (à euronews). “Aujourd’hui, nous allons de plans de retour à l‘équilibre en cure d’austérité, on a plus les moyens de fonctionner, donc on se bat pour la qualité des soins, pour la qualité de vie au travail.

Le ministère de son côté, n’est plus à 30% prés, et annonce une fourchette de 8 à 12% de grévistes, faisant la preuve qu’il est bien plus à l’aise et précis avec les chiffres des restrictions budgétaires qu’avec ceux du social et de l’humain…

C’est comme ça. Mais passons et citons ce témoignage d’une IDE qui a fait grève pour retrouver le côté humain de son métier, ( source NouvelObs ) :

Je ne veux plus être un pion

Le 8 novembre 2016, je serai à Paris avec mes collègues de la France entière car je ne veux plus rentrer chez moi après une journée de travail en me posant toutes ses questions et en pleurant.

Je veux retrouver le côté humain de mon métier. Je ne veux plus être un pion que l’on déplace au gré des besoins.

Je ne veux plus entendre parler de rentabilité et de tarification à l’acte. Je suis infirmière et je soigne des êtres humains, pas des machines. Je ne travaille pas dans une usine. Je m’occupe de personnes en fin de vie et je veux avoir le temps de leur tenir la main. Voudriez-vous que votre mère, votre père ou votre enfant meure seul à l’hôpital sans un professionnel formé à cet accompagnement à côté de vous ?

Depuis plusieurs années, et à mesure que la santé est marchandisée, Patients, Résidents, Personnel (soignants ou non), Aidants, tous trinquent et deviennent toujours un peu plus des variables de profits,

Mais pourquoi les pouvoirs publics laissent-ils faire et pourquoi que les dirigeants s’obstinent dans cette direction ?
La qualité de nos vies et celles de nos patients/résidents vaudraient-elles moins que la qualité des économies et des profits?

 personnelendanger

C’est ainsi que le 8 novembre des gréves et des manifestations ont eu lieu sur l’ensemble du pays.  Une journée d’action pour résister à de nouvelles attaques contre la santé et pour résister à l’austérité galopante qui s’abat toujours un peu plus sur le personnel et sur la qualité du service.

SUD et Solidaires ont maintes fois constaté que :

Depuis que la Santé est cotée en bourse le service public se meurt.

Depuis que la Santé est cotée en bourse les métiers du sanitaire et du medico-social perdent souvent de leur sens et la souffrance des salariés augmentent.

Depuis que la Santé est cotée en bourse, les turn-over et les arrêts n’ont jamais été aussi importants.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, nos aînés mangent moins bien, leurs douches sont plus courtes, plus rares, et en plus ils payent plus chers.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, l’or gris a mis les soignants en sueur et en stress, prenant les soignés en otage.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, les primes d’objectifs causent des déprimes aux cadres qui courent après et aux équipes qui payent le prix.

Pour les pouvoirs publics, et l’ensemble des dirigeants du secteur de la santé, n’est-il pas temps d’arrêter la casse du service public et de favoriser enfin un accès à du Soin digne de ce nom ? 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Grève et actions dans les EHPAD de toute l’Auvergne !

Les salariés des 40 Ehpad publics et privés du Cantal sont appelés à se mobiliser le 10 novembre 2016 dans le cadre d’une journée de gréve et d’actions programmée sur toute la région Auvergne pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) par la CGT Santé.

En causes :

Des effectifs insuffisants (0,5 personnel par soignant au lieu du 1 pour 1 préconisé en 2003), des répercussions sur les conditions de travail et sur la prise en charge des personnes âgées, un travail « à flux tendu », « des choses du quotidien qui ne sont pas faites » comme « les douches et les bains qui ne sont pas pris comme ils devraient l’être », « la durée des repas qui est limitée sinon on ne peut pas faire manger tous les résidents », « la marche qui ne se fait pas comme elle devrait »…la qualité baisse mais, « la part financière supportée par les usagers et les familles augmente tout le temps » indique le syndicat. Mais ce n’est pas tout poursuit le syndicat, qui alerte sur des personnels d’Ehpad au bout du rouleau : « Jamais on n’a atteint un écœurement aussi important de la part des agents », « Ils ont l’impression de travailler à la chaîne. C’est plus qu’une impression, c’est un vécu. ». La CGT affirme que « les maladies professionnelles et les accidents du travail sont en augmentation », sans parler des salariés « qui travaillent sous antidépresseurs ». (source http://www.lamontagne.fr/aurillac/social/2016/11/07/la-cgt-appelle-a-la-greve-dans-les-ehpad-le-10-novembre_12142509.html)

SUD confirme avoir fait le même constat quant aux dégradations des conditions de travail malgré des augmentations de tarifs et même de profit dans tout le secteur privé.
Il est temps d’en finir avec l’approche purement financière de la santé et du médico-social qui crée un système maltraitant pour la personne âgée comme pour le personnel. Ce système tend à banaliser le service minimum et engendre une routine dans le mal être des agents.

competitivite

sous-effectif

Actu sociale, BTHE, CHSCT, Conditions de travail, Métiers, témoignage

Mauvaises conditions de travail en EHPAD : L’étude de la DRESS

Une étude financée par la DRESS s’intéresse (enfin) aux conditions de travail en EHPAD
Mais ce n’est qu’un début !
Vous aussi, engagez-vous, rejoignez-nous, et soutenez-nous en faveur de l’amélioration perpétuelle des conditions de travail.

A l’image des gréves qui ces dernières années se sont multipliées dans les EHPAD, et qui portent presque toujours sur les conditions de travail, le sujet méritait bien une étude, sans oublier pour autant la souffrance et le mal être qui prolifèrent dans les cliniques et les hôpitaux publics ou privés.

Certainement insuffisante dans ses visés, cette étude ainsi restituée présente certes la pénibilité et les conditions dégradées des personnels d’EHPAD mais comme un quasi état de fait et sans chercher de réelle alternative de fond aux problémes, sinon les clefs de la « supportabilité ».
Il n’y a pas là de recherche pour lutter contre les causes (les manques d’effectifs, les cadences infernales, les quêtes de profitabilités toujours plus poussives, etc) et le personnel n’est presque que le cobaye d’une étude qui analyse sa résistance à la pénibilité et les mécanismes qui lui permettent de la supporter.
C’est tellement plus facile que de dénoncer ou remettre en cause ce qui dans le système est le plus nuisible à la santé…

Comme s’il ne fallait surtout pas interpeller les décideurs, les directions, les tutelles, les pouvoirs publics, celles et ceux qui ont le pouvoir d’agir sur les causes… Comme s’il ne fallait pas même empêcher les causes, mais juste voir comment le personnel peut s’y adapter.

On notera au passage les qualités du personnel que relève cette enquête : entraide, solidarité, un investissement individuel fort, l’attachement à son métier, etc.
A lire l’étude, on en oublierait presque qu’il existe pourtant des hiérarchies et des directions générales, comme si le personnel n’était livré qu’à lui même.

La commande de l’étude était apparemment trop peu motivée à améliorer les conditions de travail en EHPAD, ou alors les attentes n’étaient pas encore assez matures pour révéler les vrais besoins du secteurs.
Mais s’agissant là d »une des premières études d’envergure à s’intéresser (enfin) aux conditions de travail en EHPAD, ça reste encourageant pour nous qui sommes depuis si longtemps engagé à lutter contre les mauvaises conditions de travail et leurs causes. Voilà donc qui appellera surement d’autres études.

Conditions de travail, Métiers

Si le chef, c’était vous ? Sondage de Sud pour cette rentrée

C’est la rentrée et prochainement, la direction générale de Korian devrait faire la présentation d’un nouveau « plan stratégique » projeter sur plusieurs années.

Mais si la direction c’était vous, si les chefs ou les actionnaires c’était vous ? Quelles orientations voudriez vous pour votre établissement, pour votre entreprise, pour vos résidents, vos patients ?

La question est très sérieuse. Car le coeur de toute l’activité c’est vous, la santé, le social, le service, c’est vous. La base de tout profit et de tout soin, c’est encore vous.
On vous propose donc de répondre le plus sérieusement possible à ce sondage en considérant votre réalité quotidienne, votre établissement, votre métier et toute l’expertise que vous avez sur les besoins de l’entreprise : Les besoins des résidents, et vos besoins pour y répondre le mieux possible.

A partir de toutes les réponses concrètes que nous recevrons, les besoins les plus fréquents ressortirons alors et nous dessinerons à partir de là des grilles national de besoins, par activité et par métier.

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Actu sociale, BTHE

EHPAD : soirée-débat organisée par SUD Santé Sociaux

SUD Santé Sociaux 29

Alain Le Guen, Catherine Gloaguen, Ludovic Helies et Yves Marec, du syndicat Sud Santé Sociaux du Finistère, s’inquiètent de la situation dans les résidences pour personnes âgées EHPAD.

La situation dans les Ehpad préoccupe le syndicat Sud Santé Sociaux qui organisait une soirée débat, jeudi 13 octobre, au Centre hospitalier de Cornouaille, des représentants du Syndicat Sud Santé proposaient une rencontre publique pour débattre du malaise que peuvent ressentir les personnes accueillies dans les Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), leur famille et les personnels de ces éta- blissements, dans les secteurs public et privé.

Devant une vingtaine de personnes – des syndicalistes, trois personnes ayant un parent en Ehpad, des animateurs, des aides-soignants en institution, des infirmiers libéraux confrontés au maintien à domicile de personnes âgées dépendantes – Ludovic Héliès a animé un débat qui a rapidement pris la forme d’un constat. Les personnes présentes sont toutes persuadées que les budgets contraints de l’État, et surtout des Départements, qui ont en charge la solidarité et la dépendance, posent problème… Un véritable Plan dépendance n’a jamais vu le jour et l’aide au maintien à domicile (Apa) ne fait que retarder l’accueil en Ehpad. L’âge moyen d’entrée étant de 85 ans.

Sud Santé Sociaux organisera, la semaine prochaine à Brest, ce même type de débat public sur la situation, « préoccupante pour eux », de l’accueil des personnes âgées dans les Ehpad du département.

« Ces soirée sont ouverte à tous : familles, employés ou citoyens intéressés par la question de la situation actuelle des Ehpad pour lesquels les moyens alloués sont insuffisants et risquent de l’être encore plus dans les mois à venir. On veut fédérer les énergies autour de ces questions préoccupantes », dit Ludovic Helies, délégué syndical Sud dans un Ehpad associatif. Avec ses collègues, il craint les conséquences d’une diminution annoncée du budget octroyé par le conseil général. « On va vers des fusions d’établissements pour réaliser des économies d’échelle. L’inquiétude est salariale mais porte aussi sur la qualité des soins apportés aux personnes âgées.
Les personnels sont très découragés et le secteur est le second plus important pourvoyeur d’accidents du travail, après l’aide à domicile et devant le bâtiment ».

Un absentéisme qui a aussi des conséquences sur l’organisation du travail. « Il est très difficile de prévoir ses congés. On travaille un week-end sur deux, mais on peut en faire plusieurs d’affilée, faute de remplaçants. Et les amplitudes horaires sont atypiques, on peut être mobilisé de 7 h à 14 h puis de 18 h à 20 h ». Les résidants sont de plus en plus dépendants à leur entrée en établissement et de plus en plus âgés. La moyenne d’âge est de 86 ans.

« Depuis deux ans, la charge de travail a augmenté considérablement. On ne peut plus faire un accompagnement satisfaisant, notamment des patients Alzheimer qui représentent jusqu’à 70 % des résidants avec un ratio d’un salarié pour six résidants alors qu’il est d’un pour un dans les pays scandinaves ». Le syndicat pointe aussi le coût qui est, en moyenne, de 2.000 € par mois en Finistère.

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/ehpad-sud-propose-une-soiree-debat-jeudi-13-10-2014-10383768.php

 

Actu sociale, Conditions de travail

Santé en danger : Convergence des luttes et insurrection des consciences

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Le lien du tract à partager : http://www.sudsantesociaux.org/IMG/pdf/tract_face_a_oppression_juillet_2014.pdf

Zélés serviteurs d’un pouvoir politique soumis à un état lui-même aux ordres de la finance et du MEDEF, des directions d’établissements n’hésitent pas à considérer leur personnels et la qualité des soins comme « variables d’ajustement », à adopter des mesures illégales et à considérer avec mépris les salarié-es et leur professions.

« La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’Homme. Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Constitution du 24 juin 1793

Quand l’administration fait violence à ses salarié-es et les traîne devant les tribunaux…

Quand les avocats de la direction du CH Paul Guiraud à Villejuif écrivent dans l’introduction du mémoire qui vise à faire condamner les organisations syndicales et 40 salarié-es : « la dotation annuelle de financement de l’ARS, s’est élevée à 0,7%, ce budget est très inférieur aux dépenses de personnels etc… et se trouve contraint… ».

Croyez-vous que la direction conteste le budget alloué, fait grève, se bat pour maintenir la qualité de vie de ses salariés et la qualité des soins ? Bien sûr que non, elle s’attaque aux effectifs et aux temps de repos !

Et quand les personnels se révoltent, elle les poursuit en justice, alors qu’ils se battent pour faire entendre la menace qui pèse sur leurs conditions de vie et le devenir des soins.

Quand la direction du CH de Caen, dans son « plan de modernisation » considère : « générer une économie de 800 000€ grâce à une nouvelle modalité d’aménagement de la réduction du temps de travail (- 5jours de RTT) » et s’interroge sur une organisation du travail en 12 heures (horaires illégaux en usage courant) et qu’elle « dispose en interne de marges sur les effectifs… » les estimant « supérieurs à la plupart des établissements ».
Là encore, croyez-vous que le directeur fait grève, s’insurge, bien sûr que non. Pire il anticipe même, sans en avoir la nécessité, de futurs déficits et illustre par là même la politique de nivellement par le bas des droits et prouve que les accords locaux ne sont qu’un piège.

A Caen comme à Villejuif, face à la révolte des personnels, croyez-vous que les directions s’appuient sur les mobilisations pour obtenir les moyens nécessaires à la qualité et au confort des soins ? Non, ils les traînent devant les tribunaux pour leur couper tous moyens d’actions dans un secteur où le droit de grève est quasi inopérant.

A Caen la direction a obtenu la menace d’astreinte de 500€ par agent qui se réunira « à proximité » d’une instance. À PGV, l’évacuation des locaux de la direction, obtenue sous la menace d’une même pénalité.

Et pourtant la résistance perdure !

Quand les administrations méprisent la loi et les salarié-es…

Quand, à Marseille, le Tribunal Administra-tif, le 20 février 2014, annule l’organisation d’un service en 12 heures considérant l’administration dans l’illégalité, celle-ci persiste et signe avec un projet de fusion de services d’urgences pour aboutir à un service à 100.000 passages par an (aberrant) ! Et avec des agents travaillant en 12h… !
Elle en rajoute une couche en écrivant : « …la ré-duction du nombre de relèves réduit le risque de pertes d’informations » .
C’est un mépris des personnels et l’ignorance crasse de professions pour lesquelles le temps de transmission n’est pas un simple temps de passage d’information, mais un temps d’élaboration de la pensée qui permet de revisiter une séquence de soin en équipe et fait partie à part entière du processus de la clinique soignante.

Quand, au CHGR de Rennes, la direction prévoit de supprimer 22 postes d’infirmiers (1/3 de l’effectif) dans les services d’hospitalisation enfant et adolescent pour financer le coût de construction d’un nouveau bâtiment et qu’elle soutient que cela va améliorer la qualité des soins, on se dit que ces directions ont perdu le sens de la réalité.

Quand, au CHS G. Marchant à Toulouse, l’administration enquête pour tester un bracelet d’identification pour les patients afin d’éviter « des erreurs » de traitement, ignore-t-elle qu’en psy-chiatrie la dimension du soin est avant tout rela-tionnelle. Si les soignants dans un CHS ne connais-sent pas les personnes qu’elles soignent c’est que quelque chose ne tourne plus rond dans l’organisation du travail, sans parler de la dimen-sion infantilisante et attentatoire à la dignité des patient-es.

A croire, à travers tous ces exemples que depuis que les personnels sont devenus des ressources humaines, ils ne sont plus considéré que comme des objets, du minerais. Que depuis que les patients sont classés en groupes homogènes ils ne sont plus que quantité et que la maîtrise comptable des soins conduit progressivement à l’inhumanité.

Les exemples qui précédent illustrent la régression de la pensée qui gouverne nos secteurs aujourd’hui.

Pour des soins de qualité effectués par des soignant-es en capacité d’exercer leur métier dans des conditions propres à assurer la qualité de leur pratique et une vie personnelle équilibrée, la fédération SUD Santé Sociaux soutient les révoltes en cours à Caen, PGV, Marseille, mais aussi à Rennes, Meaux, Vitré, Evry, Blain…
Régression à l’œuvre aussi bien dans les EHPAD, dans le social et le médico-social.

Il faut faire de ces révoltes une « insurrection pacifique » de nature à en finir avec les politiques d’Hôstérité qui nous sont imposées et redonner du sens aux pratiques soignantes, éducatives et d’accompagnement au service de la population.

La fédération SUD Santé Sociaux s’associe pleine-ment à la « convergence des Hôpitaux en luttes contre l’Hôstérité », pour dénoncer cet état de fait.

Cette « insurrection » se prépare en accompagnant et en informant sur les luttes en cours, en mettant à profit l’Eté pour créer les conditions d’une mobilisation massive et unitaire le 23 septembre qui soit en capacité d’influencer le débat qui aura lieu à l’automne sur la Loi de Financement de la Sécurité Sociale et déterminera l’évolution de nos budgets.

Pour une progression du financement de notre secteur d’activité en capacité, de faire face à l’évolution des besoins de la population et respectueuse des droits des salarié-es de la santé et du social.

La révolte, la résistance c’est maintenant, c’est tous les jours, pour préparer la convergence des luttes le 23 septembre, salariés, usagers et des autres secteurs en lutte contre l’austérité qui nous est imposée.

Toutes et tous mobilisés le 23 septembre !

Actu sociale, BTHE

Vent de contestation de salariés dans des EHPAD vendéens

Plusieurs articles parus la semaine dernière dans le journal Ouest France abordent la situation des EHPAD vendéen vue par FO Santé qui s’inquiète des conditions de travail dans les maisons de retraite et pointe du doigt une « mauvaise gestion financière » et la réaction d’associations et du conseil général.

 « On en est à remplacer les remplaçantes », observe Aude Moinard, infirmière de Mareuil-sur-Lay. À Force Ouvrière Santé, les rangs s’étoffent ces dernières années. Infirmières et agents des services hospitaliers (ASH) arrivent, à bout de nerfs.

La situation devient très difficile dans les maisons de retraite (Ehpad). Centre hospitalier, territorial ou associatif, « les dégradations des conditions de travail sont notables dans la plupart des 150 établissements vendéens », alarme Patrick Bourasseau, responsable en Vendée

Effectifs réduits oblige, le personnel se trouve rappelé à la dernière minute pour combler les places vacantes. « Parfois, je termine à 21 h et on me demande d’enchaîner le lendemain, à 6 h », témoigne Peggy, infirmière à La Ferrière. Et si personne n’est disponible, « des ASH font le travail avec les infirmières. Sans rémunération compensatoire, ni diplôme adapté ! »

Elle aborde la « tension dans l’équipe » et les « onze burn out, l’an passé, dans un établissement voisin ». Signe d’un épuisement total. De leur côté les résidents pâtissent des conséquences. Douches tous les quinze jours, temps des toilettes réduits de moitié, repas express en quatre minutes. « La maltraitance devient monnaie courante », déplore-t-elle.

Un budget « mal géré »

À l’origine du problème : des économies budgétaires. Le ratio actuel se situe à 0,57 soignant par patient en centre hospitalier et entre 0,40 et 0,50 pour les Ehpad territoriaux. « Nous voudrions un soignant pour un patient », demande Patrick Bourasseau.

Les représentants de Force Ouvrière estiment que « le problème vient des financeurs. » Et ils pointent notamment le conseil général, essentiel pour débloquer la participation de l’État. « Le conseil général ne veut pas plus de 0,20 soignant par résident et, du coup, n’a pas investi son tiers », accusent-ils. Conséquence : 10 millions d’euros seraient revenus à l’Agence régionale de santé (ARS).

Alertée par le syndicat, l’ARS pousserait pour « débloquer la situation avec le conseil général », assure Patrick Bourasseau.

source : http://www.ouest-france.fr/ehpad-vent-de-contestation-des-salaries-2642793

 

Suite à l’article paru sur les conditions de travail dans les Ehpad en Vendée (lire Ouest-France du vendredi 20 juin), l’association des directeurs d’établissement et de services pour personnes âgées (Fnadepa) et l’association des infirmières référentes en Ehpad souhaitent réagir aux propos tenus par le syndicat Force Ouvrière. « Oui, le contexte économique est tendu, les budgets serrés, reconnaissent-ils. Oui, travailler au service des personnes âgées, c’est assurer un service public 24 heures sur 24. Oui, les conditions de travail sont difficiles, les ratios insuffisants. »

Les deux associations tiennent néanmoins à assurer que les moyens sont optimisés « pour un accompagnement digne. » Ils tiennent à préciser que « la maltraitance n’est pas monnaie courante, ce ne sont que des cas isolés, dénoncés par l’ensemble des professionnels de la gérontologie. »

Source : http://www.ouest-france.fr/ehpad-la-federation-reagit-aux-propos-du-syndicat-fo-2659369

Suite à l’article paru sur les conditions de travail dans les Ehpad en Vendée (édition Ouest-France du vendredi 20 juin), le conseil général souhaite réagir aux propos tenus par le syndicat Force Ouvrière. Pour rappel, les représentants du syndicat accusaient la « mauvaise » gestion des financeurs. Ils pointaient notamment « l’absence d’un tiers de financement du conseil général », essentiel pour débloquer la participation de l’État.

Le conseil général qualifie ces propos « d’inexacts, partiels et injustes ». Il rapporte que le montant de l’aide sociale versée aux résidents, « destiné à financer les soins et la prise en charge, correspond à 0,2 équivalent temps plein par résident et est fixé conjointement avec l’État ».

Le conseil général se défend quant aux plaintes du syndicat d’un manque de personnels. Ils se « contentent d’évoquer le niveau minimum d’emplois autorisés et financés, poursuit-il. Ce niveau (0,2 soignant par habitant) s’applique seulement à certains établissements dont les résidents ont un niveau de dépendance faible ». Il a tenu à préciser l’augmentation de sa participation en faveur des personnes âgées de « près de 3 millions d’euros cette année ».

Source : http://www.ouest-france.fr/ehpad-le-conseil-general-reagit-aux-propos-de-fo-2645780

BTHE, Conditions de travail

La syndicalisation améliore les conditions de vie des femmes – Pour une fois d’autres que nous le reconnaissent

Un journal Quebequois nous le redit : La syndicalisation améliore les conditions de vie des femmes 
Source:http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/401781/travail-la-syndicalisation-ameliore-les-conditions-de-vie-des-femmes

Chez SUD et Solidaires on en est convaincu depuis quelques dizaines d’années ! Une vérité qui selon nous ne vaut que pour le syndicalisme de transformation sociale et non avec les syndicalismes « d’accompagnement » ou « domestiqués »

 

Ce texte fait partie d’un cahier spécial du site http://www.ledevoir.com

On ne considère pas suffisamment la syndicalisation comme un élément permettant de sortir les femmes de la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie, croit Denise Boucher, responsable politique de la condition féminine et troisième vice-présidente à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Sans oublier que les organisations syndicales luttent aussi pour les droits des travailleuses non syndiquées.

Dans son document de réflexion sur le projet de loi 60 publié en décembre dernier, la CSN déclare que de « réaffirmer encore et encore l’importance de l’égalité entre les femmes et les hommes ne règle en rien les inégalités économiques et sociales dont elles sont toujours victimes. La véritable égalité passe d’abord par l’autonomie financière et la lutte contre la pauvreté. Plus spécifiquement, en matière d’emploi, la véritable égalité passe par l’adoption de mesures concrètes comme la conciliation famille-travail, un salaire minimum décent, le droit véritable de se syndiquer, et par l’interdiction des disparités de traitement basées sur le statut d’emploi. »

Cette nécessité d’un « droit véritable de se syndiquer » fait référence ici aux grandes difficultés qui peuvent entourer un processus de syndicalisation dans certains milieux de travail. « Ce n’est pas facile de se syndiquer,constate Denise Boucher. Même si c’est un droit, et même si c’est inscrit dans les chartes, ça demeure un geste qui se fait, d’une certaine façon, dans la clandestinité. Il faut faire ça en cachette, et quand on voit les pressions et les congédiements que font certains employeurs… On l’a vu récemment avec des dépanneurs Couche-Tard, où travaillent majoritairement de jeunes femmes : toutes les pressions sont faites pour empêcher la syndicalisation. »

Il faut donc ajouter à la férocité grandissante des employeurs, résume-t-elle, le fait que la législation actuelle ne permet pas de procéder ouvertement à une syndicalisation. « Bien au contraire, et c’est extrêmement malheureux. » Car, souligne-t-elle, les travailleuses et les travailleurs qui sont syndiqués parviennent plus facilement à obtenir par la négociation des salaires intéressants, des régimes de retraite auxquels beaucoup de citoyens n’ont pas droit, ainsi que des congés familiaux et de maternité.

« Dans les premiers avis qu’a publiés le Conseil du statut de la femme à la suite de sa fondation [en 1973], on parlait déjà de la syndicalisation comme d’un des moyens pour les femmes de se sortir de la pauvreté et d’atteindre l’égalité. Rappelons que pour l’année 2013, le salaire moyen chez les personnes syndiquées était de 24,68 $ l’heure, contre 18,68 $ pour les non syndiquées. On est donc toujours autour d’un écart de six dollars. De plus, nous avons mieux réussi à travailler la question de l’équité salariale dans les milieux syndiqués que dans les milieux non syndiqués », d’ajouter Mme Boucher.

Des emplois qui disparaissent

« Vous savez qu’il y a encore des femmes qui, lorsqu’elles reviennent de leur congé de maternité pour reprendre leur emploi, se font dire que leur emploi n’existe plus. Ça, c’est dans beaucoup de milieux non syndiqués, et c’est très fréquent. »

Les jeunes femmes qui recherchent un emploi feraient même mieux, selon la syndicaliste, de ne pas indiquer qu’elles ont l’intention d’avoir des enfants, car si « c’est très valorisé pour les hommes, ça l’est beaucoup moins pour les femmes ». Et l’on comprend qu’un poste ouvert peut soudainement se refermer devant une future mère. « Et c’est encore une fois bien malheureux », de déplorer la vice-présidente de la CSN.

Elle rappelle qu’au moins, en milieu syndiqué, il existe des mécanismes permettant à une femme de faire condamner le geste d’un employeur qui lui empêcherait la reprise légitime de ses occupations. « La travailleuse est alors soutenue par une organisation qui est là pour faire reconnaître ses droits. Bien sûr, il existe aussi de bonnes organisations pour des travailleuses non syndiquées comme Au bas de l’échelle, mais les femmes utilisent très peu ces mécanismes. Plusieurs ne savent pas que cela existe, et d’autres en viennent à laisser tomber leurs démarches pour différentes raisons, notamment pour ne pas payer de frais ou pour s’occuper de leur enfant. »

Il faut souligner que les organisations syndicales se battent souvent pour le respect des droits de toutes les travailleuses, syndiquées ou non.

En témoigne une lettre ouverte publiée dans Le Devoir du 26 février sous le titre Capricieuses, les femmes enceintes ?, dans laquelle les douze signataires — dont Jean Lacharité de la CSN — demandent au gouvernement québécois de s’engager clairement à maintenir le programme.

Pour une maternité sans danger, programme découlant de la Loi sur la santé et la sécurité au travail. Critiqué par certains patrons, celui-ci permet à une travailleuse enceinte d’obtenir des aménagements ou une réaffectation de la part de son employeur à la suite d’un avis médical, à défaut de quoi elle peut exercer son droit au retrait préventif.

« Porter des revendications qui sont bénéfiques pour les femmes qui ne sont pas syndiquées fait partie de l’effort collectif que les organisations syndicales font quand elles décident de travailler sur un droit en particulier. La question de l’avortement et celle du registre des armes en feu en sont d’autres exemples : bien que ce ne soit pas directement dans notre champ d’activité, nos travailleuses sont également des citoyennes, et ces dossiers nous interpellent et s’inscrivent dans nos luttes. »

La CSN a également pris la rue aux côtés des étudiants au printemps 2012, comprenant par ailleurs que les dettes d’études affectent les étudiantes d’une façon particulière.

Denise Boucher s’inquiète de voir la croissance des inégalités dans notre société. Elle est très préoccupée par la situation de pauvreté dans laquelle se retrouvent des mères monoparentales qui pourtant travaillent.

« Il y a bien des gens qui ont deux ou trois emplois pour arriver à avoir un salaire convenable. Ça me préoccupe beaucoup, tout comme le fait que le gouvernement fédéral ne subventionne plus les groupes de défense des femmes. C’est assez inquiétant, car elles ont encore besoin de ces organismes-là. La montée de la droite influence particulièrement les femmes. »

« Il faut constamment faire attention à nos droits et rappeler les gouvernements à l’ordre, dans l’objectif de briser les inégalités », rappelle-t-elle, avant d’ajouter que non, l’égalité entre les hommes et les femmes n’est pas encore atteinte dans notre société.

BTHE, Conditions de travail

Inégalités Femmes Hommes : L’analyse sexuée des chiffres-clés de la sinistralité au travail révèle d’importantes inégalités femmes-hommes

Pour la journée internationale de la Femme, nous avons voulu relayer une analyse de l’ANACT ( Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) lien vers l’article de l’ANACT Cette analyse fait ressortir que les secteurs des services de la santé et des services de l’action sociale sont particulièrement touchés par les inégalités soulignées. Et pour pousser encore plus loin l’analyse nous encourageons à une réflexion sur le lien qu’il peut y avoir entre ces inégalités et la précarité, très présentes dans les secteurs couverts par les syndicats Santé Sociaux.

L’Anact a réalisé une analyse sexuée des chiffres de la sinistralité au travail qui met en lumière des inégalités entre les femmes et les hommes en matière de santé au travail. Constats, analyse et préconisations.

L’analyse sexuée et longitudinale des données sur la sinistralité publiées par la Cnamts permet plusieurs constats :
Si les accidents du travail baissent globalement entre 2001 et 2012, ils progressent nettement pour les femmes.
Depuis 2001, les accidents de trajet sont en baisse pour les hommes mais en progression pour les femmes.
Les maladies professionnelles progressent près de deux fois plus rapidement pour les femmes que pour les hommes.

L’évolution de la sinistralité au travail pour les femmes et les hommes depuis 2001

Entre 2001 et 2012, les accidents du travail ont augmenté pour les femmes (+20,3%), ainsi que les accidents de trajet (+15%) tandis qu’ils ont baissé pour les hommes : accidents de travail (-23,3%), et accidents de trajet (-9%). Les maladies professionnelles reconnues ont fortement augmenté pour les femmes (+169,8%). Pour les hommes, on constate également une augmentation des maladies professionnelles, sur la même période, moins forte que pour les femmes (+91,2%).

Sinistralité au travail : focus genré en 2012

L’analyse statistique révèle qu’en 2012, les accidents du travail concernent nettement plus les hommes (67,5%) que les femmes (32,5%), les accidents de trajet concernent un peu plus les femmes (52,3%) que les hommes (47,7%), et les maladies professionnelles reconnues concernent quasiment autant les hommes (51,1%) que les femmes (48,9%).

Les branches d’activités les plus accidentogènes en 2012

En 2012, le BTP et les industries transports, eau, gaz, électricité comptabilisent le plus d’accidents du travail pour les hommes. Les services de santé, nettoyage et travail temporaire et les services, commerces et industries de l’alimentation enregistrent le plus d’accidents de travail pour les femmes.

En 2012, les deux branches d’activité qui enregistrent le plus d’accidents de trajet concernant des femmes sont les services, santé, nettoyage et travail temporaire et les secteurs de la banque, assurances et administrations. Pour les hommes, ce sont les secteurs des services, commerces et industries de l’alimentation et ceux de la santé, action sociale, nettoyage et travail temporaire qui comptent le plus d’accidents de trajet.

En 2012, les branches d’activité qui totalisent le plus de maladies professionnelles pour les femmes sont les services, commerces, et industries de l’alimentation ainsi que les services, santé, nettoyage et travail temporaire. Pour les hommes, ce sont le BTP et la métallurgie.

Un appel à chausser les « lunettes du genre »

Cette étude au regard du genre, par risque et par secteur permet d’avancer que les différences constatées en termes de sinistralité des femmes et des hommes renvoient pour une grande partie à une exposition différenciée liée à des métiers distincts.

Les politiques de santé et sécurité au travail pourraient mobiliser ce regard « genré » pour progresser dans la prévention de la sinistralité pour toutes et tous au travers de pistes d’action préconisées dans la « Photographie »
statistique des accidents de travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles en France selon le sexe entre 2001 et 2012″ réalisée par l’Anact et disponible ci-dessous.

L’étude complète et son infographie

Retrouvez dans le document « Photographie statistique des accidents de travail, des accidents de trajet et des maladies professionnelles en France selon le sexe entre 2001 et 2012 » l’intégralité de l’analyse réalisée par l’Anact accompagnée de préconisations.

BTHE

La place des familles en EHPAD

La famille est le premier maillon des aidants. C’est souvent elle qui, s’épuisant dans la prise en charge d’un parent dépendant, décide de le placer en EHPAD.

Dans la mesure où la famille d’une personne dépendante gère souvent les différentes obligations administratives et financières du résident cela fait souvent d’elle, aux yeux d’un établissement, le principal client et plus que ne l’est le résident bénéficiaire.

Ce client qui accepte des tarifs extrêmement onéreux avec des factures mensuelles entre 1500 et 8000€ par mois, selon l’établissement, les options et autres frais liés au séjour, est pourtant loin d’être roi.
Si son avis est parfois mieux écouté que celui du résident dépendant, la prise en compte de ses attentes se heurte malheureusement souvent à des réalités institutionnelles souvent loin des brochures commerciales et des slogans. En effet, beaucoup de familles jugent la qualité de service insuffisante, ou en tout cas en décalage, par rapport à leurs attentes et à ce qu’elles croyaient en arrivant.

Certaines râlent, d’autres se résignent et dans bien des cas, la famille qui a placé un proche qu’elle ne pouvait plus prendre en charge seule se retrouve à maintenir une certaine prise en charge pour compenser la partie du contrat que l’établissement n’assurerait pas ou pas suffisamment : aide au repas, rangement, surveillance, accompagnement ou même des tâches de soin de base (habillement, transferts, voire changes).

Il est d’ailleurs particulièrement instructif de constater que les établissements pratiquants les tarifs les plus élevés au niveau national sont ceux où le taux d’aidants « dames de compagnie » embauchées par des familles y est le plus important.
Le travail de ces dames de compagnie et ou des familles elles-mêmes est concret et peut être quantitativement très important selon les établissements.
Officiellement, les établissements n’en aurait pas besoin et se disent capables d’assumer l’ensemble du service.
Implicitement pourtant c’est autant de travail, gratuit pour l’entreprise,que les établissements n’ont donc pas à fournir autrement et nous estimons que cela constitue pour l’entreprise une économie bienvenue équivalente dans certains EHPAD à plusieurs postes à temps plein.
En coulisses et loin des familles, certains responsables reconnaissent d’ailleurs la valeur de cet apport et concèdent même que le service habituel (aides au repas des résidents dépendants notamment) ne serait pas le même sans le concours de ces dames de compagnies ou en tant cas sans un.concours aussi important.

Dans la pratique quotidienne pourtant, les relations entre familles, responsables et salariés ne sont pas toujours évidentes quant au service attendu et aux tâches associées.
La famille qui tient souvent le « rôle » , concret ou potentiel, de premier contrôleur et premier réclamant ou plaignant, verra souvent, pour un manque signalé, le tort imputé à tel ou tel salarié, tel ou tel service, tel ou tel imprévu ou aléa mais sans que cela ne solutionne les dysfonctionnements soulignés dans la durée.
Bien entendu, un établissement ou l’institution ne se mettra jamais en cause ni ne reconnaîtra ouvertement les manques de moyens, de personnel ou de formation de son personnel. Ce que nous percevons au niveau national comme une manière de se déresponsabiliser et comme l’un des principaux obstacles au progrès social dans le secteur.
Difficile en effet de résoudre des problèmes de fond si l’origine est niée.
Nous avons peu d’espoir que le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement de la population change la done si les principaux concernés ne fassent entendre leurs voix.

Nous n’avons jamais cessé de voir un lien concret entre les attentes des clients et les besoins des salariés.

Actuellement pourtant la réalité ne va selon nous pas plus dans le sens des uns que dans celui des autres et seules les entreprises gestionnaires sortent vraiment gagnantes.

Le cercle est vicieux et c’est pourquoi SUD Santé Sociaux et l’Union Syndicale Solidaires comptent bien user de leur droit à empêcher de tourner en rond.

Pour compléter ce sujet et la complexité de la relation Aidant/Résident, nous vous recommandons aussi le précédent article sur la maltraitance des personnes âgées vulnérables .

BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Salariés Korian, Médica et autres salariés de l’hospitalisation du privé lucratif : notre analyse du secteur

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Notre analyse du secteur

Un an après la création de cet espace, voici l’occasion pour nous de faire un premier bilan de situation syndicale et d’accompagner encore mieux les salariés et les lecteurs. Nous répondons au passage à plusieurs questionnements soulevés par des lecteurs.

Ehpad dans le secteur de l’hospitalisation du privé lucratif, état des lieux :

Nous souhaitons livrer d’abord notre analyse de la situation, dans le secteur privée (conditions de travail, de séjour, ressources humaines et instances représentatives du personnels).

Pourquoi les conditions de travail sont plus difficiles dans le privé que dans le public ?

Toutes les conditions n’y sont pas toujours plus difficiles. Mais celles qui les sont trouvent à nos yeux 2 raisons principales :

– Des quêtes de profits qui oublient l’humain en chemin (résident et employé) en essayant de faire faire le plus de travail possible avec le minimum de dépenses possibles (salaires, effectifs).
Un établissement de 10 postes d’aides soignants par exemple préférera demander plus de travail à ses 10 AS ou à d’autres employés plutôt que de créer 1 onzième poste. Or le plus de travail fourni s’assimilera pourtant à des charges de travail supplémentaires et à une qualité moindre pour l’ensemble des tâches réalisées.
Le besoin ou la demande de travail en plus dans le privé est lié à des tarifs plus chers que l’entreprise a tacitement besoin de justifier et qui entraînent logiquement plus d’exigences de service de la part des clients. D’où un cercle vicieux lié à une contradiction entre les moyens et les attentes qui pèsent surtout sur le client et le salarié.
La logique boursière quant à elle exacerbe un peu plus la situation en voyant dans le resserrement des effectifs et des coûts un levier pour la sacro-sainte croissance et donc pour les dividendes qui semblent motiver tout le fonctionnement des appareils décisionnels.

– L’activité et l’efficacité des instances représentatives du personnel y sont généralement beaucoup plus faible que dans le public. Pourquoi ? Parce que les moyens et les efforts que les entreprises privées y opposent peuvent y être considérables.
Plus que dans le public nous retrouvons notamment un « syndicalisme d’accompagnement » de la part de représentants d’organisations les plus représentatives. Les négociations alors ne se résument bien souvent plus qu’à la pose d’une signature syndicale sous les propositions de l’employeur.
On notera aussi la spécificité du syndicalisme d’accompagnement dans le groupe Orpea avec son « syndicat maison » Arc-en-ciel.
En parallèle, des logiques de management ou d’esprit d’entreprise semblant partir de tout en haut, tendent souvent à museler, ou à écarter tout ceux qui sortiraient du rang ou oseraient émettre des critiques. Cela se résume par une formule pouvant se charger de conséquences : « vous êtes avec nous ou contre nous. »
Et quel tableau, dans des cas de harcèlement, de discrimination ou de « division ordinaire »…

Non contenté par un « syndicalisme d’accompagnement » peu nouveau, certaines entreprises ou direction vont plus loin et cherchent d’un côté à domestiquer leurs « accompagnateurs » syndicaux et de l’autre côté à dompter des IRP ou leurs représentants jugés pas assez « alliés ».

Dans le privé, l’action des IRP (quand elles font leur boulots) est souvent consumée dans la restauration des droits des salariés ou des instances elles mêmes et toute dynamique de progrès ou d’amélioration des conditions de travail en est donc ralenti sinon reportée.

Dans l’établissement Korian Champ de Mars que nous connaissons bien au point qu’il pourrait être pour nous un laboratoire d’analyse de la politique sociale du groupe, nous voyons bien avec quelle lenteur s’obtiennent les mises en conformité avec le droit du travail.

Compte tenu des difficultés ou obstacles qu’on les représentants du personnel dans l’exercice régulier de leurs missions, un espace en ligne comme celui-ci nous semble indispensable.
Pour l’ensemble de nos adhérents et sympathisants, nous proposons donc un relais d’information et de moyens pour les salariés qui en manquent sur leurs établissements. Nous recueillons des témoignages ou attestations souvent précieux sur certains dossiers.

Nous tissons des liens rassemblons, fédérons, échangeons et construisons comme une alternative au dialogue social et aux débats publics.
Bref, nous nous proposons comme une modeste solution collective face à l’ampleur des problèmes.
Et vu que les décideurs qui nous lisent sont de plus en plus nombreux nous avons d’autant plus à coeur de souligner les vraies causes des problèmes du secteur.

Pour naviguer et trouver l’info souhaitée, utiliser de préférence le moteur de recherche par mots clefs interne à ce blog sur le panneau latéral droit ou les rubriques des onglets en haut.
Nous préparons de nouveaux outils pédagogiques pour mieux répondre aux demandes diverses qui n’ont pas encore été traitées.

BTHE, Conditions de travail, Métiers

Fiche métier : Les missions de l’Agent de Service Hospitalier, Hôtelier ou d’Hébergement (ASH) en EHPAD

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Suivant la classification des emplois de la convention collective du 18 avril 2002, au 1er avril 2014, le métier d’ASH se rattache à la filière Hébergement, Position 1, niveau 1 – Employé-e – coefficient 208, soit un salaire minimum conventionnel (SMC) brut mensuel de 1451,84€ +1% (par année d’ancienneté)
Ce salaire peut augmenter selon des accords d’entreprise ou d’établissement et à chaque augmentation de la valeur du point (6.98 au 1er avril 2014).

C’est le 1er emploi de la grille et donc le plus bas salaire, c’est pourquoi tous les soignants sans diplôme sont généralement embauchés avec un contrat un ASH et un salaire minimum d’ASH, au mépris de la fonction réellement occupée.

Voici une fiche pour présenter les tâches et les missions des ASH ( Agent de Service Hospitalier, Hôtelier ou d’Hébergement ) en EHPAD :

Les ASH travaillent essentiellement en EHPAD (maison de retraite) et en SSR ou établissements hospitaliers.

Selon un décret pour la fonction publique hospitalière du 18/04/89 (modifié par le décret 2000-844 du 31/08/08) : «Les agents des services hospitaliers qualifiés (ASHQ) sont chargés de l’entretien et de l’hygiène des locaux de soins et participent aux tâches permettant d’assurer le confort des malades. Ils ne participent pas aux soins des malades et des personnes hospitalisées ou hébergées»

Le métier d’ASH pouvant être sujet à diverses formes glissements de tâches conséquents, notamment dans le cas d’ASH faisant fonction d’AS, nous recommandons vivement aux professionnels la lecture de notre article sur le glissement de tâches

Les Missions de l’ASH en EHPAD :

L’Agent des services d’hébergement a pour fonction de veiller au bien-être des résidents, il participe aux « soins indirects » :

– Il nettoie les chambres, entretient et désinfecte les sols, les murs, les toilettes et les salles de bains.
– Il peut participer à la distribution des trois repas quotidiens (petits déjeuner, déjeuner, dîner). Il va chercher les plats, et si nécessaire, il les fait réchauffer, puis il les apporte aux résidents à l’aide d’un chariot. L’ensemble de ses tâches se répartissent selon les établissement entre équipes AS et ASH. (voir aussi la fiche métier AS)
– Il peut aider les résidents à se nourrir à la demande du personnel soignant.
– Il peut aider l’aide-soignant à changer les draps, et les alèses des lits des malades, à les désinfecter, à vider les bassins.
– Il est responsable de la propreté de l’ensemble des locaux (salles, couloirs, lingerie…).
– Il participe au confort physique des malades en débarrassant les plateaux.
– Il doit aussi trier les déchets avant leur évacuation.
– Il prépare le linge sale avant qu’il ne soit emmené et range le ligne propre.
– Il s’occupe de la préparation et de la dilution des produits d’entretien.

Au sein d’une maison de retraite ou d’un EHPAD, l’ASH peut participer à l’animation, aux tâches de repassage, de lavage, ou de distribution du courrier.

Lors de sa journée, l’agent des services hospitaliers a de multiples occasions de rencontrer les résidents : lors de l’entretien de la chambre, pendant la distribution des repas…  Il peut également se retrouver en contact avec la famille ou les proches du résident. Il peut ainsi être amené à recueillir des informations qui peuvent être utiles au personnel soignant.

Il a ainsi un véritable rôle à jouer dans le processus global du service apportés aux résidents.

Organisation du travail

L’Agent des services hospitaliers et d’hébergements appartient à une équipe placée sous la responsabilité d’un responsable hébergement ou gouvernant.
Il peut être appelé à venir les week-ends, les jours fériés et les nuits. Les agents des services hospitaliers peuvent travailler à différents horaires, souvent sous forme de roulements.

BTHE, EHPAD du groupe, Politique groupe

Fusion Korian Medica, la bataille de « l’or gris » – Communiqué de presse de la Fédération SUD Santé Sociaux

*La bataille de « l’or gris ».*

La concertation pour la future loi sur la dépendance est lancée ce jour, pour être votée fin 2014, annonce Michelle Delaunay Ministre déléguée aux Personnes Agées.

C’est dans ce contexte que le groupe Korian absorbe le groupe Médica, annonce faite le 18 novembre dernier à la plus grande surprise des salarié-e-s, créant la plus grosse entreprise privée européenne d’exploitation de « l’or gris ». Le groupe nouvellement créé concernera  15 000 salarié-e-s, pour un parc de 600 maisons de retraites accueillant 57 000 personnes avec pour objectif affiché en 2017 un chiffre d’affaire de 3 milliards.

Ce projet de deux poids lourds du marché de la dépendance, le fameux « or gris », est caractéristique d’un secteur privé lucratif où l’insolence des profits n’a d’égal que l’indifférence des pouvoirs publics vis-à-vis des incidences sur les personnes accueillies et les salarié-e-s. Milliards et aubaine spéculative pour les actionnaires,  dégradation des conditions de travail, déqualifications de postes et glissements de tâches pour les
autres au détriment de la qualité des prises en charge.

SUD Santé Sociaux s’interroge par ailleurs sur l’arrêt de l’activité Ehpad (Etablissement Hospitalier pour Personnes Agées Dépendantes) d’ici 2020 de l’APHP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris) libérant par la même un gisement de « clientèle »…pour le secteur lucratif.

La fédération SUD Santé Sociaux réaffirme que la prise en charge des personnes âgées dépendantes doit se faire dans le cadre de la solidarité intergénérationnelle financée par la Protection Sociale et organisée par le Service Public.

SUD Santé Sociaux refuse que salarié-e-s et usager/usagères puissent faire les frais des parties de Monopoly auxquelles se livrent les actionnaires pour leur plus grand profit et se battra pied à pied contre toutes les dérives de ce système.

Pour le secrétariat SUD Santé Sociaux :

*Patricia Garcia*, secrétaire générale

Le Communiqué en Pdf

BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, Politique groupe

État des lieux avant fusion – Baromètre syndicale

D’ici à la fusion Korian-Medica, à quoi les salariés de Korian peuvent s’attendre ?

La réponse tient selon nous au bilan que l’ensemble des salariés pourraient déjà faire de l’effet des projets « first » et « optim » sur leur conditions de travail depuis le lancement, et des conséquences liées aux baisses de taux d’occupation dans certains établissements.

Pour cette analyse, nous prendrons l’exemple de Korian Champ de Mars dont la particularité est d’être l’un des EHPAD les plus rentables du groupe (sinon Le plus rentable) et d’être aussi l’EHPAD qui a reçu des salariés l’un des plus mauvais taux de satisfaction d’ensemble suite au baromètre social Kommunity.

Le Champ de Mars ne prétend pas pour autant avoir le monopole ou l’exclusivité des problèmes évoqués. L’analyse se veut au contraire solidaire de tous les salariés du groupe Korian qui seraient confrontés à des situations similaires.
Nous souhaitons aussi, dans la perspective d’une fusion, que l’analyse puisse être une base de réflexion sur:
– Ce qu’il ne faudrait pas faire ou généraliser.
– Ce qu’il serait sérieux d’améliorer en priorité.

Confrontés à des difficultés ne datant pas d’hier, les salariés de Korian Champ de Mars ont entendu début août des dirigeants leur exprimer tout l’intérêt qu’ils portaient à leur travail ainsi que l’ambition du groupe pour faire de Korian Champ de Mars un établissement d’excellence voir de luxe. Rien à redire jusque là.
Mais en parallèle de ce beau discours très motivé (pour ne pas dire exalté) tout le monde aura pu apprécier depuis la limite des moyens de cette ambition.. Lesquels se résument exclusivement par des projets en deux mots : « first » et « optim » , projets phares d’une entreprise qui pour devenir numéro un sur le marché de la dépendance compterait beaucoup (trop) sur ses employés.

Plus concrètement, nous avions demandé lors de la grève d’avril, entre autre, qu’on nous rende le demi poste d’ASH perdu lors d’un précédent resserrement de gestion. De même nous demandions plus d’aides soignantes pour palier de façon polyvalente aux imprévus, aux absences trop fréquentes et trop souvent non remplacées, aux prises en charges lourdes et à l’exigence de la clientèle : Un vrai plus dans le service qui donnerait du temps à toutes pour effectuer ces tâches que le bon fonctionnement exige en théorie mais ne permet pas selon nous dans la pratique. Et une juste compensation pour tout ce que selon nous bon nombre de salariés à depuis longtemps enduré.
Cette demande n’aura pas reçu non plus de réponse favorable puisque cela aurait un coût. C’est pourtant selon nous une nécessité toujours d’actualité.
Au lieu de quoi il a été préféré semble-t-il de généralement improviser, soit en pressant les contrats pro dans des conditions plus que limite, soit en profitant à moindre frais de la gentillesse et de la santé de quelques aides soignantes qui n’osent dire non mais qui s’épuisent.

Il y a quelques mois déjà, les salariés volontaires du Champ de Mars avaient été invités à participer à l’action du cabinet de conseil Altedia, venu au secours d’un personnel « malade »* de son travail.

* Selon les termes employés et repris par plusieurs cadres du groupe.

Pour apprécier le « mal » en question, il faut considérer un malaise socio-professionnel très ancien. Malaise que l’entreprise n’a jamais semblé décidé à soigner selon nous. Ni durant la direction catastrophique, aux commandes jusqu’en fin 2011 et encore moins en virant la direction suivante qui nous semblaient pourtant aller dans le bon sens.

° Les charges de travail ont maintes fois été soulignées, sans compter des glissements de tâches voir de poste, et les iniquités.

° Depuis janvier 2013 seulement, les salariés de Korian Champ de Mars ont connu (entre autre):

– 3 Directions
– 3 Idec
– 3 Gouvernant(e)s

À chaque fois, nouvelles pertes de repère et de cadre, nouvelles consignes, et nouvelles organisations. Les nouvelles personnes en poste ne sauraient en être responsables mais on se demande sur quel pied les salariés sont sensés danser chaque fois qu’ils changent de formule et qu’il leur faut accompagner et soutenir encore un nouvel effort de changement?

° Les répercussions de tout ça sur la prise en charge des résidents ont également été signalées. Mais faute d’écoute ou d’actions suffisantes tout en haut le malaise de salariés consciencieux s’est encore creusé et les démissions n’ont pas été en reste.

La grève pour la bientraitance survenue en avril dernier, s’inquiétait de notamment de tous ça et d’une démotivation d’une grande partie du personnel du fait entre autre d’un grand manque de confiance dans la politique du groupe et de certaines de ses manifestations perceptibles.

Auparavant, fin février, un rendez vous au siège diligenté par plusieurs salariés inquiets pour l’avenir de leur établissement, pensait être l’occasion d’un échange constructif face aux vives préoccupations de certains salariés.
Ce rendez-vous avait au contraire précipité une confiance déjà mal en point et les espoirs d’amélioration avec. En cause, le peu d’intérêt perceptible selon nous accordé par le groupe à l’opinion ou l’expertise de ses salariés (presque coupables d’avoir osé solliciter cet entretien). Ceci ayant joué un rôle déterminant auprès des futurs grêveurs.

Suite à tout ça, les salariés ont été extrêmement perplexes et confus devant ce qui était attendu d’eux par le cabinet de conseil Altedia. Et qui pourrait se résumer selon nous par : Trouver soi mêmes des solutions à des problèmes qui découlent nous semble-t-il de la politique ou de certaines inactions du groupe.

C’est certainement dommage que l’expertise de ce cabinet n’ait pu aller un peu plus loin. La faute sans doute à ce que les salariés ont perçu comme un nouveau projet imposé et qui déresponsabiliserait encore  et toujours les grands décideurs.
Le constat à mi-projet reste malgré tout extrêmement révélateur et sous entend tout ce que le groupe doit améliorer (iniquité, glissement de tâches, manque de clarté des attentes et des consignes, fréquence des turn-over du personnel d’encadrement, absences/non remplacements, charges de travail trop lourdes, manque de reconnaissance, de gratification et de valorisation professionnelle, etc.).

Une amélioration conditionnée selon nous par la nécessité d’une volonté des décideurs de favoriser davantage le service et le personnel.

Force est de constater que le projet d’entreprise Korian Optim est bien incapable d’assurer l’effectif d’aides soignants normalement prévu au quotidien pour le Champ de Mars.
Les absences d’AS sont si nombreuses que si ont additionne les heures d’absence remplacées et celles qui ne le sont pas, ont arrivait sur une période de 6 mois à une moyenne de prés de 2 ETP (emploi à temps plein) par jour.

Cette analyse semble être largement confirmée par les résultats du baromètre social Kommunity.
Les manques : de confiance en l’avenir, de reconnaissance, de rémunération, de ressources, de formation qualifiante, d’écoute, de sécurité, de soutien hiérarchique, sont autant de signaux que nous trouvons extrêmement préoccupant quant aux conditions de travail et qui nécessitent selon nous des actions fortes de la part du groupe sous peine de creuser encore plus les mécontentements et les troubles.

Avant de vouloir croître, et d’être tenté d’exporter « l’efficacité » de son modèle à d’autres, Korian devrait selon nous prendre TOUTE la mesure de la gravité de situations qui se répètent.
Ne pas le faire reviendrait selon nous à généraliser sur l’ensemble du personnel un climat délétère avec toutes les conséquences que l’on peut craindre avec.

Vouloir rassurer les actionnaires, c’est bien. Mais une réflexion comparative des politiques RH de Medica et Korian, avec les IRP respectives, nous semblerait au moins aussi importante.

BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Politique groupe

Une assistance pyschologique et sociale pour les salariés : Bonnes nouvelles !

 

Les salariés de Korian Champ de Mars peuvent s’en réjouir, le poste de psychologue du travail perdu depuis deux an est de nouveau pourvu.
Il s’agissait d’une demande de tous les salariés, aussi nécessaire qu’urgente vue de l’importance des risques psychociaux et autres tensions. De plus ce poste bénéficiait d’une dotation de financement public.
Malgré cela, il aura fallu le réclamer sans relâche pendant prés de 6 mois pour l’obtenir. Ce qui montre, comme pour d’autres revendications de la gréve, à quelle vitesse peuvent être traitées les urgences liées au personnel en comparaison de la réactivité sur les questions commerciales.

Pour les salariés intéressés, la psychologue du travail est présente sur l’établissement 2 demies journées par semaine, tous les mardis après-midi et vendredis aprés-midi.

Bienvenue à elle !

Autre bonne nouvelle présentée hier au salariés du Champ de Mars : le groupe Korian s’est doté d’une assistante sociale. Une seule pour 10 000 salariés, mais quand même. Quand on considère (au moins au Champ de Mars) les difficultés rencontrées par bien des salariés sans aucun soutien jusque là, cette nouveauté est là aussi très bienvenue. D’autant que par un.cercle vicieux, les difficultés sociales et professionnelles des salariés très souvent se rejoignent.

Pour tout salarié du groupe Korian désireux de solliciter ses services : Adressez vos demandes à votre direction qui les transmettra. Ses coordonnées seront communiquez bientôt ainsi qu’une présentation papier de ses domaines d’intervention.

Précisons que les femmes composent la grande majorité des employés du groupe korian. Or du fait d’inégalités qui perdurent encore en France, les femmes sont plus exposées que les hommes à bon nombre de problèmes sociaux. Une femme seule, migrante, endettée, avec des enfants à charge, le sera encore plus, sans que ce profil soit rare dans les EHPAD!

Pour allez plus loin sur les questions liées aux femmes nous invitons le groupe à considérer sérieusement avec ses partenaires sociaux les aventages sociaux spécifiques suplementaires pouvant être mis en place par le groupe lors de grossesses, maternité, naissances, (rappelons la nature physique non négligeable du métier de soignant) ou sur les questions de garde.

Pour approfondir voir aussi la très bonne brochure rédigée par l’intersyndicale : Brochure_intersyndicale_femmes_2012

 

 

Pour compléter la panoplie bientraitante à l’égard du personnel, il conviendrait aussi de considérer la mise en place d’un service pour faciliter les échanges entre les salariés et le gestionnaire de paie. Les erreurs ou les retards (paie, solde de tout compte, éléments variables) sont trop fréquents et très pesant pour le personnel au point que les ressources humaines ont plusieurs fois dûs intervenir pour accélérer la répartition.

BTHE, Champ de mars, CHSCT, Conditions de travail

ABSENCES : Attention danger !

 

Depuis longtemps déjà (trop longtemps) nous avons décrit le fléau lié aux absences récurrentes d’aides-soignantes ou plutôt les problèmes majeurs posés par les non remplacements trop fréquents.

voir notamment :

la page des mauvaises conditions de travail détaillée

l’article sur les paradoxes de l’institution

Une gestion plus serrée

Une maison sous tension

Le témoignage de la vie des étages

Le témoignage d’une ancienne IDEC

et le contenu des revendication de la grève d’avril dernier

Force est de constater que le projet d’entreprise Korian Optim est bien incapable d’assurer l’effectif d’aides soignants normalement prévu au quotidien pour le Champ de Mars. Il avait pourtant été présenté au mois d’avril comme la solution qui réglerait le problème des absences.

Dans la pratique, nous constatons que les absences d’AS sont si nombreuses que si ont additionne les heures d’absence remplacées et celles (nombreuses) qui ne le sont pas, on arrive a une moyenne de prés de 2 ETP (emploi à temps plein) par jour (sur la période des 6 derniers mois).

En conséquence, il en découle une exacerbation des tensions inter soignants, une défection des vacataires et l’exaspération ou l’épuisement des titulaires. Ce qui rend la tâche encore plus difficile à qui cherche des remplaçants.
Autre difficulté pour fidéliser les vacataires, et qui a été souligné lors du dernier COVIRIS par le chef du soin : les bas salaires proposés lorsque l’on sait que certaines dames de compagnie qui travaillent au Champ de mars gagne autant avec un seul resident à charge qu’une aide-soignante à qui incombe une charge autrement conséquente. Et comme si les SMC n’étaient pas assez bas, une grande partie des vacataires sont embauchés au SMC d’une ASH en remplacement d’une ASD.

En conclusion : Il est urgent d’embaucher plus d’aides-soignantes. Un poste de « volante » serait alors comparable à celui de la « tournante » chez les ASH. Cela permettrait un meilleur service de soin, une alternative moins friable en cas d’absence et une meilleur prise en charge au rez-de-chaussée.

Aujourd’hui, si nous nous permettons cette piqure de rappel, c’est parce que la situation actuelle nous rappelle un peu trop celle de janvier, février dernier. Et nous ne voudrions pas que face aux manifestations des mêmes symptômes, le siège ne refasse une deuxième fois la même erreur. Le siège doit enfin selon nous prendre TOUTE la mesure de la gravité d’une situation qui se répète et la mesure de sa responsabilité.
Ne pas le faire reviendrait à généraliser sur l’ensemble du personnel un climat délétère avec toutes les conséquences que l’on peut craindre avec.

Cet établissement a besoin d’avancer. Aussi nous invitons les décideurs à bien relire avec la plus grande lucidité possible leurs mémos et notamment le compte rendu de la réunion du 27 février dernier au siège et celui du 6 mars lors du mouvement de grève spontané.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Une gestion plus serrée

D’après le journal Investir (n° 2063 du 20 juillet 2013) , rubrique « notre coup de coeur », la direction du groupe Korian compte sur une gestion plus serrée pour améliorer la rentabilité.

« Grâce à une gestion plus serrée, la direction vise une amélioration de la rentabilité ».

Beaucoup de salariés estiment avoir pas mal à redire sur la façon dont le groupe a mené ses précédents efforts de rentabilité.
Si bien que SUD, comme tous les militants Solidaires en faveur de la bientraitance, s’inquiéte de ce que cette nouvelle annonce peut réserver sur le travail quotidien dans les EHPAD ou dans les sièges.

Doit on s’attendre à une réduction des effectifs, des moyens et des équipements dont la gestion pourtant nous semblait déjà se reserrer d’années en années?

Doit on craindre des changements de fournisseurs, pour des équipements moins chers au détriment de la qualité ?

Doit on s’attendre à plus d’oublis sur les paies ou plus de retard dans certaines régularisations ? En sachant que ce sujet est pourtant déjà très sensible…

Faut-il craindre moins de remplacements lors des absences, ou des suppressions de postes?

Y aura-t-il encore un décalage toujours plus grand entre théorie et pratique ?

Est ce que c’est ça Korian First ?

Pour améliorer encore une rentabilité qui ne profiterait qu’aux actionnaires et à quelques dirigeants touchant des primes indexées sur les profits, nous ne voudrions pas que cette « gestion plus serrée » du groupe ne prenne ses salariés en étau, en attendant d’eux plus de travail avec moins de moyens (humains ou matériel).
À qui incomberait alors la responsabilité, chaque fois que du temps de disponibilité (pour les résidents, pour le service) ou du matériel (protections, produits, goblets, etc.) viendrait à manquer?

Conditions de travail, Métiers

Fiche de métier : les missions de l’Aide Soignante (ASD) en EHPAD

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Pour vous syndiquer et trouver votre syndicat cliquez ici. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire prévu ou « commentaire » en fin d’article.

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Fiche Métier de l’AS diplômée en EHPAD :

Suivant la classification des emplois de la convention collective du 18 avril 2002, au 1er avril 2014, le métier d’Aide Soignant se rattache à la filière Soin, Position 1, niveau 2 – Employé-e Qualifié-e – coefficient 222, soit un salaire minimum conventionnel (SMC) brut mensuel de 1549,56€ +1% (par année d’ancienneté) – Ce salaire peut augmenter selon des accords d’entreprise ou d’établissement et à chaque augmentation de la valeur du point (6.98 au 1er avril 2014).


Voici une fiche de poste présentant le métier et les missions de l’Aide Soignante (ASD) en EHPAD
.

Bien sûr ça fait beaucoup de tâches, c’est la raison pour laquelle on ne manque jamais de rappeler que pour tout ça il faut du temps et que le temps dépend en grande partie du nombre de soignants.

Les missions de l’aide soignante en EHPAD (dans le privé comme dans le public) soulèvent de nombreuses questions et problématiques.
Beaucoup nous disent: « je n’ai pas le temps de faire tout ça » ou alors « pas avec tous les résidents », ‘il y a souvent des collègues absents et on nous demande de faire leur travail en plus du notre », ‘je manque souvent de protection », « quand je m’occupe d’un résident, je suis souvent sollicité pour aller m’occuper d’un autre », « à force de faire trop vite, j’oublie ce que j’ai appris en formation », etc.

Cette fiche n’est pas là pour culpabiliser toutes les aides soignantes qui n’ont pas 8 bras, Cette fiche présente les missions que l’ensemble des professionnels aimeraient pouvoir accomplir (de l’humain, du social, plutôt qu’une prise en charge à la chaîne). C’est un support de réflexion collective visant à améliorer des conditions de travail qui dans la majorité des cas ne permettent pas de faire ça.
SUD encourage tous les professionnels qui aiment leur métier mais qui souffrent de ne pouvoir l’exercer comme il faudrait à ne pas rester seuls mais à participer à cette réflexion et à la recherche de solutions.

Car pour travailler mieux, il existe des moyens humains, différents de ceux que proposent les directions des EHPAD et les politiques d’entreprise.


1. Dispenser des soins d’hygiène et de confort à la personne.

  • 1.1.installer et mobiliser la personne

    • Assurer le réveil et le lever des patients
    • Solliciter et stimuler au quotidien les différentes fonctions afin de conserver ou de développer l’autonomie des patients à différents moments et diverses activités dans la journée

  • 1.2.dispenser des soins liés à l’hygiène corporelle et au confort de la personne

    • Préparer le chariot pour la toilette
    • Aider à la toilette (totale ou partielle),
    • Faire les changes
    • Faire l’esthétique
    • Aider à l’habillage
    • Prévenir les risques d’escarres
    • Masser les membres inférieurs pour soulager
    • Participer à la gestion des stocks des produits (incontinence et autres) : assurer commandes et rangement
  • 1.3.dispenser des soins liés à l’alimentation

    • Participer à la distribution des repas
    • Aider certains patients à prendre leur repas au besoin
    • Contrôler la prise du repas
  • 1.4. dispenser des soins liés à l’élimination

    • Accompagner les patients aux toilettes pour rééducation urinaire
    • Aider à l’élimination

  • 1.5. dispenser des soins liés au sommeil

  • 2. Observer la personne et mesurer les principaux paramètres liés à son état de santé

  • 2.1. Observer l’état général et les réactions de la personne

    • Observer et transmettre les informations sur l’évolution des signes cliniques du patient et donner l’alerte
  • 2.2. Observer et mesurer les paramètres vitaux

    • Prendre la température
    • Faire la pesée
    • Surveiller les selles
  • 3. Aider l’infirmier à la réalisation de soins

  • Distribuer et aider à la prise de médicaments préparés par l’infirmier (si acte de la vie courante)

  • Aider aux soins mortuaires au sein d’un service en établissement

    • Participer à la prise en charge du corps en cas de décès
    • Effectuer la toilette mortuaire et l’habillage
    • Aider au transport du corps au dépositoire
  • 4. Assurer l’entretien de l’environnement immédiat de la personne et la réfection des lits
    (environnement direct et indirect)

  • 4.1.Assurer l’entretien de la chambre

    • Disposer sur le chariot le matériel nécessaire à l’entretien des chambres (produits désinfectants)
    • Nettoyer la chambre (surfaces : lit, table de nuit, armoire…)
    • Envoyer le linge sale à la lingerie
    • Récupérer le linge en provenance de la lingerie et le ranger dans les armoires
    • Dresser le couvert et débarrasser les tables
    • Nettoyer les tables
    • Préparer les chambres pour la visite de la famille lors d’un décès
  • 4.2. Refaire les lits

    • Faire le lit
    • Changer les alèses et la literie au besoin
  • 5. Entretenir des matériels de soin

  • Laver, décontaminer, nettoyer, désinfecter certains matériels de soin

    • Préparer et tester la solution de décontamination
    • Mettre les matériels à décontaminer selon les procédures définies
    • Nettoyer, sécher et conditionner les matériels
  • Entretenir les chariots propres et sales, les chaises roulantes et les brancards

  • Contrôler et conditionner le matériel à stériliser ou à désinfecter

    • Envoyer le matériel au service de stérilisation
  • Contrôler et ranger le matériel stérilisé

    • Ranger le matériel
  • 6. Recueillir et transmettre des observations par oral et par écrit pour maintenir la continuité des soins.

  • Recueillir les informations concernant les soins et les patients

  • Rechercher dans le dossier de soin les informations nécessaires à l’activité

  • Transmettre les informations sur les soins et les activités réalisées

    • Participer à la tenue du cahier de communication interne
  • Transmettre les informations sur le comportement du malade et son environnement

    • Participer aux réunions de service
  • Transmettre les observations et mesures réalisées

    • Participer à la tenue des dossiers de soin : fiche de poids, de selles
  • Renseigner le dossier de soin pour les activités et les observations réalisées

    • Participer aux transmissions orales et écrites concernant le patient : aspect physique, psychique et social
    • Participer aux transmissions orales et écrites concernant le patient : suivi comportement, activités
    • Participer au projet de vie : collaborer au suivi de la démarche de soin (constat, objectifs, actions) et à l’évaluation de l’autonomie
  • 7. Accueillir, informer et accompagner les personnes et leur entourage

  • Assurer une communication verbale et non verbale contribuant au bien-être du patient

    • Gérer les communications téléphoniques et transmettre les appels
    • Accompagner les patients en fin de vie : apporter soutien et réconfort : présence, parole,…

  • Accueillir les personnes : écouter et apporter une réponse adaptée et appropriée au malade et à sa famille

    • Répondre au téléphone et passer les communications à la personne concernée ou répondre en cas de renseignements simples demandés
    • Participer à l’accueil des patients et de leur famille
    • Répondre aux sollicitations des patients
    • Gérer les angoisses face à la mort, la solitude ou la maladie en rassurant les patients
    • Répondre aux sonnettes
    • En cas de décès, accueillir et prévenir
    • En cas de décès, répondre aux questions éventuelles

  • Transmettre des informations accessibles et adaptées aux familles et au patient en fonction de la réglementation

    • Participer au soutien des familles en cas de décès

  • Donner des conseils simples aux familles et aux patients sur l’hygiène de la vie courante

    • Accompagner les patients dans leurs différents déplacements
    • Assurer la sécurité et la protection des patients

  • Expliquer le fonctionnement du service

    • Informer sur le fonctionnement de l’établissement : organisation, horaires, activités

  • Stimuler les personnes par des activités

    • Mettre en place et/ou participer aux animations et activités occupationnelles : aide à la marche, coiffure, esthétique, jeux, gymnastique…
  • 8. Accueillir et accompagner des stagiaires en formation

  • Accueillir les stagiaires, présenter les services et personnels

    • Prendre en compte l’origine : élèves aides-soignants,..
    • Applique les protocoles de stage/d’accueil des stagiaires
  • Montrer et expliquer les modalités de réalisation des activités

    • Prendre en compte l’environnement
    • Informer des procédures à mettre en œuvre
    • Communiquer les protocoles
    • Expliquer et contrôler le respect des fonctions de chaque professionnel

    • Faire le lien avec le programme de formation
    • Observer la réalisation des activités par le stagiaire

    • Apporter son appréciation lors de l’évaluation

      • Utiliser les documents de suivi et d’évaluation de stagiaires
      • Participer à l’évaluation en respectant les critères en vigueur
BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Politique groupe, témoignage

Travail et séjour en EHPAD – Paradoxe de l’institution

Un article qui nous semble important alors que de plus en plus de salariés du Champ de Mars se voient passibles de sanctions pour des « fautes » qui dans plusieurs cas découlent selon nous d’abord d’une mauvaise politique santé ou d’entreprise et de dysfonctionnements indépendants des salariés qui pourraient pourtant être mis en cause.

Raison qui nous vaut cet article sur l’origine d’un paradoxe entre conditions de travail et réalité des attentes du séjour.

On peut toujours minuter le temps d’une toilette, d’un change, d’une aide au repas, d’un transfert, d’un levé, d’un couché, d’un déplacement, d’un goûter, d’une transmission au DRI, d’un pansement ou d’un soin, du nettoyage d’un lieu ou d’un meuble, d’une aide au repas, etc. On peut multiplier par X répétitions puis par Y résidents et diviser le tout par Z employés. Il est possible que le résultat soit juste et tienne dans la journée de travail des salariés. (nous avons vu de telles approches)

MAIS
un EHPAD n’est pas une usine. Et cette approche ne saurait prendre en compte la masse d’imprévus quotidiens qui jalonnent la chaîne de la prise en charge et de l’accompagnement des résidents :

Les absences, les problématiques de remplacement et de vacataires non habitués à l’établissement ou aux résidents, les incidents liés aux résidents ou à l’établissement, les dysfonctionnements, les gestions matérielles, les nombreux échanges humains et professionnels nécessaires de l’employé vers les résidents, les équipes pluridisciplinaires, les familles ou encore les professionnels extérieurs, les manques de tel ou tel produit ou matériel, la pression du taux d’occupation, etc. D’où les problèmes liés aux surcharges de travail, aux glissements de tâches et aux risques psycho-sociaux qui à force en découlent.

D’une manière générale une approche mathématique des tâches et des besoins ne sait pas prendre en compte toutes les variables liés à l’Humain, sensé être au coeur de nos métiers.
Pourtant, cette logique prévaut dans les EHPAD qui se contentent généralement d’appliquer le minimum imposé par les ARS et les Conseil Généraux qui les financent : dotations de soin et de personnel.

D’un côté les instances ARS et Conseil Général ne sont pas prêtent à accorder plus de fonds, de l’autre côté les EHPAD, pour maximiser leurs profits, ne veulent généralement pas dépenser plus.

Les moyens accordés par ARS et Conseil Généraux sont sensiblement identiques d’un EHPAD à un autre proportionnellement au nombre de résidents accueillis. Dans les EHPAD non lucratifs comme dans les très lucratifs on trouvent donc des moyens humains et matériel similaires, et ce que le client paye 2000 ou 6000€ par mois. Pourtant, compte tenus des profits réalisés par certains établissements, nous estimons qu’il est sur un plan déontologique inconcevable que ne soient pas consenties davantage de dépenses de service ( nombre de postes et équipements) pour les établissements qui en ont largement les moyens.

Dans la pratique pourtant, le soucis de la qualité ne semble pas prêt à remettre en question la
logique mathématique vu plus haut dès lors que cela aurait un coût.

Du coup, des postes supplémentaires dans le soin et l’hébergement* ne sont toujours pas à l’ordre du jour.

* Rappelons que l’effectif des ASH au Champ de Mars a perdu 1/2 poste. Officiellement parce que la mise en place du bio nettoyage serait capable de faire gagner plus de 15% de temps.  Dans la pratique, il est tout simplement demandé aux ASH de fournir plus de travail qu’avant.

Mais si le temps c’est de l’argent, c’est aussi du travail et du service, et plus un employé manque de temps moins il peut en fournir.

En conséquence, sur la durée, plusieurs aidants finissent par perdent les bonnes pratiques acquises faute d’avoir le temps de les appliquer, le minimum devient la norme à laquelle beaucoup se résignent et par manque de disponibilité les résidents peuvent être sujet à bien des manques sinon à des restrictions de leurs libertés, lesquelles si elles sont signalées seront sans doute reprochés aux salariés.

Il est probable que le modèle EHPAD soit imparfait sans que l’entreprise qui en gère soit nécessairement le seul responsable mais l’entreprise qui réalise de gros profits avec ses EHPAD ne peut laisser cette imperfection peser sur ses seuls clients et salariés, sans avoir sa part de responsabilité.

Ainsi dans bien des cas une gestion du personnel et des stocks en flux un peu trop tendu entraine sur le terrain un manque de moyens humains ou de matériel qui peut entraîner un manque de soin, voire, plus grave, des fautes de soin, de santé ou de sécurité. La réponse au problème consiste généralement à « responsabiliser » ou à culpabiliser le personnel, lui rappelant au passage ce qu’il risque, ce qui entraine pression et peur qui favorisent moins la sérénité que la faute et ainsi de suite. (cf. aussi quid des risques psychosociaux)

C’est un cercle vicieux qui peut faire beaucoup de mal à tous les niveaux et qui doit selon nous recevoir toute l’attention qu’elle mérite des décideurs tant publics que privés qui en sont responsables. Aussi, nous ne pourrions accepter que certains salariés en fassent les frais .

2 Exemples concrets :

– Faute de plus de temps disponible pour la prise en charge, certains résidents désorientés et en souffrance se retrouvent à solliciter avec insistance un personnel d’accueil qui ne peut et ne sait répondre à leurs besoins.

– En cas d’absence, et alors que chaque service suit une organisation de travail très précise, mais pensée hors imprévus, tout le service se retrouve désorganisé. Du fait de l’effort collectif pour palier l’absence, cela crée des vides et donc des manques de service ou de soin ailleurs dans l’organisation. Nous refusons que ces vides puissent être considérés comme faute pour le personnel présent.

Accords et Actus CE - IRP, autres - divers, Conditions de travail, droit du travail

NAO MEDOTELS 2013 : les améliorations concrètes qui vous concernent


Ces NAO 2013 marquent selon nous, pour les salariés des EHPAD MEDOTELS, une réelle amélioration dans les efforts consentis par le groupe en donnant pour la première fois un début de réponse digne de ce nom à certaines revendications importantes exprimées lors du mouvement de grève d’avril dernier à Korian Champ de Mars.

Voici le principal de ces efforts et améliorations issue de l’accord NAO 2013 conclu entre là société MEDOTELS et les fédérations CFDT Santé Sociaux, CGT Santé Privée et FO Santé Privée et qui selon nous constitue un vrai plus motivant pour les salariés présents et un encouragement pour d’autres salariés qui voudraient rejoindre le groupe.

Cet accord concerne les salariés des 27 EHPAD MEDOTELS (voir liste complète).

Les nouveautés :

EN PREAMBULE,

la Direction rappelle son attachement à construire une politique sociale et une politique de
rémunération lisibles qui prennent en compte et valorisent l’implication, la compétence, la fidélité et la disponibilité du personnel qui contribue au bien-être des Résidents.


1) Augmentation collective des salaires  pour les salariés au minimum conventionnel (S.M.C)
 

Il a été convenu :
– d’une révision des grilles de classification à compté du 1er Juin 2013.  Cette révision prévoit la
revalorisation de certains coefficients, l’intégration de nouveaux emplois et la modification de
certains emplois dans les grilles de classification.
– de porter la valeur du point conventionnel à 6.92 € au 1″ juin 2013.
– de passer de 30 à 35 ans le plafonnement de la majoration d’ancienneté, ce de manière
progressive à compter du ler janvier 2014.

Ainsi, conformément à ces dispositions conventionnelles, les salariés rémunérés au salaire minimum
conventionnel (SMC) bénéficient au ler juin 2013 d’une augmentation liée à la valeur du point
conventionnel et, pour les salariés concernés, d’une augmentation liée aux changements de coefficients.

2) Augmentation collective des salaires pour les salariés non-cadres bénéficiant d’une
rémunération supérieure au SMC (SUPRA)

Il est convenu entre les parties que l’ensemble des salariés non-cadres en contrat à durée indéterminée
percevant une rémunération supérieure au SMC et inscrits aux effectifs de la société au 30 juin 2013,
bénéficieront :
– de l’augmentation de la valeur du point du Synerpa
– et, pour les salariés concernés, de l’augmentation liée aux changements de coefficient décidés
au niveau de la branche.
l’application des points  1 et 2 aura notamment pour effet d’augmenter :
– Les Agents de Service Hôtelier (ASH), coefficient 211 (ancien 203), d’un montant brut mensuel
de 30€ pour un temps plein.
– Les Infirmiers (ères) Diplômé(e)s d’Etat (IDE), au coefficient 284 (ancien coefficient 279) et au
coefficient 288 (ancien coefficient 279) d’un montant brut mensuel de 40€ pour un temps plein,
– Les Psychomotricien(ne)s diplômé(e)s d’état au coefficient 284 (ancien coefficient 279) d’un
montant brut mensuel de 40€ pour un temps plein
– Les Ergothérapeutes diplômé(e)s d’état au coefficient 284 (ancien coefficient 279) d’un montant
brut mensuel de 40€ pour un temps plein

Ces augmentations collectives seront appliquées à partir de la paie du mois de Juillet 2013 avec un effet
rétroactif au l » juin 2013.

3) Augmentation collective totale brute mensuelle des salaires pour les ASD, AMP et ASH, en
contrat à durée indéterminé

Il est, par ailleurs, convenu de compléter les revalorisations de salaire prévues aux points  1 et 2 afin de porter l’augmentation collective totale :
– des Aldes-Solgnants(e), Diplômé(e)s (ASD) et Aide Médico-Psychologiques (AMP), coefficient
222 (ancien 220), à une augmentation totale brute mensuelle de 30€ pour un temps plein, sous réserve de justifier d’une ancienneté d’un an au 30 Juin 2013.
– des Agents de Service Hôtelier (ASH), coefficient 208 (ancien 203), à une augmentation totale
brute mensuelle de 20C pour un temps plein, sous réserve de justifier d’une ancienneté d’un an
au 30 juin 2013.

Ces augmentations catégorielles seront proratisées pour les salariés à temps partiel et seront appliquées
à partir de la paie du mois de Juillet 2013 avec un effet rétroactif au 1 juin 2013.

4) Augmentations Individuelles

Des augmentations Individuelles seront accordées à certains collaborateurs sur décision du Directeur d’établissement en fonction notamment de leur investissement particulier au cours de la période écoulée.
Ces augmentations de salaire brut mensuel sont à la discrétion du Directeur d’établissement et seront
versées à compter de la paie du mois de juillet.

5) Amélioration du dispositif de « Prime Anniversaire »

Revalorisation des montants existants à compter du 1er juillet 2013 :
– 10 ans d’ancienneté : 260 € bruts (au Heu de 250€) ;
– 15 ans d’ancienneté : 570 € bruts (au Heu de 550€) ;
– 20 ans d’ancienneté : 640 € bruts (au Heu de 600€) ;
– 25 ans d’ancienneté : 860 € bruts (au Heu de 800€).

Création des deux paliers suivants avec effet rétroactif au 1er Janvier 2013 :
– 30 ans d’ancienneté : 950 € bruts
– 35 ans d’ancienneté : 1000 € bruts.

Ces primes seront versées en une seule fois aux salariés présents dans l’entreprise à chaque date
anniversaire.
Pour la détermination de l’ancienneté, il sera pris en compte la notion d’ancienneté Groupe recalculée
conformément aux dispositions de l’article 44 de la convention collective du 18 avril 2002.

6) Revalorisation de la prime pédagogique

La prime pédagogique est portée à 100 € (au lieu de 80€) bruts pour tout salarié qui s’engagera dans un parcours de formation (par le biais d’une école ou en VAE) en vue d’obtenir un diplôme d’AMP ou d’ASD.
Cette prime sera versée en début de parcours.

7) Jour de congé dans le cadre du déménagement du salarié

Un jour de congé supplémentaire par année civile est attribué pour le déménagement du salarié, sur
présentation d’un justificatif et sous réserve que le salarié concerné ait une ancienneté minimale d’un
mois au sein de l’établissement et ne soit pas en cours de préavis. Ce jour de congé devra être pris au
moment du déménagement.

8) Reconduction du jour « enfant malade » supplémentaire
Tout salarié ayant un ou plusieurs enfants à charge de moins de 16 ans bénéficiera pour ceux-ci, en cas
de maladie ou d’accident constaté par certificat médical, d’un congé de 12 jours ouvrables par année
civile, dont les 4 premiers jours seront rémunérés comme du temps de travail (au lieu de 3 jours prévus par la convention collective).

9) Reconduction du dispositif de prime d’obtention du diplôme ASD/AMP

Korian souhaite valoriser les collaborateurs qui se sont inscrits dans une démarche de formation et qui obtiennent des diplômes au sein du Groupe Korian. Les directeurs sont encouragés à faciliter cette professionnalisation dans le cadre des plans de formation.

1- CONDITION DE DIPLOME
Les diplômes concernés sont ceux d’Aide-Soignant(e) (ASD) et d’Aide Medico-Psychologique
(AMP).

2- MODALITES
L’établissement versera la prime de diplôme au plus tard le mois suivant la présentation par le
salarié de l’original de son diplôme.

3- MONTANT DES PRIMES DE DIPLOME
Le montant des primes pour l’obtention du diplôme d’aide soignant (DEAS) ou d’Aide Médico-
Psychologique (AMP) est le suivant :
Prime de 500 € bruts versée en deux fois :
– 50% à l’obtention du diplôme officiel (copie du diplôme faisant foi)
– 50% au 7ème mois après l’obtention du diplôme sous condition de présence au sein de
la société lors du versement.

Durée de l’accord
Le présent accord est conclu pour la période allant du 1er juin 2013 au 31 mai 2014.
Si un nouvel accord sur les salaires était signé avant le 31 mai 2014, il se substituerait au présent accord
à compter de sa date d’entrée en vigueur.

Nous avons néanmoins un regret concernant cet accord :

_ La subrogation qui était demandée par la CGT et FO et à laquelle SUD attache également une grande importance, n’a pas été retenue dans cet accord faute notamment de l’appui de la CFDT sur ce point.

Champ de mars, droit du travail, EHPAD du groupe

Connaître ses droits pour les faire appliquer

L’Union Syndycale Solidaires à laquelle adhère SUD Santé Sociaux à créer de nombreuses fiches pratiques destinées à répondre aux questions les plus courantes des salariés (CDD, CDI, VAE, droit à la formation, Salaire, bulletin de paie, contrats, congés,  etc…)

Toutes ses fiches sont consultables ici : http://www.solidaires.org/IMG/pdf/2012-12-22sommairefichessolidaires.pdf

Pour tous les salariés des EHPAD du groupe Korian la convention collective du 18 avril 2002, et l’annexe de décembre 2002 peuvent être téléchargés ici.

Ces documents sont indispensables pour tous les DP et ceux qui veulent comprendre les questions essentielles liées au droit du travail. De plus, la version de la convention est à jour ce qui n’est pas toujours le cas sur place.

Pour être sûr d’un point précis, vous pouvez vérifier sur la toute dernière version de la convention collective directement sur le site de Légifrance

Important : La convention collective prime sur le code du travail chaque fois qu’elle l’améliore, sinon c’est le contraire.

Et pour ceux qui souhaiteraient se procurer le code du travail, vous pouvez aussi nous contacter.

Autre liens importants :

Les risques psychosociaux au travail

D’autres outils Solidaires pour vous aider sur les problèmes liés aux conditions de travail.

S’organiser, agir,  se syndiquer !

Merci de transmettre ces documents à vos collègues pour les aider à connaitre leur droit et à les faire appliquer.

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Point météo : On dirait le SUD !

Rappel chronologique :  La gréve pour la bientraitance à Korian Champ de Mars a eu lieu entre le 4 et le 21 avril 2013, entrecoupée de plusieurs trêves. Le dépôt de préavis qui a été déposé le 29 mars est consultable sur ce blog : Ici

Le déroulement, et le bilan du mouvement social d’avril sont résumés sur cet article et sur celui-là.

Dès l’arrivée de SUD à Korian Champ de Mars nous avons ressenti que tout en haut ça faisait l’effet d’un événement indésirable, d’un embarras, d’une gêne… Nous vous épargnons la longue liste d’exemples ici mais plusieurs cadres du siège et du Champ de Mars n’ont pu du coup s’empêcher de questionner notre représentant de section sur le fait de savoir :  Pourquoi avoir choisi SUD?

Hein!? Nan mais alors…

Suivant cette même logique, perçu comme discriminante, le nom du même représentant a été prononcé ça et là depuis, dans plusieurs établissements, par différentes directions ou cadres du groupe, et en des termes qui en disent long sur les intentions du groupe… Précisons bien que le représentant en question n’a pourtant connaissance d’aucune faute ni d’aucun reproche qui saurait justifier cela.

Face à toute démarche qui tiendrait du harcèlement, de la discrimination ou de l’intimidation, SUD et Solidaires ont toujours été et resteront très vigilants et très mobilisés contre tout éventuel recours à des techniques dite de « Poursuites-baïllons » ou assimilées.

La société Korian qui a su mettre SUD en demeure pour ce blog, ne semble ne pas savoir ou ne pas vouloir voir en nous les interlocuteurs et partenaires sociaux que nous sommes, en l’occurrence une force de proposition vouée à améliorer une situation devenue insupportable pour un trop grand nombre. Pourtant, on peut lire ça et là combien l’entreprise dit accorder de l’importance au dialogue sociale…

Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous vous recommandons un peu de lecture Solidaires par ci et le bonne Santé de SUD par là.

Fort de son expérience et de la richesse de ses réseaux, SUD peut ainsi agir via la mobilisation, la communication, la visibilité, et les actions Solidaires que certaines directions taxent parfois de « mauvaise presse » parce que oui: SUD dit tout haut et d’une voix plurielle ce que certaines entreprises préfèreraient cacher bien bas.

La position de SUD ici consiste à solidariser encore plus les salariés contre les méfaits ressentis d’une certaine politique d’entreprise sur leur travail, pour donner à chacun les moyens de s’affirmer, de s’unir et de (re)prendre son travail en main. Ceci dans l’intérêt de tous : salariés, résidents ainsi qu’employeur pour peu que ce dernier sache résister à la tentation dévastatrice des profits records de courts termes pour y préférer une perspective plus viable pour tous dans le temps.

Ce blog, tend à informer les salariés mais aussi les pouvoirs publics ou toute personne concernée par les problématiques du Champ de Mars ou plus généralement par celles, ailleurs, qui découleraient de la même politique de groupe.

Ce faisant, nous ouvrons ainsi les débats, publics et collaboratifs,  sur les enjeux et les risques colossaux qui concernent ce marché de la dépendance en matière de travail et d’humanité.

Que ceux qui souhaiteraient une réponse pense à laisser une adresse e-mail.

Champ de mars, Conditions de travail, témoignage

une maison sous tension

On a récemment pu lire sur ce blog combien les sociétés Korian et Médotels, de la plume de leur représentant, contestaient ou minimisaient les mauvaises conditions de travail que nous y avons dénoncé depuis quelque mois.

Depuis quelque mois pourtant, ces conditions se sont encore dégradées…

Portés par une sérieuse inquiétude, et dans l’intérêt de tous, nous attirons toutes les attentions compétentes sur une situation extrêmement tendue à Korian Champ de Mars dans tous les services. En cause, tout ce que nous avons déjà dénoncé ici et qui à la longue crée un climat bouillonnant.
Les tensions sont vives et palpables et nous nous permettons notamment ce petit rappel vers notre article sur les risques pyschosociaux afin que tout soit fait pour éviter que cela ne s’aggrave.

Champ de mars, Conditions de travail, témoignage

Pour un autre point de vue

Le 28 juin, sur demande du groupe Korian et de la société Medotels, nous avons mis en ligne selon les conditions voulues par les intéressés, le droit de réponse à l’article Liste intégrale des revendications adressées le 29 mars 2013 que leurs représentants ont rédigé et adressé à nos bureaux.

Grâcieusement, et parce que nous accordons une réelle importance à la transparence et au dialogue social, nous avons laissé cette réponse plus de deux jours durant en première place de notre espace.

Et comme il convient d’accorder à cet écrit la réponse qu’elle mérite, soyez d’abord assuré, cher monsieur, que nous avons bien agréé l’expression de vos salutations distinguées.

Nous saluons l’initiative de ce courrier qui témoigne selon nous d’une prise de conscience par les dirigeants du groupe de l’importance des problèmes que nous avons soulevés et constitue un premier pas bienvenu vers le dialogue social.

Concernant le contenu de votre réponse, nous nous devons cependant de réagir sur plusieurs points de désaccord qui nécessitent des précisions :

Vous nous écrivez :

« Vous écrivez, tout d’abord, que Korian se livrerait à des actes de «harcèlement comme technique de management» et insinuez qu’elle recourrait à de prétendues « manipulation » et « intimidation », ce qui caractériserait les « mauvaises conditions de travail », que vous vouez aux gémonies. »

C’est le représentant du groupe qui présente dans sa lettre la chose ainsi et en y associant aussi directement Korian, pas nous. Nous avons demandé, parmi d’autres revendications, le bannissement de ces pratiques, que nous avions bien connues, disparues depuis un an et soudainement réapparues. Plusieurs témoignages reçus depuis, en provenances d’autres établissements, nous ont d’ailleurs appris que nous n’étions pas les seuls.

Ces pratiques ne sauraient pourtant caractériser à elles seules les mauvaises conditions de travail évoquées même si elles y contribuent.

Vouez les mauvaises conditions de travail aux gémonies est une concept qui, syndicalement, serait très intéressant mais difficile à concevoir.

Vous nous dîtes aussi :

« Nous ne contestons pas le droit à la liberté d’expression de quiconque et, qui plus est, le droit de polémique que possèdent les syndicats.

Après le courrier de Mise en demeure de retrait de « contenu illicite » adressé par Korian au sujet de ce blog et qui qualifiait la quasi totalité de nos articles de “diffamatoires” ou “injurieux”, on se félicite du progrès et que Korian et Medotels nous reconnaissent enfin aujourd’hui ce droit à nous exprimer.

D’ailleurs vous rajoutez :

“Toutefois, de telles allégations, qui ne sont fondées sur aucun élément tangible et qui sont assénées de manière péremptoire, excèdent le droit de libre critique. »

Des revendications ne sont pas des allégations et, avec les salariés dont nous représentons les intérêts, nous sommes particulièrement bien placés pour savoir sur quels éléments objectifs elles se fondent.

Vous nous expliquez que :

“Korian a toujours honni au sein de ses établissements les comportements que vous lui prêtez et s’est évertuée, tant pour le bien de ses salariés que pour la qualité des prestations offertes aux résidents, à assurer des relations de travail saines et éthiques et à accompagner ses employés dans leur évolution de carrière.”

Nous sommes un peu surpris par le “toujours”, juste devant “honni”. Nous ne prêtons pas directement à Korian de comportement particulier en la matière des pratiques dénoncées, mais dès lors qu’une revendication vise l’amélioration d’une situation nous pensons que la recherche de celle-ci et de ses moyens incombe à Korian. D’autant que plusieurs messages de soutiens et plusieurs témoignages reçus de salariés ou ex salariés du groupe Korian  nous ont informés que Korian Champ de Mars n’en aurait pas l’exclusivité.

Vous ajoutez :

“ C’est dans cette perspective qu’elle a mis en oeuvre des formations aussi diverses et complètes que BEST (Bientraitance, Ethique et Soins pour Tous), Humanitude dont l’objectif est de former le personnel à la prise en compte du bien-être des personnes au quotidien ou encore Campus Korian dont le but est notamment de familiariser les équipes de management aux bonnes pratiques de gestion du personnel.”

Nous reconnaissons une vraie qualité à ces formations mais leur qualité se heurte malheureusement à la dure réalité des conditions de travail, lesquelles ne permettent souvent pas de mettre toutes les bonnes pratiques en pratique.

Quant à l’accompagnement des employés dans leur évolution de carrière, on déplore bien trop peu de formations diplômantes pour que cette perspective soit complète. Nous n’avons cependant jamais entendu parlé de Campus Korian et n’avons donc pu en mesurer les effets. Mais sur le plan du management, nous avons souvent observé les conséquences sur les équipes de la pression du chiffre (le taux d’occupation entre autre) et d’une quête de profitabilité un peu trop maximisée ; pression qui se déporte du sommet de l’entreprise jusqu’aux premiers maillons des EHPAD.

Sur les salaires vous écrivez :

“ Elle a constamment garanti à ses employés des rémunérations compétitives et en adéquation avec leur compétence et leur ancienneté et respecté les règles du droit du travail, que ce soit au titre des congés payés, qui n’ont jamais été «grignotés» contrairement à ce qui est mentionné, qu’au titre de la valorisation et du paiement des heures supplémentaires.”

Ce ne sont pas les congés payés qui ont été grignotés, mais le nombre de postes d’ASH… Et au vu du nombre d’absences qui n’ont pas été remplacées (voir la période d’avril et mai par exemple) on pourrait appliquer la même formule pour les postes d’AS.

A notre grande surprise, vous écrivez aussi :

“ Le consensus qui est intervenu entre la direction et une partie du personnel de l’établissement Korian Champ de Mars suite au mouvement social survenu début avril afin, notamment, d’obtenir plus de personnel, démontre plus que tout, malgré un contexte économique particulièrement difficile, notre volonté d’instaurer des conditions de travail meilleures et plus harmonieuse.”

Nous sommes ravis d’apprendre qu’un consensus est intervenu entre la direction et une partie du personnel… La dite partie du personnel n’était pas au courant. Nous en étions resté à une rencontre des plus décevantes au siège le 16 avril suivi d’un courrier de Korian adressé à sa clientèle et que nous avions commenté le même jour  sur ce blog. Devons nous comprendre que l’établissement a obtenu depuis plus de personnel ? Là aussi, nous n’étions pas au courant mais nous applaudissons des deux mains cette très bonne nouvelle !

Peu avant la fin vous écrivez :

“Il est, par ailleurs, allégué que les prétendues «mauvaises conditions depuis des années» seraient « vecteurs de maltraitance sur les personnes âgées dont nous avons la charge ».

Une telle assertion, d’une particulière gravité, tant pour Korian que pour les membres de son personnel, se heurte, là encore, aux réalités matérielles.

Pour s’assurer du traitement irréprochable par ses employés des services octroyés aux résidents de ses établissements, a été instauré tout un panel de services et d’outils ».

Plus les réalités sont nombreuses, plus il fait mal de s’y heurter. Un employé qui travaille seul, sur un étage prévu pour deux, parce que son collègue absent n’a pas été remplacé, ou un autre qui bouche les trous laissés par cette même absence aura beau être irréprochable ce n’est pas pour autant que le service le sera. Idem pour un chef de service soumis à une trop grosse pression des chiffres (nombre de protections, non remplacement d’AS si le TO est trop bas, etc..)

Deux paragraphes plus loin vous concluez par:

“C’est toutefois les bons résultats obtenus en 2012 qui sont les meilleurs gages de la qualité de nos services ».

Nous avions cru constater une dégradation des conditions de travail et de séjour quasi proportionnelle aux bons résultats de l’entreprise… Mais si la réponse à nos problèmes se résume à l’augmentation des chiffres, alors nous voilà rassurés…

Jusqu’à présent, les salariés ne savaient pas qu’ils allaient mieux.

Voilà qui méritait d’être dit.

Et pour conclure cet article, une autre occasion de se réjouir pour tous les salariés du groupe qui réalisent chaque jour tout ce que le groupe a fait pour eux mais qui ne vous on jamais vu :

Publiée le 27 juin 2013, sur « Le revenu TV » (si si ça existe)

« Le directeur général de Korian  explique sa stratégie et son plan de marche pour relancer la dynamique boursière du spécialiste de la dépendance. »

http://www.lerevenu.com/interviews/2013062751cc35402ace3/korian

Coïncidence des calendriers?  Nous recevions  le même jour, une lettre du même monsieur faisant jouer le droit de réponse dont nous venons de parler.

Champ de mars, Conditions de travail, droit du travail, EHPAD du groupe, Politique groupe, témoignage

Vigilance Solidaire

A Korian Champ de Mars et ailleurs, sanctions, mise à l’écart ou intimidations se multiplient depuis peu touchant des salariés solidaires du mouvement de grève pour la bientraitance survenu en avril 2013 ou qui ont tendance à dire ce qu’ils pensent quand ça ne va pas. Ce n’est bien entendu pas formulé en ces termes mais nous seront extrêmement vigilants et mobilisés pour éviter et combattre toute dérive.


Nous concernant, en plus de la récente mise en demeure visant ce blog, certains ont même entendu de la bouche de leurs directions : Il « n’obtiendra rien de la grève, la seule chose qu’il va gagner c’est de se faire virer ». Le « IL » de ces propos désignant ici le Représentant de la Section Syndical Sud présente à Korian Champ de Mars et à l’initiative du mouvement de grève. Un bel exemple parmi d’autre de comment le groupe entend respecter la liberté d’expression et l’Article L1132-2 du code du travail.

Vous qui avez soutenu notre effort en faveur de la bientraitance et d’une réelle amélioration des conditions de travail, ne restez surtout pas isolés, soyez vigilants, comme nous le sommes, et n’hésitez pas à prendre contact avec nous pour rassembler les témoignages, pour trouver des soutiens locaux et réagir au premier signe d’hostilité contre vous.

Les quelques 14000 salariés qui constituent « la première richesse de l’entreprise » ( selon les mots relevés sur le site du groupe Korian dans la rubrique Pourquoi rejoindre Korian ? ) espéraient sans doute une meilleur considération et une meilleur réponse aux interventions des cabinets d’audit ou au lancement tambour battant de Kommunity…

Mais bon, il faut croire que l’heureux changement  ne sera pas pour tout de suite malgré la poésie affichée par le groupe sur la toile :

« La première richesse de l’entreprise, ce sont les femmes et les hommes qui la constituent. Korian, acteur européen de référence dans la prise en charge de la dépendance, est fort du professionnalisme et de l’énergie de ses 14 000 salariés en France, Italie et Allemagne » Source 

Formulaire de contact pour témoigner ou nous rejoindre :

guilemet

autres - divers, Champ de mars, Conditions de travail, droit du travail, témoignage

Risques psychosociaux : KEZAKO ?

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Les mauvaises conditions de travail contre lesquels nous luttons, entrainent très souvent du stress qui peu à peu se transforme en épuisement professionnel. De nombreuses études ont été réalisées sur ce sujet et aujourd’hui les employeurs ont pour obligation de mettre en place des dispositifs de prévention contre les risques psychosociaux.

Vous trouverez ci-dessous un résumé des études en question et en particuliers les facteurs de risque. Il est probable qu’un grand nombre du personnel soignant qui travaille dans un établissement du groupe Korian y voit un miroir de son travail quotidien.

Les risques psychosociaux :
stress, comportements antisociaux, harcèlement, dépression, burn out, etc… –  Les causes, les symptômes et les conséquences.

Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burn-out, est un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique. Il se caractérise par 3 dimensions :

  • l’épuisement émotionnel : sentiment d’être vidé de ses ressources émotionnelles,

  • la dépersonnalisation ou le cynisme : insensibilité au monde environnant, déshumanisation de la relation à l’autre (les usagers, clients ou patients deviennent des objets), vision négative des autres et du travail,

  • le sentiment de non-accomplissement : sentiment de ne pas parvenir à répondre correctement aux attentes de l’entourage, mise en retrait, dépréciation de ses résultats…

Infirmières, aides soignants,  Aidants… De nombreuses professions demandent un investissement personnel et affectif important. Les salariés exerçant ces métiers sont particulièrement concernés par le risque de burn-out quand ils en arrivent à ressentir un écart trop fort entre leurs attentes, la représentation qu’ils ont de leur métier (portée par des valeurs et des règles) et la réalité du travail. Cette situation, qui les épuise et les vide émotionnellement, les conduit à remettre en cause leur investissement initial.

Facteurs de risque

L’épuisement professionnel étant une conséquence du stress au travail, on retrouve parmi les causes du burn-out des facteurs de stress. Différentes études ont spécifiquement permis de souligner le rôle des facteurs suivants :

  • absence de soutien social (relations insuffisantes ou de mauvaise qualité avec les collègues, les supérieurs, les proches),

  • absence de reconnaissance du travail effectué,

  • manque de contrôle (faiblesse de la participation aux prises de décision, des marges de manœuvre, manque de retour d’information sur l’efficacité du travail),

  • perte de sens du travail,

  • surcharge de travail,

  • sentiment d’inéquité, sentiment d’un manque de réciprocité, (que le traitement n’est pas le même pour tous),

  • demandes contradictoires,

  • manque de clarté dans les objectifs, les moyens

Si vous êtes concerné par un de ces points, vous pouvez contacter votre CHSCT ou à défaut vos délégués du personnel afin de connaitre ou de faire mettre en place des mesures préventives ou palliatives.

La souffrance au travail n’est pas une fatalité, elle s’analyse et se combat !

Formulaire de contact pour témoigner ou nous rejoindre :

droit du travail, Politique groupe

Mise en demeure de retrait de « contenu illicite »

La semaine dernière, la société Korian représentée par un membre de son directoire, a adressé au bureau de SUD Santé Sociaux par une lettre de 11 pages une mise en demeure de retrait de « contenu illicite » pour le pourtant très bon blog https://greveurschampdemars.wordpress.com

Il faut croire que les récits, les témoignages et les analyses que vous lisez ici ont déplu au groupe puisqu’il reproche à ce blog de contenir « des informations diffamatoires/injurieuses » à l’égard du groupe et/ou des sociétés du groupe. Ce qui nous surprant, d’autant que bon nombre de lecteurs, salariés du groupe Korian, nous écrivent pour nous dire avoir constatés les mêmes problèmes dans leurs établissements.

Le courrier n’étant pas précis sur les parties du contenu posant problème, nous avons donc scrupuleusement tout relu sans rien trouver de diffamatoire ou injurieux. Mais cela a été l’occasion de corriger des fautes d’orthographes, de rajouter des virgules, et de réaliser à quel point ce blog est précieux pour l’archivage des problématiques rencontrées sur le Champ de Mars ou dans les autres EHPAD du groupe (si vous avez pris la lecture en cours, franchement on vous le conseille !).

L’occasion aussi de réaliser que bien des problèmes dénoncés sur ce blog ne cessent de se vérifier encore aujourd’hui.

Pour tout ceux qui plaident pour une amélioration des conditions de travail et des conditions de séjour, quel paradoxe que de se voir mis en demeure… (séjour, demeure…, humour?)

Enfin, le groupe reproche à ce blog l’utilisation nom de la marque Korian. Mais ce nom, pour les salariés, désigne avant tout l’employeur, le lieu de travail ou l’entreprise en général. Ce n’est pas nous ni ce blog qui faisons du tort au groupe Korian ainsi qu’à son image, mais s’il y a eu du tort de fait, c’est la faute selon nous aux conditions de travail et à leurs conséquence en matière de service client.

LRAR korian suite

La dernière phrase du courrier étant un brin menaçante, cela nous renseigne sur le niveau de tolérance dont peut faire preuve l’employeur envers la liberté d’expression syndicale, mais surtout nous inquiète sur la tolérance qu’il pourrait avoir envers la liberté d’expression de ses salariés.

Une fois de plus, nous invitons tous les salariés travaillant pour une maison du groupe Korian à ne pas céder à l’inacceptable tout en restant prudent.

Vous pouvez vous joindre à nous et nous à vousen trouvant le SUD prés de chez vous

Ou bien vous pouvez nous écrire !

Ci-dessous, notre réponse au courrier de mise en demeure.

—————

Cher monsieur …………………,

vous nous avez contacté par la LRAR n° 1A08767814106 pour nous indiquer que le site https://greveurschampdemars.wordpress.com/ contenait des informations diffamantes / injurieuses à l’égard de la société Korian que vous représentez.

Vous avez accompagné votre courrier de nombreuses copies d’écrans et extractions de contenus provenant du-dit site. Cependant dans la masse d’informations que vous jugez diffamatoires/injurieuses, nous n’avons pas été en mesure de trouver des propos d’un tel type. A titre d’exemple (et pour illustrer notre incompréhension) vous rapportez les propos d’un certain « zouzou » indiquant (en date du 1er avril 2013 à 9h41) que « J’espère qu’il ne manque pas de place dans le coin » ce qui ne saurait caractériser une diffamation/injure quelconque.

Nous vous demandons donc de nous indiquer avec précision les propos que vous considérez comme « diffamatoires/injurieux ».

Vous nous avez aussi reproché l’usage de la marque « Korian » alors que nous n’avons aucun droit dessus. Or le site étant un espace d’information permettant aux salariés de votre structure de s’exprimer, il est bien normal que l’intitulé de votre structure apparaisse. De plus, notre activité syndicale ne consistant pas à proposer une « réponse médico-sociale et sanitaire au vieillissement de la population » (comme l’indique votre site) l’usage du terme Korian ne nous semble pas caractériser une atteinte au droit des marques ou de la concurrence. Nous espérons par ailleurs que les médias traditionnels (prenons par exemple le figaro http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/korian-reste-sur-un-rythme-de-croissance-soutenu-422152 ) n’ont pas à demander votre accord avant de publier des informations sur votre entreprise « en rythme de croissance soutenu » (toujours selon le figaro).

Nous vous invitons là encore à préciser votre propos afin que nous puissions y apporter une réponse appropriée.

Nous vous indiquons aussi que votre courrier sera partiellement publié sur le site internet https://greveurschampdemars.wordpress.com/ . En effet cela nous permettra de faire appel à la communauté grandissante fréquentant le site afin de comprendre les faits qui nous sont reprochés.

Nous restons donc dans l’attente d’informations complémentaires de votre part avant de procéder à une quelconque censure du contenu présent sur notre site.

Nous vous prions d’accepter, cher monsieur, l’expression de nos meilleures salutations syndicales et militantes.

Le syndicat SUD Santé Sociaux Paris.

Champ de mars, Conditions de travail, EHPAD du groupe, Politique groupe

Kommunity

Après, Korian First et Optim, les ressources humaines du groupe Korian viennent de lancer Kommunity, un nouveau projet dont la mise en place soulève encore des montagnes mais pour lequel sur le terrain on reste sceptique compte tenues de toutes les initiatives similaires déjà lancées et pour lesquelles on voit rarement les changements positifs concrets que cela apporte.

 Kommunty c’est le « baromètre salarié Korian », l’outil dont auraient besoin les décideurs du groupe pour se rendre compte que oui les salariés aiment leur métiers mais que oui les salariés sont mal payés, que leurs conditions de travail sont souvent mauvaises, que les charges de travail augmentent sans compensations et pour un travail trop peu valorisé, que chaque fois qu’ils expriment leurs problèmes ceux-ci sont souvent niés, ignorés, minimisés ou même leur sont reprochés mais qu’ils demeurent trop rarement solutionnés.

Plus généralement, on répond à des problèmes factuels par des petites phrases toutes faites comme « c’est une question d’organisation » ou « ailleurs ça marche très bien », en culpabilisant au passage des salariés consciencieux qui n’ont pas 4 bras et qui ne savent pas être à la fois au rez-de-chaussée et dans les étages. Des salariés qui trouvent souvent plus de reconnaissance et de considération de la part des résidents ou des familles.
D’autres fois, pour que le salarié accepte d’endurer toujours plus, on peut jouer d’un chantage tacite ou de mensonges auprès des salariés qui ne connaissent pas leurs droits, ou bien on peut presser encore tous les salariés qui ont peur qu’on refuse leurs congés, leur formation, leur augmentation ou leur promotion en forme de miroir aux alouettes.

 Si ce « baromètre salarié Korian » est tout nouveau, on attend toujours les résultats des autres initiatives déjà mises en place :
_ Une enquête sous forme d’auto évaluation au début de l’année auprès des salariés sur les bonnes pratiques.
_ Un audit sur le soin en février.
_ L’application des mesures annoncées par la direction régionale au moment de la grève début avril.
_ La finalisation par Altedia de la 1ere phase d’écoute commencée début avril et la communication aux équipes des points observés.

On attend toujours des nouvelles du poste de psychologue du travail laissé vacant pour ne pas dire abandonné (et ses rapports avec elle) depuis plus d’un an.

On attend toujours la remise d’une copie des évaluations individuelles comme cela avait été annoncé en mars.

On attend toujours le jour où la remontée des problèmes, en plus de beaux discours, sera aussi suivi d’effets.

 Un baromètre social c’est toujours utile par les temps qui courent mais si on prend la température sans rien faire de tous les diagnostiques nouveaux ou précédents déjà effectués faisant tous état des mêmes constats, alors le baromètre sera bien peu de chose face aux catastrophes naturelles prévisibles.

En attendant qu’on tergiverse entre économie de masse salariale et amélioration des conditions de travail et de la qualité de service (« sur qualité » comme disent certains), nous invitons la communauté des salariés Korian qui ne l’aurait pas encore fait à nous faire un coucou pour tous ensemble prendre soin les uns des autres.

Tout ce que vous écrivez ici restera entre nous et ne s’affichera pas sur le blog. Mais si besoin d’aide ou pour information nous pourrons vous recontacter par mail.

 

Champ de mars, Conditions de travail, témoignage

Temoignage de la vie des étages

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Le point de vue d’une soignante.

À korian champ de mars il y a un taux d’absence non remplacée impressionant et ce n’est pas la faute des A.S qui pourtant en subissent les conséquences. Les absences causent les absences parce que si votre collègue est absente pour X raison et qu’elle n’est pas remplacée, vous aurez peut être le matin un contrat pro pour vous aider et le soir une aide soignante qui normalement a en charge le PASA, peut être… Mais entre le matin et le soir vous serez seule à l’étage et travaillerez deux fois plus pour combler cette absence. La fatigue s’accumule, on se blesse plus facilement et a notre tour nous sommes en arrêt, lequel ne sera peut être pas remplacé. C’est un cercle vicieux. On a relevé que sur 15 jours récemment il y avait eu 14 ‘AS absente qui n’ont pas été remplacées… Il faut également rappeler que outre les maladies, la fatigues et les blessures liée au travail il y a aussi la tentation des vacations … Et oui car si une AS en CDI chez nous manque une journée de boulot pour aller faire une vacation dans un autre établissement elle est gagnante vus les salaires d’ici, et même après des années d’ancienneté.
Maintenant les répercussions sur ses absences ?! Les premiers touchés sont bien sûr nos résidents avec qui on est obligé de passer moins de temps, la communication avec eux est du coup quasi inexistantes, les projets de vies baclés, les soins individualisés n’en parlons pas…
A plusieurs reprise lors d’absences non remplacées, des A.S se sont vues quitter a 21h au lieu de 20h pour pouvoir assurer les vrais soins qu’elles n’auraient pas eu le temps de faire normalement sinon, tel que brossage de dents ou même tout simplement fermer les volets … Mais le bénévolat va bien un moment… Malgré leur conscience professionnelle, ces AS ont également une vie en dehors des murs de Korian Champ de Mars ! Elles peuvent prendre sur elles une fois, deux fois, vingt fois, etc. ils arrivent un moment ou le ras-le-bol et le sentiment d’injustice prend le dessus : Les soins de nursing du coup s’exécutent tant bien que mal, machinalement pour ne pas dire à la chaîne ! On va tombe dans la facilité et le service minimum… La plus part du personnel rentre chez lui avec un poids, celui de ne pas faire son métier comme il le désirerait, pouvoir passez du temps au moment de la toilette a discuter échanger avec le résident, etc. On a choisit un métier humain ce n’est pas pour se retrouver a faire un travail a la chaîne sans pouvoir prendre le temps de considérer les personnes individuellement avec leurs histoire et leurs vécus.
Mais malheureusement on voit bien que même si des familles veulent pour leurs parents le même service que nous voulons aussi, les moyens humains actuellement mis en place ne suffisent manifestement pas…

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Pour proposer vous aussi un article ou pour faire partager un témoignage merci d’adresser votre texte directement par e-mail sans pièce jointe au bureau SUD Santé Sociaux dédié aux salariés Korian à greveurs.greveuses@gmail.com

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Droit de réponse

Aujourd’hui, (dans un élan visant sans doute à réstaurer les gros manques de confiances existant entre siége/direction et salariés…) korian adressait à toutes les familles du Champ de Mars, un courrier « d’explication » très subjectif sur le mouvement de gréve qui touche l’établissement, sans en toucher mot aux grévistes ou aux salariés.

A la lecture du document, plusieurs rectifications s’imposent.

La gréve toucherait « une petite partie du personnel ». 12 salariés ont pris part à cette gréve. 6 autres sont venues la soutenir sur leurs jours de repos, 9 autres sur leur temps de déjeuner ou de pause (bravant l’interdiction de le faire!) et 5 autres reprennaient la gréve aujourd’hui avant l’annonce d’une nouvelle trève. Nous savons que le groupe aime les additions, aussi nous lui laissons le soin du calcul de cette « petite partie ». Qu’il soit assurez qu’en minimisant la réalité c’est aussi le meilleur moyen de l’augmenter.

La direction et l’équipe régionale ont, d’après elles, pris toutes les précautions pour que la vie quotidienne soit la moins perturbée possible. S’agit il d’une inversion maladroite qui aurait remplacé « les grévistes » par « la direction et l’équipe régionale » dans le texte? Ou est-ce que cela inclue le généreux travail des grévistes dans le service dont il est fait cas? Car les grévistes ont fait, font et feront le maximum pour ne prendre personne en otage, pour que le service soit le même que d’habitude, en assurant directement une partie du service. Combien ont ainsi continué de travailler avec un brassard, d’assurer les toilettes du matin, le service technique, les animations, l’accompagnement des résidents, la prise en charge relationnelle des plus désorientés, le sauvetage en pleine rue de résident fugeur, ..?  Comment se fait il qu’une direction qui dit avoir fait tout son possible n’ait pas été capable de remplacer des non grévistes absents (5 sur les seuls jours de vendredi, lundi et mardi et derniers)?
Pourquoi certains résidents, désorientés ou non, préferaient le piquet de gréve et ses occupants aux autres lieux de la maison?

Pour korian, »il n’est pas question de remettre en cause le droit de grève » ce qui n’empêche que durant tout le temps du préavis les efforts ont porté bien plus sur une dissuasion de faire grève, non sans une très lourde insistance, plutôt que de solutionner les problèmes pour éviter la gréve. De plus, et durant tout le temps de la grève, tous ont pu comptabiliser un nombre considérable d’infractions au code du travail de la part de la direction sur les modalités du droit de grève.

Dans le cadre du dialogue social, Korian prétend esperer que ses propositions sauront satifaire les attentes des grévistes, et ce alors même que les portes paroles des grévistes ont quitté le siége ce jour trés décus, sans aucune satisfaction en vue, et bien décidé à rompre la trêve ce dont ils ne se sont pas cachés! De qui se moque-t-on?

Sur les réponses apportées aux revendications et à la gréve, le courrier évoque ce que les grévistes eux mêmes n’osent plus esperer en rêve (une reconnaissance de leur travail sous forme de salaires décents..) mais rien sur le souhait de postes supplémentaires, revendication première, qui a occupé 3/4 des 2h de réunion au siége ce jour. Le siège a pourtant su trouver « de très bon arguments » comme : Ce ne sont pas des postes en plus qui amélioreront les conditions de travail et la qualité du service. Si on crée un poste en plus aujourd’hui, les familles en voudront un autre demain. Si on a un poste en plus, ça n’empêchera pas les absences…

L’entête du papier étant celle du siege et non celle du Champ de Mars, nous devinons à qui l’on doit ce bel exemple de franchise, de bonne foi et de transparence…

autres - divers

« Grêver » ou pas « grêver » telle est la question

Un jour les négociations avancent, un autre jour elle reculent, et puis stagnent et puis… et puis… et puis… Et puis zut !

Quelles sont nos demandes qui nécessitent de si longues réflexions et si peu de bonnes conclusions?
Ce n’est pourtant pas si compliqué de reconnaitre que oui, un poste qui existait avant l’été dernier doit exister avant l’été prochain, que oui les charges de travail sont trop lourdes ou qu’en tout cas aujourd’hui on ne s’en sort pas (qui oserait dire le contraire?).
Ce n’est pourtant pas si compliqué de reconnaitre que la moitié des AS et la totalité des IDE ne prennent quasi jamais leur pause, qu’elles les travaillent sans qu’on ne leur paye.
C’est pourtant pas si compliqué de reconnaitre que oui les trois quart des employés sont tellement mal payés qu’il suffirait d’une heure de grève pour les mettre à découvert…

Alors bien sûr la direction et tous les cadres de Korian sont concernés par les soucis énoncés. Mais beaucoup moins semble-t-il que par leurs économies. Il leur serait donc inconcevable de croire des salariés qui répètent depuis des années combien les conditions de travail sont mauvaises. Alors on attend les études, les analyses, les plans de réorganisations, les plan de restructurations, les changements de fournisseurs, etc. qui seront peut être mieux que d’autres… peut être… Mais qui trime en attendant? Qui se fatigue? Qui se démoralise? Qui est mal payé pour travailler plus, à la place des collègues absentes, sans pause, en perdant des congés par ci et des congés par là, en faisant des heures sup gratis?
Est ce normal de refuser ça sans attendre? Est-ce normal de ne pas avoir une meilleur reconnaissance que par de longues explications? Faut-il vraiment faire plus de 5 jours de grève pour avoir gain de cause sur tout ça? Est-il écrit quelque part dans le code du travail que l’employeur doit toujours avoir raison?

Pour toutes ces raisons le Champ de Mars est encore en grève,
d’autres EHPAD le soutiennent, se mobilisent, lentement mais surement.

Tout ça pour quoi?
Parce que la direction refuse des postes en plus qui lui couteraient pourtant moins que ce que paye un seul résident en un mois?
Parce qu’à quelques centimes le petit déj, on ne va quand même pas l’offrir à 5 ASH chaque matin?

Parce que dépenser de l’argent ça coûte…

Et la bientraitance dans tout ça !?

droit du travail

Droit du travail, convention collective, etc – le Kit pratique

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

La convention collective du 18 avril avril 2002, et l’annexe de décembre 2002sont indispensables pour tous les DP.

Pour être sûr d’un point précis, vous pouvez vérifier sur la toute dernière version de la convention collective directement sur le site de Légifrance

La convention collective prime sur le code du travail chaque fois qu’elle l’améliore. Et pour ceux qui souhaiteraient se procurer le code du travail, vous pouvez nous contacter.

Voir aussi :

Les risques psychosociaux au travail

D’autres outils Solidaires pour vous aider sur les problèmes liés aux conditions de travail.

S’organiser, agir,  se syndiquer

Merci de transmettre ces documents à vos collègues pour les aider à connaitre leur droit.

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Témoignage d’une ancienne salariée de Korian Champ de Mars

Qu’il est difficile ce travail de soins de la dépendance!!! Il faut comprendre les familles et leurs remarques très souvent justifiées, il faut comprendre les salariés :
12 heures de présence payées 10 (et très mal payées), pour vivre à Paris correctement un deuxième boulot s’impose …chic!

Petit extrait d’un début de matinée mouvementé pour E.,aide soignante Korian ( situation fictive mais proche du réel)

« J’arrive le matin, fatiguée par le transport, inconfortable et souvent long , les collègues dans le même état que moi, me font grise mine, on ne peut pas dire qu il y ait une bonne ambiance dans cette maison . … mais bon je fais avec , j’aime bien ce que je fais et j’ai besoin de travailler.
Il y a du travail , la petite dame rentrée hier, qu’on ne connait pas encore est agressive, elle pince, elle mord, elle tape …je déploie des trésors de patience pour lui faire sa toilette, l’habiller. Est ce que je dispose de tout ce dont j’ai besoin? Non ,bien sur…il me manque une paire de collant en bon état, le seul chemisier de l’armoire n’a plus qu’un seul bouton …il me manque les gants de toilette …que faire? Je cours dans le service pour trouver ce qu’il me faut, entre temps le Monsieur de la chambre 310 me voyant passer , m’appelle, il veut se lever, il ne marche pas et je ne peux pas le sortir seule de son lit …je cherche ma collègue … je l’appelle , elle ne répond pas , elle est sans doute à l’autre bout du service dans une chambre et n’entend pas. On ne dispose pas de téléphone entre nous , pas de « présence » au dessus des portes non plus…et surtout, nous ne sommes que deux aides soignantes pour 20 résidents très dépendants …bon , je me décide , je lève le monsieur seule et l’installe sur sa chaise roulante …Wouahou !!!! il est lourd je vais encore avoir mal au dos ce soir , mais bon il faut bien avancer…Je retourne chez ma petite dame arrivée hier , zut elle a enlevé les quelques sous vêtements que je lui avais trouvés et mis …je recommence mais j’entends le chariot du petit déjeuner qui arrive, je dois me dépêcher…..sinon ça n’ira pas… »

et c’est chaque jour ça , être aide soignante à Champ de Mars ..

J’ai collaboré moins d’un mois et demi dans cet établissement j’ai adoré ses remarquables professionnels de terrain , son équipe cadre avec laquelle j’ai collaboré, je remercie sa directrice pour la confiance qu’elle m’a accordée, son énergie, ses convictions .
Ce n’est pas le personnel que j’ai voulu fuir ….mais un système qui se permet de mépriser le personnel et du même coup, méprise les personnes âgées..
Dirigeants Korian :Reconnaissez la valeur des gens et la grande difficulté de leur mission , valorisez leur salaire , valorisez leur travail !!! merci pour eux!!! le bénévolat des bonnes sœurs de jadis n’est plus d’actualité ….le savez vous?

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Temoignage d’une ancienne salariée du Champ de Mars.

Voilà maintenant un certain temps que je vous ai quitté et je retrouve ces mêmes problématiques qui m’ont fait partir. J’admire ceux qui ont eu la force de rester et qui décident aujourd’hui de faire entendre leurs voix. Au vu de ce que je sais, certaines choses auraient même empiré…

Aujourd’hui je peux dire les choses et si toutes les personnes ayant travaillé ou travaillant chez Korian Champ de Mars disaient tout ce à quoi elles ont pu assister cela ferait un choc à beaucoup de personnes.

Durant mon embauche chez Korian Champ de Mars, j’ai vu nombre de personnes (dont j’ai fait partie) être humiliées, mises sous pression, abandonnées et non soutenues par leur hierarchie.
J’ai vu de nombreux soignants en burn out qui essayaient de faire de leur mieux mais qui n’y arrivaient plus. J’ai vu de nombreuses personnes compétentes partir car elles étaient dégoutées et épuisées de ce fonctionnement.

J’ai vu dans cet établissement une nouvelle politique de management qui pour moi était complétement abérante: plus vous faites ou essayez de bien faire votre travail plus on vous embête alors qu’à l’inverse vous pouvez faire ou ne pas faire ce qu’il vous plaît et vous ne serez jamais embêté. Tout cela semblait tellement suréaliste que j’ai vu des personnes compétentes et sérieuses se demandaient si ce n’était pas elles qui avaient un problème. Et oui, on marche sur la tête…

Le plus désolant c’est de se rendre compte que tant que le taux d’occupation est bon personne n’ira chercher plus loin et ne voudra entendre ce qu’il se passe dans l’établissement. Tous les dysfonctionnements seront gentiments étouffés.

Sous le règne d’une certaine direction, il y a eu du harcèlement, des humiliations, des coups de pression, des manipulations MAIS le taux d’occupation était bon donc rien ne s’est passé…

Un EHPAD c’est avant tout le lieu de vie des résidents où des salariés viennent travailler pour veiller à leur bien être et leur apporter tous les soins qui leur sont nécessaires. Je reprends le slogan de Korian : nous prenons soin de la vie.
Pendant mon séjour à Korian Champ de Mars j’ai vu certains salariés tout faire pour essayer de prendre soin des résidents et faire leur métier avec beaucoup de conditions mais à aucun moment donné cette démarche n’a été favorisée par le groupe. Je pense qu’il serait plus honnête et réaliste de changer le slogan en nous prenons soin de nos interêts et de nos investisseurs.

Il serait trop long de tout dire dans ce message, on pourrait faire un livre avec tout se qui s’est passé et se passe dans cet établissement. Mais enfin une nouvelle page peut peut être s’écrire grâce au courage de ceux qui ont osé faire entendre leur voix.

Chers membres du siège cette grève n’est pas un caprice loin de là et tant que rien ne changera il y en aura de plus en plus.

Amis grevistes COURAGE!!

Champ de mars, droit du travail, témoignage

2ème jour de grève. Negociations rompue – La direction revient sur sa parole

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L’essentiel de la grève se déroule devant l’accueil et dans le calme en compagnie de résidents désorientés à qui notre grève semble très bien convenir. D’autres viennent nous encourager ou pousser la chansonnette. Les familles qui s’arrêtent sur notre banderole reçoivent le texte de nos revendications auquel elles donnent beaucoup d’intérêt même si la direction grince des dents.
En général, la famille qui a lu le texte revient nous dire qu’elle est complétement avec nous et certaines même se demandent pourquoi autant travaillent encore…

Au 2ème jour de la grève, nos interlocuteurs nous ont par trois fois invités au dialogue sans nous proposer rien de nouveau. Mais en milieu d’après-midi, ils ont fait plus fort et sont revenus sur les points d’accord de la veille qu’ils ont remplacé par une note de service trop prudente pour être concrète. Encore une fois, le cabinet de conseil véritable cour des miracle du groupe Korian nous est présentée comme la solution incontournable qui d’ici plusieurs mois mettra un terme aux maux de la maison, et ce malgré le refus d’une grande parie de salariés.
Alors que la veille, plusieurs points de revendications étaient présentés comme des formalités qui pouvaient être prises pour acquis, cette fois personne ne veut se risquer à annoncer une échéances même à 3 ou 4 mois. La direction ne veut pas non plus concevoir que les points d’accord vus ensemble puissent apparaitre dans un protocole d’accord de fin de grève.
Devant une tel refus d’acter et de signer les choses, aucune confiance n’est possible et les négociations sont rompues.

Les délégués du personnel Nasma et Olivier ont annoncé leur refus de toute nouvelle négociation avec ces interlocuteurs et attendent désormais du siège que de nouveaux responsables, ayant de vrais moyens d’action, de vrais pouvoirs décisionnels, viennent sur place pour régler la situation.

A suivre…

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Grève au Champ de Mars – Etat des lieux

Aujourd’hui à 9h30, des salariés de Korian Champ de Mars sont en grève.

La direction est aussi matinale que tendue. En particulier le monsieur très énervé qui demande aux aides soignantes à tout bout de champ si elles sont en grève ou si elles travaillent parce qu’il veut savoir… (pour l’aider cf. dictionnaire. définition du mot travail et définition du mot grève).

Après un passage dans le bureau pour recevoir une liste récapitulative de quelques points de revendications acceptés deux jours avant, et après un dialogue ou débat infructueux les portes paroles reprennent leur place.

Les grévistes sont rassemblés devant l’accueil. Très peu agités, et dans une ambiance plutôt bon enfants qui offre machinalement à beaucoup de résidents une distraction qui semble beaucoup leur plaire.

Très vite, peut être parce que les grévistes chantent des chansons, la direction fait venir un huissier de justice pour constater toute infraction. Plusieurs heures durant, l’huissier nous vois donc distribuer le texte de nos revendications aux familles qui le demandent, nous habiller d’une banderole, parler, nous lever, nous asseoir, ou encore boire de l’eau. Par oubli, par non connaissance des salariés, ou par ciblage intentionnelle, allez savoir, la direction n’a communiqué à ce monsieur qu’un seul nom, celui d’un délégué du personnel étiqueté SUD, alors qu’ils sont deux à avoir signé le préavis. L’huissier concentre ainsi l’essentiel de son attention sur ce dangereux individu qui boit de l’eau, parle, s’assied, etc…

Pendant ce temps, des salariés d’autres établissements Korian, s’informent, se parlent, bref réfléchissent, autour de l’idée de solidarités et de revendications communes.

A 17h30, 4 grévistes sont invités à négocier les revendications. Pour la première fois depuis le dépôt du préavis, nous abordons des choses concrètes, proches des réalités locales du Champ de Mars, et même nous avançons. Bons nombre des revendications sont ainsi acceptées même si sur le plus important (postes supplémentaires et conditions salariales) on ne déplore malheureusement aucune avancée.Tout ce qui peut coûter de l’argent de façon régulière au groupe Korian, et ce même à hauteur de quelques centimes par personne et par jours, nous est présenté comme quelque chose de totalement impossible (petit déjeuner, repas, postes en plus hors dotation de l’ARS, …).

Pendant ce temps, des salariés de plusieurs autres établissements Korian ont décidé de passer outre tout clivage syndicaux et de prendre part, à leur manière, au mouvement que les salariés du Champ de Mars ont initié en discutant ensemble, en nous manifestant leur soutien, etc.

Les salariés de Korian Champ de Mars insistent sur les nécessités d’augmenter les effectifs sans attendre et de revaloriser les conditions salariales pour palier aux plus gros problème de la maison : absentéisme et turnover chroniques.
Jusqu’à l’obtention d’un accord sur ses points, la mobilisation durera.

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Ils ont déclenché la grève

Le jeudi 4 avril 2013, après 5 jours de préavis le groupe Korian n’a toujours pas accepté les revendications des salariés.

Depuis 9h30 ce matin les salariés sont donc en grève reconductible.

Tous les salariés Korian de France et de Navarre sont invités à se réunir chez eux autour des problèmes communs qui nous touchent tous et de réfléchir à rejoindre notre mouvement.

Bon courage à tous, on veille sur vous,
racontez nous comment ça se passe.

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Remerciements à J-1

Les futurs grévistes de Korian Champ de Mars remercient chaleureusement les familles qui ont récemment proposées de faire une quette pour composer les pertes salariales, dues au non paiement des jours de grève, pour les employés les plus précaires. Ceci donne du courage à tous et montre bien que les revendications sont légitimes.

Les futurs grévistes de Korian Champ de Mars remercient chaleureusement les nombreux salariés d’autres maisons Korian pour leurs appels, leurs messages de soutien et surtout pour leur intention de prendre part au mouvement avec leur établissement et avec nous. La solidarité rend plus fort et aide à faire avancer les choses.

Les futurs grévistes de Korian Champ de Mars remercient tous les syndiqués CGT qui soutiennent le mouvement malgré les difficultés rencontrées.

Les futurs grévistes de Korian Champ de Mars remercient tous les anciens collègues qui se sont manifestés récemment en proposant leur présence et en adressant leur soutien.

Les futurs grévistes de Korian Champ de Mars remercient chaleureusement SUD Solidaire pour les soutiens, les conseils et l’expertise apportés.

Les futurs grévistes de Korian Champ de Mars ne remercient pas les responsables du Groupe Korian dont la politique irresponsable et la non prise en compte de nos problèmes endémiques a conduit là.

Les futurs grévistes de Korian Champ de Mars ne remercient pas une petite poignée d’employés qui pour des raisons obscures travaillent main dans la main avec la direction contre la grève et contre les revendications des grévistes. Ces personnes qui dans un premier temps s’étaient dit d’accord sur les revendications et sur la grève et pour qui les revendications et le contenu du préavis avaient été spécialement remaniés ont refusé de le signer pour aujourd’hui travailler contre. Quelle belle image de l’unité
syndicale tant vantée mais si rarement manifestée…

Les futurs grévistes de Korian Champ de Mars ne comptent que sur eux mêmes et toutes les solidarités qui se manifestent et se manifesteront pour améliorer leurs conditions de travail, faire avancer les choses et faire valoir leur droit.

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Pour la bientraitance

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Champ de mars, droit du travail, témoignage

Grêveurs et grêveuses

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