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Korian : L’accord qui priverait des milliers de salariés des leurs instances représentatives de proximité

92 comités d’entreprises envolés, dans les humeurs de la fusion Korian Medica… Une perte de proximité majeur pour des milliers de salariés que certains osent nous présenter comme un MIEUX qui favoriserait le « Dialogue Social » et la représentation du personnel…

Ce serait comme de dire : Qui perd gagne, car plus l’entreprise prospère plus les salariés mutualisent une perte proportionnelle aux profits de leur entreprise..

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On vous le disait déjà dans de précédents articles : l’orientation actuelle proposée par Korian pour déterminer les futures Comité d’Entreprises est tout simplement inacceptable socialement parlant. Et si certains élus syndicaux et dirigeant se ravissent à l’idée de ce que sera la représentation (théâtrale ?) du personnel, ce n’était pas notre cas, ce n’est pas un accord minoritaire signé par trahison syndicale ( CFDT / UNSA) contre les salarié-e-s et par la direction de l’entreprise qui rendrait ça plus acceptable AU CONTRAIRE.

Lors de la dernières réunions de négociation, d’autres voix que la nôtre se sont enfin faites entendre, pour réagir face à la mascarade et nous n’étions pas mécontents de voir qu’autour de la table la résignation se dissipait un peu sauf pour les traitres sociaux qui se crispaient.

Les adhérents et les sympathisants que nous avons sondés sont unanimes pour refuser que l’imposture s’imposent aux salarié-e-s et pour attendre autre chose des réunions en court.

Nous ne saurions tolérer que le Dialogue Social déjà honteusement servi à toutes les soupes par les politiques et les patrons ne servent  à présent d’alibi pour le muselage social de la représentation et de la revendication des salariés de notre entreprise.

Au lieu d’écarter encore et encore des salariés qui alertent sur les dysfonctionnements croit ont vraiment servir la cause des personnes âgées en accentuant le dysfonctionnement de la protection du personnel…?

Ce n’est pas qu’on aime radoter mais il semble plus que jamais nécessaire que l’on se répète :

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C’est pourquoi nous sommes, ainsi que la CGT, entièrement solidaires de la colère manifestée à la clinique SSR de Bellecombe à Lyon. Mais tout autant solidaires des centaines de salariés d’autres établissements silencieux qui ne sont pas moins excédés d’être les dindons de la farce.

Enfin, nous compatissions pour les autres salariés silencieux qui (in)lassablement servent leur entreprises et qui par manque d’info n’ont pas compris les enjeux et pour qui le réveil risque d’être rude si rien ne change…

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Sur la gréve d’avril 2015 à Korian Champ de Mars

Pourquoi SUD n’est pas signataire du protocole de fin de conflit ?

Parce que notre fonctionnement est démocratique, que nos revendications sont légitimes et qu’il est hors de question de les taire ou d’y renoncer.

Nous agissons avec et pour les salarié-e-s mais ne décidons pas à leur place. D’accord ou pas d’accord, c’est une affaire collective avant tout, et avant nous.
Aussi, lorsque autant de salarié-e-s sont en gréve, c’est avant tout parce qu’elles et ils recherchent de bonnes raisons de ne plus l’être. Et ces raisons ce sont des garanties que leurs problémes sont bien compris et seront solutionnés. Or, la majorité des grévistes attend de vraies garanties à la place des « propositions » sensées résoudre leur conflit.

Plus d’un mois après le débrayage du 4 mars, de celui du 14 avril 2015, aux jours de gréve du 15, 16, 17, 18, 19 et 20 avril 2015, de 8h à 20h00, 38 salarié-e-s titulaires ont pris part au mouvement de gréve sur Korian Champ de Mars. Seuls 15 titulaires en poste sur la même période n’y ont pas pris part. Soit une participation à 72%.

Ce mouvement à concerné notamment 100% des titulaires aides-soignant-e-s, serveurs, animateur, cuisiniers et plongeurs disponibles et 75% des ASH.

C’est ce que la direction de l’établissement qualifie de « mouvement de gréve de certains membres du personnel » dans son annonce affichée à l’intention des familles et résidents (mais pas au personnel).

Malgré cette mobilisation hyper majoritaire et la légitimité des attentes, la direction n’a jamais accepté de garantir aux salariés des rémunérations plus décentes, ni des embauches inconditionnelles sur les 2 postes de soins créés en juin mais non pourvus ou pour des postes supplémentaires au restaurant, ni pour une prime de compensation pour des centaines d’heures de pauses non prises, travaillées ou dérangées. Sur le besoin de confiance et de sérénité du personnel en gréve, les problémes graves de management que salarié-e-s et représentant-e-s rapportent et dénoncent depuis au moins 2 mois, et alors que la notion de « harcèlement » a été abordé plusieurs fois, c’est en terme de « ressenti exprimé sur la communication de la direction » que le problème nous a été présenté dans le protocole d’accord.

Dans ce contexte, la direction de l’entreprise a donc préféré la fermeté voir l’entêtement, laissant sa clientèle et les non grévistes dans la situation qu’ils ont connu, plutôt que de satisfaire aux demandes des grévistes qui n’avaient pourtant rien d’excessives.

Car, nous n’en démordrons pas : 1100 ou même 1300 euros ce n’est un salaire pour un personnel d’EHPAD à temps plein, avec des journées de travail de 8h à 20h.
Comment une entreprise aussi prospère que Korian peut proposer à des salarié-e-s titulaires un salaire inférieur à celui de certain-e-s vacataires sur le même poste ?

Oui, les attentes du personnel sont légitimes, humaines, normales et saines. Il ne devrait même pas y avoir à réclamer là dessus, encore moins à mener plusieurs jours de gréve. Ces problémes ne devraient pas exister dans une entreprise où croissance et bénéfices ne cessent d’augmenter dans des proportions aussi fulgurantes.
La direction devrait récompenser l’effort et l’engagement de tout son personnel, et respecter le courage qui pousse à dire les choses en face dans l’intérêt de tous. L’argent ne devrait pas être plus tabou quand il s’agit de le redistribuer que lorsqu »il est question de recettes.
Quant à saisir le salaire des heures de gréve, quelque soit la partialité du prétexte, c’est pour toutes et tous les grévistes un signe de plus qu’elles et ils ne sont clairement pas compris ou qu’elles et ils valent moins que ce qu’on leur retire.

Bonnes conditions de travail et bonnes conditions de séjour ne peuvent être dissociées. Du côté des familles d’ici comme pour les salariés d’ailleurs, la majorité des retours qui nous sont adressés approuvent nos revendications et témoignent du choc considérant le décalage énorme entre frais de séjour/profits et salaires.

Comme en Ile de France, dans l’Indre et Loire et dans bien d’autres départements où se trouvent des établissements du groupe, la solidarité aux grévistes n’a donc pas tardé à se manifester et l’appel à la solidarité financière est aussi bien suivie, bien mieux que ne l’a été l’appel à la générosité et à l’humanité de l’entreprise. Un suivi d’autant plus concerné que les solutions attendues, nous dit on, ne peuvent se prendre au niveau du seul établissement du Champ de Mars, ce serait « prétentieux » pour ses salarié-e-s que de prétendre là-bas à l’exclusivité des difficultés et des besoins.

Mais notre refus de signer, n’empêchera pas l’entreprise de dors et dejà respecter ses propositions qui n’auraient d’ailleurs jamais dû attendre une gréve pour arriver.

Notre refus de signer tient au fait que les revendications initiales justifiées et longuement argumentées lors de la gréve ne peuvent se balayer comme ça, que la reconnaissance et la détermination des salarié-e-s ne se bradent pas et que nous continuons d’exiger les solutions legitimes attendues par les salarié-e-s.

Il ne peut y avoir de sortie de crise sans qu’il y ait de solution à la plupart des raisons de la crise.

 

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Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif

Barbouze, espionnage et grosse monnaie : le « dialogue social » du 21ème siècle ?

[mise à jour du 7 mai 2015 – devant la quantité de retours de salariés nous rapportant des cas, documents, situations, et les sentiments de peurs à dire les choses, rencontrés dans leurs établissements ou entreprises, nous rédigerons un article plus détaillés sur les pratiques. Il convient cependant de distinguer les véritables techniques d’espionnage et les cas de surveillance ou flicage plus courant et plus « ordinaires » (écoute aux portes, sollicitation à délation, etc.). Aucune des 2 catégories n’est acceptable mais la gravité pénale n’est toutefois pas la même. Certains des faits remontés nous étaient connus mais d’autres pas, ça plus le nombre de retours justifie un article sur le sujet qui complétera les problématiques EHPAD dont le partage du recensement avait été interrompu et qui mérite d’être approfondies] 

Dans le monde du travail aujourd’hui, lorsque des nouveaux financements sont sollicités par des syndicats pour améliorer les conditions de travail, les effectifs ou les salaires, on leur répond souvent que ces moyens n’existent pas ou que ce serait trop couteux.

Mais ça n’empêche pas certains à rémunérer de faux salariés dix fois plus que le SMIC pour espionner salariés et syndicats, ou de payer un « agent » incognito pour filmer des grévistes à leur insu. Nouvelles technologies, surveillances ou interceptions de communications (e-mails, sms, téléphone, réseaux sociaux, etc.) ne sont pas non plus en reste des pratiques illicites et cachées que certaines entreprises se permettent. Ça n’empêche pas en plus des alliances entre patronats et « syndicats » ou « syndicalistes » ou contre d’autres syndicats, ou l’achat ou la tentative d’achat sur des partenaires sociaux, d’autant que certains se vendent sans trop se faire prier.
Des pratiques pouvant être extrêmement coûteuses en plus d’être honteusement indécentes mais que certains patrons peuvent préférer plutôt que le progrès social.

Rarement, et presque par miracle (voir articles ci-dessous), des pratiques anti syndicales et/ou discriminatoire dont SUD et Solidaires n’ont jamais cessé de combattre la nature, éclatent au grand jour, montrant que le patronat est capable de dépenser contre ou pour des syndicats ce qu’il refuse d’investir pour les salariés.

Il y a de fortes chances que les lecteurs de ce blog trouveront à lire dans notre espaces d’autres révélations sur des pratiques de grands acteurs de la santé du privé lucratif en matière d’anti-syndicalisme et de « techniques » peu réglementaires, plusieurs de nos dossiers en la matière s’étayent au fil du temps. ( d’ailleurs mieux que les formulaires contacts ou les courriers anonymes au syndicat, nous vous réinvitons pour vos contributions à privilégier l’envoi par e-mail à cette adresse pour les documents en phase avec nos missions et qui vaudraient d’être portés à notre connaissance).

Pour quelques exemples tels que révélés par l’Expansion (Orpéa, Ikea) ou plus récemment par Mediapart (suite de l’affaire Orpea) qui épingle Orpea pour un « Deal » à 4 000 000 d’euros proposé à un syndicat en échange d’un retrait de plainte pour espionnage, combien d’autres « deal » ou « arrangements » peu avouables peuvent passés sous silence, dans une entreprise ou une autres, sur le dos de salariés ? Sans enquête préalable et révélation à la presse de syndicalistes consciencieux, qui aurait su ?

C’est la raison pour laquelle SUD et Solidaires ont toujours martelé un devoir d’indépendance infaillible des organisations et des élus vis à vs des directions, et la plus grande transparence dans les fonctionnements d’entreprise.

Avant de lire les articles ci-dessous, il est a précisé ce que le journaliste de Medipart confirme : la fédération CGT a refusé la transaction qui lui était proposée, à l’unanimité des voix dans les instances consultées.

Espionnage de salariés: un «deal» à 4 millions d’euros a été proposé à la CGT

|  Par Mathilde Goanec et Mathilde Mathieu pour Mediapart
http://www.mediapart.fr/article/offert/2df830e812af6e433b4246bf5b55983f

Le groupe Orpea, l’un des leaders mondiaux du secteur de la santé privée, a fait espionner ses salariés, en particulier des représentants syndicaux. Cet hiver, alors que la CGT portait l’affaire devant la justice, l’entreprise lui a proposé un « deal » secret à 4 millions d’euros en échange du retrait de sa plainte. Refusé.

Au départ, le groupe Orpea a recruté de simples « observateurs participants semi-dirigés ». Ça, c’était sur le papier. Mais derrière ce jargon, l’entreprise franco-canadienne, l’un des plus gros opérateurs mondiaux de maisons de retraite et de cliniques privées, a en fait injecté trois « taupes » parmi ses salariés, chargées d’espionner en particulier les syndiqués. Coût mensuel : quelque 14 000 euros par « implant ».

Les vrais employés n’ont découvert le pot aux roses qu’en 2012, au détour d’une enquête de L’Expansion sur le nouveau business de l’infiltration. Interrogés par la CGT, les dirigeants d’Orpea avaient alors démenti toute volonté d’espionnage. À en croire un courrier interne, les informations récoltées n’avaient « d’autres fins que l’amélioration des conditions de travail » et l’opération ne visait qu’« à éclairer la direction du groupe sur la nature et l’ampleur des risques pyschosociaux ». Sans rire. L’argument a tenu deux ans.

Mais en décembre dernier, la fédération « Santé et action sociale » de la CGT s’est finalement décidée à porter plainte pour « délit d’entrave », « atteinte à la vie privée » et « collecte frauduleuse de données à caractère personnel », afin de dénoncer « un système pensé d’infiltration des syndicats et d’espionnage des salariés ».

« L’une des missions principales des “implants” étaient de porter atteinte au droit syndical », insiste la plainte, qui souligne les efforts des infiltrés pour « être élus ou désignés sous [la] bannière [de la CGT] ». Cette pratique serait « illicite » faute d’avoir « soumis le procédé devant les institutions représentatives du personnel », assène Me Sofiane Hakiki, l’avocat qui a entre-temps récupéré les rapports écrits des “ implants ”, les factures et les contrats. En trois semaines à peine, le parquet de Paris ouvrait une enquête préliminaire, déclenchant la panique chez Orpea.

La plainte est d’autant plus inflammable médiatiquement que la société chargée de fournir les trois espions, Groupe Synergie Globale (GSG), est connue des journalistes depuis qu’elle a été mise en cause pour des faits similaires dans « l’affaire Ikea », toujours en cours d’instruction à Versailles, mais d’ores et déjà à l’origine de la mise en examen du PDG d’Ikea France et de l’éviction d’une pléiade de directeurs (voir nos révélations ici ou ). Se sentant probablement acculé, le groupe Orpea a mis alors des millions d’euros sur la table, dans le plus grand secret, pour tenter de faire taire le syndicat.

… La suite et les extraits de rapports des implants ici : http://www.mediapart.fr/article/offert/2df830e812af6e433b4246bf5b55983f

Autre article du 27/04/15 – 16h14 – HOSPIMEDIA – Auteur Agathe Moret
http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20150427-judiciaire-orpea-soumet-un-accord-de-4-m

Dénoncée en 2012 par l’Expansion, l’affaire des faux salariés d’Orpéa a failli échapper aux tribunaux. Suite à la plainte contre X déposée par la CGT le 23 décembre dernier (lire ci-contre), la direction du groupe privé de la dépendance a proposé au syndicat un ultime protocole d’accord : 4 millions d’euros (M€) en nature en échange de l’abandon des poursuites judiciaires. Dévoilé par Mediapart dans son édition du 3 avril 2015, ce « deal » confidentiel n’a pas trouvé preneur.

« On a essayé d’acheter notre silence« . Voilà comment un représentant de la CGT, sous couvert d’anonymat, résume la situation à Hospimedia. Dédommagements individuels pour les personnes touchées par l’affaire, création de dix comités d’établissements dans les unités économiques et sociales (UES) de la branche maison de retraite du groupe, versement de 200 000 euros (€) pour chacune des organisations syndicales (CGT, CFTC et Maison Arc-en-Ciel) et octroi d’une prime de partage des profits de 2015 de l’ordre de 150 € par salarié (soit un total de 2,2 M€)… la proposition d’Orpéa pèse lourd. Mise à discussion entre les parties le 17 février dernier, celle-ci s’est pourtant heurtée au refus du syndicat.

Pourquoi ? « Outre la manière de procéder[l’accord intégrait une clause de confidentialité, NDLR], cet accord ne proposait aucune avancée sociale pour les salariés, précise la CGT, ces petits arrangements relèvent de la négociation interne à l’entreprise et n’ont aucune place dans le cadre d’une plainte au pénal. » « Si certains de nos camarades de la confédération ont évoqué auprès de Mediapart leurs réserves quant à ce refus, précise une autre source proche du dossier, nous sommes convaincus que nous n’avons pas fait d’erreurLes actes d’intrusion commis sont tellement importants que [les dirigeants] méritent d’être poursuivis« . Réaffirmant donc son intention d’aller jusqu’au bout de la procédure judiciaire, le syndicat a assuré avoir depuis coupé tout contact avec la direction.

Alors que les premières auditions relatives à l’enquête préliminaire ont débuté mi-mars, la partie plaignante attend désormais la décision d’instruction officielle et le lancement du procès. Contactée par Hospimedia, la direction d’Orpéa ne s’est quant à elle pas encore manifestée à l’heure où nous publions ces lignes.

A lire également, un résumé du sujet sur le site de Lutte Ouvrière :
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/04/28/groupe-orpea-flicage-des-salaries_36986.html

En décembre 2014, la CGT avait porté plainte contre le groupe Orpéa, l’un des leaders mondiaux des maisons de retraite et des cliniques privées, accusé d’espionner des salariés.

Cette affaire remonte à 2010. La direction d’Orpéa, dont les principaux actionnaires sont un fonds d’investissement canadien, la famille Marian, fondatrice du groupe, et la famille Peugeot, redoutait le déclenchement de grèves dans ses établissements. Elle a alors utilisé trois indicateurs se faisant passer pour des travailleurs d’Orpéa. Ces taupes rédigeaient des rapports hebdomadaires qui décrivaient l’état d’esprit des salariés, plus particulièrement les faits et gestes des militants de la CGT. Ils ne cherchaient pas seulement à dénoncer les fortes têtes mais à infiltrer les syndicats.

Pour ce sale boulot, dénommé conseil en gestion de risque social, Orpéa avait fait appel à une société, Groupe synergie globale (GSG), connue pour avoir mis en place une vaste opération de fichage, d’écoutes illégales et d’espionnage des travailleurs du groupe Ikea à la même époque.

D’après Mediapart, en 2015 la direction d’Orpéa a proposé quatre millions d’euros en échange du retrait de sa plainte à la CGT, qui a refusé cette magouille.

Le flicage des travailleurs et des militants est loin d’être une exclusivité d’Orpéa et d’Ikea. Ces dernières années, pour des affaires de ce type, Eurodisney, Carrefour, Lidl par exemple ont été condamnés, sans compter les entreprises qui n’ont pas été prises la main dans le sac.

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Korian – Medica : Les salariés n’ont absolument pas à subir le défaut de management d’un groupe qui se dit exemplaire

Cité par Hospimedia, cette déclaration d’Anne Taquet venait ponctuer l’introduction de la réunion extraordinaire du comité d’entreprise Medica le 23 avril alors que le redressement fiscal dont a fait l’objet l’entreprise « excusait » le non versement de la participation à des milliers de salariés du groupe Korian.

Mais le même principe de na pas subir le défaut de management peut s’appliquer a bien d’autres situations que subissent les salariés :

– la pénibilité, les non remplacements parce que le taux d’occupation a baissé, le non paiement de pauses non prises ou dérangées faute d’une organisation ou de remplacements pas à la hauteur, etc..

Si la mauvaise gestion fiscale doit priver de participation les salariés qui n’y sont pour rien, si la profitabilité est à ce prix là, est ce que les condamnations Prud’hommales aussi devraient impacter à la baisse les parts de revenus des salariés… Il n’est pas acceptable que le coût des manquements de certains dirigeants de l’entreprise puisse se payer sur le dos de son personnel ! Plutôt éponger les pertes du côté des actionnaires ou sur les salaires des dirigeants.

Sur la gréve au Champ de Mars * un autre article Hospimedia que nous commentons ici répond mieux que les négociations :

« Plus que de la réorganisation du travail, c’est une meilleure organisation de l’établissement qui est envisagée« , explique Monique Rolland, directrice des ressources humaines pour Korian-Medica. Pour pallier les dysfonctionnements, sont notamment prévus : la mise en place de fiches d’événements indésirables pour étude hebdomadaire (existantes mais non utilisées jusqu’alors) ou encore la rémunération des temps de pause non effectués » (ouf, il était temps..!!).

* Notons, contrairement à ce qu’indique Hospimedia que le protocole n’a pas été signé par les salariés… mais seulement par la déléguée syndicale CGT et contre la volonté de la majorité des grévistes (toutes appartenances syndicales confondues). Pas de signature de fin de conflit pour SUD donc parce que la démocratie et parce que les réponses apportées sur des demandes essentielles ne sont pas à la hauteur des attentes des grévistes. Quant à la rémunération des temps de pauses telle qu’énoncée au protocole, elle est conditionnée a un tel parcours du combattant hiérarchique que la fin de la corvéabilité gratuite n’est semble-t-il pas encore pour demain… Idem pour le paiement rétroactif de plusieurs centaines d’heures de travail non rémunérées ces dernières années.

Les grévistes du Champ de Mars ne prétendent pas à l’exclusivité ou au monopole des situations anormales. Mais puisque les réponses salariales sont systématiquement repoussées au motif de la nécessité pour l’entreprise d’une harmonisation groupe (les améliorations doivent pouvoir s’appliquer à tous les établissements), SUD et les grévistes du Champ de Mars sont fiers de non seulement défendre leur dignité professionnelle mais aussi d’agir du même coup en faveur des milliers de salariés Korian-Medica. 

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Le conflit social à Korian Champ de Mars vu par Hospimedia

article publié le 20/04/2015 sur Hospimedia


http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20150420-dialogue-social-au-coeur-de-la-greve-la

Les salariés de l’Ehpad du Champ-de-Mars entament leur 6e jour de grève

Alors que SUD appelait dès le 14 avril à une grève illimitée, à Paris, les salariés de l’Ehpad du Champ-de-Mars de Medotels, filiale du groupe Korian, n’ont toujours pas repris le travail. Au 3e jour de la mobilisation, SUD évoquait dans un communiqué 85% de grévistes. Le lendemain (le 18 avril), la CGT détaillait : 100% d’aides-soignants titulaires, 75% d’agents hospitaliers et 100% des agents de service de restauration participaient au mouvement.

Au-delà du non-versement de la prime d’intéressement, les salariés de l’Ehpad dénoncent les pratiques managériales de mise au sein de la structure. Sont évoquées par la CGT notamment, des méthodes proches du harcèlement, de la pression au chiffre et une organisation du travail inadéquate. Aussi les salariés demandent-ils la renégociation de deux postes supplémentaires — consentis lors du dernier mouvement de grève avant d’être supprimés — ainsi qu’une prime de pénibilité. Pour l’heure, circonscrite à l’établissement, cette demande, précise Albert Papadacci, pourrait être reprise au niveau du groupe tout entier, voire à l’ensemble du privé lucratif. Et d’assurer que la question sera posée lors des commissions paritaires du Synerpa.

Également contactée par Hospimedia, la direction de l’Ehpad du Champ-de-Mars n’a pas donné suite.

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Korian : Tous les salariés Medica privés de participation, se voient proposés 260€ de prime exceptionnelle

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Le groupe Korian-Medica a proposé jeudi, lors d’un comité d’entreprise, une prime exceptionnelle de 260€ bruts aux salariés de la filiale française, pour compenser l’absence de participation aux bénéfices.

Les salariés réclamaient également des négociations sur une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail. Ils avaient organisé une journée d’action le 15 avril dans une soixantaine d’établissements à l’appel de la CGT et en même temps qu’un appel à la gréve illimitée lancée par SUD pour l’ensemble du groupe.

Avant la réunion, L’UNSA demandait par un courrier au PDG une prime exceptionnelle de 300€.

La « prime exceptionnelle » de 260 euros bruts proposée par le directeur général du groupe, Yann Coléou est « une mesure compensatoire pour les salariés de la société Medica France qui avaient touché une participation aux bénéfices l’année dernière« , a-t-elle précisé.

Son montant correspond à « la moyenne des participations versées en 2011 et 2012 » proratisée au temps de travail, selon les conditions cumulatives suivantes :

– Salariés de la SA Medica France qui étaient présents durant toute l’année 2014 et toujours dans les effectifs lors du versement,

– Salariés ayant bénéficié de la participation en 2014 au titre de l’exercice 2013,

Cette somme sera versée sous forme de prime exceptionnelle sur le salaire du mois de juin, en même temps de la Prime de stabilité. « Plusieurs milliers » de salariés sont concernés.

Korian-Medica a annoncé le 25 mars un bénéfice net en hausse de 116,3% en données publiées et de 8,8% à périmètre constant.

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Korian : défilé de la colère devant le siège

Salaires « Korian-misère », penibilité, non remplacements volontaires d’absences suivant la météo du TO, effectifs serrés, salariés pressurisés, etc.. Ca suffit!!

À l’appel de la CGT et de SUD, ce rassemblement invite à faire entendre sa voix pour que l’entreprise daigne enfin mieux traiter son personnel, base 1ère de la prise en charge des aînés.

– Salaires minimum à 1500€ net. – l’abolition des corveabilités non rémunérées. _ La subrogation pour tous les salariés (car la santé du personnel ca se respecte aussi et surtout lorsque le travail l’use) _ Prime de penibilité _ Remplacement des absences à 100% _ 13ème mois

Vus les bénéfices énormes réalisés par l’entreprise sur le dos des personnes âgées et des salariés qui en prennent soin : il est grand temps de reverser les profits vers la base de l’humain pour améliorer le travail quotidien.

Nous ne sommes pas actionnaires mais les véritables acteurs de la santé et de la dépendance c’est nous ! Entendez nous, considérez nous, respectez nous, la dignité n’entend pas les histoires de coût.

jeudi 23 avril 2015, à 12h00 : 32 rue de Guersant, 75017 Paris, Rassemblement devant le siège de Korian Medica

Rejoignez nous et soyons Solidaires Unitaires Démocratiques : SUD !

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Une centaine de militants y étaient rassemblés au moment de la réunion du comité d’entreprise Medica France

 

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D’autres image du rassemblement par ici

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Conflit social Korian Champ de Mars : Confiance et reconnaissance perdues

La gestion déplorable des négociations par l’entreprise, la stigmatisation systématique de notre syndicat, de notre rss et par la même de toutes celles et ceux qu’ils représentent, et le double jeu odieux d’une représentante CGT à l’insu de l’ensemble des salarié-e-s, ont abimé encore plus la confiance envers la sincérité du dialogue et les sentiment de confiance et reconnaissance si nécessaire aux salarié-e-s.

Quelle genre de collaboration de travail pourrait naître de tout ça ?

Alors que la méthode de gestion du conflit des dirigeants est plus efficace pour l’offense syndicale  que pour l’effort salariale, comment le personnel pourrait croire à une volonté d’apaisement de la part des dirigeants et retrouver confiance ?

Comment, avec une si mauvaise gestion et autant d’obstination patronale, croire à la mise en place efficace  d’une méthode managériale plus saine et plus juste?

Non, les conditions ne sont vraiment pas réunies pour que le personnel retrouve confiance envers des dirigeants qui les baladent.
L’effort à décourager étant plus motivé que celui à donner espoir, le désaccord prend racine, l’entreprise l’arrose et la trahison le cultive.

Conclusion :
Or de question que nous ne cautionnons cela. Pas de fin de conflit dans ces conditions là.
Quand le DRHO bouge le conflit ne dépasse pas 3 jours, mais avec le trio qu’on a vu l’obstination dure et le conflit perdure.

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Caisse de solidarité en soutien au personnel en gréve de Korian Champ de Mars

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Caisse de solidarité

en soutien au personnel en gréve de Korian Champ de Mars

Face à l’inefficacité ou l’indifférence du trio direction régionale, RRHO et directeur d’établissement qui n’ont pas su ou pas voulu résoudre les problémes graves et générateurs de souffrance, signalés bien des fois au fil des mois, le personnel de Korian Champ de Mars n’a pas eu d’autre choix que de se mettre en gréve illimitée pour faire reconnaitre son mal être et réclamer une plus digne considération salariale.

Partageant pleinement la responsabilité des problémes, ce trio dirigeant n’accepte pas de reconnaitre la gravité réelle du malaise de ces salariés, se bornant à minimiser la nécessité des solutions proposées par les représentants des grévistes.

Il est pourtant évident que des salaires de 1100€ à même pas 1300€ net par mois ne peuvent pas être acceptables compte tenu de la qualité de travail et de service attendu sur un établissement de ce standing et de la pénibilité. Très nombreuses pourtant sont les personnes dont c’est le « salaire ».

Il est évident aussi qu’un directeur dont les méthodes managériales agressives qui sont à l’origine de tant de souffrance ne peut être porteur de la mise en place d’une méthode se voulant plus respectueuse du personnel. C’est pourtant ce que propose la direction régionale.

Il est évident enfin qu’il n’est pas admissible que l’entreprise qui a profité depuis des années durant de son personnel, en ne lui payant pas certaines parties de son travail, refuse aujourd’hui toute compensation salariale.

Korian préfère donc la continuité de la gréve, laissant tourner son établissement dans des conditions déplorable, plutôt que d’accéder à des attentes aussi nécessaires que juste.

Parmi les titulaires en poste lors des 5 premiers jours de gréve et malgré les efforts considérables pour dissuader des salariés de faire gréve, 100% des aides soignantes (18), 100% des serveurs (2), 75% des agents de service hôtelier (9), 1 infirmier, 1 cuisiner, 1 plongeur, et 100% du service animation (1).

Pour ses 33 salariés, une caisse de solidarité a été mise en place par SUD Santé Sociaux 75 et une par la CGT.

Si vous souhaitez les soutenir, vous pouvez donner, à l’une, à l’autre ou encore aux deux.

Pour SUD, libellez votre chèque à l’ordre de SUD Santé Sociaux 75 et ajoutez une mention « soutien aux grévistes de Korian champ de mars » au dos du chèque.

 Adresse postale :

SUD Santé Sociaux 75 85 Rue Charlot 75003 Paris

 Si toi aussi tu as un salaire « Korian-Misère » et que tu comprends notre colère alors soit Solidaire !

Si vous préférez adresser votre don via la CGT c’est par ici : http://data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20150421/ob_df9235_appel-a-la-solidarite-korian-champs-d.pdf

 

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Korian Champ de Mars : Les grévistes determinés à continuer le temps qu il faudra

À défaut d’un livre pour conter leur histoire, les grévistes occupent leurs journées en mettant l’histoire en chansons : Ici les premiers jets modestes du cahier de chansons :

https://m.facebook.com/FedeSudSanteSociaux

 

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

5ème jour de grève à Korian Champ de Mars

Hier, les directions de l’établissement et régionale ont communiqué par voix d’affichage un courrier aux familles et résidents de l’établissement disant qu’un certain nombre de mesures concrètes applicables rapidement avaient été présentés et que la direction attendait la levée du mouvement de gréve pour pouvoir les mettre en application.

Mais les dites mesures, que nous ne rejetons pas, sont beaucoup trop peu au regard de la gravité de la situation qui a justifié cette gréve.

Rappelons que sur l’effectif présent depuis le début de la gréve 100% des Aides-Soignants titulaires ont pris part à cette gréve, 75% des Agents de Service Hôteliers et 100% des serveurs titulaires (entre autres..). Les solutions et les réparations concrètes que les salariés daignent escompter doivent être à la hauteur de la gravité des causes de la gréve. Des causes dont l’entreprise a toute sa part de responsabilité ce qui justifie d’autant plus notre insistance d’aujourd’hui.

Or, et alors que très nombreux sont les personnels qui touchent moins de 1300€ net par mois, la direction régionale refuse toute compensation immédiate que ce soit pour le grand nombre de temps de travail régulièrement effectué en plus mais qui n’est pas rémunéré ou sous forme de prime de pénibilité. Elle refuse également de maintenir le nombre de personnel au niveau constant de ce qui existait fin juin 2014 au motif qu’il y a quelques chambres vides.

Nos demandes ne sont pourtant pas excessives mais normales, légitimes, il en va de la dignité des salariés comme de la qualité et du sens de leur travail.
Plutôt qu’une direction qui en soutienne une autre envers et contre toutes nos évidences, nous revendiquons nous aussi le droit à être d’avantage reconnus et soutenus par une direction régionale qui est aussi garante de nos conditions de travail.

Nos problémes d’aujourd’hui ne sont pas nouveaux, mais les solutions sont juste à la traine. Seule la gréve est nouvelle mais face aux refus patronaux, les salariés refusent de lever la gréve.

D’autant plus que l’information la plus concrète présentée par les directions aux représentants du personnel lors des discussions de la veille, touchant à la principale cause de la gréve et qui laissait le plus espérer aux grévistes l’arrêt des dérives dénoncées, n’a jamais été portée à l’écrit et ne semble même plus d’actualité.

Les salariés sont en droit d’attendre un minimum de gages de confiance, quant aux remèdes à leurs maux !

Après avoir tellement subis et endurés depuis des mois déjà, les grévistes sont bien décidés à ne rien lâcher. La reconduction pour dimanche de la gréve et l’amplification du mouvement a donc été voté à l’unanimité.

Nous le disons : Les quêtes de profits effrénés sont causes de souffrance et de forte pénibilité pour ceux-là même qui les produisent. A un moment il faut accepter que tout ne monte pas toujours vers le haut sans que ça redescende un peu parfois. L’action pour nous ne rime pas avec dividende, mais juste avec dignité.

 

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Korian Champ de Mars – 17 avril 2015 – 19 salariés en gréve

« Quoi!? Vous n’êtes pas payé plus que ça? Mais c’est scandaleux, au prix qu’on paye c’est une honte! » Ainsi s’est exprimée une famille auprès des grévistes aujourd’hui.

Korian Champ de Mars est l’un des EHPAD les plus lucratifs de France, les clients y dépassent souvent les 6000€ par mois. Mais les profits ont vocation à partir ailleurs.

Et pourtant on y trouve un très grand nombre de salariés avec moins de 1 300€ versés par l’entreprise chaque mois.

En cause, la politique du groupe: Maximiser toujours plus les profits mais en dépensant le moins possible.

S’il est évident qu’un client qui paye bien plus cher qu’ailleurs attend en retour beaucoup plus de service et de qualité, le personnel n’est pas payé plus qu’ailleurs mais écope de beaucoup plus de sollicitation et d’exigences auxquelles il faut répondre. Et faute d’avoir plus de collègues il lui faudrait 4 bras et le don d’ubiquité.

Malgré cela toute compensation salariale de la pénibilité est rejetée, comme est rejeté le moindre euro ou le moindre poste supplémentaire pour ces salariés. Les millions des actionnaires passent d’abord.
Qu’importe qu’ils soient des dizaines de salariés à régulièrement pas prendre leurs pause ou à commencer le travail en avance pour pouvoir finir toilettes et préparation des résidents à temps pour le déjeuner.. L’entreprise sait profiter de ce travail gratuit qui participe à la satisfaction d’une clientèle qui le vaut bien mais ne serait pas en mesure de le récompenser.

La politique de groupe serait plus forte que tout autre raison. Peinture, moquette ou assiette Guy Degrenne, oui mais pour des salaires plus décents… Comment ne pas être révolté?

Non seulement le personnel du Champ de Mars a du subir des mois durant des méthodes managériales inqualifiables, sans que la direction de l’entreprise n’intervienne en faveur du personnel avant cette gréve, mais en plus il faudrait que le personnel soit toujours plus performant sans que la paie ne bouge et en acceptant que l’effectif soit ajuster à la baisse selon le taux d’occupation.
Le Salarié doit-il satisfaire à ses dépends des caprices économique toujours plus gourmands ?

Oui les salariés ont un coût mais ils sont bien conscient des profits que leur travail rapporte.
Nous doutons fort que les millions versés aux actionnaires ou les revenus du PDG M Coléou à plus de 660 000€ l’an soit plus justifiés que les chiffres nettement mois avides de zéros que nous réclamons pour le personnel de l’établissement.

L’entêtement de l’entreprise à refuser des demandes aussi légitime n’a pas plus de bon sens selon nous que n’en a la composition du budget animation de l’établissement où les dépenses pour fleurs d’obsèques occupent plus du tiers des dépenses. Si pour l’entreprise tout cela est logique et sensé, alors pour nous la reconduite de la gréve durera autant qu’il faudra.

Une caisse de solidarité est déjà mise en place et toute personne qui souhaite adresser un don ou un petit message de soutien peut nous contacter par là

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Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Korian Champ de Mars – 16 avril 2015 – 22 salariés en gréve

Satisfaire les actionnaires c’est bien pour eux, mais satisfaire les salariés et les résidents c’est mieux !

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La gréve à Korian champ de mars qui avait été reconduite la veille après l’absence de concession annoncées la veille s’est déroulée de 8h00 à 20h00 le 16 avril 2015 : 11 AS / ASG (100 % du service), 9 ASH / lingere, 1 Infirmier, et 1 Serveur y ont pris part.

Une fois encore, malgré de longues discussions entre grévistes et dirigeants, le personnel insatisfait reconduit son mouvement pour la journée du 17 avril 2015.

Il est évident pour nous que l’entreprise peut et doit faire mieux pour garantir des relations de travail saines et dignes de ce nom pour tout son personnel, qu’elle peut et doit faire mieux contre la pénibilité de toutes et tous et en faveur du pouvoir d’achat des plus mal payé-e-s, qu’elle peut et doit créer un poste supplémentaire en salle de restaurant.

Il est tout aussi évident pour nous qu’une partie des problémes ayant entrainé cette gréve, et qui avait déjà été rapportés aux dirigeants, notamment par une gréve de débrayage début mars, n’ont pas cessé pour autant depuis, aussi nous nous interrogeons sur des responsabilités ou des contrôles qu’il y aurait ou non pour des dirigeants sièges quant au management agressif exposé lors de ces 2 derniers jours.

Il est tout aussi évident qu’un salarié que le bien être du résident est lié à celui du personnel qui s’en occupe et qu’un salarié heureux est aussi plus productif (il n’y a pas que nous qui disons ça !), or si l’amélioration de la performance est une des orientations phare du groupe Korian, alors la réponse aux attentes des salariés doit faire partie de l’équation.

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Korian Champ de Mars – 15 avril 2015 – 17 salariés en gréve

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17 salariés en gréve, le 15 avril 2015 rue de la fédération devant l’EHPAD Korian Champ de Mars.
( 9 ASD et ASG (90% des titulaires) 6 ASH 1 Serveur et 1 Animateur ).

La gréve illimitée à Korian Champ de Mars

Soutenue par les syndicats SUD et CGT a été reconduite

Pour: des relations managériales à assainir et plus humaines, un travail moins dans l’urgence et moins sous pression, une meilleur prise en compte des représentants du personnel locaux et plus de moyens pour les instances, une réelle reconnaissance des postes et des métiers, une prise en compte et une reconnaissance réelles de la pénibilité (physique et psychique cumulés), pour un nombre de personnel constant et plus important (titularisations de CDI au lieu de CDD de vacations temps plein, 1 serveur supplémentaire au restaurant, occupation des postes d’AS volantes mi-temps créées en juin 2014 mais inoccupés depuis plus de 6 mois…remplacement de toutes les absences), pour le respect des cahiers des charges et ou procédures des unités PASA / Eiffel et des postes de leur personnel, pour la mise en place de la subrogation, pour une revalorisation salariale des postes serveurs/serveuses, plongeurs et hôtes/hôtesses d’accueil, pour une revalorisation salariale de tous les personnels par la mise en place d’un 13ème mois, pour la considération à 100% de toutes les années travaillées des salariés à temps partiel dans le clacul de la majoration de l’ancienneté, pour l’application inconditionnelle de la convention collective et l’octroi des jours de CP supplémentaires dans le cas de congés payés fractionnés.

—-

Pas facile pour le gréviste ou sympathisant de gérer le dilemme de la bientraitance.. Entre faire gréve en laissant les résidant ou ne pas le faire et se résigner à ce que les améliorations ne viennent pas.
Heureusement, pour déculpabiliser le gréviste bien traitant sachez qu’en période de gréve les remplaçantes viennent travaillez en plus grand nombre qu’en temps normal ! Comme quoi, l’entreprise sait trouver des alternatives ou des ressources pour ne pas laisser des soignants se débrouiller seuls quand leur collègues viennent à manquer. Faut-il faire gréve longtemps pour pérenniser la pratique?

Un grand merci aux résidents d’ailleurs qui ont dû sacrifier une partie de leur dotation en personnel et de leur prise en charge en prêtant au Champ de Mars un peu de leur personnel.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Politique groupe, salaire

Korian : SUD Santé appel à la grève illimitée le 15 avril

http://www.sudsantesociaux.org/greve-illimitee-au-sein-du-groupe.html

Communiqué de Presse
Grève illimitée au sein du Groupe Korian

Un an après le mariage fusionnel qui a conduit à l’absorption de Medica par Korian, le cours de l’action en bourse s’est envolé, les bénéfices ont coulé à flot et les actionnaires ont été arrosés de dividendes.

Du côté des salarié-es le constat n’est pas le même et on est bien loin de l’idylle.
Salaires, conditions de travail, reconnaissance professionnelle, reconnaissance de la représentation du personnel tout est à la traine. La pression sur le personnel est à son comble, il faut faire plus mais toujours avec moins de moyens et moins de reconnaissance.

Les chiffres sont là et trahissent la véritable vocation du groupe, soigner le capital !
Ainsi, le chiffre d’affaire a grimpé de 64% et les bénéfices ont gagné plus de 116% en 1 an. Près de 30 Millions d’euros ont été distribués aux actionnaires. Alors que de son côté le PDG affiche un revenu de 658 788 €, le personnel fait ceinture avec pour seule augmentation celle, infime, liée à la majoration conventionnelle pour ancienneté.

Le personnel en a assez de la politique du groupe Korian qui consiste à faire toujours plus de croissance en augmentant la « performance ». Il en a assez de trimer pour enrichir toujours plus les actionnaires. Il n’accepte plus que la recherche d’économie à tout prix pénalise aussi les personnes âgées et les malades par des conditions d’accueil et de prise en charge dégradées.

Les capitalistes nous coûtent cher ! Chaque mois, les salarié-es sont dépossédé-es d’une partie de la richesse produite par leur travail. Il est légitime qu’une autre politique sociale et salariale et qu’un réel partage des richesses voient le jour à Korian.

C’est en ce sens que la Fédération SUD Santé Sociaux lance un appel à la grève illimitée à l’ensemble des personnels du groupe à compter du mercredi 15 avril 2015.
Elle exige dès à présent l’ouverture de négociations, en particulier sur les salaires, la reprise d’ancienneté, les congés pour jours fractionnés, etc.

A Paris
Le 14 avril 2015.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux
Jean- Louis ROTTER
Secrétaire fédéral

La CGT avait appelé à l’Action le 15 avril 2015 :
http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2015/04/medica-france-tous-dans-l-action-le-15-avril.html

Et un communiqué de presse a également été diffusé aujourd’hui par la fédération CGT :
http://data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20150414/ob_4de6b4_cp-18-korian-medica-pub.pdf

Suite aux appels CGT et SUD, des gréves et actions ont eu lieu dans plusieurs EHPAD du groupe comme :

Korian Champ de Mars à Paris (débrayage le 14 avril et une gréve les 15 avril et suivants)
Korian Les Catalaunes à Chalons en Champagne et Korian Sarmatia (ex Les Jardins De Sermaize) dans la Marne (gréve et manif)
Korian L’île de Migneaux (ex Mapi) à Poissy dans les Yvelines (débrayage)
Korian Clairière aux Chênes (ex Doyenné) à Chasseneuil-du-Poitou dans la VienneKorian le Carmel (ex Doyenné) à Tarbes dans les hautes Pyrénées


Les salariés de Korian-Medica entament un mouvement de grève sur une cinquantaine d’établissements

Les premiers débrayages ont débuté hier soir. Soutenus par la CGT Korian-Medica France et la fédération Sud santé sociaux, les salariés de Korian-Medica participeront ce 15 avril à un mouvement de grève nationale. Suivie sur une cinquantaine d’établissements de Paris, Lille, Roanne, Nice, Le Havre, Chambéry ou encore Lyon et le Cannet, la mobilisation entend dénoncer l’enrichissement des actionnaires du groupe au détriment des salariés.

Point de départ du mouvement social, l’annonce à l’occasion du comité d’entreprise (CE) du 3 avril du non-versement de la prime d’intéressement malgré un résultat net part groupe (RNPG) en hausse de 116,3% (lire ci-contre). « Ce que nous dénonçons, explique le secrétaire fédéral de Sud Jean-Louis Rotter à Hospimedia, c’est avant tout cet affichage des profits et du salaire astronomique du directeur général [658 788 euros à en croire le Journal du Net, NDLR] quand rien ou quasiment rien n’est accordé au personnel. » Un constat partagé par Cynthia Mouyombo, déléguée centrale pour la CGT qui le rappelle : déjà pénalisés par l’absence d’augmentation de la valeur du point à 6,98, les salaires du personnel n’ont pas été revus depuis juillet 2013*.

« Au-delà des demandes salariales, les revendications portent sur la reconnaissance du personnel dans un secteur qui les maltraite dans sa recherche de rentabilité à tout crin« , reprend Jean-Louis Rotter. Aussi les syndicats exigent-ils l’ouverture de négociations sérieuses relatives à la reconnaissance des métiers, aux remplacements à 100% ou encore aux conditions de travail, ainsi qu’au versement de la participation — de l’ordre de 300 € — et à la revalorisation salariale.

Si Yann Coléou, directeur général de Korian-Medica, a consenti à participer à un CE extraordinaire le 23 avril prochain pour revenir sur les doléances des salariés — chose dont se satisfait la CGT —, la situation a poussé Sud à lancer un appel à la grève illimitée au sein du groupe Korian. Et d’anticiper sur les suites du mouvement : « Nous avons bon espoir que la direction générale entende enfin raison, mais il n’est pas exclu qu’un mouvement plus large prenne corps pour dénoncer l’austérité imposée à l’ensemble du secteur sanitaire et médico-social. » Si elle ne s’est pour l’heure pas associée à l’action en cours, la CGT DomusVi a quant à elle d’ores et déjà fait connaître son soutien.

Agathe Moret

* Exception faite des salariés de Medica ayant moins de cinq ans d’ancienneté, soit 68% des effectifs. Ces derniers, ont pu bénéficier, dans le cadre des négociations salariales de décembre 2014, d’une augmentation de 15 à 20 euros bruts. À noter qu’aucun syndicat ne s’est porté signataire de ces négociations. Du côté de Korian, une augmentation de 5% a par ailleurs été consentie pour la majoration conventionnelle d’ancienneté.

Actu sociale

Gréve nationale du jeudi 9 avril 2015

Ce jeudi 9 avril à l’appel des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires-SUD, des centaines de milliers de salariés des secteurs publics et privés ont pris part à la gréve nationale interprofessionnelle et plus de 300 000 personnes ont manifesté Contre l’Austérité.

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L’austérité est le pire mal dont souffre le monde du travail, c’est non seulement contraire au progrès social et aux besoins de la société mais ça détruit ce qui a pu être gagné au fil des siècles. La lutte contre l’austérité doit se combattre à la racine et partout où elle s’insinue et se développe.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, et UNSA qui n’ont pas appelé à la gréve le 9 avril seraient ils complices du gouvernement et du patronat ? Pourquoi sinon préférer laisser faire la Loi Macron et tous les reculs sociaux qu’elle contient plutôt que de participer à l’unité des salariés pour y faire face?

Ce n’était pourtant pas faute d’avoir lancé un appel à tous les gros syndicats dés le mois de janvier ! (voire le précédent article à ce sujet )

Il y a des syndicats qui préfèrent discuter avec le gouvernement et le patronat plutôt que de défendre les intérêts des salariés et de lutter contre la dégradation sociale. Il y a de soi disant représentants des salariés qui ne représentent que leur propres intérêts, c’est une triste réalité qui fait beaucoup de tort à l’ensemble du syndicalisme et aux luttes légitimes. Ce sont les mêmes travers qui minent les progrès et les droits dans telle ou telle entreprises.

Mais il y a d’autres syndicalismes qui méritent beaucoup plus d’attention. C’est pourquoi, les manques de solidarité et crédibilité regrettables ne doivent pas minimiser l’unité efficace que les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires-SUD ont su trouvé en mettant de côté leurs différences et leurs désaccords pour servir l’intérêt collectif avant tout.

Les rassemblements et les gréves sont souvent dénigrés ou minimisés par des pouvoirs publiques ou des médias qui oublient ou veulent faire oublier aux salariés que si des choses aussi fondamentales que les congés payés, la sécurité sociale ou le droit du travail existent c’est parce que des luttes collectives importantes ont eu lieu et obligé les pouvoirs en place à la mettre en place.

Au fil des siècles, les salariés sont passés peu à peu d’une époque où le patron avait droit de vie et de mort sur son personnel à la création des initiatives collectives, des syndicats et du progrès social.

Aujourd’hui, les syndicats ont tellement à faire pour seulement empêcher la casse du service public, de la sécurité sociale, et du droit du travail que le progrès social est gelé comme le sont bien des salaires.

Les récents projets du gouvernement comme le « Pacte de Responsabilité », la « Loi Macron » et d’autres lois « foure-tout » des dernières années continuent à rallonger la liste des cadeaux aux entreprises sans garanties de contrepartie pour les salariés, l’emploi, les salaires, et autres avantages sociaux.

Actu sociale, BTHE

EHPAD le Cédre bleu, un rassemblement devant l’hôtel de ville de Paris

Le frein de la bientraitance s’appellerait-il finance?
5 syndicats protestent contre le projet de fermeture de l’EHPAD du CASVP et ont appelé à la grève.

Un ensemble acquis par la ville de Paris au début du XXème siècle à la suite d’une donation et qui pouvait être considéré comme un idéal de séjour pour des personnes âgées non fortunés pourrait fermer au profit d’opportunités plus rentables.

Le 2 avril 2015, un rassemblement d’une cinquantaine de salariés avait lieu devant l’hôtel de ville de Paris, en soutien à l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) du Cèdre bleu, à Sarcelles qui est menacé de fermeture.

Cette maison de retraite de la mairie de Paris accueille actuellement 162 résidents et emploie 175 salariés, c’est un taux d’encadrement de 1,08 personnel pour 1 résident, ce qui est très supérieur à ce qui se pratique dans bien des établissements. Elle est située au cœur d’un immense parc de 8 hectares dans le quartier du village. Coût du séjour 2000 à 3000 euros par mois.

La mairie de Paris va-telle obliger près de 200 personnes âgées à déguerpir de leur logement ? D’après les syndicats, le projet évoqué par la direction de cet établissement qui dépend du Centre d’action sociale de la Ville de Paris (CASVP), conforte des rumeurs persistantes depuis plusieurs mois.

  » D’autres établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ont été rénovés, pourquoi pas celui-là ? »

Pour la mairie de Paris, la maison de retraite serait vétuste, et pas assez rentable. La ville de Sarcelle s’intéresse quant à elle au rachat du parc. Bien que le député-maire assure que « L’objectif est de maintenir une maison de retraite à cet endroit », on voit bien qu’il y a des .

Un ensemble architectural central (surnommé le château) a été entièrement vidé il y quelques années. Puis ça a été le tour de plusieurs ailes du bâtiment principal. Qui dit moins de pensionnaires dit aussi moins de rentabilité. En janvier, le tarif journalier a donc augmenté de 10  euros, « On a l’impression que la direction veut inciter les gens à partir d’eux-mêmes en agissant de la sorte », soupire une aide-soignante. Une dizaine de départs aurait déjà été enregistrée depuis le début de l’année 2015.

Les syndicats ne baissent pas les bras. « Où sont le « Nouveau Paris Solidaires » et la « Lutte contre la grande exclusion » revendiqués par la municipalité ? » ont-ils demandé.

Mais, derrière cette fermeture pourrait se cacher une simple histoire d’argent car la mairie qui cherche coûte que coûte à économiser sur son budget de personnel, pourrait à cette occasion supprimer les 175 emplois publics du CASVP affectés à Sarcelles avec dans la foulée  « la dispersion contrainte des agents sur les postes vacants à Paris »,  affirme l’intersyndicale. D’ailleurs, des menaces pèsent aussi sur d’autres maisons de retraites (celles de Bondy et de Cachant), permettant de grapiller 450 emplois supplémentaires.

Mais il pourrait y avoir d’autres moyens pour renflouer les caisses municipales. « Sacrifier un patrimoine comme celui-ci, c’est du gâchis. Avec des moyens en plus, on en ferait un site exceptionnel »,  déclare amère une aide-soignante.

Évidemment si l’on fait partir des vieux sans le sou, le site de Sarcelles serait plus exceptionnel encore, non ? Dans ce cas, on imagine déjà que quelques promoteurs immobiliers pourraient se frotter les mains. L’argent de la vieille ?

http://www.dailymotion.com/video/x2logbz_la-maison-de-retraite-du-cedre-bleu-a-sarcelles-menacee-de-fermeture_news

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Actu sociale

Un rassemblement a eu lieu devant Korian Monceau (Paris 17ème) lundi 2 mars

Un rassemblement a eu lieu devant KORIAN MONCEAU, rue Méderic dans le 17ème à Paris, lundi 2 mars 2015, à l’appel de la CGT pour défendre une délégué syndicale qui était convoquée ce jour là pour un entretien préalable.

En cause, des dénonciations de membres CFDT.

http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2015/03/rassemblement-devant-korian-monceau-dans-le-17eme-lundi-2-mars-2015-pour-la-defense-de-notre-camarade-fatima-ds-cgt.html

Les suites données par la direction à l’entretien préalable de ce jour ne sont pas encore connues.

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Accords et Actus CE - IRP, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Korian-Medica : Quelle représentation du personnel pour l’après fusion ?

Salarié-e prends toi en main, et fais entendre ta voix !
(formulaire au bas de cet article)

Une fois digérée la réorganisation des Instances Représentatives du Personnel (IRP) post fusion Korian-Medica, tous les salarié-e-s du groupe seront amené-e-s à voter pour renouveler leurs instances représentatives du personnel des comités d’entreprises (CE).

Mais voter pour quoi ? Voter pour qui ?

A vous de voir. Mais surtout à vous de faire savoir ce que vous voulez :
Être représenté-e au plus prés de vos besoins et de vos réalités d’établissement ? Ou juste servir d’alibi ou de dindon de la farce pour tout ce que d’autres décideraient pour vous de loin ?

Car quelque soit votre appartenance/sympathie, syndicale ou non, il vous appartient de vous faire entendre auprès des salarié-e-s que vous avez élus (ou que vous élirez) et qui sont sensé-e-s vous représenter dans les instances représentatives du personnel.

Ni les salarié-e-s élu-e-s, ni les syndicats représentatifs ne sont là pour décider à votre place mais ils sont là pour vous représenter, vous et vos intérêts collectifs. Il est donc primordial que vous fassiez savoir ce que vous voulez pour vous plutôt que de laisser choisir à votre place ceux et celles qui vous « représentent ».

Pourtant, certaines négociations sont déjà en cours pour déterminer les moyens et les conditions qui permettrons (ou non) de vous représenter à l’avenir. Certaines conditions de représentations seront définies avant élection par les syndicats représentatifs – CGT, CFDT, UNSA, FO – et la direction avant même que les salariés aient pu voter. Il sera ainsi décider le nombre de CE pour tous les établissements Korian de France et leur niveau de proximité avec les salariés de ces établissements.

Voulez vous avoir 1 CE dans votre établissement, auprès de qui vous adresser et vous informer, avec des représentant-e-s sur place élu-e-s par vous et parmi vos collègues, des représentant-e-s qui vous connaissent ainsi que vos besoins et les réalités de de votre établissement ?

Ou voulez vous – comme le propose la direction soutenue par certains syndicats –  1 seul CE pour plusieurs centaines d’établissements de France, composé par des élu-e-s qui ne vous connaissent pas et qui auront tellement de travail et de sites à couvrir que la gestion des situations de chaque établissements leur sera impossible ? C’est ce qui risque d’être mis en place si votre avis n’était pas pris en compte par celles et ceux qui en décideront…

Certains prétendront qu’un seul CE, c’est mieux… pour les œuvres sociales, pour les chèques cadeaux.., mais nous répondrions que les salariés préfèrent un vrai pouvoir d’achat par une augmentation de salaire pérenne plutôt que des bonbons à noël, et que les élu-es des CE sont sensé-e-s faire beaucoup plus *.

* Entre autre ils et elles peuvent participer à l’amélioration des organisations de travail, des effectifs, des programmes de formation, des salaires, etc. mais souvent ça s’oublie…

D’ailleurs dans le cas d’un CE pour chaque établissement, l’entreprise resterait libre de mettre en place des comités centraux d’entreprises (CCE) pour des périmètres plus large, comme c’est déjà le cas actuellement pour certains dans le groupe (Serience SSR et Le Mont Blanc).

Dans la proposition actuelle, il nous semble retrouver là encore côté employeur le même soucis d’économie qui aurait ici pour conséquence de tendre vers le moins d’instances et d’élu-e-s possible.

La proposition actuelle étant en effet la plus basse configuration représentative que puisse permettre la loi pour les établissements et salariés d’un tel groupe.

Pourtant, si direction et syndicats représentatifs ne revoyaient pas leurs orientations et leur copie, et ne décidaient pas d’allouer de meilleurs moyens aux futurs CE, les salarié-e-s risquent de ne pas avoir d’autre choix.

A l’inverse, une plus grande proximité des instances, un plus grand nombre d’instances et plus de temps collectif pour représenter les intérêts de tous les salariés devraient être le premier objectif de tout syndicat digne de ce nom et celui également d’une entreprise moderne. Mais ce n’est pas la voie prise pour l’instant par la direction, l’UNSA et la CFDT (ex-Medica). En revanche, nous rejoignons la CGT, FO et la CFDT (ex-Korian) qui restent fidèles à leurs valeurs et aux prérogatives syndicales représentatives des intérêts des salariés en ne soutenant pas ce souhait de la direction.

Ce que nous réclamons pour toutes et tous les salarié-e-s (et que tout syndicat non patronal ou non résigné devrait réclamé autant que nous) :

– 1 Comité (CE), des DP et 1 CHSCT dans chaque établissement (EHPAD, SSR, Siéges). A chaque établissement ses élu-e-s salarié-e-s locaux.

– 1 Comité par département (CCE départemental) pour les EHPAD du département. A chaque département des représentant issues des EHPAD du même département.

– 1 Comité par département (CCE départemental) pour les SSR du département. A chaque département des représentant issues des SSR du même département.

– 1 CCE régional (ou plurirégional pour les moins dotés) pour les EHPAD et 1 autre pour les SSR, regroupant des représentants parmi les salarié-e-s des différents départements de la région.

– 1 CCE national des Ehpad

– 1 CCE national des SSR

– 1 CCE des Sièges

Plus d’élu-e-s, plus de temps de représentation et plus de proximité, et donc plus de moyens, ça vaut forcément mieux que moins de représentants et donc moins de temps et moyens humains…

Ceci n’est même pas de la revendication mais juste du bon sens et c’est l’application ordinaire de base des dispositions légales en matière d’IRP chaque fois qu’un accord d’entreprise n’est pas cherché pour prévoir un schéma plus restrictif…

Aussi, il faudra encore et toujours décrier toute volonté patronale contraire, autant que dénoncer les syndicats qui contribuent à moins pour les salariés :

C’est le cas par exemple de l’UNSA et d’une partie de la CFDT (ex-Medica) qui dans le cadre des négociations et discussions post-fusion qui se poursuivent, soutiennent la proposition patronale…

En début de négociation, on recensait 46 établissements sans Délégué-e du Personnel (DP) (12,5% des établissements du groupe en France, soit 1 sur 8 !!). Pour les CE ou les DUP, 5% des établissements n’étaient pas couvert. Et 162 établissements du groupe n’ont pas de NAO (negociations annuelles obligatoires) !
Malgré ce constat, certains voudraient alléger encore les IRP avec moins de CE que ce qui existe actuellement.

Au lieu de privilégier une représentation de proximité plus forte et plus efficace pour le personnel de chaque établissement, certains syndicats au contraire soutiennent et renforcent l’envie patronale d’une représentation beaucoup moins nombreuses, très loin des salariés et des établissements, et beaucoup moins efficace puisqu’elle devrait faire plus avec moins.

Pour que le salarié comprenne la différence qu’il y a entre le modèle « officiel » proposé par l’entreprise et le modèle d’IRPs soutenu par SUD/Solidaires, il faut imaginer qu’une instance CE est comme un établissement dans le sens qu’il a besoin de personnel pour fonctionner : Si l’on réduit massivement le nombre de services (instances) et de salarié-e-s (élu-e-s) par rapport à ce dont pourrait disposer tous les comités d’établissements et comités centraux réunis, alors le fonctionnement, les moyens et l’efficacité aussi seront réduit au détriment des intérêts des salariés.

Tous les syndicats devraient s’en préoccuper sans autre priorité mais pourtant trop peu le font.

La proposition patronale officielle, pour laquelle l’entreprise cherche l’accord des syndicats :

1 seul CE unique pour 288 EHPAD, 1 seul CE unique pour 78 SSR, 1 CE pour les Siéges.

Ce serait évidement surhumain pour les poignées d’élu-e-s réparti-e-s sur toutes la France que de gérer pour chaque établissement l’ensemble des missions propres aux CE. Pour les établissements actuellement constitués en DUP, les DP ne pourraient plus intervenir sur les problématiques CE locales (et après regroupement les montants d’intéressement et de participation pourraient se voir impactés).

Seuls les salarié-e-s des Sièges (répartis sur toute la France) seraient moins touché-é-s en conservant un CE propre tel que c’est le cas aujourd’hui du côté ex-Korian même s’ils pourraient largement espérer mieux avec la mise en place de comité d’établissements en plus du CCE.

Il y a fort à parier, qu’une bonne partie des négociateurs, négociatrices syndicaux actuelles se retrouveront plus tard en tête de liste des élections CE dont ils et elles cherchent à baliser leur propre atterrissage.

Que le patronat rêve des plus faibles instances possibles, ce serait de son âge, mais que des syndicats jouent ce jeu là et ou s’en accommodent, nous trouvons ça tout bonnement inadmissible, inqualifiable et nous leur assurons que les salarié-e-s connaitrons toute la vérité des coulisses autant qu’ils éprouvent (dans l’indifférence de bien des élu-e-s) celle de leur quotidien.

Et à signer tout ce qui passe, à ralentir, ou amoindrir, les améliorations collectives pour les salarié-e-s, que certain-e-s ne s’étonnent pas s’ils et elles se voient ensuite conspué-e-s par les urnes.

SUD/Solidaires recherche et recherchera l’intersyndical chaque fois que cela va dans le sens des intérêts collectifs. Dans tous les cas contraire nous demeurerons intraitables.

Si vous ne savez même pas qui sont ceux et celles qui soi disant vous « représentent » ou pour donner votre avis, vous pouvez utiliser le formulaire ci-dessous. Nous tâcherons de passer le message aux intéressés.

Actu sociale

Plainte déposée contre Orpéa pour infiltration d’un syndicat

Une première dans le secteur de la santé ! Mais sans doute pas la dernière tant des groupes privés du 21ème siècle ont des pratiques très singulières du dialogue sociale…

La suite d’une affaire révélée en 2012 par l’Expansion : (voir article) « Ces barbouzes qui espionnent les salariés »

Selon un article du 29/12/14 d’HOSPIMEDIA  un du journal La Croix du 24/12 et un autre d’Actu Soin du 30/12/14

Chaque « implant » était facturé 12 500 € HT par mois…

L’opération d’infiltration de trois faux salariés dans trois établissements appartenant au groupe Orpéa-Clinéa refait surface. Elle a été dénoncée en 2012 dans le magazine l’Expansion. Début décembre 2014, Le Canard Enchaîné a évoqué à son tour « les rapports taupe-secrets de trois infiltrés anti-syndicats » . Nouvel élément dans cette affaire, la CGT a déposé plainte le 23 décembre auprès du parquet de Paris. Me Sofiane Hakiki, l’avocat du syndicat, explique sur le site Internet de la CGT avoir saisi la justice pour dénoncer « la mise en place d’un système visant à infiltrer le syndicat et surveiller le personnel d’un groupe de maison de retraite« . La CGT reprend là un article publié dans le quotidien La Croix, le 24 décembre dernier.

De son côté, Orpéa-Clinéa reste discret. Un porte-parole du groupe, contacté par Hospimedia, a néanmoins confirmé le démenti apporté à l’époque aux accusations publiées dans le magazine l’Expansion. Le groupe n’envisage pas pour l’instant de faire d’autres commentaires, ni de communiquer et reste donc sur la position qu’il a défendue il y a deux ans.

Pour rappel, Orpéa aurait passé un contrat avec le groupe synergie globale (GSG) pour « conseil en gestion du risque social« . Dans son enquête publiée en 2012, l’Expansion a révélé en effet que la société GSG avait implanté des « observateurs » dans deux cliniques de soins de suite à l’Haÿe-les-Roses (Val-de-Marne) et à Lyon (Rhône) mais aussi dans un établissement psychiatrique d’Andilly (Val-d’Oise). « Des agissements démentis catégoriquement par Bertrand Desriaux, le directeur des ressources humaines du groupe« , a rapporté le magazine. Pourtant, les compte-rendus des agents infiltrés – et consultés par l’auteur de l’article, Charles Haquet – détaillent au fil des semaines les étapes de leur intégration et leur approche des cibles, soit les représentants du personnel CGT. Deux ans après, Le Canard Enchaîné, qui a ressorti cette affaire, s’est aussi procuré le compte-rendu de l’opération d’infiltration des faux salariés.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

3 EHPAD en gréve dans l’Oise : un conflit de plus de 15 jours

Un situation qui s’éternise et renvoie aussi aux sérieux errements d’un système très enclin à trouver des fusibles au lieu de s’en prendre à ses compteurs exemple : 6 temps plein seulement pour administrer 178 places réparties sur 3 établissements.

Ce ne sont pas seulement des résidents, leurs familles, les personnels, mais aussi la direction même de ces établissements qui souffrent. Pendant que les tutelles haussent le ton.

Voir l’article du courrier Picard

Ci-dessous, les précédents articles par chronologie décroissante.

« Plus d’eau chaude depuis trois semaines à Bresles. Certaines familles amènent elles-mêmes de l’eau tiède pour le bien-être des résidants » tempêtait un gréviste. Un autre soulignait le « fort taux d’absentéisme à Berthecourt, signe d’un mal-être au travail ! Pas de tenue professionnelle fournie, le cuisinier travaille en jean, a été obligé d’amener ses propres instruments, un micro-onde ! Des draps utilisés viennent d’Emmaüs ». À Mouy, il est fait état de « pressions des cadres de santé, notamment aujourd’hui, pour faire enlever les brassards de grévistes ».

Le conseil général de l’Oise a pris position sans ambages, jeudi après-midi, sur ce conflit, déclarant dans un communiqué « comprendre les inquiétudes exprimées par les salariés, d’autant que celles-ci rejoignent des courriers de signalement de familles de résidants reçus ces dernières semaines ».

Après la colère des salariés, la réaction de l’administration ne s’est pas faite attendre: Le Conseil général et l’ARS sont montés au créneau dans un communiqué.

Hier jeudi, plusieurs salariés des établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Bresles, Mouy et Berthecourt ont tiré la sonnette d’alarme sur leurs conditions de travail. En fin de journée, le Conseil général de l’Oise a émis un communiqué dans lequel le Département « déplore […] que ses recommandations n’aient été prises en compte suffisamment tôt et qu’aujourd’hui la situation continue de se dégrader, obligeant les salariés à manifester leur mécontentement. »

Des actions ont été engagées, comme l’affirme la suite du communiqué : « Face à ces constats inadmissibles et insupportables, le Conseil général et l’Agence Régionale de Santé viennent ainsi de déclencher une cellule de crise pouvant aboutir à l’administration provisoire de l’établissement pour restaurer la sérénité des personnels et la sécurité des résidents. »

Jeudi matin, plus de vingt salariés des établissements d’hébergement pour personnes âgés dépendantes (EHPAD) de Bresles, Mouy et Berthecourt dans l’Oise se sont réunis devant l’EHPAD La Mare Brûlée, à Bresles.

Ils n’en peuvent plus. Les aides soignantes (AS) et agents des services hospitaliers (ASH) ont organisé un rassemblement pour dénoncer entre autres leurs conditions de travail.

La mobilisation a été forte jeudi 13 novembre, à Bresles. Les grévistes ont mis en place un piquet de grève devant leur Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) puis ont défilé sur le marché hebdomadaire. «  Il ne reste au travail dans les établissements aujourd’hui, que les personnels requis  », a indiqué Alain Mougas, secrétaire général de l’Union syndicale départementale CGT Santé, Action Sociale de l’Oise. Le mouvement engagé aussi dans les EHPAD de Berthecourt et de Mouy doit durer cinq jours, jusqu’au 17 novembre, ont indiqué sur place les grévistes.

Les effectifs des trois unités pointent en particulier leurs mauvaises conditions de travail, le manque d’effectifs, le rationnement des moyens et de matériels.

Les salariés mécontents ont eu un retour de Laurence Rossignol, et ont appris que le Conseil général avait diligenté une enquête.

Le mouvement actuel est assuré par les salariés sur leurs jours de repos et doit durer jusqu’à lundi. Si la situation n’a pas avancé d’ici-là, des délégations devraient être formées par les grévistes.

Jusqu’à présent, la direction des trois EHPAD n’a pas fait de déclaration.

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Korian-Medica : Les syndicats renégocient le périmètre de leurs instances

Les futurs nouveaux périmètres définiront notamment le cadre des moyens représentatifs des salariés des différents sites. Une définition qui ne sera malheureusement pas décidée par un vote démocratique des milliers de salariés de l’entreprise concernés.
Pourtant, c’est de ces instances que part la base de toute négociation collective pouvant bénéficier aux salariés. Et c’est faute par exemple de meilleurs moyens de représentation que des salariés d’EHPAD n’ont eu de meilleur solution cette année que la gréve pour obtenir satisfaction (comme au Clos du Murier ou au Champ de Mars).

Voilà pourquoi il nous semble important de communiquer sur ce sujet dont se désintéressent malheureusement beaucoup de salariés faute de meilleur information ou compréhension quant aux fonctions des instances et aux enjeux de leurs périmètres. La faute aussi à des syndicats qui penseraient à leurs intérêts avant ceux des salariés.

Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Etat des lieux :

Représentants des syndicats représentatifs et employeurs ont donc débuté mardi 27 octobre avec la direction de Korian-Medica les discussions pour redéfinir le nouveau périmètre des instances représentatives du personnel (IRP) depuis la fusion.

367 établissements sont concernés.

Entre ex-Medica et ex-Korian de nombreuses disparités

Un grand comité d’entreprise (CE) regroupant 123 établissements chez les ex-Medica. De multitudes d’entités chez les ex-Korian, plusieurs CE, et DUP.

Des deux côtés un gros point commun sur ce qui constitue le plus gros manque de représentativité du personnel selon nous : l’absence de comité d’établissement pour tous les EHPAD ou SSR dotés de CE communs. Pas étonnant que les salariés aient autant de mal à faire entendre leurs souhaits, ne pouvant s’en remettre qu’à des CE satellites plus figuratifs que représentatifs, où se signent les une après les autres les propositions patronales avec une pénurie de rapport de force assez déconcertante de la part d’un grand nombres d’élus, CFDT notamment, que seuls la présence aux réunions et le barrage aux améliorations semblent satisfaire.

Depuis la fusion, le groupe Korian-Medica compte 364 établissements: 288 Ehpad et 76 cliniques SSR.

Faudra-t-il faire une distinction à l’avenir entre les IRP des Ehpad et celles des SSR avec par exemple des comités d’entreprise distincts ?

Pour nous il convient surtout de doté chaque établissement distinct de moyens représentatifs propres et distincts en plus de moyens représentatifs communs pour les établissements partageant des intérêts ou conditions proches.

Selon le code de travail, à chaque entreprise ayant atteint le seuil prévu par la loi doit correspondre un CE. La délégation du personnel a pour cadre normal l’établissement. Quand une entreprise comprend plusieurs établissements comme ici, la loi prévoit la création d’autant de comités d’établissements qu’il y d’établissements et tous les comités d’établissements sont ensuite coiffés par un comité central d’entreprise (CCE).
Sauf l’intérêt patronal ou personnel de certains élus, nous ne voyons pas ce qui a poussé des représentants de syndicats représentatifs élus dans les différents CE a accepter et à signer précédemment des accords prévoyant des dispositions inférieures.
C’est à notre sens l’ensemble des salariés concernés qui s’en sont trouvés lésé, par l’action même de ceux qu’ils avaient élu. (Un paradoxe à méditer et une leçon à retenir pour les prochaines échéances électorales.)

Les Ehpad Korian Medica sont répartis sur 11 régions avec 11 directeurs régionaux (DR) et 11 directeurs de ressources humaines (DRH).

Les cliniques SSR Korian Medica sont répartis sur 5 régions avec 5 directeurs régionaux et seulement 3 DRH.

Côté représentation syndicale, le syndicat majoritaire (la CFDT) est paradoxalement le moins porteur d’amélioration et de progrès selon nous dans les périmètres qu’il occupe.

 Mieux que la vision monolithique d’IRP voués à servir les patrons mieux que les salariés, la CGT suggère des instances suivant une représentativité de proximité.

Nous partageons cette idée que plus l’instance est proche des salariés mieux elle les représente. C’est pourquoi la redéfinition du périmètre devrait, d’un point de vue démocratique, syndicale, sociale et représentatif des salariés, rechercher ce qu’il y a de meilleur pour les salariés et donc des moyens les plus grands possibles pour les représenter au plus prés de leurs besoins.
Pour SUD Santé Sociaux, les périmètres post fusions qui ont permis une externalisation des moyens, de fait inférieure à la possibilité légale d’un comité par établissement en plus de CCE est un non sens qui constitue la priorité qu’il s’agit de rectifier avant toute autre tergiversation.

Mais comme l’entreprise n’a remis aucun document au préalable de ces réunions, difficile d’espérer pour tout de suite une visibilité plus concrète des possibilités et les choses risquent fort de trainer.

Répartition actuelles des établissements de Korian-Medica

Nombre d’EHPAD par secteur géographique
:

  • Paris et Hauts-de-Seine : 19
  • Île-de-France Nord : 33
  • Île-de-France Est : 25
  • Est : 24
  • Nord-Ouest : 24
  • Centre : 28
  • Ouest : 24
  • Sud-Ouest : 22
  • Rhône-Alpes : 32
  • Sud : 32
  • Sud-Est : 25

Le nombre de cliniques SSR

  • Nord-Ouest : 13
  • Île-de-France Nord : 13
  • Rhône-Alpes : 19
  • Sud-Ouest : 14
  • Sud-Est : 17
Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif

Santé Privée : Mobilisations des 25 et 26 juin – La resistance des salariés de cliniques et d’EHPAD

Le 25 juin 2014, à l’invite de la CGT Santé privée qui avait appelé à des rassemblements régionaux devant les sièges, plus de 200 salariés, délégués syndicaux et représentants des cliniques et hôpitaux privés, ainsi que des maisons de retraites privées (EHPAD), se sont rassemblés devant la Maison de l’Hospitalisation Privée, à Castelnau-le-lez pour faire entendre le mécontentement grandissant faisant suite aux attaques des conventions collectives (FHP et Synerpa).

Mob Santé Privée, 25 juin 2014 à Castelnau-le-Lez - Maison de l'Hospitalisation privée

Le collectif déterminé a bien fait comprendre que le rapport de force ne faisait que commencer.

Aussi, la mobilisation nationale était une réussite : plus d’un millier de salarié-e-s rassemblé-e-s, 3 500 pétitions remises à la Fédération de l’Hospitalisation Privée

Un avertissement fort qui sera sans doute précurseur d’autres mouvements sociaux avec l’entrée en résistance des salariés des cliniques et des EHPAD.

26juin mob santé privé

Salaires, qualifications et conditions de travail, doivent être revus et corrigés. Il ne s’agit pas de « dénoncer » la convention collective de l’hospitalisation privée mais de l’améliorer.

Comme la CGT nous demandons au patronat de mettre en œuvre une réelle politique qui valorise et rémunère le travail à sa juste valeur et nous exigeons que soit menée une lutte concrète contre l’opacité des grands groupes lucratifs.

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail

Une gréve éclate à Korian Champ de Mars

Alors qu’une nouvelle grève est en court à Korian Champ de Mars, avec le soutien de SUD et de la CGT, il nous semble important d’en expliquer les raisons aux résidents et aux familles de cet établissement.

Fil d’actualité à suivre ici : https://twitter.com/grev_eur_euses

Le ras-le-bol d’une grande partie du personnel a pris le dessus et ce qui ne devait être qu’un débrayage d’une heure devant le bureau de la direction a finalement tourné en appel à la grève massive et reconductible dés 8h00 ce matin.

La prise en charge des résidents est pour vous tous une priorité légitime. C’est aussi la priorité de salariés et c’est pourquoi cela devient une souffrance pour le personnel chaque fois que les conditions de travail ne leur permettent pas d’apporter le service qu’il faudrait à un résident, faute de temps, de moyen, de collègue, etc.

Râler, réclamer, ou se mettre en grève, c’est un moyen de ne pas céder à la fatalité, de ne pas risquer de devenir maltraitant à cause de résignation.

Nous avons depuis longtemps sur ce blog souligné et commenté des problèmes. Nous avons insisté sur l’importance de la dépendance dans l’établissement, sur l’importance des charges de travail et sur l’insuffisance des effectifs au regard de tout ça.
Non seulement les moyens humains n’ont pas augmenté mais les charges de travail oui. Les glissements de tâches, la fatigue et l’épuisement, deviennent ainsi un peu trop routinier à notre goûts mais sans que la prise en charge ne puisse atteindre pour autant la qualité que l’on voudrait.
En cause notamment, de plus en plus de pathologies lourdes (une dizaine de résidents équipés de sondes sur un total de 103 résidents), des résidents désorientés au point qu’ils auraient besoin d’un salarié chacun à eux seuls, etc.

L’ARS semble avoir partagé notre constat quant au manque de moyens humains puisque 6 postes supplémentaires à temps plein ont ainsi été concédés à l’occasion du renouvellement de la convention tripartite de l’établissement. (1 poste d’infirmier et 5 postes d’aides soignants). Cela en dit long sur les conditions de travail et sur les conditions de séjour ou la qualité de soin qui peuvent en découler. D’autant que ces postes supplémentaires, ne sont pas encore pourvus à ce jour.

Le secteur des EHPAD est un des rares en France où des salariés en grève demandent d’abord plus de collègues avant de demander plus de salaire.

Bien sûr le salaire est un soucis dés lors que l’on connait la précarité d’un grand nombre de soignants et les faibles salaires pratiqués. Des salaires pour nous d’autant plus choquant au regard de ce que paye chaque client.

Dans cet établissement, c’est trop souvent que les absences des unes sont comblées par une augmentation du travail des autres, sans aucun supplément de salaire. Ce sont souvent aux mêmes que l’effort est demandé et donc un cycle d’épuisement s’installe. Des absences pour maladie peuvent même être motifs à suppression de prime.

L’augmentation de la dépendance + l’augmentation de la charge de travail non compensée entraine une augmentation des risques psychosociaux, des risques de dysfonctionnements et des dégradation des conditions de travail. C’est un ensemble dangereux pour les salariés comme pour les résidents à charge.

Voilà pourquoi nous soutenons cette grève aujourd’hui et nous la soutiendrons tant que la direction n’aura pas accepter ce qui au 21ème siècle tient selon nous d’une nécessité évidente.

Il est certes dommage d’en être arrivé là mais c’est le risque à force de tirer sur la corde. Aussi, nous regrettons que la direction de l’entreprise n’ait pas résolu d’elle même ces problèmes avant, raison pour laquelle nous l’estimons responsable de la situation.

Cliquez ici pour consulter l’ensemble des revendications

Actu sociale

ça se passe ailleurs, dans le public : Gréve à Paul-Guiraud 94, SUD Santé est majoritaire, présent et très déterminé !

Mardi 10 Juin, la section Sud Santé Sociaux Maison Blanche se rendait à l’Assemblée Général du groupe Hospitalier Paul Guiraud (GHPG) de Villejuif-Clamart pour leur apporter son soutien.

AG GHPG1 AG GHPG2

Sur Place : Une super ambiance, combative, joyeuse, un personnel très déterminé, un comité de grève très organisé.

Des banderoles colorées accrochées dans l’Hôpital, un solide piquet de grève et une occupation de la direction 24h/24h.

Vous pouvez suivre le mouvement sur Facebook : https://www.facebook.com/sudsante.pgv

Cet après- midi, 300 personnes à l’AG dans un amphi enflammé qui reconduit à l’unanimité la grève, le piquet de grève et l’occupation de la direction.

La CFDT de Paul Guiraud suite aux pressions de leur fédération et à l’injonction de leur organisation départementale de se retirer du conflit en cours, annonce en AG que le bureau démissionne et appelle ses adhérents et sympathisants à poursuivre le mouvement de grève en cours.

Extait LeParisien.fr  Publié le 10.06.2014 :

       La nouvelle a été officialisée ce mardi après-midi, à l’hôpital Paul-Guiraud de Villejuif. Les militants locaux de la CFDT démissionnent de leur syndicat. «Nous avons reçu une lettre du bureau départemental samedi, indique Stéphane Guillou, jusqu’alors secrétaire de la section. Il exige notre retrait de la bataille actuelle et nous ordonne de négocier avec la direction du groupe hospitalier.

Hors de question ! Ils n’ont aucune idée de ce que nous vivons ici. » Une grève a débuté lundi 2 juin afin de protester contre la suppression programmée de 10 jours de RTT par an. Le personnel occupe également une partie des bureaux de la direction, bien que le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) ait ordonné leur libération en milieu de semaine dernière.

La démission en masse concerne la douzaine de membres du bureau local CFDT, ainsi qu’une quarantaine de militants et sympathisants. Mais la section ne disparaît pas pour autant. «Nous essayons désormais de trouver une nouvelle organisation syndicale pour nous accueillir», glisse Stéphane Guillou.

Le lendemain action à la CME pour demander le soutien des médecins avec comme objectif une demande d’audience au ministère accompagné des pétitions et de la motion des médecins.

Le comité de grève (personnels syndiqués et non syndiqués ) dit que c’est une intersyndicale solide qui a lancé le mouvement, mouvement de lutte en profondeur qui tire les organisations syndicales.

Plusieurs délégations présentes témoignent à l’AG : St Maurice, St Anne, Maison Blanche, Hôpital de Caen, notre santé en Danger, la fédération Sud Santé Sociaux, la fédération FO… Des motions d’autres Hôpitaux qui ne pouvaient pas être là…. Également le soutien de la sénatrice PC Laurence Cohen, du maire de Villejuif, du Front de Gauche de la ville, etc.

Tout le monde est d’accord pour aller au ministère avec des délégations régionales et nationales.

Pour plus d’infos : Lire le communiqué sur le site Solidaires du 94

 

 

 

Actu sociale, Conditions de travail

TENSION dans les Hôpitaux : L’Assemblée Générale nationale des Hôpitaux à l’EPSM

A l’appel de CAEN, a eu lieu l’assemblée Générale des Hôpitaux à l’EPSM :

« pour que la santé soit enfin entendue » … « avec les usagers »
pour ne plus être maltraité(e)s pour bien soigner


Le 4 avril dernier, plus de 40 hôpitaux se sont rencontrés à l’EPSM. A l’appel des syndicats CGT et SUD et des personnels mobilisés de l’EPSM de Caen, c’est une centaine de délégué(e)s d’hôpitaux en lutte ou ayant été en lutte qui ont participé à cette journée. Face aux attaques contre le service public de santé généralisées à tous les hôpitaux dans le pays, notre appel stipulait : « …aujourd’hui, l’heure n’est plus seulement à la contestation hôpital par hôpital (…) mais bien de donner une réponse nationale à un problème national. »

Nous avons donné une première réponse le 4 avril !

UN EXCELLENT DEBUT !!

Venus de Rennes, de Toulouse, Rouen, Besançon, Perpignan, de Picardie, de Paris (APHP), de Tours….et bien sûr de notre région, Vire, Bayeux, Cherbourg, CHRU Caen…ainsi qu’un représentant de la Fédération SUD Santé Sociaux et une représentante de la Fédération CGT Santé Action Sociale. En tout une centaine de délégués ont convergé vers Caen pour cette rencontre. Il faut ajouter à cette liste une dizaine d’établissements qui n’ont pu venir mais ont envoyé des messages de soutien et qui veulent connaitre les suites de cette initiative.

Ici et là, les mêmes attaques.

La matinée du 4 a permis un tour d’horizon des établissements, le constat est partout le même : une situation sombre, très sombre, partout des suppressions de postes, des suppressions de services, des budgets en berne obligeant les établissements à s’endetter… Les salariés ont à faire à des directions de plus en plus brutales et cyniques à l’image des Agences Régionales de Santé (ARS) qui répercutent la politique du ministère.

Une concertation obsolète.

Beaucoup d’établissement ont souligné l’impasse de la « concertation » et du dialogue social, « on ne peut pas mener le combat dans les instances, il faut s’appuyer sur la mobilisation » d’autres pensent que « rester au niveau local, c’est l’enlisement qui guette »…ou encore un autre intervenant « il faut trouver une solution pour que la santé soit enfin entendue, il faut créer un rapport de force national, en agissant ensemble » et un syndicaliste de Quimper d’ajouter « avec les usagers ».

CONVERGENCE ET MOBILISATION NATIONALE.

L’après midi du 4 a été consacrée aux propositions. Les participant(e)s à l’AG ont constaté que le moral des personnels en lutte ou ayant lutté était meilleur que celui des hôpitaux résignés. Elles et ils ont affirmé leur volonté de ne plus être maltraité(e)s pour bien soigner. Après le succès de cette première AG, les participant(e)s ont adopté à la quasi unanimité le principe d’une nouvelle AG pour la convergence des luttes, le 22 mai 2014 à Paris à l’Hôtel dieu (vous trouverez l’appel ci dessous).

Les syndicats CGT et SUD de l’EPSM participeront à cette assemblée à Paris pour trouver les moyens d’un mouvement national de grande ampleur.

Caen le 9 avril 2014

Appel de l’Assemblée générale des hôpitaux réunis à Caen le 4 avril 2014

Plus de 40 établissements de santé réunis à Caen à l’initiative de l’intersyndicale SUD Santé Sociaux et CGT de l’EPSM de Caen.

L’ensemble des établissements présents fait le constat que partout en France les hôpitaux souffrent des mêmes maux : des budgets toujours en baisse qui ne couvrent pas toutes les dépenses, une volonté délibérée du ministère via les ARS d’assécher les finances des établissements pour les obliger à restructurer, à diminuer l’offre de soin, la masse salariale, donc à supprimer des postes, des services…

Cette politique attaque le service public de santé avec deux armes : la loi HPST et la Tarification à l’Activité. Son unique objectif est la marchandisation de la santé par la destruction du service public.

Tous les participants à cette assemblée générale ont témoigné du ras-le-bol des personnels hospitaliers considérés comme simple variable d’ajustement. Ils ont évoqué la souffrance des salariés dans les hôpitaux : précarité de l’emploi, dégradation des conditions de travail et de vie privée des personnels et son impact sur les conditions de soins donnés aux patients, dérèglementation des horaires, sous effectifs, externalisations, vétusté des locaux… La liste est longue !!

Ça ne peut plus durer !
c’est le sentiment unanime de tous les participants présents à l’assemblée générale. Devant les attaques à venir, l’assemblée générale exige l’annulation de la dette, l’abrogation de la loi HPST, la suppression de la Tarification à l’Activité, l’augmentation des salaires, la titularisation des contractuels, l’embauche de personnels…

Devant la nécessité de faire converger les luttes, retrouvons-nous le plus grand nombre pour une nouvelle AG nationale à Paris le 22 Mai à l’Hôtel-Dieu pour discuter et établir ensemble une plateforme de revendication collective et organiser une mobilisation nationale pour défendre un véritable service public de santé.

RDV le 22 mai 2014, 10h à 17h, Amphi La Personne, Hôtel Dieu, 1 parvis Notre Dame, place Jean Paul II, Paris 75004.

Premiers signataires : EPSM Caen (14) CGT/SUD, CHU Caen (14) SUD, CH Vire (14) CGT/SUD, CH Bayeux (14) CGT/SUD, CHU Purpan Toulouse (31) CGT, Syndicat SUD Santé Sociaux 14, Solidaires 14, Centre François BACLESSE (14) SUD, CH de Novillars (25)-SUD, CHU Besançon (25) CGT, Nouvel Hôpital de Navarre (27) CGT, EPSM Quimper (29) SUD, CH St Malo (35) SUD, CH Redon (35) CGT, Centre Guillaume Régnier Rennes (35) SUD, SUD Santé Sociaux 35, CHU Tours (37) SUD, CHD Daumezon Fleury les Aubrais (45) SUD, Centre de Santé Mentale Angevin (49) CGT, CHU Angers (49) CGT, CHIC Alençon-Mamers (61) CGT, Centre Psychothérapie de l’Orne (61) CGT, Union Syndicale Départementale santé action sociale CGT 61, CH Perpignan (66) CGT, CHS de la SartheAllones(72) SUD, APHP (75) SUD, Fédération SUD Santé Sociaux, CH du Rouvray Sotteville-Lès-Rouen (76) CGT, Groupe Hospitalier du Havre (76) SUD, Hôpital Père Jamet Le Havre (76) SUD, Hôpitaux de Saint Maurice (94)-SUD, Paul Guiraud Villejuif (94) SUD,

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Medica France: journée d’actions à Amnéville et à Rambouillet. – Le blog des employés de Korian/ Médica France

http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2014/03/medica-france-journee-d-actions-a-amneville-et-a-rambouillet.html

Conditions de travail, harcèlement, respect du droit du travail… :
On ne peut qu’être solidaire de cette mobilisation de la part de salariés qui osent dire stop à des procédés qui ne favorisent ni l’employé ni le résident.

SUD et Solidaires ne peuvent évidement pas accepter chez d’autres les maux que l’on a rejeté  ailleurs.
Aussi nous aimerions que les 5% de croissance prévus en 2014 par le nouveau leader européen soit réinvestis en faveur d’une amélioration des conditions de travail et de Bonnes Pratiques de gestion du personnel.
Nous revendiquons : moins de dividendes contre plus de bientraitance.

En repensant aux conditions de la naissance de cet espace, on doit admettre  avoir vu resurgir des maux que l’on avait cru vaincus. Et qu’il y a donc besoin d’une vigilance ou d’un travail de notre part de tous les instants en ce sens à défaut de meilleures propositions des décideurs.
Il y a de notre point de vue, une responsabilité concrète des politiques d’entreprises, voire des politiques tout court, tant dans la résolution de ce type de problème que dans leur (ré)apparition.

BTHE, Conditions de travail

La CGT Korian / Médica France aime la poésie – Hommage aux aides soignantes


De jolis mots pour qui prend soin des maux de l’âge :

Hommage aux aides soignantes – http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2014/02/hommage-aux-aides-soignantes.html

Accords et Actus CE - IRP, Conditions de travail

Pourquoi la CGT Medica France n’a pas signé les NAO 2013. – Le blog des employés de Médica France.

http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2014/01/pourquoi-la-cgt-medica-france-n-a-pas-signé-les-nao-2013.html

– Tract de la  CGT –

POURQUOI LA CGT NE SIGNE PAS LES NAO.
Au regard des chiffres affichés par Medica France :
+13% de CA pour 2013,
+32% de dividendes reversés aux actionnaires ( soit 12 millions d’€),
+ les 4% de la masse salariale reversés suite au dispositif CICE.
Au regard du projet de la fusion/absorption de Medica SA par Korian SA qui va entraîner dès la signature +15% de revenus supplémentaires aux actionnaires et en prenant compte aussi du doublement du nombre de leurs actions (11 Medica pour 10 Korian), la CGT estime que malgré les propositions de la direction générale de Medica France de revaloriser la masse salariale par le biais d’une augmentation de la sujétion Dimanche et jours fériés à 0,8, et un nouveau calcul de la prime
de stabilité en incluant l’ancienneté entreprise, cela est pour nous nettement insuffisant. En effet
ces 2 revalorisations ramenées au mois n’excède pas les 1% d’augmentation, soit l’équivalent en
fonction des coefficients de 12 à 15€ net par mois, lorsqu’on sait que les cotisations salariales ont augmentées depuis octobre 2012 de 0,33% : +4€ par mois, avec l’injonction de l’Ursaff, le prix des
repas pour les salariées passe à 2,30€, on voit que ces 1% sont une miette de pain !!! Depuis 10 ans
l’inflation est de 19% !!! Cette année encore de nombreuses hausses : la TVA à 20%, +3% pour les
transports, nouvelle hausse de l’électricité de 0,2% après celle de 5% en 2013, 0,38% pour le gaz,etc.
Cela est bien loin des aspirations et des revendications des salarié(e)s de l’entreprise :
+10% de la valeur du point, un véritable 13ème mois à la place de la prime de stabilité, meilleure
prise en charge des transports,prime pour les salarié(e)s qui sont obligés de venir travailler avec
leur véhicule personnel, subrogation…
En cette période de mouvement d’argent avec la fusion/absorption, le rachat par Medica France du
numéro 1 belge des maisons de retraite (Senior Living Group) avec des chiffres en…milliards
d’euros, nous espérions un geste plus fort et plus conséquent de l’entreprise.

BTHE

Solidarité avec les salariés en lutte de l’H.P Clairval et Résidence du Parc à Marseille

Parce que nous trouvons inacceptable tout procédé de pourrissement d’une gréve.

Parce que nous trouvons inacceptables les réquisitions de personnel gréviste.

Parce qu’il y a dans l’air des choses qui ne sentent pas bon et que le gouvernement et les autorités de contrôle (ARS et Conseil généraux entre autres) feraient bien de se rendre un peu utile à la Santé en assainissant les pratiques patronales de bien des enseignes. La grève illimitée des sages-femmes depuis 2 mois, L’hôpital du Chiva à Foix, la clinique de l’Etang de l’Olivier à Istres dont bon nombre de résidents ont du être évacués, l’Hopital Privé Clairval et l’Hôpital Privé la Résidence du Parc à Marseille, Le CHU d’Amiens, etc…
Est ce pour se réchauffer que les professionnel de la santé sont de plus en plus fiévreux ou parce qu’il y a urgence à prendre soin de la Santé, de ses professionnels, et de mieux tenir ceux qui spéculent dessus?

Parce que nous trouvons mesquin les négociations par compromis qui se contentent de gestes exceptionnels là où les salariés sont en attente de vraies améliorations pérennes.

Parce que nous trouvons honteusement « Médefisant » l’attitude de syndicats qui se disent proches des salariés mais qui signent les premiers papiers venus et qui sont selon nous responsables des stagnations du progrès sociale.

Parce que nous défendons et soutenons les positions difficiles mais justes et courageuses de militants et syndicats qui assument leurs convictions et osent se battre pour les faire vivre.

Enfin et surtout, parce que nous adhérons au mot d’ordre :  « LA SOLIDARITE SYNDICALE DOIT ETRE PLUS FORTE QUE LE CHANTAGE PATRONAL »

Le réseau SUD Santé Sociaux des salariés Korian affirme donc sa solidarité avec les salariés en lutte de l’H.P Clairval et Résidence du Parc à Marseille, et avec ceux qui les soutiennent.

Ci-dessous, l’article d’appel à solidarité du blog CGT des employés de Médica France http://www.le-fruit-des-amandiers.com/ dont nous vous recommandons la lecture.

Générale de Santé: point sur la grève à Clairval.

Cher(es) camarades,

 

Je reviens vers vous afin de vous faire un point sur la lutte de l’H.P Clairval et Résidence du Parc à Marseille (13) secteur privé lucratif (CCU FHP), Groupe Générale de Santé.

 

TOUT DABORD CE N’EST PAS SANS EMOTION QUE JE VEUX VOUS FAIRE PART QU’AU VUE DE L’EPUISEMENT ET DU POURRISSEMENT DU MOUVEMENT DE GREVE VOULU PAR CETTE DIRECTION (GENERALE DE SANTE), NOTRE CAMARADE KHIER AKMOUME ELU CGT A FAIT UN MALAISE EN PLEINE NEGOCIATION HIER SOIR ET A ETE TRANSFERE DANS LA FOULEE EN SERVICE DE REANIMATION.

 

Pour revenir à ce conflit, sachez et comprenez que la tension était à son comble hier soir ; non seulement cette direction écarte d’un revers de la main les légitimes revendications des salariés mais en plus continue de négocier avec les autres organisations syndicales après l’accident de notre camarade K. Il n’est pas admissible de cautionner ce type de comportement et devons avec force dénoncer ces pratiques. En effet, nous étions hier dans le 8ème jour de conflit et la direction ne faisait que peu avancer les discussions restant sur des positions archaïques .

Pour rappel, le préfet des Bouches du Rhône s’appuyant sur la liste dressée par la direction de l’H.P Clairval avait dès vendredi réquisitionné notre camarade K. A., élu CGT, afin d’éviter qu’il soit au plus près des préoccupations des salariés en lutte. Après maintes interventions dans la journée de samedi nous avons réussi à faire sauter la réquisition de ce camarade. Par ailleurs, j’en profite pour vous signaler qu’un contentieux passe en jugement ce jour  portant sur la réquisition abusive des salariés grévistes.

A la sortie de cette négociation, la direction est restée sur la position d’un octroi d’une prime exceptionnelle de 150 euros Brut versé en décembre 2013, d’un versement de 120 euros annuel sur salaire, une avance de 200 euros de la prime dite « de présentéisme » versée en décembre afin de minimiser les pertes dues aux jours de grève (à savoir que ces 200 euros seront déduits de la prime fin 2014), l’ensemble des salariés qui pour motif d’absence pour arrêt de différentes natures ne devait pas bénéficier de cette prime auront malgré tout l’octroi de ces 200 euros. Engagement de la direction de dresser un calendrier portant sur les conditions de travail dans les semaines à venir.

Deux organisations syndicales ont d’ores et déjà signé un accord de fin de conflit, CFDT et SIP (Syndicat Indépendant), FO n’est à cette heure pas signataire et la CGT ne sera pas signataire au vue des éléments précités et le fossé existant entre la plateforme revendicative initiale et la résultante que je viens de vous lister.  Les salariés ont décidé de reprendre le travail aujourd’hui mais ne sont en rien abattus  selon la CGT sur place.

 

JE VOUS RAPPELLE QU’UN APPEL A SOLIDARITE A ETE LANCE POUR NOS CAMARADES CGT de L’H.P CLAIRVAL ET RESIDENCE DU PARC, « LA SOLIDARITE SYNDICALE DOIT ETRE PLUS FORTE QUE LE CHANTAGE PATRONAL » ; MERCI DE BIEN VOULOIR CONTRIBUER AU SOUTIEN DE CES CAMARADES.

 

Appel à solidarité Clairval – le doc pdf