Economie Santé Privé Lucratif

Korian fait ses emplettes en Belgique

C’est ainsi que la presse financière (Cercle finance) a qualifié le renforcement du groupe Korian en Belgique par l’acquisition groupe Foyer de Lork. L’acquisition concerne 14 établissements et plus de 1200 lits * supplémentaires pour le groupe, ce qui devrait offrir 70 millions d’euros supplémentaires au chiffre d’affaires de Korian.

* Le « lit » est l’unité de mesure, la métonymie, récurrente dans le jargon financier qui s’intéresse aux marchés de la dépendance ou de la santé. L’Humain, le Soin, ou encore le Service Public, sont réduis à un nombre de lits, selon une considération pratico-pratique, sans doute plus facile à traduire en termes de gains et de coûts potentiels.

« Cette opération permettrait à Korian de devenir le deuxième opérateur privé en Belgique dans les résidences services et les maisons de retraite médicalisées et de prendre une position significative dans le secteur de la prise en charge à domicile » indiquait Korian.

Après avoir entendu que les résultats du groupe étaient moins bon que prévu, et que les objectifs n’avaient pas été tous atteints, nous voilà rassuré-e-s sur la santé financière du groupe et sur sa capacité à dépenser bien plus que des pièces jaunes.
Mais comme on ne voudrait pas que le financement de ce type d’investissement ne se fasse sur le dos de l’ensemble du personnel du groupe, on est en droit d’attendre un investissement tout aussi conséquent en faveur de tous les salariés dont le travail a permis de dégager les profits nécessaires à cette acquisition comme à d’autres acquisitions auparavant.

foyerdelork

Pour 70 Millions de plus au CA, ça équivaudra à combien de revenu en plus par salarié-e-s du groupe ?

 

Actu sociale, BTHE

Orpea: jeudi noir dans l’ensemble des maisons de repos du groupe

Un mouvement d’ampleur et en front commun survenu après un préavis de 14 jours, déposé suite au blocage de la direction dans le cadre des négociations du cahier de revendication des syndicats.

Du côté des syndicats et du personnel, la détermination est intacte.

La question des conditions de travail dans la santé privé est souvent un sujet de forte tension puisqu’il touche à la fois à la qualité de service, à la santé et sécurité des patients, à celles du personnel (tous ça étant extrêmement interdépendant) mais se heurte aux profits.

Un point sur la situation avec une source : LaMeuse.be

La grogne continue dans les maisons de repos du groupe Orpea. En l’absence de réponse de la direction du groupe à leurs revendications, les employés ont décidé de passer à l’action. Des arrêts de travail seront menés aujourd’hui jeudi 12 mars 2015 dans toutes les maisons de repos du groupe.

Des arrêts de travail sont menés jeudi dans l’ensemble des maisons de repos du groupe Orpea, à Anvers, Bruxelles, Charleroi et Liège, a indiqué la CNE.

A Bruxelles et dans le Brabant wallon, 22 actions de ce type étaient prévues en front commun syndical. «Les arrêts de travail sont annoncés en dernière minute et durent, en fonction des lieux, une, deux, trois ou quatre heures», explique Nathalie Snakkers, de la CNE. Le dialogue est à ce point dans l’impasse avec la direction Orpea qu’il est difficile de définir un service minimum, selon la syndicaliste.

Dans la région de Charleroi, trois maisons de repos étaient concernées par des actions qui visaient surtout à sensibiliser les résidents et les proches de ceux-ci. Ces séances d’information «ne sont pas nuisibles aux soins nécessaires», assure Alain Wery, permanent SETCa. Ces actions sont menées tant pour les conditions de travail des collaborateurs que pour les bénéficiaires, pour lesquels les tarifs en maison de repos deviennent inaccessibles, a-t-il précisé.

Dénonçant des conditions de travail déplorables et le manque de reconnaissance de la part de la direction, les syndicats, réunis en front commun, ont déposé un cahier de revendications touchant au pouvoir d’achat, ainsi qu’au temps et à la charge de travail.

Le groupe français Orpea compte 58 établissements en Belgique, pour plus de 6.700 lits.

La direction du groupe assure être toujours ouvert au dialogue avec les instances syndicales mais «  dans un contexte serein  ».

La hiérarchie d’Orpea dit avoir rappelé en début de semaine que les propositions qu’elle avait faites «  en réponse aux revendications extra-légales étaient toujours d’actualité et pouvaient constituer les éléments de discussion pour une convention collective de travail équilibrée pour tous  ».

Pour la direction, la concertation «  est mise à mal par les organisations syndicales qui refusent la tenue de réunion de CE et CPPT, empêchant la mise en œuvre de plans d’action bénéfiques pour les résidences  ».

Actu sociale, BTHE

Orpea : Mouvements sociaux en Belgique

Mise à jour du 5/03/2015

Un article de Lameuse.be ( source http://www.lameuse.be/1227401/article/2015-03-03/7-minutes-pour-laver-un-resident-du-home-et-2-minutes-pour-l-aliter-grogne-a-la )

7 minutes pour laver un résident du home et 2 minutes pour l’aliter: grogne à la résidence Clos sur la Fontaine de Liège

Ras-le-bol pour le personnel soignant du Clos sur la Fontaine. Depuis le rachat de cette maison de repos par la multinationale française « Orpea », les conditions de travail sont devenues insoutenables. La CNE organisait une manifestation ce mardi pour dénoncer le manque de personnel et de matériel. Nous y avons rencontré Rachida et Brigitte, deux employées à bout.

[…]

Une Autre article sur RTBF.be info : Arrêts de travail dans les maisons de repos du groupe Orpéa
( source http://www.rtbf.be/info/regions/detail_arrets-de-travail-dans-les-maisons-de-repos-du-groupe-orpea?id=8922296 )

Le personnel soignant d’une soixantaine de maisons de repos pourrait arrêter le travail et mener des actions, dans les jours qui viennent. Infirmiers, aide soignants, etc… ils sont près de 3000 à travailler dans les établissements du groupe Orpéa. En front commun, les syndicats ont déposé une série de revendications auprès de la direction. Mais, hier, les négociations ont échoué.

En blouses et pantalons blancs, une petite vingtaine d’infirmiers et d’aides soignantes se serre sur le pas de la porte des « Jardins de Provence », une résidence du groupe Orpéa située à Anderlecht. Tous écoutent écoutent attentivement la permanente syndicale, venue expliquer que la réunion d’hier à échoué. La direction refuse les revendications portées par le front commun syndical. « Il s’agissait de demander des chèques-repas, explique la syndicaliste, Nathalie Snakkers, une assurance-groupe et des primes de rappel. Les travailleurs voulaient un jour de congé supplémentaire par 5 ans d’ancienneté, et la possibilité de pouvoir prendre 21 jours de congé d’affilée« . Et ce n’est qu’une partie des revendications… De son côté, la direction considère qu’il s’agit là d’avantages extra-légaux auxquels elle n’est pas tenue de répondre. D’après le porte-parole d’Orpéa, accorder ces avantages mettrait en péril les finances de l’entreprise.

« Parfois on n’a pas assez de langes »

Mais devant la porte de cette maison de repos d’Anderlecht, dans les conversations, il n’y a pas que les revendications syndicales. Il y a aussi le quotidien… Les aides-soignantes témoignent : « Parfois on n’a pas assez de langes, donc on doit se débrouiller. On n’a pas de gants. On n’a pas d’alèses, donc on doit changer les draps de lit tous les jours ». « Parfois, on se retrouve à 3 ou 4 pour effectuer la charge de travail de 9 personnes. On le fait ! (La direction) croit que c’est normal. Mais nous on le fait parce qu’on aime ce qu’on fait. On aime les résidents, on se met à leur place« . La direction ne nie pas qu’il puisse y avoir des manquements ponctuels, mais réfute tout problème structurel.

 

Une autre info du site lavenir.net pour la région Brabant wallon notamment ( source http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20150303_00610889) :

Des arrêts de travail sont annoncés dans les établissements du groupe Orpea Belgium. En Brabant wallon, il y a aussi un risque.

Le front commun syndical (CNE, SetcaBBTK, CGSLB et LBC-NVK) a annoncé des actions et des mouvements de grève, pour ce mercredi et les jours qui suivent, dans certaines maisons de repos et de soins (où des délégations sont présentes) qui font partie du groupe commercial Orpea. Lequel existe depuis 1989 et est spécialisé dans les maisons de retraite médicalisées (MR et MRS), ainsi que dans les cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR) et psychiatriques. Avec 115 établissements (aussi en France, en Espagne, en Italie et en Suisse), il en compte 58 en Belgique. Et 8 en Brabant wallon que sont les résidences Allard et La Grange des Champs (Braine-l’Alleud), Château Chenois (Waterloo), Grand Chemin (Lasne), Closière Cornet (Villers-la-Ville), Jean de Nivelles et Le Thines (Nivelles) et Top Seniors (Tubize).

En résumé, les syndicats ne comprennent pas l’attitude de la direction. Dans un communiqué, ils expliquent: «La direction d’Orpea a doublement refusé de créer vingt emplois, pourtant subsidiés, ce qui aurait renforcé le confort de résidents. Elle n’a pas non plus répondu aux revendications des travailleurs touchant le pouvoir d’achat, les conditions de travail (surtout le temps) et la disposition de matériel en suffisance».

Notons que sur l’ensemble des maisons de retraite de la province contactées par nos soins, deux directions nous ont confié ne pas comprendre ce mouvement de contestation et exercer quotidiennement dans d’excellentes conditions. Le cahier des revendications avait été déposé au début du mois de décembre 2014, et le préavis de grève pour une durée illimitée remonte au 5 février. Afin de régler le conflit, un bureau de conciliation a été instauré ce mardi matin, à 10 h. «La réunion a été un échec total. La direction d’Orpea n’a accepté aucune de nos propositions programmées sur le court et le long terme. Ce qui implique que nous entrons en action dès maintenant», avertissait Nathalie Snakkers, secrétaire permanente régionale CNE, à l’issue de la séance de dialogue d’hier.

Michaël Dufrane, secrétaire permanent CGSLB, confirme: «Aucun accord ne s’est dégagé après près de trois heures de réunion. Le dialogue social est rompu. Nous allons organiser des assemblées de personnel et des mouvements de grève. Avant le bureau de conciliation, un comité d’accueil a réuni une centaine de militants. L’attitude d’Orpea est indécente. Ce groupe investit sans cesse dans les soins de santé et ne cesse de vanter son développement mais ne consacre pas suffisamment de moyens financiers à son personnel».

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