autres - divers

NAO Korian : SUD dresse la liste des priorités

Suite à notre étude qui a recueilli une large participation, voici une première liste les points noirs et les inquiétudes qui nécécitentent des engagements et avancées concrétes.

– La pérenisation de la prime de 13éme mois, au plus prés d’un vrai revenu mensuel brut quelque soit l’ancienneté ou pratisé pour les salarié-es de moins d’un an dans l’entreprise.

– Les congés payées : trop de contraintes et trop peu de souplesse de la part de la direction, un mode de décompte en jours ouvrable trés défavorables aux salariés en journées de 12h et aux temps partiels.

– Des taux d’effectifs trés insuffisants et des taux de dépendance trés sous estimés qui couplé aux logiques profits/économie priduisent des cocktails désastreux sur les conditions de travail et la prise en charge.

– Des directives et pratiques manageriales de plus en plus autoritaristes et des respects du cadre legal qui semble devenus optionnel ou à la carte.

– Une nécessaire reconnaissance de la pénibilité et l’instauration d’une prime.

– Une ancienneté pas assez valorisée dans les salaires. Un salaire minimum qui doit être réhaussé pour toute la catégorie Employé (AS, ASH, Accueil, Serveurs, etc)

– Un excés de procédures nouvelles, de projets et directives siéges qui n’ont pas fait leurs preuves mais pésent intégralement et lourdement sur les établissement et le personnel de terrain, et occasionnent beaucoup de dysfonctionnements au quotidien.

– De nombreux salarié-es « faisants fonction de soignants », qui endossent charge de travail et responsabilité mais pour des salaires trés inférieurs aux soignants diplômés.

Les syndicats invités par la difection à négocier ( CFDT, CGT , FO , UNSA ) doivent faire mieux que que d’obtenir des mots, des intentions ou des accords sans garantie ! Et la direction doit renoncer à voir dans les économies de masse et de charges salariales des leviers de profits.

A bons entendeur.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe

Sud Solidaires appelle les salarié-es Korian à la gréve et à l’action : Le mépris ça suffit, la Dignité n’a pas de prix !

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Solidaires

Salarié-es Korian :

Pour la Dignité, pour la Santé, pour l’Humain et pour ses Droits
soyons toutes et tous uni-es et déterminé-es le 15 mars 2018

Au nom de la dignité des personnes âgées, au nom de la dignité des personnels qui s’en occupent, au nom de la dignité de métiers dont le sens premier est de plus en plus bafoué au profit de profits insatiables, et contre la maltraitance institutionnelle que la loi du profit engendre sans limite, il n’est plus permis de laisser faire ni d’être de bons soldats dociles.


Pour que cela cesse, il faut agir !

C’est pourquoi Sud Santé Sociaux Solidaires appelle toutes et tous les salarié-es Korian AS, ASH, IDE, AVS, AMP, ASG, Psychologues, Ergothérapeutes, Animateurs, Psychomotriciens, Personnels administratif et d’accueil, Responsables techniques, Cuisiniers, Plongeurs, Serveurs, Chefs de service, Directrices et Directeurs, … , des EHPAD, des HAD, et des Résidences Services, ainsi que tous les salariés des sièges Korian ( Balzac, Paie, Devecey, DSI, et tous les SBF sans bureau fixe) à se mobiliser sans réserve, et à se faire entendre !


Depuis, le 16 février 2018, par communiqués et conférence de presse, SUD Solidaires, CGT, FO, UNSA, CFDT, CFTC, CFE-CGC, et d’autres appellent sans réserve une nouvelle journée de mobilisation le 15 mars 2018, encore plus forte que la première. Un salarié Korian était porte parole de cet appel pour Sud Santé Sociaux Solidaires.

Mobilisez-vous sans plus attendre, rejoignez-nous ! Et ensemble, nous ferons changer tout ça !

Sud Santé Sociaux Solidaires : 74 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Collectif Sud Solidaires Korian :
https://korian.sudsantesociaux.org
Contacts : SudSolidairesKorian@gmail.com / Facebook SUD Santé Sociaux Korian

Salarié-es Korian :

Le 15 mars 2018, un nouvel appel unitaire est lancé en vue d’une énorme journée de mobilisation nationale pour tout le secteur EHPAD ainsi que l’Aide à Domicile, les Hôpitaux gériatriques et tous les autres établissements de personnes âgées.

10 fédérations syndicales du secteur Santé Social appellent, avec l’Association des directeurs d’EHPAD (AD-PA) à la gréve et à l’action, soutenues par 10 syndicats de retraités et des associations d’usagers.

Pour votre avenir et pour celui des résidents, cette journée a besoin du plus grand nombre ! Mobilisé-es, déterminé-es, préparez dés à présent des banderoles, affiches, chansons, slogans, etc. Informez vos collègues, et le 15 mars, décorez votre établissement, faites vous remarquer, faites vous entendre, et prévenez-nous !


Vous vous demandez comment faire gréve?

Les préavis de gréve sont officiels et déposés publiquement. Pour faire gréve il vous suffit donc de ne pas prendre votre poste ce jour-là. Il n’y a pas de formalité de prévenance, sauf si vous faites gréve en cours de journée, (il vous faudra dans ce cas informer votre chef lorsque vous cesser le travail, cette info peut se faire en groupe si vous êtes plusieurs à vous arrêter en même temps). Faites des photos.

Jusqu’au 15 mars (et tous les jours suivant) pour les personnes en postes qui ne veulent plus cautionner la maltraitance institutionnelle, PRENEZ LE TEMPS qui vous manque !
Prenez le temps de prendre soin, le temps de la bienveillance et des bonnes pratiques, le temps de ne plus courir, de prendre vos pauses et de ne plus bâcler au nom d’une organisation de travail inadaptée qui prend comme base un sous-effectif chronique. Privilégiez le résident et la qualité du soin plutôt qu’une organisation fautive. Vos résidents seront mieux traités quant aux retards de service ils ne seront pas de votre fait mais de celui de la direction qui tolère les pénuries de personnel et les énormes défaillances institutionnelles chroniques qui en découlent.

Ensemble, faisons changer tout ça !

Fédération Sud Santé Sociaux : 74 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Collectif Sud Solidaires Korian : https://korian.sudsantesociaux.org
Contacts: SudSolidairesKorian@gmail.com Facebook SUD Santé Sociaux Korian

contact mobile sud

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Tract de Sud Santé Sociaux Solidaires Korian pour le 15 mars

Dossier Sud Santé Sociaux sur la mobilisation du secteur EHPAD / Aide à domicile contre la maltraitance institutionnelle

Tract EHPAD_Sud Santé Sociaux 15 mars

Communiqué intersyndical des 10 Organisations syndicales pour le 15 mars

Tract de cgt Korian pour la mobilisation du 15-mars dans les ehpad korian

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, mobilisation

Dignité en EHPAD : 15 Mars ça repart ! Mobilisation massive et nationale, 10 syndicats appellent à l’Action !

Le 15 Mars, dans tous les EHPAD, et HAD, du Groupe Korian et d’ailleurs, les salarié-es, les retraité-es, les usagers, sont appelés à se mobiliser massivement et dans l’unité : Pour la Dignité qui manque si cruellement.

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Après le succès de la mobilisation aussi massive qu’inédite du 30 janvier dernier, Sud Santé Sociaux Solidaires, faisait partie des 10 Organisations Syndicales de la Santé et du Social, qui tenait une conférence de presse hier pour annoncer et motiver la nouvelle journée de mobilisation massive du secteur EHPAD, Aide à Domicile, Hôpitaux gériatriques, ULSD, … le 15 MARS 2018 (ainsi que les nuits avant/aprés pour le personnel de nuit).

Voir le Communiqué intersyndical signé le 16.02.18 par 11 organisations

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, mobilisation, témoignage

30 janvier / Journée nationale d’action pour les EHPAD : L’unité de tous les syndicats est à l’image de la gravité de la situation !

Dés le 30 janvier, à l’unanimité les syndicats de Salariés appellent à la gréve, à la mobilisation et à l’action ! (voire ici le communiqué de presse )

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Les Retraités aussi ont rejoint le mouvent et appellent eux aussi à se mobiliser massivement et partout, à l’image unitaire des 9 organisations syndicales de Retraités ! En soutien à la cause et aux salarié-es du Groupe Korian, l’Union Syndicales des Retraités Solidiaires a décidé d’une vaste opération de courriers à la Direction Générale de Korian pour lui notifier pourquoi, ni eux ni leurs proches ne seront client de Korian. Ci-suit quelque uns de leurs arguments :

  • conditions de vie au quotidien difficiles,

  • conditions de soins insuffisantes,

  • prix excessifs par rapport aux prestations effectives,

  • manque de personnels,

  • trop grand turn-over du personnel,

  • il apparaît que le groupe cherche principalement à faire des profits, sur le dos, finalement, des personnes résidentes et de leur famille,

  • il est net que le groupe cherche principalement la satisfaction de ses actionnaires plutôt que celle des personnes résidentes et celle de ses salarié-e-s.

  • que le ratio d’un emploi par résident est très loin d’être atteint,

  • que les pouvoirs publics, finalement, participent plus au financement des profits qu’au développement de la mission de service public d’aide aux personnes en perte d’autonomie,

  • etc.

    Vous aussi pouvez transmettre vos courriers à l’UNIRS 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 PARIS ou à SUD Santé Sociaux, sections Korian 70 rue Philippe de Girard 75018 Paris

Dans le Groupe Korian, nous soutenons et soutiendrons toutes les actions de gréve et  d’actions et vous nous vous rappelons que des Kits (actions mobilisation ) en libre service sont >>>> disponibles ici <<< , faites nous aussi remonter vos expériences par ici

En plus de soutenir les diverses actions de mobilisation et d’actions, nous soutiendrons à quelque date que ce soit toutes les « gréves du zéle » menées par salariés non gréviste. Le tract Appels du 30 janvier (à partager et faites nous remonter vos expériences !!!) reprend l’exemple de Korian Champ de Mars où des salariés ont pendant deux jours fait la démonstration de l’impossibilité de bien prendre en charge tous les résidents sans un personnel en nombre plus important.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, mobilisation, témoignage

Si tu n’EHPAD content-e, dis le plus fort !

Tout le monde est tarte quand le travail se fait dans de mauvaises conditions de travail, quand le travail sert de moins en moins l’Humain mais de plus en plus le pognon des patrons.
A l’occasion de la Journée Nationale d’Action, nous remettons donc à dispo les Kits de Slogans de l’été et du printemps dernier afin que le plus grand nombre puisse en profiter, les partager et les utiliser. Le 30 janvier, les retraités seront de la partie !

Kit de Slogans 1
Kit de Slogans 2

La plupart de ces slogans n’ont d’ailleurs pas pris une ride et sont toujours d’actualité. A vous d’en juger et libre à toutes et tous de compléter ces listes des slogans et de partager avec nous toutes vos initiatives.

Pour vous remémorez les dernières mobilisations, pour nous adresser vos témoignages, ou vos cartes postales, pour participer où et quand vous voudrez, les vidéos, et les liens se trouvent là : https://korian.sudsantesociaux.org/portfolio/videos-de-mobilisation-pour-les-salarie-es-korian/

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !

Communiqué des Organisations Nationales de Retraités

(l’intégralité est donnée à lire sur le site fédéral de Sud Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/les-retraites-soutiennent-les.html)

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !
Nous, retraités, sommes inquiets et scandalisés par la situation des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
Alors que les dotations de fonctionnement sont en baisse, la suppression des emplois aidés va encore réduire les effectifs et augmenter les difficultés des agents en place et le stress des personnes âgées résidentes : moins de temps pour les repas, moins de temps pour la toilette, moins d’animations, etc.
Alors que la loi mettant en place le « plan de solidarité grand âge » promettait un ratio de 1 agent par résident, la moyenne est de 0,6 pour 1, voire 0,3 dans certains cas.
Alors que tout le monde, y compris à travers la « mission-flash » de Mme IBORRA pour l’Assemblée Nationale reconnait les besoins criants du secteur des EHPAD, le gouvernement met en place la « convergence des tarifs dépendance et soins », ce qui signifie en clair déshabiller Pierre pour habiller Paul, prendre un peu aux établissements soi-disant bien dotés pour donner peu aux établissements en déshérence. Et rien sur la nécessité d’avoir plus d’EHPAD publics !

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autres - divers

Sondage aux Salariés du Groupe Korian sur le versement de la Prime de 13éme mois

Pour les salariés du Groupe Korian sur le versement de la prime de 13éme mois, voici un sondage à l’initiative de Sud et de la CGT Korian. Merci de bien vouloir répondre au plus vite. Votre anonymat est garanti. https://goo.gl/forms/uC2DsScs4D72lDUs2

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Le personnel en gréve dénonce de « la maltraitance institutionnelle » dans un EHPAD, près de Toulouse.

Nous sommes entièrement Solidaires des grévistes de l’EHPAD la Chênaie, et exigeons de la direction et des tutelles qu’elles les entendent !!

80 % du personnel de l’EHPAD de Rouffiac-Tolosan, près de Toulouse, soutenus par le CGT,  mène une grève depuis plusieurs jours afin de protester contre leurs conditions de travail « qui ne font que se dégrader ». Le personnel est au bord du burn-out, dans l’indifférence de la direction mais avec le soutien de plusieurs familles.

Dans les EHPAD, les situations se suivent, se multiplient et se ressemblent :

  • D’un côté des salarié-es à bout qui ne supportent pas que leurs employeurs et ou leurs tutelles les forces à être maltraitant, faute d’embaucher du personnel en nombre suffisant.
  • De l’autre, des employeurs et ou les tutelles qui campent sur leurs positions et qui entretiennent cette spirale de maltraitance qui ne semble finalement déranger que le personnel, les résidents et leurs familles.

Heureusement, il existe encore des syndicats et des moyens pour résister, dénoncer et pour faire plier les responsables et tous les profiteurs complices.
Le président Macron, n’a de cesse d’agir contre ces moyens de résistance mais nous les utiliserons jusqu’au bout, et y compris contre lui pour pouvoir continuer à améliorer les conditions de travail et de vie des personnes envers et contre toutes les logiques de de marchandisation et d’actionnariat de la Santé, du Social et de l’Humain.

À Rouffiac-Tolosan (Haute-Garonne), au nord-est de Toulouse, le ras-le-bol est quasi général au sein du personnel de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) La Chênaie. En effet, 80 % du personnel s’est mis en grève afin de dénoncer leurs conditions de travail. Toilettes à la chaîne, personnel au bord du burn-out… Alexandra Fuentes, déléguée du personnel, témoigne :

« On nous en demande de plus en plus et cela se répercute sur la santé les résidents. C’est de la maltraitance institutionnelle. Les cadences sont infernales et on ne respecte plus le rythme de vie des personnes âgées qui sont en souffrance.  « 

« On demande juste des conditions de travail décentes »

En cause, selon eux, un manque d’effectif. Les grévistes demandent ainsi à la direction (*) « une infirmière supplémentaire la nuit et deux aide-soignants de plus le jour, une revalorisation salariale et l’aménagement des lieux communs ». En d’autres termes, « des conditions de travail décentes ». Du côté du personnel en grève, les intentions sont fermes : « On restera sur le piquet de grève tant que les discussions ne seront pas ouvertes ».

Une cagnotte en ligne pour aider le personnel

En attendant, c’est autant de journées sans salaire en moins, « alors que nos revenus ne sont déjà pas très élevés », précise la déléguée du personnel. Un appel à la solidarité a donc été lancé par les grévistes, qui ont ouvert une cagnotte en ligne afin de leur permettre de poursuivre leur action.

(*) Contactée par Actu Toulouse, la direction de l’établissement n’a pas souhaité s’exprimer.

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Actu sociale

Les retraités « maltraités » dans la rue

pour dénoncer la hausse de la CSG.

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Dans plusieurs villes de France, les retraités s’indignent de la hausse de la CSG qui va les toucher sans compensation à partir de 2018.

Quelques milliers de retraités s’estimant « maltraités » ont manifesté jeudi à Paris et dans plusieurs villes pour protester contre la hausse de la CSG qui s’appliquera en 2018 à une majorité d’entre eux. A l’appel de neuf organisations et associations de retraités, les cortèges en province ont rassemblé « trois fois plus de monde » que lors des précédentes mobilisations annuelles des retraités, selon Gérard Gourguechon (Solidaires).

La hausse de la CSG ne passe pas. Environ 2.000 personnes ont manifesté à Bordeaux, 1.200 à Lille, 900 à Caen, 850 à Toulouse et 700 à Brest, selon les chiffres de la police, ou encore 1.000 à Rouen (chiffre des organisateurs). Ils étaient également quelques centaines à Rennes, Reims, Strasbourg et Besançon. A Paris, plusieurs milliers de personnes défilaient dans l’après-midi au départ de l’opéra Garnier, 10.000 selon les organisateurs. « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n’en veut pas de cette société là », scandaient des manifestants.

Dans la capitale, les banderoles portaient les mentions de « voleurs » ou « CSG, retraite, Macron = racket ». Et sur des pancartes les messages suivants : « retraités maltraités » ou encore « Hé ! Jupiter, ne tond pas tous les moutons, tu risques d’avoir froid cet hiver ». « Avec la hausse de la CSG, le pouvoir d’achat des retraités va baisser brutalement« , dénonce Gérard Gourguechon, représentant du syndicat des retraités Solidaires. « Dans le même temps, le gouvernement supprime l’ISF, baisse l’impôt sur les sociétés, réduit les APL, ça ne passe pas du tout dans l’opinion publique », ajoute-t-il.

Perte de pouvoir d’achat. Près de 60% de retraités, soit 8 millions de personnes, seront touchés l’an prochain par l’augmentation de 1,7 point du taux normal de la CSG, destinée à financer la suppression des cotisations chômage et maladie des salariés du privé. Et même si au 1er octobre les pensions des retraités seront revalorisées de 0,8% pour rattraper l’inflation, « cela ne fait pas le compte », estime Martin Brun, ex-agent RATP de 66 ans. La hausse de la CSG « est la goutte d’eau qui fait déborder la vase car elle s’ajoute à des tas de mesures depuis des années », dit-il en évoquant notamment la suppression de la demi-part fiscale des veuves et veufs.

« Est-ce qu’avec 1.200 euros par mois, on est riche ? », demande Michel, 68 ans, retraité des transports routiers, qui raconte avoir « travaillé pendant 45 ans à raison de 45 heures par semaine », avec « des crédits sur le dos toute (sa) vie ». Dès la matinée, des défilés dans plusieurs départements avaient lancé cette journée annuelle de mobilisation des retraités à l’appel de neuf organisations syndicales de retraités (CGT, FO, CGC, CFTC, FSU, Solidaires, FGR) et associations (UNRPA, LSR).

Source Europe 1 :

http://www.europe1.fr/societe/environ-2000-retraites-maltraites-manifestent-a-paris-contre-la-hausse-de-la-csg-3449153

Actu sociale, droit du travail

Contre la nouvelle Loi « Travaille et tais toi », la révolte est en marche. #12septembre

Le 12 septembre, dans le groupe Korian et partout ailleurs, en actions, en gréve, et mobilisé contre les abus et les destructions de nos acquis sociaux.

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Il n’y a décidément rien de bon dans les Lois Macron..  Pourtant, le président Jupitérien insiste, persiste et signe pour tenter de faire croire que grâce à cette loi le pays et la population iront beaucoup mieux après. Les mêmes promesses déjà versé dans le vent plusieurs centaines de fois…

Sans surprise, ce que cette loi a de plus injuste et de plus contradictoire est ce qui est le moins relevé par les commentateurs, les ministres et les patrons :
– Les forte baisse des dédommagement aux salariés et des sanctions contre les patrons en cas de licenciement illégal, contre une très faible augmentation de l’indemnité pour les licenciements légaux.
Offrir aux patrons des licenciements moins chers + la possibilité d’embaucher à la place de nouveaux contrats qui peuvent être rompus à tout moment ».

Un exemple concret pour mieux comprendre la perversité, l’injustice, et le séisme des abus prévisibles par le biais de cette loi :

Un patron de resto qui n’aime pas son serveur, pour sa tête, son prénom ou ses opinions, le vire sans motif, ou bien il invente un prétexte, comme par exemple une miette de pain que le salarié aurait oublié une fois, y a un an,  en faisant le ménage.

Un tel licenciement aurait évidement été jugé illégal avant et le salarié saisissant la justice aurait pu espérer réparation avec des dommages et intérêt en plus d’une indemnité de licenciement. Mais avec la nouvelle loi, pour le même licenciement illégal, les dommages et intérêts seraient très plafonnés sans aucune prise en compte des préjudices subits, ni des torts de l’employeur.

Mais ce n’est pas tout, avec les nouveaux contrat prévus dans cette loi, les patrons pourraient facilement remplacer chaque salarié licencié par des « contrat projet » (sorte d’intérim en moins cher) révocables à tout moment, avec 0 indemnité et 0 dommage et intérêt.  En définitive c’est comme si cette loi avait signé la généralisation d’un Salaire Minimum Conventionnel pour tous et la mort de la valorisation de l’ancienneté pour tous.

Il faut croire que ce jeune président qui se maquille à 26 000€ par mois, a vraiment une dent contre les anciens puisque les retraités sont les plus laissés pour compte dans cette loi et ceux qui perdront le plus en pouvoir d’achat (c’est ça de ne pas faire gréve, ou de faire moins de bruit que les autres dans la rue…)

Pourtant, il n’y a que SUD Solidaires et la CGT parmi les syndicats pour dénoncer cette Loi scélérate et sa dangerosité. Les deux syndicats dans le groupe Korian et partout ailleurs appellent donc à la mobilisation massive, gréves, manif, et actions jusqu’à la victoire dans toutes les entreprises et services, dans toute la France, le 12 septembre.

Pour le salarié-e, 2 options :

  • Devenir intérimaire précaire pour toute la vie (en promettant le même contrat d’avenir à ses enfants).
    ou
  • Résister ensemble avec nous !

De leur côté, J.C Mailly le porte parole de FO, comme Laurent Berger celui de la CFDT (historiquement coutumier de la collaboration à tout va et de se satisfaire à la miette) sont satisfaits de la méthode employée. Même si le gouvernement a imposé toutes les mesures qu’il avait déjà prévu depuis le début, pour ces deux syndicats l’essentiel est d’avoir pu parlé (même dans le vide) à 48 reprises depuis le mois de mai.

Mais heureusement, il n’y a pas encore de loi pour interdire aux militants et aux adhérents de FO, ou de la CFDT,  d’être plus ambitieux que leur collabo de secrétaire généraux qui ne négocient que pour eux mêmes.

Pour aller plus loin, comprendre tous les travers du projet de loi et nos propositions, lire la brochure de 20pages de notre Union Syndicale Solidaires :

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

« On me couche à 17 heures ! » : face au manque d’effectifs de la maison de retraite de Paimbœuf, le désarroi grandit

Les témoignages s’enchaînent sur les conditions de travail et de vie dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Après une enquête du Monde publiée mi-juillet sur un établissement du Jura, le personnel et les résidents de la maison de retraite de Paimbœuf, en Loire-Atlantique, tirent eux aussi la sonnette d’alarme.

Source : FranceInfo http://francetvinfo.fr/societe/on-me-couche-a-17-heures-face-au-manque-d-effectifs-de-la-maison-de-retraite-de-paimboeuf-le-desarroi-grandit_2319117.html

Actu sociale

Retraités en colére

On vous le disait la semaine dernière, les retraités de demain seront les fer de lance des luttes pour la Bientraitance des ainés. Mais demain a déjà commencé hier ! Salarié-es, Rétraité-es, Usagers même combat !

Pour tous nos lecteurs et toutes nos lectrices retraité-es, pour celles et ceux que vous connaissez autour de vous, ce site est pour elles, pour et pour tous les autres demain. http://www.retraitesencolere.fr/

Une initiative intersyndicale unitaire CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires,LSR et Ensemble

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

L’EHPAD Korian La Ferme du Marais prés à la grève le 26 juillet

Pour l’ensemble des salarié-es de Korian La Ferme du Marais, y compris les équipes de nuit, un préavis de grève à été déposé pour la journée du 26 juillet 2017 par trois déléguées de cet Ehpad ainsi que par l’Union Syndicale Départementale CGT Santé et Action Sociale 77.

Les revendications (ci-dessous) sont soeurs de ce que nous réclamons pour tous les salariés du groupe Korian depuis plus d’un mois, en adéquation avec notre lettre ouverte à la Ministre et aux ARS, ainsi qu’avec la pétition que nous avons lancé dans la foulée, nous saluons et soutenons l’initiative comme une continuité nécessaire à la forte mobilisation que nous menons depuis 5 mois :

Si le préavis de grève est locale, ces revendications rejoignent pourtant ce que des milliers de salarié-es souhaitent aussi, sur des dizaines et des dizaines d’autres sites.
Si c’est votre cas, et que vous aussi voulez vous mobiliser au lieu d’attendre que ça se passe, contactez-nous.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Mobilisation nationale Korian : SUD organise la durée et l’amplification tout l’été

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Rejoignez-nous, suivez-nous, Informez-vous avec nous,

contactez-nous

C’est dans le cadre de mobilisation nationale comme celle-ci où les échanges, les témoignages, sont très riches et très nombreux que la gravité de la situation faire ressortir tous ses reliefs :

Ici et là, depuis le début de la mobilisation de mesures soudaines ont été prise : les absences non remplacées, sont soudainement remplacée, les écarts de langages s’estompent, une meilleure attention est donnée au problémes quotidien des équipe MAIS rien de tout ça n’est formalisé par écrit, juste des promesse orales tout au mieux. Cela prouve que quand on veut on peut régler les problémes (quelque soit le TO, ou toute autre excuse habituelle) mais comme le carrosse de Cendrillon, faute d’accord, tout ça risque de s’envoler dés les 12 coups de la fin de la mobilisation auront sonné.

Nous resterons donc mobilisé, tant qu’il n’y aura pas de négociation et d’accord valable.

En l’absence de négociations sur des revendications légitimes et chères à tant de salarié-es, la mobilisation s’organise pour durer et s’amplifier tout juillet et tout août.

La situation passée, actuelle et venir, ne nous laisse pas le choix. Les expressions, de soutien, de sympathie, et d’attente manifestées par les salarié-es ces dernières semaines nous obligent à agir à la hauteur des nécessités, des enjeux et des dangers.

Nous appelons toutes et tous à nous contacter et nous rejoindre dans une mobilisation multi-forme que chacun-e peut soutenir et renforcer sur son site.

Cette mobilisation a démarrée le 22 juin et le préavis coure jusqu’au 23 juillet.
Mais  le ras-le-bol pluriel qui a motivé cet appel à la gréve et à l’action remonte à bien plus loin. Il suffit pour cela de lire et relire nos précédents articles pour refaire la chronologie du ras-le-bol, de ses raisons et de ses points de crises.

Si la direction fait le choix d’ignorer nos alertes, c’est son droit, et c’est sans doute à son image.

Que de nombreux syndicats présents dans le groupe ( CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, UNSA), ne manifestent pas plus de solidarité ni de soutien pour tous les salarié-es mobilisé-es, et pour toutes les causes urgentes portées et défendues c’est en revanche très préoccupant sur leurs rôle et leurs missions envers les salarié-es. Mais là aussi, c’est peut-être à leur image..
Rappelons que les syndicats dans les entreprises n’ont pas vocation à faire de l’accompagnement des directions, ils ne sont pas bons qu’à signer là où le veut la direction sur un texte rédigé par ses soins. Les syndicats doivent représenter et défendre les intérêts des salarié-es.

Or, les intérêts des salarié-es, comme ceux des résidents, sont de moins en moins au cœur des décisions et des orientations choisies même si la communication d’entreprise prétend le contraire.
Les droits des salarié-es, leurs libertés, leurs avantages et leurs marges de manœuvres qui étaient déjà mal en point, reculent de plus en plus, il est temps que cela cesse : OSONS dire non.

Tais Toi et Bosse

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Korian France : Des actions d’ampleur pour l’amélioration des Conditions de Travail, 100% de remplacement, contre les glissements de tâches…

SUD se réjouit et se félicite des échos trouvés par tous nos appels pour l’amélioration des conditions de travail, et pour une gestion plus humaines des profits , échos qui rendent possible aujourd’hui des mobilisations nationales d’ampleur et unitaires en faveur de tous les salariées Korian France !

Quelque soit nos différences ou désaccords, il est du devoir de toutes les organisation de faire primer les intérêts collectifs des salarié-es avant les leurs ! Ce devoir n’a jamais été plus essentiel que par les temps qui courent et toutes les menaces que les Loi Travail 1 et 2 font pesées sur tous les salariés, sur l’emploi et sur la cohésion sociale.

L’ensemble des salarié-es aspire depuis toujours à avoir des syndicats déterminés qui s’occupent des salariés-es avant de chercher leur intérêt personnel. L’ensemble des salarié-es souhaitent l’unité dans l’action de la part de l’ensemble des syndicats pour satisfaire durablement les intérêts collectifs des salarié-es.

C’est pourquoi nous appellons tous les syndicats CFDT, FO, UNSA, CFTC, CGC, …. et tous les salarié-es syndiqué-es ou non syndiqué-es à prendre part à ses mobilisations par tous les moyens possibles !

Les récents appels et tractage de la CGT pour une journée d’actions le 22 juin confirment une adhésion franche et salutaire de la CGT Korian aux valeurs et principes que nous martelons activement dans le groupe Korian depuis longtemps et tout particulièrement par nos nombreuses alertes pour faire cesser les pressions et les dégradations de nos conditions de travail   :

  • En avril toujours SUD a lancé une enquête sur l’évolution des conditions de travail

  • En mai, dans la continuité de notre marathon démarré en novembre dernier en faveur de l’amélioration des conditions de travail, c’est tout logiquement que nous avons interpellé la direction générale et l’ensemble des syndicats représentatifs pour leurs confier une série de revendications en vue des NAO.En parallèle, nous avons assuré à tous les syndicats, quelque soit nos divergences avec eux, que nous soutiendrons de la plus belle manière possible toutes leurs actions en faveurs d’améliorations collectives. Et dans l’autre sens nous emploierons la même énergie contre toute trahison aux intérêts collectifs des salarié-es.

  • Et nous voici au mois de Juin, dans un nouveau contexte de Mobilisation National dans le groupe Korian : C’est à vous toutes et tous de jouer à présent, pour y prendre toute votre part, pour y donner toutes vos voix,  et vos meilleures actions :

    Tous les slogans de ce Diaporama peuvent être téléchargé et imprimés ici pour vos actions et vos photos 

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Et toutes les affiches de ce Diaporama peuvent être téléchargées et imprimées depuis notre page Facebook

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BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, salaire

Mobilisations pour les salarié-es Korian : Toutes et Tous ensemble !

SUD se joint à l’appel de la CGT Korian pour une journée d’actions nationales et un rassemblement devant le siège du groupe Korian le 22 juin prochain (25 rue Balzac, 75008 Paris à partir de 8h00).
De plus, nous élargissions cet appel pour que toutes nos revendications soient entendues dés à présent et satisfaites durablement au delà des seuls accords NAO.

Rappel de notre campagne pour une gestion plus humaine des profits.

Ci-joint le Kit de campagne à diffuser :

1 Tract sur les revendications que nous avons transmises dans le cadres des NAO 2017

1 Version papier de la pétition pour une gestion plus humaine des profits

1 guirlande de slogans imprimable, destinée à chaque salarié-e qui peut se manifester avec. 

Pour tous les salarié-es Korian de France, l’enjeu est de taille ! Salaire, emploi, conditions de travail, condition de prise en charge, sens du travail, santé, social, etc..

Malgré des bénéfices records, beaucoup de salarié-es ont déplorés dans le même temps des dégradations de leurs conditions de travail, des conditions de prise en charge, et une diminution de leur prime de Participation. Conclusion : Qui peut le plus peut le moins?
Avis aux habitué-es des éléments de langage qui habillent régulièrement la politique d’entreprise.

Envoyez nous vos photos et vos remontées de pétitions par ici

Pour des questions, pour nous contactez c’est par ici

Et pour nous aider à vous aider c’est par ici

IncontFinanceehpadcolérela vie sallongeMaltrProfitsOrGrispainibilitéburnout

Depuis les mouvements de gréve de mars, pour preuve que quand on veut on peut, beaucoup nous ont informé d’un adoucissement soudain sur leurs sites, et beaucoup d’autres ont même constaté autour de l’enquête Kommunity des élans d’empathie jusque là jamais vu, voire même de la tendresse et d’autres fêtes !

Est ce un signe d’assainissement durable des pratiques ou un symptôme qui cache des plaies ?
Voulez vous prendre le risque d’attendre qu’il soit trop tard ou mieux vaut-il agir dés maintenant et décider ensemble de la qualité de votre avenir ?

Quand la loi et le code du travail peuvent être changé par ordonnance, n’est pas la preuve d’une gouvernance malade ? Quel rapport avec vous ?

Les Macron-ordonnance, ordonneront à quelle sauce vous pourrez être mangé demain, et aussi le prix de la sauce. Elles ordonneront la possibilité de tout changé dans votre relation de travail avec la possibilité de vous ôter le peu de protection qu’il vous reste.

On ne peut que regretter et décrier que des syndicats aient approuvé une Loi « Travaille » complément folle et malade et que d’autres syndicats collaborent à présent pour rédiger des ordonnances.. comme si on pouvait négocier le poids des chaines d’un esclave au lieu de simplement le libérer.

Notre devoir à présent n’est pas d’attendre sans rien faire, ni de discuter sur comment transformer un coup de poing dans la gueule de l’Emploi, en moindre mal.

Notre devoir est de refuser et d’empêcher l’inacceptable, sous toutes les formes ! Et des malformations il y en a beaucoup. Il est finit le temps où on pouvait rester dans son coin, aujourd’hui si on ne lève pas la tête, on tombera et dure sera la chute.

L’entreprise, le travail, le profit, c’est Vous. Nous pouvons vous représenter et vous aidez à vous défendre mais nous ne pouvons bouger à votre place. En résumé la réussite de nos actions, ne dépend que de Vous.

 

Accords et Actus CE - IRP, salaire

NAO Korian France 2017 – Revendications et suite de la Pétition SUD

Les Négociations Annuelles Obligatoires ont commencé pour Korian France. SUD a transmis une liste de 11 revendications (liste ci-dessous) à tous les syndicats négociateurs (CFDT, CGT, FO, et UNSA) ainsi qu’à la direction générale. Nous vous présentons ici les principales revendications syndicales SUD. Le tract de nos revendications nationales pour tous les salarié-es Korian est disponible ici et partageable, ainsi que la version papier de la pétition en faveur d’une gestion plus humaine des profits

Parmi de nombreuses nécessités, nous avons retenues les propositions qui nous semblent les plus urgentes et les plus complémentaires aux demandes d’autres syndicats :

Depuis le mois de mars et l’annonce des bénéfices records engrangés par l’entreprise, l’idée d’une meilleure gestion de la richesse suggérée par la pétition de SUD a fait son chemin et la revendication en faveur d’une Prime exceptionnelle pourrait légitimement aboutir si tous les syndicats s’entendent pour agir dans ce sens.

Chaque salarié-e signataire de la pétition en ligne devrait donc interpeller les syndicats, les délégué-es syndicaux, ou les élu-es qu’ils ou elles connaissent pour que ceux ci motivent une négociation dans ce sens là.

SUD est pour l’unité syndicale chaque fois que l’intérêt collectif des salarié-es est en jeu. C’est pourquoi nous avons offertes nos revendications à chaque syndicat négociateur pour qu’ils se les approprient ou même qi’ils.elles aillent plus loin.
En parallèle, nous avons assurer à tous les syndicats, quelque soit nos divergences avec eux, que nous soutiendrons de la plus belle manière possible toutes leurs actions en faveurs d’améliorations collectives. Et dans l’autre sens nous emploierons la même énergie contre toute trahison aux intérêts collectifs des salarié-es.

Les principaux avantages voulus et transmis par Sud Santé Sociaux pour les NAO Korian France 2017 :

1 Augmentation de tous les salaires et fidélisation du personnel : Garantir 2% du SMC de plus à chaque date anniversaire d’embauche quelque soit le salaire.

2 Une Prime Exceptionnelle sur l’exercice 2016 conséquente et à la hauteur des bénéfices records enregistrés sur l’année, (pour toutes et tous les salarié-es non concerné-es par une prime d’objectif individuel).

3 Interdire les glissements de tâche ou alors ne pas en faire une opportunité économique : Garantir à chaque salariée une rémunération minimale équivalente au SMCB métier du poste occupée (qu’il.elle ait ou non le même diplôme que la personne remplacée).

4 Subrogation : Avance de salaire pour tous les arrêts maladie et accidents de travail

5 Que toute absence pour accident de travail ou événement familiale n’impacte plus les primes de présentéisme.

6 Augmentation des effectifs Employés sur chaque site Sanitaire et Sénior (+1 sur les sites < 50 ETP , +2 sur les sites > 50 ETP ).

7 Augmentation des effectifs des services paie (pour faire cesser tout dysfonctionnement lors d’accident de travail ou d’arrêts maladie notamment)

8 Avant toute nouvelle embauche, prioriser les salarié-es déjà sur site (qu’ils.elles soient nouvellement diplômé-es ou déjà diplômé-es).

9 Révision du dispositif de la Prime Participation pour ne diminuer en aucun cas la réserve de participation par la soustraction des loyers, et pour que tous les salarié-es soient égaux face au montant de la participation quelque soit leur rémunération.

10 L’instauration de nouvelles primes pour les managers pour valoriser les baisses de turn-over (hors ruptures conventionnelle), prime déclenchée à partir d’un turn-over sous les 10%

11 Valoriser les managers (DR, RH, DE, et Chefs d’équipes) qui améliorent le climat social sur leurs sites : Augmenter les primes d’objectifs annuelles de celles et ceux qui améliorent le climat social sur site en appliquant des retenues sur les primes objectifs de celles et ceux qui le dégrade.


Les principales orientations soutenues par Sud Santé Sociaux parmi les propositions des syndicats négociateurs au NAO Korian France 2017 * :

– 13éme mois (CGT UNSA)
– Egalité salariale Femmes/Hommes (CGT UNSA)
– Remplacement à 100%. (CGT)
– Augmentation des salaires de 5% pour les non cadres (UNSA)
– Possibilité de coller une recup à un CP (UNSA)
– Revalorisation des sujétions Dimanche et jours fériés et uniformisation à tout les salarié-es (CGT UNSA)
– Harmonisation du paiement des heures de pause pour les salarié-es qui travaillent la nuit. (CGT)
– Prime de transport pour les salarié-es ne qui ne bénéficient pas de transports en commun et sont obligés de prendre leurs véhicules, (CGT)
– Suppression des 3 jours de carence en cas d’épidémie. (CGT)

* Les syndicats CFDT et FO ont recu la liste de nos revendications mais nous ne connaissons pas les leurs. Le cahier revendicatif portée par la CGT est consultable ici

 

BTHE, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe

Prime exceptionnelle aux salarié-es Korian ?

C’est la proposition que SUD Santé Sociaux va adresser dans le cadre des NAO Korian France 2017 et inviter l’ensemble des syndicats négociateurs à s’emparer ensemble de cette revendication (et d’autres) pour les faire aboutir. SUD soutiendra avec détermination les meilleurs propositions que les autres syndicats ( CGT, CFDT, FO et UNSA) sauront proposer.

Alors que les NAO Korian France viennent de démarrer, Hospimedia s’est une nouvelle fois intéressée à la Pétition en ligne lancée par SUD Santé Sociaux en faveur d’une gestion plus humaine des profits dans le groupe Korian. En effet, SUD avait décidé de lancé cette pétition après l’annonce de profits records pour le groupe Korian. Des chiffre jugés indécent par beaucoup au regard de ce que les salarié-es et la prise en charge ont sur la même période sous le poids de contraintes budgétaires ou de profitabilité.

L’article d’Hospimedia évoque aussi l’idée d’une prime exceptionnelle.
Et, vue la situation, une telle prime serait tout aussi légitime que nécessaire et seul le montant devrait faire débat.

Contactée par la journaliste, la direction du groupe Korian n’a pas rejeté l’idée d’une nouvelle prime, mais s’est contentée de rappeler l’existence d’une Prime de Participation (celle dont l’ensemble des salarié-es vient d’être avisé au mois de mai…) et d’indiquer que les Négociations Annuelles venaient de démarrer, sans rien avancer de nouveau comme avantage pour les salarié-es.
La CGT Korian de son côté a répondu plus favorablement à la journaliste sur les bien faits d’une telle prime.

Si la direction du groupe n’ignore pas l’existence de cette pétition depuis son lancement, la pétition ne lui a pas encore été remise à ce jour et pour cause puisque l’appel à signature est toujours ouvert !

Beaucoup de salarié-es attendaient l’annonce de la prime de Participation avant de se prononcer.

Pour lire l’intégralité de l’article Hospimedia c’est par là.
Et pour signer la pétition en ligne c’est ici

 

Mds€ = Milliards d’euros

M€ = Millions d’euros

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréves et mobilisations KORIAN du 7 Avril 2017

SUD Santé Sociaux appelle à l’action, jusqu’à satisfaction
et s’associe à toutes les initiatives et à toutes les organisations qui iront dans ce sens !

Nous vous invitons à y prendre part vous aussi de différentes manière, par l’action et la sensibilisation :

  • La campagne SUD contre la dégradation des conditions de travail et de prise en charge a démarré depuis un mois, tous les slogans et les visuels peuvent être repris et diffusés massivement. Soyez créatifs, faites des photos, des chansons, etc.
    Seul ou avec tes collègues 1) Choisis ton Slogan/ ton image 2) Mets le sur ton visage 3) fais en un selfie 4) nous envoyer la photo à SudSolidairesKorian@gmail.com
    Slogans à télécharger/Imprimer
    Affiches à télécharger

  • Diffusez à vos collègues les derniers APPELS AUX SALARIE-ES DU GROUPE KORIAN:

 HALTE AUX PRESSIONS, RÉPRESSIONS OU DISCRIMINATIONS
HALTE AUX DÉGRADATIONS DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Appels Tract à télécharger

 

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Répression, discrimination, Maltraitance institutionnelle, … quand c’est non, c’est NON !

prendre soin VS limonger

Les sections SUD KORIAN apportent et apporteront leur soutien actif aux actions en cours et se joignent aux initiatives de la CGT KORIAN :

  • Soutiens à Fatima de Korian Brune, victime d’un simulacre de procédure en vue d’un licenciement trop volontariste : Venez en nombre au rassemblement prévu le 7 avril 2017 à 9h30 devant l’établissement Korian Brune 117, boulevard Brune 75014 Paris.
  • Soutiens à aux salariés de Korian les Parents qui pour avoir dénoncé la maltraitance institutionnelle en font les frais deux fois plus.
  • Soutien par pour les moyens possibles, contre toute forme de discrimination ou  harcèlement : actions de sensibilisation, presse, tractage, gréve, etc.
  • Soutien à la pétition en ligne contre les pressions, répressions et / ou manipulations contre des salarié-es ou leurs représentant-es dans le groupe Korian, à signer et partager : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeI0hia6OVUlMwMDiqEo3dciUQI-7CThuXO_bvbyOVomdnSSA/viewform?c=0&w=1
  • Nous exigeons pour l’ensemble des salarié-es du groupe Korian d’avoir des pratiques à la hauteur du discours (bientraitance, transparence, empathie, etc..) y compris dans les Relations Sociales.
  • Nous rappelons l’appel nationale à la gréve et à l’action du 7 avril 2017 et invitons le personnel Korian à y prendre part de toutes les manières possibles.

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Actu sociale, BTHE

Gréves dans le groupe Korian : des Chorales des épuisé-e-s s’apprêtent à réinterpréter « Libéré…Délivré… »

Sur l’air de la Reine de Neige, ou sur celui de Zouk Machine…

Nous lançons ce jour un Concours National, à l’intention de toutes les chorales des épuisé-e-s qui se constitueront.

On a dit concours, mais l’essentiel est de participer ! En groupe ou même seul, avec vos enfants, etc..

Vous êtes donc toutes et tous invité-e-s à vous réunir pour interpréter une chanson de gréve en mode « Chorale des épuisé-e-s ». Faites une vidéo de la chanson, envoyez la nous par mail (sudsolidaireskorian@gmail.com) et nous chargerons du reste.

Modifiez tant que vous voulez les paroles (du moment qu’elles restent en lien avec la situation). Chaque groupe pourra reprendre et réinterpréter le refrain de la chanson Disney la Reine des Neiges, (en changeant bien-sûr les paroles !) ou les même paroles sur l’air de Zouk Machine.
Les petits bouts de clips seront assemblés pour la campagne !

La version Salarié-e-s

Fatiguéééééées..
Epuiséééééées…
On travaille pour des financieeeeers!

Mal-payééééées…
Mal-menééééées…
On en perd le sens de nos métiers!

Epuiséééééées….
Mal-menéééés….
Attention la Santé va craquer !

Libéréééééééééééééééééééééées !!
Délivréééééééééééééééééééééééées !!
ne soyons plus jamais exploitées !

Version par les enfants des salarié-e-s

Fatiguéééééées..
Epuiséééééées…
Nos parents y perdent leur santé !

Mal-payééééées…
Mal-menééééées…
Nos parents ont b’soin d’être écouté !

Epuiséééééées….
Mal-menéééés….
Leurs enfants vont bientôt s’en mêler !!!

Libéréééééééééééééééééééééées !!
Délivréééééééééééééééééééééééées !!
La Santé sinon ça va péter !

Version résidents / ou usagers

Fatiguéééééées..
Epuiséééééées…
Nos soignants n’ont plus le temps de soigner !
Mal-payééééées…
Mal-menééééées…
Nos soignants ont b’soin d’être écoutés !
Epuiséééééées….
Mal-menéééés….
Nous aussi allons nous en mêler !
Libéréééééééééééééééééééééées !!
Délivréééééééééééééééééééééééées !!

La Santé sinon ça va péter !

….

etc.. et y a de la place pour plein d’autres refrains !

Notre gazette, AlloKorian recueille vos témoignages.

Informez-vous avec nous, contactez-nous, Rejoignez-nous, suivez-nous,

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve et Mobilisation dans le Groupe Korian : Jeux, 7 et Mars

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Gréve et Mobilisation dans le Groupe Korian : Jeux, 7 et Mars
Des milliers de salarié-e-s KORIAN face à leur avenir.

Il y a 1001 et moyens de se mobiliser et de soutenir l’action de toutes celles et ceux qui se bougent pour améliorer le présent et l’avenir.
Mais il n’y a qu’une chose qui empêche souvent les situations de s’améliorer et qui fait qu’elles se dégradent souvent encore plus : c’est le fait de ne rien faire.
Le 7 mars est une 1ére ! C’est la 1ére fois qu’un appel unitaire nationale est lancée dans le groupe Korian par 3 organisations syndicales (Cgt Fo Sud), preuve que la situation est grave et que si le personnel ne se mobilisait pas en nombre pour redresser la situation, cela pourrait devenir encore pire..

Mais le 7 mars n’est qu’un début et, pour bien débuter, cette journée à besoin de vous. Besoin que vous soyez vu-es et que vous vous fassiez entendre avec nous. Ou que vous soyez et quelque soit votre établissement.

Le droit de gréve est simple, mais à force de ne pas s’en servir, beaucoup on oublié qu’il existait… Parfois, certain-e-s croient même qu’il faut demandé la permission comme si on posait un CP…

Le rassemblement peut se faire à tout moment (c’est vous qui décidez) et c’est pendant ce rassemblement que vous décidez ce que vous voulez faire (une gréve toute la journée? toute la semaine? un rassemblement de quelques heures avec vos slogans et des pancartes que vous vous fabriquerez ? …etc.

Quelque soit la méthode, l’objectif sera souvent le même : Vous réappropriez votre travail et faire entendre haut et fort vos attentes légitimes.

Si vous manquez d’idées, voici un Petit Kit de Slogans (made in SUD Korian) qu’il vous suffit d’imprimer pour vous en faire des affiches ou des pancartes. Partagez les ! Et surtout avec les collègues qui veulent participer mais qui ne savent pas comment.

Et ici un questionnaire pour recueillir votre opinion sur cette gréve.

piedsurterrevsbullefinanciere

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Votre avis sur la gréve du 7 Mars pour 25000 salarié-e-s Korian

Votre Avis ? Vos idées ? Vos attentes ?

Pour prés de 25 000 salarié-e-s de plus de 380 sites KORIAN de France, un appel à la Gréve à été lancé par 3 syndicats, CGT, FO, et SUD pour le 7 Mars 2017. Les syndicats appellent aussi toutes celles et ceux qui le peuvent à venir manifester à Paris le même jour Place Denfert Rochereau à 13h00.

Cliquez sur l’image pour vous exprimer, et pour partager le questionnaire il suffit de copier ce lien : https://goo.gl/forms/fyqR8wzJTFPQoBz63 ou de partager notre article.

sondage-grevekorian7mars

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, Métiers

25 000 Salarié-e-s KORIAN de + de 380 établissements sont appelé-e-s à la Gréve et Manifestation le 7 mars !

7marskorian1

Le Tract de l’intersyndicale CGT , FO , SUD

Un autre monde du travail est possible : Inventons le !
Avec vos syndicats (ou sans si le votre n’y est pas),
prenez une pause bien méritée
et venez soufflez un grand coup avec nous


Un tract de SUD Santé Sociaux avait été réalisé

à  l’intention de tous les salarié-e-s de Korian

Tract SUD Condition de travail Korian 2017

Si besoin d’aide pour tracter/imprimer, ou pour connaitre les départs des cars pour la manif ( Contactez nous ! )

Pour vous informez sur le droit de gréve, les préavis, etc.  vous trouverez toutes les infos ici

A lire prochainement sur ce blog, les milles et unes façons de faire gréve, de lutter, de soutenir, … de gagner.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, salaire

Korian : SUD , CGT et FO appelent à la gréve et manifestation nationale le 7 mars

7marskorian1

Passez vite le message : Faites le savoir,
Toutes et tous en gréve et en manif à Paris le 7 mars !

Ci-joint le tract de l’appel intersyndical.!

7marskorian2

Pour venir en car, pour une info sur le droit de gréve / sur les préavis nationaux déposés, ou pour nous encourager utilisez le formulaire contact habituel.

7marskorian3

Pour rappel, relire aussi le précédent appel revendicatif spécifique de SUD Solidaires,
adressé cette semaine en directions des sites Korian :
Halte aux dégradations volontaires des conditions de travail !

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Marseille : Licenciées pour avoir brisé l’omerta à l’Ehpad Korian-les Parents

C’est le titre d’un article publié ce jour sur le site LaMarseillaise.fr et qui affiche la couleur quant aux raisons des licenciements de salariés dans cet EHPAD.

Cela vient compléter notre article de ce matin avec un flashback utile sur la gréve d’avril dernier qui a été en quelque sorte le prémisse de la situation actuelle.

http://www.lamarseillaise.fr/marseille/social/56521-marseille-licenciees-pour-avoir-brise-l-omerta-a-l-ehpad-korian-les-parents , un article de Myriam Guillaume

Extraits :

 »
soutiens apportés par les militants de l’UD CGT et ses UL Quartiers Sud et La Rose, de La France Insoumise et les Lanceurs d’alerte.
« Nous sommes attaquées en diffamation par notre direction suite à nos témoignages dans l’émission Les Pieds sur Terre. Maintenant, c’est jusqu’à ceux qui nous défendent à qui on demande des comptes, déplore Hella, aide soignante de l’unité Alzheimer, mais qui fait une enquête dans cette maison de retraite ? »

Le 28 avril 2016 une grève secoue l’Ehpad (la Marseillaise du 29 avril 2016), suivie à 90% par la cinquantaine de salariés de l’établissement […] Les personnels y dénonçaient déjà des conditions de travail et d’accueil dégradées en raison d’un manque d’effectifs et de matériel. Mais le travail reprenait le lendemain, « sur des promesses de mieux. Mais rien n’a changé, bien au contraire, les pressions se sont accentuées », ajoute une salariée encore en poste, qui ne révèle pas son identité « de peur d’être licenciée ».

[…]
« Nous avons envoyé une lettre à la Direccte pour dénoncer le manque de personnels et de moyens qui nous poussent à de la maltraitance sur des personnes vulnérables. Ce qui est insupportable. Nous avons alerté l’ARS. »

 Pauline et Hella ont été licenciées, Muriel a repris et Farida est en maladie et aux Prud’hommes. Et il y a eu ce reportage TV à la suite duquel la direction de l’Ehpad, qui se terre toujours dans le déni, porte plainte pour diffamation. D’où la convocation au commissariat de la secrétaire de l’UL Sud Virgine Cassignol.

« Depuis, ils utilisent nos licenciement pour faire pression sur les autres salariés », ajoute Hella qui entend bien, le silence brisé, « ne pas lâcher. Je demande ma réintégration », armée de lettres de parents de résidents qui témoignent en sa faveur.

Sortie du commissariat, Virginie Cassignol estime : « Rien de terrible, on m’a demandé pourquoi j’intervenais dans l’émission », tout en considérant « elles sont licenciées parce qu’elles sont professionnelles et compétentes. Nous demandons une enquête nationale et la protection pour les lanceurs d’alerte ». Une dizaine d’associations sont mobilisées dans divers départements pour des cas similaires.

 »

Notons que le même journal avait déjà publié sur le sujet en novembre 2016 avant que les licenciements ne soient prononcés, titrant : « Violences et harcèlement dénoncés à l’Ehpad Korian de Marseille »

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Dossier « Korian Les Parents » : Un rassemblement de soutien réussi hier à Marseille

Alors que le groupe Korian prétend ériger la Transparence en valeur pilier de l’entreprise, ce n’est pourtant pas l’avis de tous les salariés ni de tous les syndicats… Et loin s’en faut. Dans le dossier « Korian les Parents » où les rebondissements ne cessent de se multiplier, la transparence est pourtant centrale et à l’origine de reproches et de contentieux révoltant.

Hier, à l’appel de la CGT, de nombreuses personnes et collectifs se sont donc rassemblés devant le commissariat du 8éme à Marseille pour soutenir une responsable locale convoquée suite à une plainte pour diffamation déposée par le groupe Korian, gestionnaire de la maison de retraite Korian Les Parents.

Personne ne devraient jamais faire les frais de ce qui n’est pour nous que l’expression de contradictions agressives de l’entreprise. Invoquer la diffamation ou la calomnie, comme l’a fait le groupe Korian, en réaction aux témoignages courageux et utiles de salariées et de militants est une aberration. Ce type d’attaque/défense ressemble aux pratiques de certains responsables politiques qui attaquent en justice des journalistes ou des témoins lorsque leurs torts sont dévoilés.

Mais chaque plainte, chaque procès, donne aussi la possibilité de nouveaux éclairages, de nouveaux élément. C’est pourquoi nous croyons que le dossier « Korian Les Parents » peut avoir un effet considérable pouvant permettre de corriger à terme certaines pratiques ou politiques d’entreprise mais aussi pour aider les pouvoirs publiques à mieux prendre en compte la réalité propre au personnel et usagers d’EHPAD.

Ce n’est d’ailleurs pas anodin, si parmi les militant-e-s présent-e-s hier se trouvaient plusieurs associations de soutiens aux lanceurs d’alertes.

Parce que la « transparence » et la « bientraitance » ont pour nous un sens qui dépasse de loin les pratiques de l’entreprise, nous avons soutenu et relayé cet appel. Nous estimons qu’il est du devoir de toutes organisations syndicales présentent dans l’entreprise d’en faire autant tant le sujet est important et crucial pour l’avenir et la reconnaissance de nos métiers et des réalités du terrain.

Toutes les personnes rassemblées hier devant le commissariat ont ainsi montré leur détermination à répondre aux attaques par plus de transparence et plus de visibilité.

La maltraitance institutionnelle est un sujet sérieux qui ne devrait pas être tabou dans les établissements. Nous sommes convaincu que de telles affaires n’éclatent que par les conséquences sinon la faute dans la durée d’un déni des directions. Ne sachant (pour des raisons principalement financières) s’atteler aux causes réelles du probléme telles que par exemples les insuffisance d’effectifs, de formations, de moyens, ou aux surcharges de travail, des chefs ou des directions trop souvent ne savent ou ne veulent reconnaitre les conséquences de ces maux.

Dans un article publié huer, France 3 région est revenu sur une affaire qui a démarré à la mi-décembre et que vous aviez pu suivre aussi sur ce blog.
Deux aides-soignantes d’une maison de retraite du groupe Korian à Marseille ont été licenciées. Elles dénoncent des cas de maltraitances sur des résidents. Elles avaient témoigné anonymement dans une émission de France-Culture.

Un mois plus tard, suite à une plainte pour diffamation déposée par la direction après cette émission, une responsable de l’UL CGT était à son tour ce mardi matin convoquée par la police comme témoin dans cette affaire. De nombreux militants de la CGT, et d’associations de soutien aux lanceurs d’alertes se sont rassemblées en soutien aux salariées devant le commissariat.

A lire en intégralité sur le site de France3 région :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/metropole-aix-marseille/marseille/maison-retraite-korian-soutien-aux-salariees-licenciees-1176847.html

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Dossier « Korian les parents » : Appel à un rassemblement devant le commissariat le 17 janvier

lesparents

Face aux surenchères patronales, on ne peut qu’approuver et soutenir cette initiative de la CGT et encourager les salariés et leurs soutiens à ne surtout rien lâcher.

Nous sommes convaincu que toute logique de sanction / répression ne fait qu’aggraver la situation (la preuve, non?). Car non seulement cela éloigne des améliorations nécessaires et attendues sur le terrain mais cela conduit aussi à toujours plus d’escalade.
Nous sommes donc déterminés à refuser toute forme de répression des victimes ou d’intimidation de leurs soutiens, et apportons notre soutiens à toute alternative pour lutter contre ces pratiques patronale d’un autre âge mais terriblement contemporaine…

Imaginez tout ce qui pourrait être fait en faveur du bien-vieillir, au lieu de dépenser tant d’argent et d’attention en plaintes et en poursuites ? Combien d’absences pourraient être remplacées, combien de repas améliorés, combien de services dispensés, … si l’entreprise ne dépensait pas autant pour des ruptures de contrats ou des plaintes ?

Dans un communiqué, l’Union locale CGT Sud, l’Union départementale CGT 13 et USD Santé, appellent donc « à un rassemblement le mardi 17 janvier à 9 heures devant le commissariat du 8e arrondissement de Marseille, au regard des évolutions du dossier « Korian les parents » ». 69 avenue d’Haïfa 13008

Dénonçant la situation de salariées « licenciées et poursuivies pour avoir alerté et témoigné sur les conditions de travail des salariés et la prise en charge des résidents de la maison de retraite Korian les parents à Marseille ». Les syndicats rappellent que « depuis septembre 2016, 4 aides-soignantes et leur syndicat CGT ne cessent d’alerter leur Direction, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Paca et l’Inspection du travail : conditions de travail déplorables, modification des organisations sans concertation, management à la limite du harcèlement, problèmes d’hygiène et de sécurité, manque de personnel qualifié…

Elles ont eu le courage de témoigner dans les médias, et de dire tout haut ce que de nombreuses familles et professionnels pensent tout bas.

Aujourd’hui, deux d’entre elles sont licenciées et les 4 sont poursuivies en diffamation par la direction pour leur témoignages à l’émission « les pieds sur terre » de France Culture. Malheureusement, nos inquiétudes sont confirmées par le drame que vient de connaitre un Ehpad Korian de Lyon : 13 morts ! Alors que sévit la grippe, il serait plus opportun de convier les représentants des salariés et leurs organisations syndicales à une table ronde constructive pour prendre toutes les décisions qui s’imposent, au lieu de s’acharner sur ceux qui prônent des valeurs de bientraitance et de respect des personnes âgées. Aujourd’hui, une nouvelle étape scandaleuse a été franchie par la convocation au commissariat de notre camarade Virginie Cassignol, secrétaire générale adjointe de l’UL CGT Marseille sud. Face à la multiplication de ce que nous considérons comme des provocations, nous exigeons l’arrêt immédiat des poursuites contre nos 4 camarades et la réintégration des 2 licenciées. »
La CGT apporte tout son soutien aux salariées « réprimées » et appelle toutes ses organisations à participer à un grand rassemblement le mardi 17 janvier à 9h, devant le commissariat du 8e arrondissement, 69 avenue d’Haïfa 13008
Marseille.« Nous ne laisserons aucun d’entre nous seul face à la justice ou à son patron », préviennent-ils.

 

Actu sociale

Victoire à la clinique de l’Ormeau après une gréve historique

UN GRAND BRAVO A TOUTES ET TOUS LES SALARIE-E-S COURAGEUX, QUI ONT EU RAISON ET QUI ONT GAGNE FACE AUX GÉANTS DE LA SANTÉ PRIVÉE !

64 jours de conflit, c’est l’illustration de toute la détermination nécessaire du personnel pour faire face à une obstination trop tenace, sinon irresponsable, du futur plus grand groupe de France de cliniques privées (fusion des groupes Médipole Partenaire et Elsan). D’un côté comme de l’autre, c’est la preuve que quand on veut on peut, et que le groupe privé aurait perdu beaucoup moins d’argent en consentant plus tôt un effort sur les revenus.

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Dans ce conflit que la CGT a efficacement structuré de bout en bout, en en faisant un enjeu national (2 passages de Philippe Martinez). SUD a affirmé sa solidarité avec les grévistes et la CGT en participant aux manifestations, en soutenant les occupations et en apportant un soutien financier.

HOSPIMEDIA revenait hier sur les 64 jours de luttes et sur cette victoire historique !
http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/43438  Publié le 10/01/17 – 17h19

Au terme d’un conflit social historiquement long dans l’hospitalisation privée, un protocole d’accord a été trouvé entre la direction de la Polyclinique de l’Ormeau, établissement Médipôle Partenaires, et les salariés. Ces derniers se sont mobilisés pendant 64 jours pour obtenir des revalorisations salariales et de meilleures conditions de travail.

Les salariés de la Polyclinique de l’Ormeau à Tarbes (Haute-Pyrénées), mobilisés dans un mouvement social depuis 64 jours, et la direction de l’établissement, géré par le groupe Médipôle Partenaires, ont fini par s’accorder sur un protocole de fin de conflit, a-t-on appris auprès des différents protagonistes ce 10 janvier. L’accord a été signé vers 16 heures, précise la direction de la clinique à Hospimedia et la reprise du travail sur les deux sites de l’établissement se fera dès le 11 janvier à 7 heures.

Épilogue de négociations difficiles

Cet accord intervient au terme de négociations difficiles entre les deux parties. Alors que la mobilisation, soutenue par la CGT locale et nationale, durait depuis près de 60 jours, la direction avait finalement annoncé le 5 janvier accepter les propositions salariales, refusées dans un premier temps, du médiateur nommé à la mi-décembre par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Dirrecte). Malgré cet ultime « effort financier » de la direction, pour la CGT, les conditions n’étaient toujours pas réunies pour mettre fin à la grève. La dernière phase de négociations a alors fait l’objet d’une réunion qui s’est alors tenue le 6 janvier à Matignon, en présence de membres du cabinet du Premier ministre, de représentants du ministère de la Santé, des responsables nationaux de la CGT, Philippe Martinez et Mireille Stivala, ainsi que des responsables de direction de Médipôle Partenaires, dont le PDG, Philippe Gravier. Selon nos informations, le PDG du groupe Elsan (1), Jérôme Nouzarède, était également présent lors de ces échanges. Le lendemain, les grévistes ont reçu « pour la première fois » de la part de la direction, ont-ils souligné, un protocole écrit d’accord de fin de conflit. Celui-ci a été amendé ces derniers jours par les salariés, jusqu’à parvenir à une version convenant à l’ensemble des parties. Cette dernière mouture a été votée par les salariés réunis en assemblée générale ce 10 janvier, mettant ainsi fin à une grève historiquement longue dans le secteur de l’hospitalisation privée .

Prime pérenne de 700€ par an et intégration rétroactive de la Rag

Les négociations ont notamment achoppé sur les revendications salariales, le volet sur les conditions de travail ayant finalement fait l’objet au bout de quelques semaines d’un accord entre direction et personnels. C’est également et essentiellement sur ces mesures salariales qu’ont porté les derniers amendements des grévistes sur le protocole d’accord proposé par la direction. Le protocole comprend au final : une augmentation de la valeur du point intégrant la rémunération annuelle garantie (Rag) avec un effet rétroactif au 1er janvier 2016 ; une prime pérenne de 700 euros (€) pour tous les salariés de l’établissement, conformément à la recommandation du médiateur (3); et plusieurs mesures en termes d’amélioration des conditions et d’organisation du travail. La fédération de la santé et de l’action sociale de la CGT salue dans un communiqué « tous les grévistes pour cette remarquable lutte« , qualifiée même d' »éblouissante« . Elle reste « persuadée que d’autres victoires peuvent être conquises, dès lors que les revendications sont élaborées par les salarié-e-s et que leur détermination les porte, même quand les employeurs jouent le pourrissement de la mobilisation ou que des élus locaux les critiquent au lieu de les écouter ». La centrale syndicale répète voir dans ce conflit une opposition entre « des employés dans des conditions salariales et sociales plus que minimalistes » en ayant eu « assez de cette exploitation » et un groupe de clinique qui « engrange des bénéfices colossaux au détriment des conditions sociales et de travail de leurs personnels« . Et le syndicat de poursuivre et d’ironiser : « À l’heure où se met en œuvre la « loi Travail » qui comporte entre autres, le soi-disant « dialogue social d’entreprise », il aura fallu actionner toutes les structures de la CGT, locales, départementales, fédérales et confédérale, solliciter le gouvernement jusqu’au cabinet du Premier ministre pour trouver les voies d’un accord« . Elle conclut ainsi que cette lutte locale « témoigne également du bien-fondé [des] luttes [de la CGT] contre cette loi et ses pernicieuses conséquences« .

Sollicitée par notre rédaction ce 10 janvier, la direction de la polyclinique fait simplement savoir qu’elle « tient à remercier l’ensemble des pouvoirs publics locaux et nationaux qui sont intervenus pour faciliter la résolution du conflit« . Malgré un « coût financier très lourd » pour l’établissement, la direction affirme avoir « pris ses responsabilités au nom du service dû aux patients » et indique que « tous les efforts sont mobilisés pour que la reprise du travail se fasse dans les meilleures conditions possibles« .

BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, témoignage

L’Ehpad marseillais Les Parents se retrouve au cœur d’une polémique opposant Korian et la CGT

Extrait d’article Publié le 03/01/17 – 17h20 – par HOSPIMEDIA

Dans certains établissements, le dialogue social prend des chemins compliqués. Quatre témoignages d’aides-soignantes marseillaises à France Culture ont soulevé un vrai tollé. Articles dans les médias, pétitions de la CGT, courrier de soutien des salariés au groupe Korian… chacun a sorti son arsenal de combat.

La participation de quatre aides-soignantes de l’Ehpad Les Parents de Marseille (Bouches-du-Rhône) à l’émission « Les pieds sur terre » de France Culture, le 9 décembre dernier, a semé le trouble. Dès l’introduction du sujet, le ton est donné. « En sous-effectif, avec un manque de matériel, des cadences de travail insoutenables, Hella, Pauline, Farida et Murielle ont décidé de sortir du silence et d’alerter sur leurs conditions de travail et sur la maltraitance dans cet établissement où résident 91 retraités. » Le groupe Korian qui gère l’établissement précise que l’Ehpad dispose de 95 lits. Par ailleurs, l’émission a l’effet d’une bombe. En introduction de leurs témoignages, les aides-soignantes annoncent qu’elles viennent de se « rendre à l’inspection du travail qui va diligenter une enquête sur les risques psychosociaux« . Elles expliquent que cette enquête devrait permettre aux autres salariés de l’Ehpad de parler sans avoir peur de perdre leur travail. Elles espèrent que l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur intervienne.

Confidences à la radio

À l’antenne, Hella raconte notamment qu’elle travaille en secteur fermé auprès de 19 résidents. Alors qu’elle était seule dans le service, une résidente a ouvert une fenêtre et s’est retrouvée sur un balcon avec des envies suicidaires… Choquée, l’aide-soignante a fait une déclaration détaillée de l’événement et se serait fait épingler par sa direction qui lui aurait conseillé de ne pas tout dire. Une autre explique comment une pensionnaire aurait chuté dans sa chambre sans que personne n’intervienne avant le petit matin… Les aides-soignantes confient leur quotidien, et semblent soulagées de pouvoir parler sans filtre de leur travail et de leurs inquiétudes. Certaines ont même des sanglots dans la voix.

L’heure des licenciements

Une semaine après leurs interventions sur les ondes, les aides-soignantes soutenues par la fédération CGT ont organisé le 16 décembre une conférence de presse, dévoilant que deux d’entre elles viennent d’être licenciées. Dans un communiqué diffusé à la presse locale, le groupe Korian réplique. Estimant que les propos tenus à la radio par les quatre « sont de nature à remettre en cause la réputation de l’établissement et n’ont d’autre objectif que la volonté de nuire« , la direction déclare avoir déposé plainte. Concernant le licenciement des deux salariées ayant témoigné sur France Culture, la direction précise que la décision de se séparer de ces collaborateurs « a été prise antérieurement aux accusations portées publiquement par ces deux personnes« . Elle ferait « suite à des fautes professionnelles réelles qui ont été commises, ne rendant plus possible le maintien de ces salariés au sein de l’équipe de soins« . Le groupe n’apporte pas plus de précisions.

Chacun ses arguments

Pour soutenir les salariés qui ont réclamé leur réintégration, la CGT a aussi lancé le 20 décembre une pétition, soulignant qu’elles ont été licenciées le 8 décembre, veille de la diffusion du reportage. La fédération syndicale estime qu’elles ont « eu le tort de dénoncer la maltraitance institutionnelle dont souffrent les résidents victimes de la politique des groupes, dont Korian, et la souffrance quotidienne des soignants« . Le 3 janvier, le syndicat a récolté 317 signatures. Dans le même temps, familles et salariés, chacun de leur côté, ont transmis au groupe Korian des lettres de soutien. 32 salariés ont signé un texte ayant pour objet de contrecarrer les propos des quatre aide-soignantes aux médias. Ce texte dément l’existence de faits de maltraitance. « Nous réfutons purement et simplement d’être associés à ces personnages qui ont décidé de salir notre image« , écrivent-ils

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Pétition en faveur des aides-soignantes licenciées de Korian Les Parents

lesquelles ont témoigné sur des cas de maltraitances en maison de retraite.

Les aides soignantes soutenues par la CGT ont organisé une conférence de presse vendredi dernier et France3 régions leur a consacré un reportage (voir plus bas, ainsi qu’une émission de France Culture dont elle étaient les invités une semaine plus tôt).

A présent, l’Union Fédérale CGT de la Santé Privée lance une pétition pour exiger la réintégration des salariées. Le formulaire de pétition peut être téléchargé via le blog de la CGT Korian: data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20161220/ob_7c6d8d_petition-korian-19-12-2016-pub-1.pdf

Nous avons souhaité relayer cette pétition à l’intention de toutes celles et ceux qui souhaiteraient la signer. Nous relayons pour exiger avec la CGT la réintégration de ces salariées et parce que nous approuvons entièrement les propos ci-dessous de la CGT :

Alors  que  plusieurs  aides  soignantes  avaient  témoigné  lors  de  l’émission  :  « les  pieds  sur  terre »  de  France Culture ; deux d’entre elles ont été licenciées le 8 décembre 2016 de l’EHPAD KORIAN les PARENTS Marseille.

CES SALARIÉES ONT EU LE TORT DE DÉNONCER LA MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE DONT SOUFFRENT LES RÉSIDENT.E.S, VICTIMES DE LA POLITIQUE DES GROUPES, DONT KORIAN, ET LA SOUFFRANCE QUOTIDIENNE DES SOIGNANTE.S.

Tous les jours, les salarié.e.s des maisons de retraite souffrent sur leur lieu de travail. Cette souffrance concerne tout
particulièrement  les  aides-soignantes,  qui  sont  la  plupart  du  temps  en  sous-effectif  et  doivent  travailler  à  des
cadences infernales, obligées de bâcler les soins quotidiens.
Des personnes âgées sont maltraitées, des salarié.e.s sont harcelé.e.s et réprimé.e.s pour avoir dit tout haut ce que
de nombreux salarié.e.s et familles pensent tout bas.
Les maisons de retraites privées reçoivent pourtant de l’argent public, par le biais des Agences Régionales de Santé
et des Conseils Départementaux. Cet argent ne sert qu’à augmenter les profits de groupes à but lucratif, au mépris
des conditions de travail des salarié.e.s et de la prise en charge des résident.e.s… Pourquoi les pouvoirs publics
n’exercent-ils pas un réel contrôle sur ces établissements ?
HELLA ET CATHERINE ONT SUBI UNE VÉRITABLE RÉPRESSION DE LA PART DE LEUR EMPLOYEUR

Signez la pétition pour vous opposer à la maltraitance et à la répression qui règnent
dans ces maisons de retraite  et demander la réintégration de Hella et Catherine ! .

La pétition au bout de ce lien :data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20161220/ob_7c6d8d_petition-korian-19-12-2016-pub-1.pdf

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Reportage France3 régions du 17 décembre :
http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/metropole-aix-marseille/marseille/marseille-aides-soignantes-licenciees-temoignent-cas-maltraitances-maison-retraite-1157331.html

Licenciées, selon la CGT, après avoir témoignées sur des situations de maltraitance en maison de retraite dans une émission de France-Culture début décembre, quatre aides-soignantes d’un établissement du groupe Korian réclament leur réintégration.

Quatre aides-soignantes d’un établissement du groupe Korian situé à Marseille ont été licenciées, selon la CGT,   » pour avoir osé décrire les situations de maltraitance vécues par les résidents de leur établissement sur les ondes de France Culture  » début décembre dans le cadre d’une émission.

Vendredi dernier, 16 décembre, soutenues par le syndicat CGT, les aides-soignantes ont organisé une conférence de presse. Elles réclament leur réintégration au sein de leur établissement, « l’Ehpad les Parents ». Elles ont également réiteré leur témoignages sur des cas de maltraitance. Dans un communiqué la direction de l’établissement rejette en bloc toutes ses accusations.

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Préambule du reportage Prendre Soin du 9 décembre dernier diffuser sur France Culture dans le cadre de l’émission les Pieds sur terre https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/prendre-soin

En sous-effectif, avec un manque de matériel, des cadences de travail insoutenables, Hella, Pauline, Farida et Murielle ont décidé de sortir du silence et d’alerter sur leurs conditions de travail et sur la maltraitance dans cet établissement où résident 91 retraités.

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=3080a517-7dc8-40f3-aed3-eca8710490fe

 

Actu sociale, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Soutien aux salarié-es de la Polyclinique Ormeau-Pyrénées : à prés de 30 jours de grève !

La clinique Ormeau-Pyrénées de Tarbes (65), Maternité et Urgence du groupe Medipole Partenaires, approche de son 30ème jour d’une grève qui nous ramène au temps de la lutte des classes, occupation, actions, AG, rassemblements et manifestations d’ampleur, etc.

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Il faut savoir que la première réponse de la direction (employeur le groupe Médipôle Partenaires) aux revendications salariales des employés a été de proposer…20€/mois d’augmentation !

Actuellement, une infirmière avec 16 ans d’ancienneté touche autant que quand elle était aide-soignante en EHPAD !

Les négociations sont bloquées et un cardiologue a tenté la semaine dernière de forcer le piquet de grève en voiture, renversant le secrétaire CGT Santé !

SUD 65 participe avec ses moyens au mouvement (signature pétition, participation aux manifestations, à l’occupation de la clinique, communiqué de presse et soutien financier aux grévistes).

Aujourd’hui ceux-ci ont besoin d’un soutien massif, y compris pour la caisse de grève. Deux possibilités si vous le souhaitez :

– participer à celle-ci en envoyant un chèque à l’ordre de SUD Santé Sociaux 65 qui transmettra.

SUD Santé Sociaux 65, 4 rue de Broglie, 65000 TARBES

– signer la pétition http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=P2016N49191

LA SANTE N’EST PAS UNE MARCHANDISE

Les salarié-es de la Polyclinique de l’Ormeau sont en lutte

Ils ont décidé de dire :
NON à cette course à la rentabilité imposée par le groupe Medipole Partenaires
NON aux organisations du travail de plus en plus déshumanisées.

Nous voulons continuer à accueillir les patients dans de bonnes conditions.
Nous aimons notre travail et notre entreprise et voulons garder notre motivation.
Nous aimons notre travail et nous voulons en vivre.
Nous n’acceptons pas de voir les tarifs augmenter pour les usagers et nos conditions de travail régresser, nos salaires stagner.

http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=P2016N49191

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, témoignage

Gréve et répression à Korian Les Parents

Ni injustice, ni double injustice : Non à la sanction des victimes !

Nous déplorons des bassesses répressives indignes envers des personnels  qui luttent pour mieux prendre soin de la Vie.

Nous apportons donc un soutien entier aux salariés de l’établissement Korian les Parents, à l’union locale CGT Marseille SUD et à leur lutte légitime pour la dignité.

Comme eux, nous exigeons l’arrêt des procédures de sanction et licenciements à l’ égard des salariées !

Dysfonctionnements organisationnels et managériaux, une organisation pressurisante sur les équipes, effectif insuffisant, une prise en charge des résidents jugée inégalitaire, … déjà en avril dernier les salariés à bout de Korian Les Parents battaient le pavé pour alerter haut et fort des dangers,  alors qu’une grève massive avait rassemblée la totalité des aides-soignantes et agents de service hospitalier de l’Ehpad.

A présent, la tension est encore montée d’un cran et plusieurs salariés de cet Ehpad  » dénoncent harcèlement, dégradations des conditions de travail et de la prise en charge des résidents ».

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve à la maison de retraite Chez Nous

Menacés une fois de plus de la suppression de leur prime de Noël, les salariés de la maison de retraite de Saint Sulpice se sont mis en gréve mercredi.

 » Le personnel ne peut pas, et ne doit pas, être une variable d’ajustement du budget « 

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« Travail dégradé, personnel épuisé, résidents en danger !!! » clame la banderole des grévistes.

Un mouvement qui a été largement suivi. Les grévistes ont notamment tracté et recueilli près de 600 signatures par voie de pétition sur le marché de la ville.

Les revendications des salariés sont aussi claires que légitimes :

  • Conserver leur prime de Noël

  • Ne plus travailler et être remplacés sur les jours de repos

  • Moins de précarité

  • Ne pas augmenter le temps de travail pour garantir une prise en charge de qualité.

    • Et les témoignages des salariés en disent long sur le malaise : «Avant je prenais plaisir à venir travailler. Aujourd’hui non», (propos d’une des Aide Soignante les plus expérimenté de l’établissement).
      Une autre collègue d’ajouter : «On me rappelle sur mes jours de repos. La dernière fois j’ai refusé de venir. J’ai culpabilisé et j’y suis allée, mais ça ne peut plus continuer».
      Une infirmière va plus loin : «pour une fois j’ai bien dormi. Je savais qu’enfin on allait nous entendre».
      Un agent d’entretien  «Pour seule réponse on nous aboie dessus et on nous méprise», lâche, désabusée, .
      «Depuis 2 ans, les conditions de travail se dégradent», et «25 % des agents sont actuellement en congés maladie. C’est anormal» ponctue le représentant du personnel CGT.

      .Dans un précédent courrier adressé à la directrice, et la présidente du CA le personnel avait déjà alerté : «nous vous faisons part de toute la colère et de l’inquiétude qui envahissent actuellement le personnel de l’Ehpad, votre personnel. Cette angoisse concerne la gestion financière de notre structure et la récidive au sujet de la suppression de la prime de fin d’année. Le personnel ne peut pas, et ne doit pas, être une variable d’ajustement du budget».

    Un mouvement qui devrait se poursuivre sous diverses formes…

 

Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif

Victoire après 9 jours de grève à la Clinique St Jean Languedoc (groupe Capio)

Un succès rendu possible par l’intersyndicale SUD et CGT et par l’ensemble des salariés mobilisés.

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La Fin du conflit à la clinique St Jean Languedoc a été conclue jeudi 17 Novembre après 9 jours de grève.

Ce conflit a fait suite aux négociations sur l’accord d’harmonisation de 2 cliniques privées à but lucratif : Le Parc et St Jean Languedoc à Toulouse, appartenant au groupe Capio.

Les grévistes ont obtenu :

– Le maintien des coefficients actuels pour la future rémunération et classification car certains coefficients actuels sont supérieurs à ceux de la convention (CCU 2002)

– Maintien de 2 points supplémentaires par année d’ancienneté au-delà de 30 ans.

– Toutes les primes différentielles induites par la nouvelle rémunération seront fixes ainsi les augmentations ne pourront pas être imputées du différentiel.

– Augmentation de la RAG (prime annuelle, pourcentage du salaire annuel) à 8.7% ( soit bien mieux que ce que prévoit la convention collective)

– Si un salarié travaille moins de 7h sur un jour férié la récupération due ne sera pas inférieure à 7h.

– Respect du délai minimum de 7 jours pour modifier un planning où des horaires.

– Délai du repos quotidien (entre deux journées de travail) à 11h car le groupe voulait réduire ce délai à 9h.

– Réouverture des négos sur la rémunération car il y a du personnel qui n’avaient aucunes augmentations de salaire. Ils se sont engagés pour que tout le monde est une augmentation. Gros point noir c’est que se sont des primes « métiers » qui vont augmenter les salaires, nous voulions faire augmenter le point mais ils n’ont pas lâcher la dessus. Maintenant Il faut qu’on arrive à négocier une progression des salaires sur 2 ans pour rejoindre les salaires du Parc car ils sont mieux payés que nous, par contre eux vont avoir de gros différentiels mais apparemment ça n’a pas l’air de les gêner puisqu’ils n’ont pas suivi notre mouvement, dommage!

– Rédaction d’un avenant à l’accord de méthode signé au début des négociations:

Pour négocier en présence du directeur régional qui a un pouvoir décisionnaire plus important que le directeur de clinique.

Un expert pour chaque partie pour travailler la nouvelle rémunération, reste à déterminer le financement de celui des OS.

Des moyens supplémentaires pour les négociations, entre autre des heures de délégation.

Un calendrier plus cadencé et un report de 3 semaines de la date butoir des négociations

Restitution des réunions de négociation en AG avec les salariés, la direction, les OS et un représentant des médecins

– Réouverture des négociations sur des jours de repos liés à l’ancienneté ainsi que sur un jour de carence maladie payé par la clinique alors qu’ils ne voulaient plus en discuter. A suivre!

– Les jours de grève du jeudi au dimanche ne seront pas retenus sur le salaire car la direction reconnait qu’elle a refusé de négocier le jeudi alors même qu’il y avait les 5 organisations syndicales sur place, pour le reste des jours il y aura possibilité d’étaler les pertes de salaires sur 2 mois et ce qui le souhaiteront pourront se faire payer des heures de récupération, des jours d’ancienneté etc…

Une enveloppe NAO de 82.000€ au lieu des 15.000 prévus au départ.

Et vive intersyndicale ( SUD CGT ) quand on s’entend bien, cela se vérifie, l’union fait la force !

Et maintenant les dirigeant savent qu’en cas de refusent de négociation sur les salaires, les grévistes sont prêts à recommencer.

Merci à tous, de la part des salariés, pour votre soutien moral et financier.

Par solidarité avec les grévistes, après 9 jours de gréves, les personnes qui n’ont pas déjà participé au Pot Commun peuvent encore le faire ici : https://www.lepotcommun.fr/pot/gsj6y9p7 en faisant un don en ligne.

BTHE, Conditions de travail

La souffrance au travail peut être fatale, mais elle n’est pas une fatalité !

Nous tenons à soutenir et partager l’initiative de la CGT et nous félicitons les élus de l’Ehpad Korian Île de Migneaux à Poissy pour la victoire obtenue.

Car la souffrance au travail n’est pas une fatalité, elle n’est pas acceptable et dans bien des cas elle n’est pas excusable.

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Au delà des responsabilités directes, personne ne devrait fermer les yeux dessus et le déni est souvent le pire amplificateur qui soit.

Aussi, toutes les directions, RH, régionales et générales devraient faire du dépistage et de la lutte contre contre la souffrance au travail leur priorité ultime. Et que cela soit le premier objectif acté par tous, avant les baisses de coûts, les augmentations de profits, ou autre objectif financier.

Le texte ci-dessous reprend tel qu’elle l’intégralité de la Lettre ouverte CGT publiée le 17/11/2016 et que vous pouvez télécharger et repartager.


La souffrance au travail n’est pas une fatalité

Lettre ouverte à tous nos collègues

Cher(e)s collègues! 

Il nous semblait important de vous informer d’une grande victoire! 
Nous vous parlons d’un temps que les moins de deux ans à Korian Poissy ne peuvent pas connaître et pourtant que la souffrance fut grande….!
2014: Arrivée d’une directrice (mme P.) deux mois plus tard après le départ inattendu (et fracassant pour l’équipe ide) de l’idec, une autre arrive miraculeusement dans la foulée… 


Dans un même temps Medica France et Korian annoncent leur mariage forcé! Et très vite c’est l’accouchement au forceps de nouveaux protocoles et restrictions de personnels (plus de remplacement des absences maladies, rtt, cp…) et le matériel lui aussi vient rapidement à manquer! 
Le personnel à bout de souffle hurle vite son désespoir et celui des familles et résidants toujours plus exigeants (normal les loyers viennent encore d’augmenter pour une prestation dégradée!). 


Le décor dressé, le drame peut se jouer. 


Le duo directrice/idec va très vite pressurer les équipes, les accuser de tous les maux et de tous les disfonctionnements de l’établissement. Normal! C’est toujours ceux qui se cassent le dos et les genoux à la tâche qui sont les fautifs! Pas le siège de Korian et leurs actionnaires qui veulent se goinfrer toujours plus sur le dos des clients (oups! des résidants…)! 


Résultat au bout de six mois: plus de la moitié des effectifs, tout service confondu, s’était présenté spontanément à la médecine du travail, une pétition était signée part la quasi totalité de l’établissement, deux débrayages et obtention de la venue d’une sophrologue mandatée par la direction régionale afin d’entendre la souffrance des salariés….
Malgré ces appels aux secours des collègues qui furent très nombreux à se présenter pendant ces deux jours d’entretiens, la direction régionale est restée sourde et a donc encouragé un management déviant!


Résultat : après un an de sévices du duo directrice/idec: 19 licenciements et d’émissions forcées dont la moitié après dépressions parfois graves dont une aboutira à une tentative de suicide sur l’établissement…
De tout ces salariés qui ont crevé à petit feu dans ce contexte de travail infâme, une collègue (licenciée juste parce que sa tête ne revenait pas à la direction) a trouvé le courage de ne pas lâcher, de ne pas laisser traîner sa réputation professionnelle et sa dignité dans la boue par ces façons de manager perverses. 


Les délégués du personnel de l’établissement et l’union locale CGT de Poissy ont monté, témoigné, porté et plaidé son dossier devant les prudhommes de Poissy. 


Nous avons la grande joie d’annoncer qu’après quelques mois de procès notre Collegue a eu gain de cause, a été reconnue VICTIME et Korian a lourdement été sanctionné pour le management de la directrice et de l’idec. 


Nous trouvons important que toutes les personnes qui ont subit ces deux ans d’enfer au travail soient au courant que ces agissements ne sont pas restés impunis!
Depuis la directrice a été licencié, l’idec a démissionné mais après combien de vies professionnelles et personnelles écorchées et dont certaines garderont des stigmates encore longtemps…

Ce communiqué, que nous avons décidé de diffuser sur tous les établissements Korian, est là aussi pour envoyer un message à tous ceux qui se reconnaissent dans cette histoire ou qui reconnaissent des situations qui pourraient devenir aussi dramatiques qu’à Korian Poissy:

VOUS DEVEZ VOUS DEFENDRE! RASSEMBLES VOUS ETES PLUS FORTS !


Il n’y a qu’en ne lâchant rien que les dirigeants Korian appliqueront le code du travail et surtout le respect auquel nous avons tous le droit sur nos lieux de travail.

Merci d’avoir pris le temps de nous lire et merci de diffuser l’information au maximum car conscients que ce communiqué dérangera vos directions il ne restera pas bien longtemps affiché…

Les élus de site CGT de Korian Île de Migneaux à Poissy (78) 


Convaincu qu’une autre monde du travail est possible, nous vous invitons à le refaire, à y participer et à y contribuer tous et toutes, ensemble : https://greveurschampdemars.wordpress.com/2016/09/02/sondage-de-sud/

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Métiers

Faire grève pour retrouver le côté humain de son métier.

Retour sur le mouvement de gréve et d’action de cette journée du 8 novembre 2016.

“L’hôpital est au bord de l’explosion (…) on a eu des dizaines de cas de suicides sur une années” alerte Jean Vignes, le secrétaire général de SUD Santé Sociaux (à euronews). “Aujourd’hui, nous allons de plans de retour à l‘équilibre en cure d’austérité, on a plus les moyens de fonctionner, donc on se bat pour la qualité des soins, pour la qualité de vie au travail.

Le ministère de son côté, n’est plus à 30% prés, et annonce une fourchette de 8 à 12% de grévistes, faisant la preuve qu’il est bien plus à l’aise et précis avec les chiffres des restrictions budgétaires qu’avec ceux du social et de l’humain…

C’est comme ça. Mais passons et citons ce témoignage d’une IDE qui a fait grève pour retrouver le côté humain de son métier, ( source NouvelObs ) :

Je ne veux plus être un pion

Le 8 novembre 2016, je serai à Paris avec mes collègues de la France entière car je ne veux plus rentrer chez moi après une journée de travail en me posant toutes ses questions et en pleurant.

Je veux retrouver le côté humain de mon métier. Je ne veux plus être un pion que l’on déplace au gré des besoins.

Je ne veux plus entendre parler de rentabilité et de tarification à l’acte. Je suis infirmière et je soigne des êtres humains, pas des machines. Je ne travaille pas dans une usine. Je m’occupe de personnes en fin de vie et je veux avoir le temps de leur tenir la main. Voudriez-vous que votre mère, votre père ou votre enfant meure seul à l’hôpital sans un professionnel formé à cet accompagnement à côté de vous ?

Depuis plusieurs années, et à mesure que la santé est marchandisée, Patients, Résidents, Personnel (soignants ou non), Aidants, tous trinquent et deviennent toujours un peu plus des variables de profits,

Mais pourquoi les pouvoirs publics laissent-ils faire et pourquoi que les dirigeants s’obstinent dans cette direction ?
La qualité de nos vies et celles de nos patients/résidents vaudraient-elles moins que la qualité des économies et des profits?

 personnelendanger

C’est ainsi que le 8 novembre des gréves et des manifestations ont eu lieu sur l’ensemble du pays.  Une journée d’action pour résister à de nouvelles attaques contre la santé et pour résister à l’austérité galopante qui s’abat toujours un peu plus sur le personnel et sur la qualité du service.

SUD et Solidaires ont maintes fois constaté que :

Depuis que la Santé est cotée en bourse le service public se meurt.

Depuis que la Santé est cotée en bourse les métiers du sanitaire et du medico-social perdent souvent de leur sens et la souffrance des salariés augmentent.

Depuis que la Santé est cotée en bourse, les turn-over et les arrêts n’ont jamais été aussi importants.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, nos aînés mangent moins bien, leurs douches sont plus courtes, plus rares, et en plus ils payent plus chers.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, l’or gris a mis les soignants en sueur et en stress, prenant les soignés en otage.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, les primes d’objectifs causent des déprimes aux cadres qui courent après et aux équipes qui payent le prix.

Pour les pouvoirs publics, et l’ensemble des dirigeants du secteur de la santé, n’est-il pas temps d’arrêter la casse du service public et de favoriser enfin un accès à du Soin digne de ce nom ? 

Actu sociale, Conditions de travail

8 novembre : Journée Nationale de Gréves et Actions pour la Santé

Aujourd’hui, Infirmiers, aides-soignants, agents administratifs et autres personnels hospitaliers sont appelés à se mobiliser « contre la dégradation de leurs conditions de travail et les pressions budgétaires », sources « d’un ras-le-bol grandissant ».

ras le bol - manifestation

« Les conditions de travail des salariés se dégradent considérablement », a expliqué à l’AFP Mireille Stivala, secrétaire générale de la fédération CGT Santé et action sociale. « Cela ne peut plus durer ».

« On est en compression budgétaire permanente depuis une dizaine d’années », renchérit Jean Vignes, son homologue de SUD Santé Sociaux.

« Il y a vraiment une exaspération prégnante à l’hôpital, partagée » par toutes les catégories de professionnels, souligne Denis Basset (FO), rappelant que l’intersyndicale de praticiens Avenir Hospitalier, entre autres, soutient le mouvement.

Les suicides de soignants dans tous les esprits

« On voit des gens en pleurs dans les services parce qu’ils ont peur de mal faire leur travail », témoigne Marie, aide-soignante de 38 ans dans le Loiret. « Cela devient de plus en plus dur de se concentrer sur les patients », déplore-t-elle, soulignant le décalage entre les exigences des directions et la réalité du terrain.

Les suicides de plusieurs soignants cet été, dont au moins cinq infirmiers, ont mis en lumière un malaise profond, selon l’intersyndicale, qui affirme que les drames « se multiplient », certains restant « sous silence ».

Elle réclame pêle-mêle « l’arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes », l’« abandon » du plan d’économies de « 3,5 milliards d’euros » sur trois ans d’ici 2017, ou encore « l’abrogation de la loi santé » qui a instauré les groupements hospitaliers de territoire (GHT), faisant craindre des restructurations. Autant de revendications déjà anciennes.

Étudiants et libéraux rejoignent le mouvement

De leur côté, 18 organisations d’infirmiers salariés, libéraux ou étudiants, ont choisi les mêmes date et parcours parisien pour « s’unir dans un même mouvement de colère », une première « depuis 1988 », selon le collectif. Là encore, « manque de reconnaissance » et conditions de travail « déplorables » font partie des griefs.

« On veut être entendu et on veut des annonces concrètes », résume Nathalie Depoire, la présidente de la Coordination nationale infirmière (CNI), déjà à l’origine d’un mouvement de grève en septembre, qui n’avait été suivie que par 1,45% des infirmiers hospitaliers, selon le ministère. Mme Depoire espère une meilleure mobilisation, rappelant toutefois les hôpitaux peuvent « assigner les personnels pour assurer la continuité des soins », ce qui les empêchera, de fait, de manifester.

De la même façon, les infirmiers libéraux ne « vont pas abandonner leurs patients », fait valoir Annick Touba, la présidente de leur syndicat national (Sniil).

Marisol Touraine sur la défensive

Jusqu’ici, la ministre Marisol Touraine a été relativement épargnée par la grogne du secteur public, malgré la situation « explosive » dénoncée par les syndicats. Une grogne qui s’est surtout traduite par des mouvements de grève catégoriels ou locaux.

Interrogée dimanche soir sur BFMTV concernant la mobilisation, Mme Touraine a rappelé que « depuis 2012, l’hôpital c’est 10 milliards d’euros de plus », et que « les infirmières, par exemple, ont eu des revalorisations qui vont de 250 à 500 euros par an ». Elle a aussi souligné qu’il y avait eu sur la même période « des postes en plus » avec « 31.000 soignants de plus à l’hôpital: 26.000 infirmières, 3.000 médecins, 2.000 aides-soignantes ».

Pour autant, a-t-elle ajouté, « je sais que des efforts considérables sont portés et que les conditions de travail sont parfois difficiles ».

« Je suis très attentive à ce qu’on mette en place des moyens d’accompagner au quotidien les professionnels de santé à l’hôpital », a ajouté la ministre, rappelant qu’elle « annoncera autour de la fin du mois une stratégie d’ensemble » en ce sens.

Source : Article France Info du 7/11/16 citant l’Agence France Presse
http://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/greve-des-infirmiers-les-raisons-de-la-colere_1909341.html

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Grève et actions dans les EHPAD de toute l’Auvergne !

Les salariés des 40 Ehpad publics et privés du Cantal sont appelés à se mobiliser le 10 novembre 2016 dans le cadre d’une journée de gréve et d’actions programmée sur toute la région Auvergne pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) par la CGT Santé.

En causes :

Des effectifs insuffisants (0,5 personnel par soignant au lieu du 1 pour 1 préconisé en 2003), des répercussions sur les conditions de travail et sur la prise en charge des personnes âgées, un travail « à flux tendu », « des choses du quotidien qui ne sont pas faites » comme « les douches et les bains qui ne sont pas pris comme ils devraient l’être », « la durée des repas qui est limitée sinon on ne peut pas faire manger tous les résidents », « la marche qui ne se fait pas comme elle devrait »…la qualité baisse mais, « la part financière supportée par les usagers et les familles augmente tout le temps » indique le syndicat. Mais ce n’est pas tout poursuit le syndicat, qui alerte sur des personnels d’Ehpad au bout du rouleau : « Jamais on n’a atteint un écœurement aussi important de la part des agents », « Ils ont l’impression de travailler à la chaîne. C’est plus qu’une impression, c’est un vécu. ». La CGT affirme que « les maladies professionnelles et les accidents du travail sont en augmentation », sans parler des salariés « qui travaillent sous antidépresseurs ». (source http://www.lamontagne.fr/aurillac/social/2016/11/07/la-cgt-appelle-a-la-greve-dans-les-ehpad-le-10-novembre_12142509.html)

SUD confirme avoir fait le même constat quant aux dégradations des conditions de travail malgré des augmentations de tarifs et même de profit dans tout le secteur privé.
Il est temps d’en finir avec l’approche purement financière de la santé et du médico-social qui crée un système maltraitant pour la personne âgée comme pour le personnel. Ce système tend à banaliser le service minimum et engendre une routine dans le mal être des agents.

competitivite

sous-effectif

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Contre la Loi Travail : SUD Solidaires sont plus que jamais en lutte.

https://www.solidaires.org/IMG/pdf/autocollant-10×15.pdf

SUD Santé Sociaux, comme la plupart des syndicats SUD est hyper mobilisé depuis 4 mois contre cette loi et son monde, mobilisés avec Solidaires (notre Union Syndicale interprofessionnelle) et avec les autres organisations qui composent l’intersyndicale qui réclame le retrait de cette Loi.

A présent, nous adressons un nouveau sondage à nos lecteurs, pour recueillir vos propositions sur les moyens d’agir contre la Loi Travail et son monde, pour un autre monde du travail donc. Que chacun, chacune s’applique à nous proposer ses idées, celles que vous pourriez ou voudriez voir mené chez vous. Nous sommes convaincu que c’est en se posant les questions et en multipliant les initiatives que l’on arrive à faire changer les choses. Le formulaire est à la fin de cet article. Merci de donner votre avis.

Énormément d’actions ont été engagées ces 4 derniers mois. Des manifestions d’ampleur on rassemblées jusqu’à 1 300 000 personnes sur 1 seule journée. De nombreuses gréves spectaculaires et massives ont eu lieu. D’autres gréves moins spectaculaires mais tout aussi efficaces. Même si ce projet de Loi n’est pas encore du passé, plusieurs secteurs professionnelles en gréve ont déjà gagnés plusieurs acquis et ou garanties grâce à cette mobilisation (SCNF, Air France, Chauffeurs routiers, et plein d’entreprises moins visibles).

Les militants opposés à Loi ont redoublé d’inventivité et de symboles pour maintenir la pression : opérations péages gratuits, soutiens à des salariés et entreprises isolés, coupures d’électricité visant les élus du gouvernements qui cassent nos droits et nos acquis, ou coupure d’électricité encore visant le patron du patronat.

Après le secteur des raffineries, des centrales électriques, des ports et docks, des transports, d’autres secteurs ou entreprises rejoignent régulièrement la mobilisation et la lutte et les secteurs de la santé et du social connaissent de plus en plus de gréves ou autres actions en Ehpad ou dans des cliniques au cours de ces dernières semaines.

Une chose est sûre, malgré des ralentissements passagers, des pauses ou des réorientations stratégiques, le mouvement ne manque pas de souffle et est loin d’avoir dit son dernier mot. Avec l’ensemble des organisations syndicales en luttes, nous avons appelé à l’actions et à manifestation mardi 5 juillet, et surement que d’autres dates de rassemblement seront programmées durant l’été en fonction du choix des député qui vont se pencher sur la Loi Travail en début de semaine.

Sans surprise, l’appel à votation citoyenne que nous avons proposé au lecteurs de ce blog dans le cadre de la grande votation nationale a reçu des résultat similaires à ceux recueillis après le dépouillement de prés de 800 000 votes au niveau national. Parmi nos lecteurs comme au niveau national, une majorité écrasante souhaite le retrait de ce projet de Loi.

Pour Agir dans votre entreprise, dans votre établissement, donnez vos idées, donnez votre avis :

tout le monde deteste la Loi Travail

Actu sociale, Conditions de travail

Gréves à Korian Hauterive et Korian Chateau Lemoine

APPEL A SOUTENIR ET REJOINDRE LEUR LUTTE.

Depuis 3 jours les salarié-e-s de ces deux cliniques SSR Korian enchainent des gréves de débrayage de 2h sur le temps du déjeuner. Grosse participation et bonne ambiance sont au rendez-vous.

Alors que les NAO 2016 sont loin d’être à la hauteur des attentes, les salarié-e-s revendiquent des augmentation des salaires et de la sujétion des dimanche travaillés, et dénoncent : la suppression d’une prime, des restrictions budgétaires sur les établissements, le manque de moyens matériel, humain (remplacements), formation. Une pétition a été remise le premier jour.

Le Collectif SUD Santé Sociaux Solidaires des salarié-e-s Korian et le Collectif CGT Korian appellent l’ensemble des salarié-e-s à l’action.

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Pour rappel, la mobilisation et campagne de SUD Santé Sociaux est toujours d’actu contre la Loi El Khomri et son monde et pour : Plus de Sous de Sens, Moins de Stress et de Sueur pour les salarié-e-s du groupe Korian !

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Actu sociale

Votation Citoyenne : Loi Travail ou Pas Loi Travail ?

 Telle est la question et c’est à vous de le dire. Un drame Shakespearien se joue depuis plus de 3 mois entre des millions de citoyens qui (se) manifestent et se révoltent et le sommet de l’État où le tout petit monde de la Loi Travail s’accroche encore à son pouvoir quitte à réprimer toute la population.

Mieux que le 49-3, nous vous invitons donc à participer à cette grande votation citoyenne : Loi Travail ou Pas Loi Travail ?

Aucune info personnelle ne sera affichée ni communiquée. Vos commentaire ne le seront pas non et ne seront lu que par nous avec la possibilité de vous répondre selon vos questions.

Votez et partagez massivement ce sondage (par mail, réseaux sociaux) autour de vous.

Retrouvez nos tracts et communiqués sur la Loi Travail ici : https://greveurschampdemars.wordpress.com/tag/loi-travail/

Sur le site de notre fédération Sud Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/mobilisation-contre-le-projet-de.html

Sur le site de Solidaires, notre Union Syndicale Interprofessionnelle : https://www.solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-

votation citoyenne aff

BTHE, droit du travail

Salarié-e-s des établissements Korian, CDD ou CDI : Connaitre ses droits

Le recours aux CDD ou abus de recours aux CDD sont des problématiques récurrente au sein d’établissements Korian et des sujets de contentieux fréquents. Les syndicats sont très régulièrement victorieux lorsque qu’ils portent de telles affaires en justice  ; La problématique du recours aux CDD devrait trouver la même issue que celle des absences non remplacées. Mais au lieu de ça, ces situations qui sont autant de causes de tensions, de conflits, ou de contentieux demeurent. Pire, les directions inversent parfois les torts en accusant les salarié-e-s précarisé-e-s.

precarite

Quel est le probléme ?

Chaque salarié titulaire bénéficie de 5 semaines de congés payés par an, ce qui équivaut (au minimum) à 1 temps plein de remplacement pour 12 salariés. Chaque établissement aurait ainsi tout a fait la possibilité de créer 3 à 6 emplois temps plein en CDI sur l’année pour compléter autant d’absence prévisibles tout au long de l’année.

Mais il n’en est rien. Au contraire, le recours aux CDD se généralise pour les remplacements de congés payés, comme pour gérer les effectifs en fonction du TO (taux d’occupation) au lieu d’augmenter le nombre de titulaires et d’éviter les lourdeurs de gestion et la multiplications de contrats courts et précaires.
Parmi ces salarié-e-s en CDD, bon nombre sont en quête de CDI, et plusieurs y croient durant plusieurs mois et même années parfois, en acceptant un peu tout et n’importe quoi dans leurs conditions de travail de peur de laisser filer la carotte en réclamant leur dû.

La régle est pourtant simple : Un-e salarié-e qui travaille sans contrat est considéré aux yeux de la loi comme un-e salairé-e en CDI. De même pour certains recours irrégulier à des CDD (comme par exemple lorsque le CDD n’indique le remplacement d’aucune personne en CDI ni le motif du remplacement). Si la justice est saisie dans ces cas là, elle peut condamner l’employeur à régulariser le salarié en CDI ou bien à lui verser d’importantes indemnités équivalentes au licenciement nul d’un-e salarié-e en CDI.

Pour en savoir plus sur le Contrat de Travail et sur les droits CDD, voir la fiche réalisée par notre Union Synidcales Solidaires et aussi voire celle réalisé sur le CDD

Une nouvelle fois, une Info lue sur le blog de la cgt Korian, en témoigne (http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2016/06/korian-qui-detient-le-pompon-de-la-mauvaise-foi-avec-une-intention-frauduleuse-le-salarie-qui-travaille-sans-contrat-ou-l-employeur) :

Korian bafoue le code du travail et continue sur les CDD abusifs; pas de contrats pour les salarié-es dans les temps impartis par la loi. Des salarié-es qui travaillent sans contrats et qui doivent les signer antidatés une fois que la direction est prise la main dans le sac.. Peut-on lire.

Dans un établissement de l’est de la France plusieurs salarié-es qui avaient déjà accumulés plusieurs CDD, ont reçu leurs contrats à signature avec 5 jours de retard. Aprés que l’inspection du travail et l’Union Locale aient été saisies, s’en est suivi une véritable traque envers les salarié-es pour la signature de leurs contrats CDD antidatés. Dans un courrier, les salarié-es sont accusé-es de « mauvaise foi avec une intention frauduleuse ».
Qui détient le pompon de la mauvaise foi avec une intention frauduleuse? le salarié qui travaille sans contrat ou l’employeur qui emploie sans contrat? Interroge la cgt Korian.

Pour notre part, nous connaissons des tas de salarié-e-s à qu’il a été demandé des signatures antidaté-e-s de CDD ou de CDI, en dehors même de tout cadre contentieux, puisqu’une minorité seulement saisie la justice. Une telle attitude de la direction nous semble en tout cas très mal venue pour faire bonne figure auprès de l’ensemble des salarié-e-s, CDD comme CDI, mais nous ne sommes absolument pas surpris par cette affaire.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Appels à Gréve et manifestation le 14 juin 2016 : dans tous les établissements de santé

SUD Santé Sociaux avec notre Union Syndicale Solidaires et 6 autres organisations syndicale (CGT, FO, FSU, UNEF, UNL et FIDEL) : Appelle à la Gréve et Manifestation le 14 juin 2016. Un tract intersyndical CGT SUD est disponible ici, et un Tract CGT FO SUD est disponible par là.
En plus des secteurs du Transport, de l’Energie, des Déchets, etc. Le grand secteur de la Santé, le Sanitaire, le Social et le Medico-Social sont aussi mobilisés contre la Loi El Khomri (et son monde) bien sûr mais aussi contre la casse généralisée des acquis sociaux, contre la dégradation chronique des conditions de travail et de prise en charge, contre les malaises en cascades qui se banalisent au sein de nos professions et contre les maltraitances institutionnelles qui en découlent, tant à l’encontre des patients, résidents, ou personnes accompagnées, qu’à l’encontre des personnels.

Depuis 3 mois déjà, SUD Santé Sociaux est mobilisé contre la Loi Travail (et son monde). Le détail complet de la mobilisation est accessible ici : http://www.sudsantesociaux.org/mobilisation-contre-le-projet-de.html

tout le monde deteste la Loi Travail

Ci-dessous, extraits de l’article Publié le 08/06/16 – 16h34 – par HOSPIMEDIA sur un autre appel à gréve et mobilisation et les revendications pour les cliniques privées

Les syndicats CGT et FO appellent à faire grève dans les cliniques, devant le « refus catégorique » de la FHP d’augmenter la valeur du point relatif à la rémunération des salariés. Le président de la fédération confirme à Hospimedia le gel du point mais rappelle les contraintes tarifaires et économiques qui pèsent sur le secteur privé lucratif.

Les représentants de l’Union fédérale de la santé du privé CGT et de l’Union nationale de santé du privé FO appellent tous les personnels des établissements de santé privés « à organiser des délégations auprès des employeurs pour porter les revendications [et] à faire grève« , dans un communiqué le 1er juin. Elles appellent « à participer massivement à la manifestation nationale du 14 juin à Paris, afin d’obtenir le retrait de la loi El Khomri (lire ci-contre), une augmentation significative de la valeur du point CCU [1] ainsi que l’ouverture immédiate de véritables négociations sur les classifications« . Les organisations syndicales expliquent en effet que le 11 mai dernier s’est tenu une « ultime séance de négociation sur les salaires » mais que « la FHP refuse catégoriquement toute augmentation de la valeur du point« . Sollicité par Hospimedia, le président de la fédération, Lamine Gharbi, confirme ce 8 juin le gel de la valeur du point, déplore l’appel à la grève dans les établissements et motive économiquement cette impossibilité de revaloriser les salaires par le « joug financier, règlementaire et administratif qui pénalise les établissements ».

Des économies réalisées grâce aux restructurations

La CGT et FO se déclarent déterminées à mettre « tout en œuvre afin d’obtenir une revalorisation de salaire digne des efforts fournis par les personnels pour s’adapter aux évolutions structurelles de la branche« . Et ceci alors que la valeur du point, « élément essentiel de la rémunération des salarié(e)s […] n’a pas été réévaluée depuis 2012« . Elles affirment que la valeur du point FHP « est passée de 6,41 à 6,97 ce qui représente une augmentation de 8,7% » sur 2003-2016, alors que le Smic (9,67 €/h) aujourd’hui est supérieur de 34,5% à sa valeur de 2003 (7,19 €/h). « L’ensemble des organisations syndicales représentatives de la branche (CFTC, CFDT, CFE-CGC, FO et CGT) a manifesté son indignation et réfuté les motifs économiques évoqués par le patronat« , soulignent la CGT et FO. En effet, s’il y a bien une diminution des remboursements, elle est « largement compensée » par les mesures d’allègement de charges gouvernementales et les réorganisations structurelles, estiment les organisations. Et d’affirmer en outre que les cliniques « bénéficient effectivement du crédit impôt compétitivité emploi (CICE), des allègements de cotisations sur les salaires, du pacte de responsabilité et surtout, avec le virage de l’ambulatoire, ont réorganisé, souvent brutalement, le temps de travail, faisant des gains de productivité considérables« . De plus, entre 2004 et 2015, « un regroupement très important d’établissements a eu lieu, aboutissant à la fermeture de 35% d’entre eux, pour passer de 900 à 550« , avancent les syndicats. Une toute autre analyse de la situation, sans surprise, est donnée par les représentants des employeurs. Pour la FHP, les contraintes imposées par le Gouvernement sont telles qu’au-delà du gel salarial, ce sont même des destructions d’emploi qui semblent se profiler à l’avenir…

La FHP prête à rediscuter, si la ministre s’engage à une dotation

Le président de la FHP tient à rappeler que le secteur privé lucratif, qui emploie 150 000 salariés, s’est engagé, aux côtés des partenaires sociaux, « auprès des plus hautes sphères de l’État » à créer, en contrepartie du pacte de responsabilité, 5 000 emplois dès cette année. Or, martèle Lamine Gharbi, le Gouvernement « poursuit sa politique de destruction lente » du secteur privé à statut commercial. Il cite la reprise, pour la deuxième année consécutive, aux cliniques et hôpitaux privés des allègements de charges du pacte de responsabilité, soit 42 millions d’euros (soit -0,42% de tarifs), dans le cadre d’un abaissement plus global des tarifs et de la reprise du CICE, etc. Sur 2005-2015, les tarifs des cliniques ont baissé de 1% et les charges ont augmenté de 56%, sans compter une inflation de 16%, ajoute-t-il. De plus, la difficulté tarifaire s’est accentuée ces deux dernières années. Conséquence, en 2013, « nous avions créé 4 000 emplois sur la branche, en 2014 près de 500 seulement et, en 2015, plusieurs milliers de destructions d’emploi se profilent, même si les chiffres ne sont pas encore stabilisés…« , déplore Lamine Gharbi. Il explique pourtant que la FHP serait prête à poursuivre des discussions sur plusieurs de ses propositions : par exemple, celle visant à revaloriser les salaires ayant des coefficients au dessous du Smic, « à hauteur du Smic plus 1%« , ainsi qu’à revaloriser le métier de brancardier « à 6 points au-dessus du salaire réel« . Lamine Gharbi explique plus globalement que si la ministre des Affaires sociales et de la Santé s’engage à accorder une dotation aux établissements de par la sous-exécution de l’Ondam (2), il affirme qu’il reprendra les discussions sur les salaires. « J’avais clairement expliqué aux organisations syndicales que si nous avions encore une baisse de tarifs, […] il n’y aurait pas d’évolution du point. Ce n’est juste techniquement pas possible !« , poursuit-il. Enfin, Lamine Gharbi déplore cet appel à la grève pour deux raisons. « En premier lieu, parce que l’écoute, l’empathie et le dialogue prodigués par la commission sociale de la FHP sont réels. Ensuite parce qu’il ne faut pas rajouter de la difficulté à la difficulté. De nombreuses cliniques sont à ce jour en danger et chaque mois, chaque semaine, certaines d’entre elles ferment leurs portes« , souligne-t-il.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve et mobilisation intersyndicale SUD CGT aux EHPAD de Semblançay et La Membrolle et , jusqu’au 1er juin

Une gréve - train peut en cacher une autre

En plein contexte de révolte sociale pour un retrait total de Loi Travail, contre la casse du Code du Travail, avec des mouvements de mobilisation, gréves et blocages, sans précédent au niveau national, les 50 salariés et représentant-e-s SUD et CGT, représentants des familles, et résidents ont manifesté la semaine dernière dans la ville de Semblançay vers la mairie avec les résidents, familles et de nombreux soutiens.

Scandant haut et fort leur colère, face à la dégradation de leurs conditions de travail : manque d’effectifs, contrats précaires, turn-over répété, et les attentes de titularisation depuis plusieurs années…

Près de 95 % du personnel à Semblançay est en grève la semaine dernières et les grévistes ont voté la poursuite du mouvement jusqu’au 1er juin. La grève débutée lundi à Semblançay (soutenu par SUD) et mercredi le personnel de La Membrolle les a rejoint soutenu par la CGT. Les deux EHPAD ont la même direction.

Pascal Michaud, représentant syndical SUD Santé Sociaux, explique : « Quand on dégrade les conditions de travail des salariés, on dégrade les conditions de vie et d’accueil des résidents… La gestion des ressources humaines est complètement déconnectée, il n’y a pas de dialogue et surtout un manque de respect des salariés. ».

La maison de retraite est un lieu de vie pour les résidents qui voient également l’impact de ces restrictions budgétaires directement sur leur quotidien comme en témoigne Éliane Pacheffe, résidente depuis quatre ans. « A cause du manque de personnel, je les vois courir pour nous ramener dans les chambres, ce n’est pas normal, ça me fait du mal de les voir travailler comme cela. »

Après insistance, M. Trystram, Maire et président du Conseil d’Administration a reçu les représentants du personnel.

A suivre,  l’examen de la situation sur les EHPAD, et l’examen aussi de cas particuliers avant un prochain RDV.

Nous relayons et mettons en lumière la situation de ces deux EHPAD car les conditions que déplorent et dénoncent ces grévistes et leurs soutiens sont malheureusement de plus en plus fréquents ailleurs ; Et les victimes (tant personnel que résidents) sont de plus en plus nombreuses. La généralisation des logiques d’hyper marchandisation ou économie de la vieillesse et de la fin de vie, la particularité de fusions ou de regroupements inter-établissement (voire aussi la récente Loi Santé – GHT) bouleversent encore davantage les conditions de travail et de prise en charge avec des moyens encore plus comprimés.

semblancay - manif à  l'ehpad - 26/05 - 1

Au programme de la 2éme semaine de grève :

Mardi 31 mai : Nouvelle réunion de négociation avec Mme Aubin, 14h

Mercredi 1er juin : Heure d’Information Syndicale pour les 2 sites

Lundi 6 juin : Rdv avec le maire de Semblançay

Mercredi 15 juin : Rdv à l’Inspection du Travail, 15h30

Un RDV avec le Conseil Départemental et le maire de Membrolle est en attente.

Le 1er juin, les nombreuses personnes qui soutiennent les grévistes se sont données RDV devant l’EHPAD de La Membrolle.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/05/27/Semblancay-greve-a-l-Ehpad-jusqu-au-1-er-juin-2728895

BTHE, EHPAD du groupe, Métiers, salaire

102 millions d’euros de plus que l’an dernier pour le CA Korian. Combien pour le personnel ?

Au 31 mars 2016, le CA du groupe se monte à 730,4 millions d’euros (M€), en croissance de 16,3% par rapport aux résultats présentés à un an (628 M€). (Source du 09/05/16 – 16h37 – HOSPIMEDIA )
lala lalala, lala lalala

102 millions de + au CA, et moi, et moi, et moi !!?
Patronat et actionnariat, et moi, et moi, et moi !!?
Plus je trime, et moins j’y gagne…
J’y pense puis je subis
Cette vie là ça suffit !!!!

lala lalala, lala lalala

profitsimpson profit

 

Les Négociation Annuelles Obligatoires (NAO) vont démarrées début juin. Elles devraient aborder pour tous les salariés du groupe des améliorations qui nous sont chères (Progrès sociale et salariale : 13éme mois, primes, subrogation, compensation pénibilité, etc.).

Les très bons résultats enregistrées par Korian devraient être une bonne nouvelle certaine pour l’ensemble des salarié-e-s du groupe qui sont à la source même du profit de l’entreprise et qui devraient bénéficier de la croissance (dans leurs salaires, ou par d’autres avantages nouveaux).

Pourtant, le doute était de mise après l’annonce fin mars de la priorité donnée à un programme de rétablissement de la performance financière, puis d’un plan stratégique pour septembre, en réaction à des bénéfices 2015 moins copieux que souhaités. inquiétude encore dans le cadre du versement de la Participation après l’annonce que cette année les objectifs de Korian France n’auraient pas été atteint en totalité.

Avant de vouloir rationaliser encore les coûts, et rechercher toujours plus de performance dans la finance, il nous semble utile de considérer tout ce que le personnel a déjà subi par satisfaire toujours plus de quête de profits dans des conditions que nous jugeons indécentes. Et pour cause :

  • Dans tous les établissements, les absences non remplacées sont devenues habituelles et constituent autant de salaires non versés.

  • Dans tous les établissements, les turn-over sont fréquents et les délais de recrutement et d’embauche constituent là aussi moins de masse salariale a verser.

  • Sans compter le travail non rémunéré que le personnel donne souvent sur son temps de pause pour réussir à répondre à l’ensemble des besoins des résidents / patients.

    Il y a dans tout ça comme des faux airs de service minimum et l’impression qu’il faudrait accepter encore et encore toujours plus de restrictions.

    Pourtant, si les remplacements ou les pourvois de postes étaient systématiques, il est certains que ce serait plus supportable pour le personnel en poste et pour les résidents / patients. Mais cela représenteraient des coûts en plus, au lieu de quoi ce sont les salariés, les usagers, et non les bénéfices, qui en supportent régulièrement les conséquences.

Dans ce contexte, les NAO 2016 doivent légitiment accorder toute l’importance nécessaire à la prise en compte de ces aspects et accorder en conséquence des avancées concrètes pour tous les salarié-e-s.
Aucune profession ni aucun service ne doivent être oublié :

Équipes de nuit, équipes de jour, IDE, AS, ASH, Ergothérapeutes, Psychologues, Psychomotriciens, Paramédicaux, Cuisiniers, Serveurs, Animation, Hôtesse d’accueil, Hébergement, Service Technique, Administratif, IDEC, Kiné MEDEC, AMP, ASG.

Toutes et tous sont dans la même galère ! Pour toutes et tous des meilleurs salaires, un meilleur air et de meilleurs carrière !

Dans le cadre de ces NAO auxquelles participeront les syndicats CGT, CFDT, FO, et UNSA, SUD Solidaires apportera un soutien inconditionnel aux revendications les plus justes et les plus motivées.

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Elections Korian 2016

Négociation d’entreprise : Le rôle des CE et des syndicats

En cette période électorale, plusieurs syndicats font et refont de belles promesses aux salarié-e-s et souvent en contradictions avec tout ce qu’ils font, ont fait ou n’ont pas fait dans les CE qu’ils occupent en nombre depuis des années.
Raison de plus pour s’intéresser de prés aux élections Korian, au fonctionnement des négociations.

Un grand nombre de décisions qui s’appliquent à l’ensemble du personnel des établissements sont définies par le code du travail et la convention collective. Mais, lorsque des syndicats majoritaires s’entendent avec la direction, des accords d’entreprise peuvent prévoir des disposions non permises par les deux premiers textes. Ca fait sens si c’est pour améliorer la loi mais de tels accord peuvent aussi la diminuer ce qui fait beaucoup moins sens…

Les raisons qui peuvent mener des syndicats à signer des accords dit défavorables aux salarié-e-s sont ambiguës et peuvent être diverses.

  • la complexité d’accord, dit « foure-tout » où un même texte prévoit de nombreuses dispositions, dont certaines qui intéressent tel ou tel syndicats où telle ou telle catégorie de personnel, là où d’autres font du tort aux intérêts collectifs. Or c’est tout ou rien et la signature de tel accord s’applique pour toutes les dispositions qu’il comporte.

  • la complexité d’accord dont tel ou tel syndicat qui le négocie ne mesure pas les conséquences, sinon bien plus tard lorsqu’on ne peut revenir en arriére.

  • Certains syndicats ou certain-e-s salarié-e-s qui les représentent privilégiant leurs intérêts personnels au détriment de ceux des salarié-e-s qu’ils représentent. Ceci est particulièrement à craindre lorsque les décisions reposent sur un petit nombre de personnes.

  • La direction qui négocient les accords avec les syndicats est généralement à l’initiative des projets et c’est elle qui rédige et propose les bases sinon l’ensemble du texte. Or, quelque soit la nature et la pertinence des discussions et des débats, c’est la valeur de l’écrit final qui fait loi, pour des textes qui font souvent plus de 10 pages.

    Nous estimons que beaucoup d’accords signés ces dernières années ont été mal négociés, au détriment des salarié-e-s, pour l’une ou l’autre de ces raisons.

Les accords d’entreprise traitent pourtant de choses essentielles pour les salariés (prime, formation, épargne, augmentations de salaires collectives, élections professionnelles, conditions de travail, etc.)

Des choix aussi importants que des réorganisations collectives de fonctionnement ou de services (plannings, horaires, etc.) sont souvent décidés plus haut que les établissements et les salarié-e-s les plus concerné-e-s sont souvent les derniers informé-e-s. Le personnel se voit ainsi très généralement imposé des choix décidés par d’autres.

Le Comité d’Entreprise (CE) a son mot à dire et parfois un rôle concret dans ces décisions s’il les valide par accord ou par laisser faire. Les syndicats « représentatifs » dans l’entreprise (ça a dire ceux qui ont obtenus plus de 10% au 1er tour des élections CE d’avant) ont aussi une grande responsabilité puisqu’ils ont négocié avec la direction de l’entreprise tous les accords d’entreprise existant. Des syndicats qui ont eu les plus gros scores à ces élections bénéficient même de la possibilité de valider à eux seul certains accords (les mêmes accords qui sont souvent les plus décevant auprès du personnel).

Les futur-e-s électeurs et électrices que sont les 20 000 salarié-e-s Korian doivent donc avoir connaissance de ça avant le vote et ne pas oublier que les délégué-e-s de site qu’ils éliront, et qu’ils connaissent souvent mieux que les candidats au CE, n’ont qu’un rôle très limités (voire insignifiant) dans les décisions et les négociations prisent au niveau du CE et qui s’appliqueraient pourtant à tous les établissements de ce CE.

Voilà pourquoi il est très important de ne pas suivre aveuglément des mirages et des publicités provenant de syndicats qui ne viennent vous trouver que pour vos votes, ou ceux dont les élu-e-s sont souvent proches voir très proches de vos directions. Une fois passées les élections, et en cas de mauvais vote, il sera trop tard pour changer d’avis ou pour changer de représentant…

Faire le choix des listes SUD Santé Sociaux Solidaires partout où elles sont présentées, c’est choisir un fonctionnent différent des autres syndicats dans la mesure où les décisions collectives chez nous ne sont pas prises par 1 individu. Les représentants qui signent ou négocient pour notre syndicat le font sur la base de concertations en amonts avec l’ensemble des adhérents. C’est un principe simple de démocratie, que les autres syndicats oublient trop souvent et qui motive de plus en plus d’élu-e-s ou d’adhérents à quitter leurs syndicats pour nous rejoindre.

S’il n’y a pas partout de candidat SUD Santé Sociaux Solidaires pour le 1er tour des élections des délégués de votre établissement, (on s’excuse au passage de ne pas avoir bénéficié des mêmes facilités que d’autres syndicats de la part de certaines directions pour accéder au personnel des sites)  ça n’empêche pas les salariés de voter SUD Santé Sociaux Solidaires au CE, bien au contraire !
Car si vous n’aviez pas de délégué de confiance sur votre établissement vous aurez besoin, encore plus que d’autres, de nous avoir au CE national.

8 syndicats ont pris part aux discussions du protocoles préélectorales Korian : La CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, FO, le SAP, SUD Santé Sociaux Solidaires, et l’UNSA

SUD Santé Sociaux Solidaires et FO ont refusé de le signer contrairement aux 6 autres syndicats.
Pour nous, plusieurs clauses de cet accord sont illégales et défavorables à une représentation de proximité pour les salariés, raisons pour laquelle nous n’avons pas signé et saisi la justice, en faveur d’un accord préélectorale plus juste et plus favorable aux salariés.

Accords et Actus CE - IRP, Actu sociale, BTHE, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Élections CE DP-CHSCT Korian 2016 : les perspectives

Une bonnes nouvelle pour toutes celles et ceux qui veulent du changement et qui veulent aller mieux : SUD Santé Sociaux Solidaires est engagé et partie prenante de ces élections dont le 1er tour de vote à lieu le 8 mars prochain.

votez SUD

Les salariés qui seront bientôt appelés à voter (et pour certains à se porter candidats) doivent comprendre les enjeux et les conséquences de ces élections qui poseront le cadre pour au moins 4 ans et qui devraient permettre :

– Soit se donner les moyens d’instances et de représentants du personnel pour améliorer les Conditions de Travail, l’Entreprise, les Salaires, les Carrières, l’Emploi, les Congés, la Santé, etc. Bref des instances et des élus qui pourraient concrètement améliorer la Vie des Salariés.

– Soit de ne rien changer et de continuer comme avant avec les mêmes syndicats et les mêmes représentant mollassons ou bruyant (mais juste pour faire du bruit avant de mieux s’arranger en coulisse).

Au travers du récent protocole préélectorale voulu par la direction de l’entreprise et par 6 organisations syndicales, ainsi qu’une série d’accords précédant *, une troisième perspective esquisse ce que nous assimilons à un sérieux recul du droit et de la représentation des salariés. C’est la raison pour laquelle nous avons refuser de signer cet accord, « du pire » dirons nous, signé par d’autres après que la direction et d’autres syndicats rangées du même côté n’aient pas retenues les meilleures possibilités permises par le droit que nous soutenions pour améliorer le représentation quotidienne des 20 404 salariés de l’entreprise ainsi que leurs conditions.

Certains syndicats, tel l’UNSA, sont fiers d’inonder chaque établissement d’un courrier de propagande par lequel ils se félicitent d’avoir soutenu et signé la proposition patronale, obtenant ainsi 4 CE pour toute la France au lieu d’un CE pour chaque site qui serait rattaché à un grand CE central.
Indirectement l’UNSA se félicite donc d’avoir détruit des dizaines de CE existant et empêché prés de 380 établissements de disposer du leur propre. Mais ils n’ont pas agit seuls.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, signataires eux aussi du protocole, sont tout aussi complices et responsables que l’UNSA quant à cette casse de proximité des moyens de défense du travail et de représentation des salariés.

La direction négociante, sensée être proche (géographiquement parlant) de ses collègues directes et de leurs conditions, sinon concernée par le sort plus général des 20 404 salariés de France, n’a pas eu non plus de scrupule à proposer la même chose, ni même à priver tous les sites des sièges et tous leurs salariés d’un CHSCT pour chaque site distinct… Les Burn-out, le Stress, et autres Risque Psychosociaux sur les sites des Sièges n’ont donc plus qu’à bien se tenir loin d’une instance qui ne sauraient les voir…

Ceci est à l’image à nos yeux de l’ensemble de ces négociations, sensées, dit-on, favoriser les salariés, alors qu’elles favoriseraient avant tout des syndicalistes pantouflards, confinés au rôle autrement glorieux de gérant de chèques cadeaux (ou des œuvres sociales comme on dit) plus gros, grande victoire promise par la fusion… Ce rôle, dans le droit français, n’est pourtant pas sensé éclipser ou diminuer la représentation dans son ensemble ou encore la capacité à agir au plus prés des salariés en faveur de meilleurs conditions, de meilleurs revenus et d’organisations meilleures pour tous et toutes

Pour SUD Santé Sociaux Solidaires, un autre monde du travail est possible et surtout il est nécessaire. C’est cette nécessité qui pour nous est et doit être au cœur des enjeux, et nous comptons sur chaque salarié pour jouer son rôle d’électeur dans cette perspective là et non en faveur des intentions patronales rampantes et distillées en filigranes au travers des séries d’accords récents.

Combien de salariés de l’entreprise trouvent aujourd’hui que le travail, son exercice et ses conditions sont meilleurs qu’avant la fusion ?

Combien aurait envie de prendre les mêmes et de recommencer dans les même conditions ou dans des conditions pires pour 4 ans?

Qui croirait qu’il suffit de se taire et d’attendre les bonnes grâces dirigeantes pour que le monde du travail aille mieux?

L’avenir digne de ce nom ne peut se faire sans vous, alors n’attendez plus, sentez concernés, acteurs, solidaires, unis et déterminés, force de proposition auprès d’un syndicat et de portes paroles de confiance.

* Les accords dits « des négociations Post Fusion », Dialogue Social », ‘Reconnaissance UES Korian » où n’ont d’ailleurs été conviés que 4 syndicats, ont été négociés pendants 2 ans suite à la fusion Korian-Medica avant de découler sur le protocole préélectoral actuel.

Il est nécessaire d’avoir des élections et des représentants mais les conditions dans lesquelles tout ça a été organisé et le modèle retenu sont très loin de nos attentes en faveurs des milliers de salariés Korian.

BTHE, Elections Korian 2016

Élections Korian le 8 mars 2016 : Toutes et Tous avec Nous pour un monde du travail meilleur !

Les scrutins du 8 mars 2016 concernent les élections des représentants des 4 CE Nationaux (qui regroupent de nombreux établissements) et des délégués DP-CHSCT (les élus auront la double missions DP et CHSCT et sont à élire pour chaque établissement Korian de France – sauf 1) .

Ce sont vos votes lors de ces élections CE DP-CHSCT qui détermineront notre capacité à agir au mieux pour un monde du travail plus juste et meilleur pour toutes et tous.

Si certains syndicats nous copient parfois dans le discours public, ne vous y tromper pas et choisissez l’original, sinon vous aurez les belles paroles mais pas les actes.

Nous signalons au passage que 6 syndicats qui prétendent défendre et représenter le personnel ont pourtant signé une accord d’entreprise de l’UES Korian qui entraine la suppression de plusieurs dizaines de CE qui existaient jusqu’à présent et qui entraine la disparition des délégués syndicaux d’établissement qui permettaient de faire le lien entre les établissements et les comités d’entreprise distants.
Pour nous cet accord est une trahison sociale qui tourne le dos aux meilleurs héritages des luttes sociales passées.
Sud Santé Sociaux et Fo sont les seuls syndicats au sein du groupe Korian à avoir critiqué cet accord et à ne pas avoir signé ce qui est pour nous à l’image de l’entreprise et de bien des orientations depuis la fusion Korian-Medica. 

Les 6 syndicats signataires de cet accord sont la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, la CGT, l’UNSA, et le SAP.
Ces syndicats présenteront des candidats aux élections, ils ne manqueront pas de communiquer, de s’auto satisfaire publiquement, et surement qu’ils voudront profiter directement de cet accord qui fait pourtant du tort aux salariés et à leur capacité d’être représenté et défendu au plus prés des besoins.

Si cet accord a dors et déjà affaiblit les moyens de représentation du personnel, raison de plus pour ne pas féliciter ou récompenser les syndicats qui ont voulu et signé ça mais au contraire c’est une occasion de comprendre qu’il est urgent de changer de modèle et d’élire enfin des représentants qui n’ignorent pas les besoins du personnel.

Important :
– Chaque salarié-e sera invité-e à voter plusieurs fois le même jour, 1) pour les DP-CHSCT et 2) pour le CE.
– Tous les représentants du personnel seront élus pour 4 ans.
– Les candidatures pour le 8 mars doivent obligatoirement être déposées en liste syndicale avant le 5 février.

Aussi, pour l’organisation et le dépôts de vos candidatures contactez nous sans attendre :

Soit en contactant
notre syndicat dans le département de votre établissement de travail (liste ici )

Par la messagerie de notre page Facebook :
https://www.facebook.com/SUD-Sante-Sociaux-Korian-1067353586650042/

Ou par le formulaire contact suivant
https://greveurschampdemars.wordpress.com/votre-avis/

Voici le calendrier électorale :

calendrier

Le détail des salarié-e-s à élire
comme délégué-e-s DP-CHSCT pour chaque établissement :

 

Repartitions des seiges DP CHSCT par collége

Et pour les CE Nationaux :

Nbre de sieges des CE

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, CHSCT, Elections Korian 2016

Élections Korian 2016 : Cet accord préélectoral qui porterait atteinte au droit

Le groupe KORIAN MEDICA tente depuis des mois d’installer, avec certaines organisations syndicales, un système de représentation du personnel profondément dérogatoire à celui prévu par le droit commun.

À la limite de la légalité et contraire à l’ordre public, des accords signés par la direction et quelques organisations syndicales créeraient de gros établissements qui concentreront la défense des intérêts collectifs des salariés dans les mains de quelques élus qui seront très éloignés des problématiques de terrain.

La Direction du groupe ne s’est pas cachée que ces accords limiteraient ainsi le risque de vagues dans les établissements. En effet, quoi de mieux que de fabriquer des élus centraux et centralisés qui par l’éloignement de la base ne pourront gérer guère plus que des chèques cadeaux de noël ou faire du syndicalisme institutionnel et inefficace. En effet, pour la défense des intérêts des salariés des conditions de travail, des acquis sociaux, des salaires, etc.. que resterait-il?

La suppression du délégué syndical de site est encore plus attentatoire à la défense des salariés. Sauf renier sciemment tous les fondamentaux et l’héritage syndical, nous ne comprenons pas que les syndicats signataires puissent accepter de fragiliser à ce point la représentation du personnel et de remettre en cause ce lien de proximité avec les salariés. C’est leur existence même qui est aussi en jeu à terme. Doit-on rappeler le système ORPEA où la Direction du groupe est en train de faire disparaître les syndicats représentatifs nationalement au profit d’un syndicat maison (Arc en Ciel), est ce le souhait inavoué des syndicats représentatifs de chez Korian de vouloir devenir eux aussi, à l’instar d’Arc en Ciel, des syndicats « maison », cantonnés à signer encore et encore tout ce que la direction aura concocté ?

Ces accords actent la disparition de la diversité syndicale à commencer par les organisations syndicales qui n’atteindraient pas 10 %. La Direction du groupe ne tente-t-elle pas d’ailleurs de négocier directement avec certaines fédération syndicale lorsque des négociateurs seraient prés à ne signer cette mort programmée?

Le groupe est aussi en train d’initier un autre projet de fusion de sociétés (le projet Les BEGONIAS voulant fusionner 33 sociétés du groupe) pour des raisons fiscales et stratégiques. Dans ces conditions, ce projet oblige en application du droit commun le rattachement de tous les salariés à un comité d’entreprise y compris ceux appartenant à une petite structure. Dés lors nous comprenons que la Direction du groupe qui a vendu aux organisations syndicales ces accords en leur faisant valoir ce rattachement des salariés des petites structures à un CE, a trompé les signataires puisque en tout état de cause dans le cadre des fusions juridiques des sociétés, elle y aurait de fait été contrainte.

Elle a en fait anticipé l’application du droit commun de la représentation du personnel pour en faire une adaptation nettement plus défavorable pour les salariés. En effet la centralisation de l’instance Comité d’entreprise ou bien encore le déplacement de la représentation syndicale loin des communautés de travail auront pour effet là aussi d’affaiblir la défense des droits collectifs et individuels des salariés dans les différentes entités du groupe.

Pour toutes ses raisons, nous ne serons pas signataires et nous appelons toutes les organisations syndicales dignes de ce non à faire de même pour ne pas compromettre durablement les droits des salariés à leur protection.