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un mois après les mobilisations pour la liberté d’expressions à Korian

Nous étions mobilisé-es il y a bientôt un mois pour défendre la liberté d’expression à Korian. Nous le disions dans un précédent article de ce blog, “la mobilisation continue, les menaces de sanctions disciplinaires à l’égard de trois de nos militantes ne sont pas levées.” Vous êtes nombreuses et nombreux à nous interroger, “un mois après où en sommes nous” ?

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, témoignage

Les salariés d’EHPAD indignés étaient plus de 10 000 mardi 31 janvier à se mobiliser !

Plus de 10 000 personnels d’EHPAD, du groupe Korian ou bien d’ailleurs. Ils étaient même probablement 2 à 3 fois plus nombreux, tant le nombre d’Ehpad est grand et qu’il est difficile d’avoir les chiffres au delà des actions sur les grandes villes.

Ce qui est sûr c’est que la mobilisation a été la plus importante au niveau nationale de toute l’histoire des EHPAD et aucune région, ni aucun département n’a été épargné.

Cette mobilisation, première dans l’histoire, mais juste un début pour pour l’avenir des ainés et de leur accompagnants, est à l’image d’une situation catastrophique qui va de mal en pis, et des conditions de travail indignes et lamentables qui se perpétuent dans la plus grande indifférence ou irresponsabilité public, sans parler de celle de grands groupe qui tant que l’état laissera continuerons de sacrifier nos ainés et leurs salariés sur l’autel du profit et du soin de leurs actionnaires.

Alors que les bénéfices des grands groupes battent chaque années des records, les recommandation nationale de 1 personnel pour 1 résident, émise par l’Etat (depuis 2003 !) reste depuis 15ans enfouie au fond des placards. 15ans de mépris, d’accidents, d’arrêts maladie, d’inaptitude et autres burn-out, parce que créer des postes et traiter mieux ça ferait moins gros dans la poche des actionnaires. Bien entendu, en finançant ses bénéfices avec de l’argent public, l’état est complice, sinon coupable.

Dans le groupe Korian, là où les salariés n’ont que trop l’habitude du service minimum, la mobilisation par la gréve a eu lieu mais d’autres formes de mobilisation ont aussi pris le dessus.

Le principe de la « gréve du zéle » initié à Korian Champ de Mars la semaine dernière, et qui consiste à appliquer consciencieusement toutes les bonnes pratiques et tous les protocoles sans rien bâcler, sans faire d’heures sup gratis ni rogner sur ses pauses., a été repris ici et là.

Sur toute la France, des retraités Solidaires ont décidé de communiquer sans censures, les raisons pour lesquelles ils et elles n’iront pas dans les établissements du Groupe Korian et pourquoi ils et elles n’y placeront pas leurs proches.

Nos Kits de visuels et de slogans ont une fois de plus bien servi, lesquelles étaient visibles dans bon nombre de manifestations aux 4 coins du pays et jusqu’aux banderoles d’autres syndicats actifs.

De nombreux rassemblements étaient organisés devant les siéges d’ARS, une semaine plus tôt un collectif de travailleurs sociaux et de militants Sud Solidaires avait envahit l’assemblée générale des Directeurs d’EHPAD.  Et bien d’autres actions de comm, qui ne sont pas prêtes de retomber…

Sans oublier les gréves à l’appel unitaire de toutes les organisations syndicales, même si dans le groupe Korian seuls la CGT, SUD et FO y ont répondu sans les autres.

Bravo à la CGT Korian, à SUD Korian, et à toutes et tous les salarié-es mobilisé-es :
Une spéciale dédicace chaleureuse et particulière envers toutes celles et ceux qui se sont mobilisé-es alors même que leur syndicat n’appelaient pas à le faire.

Parmis les dizaines d’EHPAD Korian mobilisés se sont illustrés notamment les salarié-es de :

Korian Gambetta, Korian l’île des Migneaux, Korian Villa Pégase, Korian l’âge bleu, Korian Villa Evora, Korian Magenta, Korian Porte Océanne, Korian Hameau de la Source, Korian Porte de Sologne, Korian Pastoria, Korian le Baron, Korian les Joncquiéres, et bien d’autres

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Voir aussi l’interview d’Albert Papadacci pour France Info :

https://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/video-albert-papadacci-dans-certaines-maisons-de-retraite-une-infirmiere-doit-gerer-seule-jusqu-a-14-residents_2585288.html

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, mobilisation, témoignage

30 janvier / Journée nationale d’action pour les EHPAD : L’unité de tous les syndicats est à l’image de la gravité de la situation !

Dés le 30 janvier, à l’unanimité les syndicats de Salariés appellent à la gréve, à la mobilisation et à l’action ! (voire ici le communiqué de presse )

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Les Retraités aussi ont rejoint le mouvent et appellent eux aussi à se mobiliser massivement et partout, à l’image unitaire des 9 organisations syndicales de Retraités ! En soutien à la cause et aux salarié-es du Groupe Korian, l’Union Syndicales des Retraités Solidiaires a décidé d’une vaste opération de courriers à la Direction Générale de Korian pour lui notifier pourquoi, ni eux ni leurs proches ne seront client de Korian. Ci-suit quelque uns de leurs arguments :

  • conditions de vie au quotidien difficiles,

  • conditions de soins insuffisantes,

  • prix excessifs par rapport aux prestations effectives,

  • manque de personnels,

  • trop grand turn-over du personnel,

  • il apparaît que le groupe cherche principalement à faire des profits, sur le dos, finalement, des personnes résidentes et de leur famille,

  • il est net que le groupe cherche principalement la satisfaction de ses actionnaires plutôt que celle des personnes résidentes et celle de ses salarié-e-s.

  • que le ratio d’un emploi par résident est très loin d’être atteint,

  • que les pouvoirs publics, finalement, participent plus au financement des profits qu’au développement de la mission de service public d’aide aux personnes en perte d’autonomie,

  • etc.

    Vous aussi pouvez transmettre vos courriers à l’UNIRS 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 PARIS ou à SUD Santé Sociaux, sections Korian 70 rue Philippe de Girard 75018 Paris

Dans le Groupe Korian, nous soutenons et soutiendrons toutes les actions de gréve et  d’actions et vous nous vous rappelons que des Kits (actions mobilisation ) en libre service sont >>>> disponibles ici <<< , faites nous aussi remonter vos expériences par ici

En plus de soutenir les diverses actions de mobilisation et d’actions, nous soutiendrons à quelque date que ce soit toutes les « gréves du zéle » menées par salariés non gréviste. Le tract Appels du 30 janvier (à partager et faites nous remonter vos expériences !!!) reprend l’exemple de Korian Champ de Mars où des salariés ont pendant deux jours fait la démonstration de l’impossibilité de bien prendre en charge tous les résidents sans un personnel en nombre plus important.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, mobilisation, témoignage

Si tu n’EHPAD content-e, dis le plus fort !

Tout le monde est tarte quand le travail se fait dans de mauvaises conditions de travail, quand le travail sert de moins en moins l’Humain mais de plus en plus le pognon des patrons.
A l’occasion de la Journée Nationale d’Action, nous remettons donc à dispo les Kits de Slogans de l’été et du printemps dernier afin que le plus grand nombre puisse en profiter, les partager et les utiliser. Le 30 janvier, les retraités seront de la partie !

Kit de Slogans 1
Kit de Slogans 2

La plupart de ces slogans n’ont d’ailleurs pas pris une ride et sont toujours d’actualité. A vous d’en juger et libre à toutes et tous de compléter ces listes des slogans et de partager avec nous toutes vos initiatives.

Pour vous remémorez les dernières mobilisations, pour nous adresser vos témoignages, ou vos cartes postales, pour participer où et quand vous voudrez, les vidéos, et les liens se trouvent là : https://korian.sudsantesociaux.org/portfolio/videos-de-mobilisation-pour-les-salarie-es-korian/

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témoignage

SudSolidairesKorian 2.0 : Un Syndic@toi dans ton téléphone !

Pour le meilleur et pour dégager le pire !

C’est aussi ça la « Mobilisation », mettez nous dans votre poche et ensemble : Entraidons nous, Transformons l’entreprise de l’intérieur !

Au lieu d’une application patronale, choisissez la liberté et l’efficacité de nos services gratuits et qui vous veulent du bien.

contact mobile sud1) Téléchargez l’appli gratuite compatible avec votre téléphone portable, votre PC / ou votre Mac  (cliquez sur l’image ci-dessus) puis lancez l’application, inscrivez vous à l’aide de votre adresse e-mail et d’un pseudo confidentiel de votre choix.

2) Une fois l’outil installé et votre pseudo créée, il ne vous reste plus qu’à compléter ce formulaire en ligne : https://goo.gl/forms/sUiI5DLZwJTZt17J3
Nous vous enverrons alors par e-mail votre invitation personnelle et exclusive, et un mode d’emploi complet qui explique le fonctionnement de tous les services et des avantages disponibles.

3) Vous n’aurez plus qu’à en profiter comme bon vous semble.

Le Collectif SUD Santé Sociaux pour les salarié-es Korian est fier de vous présenter l’application et les services gratuits et confidentiels qui vont vous permettre de révolutionner votre défense, votre protection, vos actions, l’entraide et la force collective, et vous permettre enfin d’agir incognito avec nous dans la joie et la bonne humeur.

Nous vous invitons à vous lancer avec nous, en profitant d’un large kit de services que vous aurez dans la poche à volonté, au plus prés de vos besoins, et que vous pourrez dégainer à tout moment en cas de menace sociale et d’agression patronale.
Face au déchiquetage du code du travail et à la boucherie sociale que gouvernement et patronat ont préparé, il est indispensable d’être malin-e et d’agir collectivement.

Pour discuter et agir avec nous, pour connaître vos droits, pour vous informer, vous défendre, vous organiser, pour nous soumettre un problème, une info, un article, etc. Tout ça, sera désormais possible partout et tout le temps, via les services que nous vous proposons. L’appli nécessaire est gratuite, elle fonctionne aussi bien sur votre téléphone portable que sur ordinateur.

A bientôt, pour le meilleur et pour dégager le pire !

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

EHPAD : les leçons des mouvements sociaux de l’été / les manques de personnel

Dans FIGAROVOX/TRIBUNE , Emmanuel Hirsch appelle à soutenir les personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), dont la mission est particulièrement importante et difficile.

Citons d’abord la conclusion de ce professeur d’éthique médicale à la faculté de médecine de Paris Sud et directeur de l’espace de réflexion éthique de la région île de France.

« Parmi ces militants soucieux de principes d’humanité qu’ils estiment inconditionnels, certains ont décidé de protester publiquement cet été. Soyons attentifs au sens de leur protestation. Pensons ensemble comment favoriser un accueil digne et de qualité au sein de ces établissements. « 

Le contexte :

Cet été, peu après notre longue campagne de mobilisation menée tambour battant pour les salarié-es et résidents du groupe Korian, les professionnels de l’EHPAD Les Opalines de Foucherans (Jura) ont mis fin à une grève de plus de 100 jours, entamée le 3 avril.
Ils dénonçaient, des conditions d’exercice jugées incompatibles avec les valeurs du soin, dans un contexte de restrictions budgétaires. Ce que nous dénoncions aussi et dénonçons toujours ailleurs.

Les évolutions proposées et qui ont mis fin à cette gréve, sont intervenues après un article retentissant de Florence Aubenas pour le journal Le Monde. Un coup de projecteur nécessaire et sans précédent a enfin pu être braqué sur la situation inadmissible des EHPAD où la loi des profits est sans scrupules ni limites.

Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, qui n’avait rien prévu jusque là dans son projet pour les EHPAD, a donc du annoncé dans la foulée un plan de prévention de la maltraitance. Une mission parlementaire lancée cet été par Monique Iborra a rendu ses premières conclusions le 13 septembre.

Moralité, heureusement que des soignant-es ose se lever et dénoncer durablement la maltraitance institutionnelle orchestrée par la loi du profit de leurs exploitants. Bien d’autres établissements méritent la même lumière et la même attention qui n’a été porté que par la ténacité des militant-es et parce que les médias s’en sont suffisamment mêlés.

Autre exemple médiatique, par les ondes de Europe 1 :

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail, mobilisation, témoignage

Le fléau des Non Remplacements : Ce service minimum hyper profitable

L’accoutumance à l’absence, cette drogue dure pour gestionnaires, qui fait des ravages sur notre Santé.

A SUD nous sommes pourtant persuadés que si l’entreprise le veut, elle peut remplacer beaucoup mieux ! Les moyens existent.

L’année dernière déjà nous avions interpellé et mis en garde plusieurs fois sur les conséquence désastreuses de la nouvelle campagne CP dans le groupe Korian. Mais la direction générale avait maintenu son cap et les sous effectifs et les non remplacements pendant l’été 2016 avait été très importants. Et pour l’été 2017 rebelote… Alors que même en temps normal les manques d’effectifs sont criant, les salarié-es comme leur résidents se serait bien passés d’une dégradation supplémentaire, et de là à en déduire que l’entreprise organise elle même la pénurie de son personnel et le dysfonctionnement du remplacement des absences, il n’y a qu’un pas…

Du coup, notre article passé du 21/10/2016 – Allo les CP ? Mais que vous est-il arrivé ? N’a pas pris une ride. Mais depuis, il y a eu plus de sites touchés et une accumulation de la fatigue et de l’épuisement. La pétition que nous avions lancée l’année dernière à ce sujet est accessible ici

Selon les sites, les excuses ou les explications oscillent : « c’est une consigne du siège », « la maison n’est pas pleine à 100% donc c’est normal de ne pas avoir 100% des remplacements », « on ne remplace qu’à 80% », « on n’a pas trouvé de remplaçants »*, « on remplace mais les remplaçants prévus ne viennent pas et ne préviennent pas »*.

*A force d’entendre toujours la même chose nous avons mené l’enquête pour vérifier. Conclusion : Dans la plupart des cas où on nous a dit que les remplaçants n’ont pas été trouvé, il s’avère surtout qu’il n’ont pas été cherché ou tout au moins pas parmi les remplaçants disponibles…  Dans la plupart des cas où on nous a dit que les remplaçants prévus ne viennent pas et ne préviennent pas, nous avons fait le constat que ces remplaçants étaient prévus à leur insu et/ou souvent en connaissance de leur indisponibilité ce jour là…

Pourtant, ces réponses comme les autres citées plus en exemple sont très fréquentes. Si bien que soit il s’agit de consignes groupe, soit les directions de sites se passent le mot entre elles et d’une région à d’autres. Et pendant ce temps, régulièrement, ce sont trop souvent les salarié-es que l’on culpabilise ou à qui l’on demande encore et toujours de se responsabiliser, pendant que les responsables sont occuper à autre chose, peut être à regarder pousser la valeur en bourse de l’action.

Actu sociale, témoignage

Un directeur prêt pour une grève de la faim

Groupement d’établissement, mutualisation de moyens et d’organisation, … GHT dans le public, CPOM dans le privé, quand les ARS, tels des actionnaires cherchent et exigent des économies de bouts de chandelles

Exemple, ce regroupement de 3 hôpitaux des Vosges qui pousse un directeur à envisager une gréve de la faim pour dénoncer le projet.

Les directions seraient bien inspiérer de protester auprés de leus tutelles, administarteurs, DG, AG, avant les projets de regroupent pour soutenir aussi les conditions de travail des équipes et la prise en charge. Mieux qu’une action individuelle pour sauver son poste et sa place, ça aurait plus de chances de marcher.

http://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2017/08/13/le-directeur-pret-pour-une-greve-de-la-faim

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

Quand les salarié-es brisent le silence, la réalité des EHPAD sort enfin de l’ombre

Suite au coup de projecteur (enfin) obtenu pour les Ehpad, leurs personnels, et leurs résidants, la commission des affaires sociales vient de nommer une rapporteure pour une mission sur les EHPAD.

Il s’agit de la députée LREM de la Haute Garonne, Monique Iborra.

Mais une mission flash de 8 jours à peine.. (auditions et conclusions inclues..) ce qui laissent pas grand espoir de vrai changement. 

Aprés le record national de 117 jours de gréve aux Opalines, là où des salariées ont tenu bon pour remettre en cause les conditions de travail et de prise en charge, et alors que toutes elles et ceux qui ont enquêté sur le sujet ont constaté que la situation dans cet Ehpad privé de Foucheran était similaire à la moyenne des Ehpad en France, on éstime que le sujet mérite largement plus qu’une mission accélée..

C’est tous les jours et toute l’année que le nombre de personnel est insuffisant, que les conditions de travail et de prise en charge manque de dignité, que des financements prévus ne sont pas dépensés et que les tutelles ne font pas leur boulot.

Pour ne pas refermer trop vite son dossier, et pour l’étoffer le mieux possible, la députée rapporteuses aura grand besoin que le personnel se fasse attendre et la pousse pour bien regarder dans les coins et pas seulement ceux des brochures communications des grands groupes.

Monique Iborra, députée LREM de la Haute-Garonne / © maxppp
BTHE, Conditions de travail, témoignage

Tract pour les salarié-es Korian Villa d’Azon

Ce tract, dont le texte est intégralement repris ci-dessous peut être téléchargé et imprimé en cliquant ici

Retour vers le passé à Korian Villa d’Azon

Il y a quelques années, le personnel de Korian Villa d’Azon avait dû se battre pour ne plus subir les façons d’une direction qu’il trouvait semblables à celles d’une dictature. Malgré bien des séquelles, les salarié-es avaient eu gain de cause et la direction avait changé.
Mais depuis quelques mois et l’arrivée d’une nouvelle directrice, les vieux démons ont ressurgi et repris du sevice à grands coups de diviser pour mieux régner ou d’autres méthodes managériales indignes, d’un autre âge, …

Pour les ancien-ne-s salarié-es, le climat sain n’aura finalement pas duré… Ou pas suffisamment pour oublier le passé et pour accepter une nouvelle fois l’impression que le harcèlement pourrait faire la loi. Et pour bien d’autres aussi, le climat est insupportable.
Les temps de la bientraitance et de la bienveillance sont-ils à Durée Déterminée dans le temps ?

Si oui, la grande majorité du personnel ancien qui avait repris goût à venir travailler sur l’établissement et qui avait retrouvé le sourire, refuserait catégoriquement un tel contrat unilatéral, de même pour tous les autres salarié-es qui n’ont pas connu l’époque passée.

Pour la majorité des salarié-es, il est hors de question que les façons managériales mises en cause continuent ! Et pourtant, malgré des signalements répétés et la continuelle réponse « Cela va s’arranger », un climat inacceptable se développe chaque jour un peu plus.

Pour les salarié-es en colère, il n’est pas question d’attendre d’avantage ! Le personnel refuse de subir de telles pratiques injustifiées (attitudes ou réflexions inadaptées, questionnements ou autres méthodes déstabilisantes, pressions, autoritarisme, etc) et en exige sans condition la cesse définitive et sans délai.

OUI A LA BIENVEILLANCE, NON A LA MALTRAITANCE !

BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, mobilisation, témoignage

La maltraitance institutionnelle, on en parle ?

Du nord au sud, de l’est à l’ouest, elle s’insinue partout où les économies et les profits prennent le pas sur le soin, sur la santé, le social. Partout où les soignants et les accompagnants deviennent peu à peu des marchands et de moins en moins des aidants.

Depuis que la Santé et le Social ont été vendu à (ou volé par) des financiers, des actionnaires, … des profiteurs, la notion de maltraitance institutionnelle est apparue alors qu’elle n’existait pas avant;

Pour nous qui alertons depuis des mois et des années sur ce fléau, nous qui avons fustigé l’indécence et l’irresponsabilité des profits engrangés sur le dos des résidents/patients et salarié-es on ne peut que ce réjouir que des député-es s’intéressent enfin au sujet.

Malgré l’indifférence ou le mépris dont fait preuve à ce sujet l’ensemble du gouvernement, à commencé par le Président ou la Ministre de la Santé, suivis de prés par tous les députés de la droite en marche, de la droite tout court et autres droites extrêmes.

Il ne sont qu’une poignée, les député-es décidé-es à mettre des coup de pieds dans ces fourmilières à frics qui ruinent le social et la santé, qui maltraitent les soignants et les soignés, …

Mais nous sommes beaucoup plus nombreuses et nombreux, bien décidé-es à agir de l’intérieur, de l’extérieur et de partout à la fois.

Exploitants, exploitantes vous êtes cerné-es, rendez-vous à la raison !
Rendez nous la Dignité, rendez nous la Santé, rendez-nous le Social, et rendez l’argent.

Sinon ça fera trés très mal.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, mobilisation, témoignage

Pour les salarié-es du Groupe Korian : 30 jours de mobilisations, chiches pour 365 ?

Pour vos prochaines actions photos ! Si vous faites assez vite vous pouvez nous les soumettre pour le concours photos lancé dans le cadre de la mobilisation pour les salarié-es du groupe Korian :
 
Osons Ensemble, Osons Agir, Osons Lutter, Osons l’Entreprise Meilleure, … bref Osons quoi !? Vous en pensez quoi ?
Donnez votre avis cette mobilisation ici : https://goo.gl/forms/43j2xqLH2pNLvfNA2 et proposez nous toutes vos idées.

Osons 365
BTHE, Conditions de travail, témoignage

Témoignage d’une Auxiliaire de vie d’un EHPAD Korian

Dans le cadre d’un tractage autour d’un EHPAD Korian, nous avons rencontré cette AVS (8 ans d’ancienneté dans le même EHPAD) à la fin de sa journée de travail. Farouche et évasive quand nous lui parlions de gréve et de mobilisation, elle est finalement revenue vers nous spontanément deux jours plus tard, pour nous livrer ce témoignage.

Dans les équipes, on n’ose plus rien dire qui ne va pas dans le sens de la direction. Nos chefs peuvent répéter en boucle qu’elles sont à l’écoute et qu’il faut signaler les dysfonctionnements et les problémes de prise en charge, et les difficultés, mais chaque fois qu’on a signalé, on a vu le résultat…

[…]

Ca a donné que les problémes restaient pareil, mais celles qui ont parlé, ont été mise à l’écart ou ont reçu plus de pression. Et ça a recommencé après chaque signalement qui dérangeait, jusqu’à ce qu’elles arrêtent de se plaindre. Et quand le personnel fait des signalements écrits pour se couvrir s’est encore pire. Les traces, ça ne plait pas ! Lorsque c’est les DP qui en parle,  toujours la direction veut savoir qui s’est plaint et elle fait culpabilisé d’avoir parlé aux DP.

On nous demande si tout va bien mais c’est comme si on a jamais le droit de répondre autre chose que oui. Alors à force faut pas s’étonner si on finit toutes par répondre que ce que la direction veut attendre. Ca va pas, ça va presque jamais, mais on veut juste avoir la paix, alors on dit que ça va et pis voilà…

Les dysfonctionnements sont connus par les chefs, mais tant que ce n’est pas signalé, tant qu’il n’y a pas d’incident grave et que ça ne fait pas bruit, et ben ça ne les dérange pas plus que ça.

On sait bien que s’il y a un incident ou si une famille vient se plaindre à cause de ça, ce sera toujours de notre faute, et qu’on nous dira comme les autres fois un truc du genre oh mais je n’étais pas au courant qu’il manquait si, oh mais je ne savais  qu’il y avait ça comme probléme. pourquoi vous n’avez pas signalé, pourquoi vous ne l’avez pas dit?
On connait le risque mais on prie pour que ça n’arrive pas et on essaye de pas y penser. C’est dommage pour les résidents, mais y a que comme ça qu’on se protège. Sinon c’est nous qui souffrons double et le résident en vrai ça lui apporte rien plus. Mais quand on réfléchit plus à tout ça la journée passe plus vite.

Avec des collègues on a fait des photos pour dénoncer parce que c’est de pire en pire mais on a pas faire gréve. On fera pas parce qu’on a trop peur des représailles. Mais je remercie les salariées qui se battent pour pas qu’on tombe dans la maltraitance, et pour dénoncer tout ça, toute cette pub mensongère qui nous fait mal parce que c’est pas la vérité mais que les clients ils y croient et ils veulent que ce soit comme ça même si nous on peut pas le faire.

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Actu sociale, BTHE, témoignage

Mobilisation nationale pour les Salarié-es Korian et les Humains pris en charge. Votre avis.

Des centaines de salarié-es, de riverains et plusieurs dizaines de sites Korian ont déjà été associés ou mobilisés avec nous, s’ajoutent à cela des AG, rassemblements, et débats publics, prévus autour d’établissements du groupe pour sensibiliser la population sur les conditions de prise en charge, sur le thème l’Humain ou les profits.

Par la voie de lettres ouvertes Sud Santé Sociaux compte aussi interpeller les ARS, le ministère de la Santé et d’autres organisations compétentes au sujet des financements publics dont bénéficient les établissements Korian dans l’objectif d’obtenir des « garanties de bonne conduite » * en échange de ces financements.
* Interdiction de suppression ou compression de postes, augmentation des effectifs et des moyens, réduction des turn-over, remplacement à 100% de toutes les absences ou vacance de poste, etc..
Les mêmes objectifs sont recherchés pour toutes nos actions de tractage et sensibilisation et à travers nos rassemblements publics aux abords d’établissements Korian.

Pour inviter le plus grand nombre à nous rejoindre et à participer, nous vous sollicitons pour donner votre avis ou vos suggestions ici https://goo.gl/forms/Zy9ZIlGAJBWSoPnE2 sur cette mobilisation et sur ses formes.

témoignage

Témoignage d’une infirmière d’un EHPAD Korian

Propos recueillis auprès d’une IDE d’un EHPAD Korian dans le cadre de nos interview et sondage AlloKorian. La salariée a voulu ponctuer l’interview par une citation ;

L’argent est avant tout un métal précieux. Dans le langage courant, l’argent, le fric, le pognon, le flouse c’est le papier monnaie que l’on utilise pour payer la valeur des marchandises. L’humain n’est pas une marchandise !!! Avec tout l’argent du monde, on ne fait pas des hommes : on les dégrade. Abbé Pierre , Faim et soif, juin 1955

Nous avons choisi ce témoignage très court parce qu’il illustre assez bien les AG populaires que nous organisons autour d’établissements Korian sur le théme : l’Humain ou les profits ?

Si vous aussi, voulez témoignez de votre quotidien professionnel en lien avec ce thème, on vous invite à prendre la parole devant votre établissement à l’occasion d’un rassemblement que nous organiserions (demandez nous !). Où sans attendre, répondez vous aussi à nos interview.

grd age et cout du soin

BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, témoignage

Témoignage d’une ex salariée d’un EHPAD Korian

Ci-dessous, nous vous livrons le témoignage et les ressentis d’une salariée d’EHPAD qui a démissionné et qui nous a confié hier au passage son souhait que les salarié-es ne lâchent rien dans la cadre de la mobilisation lancée (qu’elle se rassure la mobilisation ne fait que commencer!), ses propos ont été recueillis dans le cadre de nos Interview AlloKorian

Décrivez du mieux que vous pouvez comment les logiques financières du groupe Korian agissent sur vos conditions de travail et sur la qualité de votre travail.

Restrictions d’horaires et de remplacements comment faire le travail de trois personnes correctement en étant deux? Tout est bâclé pour tout faire, énormément de pression, Korian veut vite et bien ce n’est pas possible nous ne sommes pas des machines.

Comment ces mêmes logiques agissent sur le séjour et la prise en charge des résidents ?

Ce ne sont plus des résidents mais des comptes en banques! La prise en charge des résidents ? Désolé je ne connais pas, « j’ai pas le temps » ils ne sont « pas tout seul dans l’établissement », voilà la réponse type qu’on leur donne, « plus tard », « j’ai pas le temps » « vous n’êtes pas tout seul ici ni prioritaire »…

Pour adresser vous aussi votre interview :  https://goo.gl/forms/m5V0lnRb8IuohAea2

interviews

BTHE, Conditions de travail, témoignage

Témoignage d’un Chef Cuisinier d’EHPAD Korian

Voici le 1er témoignage que nous publions dans le cadre de notre mobilisation nationale et de la série d’articles prévus pour vous donner la parole, une fois chaque jour jusqu’au 23 juillet. Vous aussi, exprimez vous ici.

Le Chef cuisinier qui nous a adressé son témoignage, a plusieurs dizaines d’années d’expérience en maison de retraite, il a été licencié en 2017.

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Bonjour , d’abord bravo et merci pour tous ce que vous faites pour l’ensemble des salariés et surtout qui servira pour le bien être des résidents de chaque établissements.

J’étais chef cuisinier de l’établissement, j’ai été licencié.
Depuis notre rachat par Korian et un changement de directeur, conditions de travail , changements d’horaires incompressibles, relationnel et management sont devenus déplorables, dégradation de la qualité en restauration, produit et budget de plus en plus restreints, personnel non qualifiés, la liste et longue.
Jeune direction, faire du chiffre, et rien n’a faire des conditions de travail et du mal être, les salariés subisses, résignés, peur de perdre leur emploi, beaucoup d’arrêt de travail (énormément).

J’aimais beaucoup mon travail avant qu’on soit racheté par Korian, j’aimais faire de la bonne cuisine traditionnelle, et faire plaisir aux résidents. Aujourd’hui ce sont des fiches recettes rédigés par le prestataire (Sodexo) qu’on doit suivre a la lettre et des produits qu’on ne peu pas choisir (très mauvaise qualités) ,voila j’ai quitté cet établissement avec beaucoup de nostalgie , je pense beaucoup à mes collègues qui ont perdu comme moi le goût et le plaisir de leur travail et viennent travailler sans plaisir et la boule au ventre.

merci encore cordialement.

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interviews

Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, témoignage

Mobilisation nationale de salarié-es Korian : Du 28 juin au 23 juillet, tous et toutes concerné-es, à vous la parole !

C’est souvent poussé par un ras-le-bol diffus qu’émerge le renouveau social. Le ras-le-bol est bien là, alors on pose la question à toutes et tous :
Quelle prise en charge et quels moyens de prise en charge voulons nous pour les aîné-es?

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Dans le cadre des mobilisations de salarié-es Korian du 28 juin au 23 juillet 2017, pendant 26 jours, ce blog deviendra le QG centralisateur de tous les événements publics organisés dans le cadre de la vaste mobilisation nationale que nous avons initiée en faveur des personnes âgées et pour la cause du personnel qui s’en occupe.

Des débats publics seront ouverts à toutes les personnes concerné-es qui le souhaitent :

Discussions, assemblées citoyennes, interview, tribunes, expos, etc. se tiendront dans plusieurs régions de France autour de nos revendications. Elles donneront la paroles à des usagers, familles, personnalités du monde associatif ou politique, et bien-sûr à des salarié-es.

Cela fait des années que l’on voit se dégrader les conditions de travail et de prise en charge, que des fonctionnements de travail efficaces sont remplacés par des (dys) fonctionnements plus rentables mais moins efficaces, des années qu’il est demandé aux salarié-es de faire plus d’efforts, (mais trop souvent au détriment de la qualité), pendant que dans le même temps les profits ne cessent de battre tous les records.
Des années finalement que la Santé et son personnel deviennent les grands perdants (ou les grands perdus) au nom du sacro-saint Profit qui augmente sur leur dos.

A présent il est grand temps de dire : ASSEZ !!! Et de s’en donner enfin les moyens.

La parole est à vous, et nous vous invitons nombreuses et nombreux à en faire entendre le sens par tous les moyens dont vous disposez.

Nous relaierons vos témoignages, photos, vidéos, interviews, actualités, gréves, rendez-vous, manif, etc.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Métiers, témoignage

SUD lance un grand concours photos et vidéos de la mobilisation des salarié-es Korian et crée des Comités de soutiens

La mobilisation nationale a été reconduite sur 26 jours et autant de nuits, du 28 juin 2017 au 23 juillet 2017. Cliquez sur le lien pour retrouver notre kit de mobilisation (tract, revendication, slogans, etc à la fin de l’article).
C’est dans ce cadre que nous lançons, en plus de la mobilisation elle-même, 2 actions de soutien que nous encourageons à partager autour de vous :

1) la création de comités de soutiens aux salarié-es mobilisé-es.
Chacun-e peut s’y inscrire, salarié-e ou non salarié-e, amis, proches, etc. Quiconque est solidaires de la cause défendue peut s’y inscrire pour aider et soutenir au plus prés de chez soi. Un formulaire en ligne est disponible ici pour s’y inscrire ou pour nous suggérer des idées.

2) Un concours ouvert, afin de mobiliser encore mieux en combattant la morosité.

Les règles sont très simples ! Chaque lecteur et chaque lectrice de notre blog fera office de jury, pour élire la meilleure photo-slogan et la meilleur vidéo-slogan.

Pour les photos slogans, chaque participant-e est libre de piocher dans notre kit de slogans prés à imprimer celui qui lui parle le mieux, ou de proposer un slogan personnel de son choix.
Une fois la photo prise avec un slogan apparant et lisible, nous l’envoyer à sudsolidaireskorian (arobase) gmail.com – chacun-e peut participer au concours en envoyant autant de photos qu’il ou elle veut. Les photos peuvent être prises seules ou en groupe, et la créativité personnel est bienvenue.

Pour les vidéos-slogans, les conditions d’envoi sont identiques. Chaque participant-e est invité-e à interpréter et compléter comme bon lui semble les paroles suivantes (sur l’air de Zouk Machine « balayéééé, astiquéééé ou sur celui de la Reine des neiges « Libérééé, Délivrééé) :

Paroles Made in Sud  :

Fatiguééééééé, Epuisééééééé,
On travaille pour des financiers !

Malmenéééééé, Mal traité-es,
On en perd le sens de nos métiers !

A compléter, modifier, arranger, etc. au plus prés de ce que vous vivez au travail.

Les photos et les vidéos recueillis seront ensuite présentez en ligne et soumises aux votes des lecteurs / lectrices pendant 48h. Les résultats seront communiquées ensuite rapidement, et les gagnant-es désignés auront le droit à un cadeau surprise. (vous pouvez d’ailleurs nous soumettre vos idées cadeaux.

Parlez en à vos collègues, et à vous de jouer !

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autres - divers, BTHE, Conditions de travail, droit du travail, témoignage

Retour sur les Interviews de AlloKorian

leader europeen

Nous vous livrons ici des citations tirées de ce que des salariés nous ont fait remonter dans le cadre des interviews AlloKorian auxquelles chacun-e de vous peut participer. Ces interviews ont touché des salarié-es KORIAN d’ehpad ou de SSR, de jour ou de nuit, soignants et non soignants, et elles ont inspiré plusieurs de nos slogans repris dans le cadre de notre campagne de sensibilisation en cours.

Des réponses claires, plutôt unanimes mais bien différentes du déni que certaines directions ressassent trop souvent aux personnels ou à leurs représentant… (Une seule salariée nous a faire part d’une situation positive pour son service de nuit).

Qu’est ce que vous voyez le plus changer dans votre travail quotidien et dans celui de vos collègues en général ? Quel regard portez vous sur les conditions de travail de votre établissement ?

« La charge de travail de plus en plus importante »

« Le non remplacement en cas de congés ou arrêt maladie »

« La cadre nous demande de récupérer nos heures si le taux d’activité est faible certaines refusent et se font mal voir d’autres acceptent. Nous manquons de matériels (chaises percées) les lits électriques sont vétustes , ainsi que les chambres »

« Plus de stress plus de brun out »

« on nous demande toujours plus avec beaucoup moins de personnels! Les conditions de travail sont difficiles aux quotidiens . Manque de respect, de valorisation de notre travail ».

« Épuisement professionnel, économie sur tout »

« Effectif réduit de plus en plus pour absentéisme et démission »

D’après vous, quelle est l’incidence de ces évolutions pour vos résidents ou patients ? Quelle influence cela a-t-il sur la qualité du service client ?

« On tombe dans la maltraitance »

« Moins de temps passé auprès des résidents »

« Le travail à la chaîne »

« Plaintes régulières des patients »… « Manque d’hygiène dans les douches collectives »

« moins de temps, moins de disponibilité pour les résidents, sentiments d’insatisfaction du personne »

« Une moins bonne prise en charge à tous niveau, moins de temps à leur consacré même pour parler tout simplement »

« l’utilisation de matériel ergonomique  nous aide aux transferts des patients mais on n’en a pas usage quand on est en sous effectifs, il faut aller vite… la prise en soin n’est pas faite dans sa globalité (petite toilette, pas de brossage des dents….), absence de discussion avec les résidents ».

« Manque de temps pour faire plaisir au résident »

« Soins de nursing réduit
Manque d attention
Manque d humanisme »

Quelle incidence cela peut-il avoir sur votre métier ou carrière ?

« Irritabilité entre collègues
Fatigue
Burn out
Arret maladie »

« Cela rabaisse notre travail »

« Obligé de compléter des postes non remplacés »

« Accident de travail , envie de changer, ras le bol général »

« Un écœurement du métier , manque de motivation, augmentation du nombre d’accident de travail. Dépression. Maltraitance »

« Insatisfaction de ce que je fais »

« Un dégoût de la profession »

« on est démotivée,on fini par bacler notre travail on est quasiment des robots »

« Démission , burn out »

Comment vivez vous les objectifs commerciales et financiers de l’entreprise dans votre quotidien professionnel ?

« Difficilement quand les conditions de travail se dégrade pour faire des économies »

« Très mal, ne pensent qu’à eux »

« Très mal, si baisse d’activité on nous fait comprendre qu’il ne faut rien demander »

« non en adéquation avec les missions de prendre soins et d’accompagnement des résidents »

« Mal, l’argent est au centre de tout »

« Tais toi et bosse »

« Mal, travailler a moindre cout et donner de plus en plus »

BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Métiers, témoignage

Pression, discrimination, menace, sanction-harcelante : Un guide pour se défendre

Vous vous sentez harcelé-e par des pressions et ou des menaces répétés, par des répétitions de procédures disciplinaires injustifiées et ciblées contre vous ? Alors ce guide est fait pour vous, pour vous apprendre à vous défendre et pour nous aider à vous aider (partager le avec tous vos collégues concerné-es).

Exemple typique de situation :

Vous avez un jour signalé un dysfonctionnement ou une maltraitance relevant de la responsabilité de votre direction mais votre direction vous l’a reproché. En représailles et pour vous dissuader de recommencer, elle, ou un-e autre, vous met régulièrement sous pression * dans votre travail et ou en dehors.

Pour celles et ceux qui subissent de telles traitements, il y a plusieurs orientations  et nous soutenons ici la 3éme :

  • Se résigner,  ne plus rien dire, au risque de devenir complice de dysfonctionnement ou de maltraitance
  • S’épuiser, souffrir, craquer, se faire virer ou claquer la porte.
  • Résister, se défendre, alerter collectivement, faire entendre raison, virer toute forme d’oppression et réhabiliter la liberté d’expression et la bientraitance dignes de ce nom.   

Pour vous aider à Résister, à vous défendre, à alerter collectivement, à faire entendre raison, à virer toute forme d’oppression et à réhabiliter la liberté d’expression et à la bientraitance aidez nous à vous aider et ensemble soyons plus nombreux à pousser dans le même sens. 

Toute sanction disciplinaire injustifiée doit être contestée par écrit.
Toute forme de suspicion de discrimination ou harcèlement doit être signalée par écrit.

Pour pouvoir vous accompagner et vous aider dans ces démarches, envoyez-nous tous les écrits et les réponses déjà reçus jusque là (ceux de la direction et les vôtres) : les notifications de sanction, les compte rendu d’entretien préalable, les contestations écrites de sanction, les alerte écrites à la direction, etc.

Tous ces documents sont à nous adresser uniquement par mail à cette adresse
Pour chaque document, il est indispensable de préciser le nom de votre établissement dans le titre du mail ! Sinon nous ne pourrons pas vous aider.

process signalement

Pour scanner facilement vos document avec votre téléphone, il existe plein d’appli gratuite :
– Pour téléphones Android
– Pour téléphone Iphone  (chercher « scanner »)

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

Korian le Diamant : Reportage TV sur la mobilisation du personnel, par France 3 Normandie

La mobilisation des salarié-e-s de Korian le Diamant qui a eu lieu le 7 mars dernier, a reçu le couverture de 3 médias : Ouest France, l’Orne Hebdo et France 3 Normandie.

La situation que nous avons déploré là-bas (mais aussi ailleurs malheureusement), non remplacement, surcharges de travail, manque d’effectif, dégradation des conditions de travail,… a retenue l’attention des médias plus qu’elle n’avait attiré celle des responsables jusque là.

Les 2 articles de la presse écrite sur la mobilisation à l’EHPAD d’Alençon sont disponibles ici.

Conditions de travail, Métiers, témoignage

Lettre de démission d’une AS : « l’onde de choc » et après…?

Il y plus d’un an de ça, une Aide Soignante provoquait une onde de choc sur les réseaux sociaux en publiant sa lettre de démission que nous reprenons plus bas.

lettredemission-as

Course contre la montre, charge de travail, épuisement, stress, sentiment de situations inhumaines, …Combien d’autres soignants se sont reconnus dans cette lettre à l’époque et combien d’entre nous s’y reconnaisse encore ?

Pourquoi ? parce qu’il faut bien sûr relativiser l’onde de choc puisque depuis, les conditions de travail et de prise en charge se sont encore dégradées dans les secteurs de santé et pourtant les pouvoir publics n’ont rien fait.

Et si la démission a été pour cette soignante un soulagement, ça n’est évidement pas une solution et preuve en est puisque rien n’a changé depuis et que les restrictions budgétaires à l’origine de tant de mal être et tant de mal-soin, continuent de nuire abondement sur les soignants, les soignés, et sur l’ensemble du système de santé. Voilà pourquoi il est nécessaire d’interpeller encore et encore les responsables par la gréve, par les manifestation, et par bien d’autres formes d’actions. Le 7 mars, les professionnelles de santé adresserons un message fort et déterminé mais ce n’est pas suffisant et la prise de conscience des nécessités de changement doit être ancrée en permanence.

Beaucoup d’entre vous, nous on adressé leur témoignage en réponse à l’appel à interview d’AlloKorian, ces témoignages seront trouver leur place en tant voulu ainsi que tous ceux qui continueront de nous parvenir.

La lettre intégrale de l’Aide Soignante.

Bonjour,

À qui de droit, (membres de la direction,gouvernement ou toute autre personne qui détient le pouvoir de faire évoluer les choses…)

Ça fait des jours que je cherche la bonne façon de décrire, d’expliquer, de m’exprimer, afin de mieux faire comprendre les raisons pour lesquelles j’ai démissionné de ma vocation de PAB. Si je pouvais résumer en une phrase, je dirais « Mon métier me détruit » autant physiquement que psychologiquement. Je ne cherche pas la pitié, je demande seulement un peu d’empathie, de l’écoute et de la reconnaissance, de la compréhension, mais surtout du soutien, le désir de vous faire réaliser… que je tente de sauver mes collègues ainsi que les patients des centres hospitaliers, et peut-être recevoir un peu de ce que j’ai tant donné… !

Pour commencer, avoir entre 12 et 16 patients pour une seule préposée…. C’est selon MON jugement, INHUMAIN ! Comme j’aimerais vous faire visualiser !!!

D’abord, faisons une moyenne entre le minimum et le maximum de patients attribués à une préposée. Une journée typique où j’ai 14 patients. J’arrive à 7h. Je dois distribuer le déjeuner à 8h. Je dois évidemment lever les 14 patients au fauteuil (pour stimuler leur autonomie) en une heure, on se comprend là-dessus ?

J’aimerais savoir, en combien de temps vous pensez qu’une personne met pour lever ces 14 patients en considérant qu’il y a en moyenne (sans exagérer):

– 2 patients paralysés d’un côté.

– 2 patientes très confuses qui ont fait dans leur culotte et ont fait des dégâts dans leur lit, leurs mains, leurs visages… (Changement de lit urgent, on s’entend ???)

– 2 patients très lourds qui souffrent du dos.

– 2 patients branchés sur des pompes avec lunettes d’oxygène et sondes, bref remplis de fils !!!

– 2 patients à qui on doit expliquer et réexpliquer les principes de la marchette (pour stimuler leur autonomie) et les installer dans un fauteuil gériatrique avec ceinture et tablette.

– 1 patient à installer droit dans son lit, oreiller au dos, parce qu’il doit rester alité.

– 2 patients qui sont faciles à mobiliser, mais qui refusent de se lever et deviennent agressifs.

– 1 patient autonome. (La joie!)

Mais ce n’est pas tout. Pendant que l’on doit lever tous ces patients :

– 6 d’entre eux ont besoin d’aller aux toilettes, se déplacer (pour stimuler leur autonomie) et les autres on doit, soit changer leur culotte, soit les installer sur la bassine ou la chaise d’aisance.

En une heure, pensez-vous qu’il est possible de BIEN faire tout ça ???

Je mets de l’importance sur le mot BIEN et je m’explique…

Je parle de « bien faire » dans le sens où :

– J’aime quand mes patients travaillent eux-mêmes le plus possible pour se mobiliser (ça stimule leur autonomie), mais je pourrais aussi les prendre par le dessous des bras et la culotte et tirer, en disant « Go on se lève » ça irait plus vite !!!

– J’aime aussi quand mes patients ont les parties génitales et les mains bien nettoyées lorsqu’ils vont à la toilette (c’est plus sain), mais je pourrais camoufler le tout avec une culotte d’incontinence neuve, sans laver leurs mains et personne n’en saurait rien, ça irait plus vite !!!

– J’aime aussi répondre aux cloches d’appels le plus efficacement possible. (Souvent les besoins des patients sont importants), mais je pourrais simplement éteindre la cloche d’appel sans répondre à la demande du patient, ça irait plus vite !!!

Bon, revenons au déjeuner. À chaque repas distribué, je leur installe un tablier et m’assure qu’ils aient les mains propres.

Sur les 14 repas distribués :

– 9 d’entre eux ont besoin d’aide pour ouvrir tout leurs contenants.

– 7 d’entre eux ne graissent pas leur rôti et on les assiste le temps qu’ils le fassent avec consignes (pour stimuler leur autonomie).

– 2 d’entre eux ne mangent pas sans aide.

Combien de temps allouez-vous à une personne pour nourrir deux êtres humains ???

Ensuite la PAB doit ramasser tous les plateaux repas, noter le pourcentage de la nourriture mangée par le patient et noter s’il y a lieu les dosages de liquide bu.

Maintenant, pour continuer dans les moyennes non exagérées…

– 9 bains partiels ou complets doivent être faits (en moyenne, selon notre plan de travail).

– 3 lits doivent être changés complètement (sans compter les imprévus).

Combien de temps accordez-vous pour BIEN faire ces tâches ???

Je m’explique encore sur le mot « BIEN »…

– J’aime nettoyer avec soin mes patients. Savonner, rincer, essuyer, crémer (ils le méritent), mais je pourrais aussi n’utiliser que le savon sans rinçage qui n’élimine pas les odeurs et qui ne sent rien et essuyer très rapidement en laissant de l’humidité, personne ne le saurait, ça irait plus vite !!!

– J’aime faire la barbe de mes patients. Ils sont âgés mais ont encore une fierté et j’ai l’impression qu’ils se sentent mieux (c’est sûrement psychologique de ma part). Je pourrais me dire, la barbe peut durer encore 1 jour ou 2, les employés de demain le feront, ça irait plus vite !!!

(et je me le dis souvent, je n’ai pas le choix).

– J’aime quand mes patients propres se couchent dans un lit propre. Je pourrais tout simplement ne pas le faire quand le lit ne semble pas souillé, ça irait plus vite !!!

Ensuite arrive le temps du dîner. Je pourrais répéter le même paragraphe que celui du déjeuner (ça aurait plus d’impact), mais je vais m’abstenir en espérant que cette partie là, a été bien comprise… ça va aller plus vite !!!

Pour faire plus court dans toutes les tâches que je n’ai pas encore mentionnées, je vais les ajouter ici… Notez bien qu’on termine notre travail à 15h. En épargnant beaucoup de détails, puisque les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas…!

– La moitié des patients veulent se coucher après le déjeuner, se relever pour diner, se recoucher après diner et parfois se relever encore. (Moyenne de 21 mobilisations).

– Presque tous vont à la toilette 3 fois par jour (13×3=39), (Pour un patient autonome à ne pas oublier) !!!

Regardez bien, juste la dernière phrase entre parenthèse… 39 FOIS allers/retours des toilettes ou changements de culottes !

Combien de temps allouez-vous à quelqu’un pour faire cette tâche 39 fois ???

(N’oubliez pas d’ajouter à ça les 9 bains partiels ou pas, les 3 changements de lit et la liste qui suit…)

– 3 patients doivent être préparés pour un examen. Ce qui s’avère être de nouvelles mobilisations.

– 1 départ ou une admission de patient (qui inclut du temps de préparation).

– 5 collations à distribuer aux personnes diabétiques (on ne les lance pas sur les tables. Ça indique ici d’installer le patient pour qu’il soit capable de manger ou de le nourrir s’il n’en est pas capable seul).

– Vider les poches souillées dans la chute à linge. (Moyenne 7 par jour, s’il n’y a pas de cas en isolation).

– Désinfecter tous les chariots de poches souillées

– Faire la tâche de la semaine (ex : laver le frigidaire appartenant à tout le personnel).

– Remplir les chariots de lingerie, de nettoyants, crèmes, culottes, etc.

– Ramasser les traîneries sur les tables des patients et désinfecter celles-ci.

– Chaque civière ou fauteuil roulant doit être désinfecté après utilisation.

– Sans oublier que l’on a en moyenne 1h15 min. de pause et dîner combinés.

Aussi, plusieurs imprévus arrivent au mauvais moment. En moyenne (j’aime faire une moyenne de mes 5 années d’expérience) 2 de cette liste arrivent au moins tous les jours.

– Renversement de pichet d’eau.

– Vomissures.

– Dégâts de selles ou d’urine.

– Mauvais plateau repas (doit se rendre à la cafétéria en chercher un autre).

-.Commission à faire pour infirmière (aller en stérilisation ou aller chercher une commande au laboratoire).

-.Patient à risque de chute qui se lève seul trop souvent (surveillance étroite difficile à faire lorsqu’on est occupé à une autre tâche).

-.Faire marcher les patients, selon le tableau de recommandation du programme de mobilisation.

– Bonbonnes d’oxygène vides lorsqu’on en a besoin immédiatement.

– Patients en isolation (C difficile ou SARM) qui demande plus de temps de préparation.

– Réunion d’équipe tous les matins (où souvent les préposées sont parfois trop occupées pour y assister, et ça ne semble pas toujours très important aux yeux d’une partie du reste du personnel que la préposée ne connaisse pas les problèmes de ses patients).

– Mettre le plan de travail à jour et signer les tâches faites.

– Nettoyage des bassines, bols de bain et autres équipements.

– Patient qui utilise la cloche d’appel régulièrement parce qu’il a chaud, froid, est mal installé, ça lui pique dans le dos, est inquiet, etc.

Vous allouez combien de temps aux imprévus ???

Notez bien, que mes patients ont toujours été MA PRIORITÉ. Je sais aussi qu’ils m’appréciaient. Souvent je me suis fait remercier pour ma douceur et ma délicatesse. J’aimais beaucoup le nouveau programme de mobilité (faire bouger les patients) en fixant des objectifs aux patients sur leur capacité de marcher, d’aller de plus en plus loin, ainsi que leurs AVQ. Mon but premier était de mettre du bonheur dans leur journée, ils en avaient besoin! De plus, j’ai quand même eu la chance de travailler avec des infirmières en or qui s’épuisaient aussi au travail parce qu’elles (ou ils) aidaient beaucoup à mobiliser les patients en plus de leurs tâches… et je les remercie! Par contre, avec tout l’ouvrage qui en découlait la majorité du temps, je dois avouer que j’étais plus qu’épuisée à la fin de la journée.

Maintenant, je tiens à mentionner un point important à mes yeux (qui concerne tout le monde). Le manque de solidarité entre « certains collègues » ou autres quarts de travail… Je précise ici un point important puisque j’en ai été affectée moi-même comme plusieurs, et je l’ai trop souvent remarqué pour ne pas le mentionner.

Avant de vous en faire part j’insiste sur une précision. Tous les points que j’ai dictés plus haut en parlant de ce que j’aime « bien faire » avec les patients, ont été faits de ma part avec tout mon cœur et toute mon énergie. J’ai toujours fait mes tâches du mieux que je pouvais en me donnant à 100%. Prenant soin des patients, je n’ai jamais eu cette école de pensée qui dit « Ça va aller plus vite »!

Mentionnons maintenant les remarques négatives (de certaines personnes) que j’appelle en autre terme « du bitchage » et qui peuvent nuire au rendement, à l’estime et à la confiance en soi et qui peuvent mener à l’épuisement à force de vouloir être parfaite pour satisfaire et plaire à tous…

J’ajouterai entre parenthèses ma remarque personnelle.

– Plainte d’une collègue du chiffre du soir que les plats de collations ne sont pas ramassés sur les tables des patients. (Dans le pire des cas, il y en a juste 5 qui traînent, alors en passant les verres d’eau avec ton chariot, tu peux facilement les ramasser non ?!!)

– Plainte d’une collègue du chiffre de soir sur le fait que les draps du fauteuil patient n’ont pas été changés en même temps que le lit. (Quand je change le lit du patient, souvent le patient est assis sur son fauteuil, je ne peux donc pas changer le drap du fauteuil. Plus tard, je manque souvent de temps. Mais toi tu peux! À 10h le soir quand tous les patients sont couchés!!! Et si tu n’as pas le temps…. Je ne te jugerai pas) 

– Plainte d’une collègue du chiffre de soir que les culottes n’ont pas été changées pendant la dernière tournée. (Si je commence ma dernière tournée de culottes à 14h et que toi tu passes à 15h30, il est fort possible que tu trouves une ou deux culottes souillées. Penses-tu que je ne vois jamais de culottes souillées quand je commence mon chiffre le matin? Et non, je ne me plains pas, je comprends que ça se peut, puisqu’il n’y a pas encore de minuterie sur la vessie des gens…) !!!

– Plainte d’un autre collègue que le vidage des poches de linge souillées ou le remplissage n’ont pas été faits. (Ben non! Je n’ai pas eu le temps aujourd’hui! C’est rare mais ça arrive.  Mes patients ont été prioritaires! J’espère, moi aussi, que ça ira mieux demain !!!)

-.Affirmation d’une collègue à une autre lorsque j’ai travaillé dans un département où je n’étais pas habituée du tout et qui demande des soins particuliers. «Ha non! Ils nous envoient toujours des petites nouvelles qui sont pas habituées, j’suis assez tannée»! (Yououuu!! je suis là! Que c’est agréable de commencer une journée avec un bel accueil comme ça !!! Surtout quand j’ai angoissé toute la nuit à l’idée d’être obligée d’aller travailler à un endroit où je ne suis pas à l’aise du tout et que j’appréhendais déjà ce genre d’attitude ! Je me demande bien pourquoi…)

-.Phrase que j’entendais tout le temps dans plusieurs départements, sauf dans mon département habituel où mes collègues me connaissent bien. « ELLE EST OÙ MA PRÉPOSÉE ? » ou encore « Hey! C’est toi ma préposée ? Viens ici j’ai besoin ! » (Heu… J’ai un prénom moi aussi et il est encore plus beau que « ma préposée »! De plus, je ne t’appartiens pas! Nous sommes une équipe de 3. Serait-il possible de retenir mon prénom qui est écrit au tableau ?!! Au pire, écris-le sur ton bras si tu n’as pas de mémoire…)

On tente d’apprendre aux enfants le respect, l’acceptation, la compréhension, la communication, bref, rendu en milieu de travail est-ce que l’on pourrait appliquer ces belles valeurs ? Croyez-moi, L’harmonie et la qualité du travail accompli commence par tout ceci… 

Voilà toutes les raisons pour lesquelles je me suis épuisée à vouloir satisfaire tout le monde dans ce que je croyais être « Ma Vocation ».

La petite goutte qui a fait déborder le vase maintenant…!

Je suis monoparentale. Je n’ai pas de mère ou de belle-mère disponible en tout temps, comme bien d’autres, pour s’occuper de mon enfant au besoin. Comme je suis seule avec mon enfant, je ne suis pas assez fortunée pour réserver un budget au gardiennage. Étant disponible sur le chiffre de jour, on exige d’être disponible et de travailler au moins 2 soirs semaine. Je réussis parfois à m’organiser mais là dans ce cas-ci c’était plus compliqué. On me demandait de travailler de soir (dans le département mentionné plus haut où je ne suis pas à l’aise et ne me sens pas la bienvenue) et de rentrer de jour le lendemain. Je tente par tous les moyens de trouver une solution. Je demande un refus de quart. On me dit que selon la nouvelle convention, on ne peut plus faire ça. Je tente d’échanger avec un autre employé, je ne trouve personne et je n’ai pas droit à la liste d’employés. Je demande alors des vacances fractionnées. On me le refuse aussi, je ne suis pas dans les délais. Donc, je demande à la liste de rappel de me proposer une autre solution. Voici la solution que j’ai reçue, sur un ton de voix aussi agréable qu’une gastro : « Trouve toi une gardienne comme tout le monde »!

J’ai démissionné !

NB (Je tiens à ajouter que pendant mes 5 années au centre hospitalier de ma région, j’ai fait des rencontres merveilleuses. Je m’ennuie de mes collègues avec qui j’ai développé une belle complicité, ce qui rendait tout de même l’atmosphère agréable à travailler. Je m’ennuie également de mettre du soleil dans la journée de mes patients. Pour eux, j’étais à ma place, et ils appréciaient ma façon de prendre soins d’eux. Je les remercie, collègues et patients, qui m’ont permis de tenir le coup pendant tout ce temps. Maintenant, je ne suis plus là, mais sachez que je vous soutiendrai toujours et m’impliquerai à faire reconnaître cette gratifiante vocation !!!

Merci de partager cette lettre !

 

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Halte aux dégradations volontaires des conditions de travail !

Gréve nationale et Manifestation le 7 mars !
Les salarié-e-s de Korian
et tous les salarié-e-s de la Santé
et du Social y sont appelés.

Un tract de SUD Santé Sociaux à été réalisé
à  l’intention de tous les salarié-e-s de Korian

Tract SUD Condition de travail Korian 2017

Si besoin d’aide pour tracter/imprimer,
ou pour connaitre les départs des cars pour la manif ( Contactez nous ! )

On vous invite : à le diffuser par mail et Facebook ou en papier
Et à nous rejoindre à Paris, Place Denfert-Rochereau le 7 mars à 12h00

SUD santé sociaux Sections Korian

Halte aux dégradations volontaires
des conditions de travail !

Économies et profits = Moyens ou postes supprimés /
Organisations dégradées / Travail toujours plus lourd, etc.

                         NON à la misère du travail ! Non aux salaires de misère !

NON aux surcharges , aux surmenages, aux baisses d’effectifs, au travail à la chaine, au flicage, au stress et aux réorganisations en cascade !


NON aux services dégradés qui font que des salarié-es perdent le sens de leur métier ou leur santé en essayant de gagner leur vie.

Nous disons NON aux chefs quand ils se comportent en managers d’usines !

Nous disons NON aux menaces et aux pressions !

Pour la Bientraitance, toutes et tous exigeons :

  • Une entreprise qui met l’humain au cœur du travail et non la finance et l’hyper profit !
  • Une entreprise juste, équitable, qui respecte le sens du travail et des métiers,

  • Une entreprise qui respecte les conditions du travail et les droits du personnel.

  • Une entreprise qui écoute et entend tous les salarié-es qui l’enrichissent.

  • Une entreprise qui partage et rémunére à la valeur réelle du travail et de la charge.

Si ces principes et ces valeurs sont les vôtres !

Rejoignez Nous et Ensemble : Imposons les !

Organisations et conditions de travail dégradées, Pénibilité, Salaires, Primes, Remplacements, Formation, Management plus humains et plus justes, Carrière, Santé, Droits, Partage des richesses produites, Avantage sociaux, etc…

Le travail est immense mais avec vous
nous y arriverons
!

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Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, témoignage

Korian : +15,8% du Chiffre d’affaires 2016 : 2 Milliards 986 Millions 800 Milles € !!!

2 986 800 000 € c’est le chiffre d’affaire 2016 du groupe Korian, en forte augmentation de +15,8% par rapport à 2015. Et vous, sur la même période :

– Comment ont évolué vos rémunérations?
– Comment ont évolué vos effectifs?
– Comment a évolué votre charge de travail ?
– Comment ont évolué vos conditions de travail?
– Comment a évolué la qualité de prise en charge ?
– Comment a évolué la qualité de séjour?

En mieux ? En moins ? A vous de le dire !

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Korian Les Parents : Maltraitance ? Harcèlement ? Diffamation ? Calomnie ?

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L’initiative de l’entreprise envers 4 salariées / ex salariées de Korian Les Parents, est-elle en train de mener au 1er grand procès publique de la maltraitance institutionnelle en France ?

En effet, si cette affaire fait échos en nous à de nombreuses autres problématiques proches plusieurs fois rencontrées et décriées ailleurs, par nous ou par d’autres, elle s’en distingue par l’éclairage de plus en plus publique faisant suite à l’enchainement des démarches répressives de l’entreprise : Licenciements puis dépôt de plainte contre 4 soignants pour diffamation et dénonciation calomnieuse (en lien avec les propos tenus lors d‘une émission de France Culture). Une escalade qui conduit à l’expression et au recueil d’un nombre croissant de témoignages, d’attestations, documents, exemples et autres détails



Pour rappel de l’affaire : 2 articles récents (un de Hospimedia et un autre d’un media Marseillais relayé par le blog de la CGT). Une pétition de la CGT que nous vous invitons a signer a déjà recueilli des centaines de signatures.

Nous sommes bien entendus solidaires des 4 salariés visées par les attaques ainsi que de la CGT et de l’ensemble du personnel de Korian les Parents.

Que nous inspire cette situation et au delà ?

Pour nous, les manques d’efforts ou d’amélioration du groupe en réponses aux alertes ou signaux internes peuvent nuire au Personnel, au Résidant et à l’ensemble du Service, ainsi qu’en conséquence au groupe et à son image.
Il en est de même pour des actions menées par le groupe en réponses (pour ne pas dire en représailles) à des alertes publiques. Ce qui est comme jeté de l’huile sur un feu déjà très nourri.

Cela vaut pour cette situation à l’EHPAD de Marseille ainsi que pour des situations assez semblables dans d’autres établissements.

En témoigne la quantité de témoignage ou d’attestation que nous recevons régulièrement et où des salariés se disent confrontés a des situations de mal-être proches de celles exprimées par les soignantes des Parents. Il s’agit souvent de salarié-e-s qui se sont effondré-e-s, en burn-out, avant de démissionner, de se faire licencier, ou de tomber en arrêt maladie ou en accidents de travail. Plus rarement mais tout de même, on a vu aussi des ruptures conventionnelles ou accord transactionnel conclus suite à des difficultés professionnelles dont la cause ne serait pas bonne à entendre. Pour adressez vos témoignages et nourrir la réflexion sur le sujet contactez nous via les formulaires sur ce blog ou en via le précédent sondage sur les conditions de travail :

Pour le personnel restant, ces situations reste trop souvent inchangées, jusqu’au départ d’un autre et ainsi de suite.. comme si le cycle des turn-over servait de régulateur.

Ces manques d’efforts ou d’amélioration en faveur des salariés, lorsque des signalements sont effectués dans la sphère privée de l’entreprise (dysfonctionnement, alertes, manques d’effectifs, etc.), contrastent avec la violence et l’intensité des efforts déployés par certaines directions lorsque des personnels dénoncent, en désespoirs de cause et ou par refus des cercles vicieux, une maltraitance institutionnelle.

Ce contraste entraine souvent une défiance du personnel par rapport à leurs directions ou par rapport aux prétendues bonnes intentions du groupe. Moins il y a de réelle actions correctives, et plus les troubles existant s’amplifient. Comment dans ces cas là ne pas pointer du doigt la responsabilité de directions, générales et de site, complices par laissé-faire ?

Tout cela est aussi pour nous très symptomatique de l’état du Dialogue Sociale dans l’entreprise :

– L’expression des problémes se heurtent trop souvent au dénie de leurs causes ou même à la sanction de celles ou ceux qui les relatent.

– L’expression des problémes et la recherche de vraies solutions n’y trouvant leur place, de plus en plus de coupes débordent et poussent certains personnels à déplacer le débat institutionnel sous d’autres formes. Car si les standards fixés par les tutelles sont en cause et que les directions se disent pieds et mains liées à cela, alors il ne peut y avoir d’amélioration perenne qu’en interpellant également et publiquement les tutelles (ARS, Conseil général, et le ministère de la santé).

Notre point vue et notre analyse sur le cercle vicieux :

1) La maltraitance institutionnelle s’amplifie chaque fois que la peur d’en entendre parler serait pour l’entreprise plus forte que les moyens à l’œuvre pour l’éviter.

La maltraitance institutionnelle est la conséquence de manques (d’effectifs, de diplômes, de moyens, d’organisation , etc.) qui pèsent de tout leur poids sur les résidents ou patients.

Au sein des groupes privés ces manques sont bien souvent causés par des quêtes de profits ou d’économies et par certains leviers de croissance.

Le coût anticipé de la bientraitance (c’est à dire plus d’embauche, plus de diplôme, plus de salaire, …) freine voire entrave l’évitement de la maltraitance institutionnelle. Les tutelles, qui octroient les dotations en personnel ont aussi leur part de responsabilité dans l’équation, tant par rapport au standard d’effectifs minimal que par rapport au contrôle sur le pourvoi au quotidien des postes subventionnés.

2) Sur la durée, les manques entrainent des réactions en chaine sur le personnel

(accidents, maladies, et autres risques psychosociaux) ce qui crée encore plus de manques et fragilise toujours d’avantage le personnel présent, et impacte forcément le Résidant.

3) Des soucis de profit exacerbés

seraient d’après nous la 1ére cause du déni ou de la minimisation des problémes.

Reconnaitre publiquement le probléme peut être perçu par l’entreprise comme un risque pour son image et ses bénéfices car coûteux seraient les augmentations d’effectifs, de moyen, de diplômes, ou le 100% de remplacement de toute absence.

En somme la bientraitance rapporte sur le papier mais beaucoup moins rentables sont les moyens de sa mise en œuvre.

Pourtant, la plus sage approche que l’on souhaiterait au sein de notre entreprise serait que sur ce plan justement elle se distingue des autres acteurs institutionnels en concédant plus d’efforts qu’elle ne le fait actuellement, et plus que ne le font certains concurrents.

A court terme ce serait un coût, mais à long terme un sérieux gage de qualité et certainement un essai à transformer.

BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, témoignage

L’Ehpad marseillais Les Parents se retrouve au cœur d’une polémique opposant Korian et la CGT

Extrait d’article Publié le 03/01/17 – 17h20 – par HOSPIMEDIA

Dans certains établissements, le dialogue social prend des chemins compliqués. Quatre témoignages d’aides-soignantes marseillaises à France Culture ont soulevé un vrai tollé. Articles dans les médias, pétitions de la CGT, courrier de soutien des salariés au groupe Korian… chacun a sorti son arsenal de combat.

La participation de quatre aides-soignantes de l’Ehpad Les Parents de Marseille (Bouches-du-Rhône) à l’émission « Les pieds sur terre » de France Culture, le 9 décembre dernier, a semé le trouble. Dès l’introduction du sujet, le ton est donné. « En sous-effectif, avec un manque de matériel, des cadences de travail insoutenables, Hella, Pauline, Farida et Murielle ont décidé de sortir du silence et d’alerter sur leurs conditions de travail et sur la maltraitance dans cet établissement où résident 91 retraités. » Le groupe Korian qui gère l’établissement précise que l’Ehpad dispose de 95 lits. Par ailleurs, l’émission a l’effet d’une bombe. En introduction de leurs témoignages, les aides-soignantes annoncent qu’elles viennent de se « rendre à l’inspection du travail qui va diligenter une enquête sur les risques psychosociaux« . Elles expliquent que cette enquête devrait permettre aux autres salariés de l’Ehpad de parler sans avoir peur de perdre leur travail. Elles espèrent que l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur intervienne.

Confidences à la radio

À l’antenne, Hella raconte notamment qu’elle travaille en secteur fermé auprès de 19 résidents. Alors qu’elle était seule dans le service, une résidente a ouvert une fenêtre et s’est retrouvée sur un balcon avec des envies suicidaires… Choquée, l’aide-soignante a fait une déclaration détaillée de l’événement et se serait fait épingler par sa direction qui lui aurait conseillé de ne pas tout dire. Une autre explique comment une pensionnaire aurait chuté dans sa chambre sans que personne n’intervienne avant le petit matin… Les aides-soignantes confient leur quotidien, et semblent soulagées de pouvoir parler sans filtre de leur travail et de leurs inquiétudes. Certaines ont même des sanglots dans la voix.

L’heure des licenciements

Une semaine après leurs interventions sur les ondes, les aides-soignantes soutenues par la fédération CGT ont organisé le 16 décembre une conférence de presse, dévoilant que deux d’entre elles viennent d’être licenciées. Dans un communiqué diffusé à la presse locale, le groupe Korian réplique. Estimant que les propos tenus à la radio par les quatre « sont de nature à remettre en cause la réputation de l’établissement et n’ont d’autre objectif que la volonté de nuire« , la direction déclare avoir déposé plainte. Concernant le licenciement des deux salariées ayant témoigné sur France Culture, la direction précise que la décision de se séparer de ces collaborateurs « a été prise antérieurement aux accusations portées publiquement par ces deux personnes« . Elle ferait « suite à des fautes professionnelles réelles qui ont été commises, ne rendant plus possible le maintien de ces salariés au sein de l’équipe de soins« . Le groupe n’apporte pas plus de précisions.

Chacun ses arguments

Pour soutenir les salariés qui ont réclamé leur réintégration, la CGT a aussi lancé le 20 décembre une pétition, soulignant qu’elles ont été licenciées le 8 décembre, veille de la diffusion du reportage. La fédération syndicale estime qu’elles ont « eu le tort de dénoncer la maltraitance institutionnelle dont souffrent les résidents victimes de la politique des groupes, dont Korian, et la souffrance quotidienne des soignants« . Le 3 janvier, le syndicat a récolté 317 signatures. Dans le même temps, familles et salariés, chacun de leur côté, ont transmis au groupe Korian des lettres de soutien. 32 salariés ont signé un texte ayant pour objet de contrecarrer les propos des quatre aide-soignantes aux médias. Ce texte dément l’existence de faits de maltraitance. « Nous réfutons purement et simplement d’être associés à ces personnages qui ont décidé de salir notre image« , écrivent-ils

Actu sociale, CHSCT, Conditions de travail, témoignage

Des salariés plus qu’à bout à la Clinique Sainte Colombe

Faut-il craindre encore plus d’arrêts et d’accidents avant que ça ne change? A quand un retour à la normale?Clinique Sainte colombe

A la Clinique SSR Korian Sainte Colombe, près de Sens, le personnel accueille 65 patients en soins de suite et réadaptation dans un écrin de verdure.

Cet bel établissement devrait en principe être un havre de paix pour les patients et un lieu de travail agréable pour tous les salariés. Or il n’en est rien.

Le groupe Korian véhicule des valeurs auxquelles chacun doit pouvoir s’identifier : par exemple « les salariés partagent tous la même culture :  l’esprit KORIAN » peut on lire sur le site du groupe. De cette culture d’entreprise découlent quatre valeurs fondamentales : la bienveillance, c’est-à-dire la considération pour l’Autre, la responsabilité afin de garantir ensemble le bien-vieillir des patients et résidents, la transparence et enfin l’initiative.

Les salariés ont choisi de travailler auprès de personnes fragilisées, et dans leur ensemble ils adhèrent déjà à ses valeurs avant même d’intégrer l’entreprise.
Mais comment faire vivre ces valeurs, ou y croire, si ces mêmes valeurs sont régulièrement bafouées au dessus d’eux  ?

Chaque changement de direction modifient le fonctionnement d’un établissement ou de ses services. Les salariés en sont conscients et l’acceptent parce que chaque nouveaux modes de fonctionnement est censé, en théorie, améliorer la qualité de prise en charge des patients et les conditions de travail des salariés.

Mais qu’en est-il d’une clinique au sein de laquelle les salariés ont peur de se rendre ? Que penser d’une structure où la plupart, auparavant, avait plaisir à venir travailler mais où les arrêts maladie se multiplient à présent  ? Que penser d’une clinique ou le personnel s’use à endosser la charge de travail des salariés manquant en plus de la leur?

Depuis juin dernier, le malaise n’a cessé de s’amplifier à la clinique Sainte Colombe sous les actions d’une nouvelle direction. Les mois passent et le mal-être des salariés va grandissant tandis que ces derniers s’épuisent à défendre leurs droits, à mettre en exergue des difficultés, démunis face au besoin de prise en charge qu’ils n’ont pas les moyens d’effectuer comme il faudrait. Mais les signalements répétés ne changent rien, les écrits non plus, les salariées ont beau déplorer par dessus tout ça des paroles et attitudes totalement inadaptées de la direction à leur égard mais en vain.

Depuis juin 2016, les changements d’organisation sont multiples sans qu’aucune information orale ne soit faite, sans prendre l’avis du CHSCT ni même l’en informer, seules des notes écrites se succèdent en nombre sur des panneaux d’affichage.

Il semble que la « transparence » voulue par le groupe ne soit ici qu’un lointain souvenir. Pour la “bienveillance” envers les collaborateurs, là aussi il faudra peut être revenir…  Place à une direction qui impose son rythme et sa pratique, et qui n’a de cesse de critiquer en termes peu élogieux les salariés. Dénigrement du travail des uns auprès d’autres salariés, consignes contradictoires, ajout ou retrait de tâches sans justification, changement d’horaires injustifiés, … avec les manques chroniques de personnel et les surcharges qui incombent au personnel présent, c’est autant d’éléments qui conduisent à créer une ambiance de travail intolérable, totalement impropre à l’épanouissement de qui que ce soit mais vecteur au contraires de grandes souffrances.

Stress et pressions se côtoient et les patients et leurs familles de plus en plus s’en aperçoivent. Des salariés malmenés, en pleurs, ont subi bien malgré eux les brimades et remontrances d’une direction sans limite.

Face à un management aussi autoritaire et qui ne laisse de place à la discussion, ou à « l’initiative » pourtant si chère au groupe, la souffrance des salariées est elle bien réelle, perceptible et persistante.
Certaines salariées sont mises au placard, la direction ne souhaitant plus s’adresser à ce personnel qu’elle nomme les « fortes têtes » et qui auraient eu le malheur de ne pas être en totale adhésion avec elle ou d’émettre simplement une opinion. Que dire aussi des courriels envoyés en dehors des horaires de travail, et de leurs intentions, tant ils déstabilisent les salariés : envoyés à 22 heures, le weekend parfois…

Qui est épargné? Employés, cadres, représentants du personnel, chacun en a pris pour son grade ou sa dignité, osant pourtant espérant espérer une amélioration jusqu’au moment où cela ne devient plus supportable.

En six mois, les arrêts maladies se sont multipliés à un rythme effrayant, de nombreux accidents de travail sont à déplorer faute de conditions de travail suffisamment sécurisantes, les démissions pleuvent, l’ambiance de travail est oppressante.

Pourtant, nombreux signalements ont été effectués auprès de la direction de la clinique, auprès du Siège du groupe Korian, de la Direction des Ressources Humaines, auprès de la médecine du travail, de l’Inspection du travail, et des soupçons de harcèlement ont même été exposés.

Totalement ignorés dans leurs demandes, pendant plusieurs mois, les délégués du site, membres du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) ont dû provoquer une réunion extraordinaire et alerter une fois de plus la direction sur la souffrance et les risques psychosociaux notamment.

La direction a commandé un audit, et pendant quelques jours elle a su faire la preuve que d’autres pratiques de sa part étaient possibles. Des actions ont été préconisées pour améliorer les conditions de travail au sein de la clinique mais une fois passée l’audit, rien n’a changé et un mois plus tard les mêmes pratiques managériales d’un autre temps en était encore au même point.

La direction de l’entreprise peut-elle cautionner cela ? C’est en tout cas l’impression de salariés qui n’en peuvent plus et qui ne comprenne pas les responsable de l’entreprise puisse laisser autant de souffrance et de dysfonctionnement.

La loi oblige pourtant à protéger les salariés contre tout agissement préjudiciables ou dégradant leurs conditions de travail. Mais encore faut-il confronter la théorie et la pratique quant à la protection concrète de tous les salariés.

Nous exigeons un autre mode de management et d’autres conditions de travail pour tout le personnel de la clinique Sainte Colombes, pour qu’il ne se lève plus la boule au ventre, pour qu’il retrouve de la sérénité au travail et du plaisir à venir faire des soins ou du travail administratif, dans un climat de confiance. Nous exigeons que les patients puissent disposer de toute la disponibilité et de l’attention par la présence constante d’effectifs en plus grand nombre.

Est ce trop demander ?

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, témoignage

Gréve et répression à Korian Les Parents

Ni injustice, ni double injustice : Non à la sanction des victimes !

Nous déplorons des bassesses répressives indignes envers des personnels  qui luttent pour mieux prendre soin de la Vie.

Nous apportons donc un soutien entier aux salariés de l’établissement Korian les Parents, à l’union locale CGT Marseille SUD et à leur lutte légitime pour la dignité.

Comme eux, nous exigeons l’arrêt des procédures de sanction et licenciements à l’ égard des salariées !

Dysfonctionnements organisationnels et managériaux, une organisation pressurisante sur les équipes, effectif insuffisant, une prise en charge des résidents jugée inégalitaire, … déjà en avril dernier les salariés à bout de Korian Les Parents battaient le pavé pour alerter haut et fort des dangers,  alors qu’une grève massive avait rassemblée la totalité des aides-soignantes et agents de service hospitalier de l’Ehpad.

A présent, la tension est encore montée d’un cran et plusieurs salariés de cet Ehpad  » dénoncent harcèlement, dégradations des conditions de travail et de la prise en charge des résidents ».

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BTHE, Conditions de travail, Métiers, témoignage

Conditions de travail, conditions de prise en charge : Sondons les salariés

Dans une récente enquête de la journaliste Mathilde Goanec publiée par Mediapart, et relayée sur notre blog, plusieurs salariés y dénoncent leurs conditions de travail dans les maisons de retraite médicalisées, publiques ou privées. Nous avons voulu aller plus loin sur le sujet avec le lancement d’un sondage confidentiel et comparatif selon les établissements. Nous invitons les salariés d’EHPAD à participer au sondage ci-dessous, et à y inviter leurs collègues.

Les réponses de salariés du secteur santé autres que des salariés d’EHPAD, seront traitées mais à part.

Lien du sondage en ligne, pour y participer et pour le partager à vos collègues par mail, Sms et via Facebook. :

https://goo.gl/forms/Ry8chMpctWtDBG4x2

 Les réponses sont confidentielles et le formulaire permet aussi d’indiquer des précisions si besoin.

sondage-sur-les-conditions-de-travail
Actu sociale, BTHE, CHSCT, Conditions de travail, Métiers, témoignage

Mauvaises conditions de travail en EHPAD : L’étude de la DRESS

Une étude financée par la DRESS s’intéresse (enfin) aux conditions de travail en EHPAD
Mais ce n’est qu’un début !
Vous aussi, engagez-vous, rejoignez-nous, et soutenez-nous en faveur de l’amélioration perpétuelle des conditions de travail.

A l’image des gréves qui ces dernières années se sont multipliées dans les EHPAD, et qui portent presque toujours sur les conditions de travail, le sujet méritait bien une étude, sans oublier pour autant la souffrance et le mal être qui prolifèrent dans les cliniques et les hôpitaux publics ou privés.

Certainement insuffisante dans ses visés, cette étude ainsi restituée présente certes la pénibilité et les conditions dégradées des personnels d’EHPAD mais comme un quasi état de fait et sans chercher de réelle alternative de fond aux problémes, sinon les clefs de la « supportabilité ».
Il n’y a pas là de recherche pour lutter contre les causes (les manques d’effectifs, les cadences infernales, les quêtes de profitabilités toujours plus poussives, etc) et le personnel n’est presque que le cobaye d’une étude qui analyse sa résistance à la pénibilité et les mécanismes qui lui permettent de la supporter.
C’est tellement plus facile que de dénoncer ou remettre en cause ce qui dans le système est le plus nuisible à la santé…

Comme s’il ne fallait surtout pas interpeller les décideurs, les directions, les tutelles, les pouvoirs publics, celles et ceux qui ont le pouvoir d’agir sur les causes… Comme s’il ne fallait pas même empêcher les causes, mais juste voir comment le personnel peut s’y adapter.

On notera au passage les qualités du personnel que relève cette enquête : entraide, solidarité, un investissement individuel fort, l’attachement à son métier, etc.
A lire l’étude, on en oublierait presque qu’il existe pourtant des hiérarchies et des directions générales, comme si le personnel n’était livré qu’à lui même.

La commande de l’étude était apparemment trop peu motivée à améliorer les conditions de travail en EHPAD, ou alors les attentes n’étaient pas encore assez matures pour révéler les vrais besoins du secteurs.
Mais s’agissant là d »une des premières études d’envergure à s’intéresser (enfin) aux conditions de travail en EHPAD, ça reste encourageant pour nous qui sommes depuis si longtemps engagé à lutter contre les mauvaises conditions de travail et leurs causes. Voilà donc qui appellera surement d’autres études.

BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Elections Korian 2016, Métiers, témoignage

Korian : Travail et conditions de travail 2016 ? La parole aux salarié-e-s

En prévision d’élections professionnelles 2016 pour plus de 21 000 salariés de Korian en France, et attaché à notre fonctionnement syndical démocratique, nous souhaitons associer le plus grand nombre de salarié-e-s possible à nos réflexions pour améliorer le monde du travail. Nous remercions d’avance toutes celles et ceux qui prendrons le temps de répondre et de relayer à leurs collègues, dans leur propre intérêt comme dans celui de l’ensemble des salarié-e-s du groupe.

Vous êtes donc invité-e-s à participer aux réflexions avec nous en adressant vos pistes, vos remarques et vos attentes, qui forgeront les revendications collectives 2016 à venir et les changements que la majorité d’entre vous peut attendre. SI vous souhaitez vous engager d’avantage, vous pouvez aussi nous rejoindre, nous soutenir ou proposer votre candidature à nos côtés lors des prochaines élections professionnelles.

Ci-dessous 2 sondages en 1 :

Un 1er sondage par métier pour améliorer la reconnaissance, la place, le sens de chaque métiers et les conditions dans lesquelles bien les exercer.
Un 2ème sondage collectif, quelque soit vos métiers, pour indiquer vos attentes concernant les avantages sociaux d’entreprise (salaire, prime, santé, congés, formation, etc). A indiquer par les options commentaires ou formulaire de ce blog.

Accords et Actus CE - IRP, autres - divers, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016, Politique groupe, témoignage

Élections Korian 2016 : Que souhaitent les salariés ?

Très peu de salariés sont au courant, mais des négociations sont en cours depuis 2 semaines pour préparer l’organisation d’élections à Korian dans toute la France et pour tous les établissements Korian *. Ces élections fixeront pour 4 ans la représentation du personnel de plus de 21 000 salariés Korian.

*Sauf la clinique SSR Korian Les Grands Chênes

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Pour vous syndiquer et trouver votre syndicat cliquez ici. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire prévu ou « commentaire » en fin d’article.

En réalité, et de manière moins officielle, ces négociations ont déjà connu une année de réunions préparatoires entre direction des relations sociales et 4 syndicats (27 séances de négociations baptisées « les rendez vous du mardi »), à l’issue de quoi plusieurs accords on été conclus sur ce qui devrait définir les moyens des représentants du personnel nationaux. Mais l’entreprise n’avait pas jugé nécessaire de nous inviter à ces réunions, pas même une seule fois, ni de nous transmettre de compte rendu, conclusions, ou les accords qui ont été signés…

Aujourd’hui, les négociations en cours sont balisées par des propositions de l’entreprise qui nous laissent perplexes et nous amènent à sonder sur le sujet l’ensemble des salariés que nous représentons et qui sont, selon nous, les grands oubliés de ce qui est en train de se décider.

Les salariés ne le savent souvent pas mais la négociation du protocole préélectoral c’est le moment de définir les moyens et d’une certaines manière les conditions dans lesquelles les salariés seront élus et pourront les représenter.

La dernière proposition de l’entreprise pour les CE est de faire élire 50 titulaires pour représenter plus de 21 000 salariés répartis sur 379 établissements dans toute la France. Ce qui équivaut en moyenne à plus de 7 sites et plus de 400 salariés pour chaque représentant…

Avis aux salariés: est ce que ces moyens de représentations vous semblent réalistes et conformes à vos besoins pour vos conditions de travail et l’ensemble de vos préoccupations professionnelles?

C’est en tout cas très largement inférieur aux moyens déjà existant sur l’ensemble de la France.

Comment comprendre alors que pendant un an de réunions préparatoires entre la direction sociale de l’entreprise et des représentants des syndicats CFDT, UNSA, CGT, et FO, les accords et les orientations retenues puissent être si faibles, sinon ridicule, pour la représentation des salariés compte tenus des besoins au sein d’une telle entreprise?

Certains accords signés * sans notre présence et sans même nous en avoir avisé, peuvent donner une explication :

D’après ces accords les 50 futurs élus aux CE et les syndicats représentatifs bénéficieraient de moyens et d’avantages très généreux qui affaiblissent considérablement au passage les moyens d’autres syndicats comme le nôtre souvent moins bienvenue auprès des directions.

carte france perimetre CE korian

*Précisons que 4 syndicats étaient sollicités pour signer ces accords (CFDT, UNSA, CGT et FO) mais seuls la CFDT et l’UNSA ont signé, là où les 2 autres syndicats (à raison) ne l’ont pas fait.
(De mémoire d’ailleurs nous n’arrivons pas à trouver chez korian un seul accord que la CFDT ou l’UNSA aient refusé de signer.., mais c’est peut être parce que les accords qui proposeraient des améliorations sans rabais pour l’ensemble des salariés n’ont pas été soumis par les directions jusque là..)

Pour bien comprendre de quoi il en retourne et à titre d’exemple, si les accords déjà conclus s’appliquaient aujourd’hui en l’état à l’ensemble des établissements du groupe, le syndicat SUD disposerait « royalement » pour toute la France d’un seul représentant et de 4h par mois pour les 5248 salariés des 80 établissements sanitaires, et de 2 représentants disposant de 4h chacun par mois pour les 15 514 salariés des 292 EHPAD…

La logique du droit du travail classique prévoit pourtant généralement la possibilité d’1 représentant par établissement dotée d’une section syndicale.
Au contraire de nous, et dans la même configuration, les syndicats représentatifs disposeraient eux de 10 représentants pour les EHPAD et 5 pour le sanitaire avec pour effectuer leurs missions 35h disponibles au moins pour chacun, et même 60h pour 3 d’entre eux. Un même accord qui permet des moyens augmentés pour les uns, et des moyens diminués pour d’autres…
Bref n’y aurait-il pas, côté employeur, un certain favoritisme grossier entre tels ou tels syndicats..?

Loin de favoriser les intérêts des salariés, il semble au contraire que l’affaiblissement des moyens qui se profilent ne rencontre pas ou peu de résistance, peut être à cause des gros avantages concédés à certains syndicats et qui au lieu de se partager le gâteau devraient normalement négocier pour le mieux les intérêts collectif de tous les salariés…

Avis aux salariés du groupe : que souhaiteriez vous à l’issue de ces négociations?

Et qu’attendez vous de vos élus?

Merci d’avance à toutes celles et ceux qui prendront le temps de renseigner le plus précisément le sondage ci-dessous pour nous aider à confirmer ou modifier nos positions.


Pour nous adressez vos avis, vos remarques, pour nous aider, nous questionner, nous rejoindre, etc.  :

utilisez le formulaire ici ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Actu sociale, BTHE, CHSCT, Conditions de travail, droit du travail, témoignage

Discrimination et « Dialogue sociale »

Ou comme un syndrome patronale du « fais ce que je dis et non ce que je fais », et sinon… Gare toi !

Nous exigeons, dans toutes les entreprises de tous les secteurs d’activité, partout et tout le temps, que la discrimination soit combattue avec une fermeté sans faille et surtout avec la même volonté et la même intransigeance qu’est combattue l’escroquerie ou la fraude.

Nous exigeons que tout dirigeant ou décideur qui aurait connaissance de tels faits mais qui ne les dénoncerait pas ou n’agirait pas pour les faire cesser soit considéré comme un complice à part entière avec tout la fermeté que cela impose.

Nous exigeons la même fermeté et la même intransigeance pour toute personne se livrant à de la répression ou de l’intimidation contre un-e salarié-e qui dénoncerait de tels agissements.

Pour tout Salarié-e, est intolérable et révoltante l’idée de pouvoir se retrouver en procédure disciplinaire, mis-e à pied, ou licencié-e, pour avoir osé exprimer un refus de subir une discrimination ou un contexte de harcèlement discriminatoire, pour avoir prévenu sa hiérarchie ou direction au sujet de problémes graves, ou pour avoir envisagé de faire valoir ses droits.

Il est inacceptable que des informations erronées ou des accusations mensongères puissent servir à une direction d’opportunité à sanction contre des salarié-é exprimant des problémes que la direction concernée ne voudrait pas reconnaitre ni entendre.

Trop de salarié-e-s malheureusement connaissent ça et « Ca suffit ces méthodes managériales d’un autre temps !!! » (pour reprendre les termes d’un des nombreux commentaires posté récemment).

Les lecteurs assidus connaissent notre attachement au Droit et à la lutte contre les mauvaises conditions de travail. Sur ce terrain, discrimination et harcèlement comptent parmi les pires conditions de travail. Depuis que ce blog existe, vous êtes des centaines de lecteurs un peu partout en France à nous avoir déjà adressé vos témoignages, documents etc. pour dénoncer des situations anormales et contribuer au recensement des problémes. Force est de constater, que les dénonciations de harcèlements et ou de discriminations sont en nette augmentation et dans certaines entreprises plus que dans d’autres. Beaucoup se trouvent souvent démuni-e-s et désarmé-e-s pour y faire face, les moyens humains étant peu nombreux, les salarié-e-s, y compris dans les instances représentatives, étant souvent mal formé-e-s pour faire face à ce type de problème alors que les méthodes sont de plus en plus rodées voir organisées. Pire, celles et ceux qui alertent ou dénoncent peuvent se retrouver pressurisé-e-s à leur tour ou font l’objet de représailles. L’évolution des remontées est telles que notre capacité à conseiller ou réorienter les personnes en détresses a ralenti au fil des mois.

C’est la raison pour laquelle l’action syndicale évolue elle aussi vers des moyens moins lents, plus collectifs, plus interprofessionnels, plus efficaces et plus combatifs. Il y a un an déjà, nous avions écrit : Le Droit (du travail) n’existe que si on le fait valoir dans lequel beaucoup se sont suffisamment reconnus pour nous aider à évoluer encore et à tisser des liens utiles, car aux grands maux les grands remèdes.
Car nous ne pouvons tolérer que des petits ou grands chefs, que des dirigeants d’entreprises, puissent accepter, laisser faire, cautionner, étouffer, minimiser des situations aussi abjectes.

Nous n’accepterons donc jamais les raccourcis qui consisteraient à ce que des salarié-e-s qui subissent, ou refuses de subir, n’aient d’autres choix que d’accepter l’inacceptable, de démissionner ou de se faire virer.

Sur des sujets et des procédés aussi graves, SUD Santé Sociaux et Solidaires n’ont jamais transigé et ne transigerons jamais car rien ni personne ne saurait jamais justifier ou excuser de telles pratiques.

Les salariés n’ont pas à faire les frais des défauts de solution de leur employeur ou de leur entreprise, ni à être réprimés en conséquence de ces mêmes défauts, ni à subir de discrimination d’aucune sorte.

Notre ténacité n’a d’égal que les abus d’autorité profitables irresponsables qui causent souffrance sur souffrance, qui déshumanisent la relation sociale et le soin et qui créent inexorablement du conflit au lieu de progrès et d’améliorations.

L’augmentation des risques psychosociaux et autres facteurs de conflit social qu’amplifient de telles pratiques ne peuvent produire aucune forme de bientraitance institutionnelle. Les belles paroles et les écritures dont se parent régulièrement le « dialogue sociale » ne doivent priver personne de saines méthodes de travail.

Le syndicat ne peut malheureusement ouvrir les yeux de dirigeants qui ne le veulent pas ou même à défaut d’être plus humain les forcer à être honnête contre leur volonté.

Mais il peut, et même a le devoir, d’alerter les pouvoirs publics sur tout agissement illégal, abusif, et dangereux portant atteinte aux personnes dés lors que les pouvoirs publics ont aussi leur part de responsabilité dans le laisser-faire de tout un tas de dérives sociétales.

 Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

9 maisons de retraite sur 10 n’ont pas les moyens d’accueillir leurs pensionnaires dans de bonnes conditions

Un cri d’alarme qui poussent les directeurs de maisons de retraite a demander 100.000 emplois supplémentaires ainsi qu’une aide de 3,5 milliards d’euros au gouvernement.

D’après un article de RTL.fr « 9 maisons de retraite sur 10 n’ont pas les moyens d’accueillir leurs pensionnaires dans de bonnes conditions ». La journaliste cite l’AD-PA, l’Association des directeurs au service des personnes âgées, qui fait état d’alertes régulières depuis des années de la part des associations de familles.

Ces associations de familles estiment que le nombre de cas de « maltraitance institutionnelle », c’est-à-dire non pas des coups intentionnels mais une maltraitance par manque de moyens, explosent. La Fédération nationale des associations de personnes âgées en établissements et de leurs familles, recenserait une dizaine de cas par semaine.

En cause : Un personnel débordé

Une maltraitance que ni les familles, ni les personnels, ni les directeurs d’établissements ne veulent plus supporter. « Une personne qui arrive bien valide peut se dégrader en un mois », explique Raymond qui a placé sa femme malade en maison de retraite. Il raconte que des couches ont été mises à sa femme alors qu’elle n’est pas incontinente. Elle sera aussi attachée à un fauteuil roulant par manque de temps pour la faire marcher. Le personnel est débordé à tel point que personne n’accourt quand son épouse fait un malaise en plein milieu de la salle commune, raconte-t-il.

D’après Pascal Champvert, représentant de l’AD-PA, les témoignages sont quotidiens, des personnes âgées sont maltraitées en maison de retraite et les directeurs d’établissements le reconnaissent.  « C’est de l’ordre d’une maltraitance sociale, mais que l’on n’accuse pas l’aide-soignante, l’infirmière ou le directeur parce que le problème est celui des pouvoirs publics qui empêchent aux directeurs de recruter davantage » explique-t-il.
Pour les maisons de retraite l’AD-PA demande en urgence 100.000 créations de postes, ainsi qu’une aide de 3,5 milliards d’euros.

Si les pouvoirs publics sont ainsi mis en cause c’est parce que les financements de postes par les ARS et Conseil Généraux sont jugés insuffisant pour suffire seuls au pourvoi du nombre d’effectifs nécessaires en établissements.

Si dans le privé à but commercial les bénéfices dégagés sont suffisant pour permettre des créations de postes plus important que ceux financés par les pouvoirs publics, nous déplorons malheureusement trop souvent le constat que bien des établissements qui en auraient pourtant les moyens ne dépassent pas eux non plus les seuils d’effectifs subventionnés.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

Problématiques EHPAD : Quand les « exceptions » sont légions

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Problématiques EHPAD

Lors des négociations pendant la récente gréve au Champ de Mars, il était sous entendu que certaines raisons de la colère ne seraient pas la faute d’un système ou de méthodes d’entreprise, au motif que « ça marche trés bien ailleurs ». Ce qui, sauf vérification, pouvait faire sens puisque « ailleurs » n’était pas en gréve mais le Champ de Mars oui.

Malgré tout, comme beaucoup de témoignages que nous avions reçu ici indiquaient que « ailleurs » ça ne fonctionnait pas si bien que ça, nous avons donc voulu vérifier ce qu’il en était pour les autres établissements en sollicitant nos adhérents au sein des différents sites du groupe.
Conclusion : les problèmes de lenteur, les manques d’effectif et charges de travail qui y sont liées, les glissements de tâches de personnel non diplômé faisant fonction d’AS, les embauches qui n’arrivent sur des postes subventionnés, les non remplacements d’absences, ou encore l’impopularité de réorganisations unilatérales, pour ne citer que de ça, sont commun à d’autres établissements et non au seul Champ de Mars.

D’après les témoignages recueillis ici et les retours de nos adhérents sur ces 4 derniers jours, au moins 42 autres établissements du groupe dont plusieurs établissements Medotels sont concernés par la moitié au moins des problèmes cités plus haut.

Si beaucoup d’adhérents n’ont pas encore répondu à l’appel (vu le délai très court) Il faut préciser que 100% des établissements de ceux qui y ont répondu sont concernés.
Quelques familles ont également adressé ici des témoignages confirmant sous un autre angle une bonne partie de nos constatations.

Nous continuons de recueillir et d’organiser les infos en vue d’obtenir une cartographie la plus exhaustive possible. Ceci nous offrira une bonne base de travail pour la suite de nos démarches en faveurs de l’amélioration des conditions de travail et de séjour.

Vous aussi lecteurs, lectrices, ne manquez pas de donner votre avis ! (en commentaire, ou via le formulaire —> )

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

Fin de conflit à Korian Clos du Mûrier : Place aux engagements

Après 5 jours de grève et après négociations, le personnel de l’Ehpad Korian Clos du Murier, Fondettes, a repris le travail.

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Piquet de grève sur le parking de l’établissement, prises de décisions collectives, diffusion de tract à la population, soutien des familles de résident-es, couverture des médias locaux, caisse de grève, le mouvement de grève s’est bien organisé.

Avec le soutien de familles, de résidents et l’appui syndical de SUD et de la CGT cette lutte collective et démocratique de femmes a payé face au patronat du privé lucratif.

Après 5 jours de gréve, les grévistes ont obtenu :

3 postes supplémentaires d’Aides Soignantes (1CDI et 2 CDD).
– Un engagement de la direction en faveur des formations.
– Une concertation des les renégociations à la hausse des dotations de personnel.

Côté rémunérations, primes et 13ème mois, Korian-Medica devrait s’y consacrer plus sérieusement lors des NAO à venir et en vus des prochains accords d’entreprise.

À moins de préférer attendre des grèves pour agir, les concessions de l’employeur nous semblent en effet être une sage posture, mais un minimum. Comme en témoigne l’évidente nécessité des créations de postes, pour motiver et conserver un personnel de qualité, pour une gestion du personnel plus humaine, pour une meilleur prise en charge du Résidant et pour la pérennité du bon fonctionnement d’établissement.

Améliorer l’Emploi et les conditions de travail c’est autant de gagner en faveur des conditions de séjour.

Pourtant, il va sans dire que déplacer des salariés d’autres EHPAD d’Indres et Loire pour remplacer les grévistes du Clos du Mûrier n’était pas une solution, à moins de vouloir perturber ces autres EHPAD.
D’ailleurs, est ce que les dotations de personnel prévues par l’ARS pour les différents établissements prévoient de telles mutations de personnel sur un autre établissement ?

Il serait bon que l’ARS donne son point de vue là dessus.

Est ce que les usagers des autres EHPAD sont d’accord pour que l’entreprise bouscule leurs repères en détachant intentionnellement leurs soignants habituels? Pas sûr que les usagers concernés aient appréciés.

Quid du remplacement legal des grévistes : il est interdit de recourir à des intérimaires ou de conclure des CDD pour remplacer des grévistes! On n’arrête pas une grève avec du travail temporaire, mais par négociation.
Il n’est pas interdit en revanche (même si le patronat s’y adonne peu) de résoudre les problèmes (augmenter les effectifs, les salaires, etc.) avant qu’ils ne tournent au conflit.

Lorsque des dysfonctionnements, des glissements de tâches ou de postes, des réorganisations incessantes, etc. perdurent, sans que les mécontentements ne soient sérieusement pris en compte et suivis d’améliorations, c’est pour l’entreprise prendre le risque de soudaines secousses sociales.

Des mouvements sociaux peuvent être différé parfois par de belles paroles, quelques rustines ou d’autres ficelles, il n’en demeure pas moins que sans amélioration de fond, tôt ou tard ça pète.

Pourtant les indicateurs, les signaux et les solutions existent pour toute direction disposée à les voir. Et au cas où la visibilité ferait défaut, on veut bien accompagner salariés et usagers pour les piqures de rappel auprès des directions et des pouvoirs publiques.

Lors de ce mouvement, les salariés ont mis en avant ce qui manque le plus au personnel dans les EHPAD : du temps !

  • Du temps pour effectuer les soins

  • Du temps pour donner les repas

  • Du temps pour faire le ménage

  • Du temps d’échange avec les résidents

  • Le respect de nos plannings et de nos postes de travail

  • Des formations qualifiantes

  • Être remplacés lors de nos congés payés

  • Avoir assez de temps pour accompagner les personnes en fin de vie ainsi que leur famille

Elles demandaient aussi qu’une partie des profits soit utilisée pour le confort des résidents et l’amélioration des conditions de travail des personnels.

La plupart de ces demandes ne sont pas des revendications mais des dûs puisqu’elles renvoient à des engagements de qualité de service ou à des devoirs d’employeur (remplacement, formation).

Pour les salariés, ce temps est synonyme d’un manque, d’humanité, conséquence des manques de bras, mais pour d’autres le temps c’est de l’argent… et le temps rapporte plus lorsque les salaires sont bas et les salariés moins nombreux… Pour rappel : relire les inquiétudes que nous exprimions déjà sur ce blog 10 mois plus tôt dans l’article Une gestion plus serrée 

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               Bravo à toutes !

Pour contactez SUD Santé Sociaux de l’Indre-et-Loire Cliquez ici

 

 

 

BTHE, Conditions de travail, témoignage

Enquête EHPAD : conditions de travail / conditions de séjour – même combat

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Conditions de travail / conditions de séjour : même combat

Vous avez été nombreux depuis que cet espace existe à nous adresser des témoignages, des attestations, des informations, des documents. Une mine d’or pour nous, tellement tout cela est révélateur d’un profond malaise et souligne le concret des dérives. Il nous a fallu du temps pour trier, vérifier, creuser et regrouper par problématique, par entreprise ou par établissement. Un temps utile aux vues de tout ce qui en ressort et des grandes possibilités que cela confère à notre quête de transformation de la société.

Vous nous avez ainsi encouragé à continuer d’alimenter cet espace qui au départ n’avait qu’une mission temporaire.

Vous nous avez aider en nourrissant de très belles perspectives de victoires juridiques, et ou de crédibilité médiatique : Pour continuer de nous faire parvenir attestations, photos, et autres docs de témoignage par mail, merci d’utiliser la nouvelle adresse de ce lien et de ne plus utiliser la précédente qui n’a plus cours.

Par vôtre nombre et celui de vos messages, vous nous avez montré que des problèmes que l’on croyait marginaux étaient en réalité beaucoup plus généralisés et que leurs causes étaient circonscrite à des lignes directrices désormais mieux identifiées.

Vous nous avez ouvert les yeux sur l’utilité de notre communication collaborative, pour nous comme pour tous ceux qui nous lisent.

Des clients ou autres usagers nous ont apporté autant (sinon plus par leur nombre) que les salariés écœurés, renforçant notre conviction sur le fait que les améliorations souhaitées de partes et d’autres sont justifiées par les mêmes causes. Les attentes des familles clientes comme celles des salariés doivent donc s’attaquer à la racine des mêmes maux bien qu’avec des moyens différents. Et l’esprit de l’union Syndicale Solidaires trouve ici tout son sens.

A présent, et pour fructifier cette formidable opportunité que constitue nos moyens mutualisés pour améliorer les choses, nous soumettons le lecteur à une enquête qui nous permettra d’optimiser encore nos moyens.

Merci à tous ceux qui nous ont font connaître autour d’eux, d’inviter autour d’eux à prendre part à cette enquête !

Votre avis, et surtout vos témoignages nous sont précieux et nous intéressent.

Nous nous intéressons particulièrement ici à la quantité des moyens humains disponibles dans la prise en charge quotidienne (nombre de poste, qualification, turn over, absences, etc)

Pour traiter efficacement vos témoignages, merci de nous dire :
Le nom de l’entreprise, le nom de l’etablissement, et si vous êtes un salarié, un client ou autre à préciser.

BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, témoignage

Bon anniversaire à la section SUD Santé Sociaux de Korian Champ de Mars

La section SUD Santé Sociaux de Korian Champ de Mars est née, il y a tout juste un an. Bon anniversaire à elle et tous ses membres ! C’est l’occasion pour nous au passage de faire le bilan d’une année.

Depuis la grève pour la bientraitance en avril dernier, nous avons pu noter plusieurs changements.

Certains, à nos yeux, sont des améliorations ou des avancées, d’autres sont des dégradations ou des régressions :

Les +  :

– Le nombre de nos adhérents et sympathisants au Champ de Mars comme plus généralement au sein de Korian, Medica, ou de l’ensemble du secteur de l’hospitalisation du privé lucratif ne cesse d’augmenter depuis 1 an, ce qui témoigne d’un réel attachement à nos nos principes, nos valeurs et nos attentes.
– Les lecteurs, l’échange d’informations, de témoignages, les coopérations, les contributions, les réflexions et la construction augmentent très bien aussi ce qui nous aide à progresser et à faire progresser.
– Nous avons su résister aux attaques et déjouer toutes les tentatives de division survenues.
– Même si des solutions ou des remises en questions trainent selon nous bien plus qu’il ne faut, et même si la direction local ou national ne nous a jamais dit merci pour ça, nous sommes sûrs que la grève d’avril a permis depuis une réelle prise de conscience de la situation. Nous ressentons ainsi une plus grande attention qu’avant de la part du siège autour de certaines problématiques.
– La coopération intersyndicale avec la CGT est bonne et grâce à un gros travail ensemble, les tensions et les conflits entre salariés s’étaient apaisées.
– Des mises en conformité avec le droit du travail qui faisaient défaut depuis des années ont été obtenues.
– Les NAO Medotels 2013, bien qu’insuffisantes, ont su tenir compte en partie du malaise exprimé au moment de la grève.
– La gestion des contrats précaires s’est considérablement améliorée, de même que la gestion des paies qui semblent faire l’objet de moins en moins d’erreurs.
– En conséquence la fidélisation d’aides soignantes vacataires s’améliore.
– Les travaux des fêtes de fin d’année finis, la partie la plus visible de l’environnement de travail en est d’autant plus jolie.
– La connaissance par les salariés de leurs droits et des possibilités de leurs conditions de travail s’améliore, et avec elle la nécessité de faire évoluer autrement l’organisation du travail. L’évolution positive nous semble ainsi plus envisageable qu’avant.
– Des avancées au Champ de Mars suites à nos efforts inspirent de plus en plus de représentant du personnel ou de salariés d’ailleurs à nous demander conseil, ce qui favorise les coopérations et des possibilités de changement plus larges que le périmètre d’un EHPAD, y compris sur un plan institutionnel national.
– Devant les lenteurs de l’entreprise à accéder à certaines de nos attentes de progrès, nous avons appris la patience et avec elle trouver d’autres alternatives.

Les – :

– Le management
– L’apaisement des divisions et tensions que nous avions su obtenir au sein des équipes est malheureusement affaibli, voire annulé, par ce que nous percevons comme des rivalités, jalousies voire des luttes de pouvoir (?) entre certains cadres, sans bien savoir la connaissance ou position de la direction par rapport à ça. En conséquence, certains salariés pourraient devenir indirectement des boucliers ou des victimes de « ces guéguerres ».
– Les directives nous semblent souvent trop hâtives, ne prenant pas assez de recul sur les situations et les contextes, et peuvent devenir sources de stress voire de contradictions et de tensions.
– Il y a selon nous un trop grand décalage entre le discours officiel et les moyens de la pratique, entre certains engagements pris envers le client et la réalité du terrain et des moyens pourtant connus de la direction comme des chefs d’équipes, un décalage que nous trouvons préjudiciable au personnel qui ne pourrait mettre en pratique et qui peut fausser la perception du client.
– Les principales attentes formulées lors de la grève d’avril 2013, notamment sur l’augmentation des effectifs, n’ont toujours pas trouvé satisfaction.
– Écoute et prise en compte des avis de salariés, comme celles de représentants du personnel nous semblent trop souvent insuffisantes.
– Nous avons acquis la conviction que l’entreprise trouve SUD ou ses représentants indésirables. Nous ne sommes pas susceptible mais bon, le fait que SUD ou les réclamations légitimes de ses représentants puissent ne pas plaire ne devrait pas, par effet de conséquences, constituer un problème pour nous ou pour nos représentants.
– Le Droit n’est selon nous pas assez pris au sérieux, ce qui implique de recourir au droit pour faire appliquer le droit, ce qui augmente d’autant les faits pouvant s’assimiler à des entraves et nous fait élargir notre champ d’alternatives.
– La prévention des risques pour les salariés (physiques ou psychosociaux) n’est à notre sens pas à la hauteur des besoins.
– Devant « la vitesse » de l’entreprise à accéder à certaines attentes légitimes, nous avons souffert d’une impatience qui n’a favorisée ni la confiance en l’employeur ni la sérénité dans le travail de certains.
– Nous pensons que mauvaise foi ou hypocrisies, trop ordinaires selon nous, peuvent être des obstacles plus subtiles que d’autres mais malheureusement tout aussi concret dans l’exercice régulier des représentant du personnel. Là aussi, cela nous invite à compter d’avantage sur nous mêmes et les voies alternatives.

BTHE, témoignage

Les petits mots des Ehpad

Une sélection des petites phrases entendues ça et là en Ehpad et que certains lecteurs nous ont adressés via ce blog.

« La direction ne corrige les problèmes que si elle y est obligée et si elle a pas réussi à nous endormir avant. Alors soit on baisse les bras et on va voir ailleurs, soit on fait le minimum, soit on fait grève. »
Une aide-soignante

« Pour les problèmes commerciaux, faut les résoudre immédiatement, mais les problèmes des salariés faut attendre parfois des années »
Un employé

« Ils font n’importe quoi pour faire plus d’argent sans assumer les conséquences. Ils s’en fichent parce que si y a des problèmes graves ça retombera pas sur eux mais sur nous ».
Une aide-soignante

« Les clients payent chers et même quand ils font des plaintes il se passe pas grand chose. Nous on leur coûte en salaires alors nos plaintes… »
Une aide-soignante

« Les même qui nous parle d’humanité et de respect de la dignité du résident ne se gêne pas pour nous interrompre en pleine toilette pour nous dire d’aller remplacer à un autre étage et exceptionnellement de nous limiter au plus important. Sauf que tout est important et que exceptionnellement c’est souvent. »
Une aide-soignante

« Olivier n’obtiendra rien de la grève. La seule chose qu’il va y gagner c’est de se faire virer »
Direction d’Ehpad lors d’une grève pour la bientraitance.

« Je me fouts du droit. J’ai des dotations ARS. »
Direction d’Ehpad en réponse à une requête de droit à CDI

« Le droit c’est pas toujours bien »
Direction d’Ehpad

« Depuis que je travaille ici, j’ai perdu tout ce que j’avais appris en formation »
Une aide-soignante

« Avec eux, il faut dire les mêmes vérités 20 fois avant qu’ils les reconnaissent »
Une famille à propos des dirigeants d’un grand groupe

« Ça
fait un an que ma mère est là, et ça fait depuis 1 an que vous devriez être en grève »
Une famille à l’attention des grévistes

« Quand la direction nous demande de faire des choses qui sont pas dans notre travail on doit le faire immédiatement. Quand on lui demande pour une erreur sur la paie on attend des semaines »
Une ASH

« Depuis que la grève est finie la direction est beaucoup moins sympa avec nous »
Une salariée non gréviste

« J’arrête de chercher du sens à mon travail dès que je passe la porte, sinon je serais incapable de tenir la journée »
Une salariée

« Ah non, faut pas qu’il meurt, on peut pas faire tenir un peu plus? Avec le TO en ce moment on peut pas se permettre d’en perdre »
Direction d’Ehpad

« Regardez la, elle chantonne en nettoyant les tables, c’est qu’elle ne travaille pas si dure, va falloir l’occuper »
Cadre du siège d’un grand groupe à l’attention de chef d’équipes parlant d’une serveuse

« Il a pris trop d’importance, on va le faire redescendre » […]
« Il commence vraiment à nous faire chiez, on va le calmer »
Cadre du siège d’un grand groupe parlant d’un représentant du personnel SUD

« Moi ce qui m’inquiète avec la fusion ce sont les conséquences pour les cadres du siège et les directions »
Un directeur

« En quelques mois, il a réussi a perdre beaucoup de clients et à se mettre à dos presque tout son personnel »
Une employée parlant de la direction

« Les problèmes du personnel ne sont pas un problème d’entreprise sauf si y a une grève. »
Un cadre

« Pour encaisser les factures ça y va mais pour régler les problèmes… »
Une famille cliente

Et enfin la « meilleure » par ce qu’elle peut résumer les causes du sentiment d’indifference à leurs problèmes de la part des dirigeants et que ressentent les salariés d’ehpad: la théorie dites « du bébé nageur ».
Une formule très contemporaine employée par le directeur général d’un grand groupe pour expliquer les gros problèmes de turn-over rencontrés dans les Ehpad

En résumé, il y aurait les salariés nouvellement recrues qui vont « nager » par instinct de survie et les autres…

Heureusement, on croit connaître plus d’alternatives.

[…]

BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, Politique groupe, témoignage

Travail et séjour en EHPAD – Paradoxe de l’institution

Un article qui nous semble important alors que de plus en plus de salariés du Champ de Mars se voient passibles de sanctions pour des « fautes » qui dans plusieurs cas découlent selon nous d’abord d’une mauvaise politique santé ou d’entreprise et de dysfonctionnements indépendants des salariés qui pourraient pourtant être mis en cause.

Raison qui nous vaut cet article sur l’origine d’un paradoxe entre conditions de travail et réalité des attentes du séjour.

On peut toujours minuter le temps d’une toilette, d’un change, d’une aide au repas, d’un transfert, d’un levé, d’un couché, d’un déplacement, d’un goûter, d’une transmission au DRI, d’un pansement ou d’un soin, du nettoyage d’un lieu ou d’un meuble, d’une aide au repas, etc. On peut multiplier par X répétitions puis par Y résidents et diviser le tout par Z employés. Il est possible que le résultat soit juste et tienne dans la journée de travail des salariés. (nous avons vu de telles approches)

MAIS
un EHPAD n’est pas une usine. Et cette approche ne saurait prendre en compte la masse d’imprévus quotidiens qui jalonnent la chaîne de la prise en charge et de l’accompagnement des résidents :

Les absences, les problématiques de remplacement et de vacataires non habitués à l’établissement ou aux résidents, les incidents liés aux résidents ou à l’établissement, les dysfonctionnements, les gestions matérielles, les nombreux échanges humains et professionnels nécessaires de l’employé vers les résidents, les équipes pluridisciplinaires, les familles ou encore les professionnels extérieurs, les manques de tel ou tel produit ou matériel, la pression du taux d’occupation, etc. D’où les problèmes liés aux surcharges de travail, aux glissements de tâches et aux risques psycho-sociaux qui à force en découlent.

D’une manière générale une approche mathématique des tâches et des besoins ne sait pas prendre en compte toutes les variables liés à l’Humain, sensé être au coeur de nos métiers.
Pourtant, cette logique prévaut dans les EHPAD qui se contentent généralement d’appliquer le minimum imposé par les ARS et les Conseil Généraux qui les financent : dotations de soin et de personnel.

D’un côté les instances ARS et Conseil Général ne sont pas prêtent à accorder plus de fonds, de l’autre côté les EHPAD, pour maximiser leurs profits, ne veulent généralement pas dépenser plus.

Les moyens accordés par ARS et Conseil Généraux sont sensiblement identiques d’un EHPAD à un autre proportionnellement au nombre de résidents accueillis. Dans les EHPAD non lucratifs comme dans les très lucratifs on trouvent donc des moyens humains et matériel similaires, et ce que le client paye 2000 ou 6000€ par mois. Pourtant, compte tenus des profits réalisés par certains établissements, nous estimons qu’il est sur un plan déontologique inconcevable que ne soient pas consenties davantage de dépenses de service ( nombre de postes et équipements) pour les établissements qui en ont largement les moyens.

Dans la pratique pourtant, le soucis de la qualité ne semble pas prêt à remettre en question la
logique mathématique vu plus haut dès lors que cela aurait un coût.

Du coup, des postes supplémentaires dans le soin et l’hébergement* ne sont toujours pas à l’ordre du jour.

* Rappelons que l’effectif des ASH au Champ de Mars a perdu 1/2 poste. Officiellement parce que la mise en place du bio nettoyage serait capable de faire gagner plus de 15% de temps.  Dans la pratique, il est tout simplement demandé aux ASH de fournir plus de travail qu’avant.

Mais si le temps c’est de l’argent, c’est aussi du travail et du service, et plus un employé manque de temps moins il peut en fournir.

En conséquence, sur la durée, plusieurs aidants finissent par perdent les bonnes pratiques acquises faute d’avoir le temps de les appliquer, le minimum devient la norme à laquelle beaucoup se résignent et par manque de disponibilité les résidents peuvent être sujet à bien des manques sinon à des restrictions de leurs libertés, lesquelles si elles sont signalées seront sans doute reprochés aux salariés.

Il est probable que le modèle EHPAD soit imparfait sans que l’entreprise qui en gère soit nécessairement le seul responsable mais l’entreprise qui réalise de gros profits avec ses EHPAD ne peut laisser cette imperfection peser sur ses seuls clients et salariés, sans avoir sa part de responsabilité.

Ainsi dans bien des cas une gestion du personnel et des stocks en flux un peu trop tendu entraine sur le terrain un manque de moyens humains ou de matériel qui peut entraîner un manque de soin, voire, plus grave, des fautes de soin, de santé ou de sécurité. La réponse au problème consiste généralement à « responsabiliser » ou à culpabiliser le personnel, lui rappelant au passage ce qu’il risque, ce qui entraine pression et peur qui favorisent moins la sérénité que la faute et ainsi de suite. (cf. aussi quid des risques psychosociaux)

C’est un cercle vicieux qui peut faire beaucoup de mal à tous les niveaux et qui doit selon nous recevoir toute l’attention qu’elle mérite des décideurs tant publics que privés qui en sont responsables. Aussi, nous ne pourrions accepter que certains salariés en fassent les frais .

2 Exemples concrets :

– Faute de plus de temps disponible pour la prise en charge, certains résidents désorientés et en souffrance se retrouvent à solliciter avec insistance un personnel d’accueil qui ne peut et ne sait répondre à leurs besoins.

– En cas d’absence, et alors que chaque service suit une organisation de travail très précise, mais pensée hors imprévus, tout le service se retrouve désorganisé. Du fait de l’effort collectif pour palier l’absence, cela crée des vides et donc des manques de service ou de soin ailleurs dans l’organisation. Nous refusons que ces vides puissent être considérés comme faute pour le personnel présent.

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Point météo : On dirait le SUD !

Rappel chronologique :  La gréve pour la bientraitance à Korian Champ de Mars a eu lieu entre le 4 et le 21 avril 2013, entrecoupée de plusieurs trêves. Le dépôt de préavis qui a été déposé le 29 mars est consultable sur ce blog : Ici

Le déroulement, et le bilan du mouvement social d’avril sont résumés sur cet article et sur celui-là.

Dès l’arrivée de SUD à Korian Champ de Mars nous avons ressenti que tout en haut ça faisait l’effet d’un événement indésirable, d’un embarras, d’une gêne… Nous vous épargnons la longue liste d’exemples ici mais plusieurs cadres du siège et du Champ de Mars n’ont pu du coup s’empêcher de questionner notre représentant de section sur le fait de savoir :  Pourquoi avoir choisi SUD?

Hein!? Nan mais alors…

Suivant cette même logique, perçu comme discriminante, le nom du même représentant a été prononcé ça et là depuis, dans plusieurs établissements, par différentes directions ou cadres du groupe, et en des termes qui en disent long sur les intentions du groupe… Précisons bien que le représentant en question n’a pourtant connaissance d’aucune faute ni d’aucun reproche qui saurait justifier cela.

Face à toute démarche qui tiendrait du harcèlement, de la discrimination ou de l’intimidation, SUD et Solidaires ont toujours été et resteront très vigilants et très mobilisés contre tout éventuel recours à des techniques dite de « Poursuites-baïllons » ou assimilées.

La société Korian qui a su mettre SUD en demeure pour ce blog, ne semble ne pas savoir ou ne pas vouloir voir en nous les interlocuteurs et partenaires sociaux que nous sommes, en l’occurrence une force de proposition vouée à améliorer une situation devenue insupportable pour un trop grand nombre. Pourtant, on peut lire ça et là combien l’entreprise dit accorder de l’importance au dialogue sociale…

Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous vous recommandons un peu de lecture Solidaires par ci et le bonne Santé de SUD par là.

Fort de son expérience et de la richesse de ses réseaux, SUD peut ainsi agir via la mobilisation, la communication, la visibilité, et les actions Solidaires que certaines directions taxent parfois de « mauvaise presse » parce que oui: SUD dit tout haut et d’une voix plurielle ce que certaines entreprises préfèreraient cacher bien bas.

La position de SUD ici consiste à solidariser encore plus les salariés contre les méfaits ressentis d’une certaine politique d’entreprise sur leur travail, pour donner à chacun les moyens de s’affirmer, de s’unir et de (re)prendre son travail en main. Ceci dans l’intérêt de tous : salariés, résidents ainsi qu’employeur pour peu que ce dernier sache résister à la tentation dévastatrice des profits records de courts termes pour y préférer une perspective plus viable pour tous dans le temps.

Ce blog, tend à informer les salariés mais aussi les pouvoirs publics ou toute personne concernée par les problématiques du Champ de Mars ou plus généralement par celles, ailleurs, qui découleraient de la même politique de groupe.

Ce faisant, nous ouvrons ainsi les débats, publics et collaboratifs,  sur les enjeux et les risques colossaux qui concernent ce marché de la dépendance en matière de travail et d’humanité.

Que ceux qui souhaiteraient une réponse pense à laisser une adresse e-mail.

Champ de mars, Conditions de travail, témoignage

une maison sous tension

On a récemment pu lire sur ce blog combien les sociétés Korian et Médotels, de la plume de leur représentant, contestaient ou minimisaient les mauvaises conditions de travail que nous y avons dénoncé depuis quelque mois.

Depuis quelque mois pourtant, ces conditions se sont encore dégradées…

Portés par une sérieuse inquiétude, et dans l’intérêt de tous, nous attirons toutes les attentions compétentes sur une situation extrêmement tendue à Korian Champ de Mars dans tous les services. En cause, tout ce que nous avons déjà dénoncé ici et qui à la longue crée un climat bouillonnant.
Les tensions sont vives et palpables et nous nous permettons notamment ce petit rappel vers notre article sur les risques pyschosociaux afin que tout soit fait pour éviter que cela ne s’aggrave.

Champ de mars, Conditions de travail, témoignage

Pour un autre point de vue

Le 28 juin, sur demande du groupe Korian et de la société Medotels, nous avons mis en ligne selon les conditions voulues par les intéressés, le droit de réponse à l’article Liste intégrale des revendications adressées le 29 mars 2013 que leurs représentants ont rédigé et adressé à nos bureaux.

Grâcieusement, et parce que nous accordons une réelle importance à la transparence et au dialogue social, nous avons laissé cette réponse plus de deux jours durant en première place de notre espace.

Et comme il convient d’accorder à cet écrit la réponse qu’elle mérite, soyez d’abord assuré, cher monsieur, que nous avons bien agréé l’expression de vos salutations distinguées.

Nous saluons l’initiative de ce courrier qui témoigne selon nous d’une prise de conscience par les dirigeants du groupe de l’importance des problèmes que nous avons soulevés et constitue un premier pas bienvenu vers le dialogue social.

Concernant le contenu de votre réponse, nous nous devons cependant de réagir sur plusieurs points de désaccord qui nécessitent des précisions :

Vous nous écrivez :

« Vous écrivez, tout d’abord, que Korian se livrerait à des actes de «harcèlement comme technique de management» et insinuez qu’elle recourrait à de prétendues « manipulation » et « intimidation », ce qui caractériserait les « mauvaises conditions de travail », que vous vouez aux gémonies. »

C’est le représentant du groupe qui présente dans sa lettre la chose ainsi et en y associant aussi directement Korian, pas nous. Nous avons demandé, parmi d’autres revendications, le bannissement de ces pratiques, que nous avions bien connues, disparues depuis un an et soudainement réapparues. Plusieurs témoignages reçus depuis, en provenances d’autres établissements, nous ont d’ailleurs appris que nous n’étions pas les seuls.

Ces pratiques ne sauraient pourtant caractériser à elles seules les mauvaises conditions de travail évoquées même si elles y contribuent.

Vouez les mauvaises conditions de travail aux gémonies est une concept qui, syndicalement, serait très intéressant mais difficile à concevoir.

Vous nous dîtes aussi :

« Nous ne contestons pas le droit à la liberté d’expression de quiconque et, qui plus est, le droit de polémique que possèdent les syndicats.

Après le courrier de Mise en demeure de retrait de « contenu illicite » adressé par Korian au sujet de ce blog et qui qualifiait la quasi totalité de nos articles de “diffamatoires” ou “injurieux”, on se félicite du progrès et que Korian et Medotels nous reconnaissent enfin aujourd’hui ce droit à nous exprimer.

D’ailleurs vous rajoutez :

“Toutefois, de telles allégations, qui ne sont fondées sur aucun élément tangible et qui sont assénées de manière péremptoire, excèdent le droit de libre critique. »

Des revendications ne sont pas des allégations et, avec les salariés dont nous représentons les intérêts, nous sommes particulièrement bien placés pour savoir sur quels éléments objectifs elles se fondent.

Vous nous expliquez que :

“Korian a toujours honni au sein de ses établissements les comportements que vous lui prêtez et s’est évertuée, tant pour le bien de ses salariés que pour la qualité des prestations offertes aux résidents, à assurer des relations de travail saines et éthiques et à accompagner ses employés dans leur évolution de carrière.”

Nous sommes un peu surpris par le “toujours”, juste devant “honni”. Nous ne prêtons pas directement à Korian de comportement particulier en la matière des pratiques dénoncées, mais dès lors qu’une revendication vise l’amélioration d’une situation nous pensons que la recherche de celle-ci et de ses moyens incombe à Korian. D’autant que plusieurs messages de soutiens et plusieurs témoignages reçus de salariés ou ex salariés du groupe Korian  nous ont informés que Korian Champ de Mars n’en aurait pas l’exclusivité.

Vous ajoutez :

“ C’est dans cette perspective qu’elle a mis en oeuvre des formations aussi diverses et complètes que BEST (Bientraitance, Ethique et Soins pour Tous), Humanitude dont l’objectif est de former le personnel à la prise en compte du bien-être des personnes au quotidien ou encore Campus Korian dont le but est notamment de familiariser les équipes de management aux bonnes pratiques de gestion du personnel.”

Nous reconnaissons une vraie qualité à ces formations mais leur qualité se heurte malheureusement à la dure réalité des conditions de travail, lesquelles ne permettent souvent pas de mettre toutes les bonnes pratiques en pratique.

Quant à l’accompagnement des employés dans leur évolution de carrière, on déplore bien trop peu de formations diplômantes pour que cette perspective soit complète. Nous n’avons cependant jamais entendu parlé de Campus Korian et n’avons donc pu en mesurer les effets. Mais sur le plan du management, nous avons souvent observé les conséquences sur les équipes de la pression du chiffre (le taux d’occupation entre autre) et d’une quête de profitabilité un peu trop maximisée ; pression qui se déporte du sommet de l’entreprise jusqu’aux premiers maillons des EHPAD.

Sur les salaires vous écrivez :

“ Elle a constamment garanti à ses employés des rémunérations compétitives et en adéquation avec leur compétence et leur ancienneté et respecté les règles du droit du travail, que ce soit au titre des congés payés, qui n’ont jamais été «grignotés» contrairement à ce qui est mentionné, qu’au titre de la valorisation et du paiement des heures supplémentaires.”

Ce ne sont pas les congés payés qui ont été grignotés, mais le nombre de postes d’ASH… Et au vu du nombre d’absences qui n’ont pas été remplacées (voir la période d’avril et mai par exemple) on pourrait appliquer la même formule pour les postes d’AS.

A notre grande surprise, vous écrivez aussi :

“ Le consensus qui est intervenu entre la direction et une partie du personnel de l’établissement Korian Champ de Mars suite au mouvement social survenu début avril afin, notamment, d’obtenir plus de personnel, démontre plus que tout, malgré un contexte économique particulièrement difficile, notre volonté d’instaurer des conditions de travail meilleures et plus harmonieuse.”

Nous sommes ravis d’apprendre qu’un consensus est intervenu entre la direction et une partie du personnel… La dite partie du personnel n’était pas au courant. Nous en étions resté à une rencontre des plus décevantes au siège le 16 avril suivi d’un courrier de Korian adressé à sa clientèle et que nous avions commenté le même jour  sur ce blog. Devons nous comprendre que l’établissement a obtenu depuis plus de personnel ? Là aussi, nous n’étions pas au courant mais nous applaudissons des deux mains cette très bonne nouvelle !

Peu avant la fin vous écrivez :

“Il est, par ailleurs, allégué que les prétendues «mauvaises conditions depuis des années» seraient « vecteurs de maltraitance sur les personnes âgées dont nous avons la charge ».

Une telle assertion, d’une particulière gravité, tant pour Korian que pour les membres de son personnel, se heurte, là encore, aux réalités matérielles.

Pour s’assurer du traitement irréprochable par ses employés des services octroyés aux résidents de ses établissements, a été instauré tout un panel de services et d’outils ».

Plus les réalités sont nombreuses, plus il fait mal de s’y heurter. Un employé qui travaille seul, sur un étage prévu pour deux, parce que son collègue absent n’a pas été remplacé, ou un autre qui bouche les trous laissés par cette même absence aura beau être irréprochable ce n’est pas pour autant que le service le sera. Idem pour un chef de service soumis à une trop grosse pression des chiffres (nombre de protections, non remplacement d’AS si le TO est trop bas, etc..)

Deux paragraphes plus loin vous concluez par:

“C’est toutefois les bons résultats obtenus en 2012 qui sont les meilleurs gages de la qualité de nos services ».

Nous avions cru constater une dégradation des conditions de travail et de séjour quasi proportionnelle aux bons résultats de l’entreprise… Mais si la réponse à nos problèmes se résume à l’augmentation des chiffres, alors nous voilà rassurés…

Jusqu’à présent, les salariés ne savaient pas qu’ils allaient mieux.

Voilà qui méritait d’être dit.

Et pour conclure cet article, une autre occasion de se réjouir pour tous les salariés du groupe qui réalisent chaque jour tout ce que le groupe a fait pour eux mais qui ne vous on jamais vu :

Publiée le 27 juin 2013, sur « Le revenu TV » (si si ça existe)

« Le directeur général de Korian  explique sa stratégie et son plan de marche pour relancer la dynamique boursière du spécialiste de la dépendance. »

http://www.lerevenu.com/interviews/2013062751cc35402ace3/korian

Coïncidence des calendriers?  Nous recevions  le même jour, une lettre du même monsieur faisant jouer le droit de réponse dont nous venons de parler.

Champ de mars, Conditions de travail, droit du travail, EHPAD du groupe, Politique groupe, témoignage

Vigilance Solidaire

A Korian Champ de Mars et ailleurs, sanctions, mise à l’écart ou intimidations se multiplient depuis peu touchant des salariés solidaires du mouvement de grève pour la bientraitance survenu en avril 2013 ou qui ont tendance à dire ce qu’ils pensent quand ça ne va pas. Ce n’est bien entendu pas formulé en ces termes mais nous seront extrêmement vigilants et mobilisés pour éviter et combattre toute dérive.


Nous concernant, en plus de la récente mise en demeure visant ce blog, certains ont même entendu de la bouche de leurs directions : Il « n’obtiendra rien de la grève, la seule chose qu’il va gagner c’est de se faire virer ». Le « IL » de ces propos désignant ici le Représentant de la Section Syndical Sud présente à Korian Champ de Mars et à l’initiative du mouvement de grève. Un bel exemple parmi d’autre de comment le groupe entend respecter la liberté d’expression et l’Article L1132-2 du code du travail.

Vous qui avez soutenu notre effort en faveur de la bientraitance et d’une réelle amélioration des conditions de travail, ne restez surtout pas isolés, soyez vigilants, comme nous le sommes, et n’hésitez pas à prendre contact avec nous pour rassembler les témoignages, pour trouver des soutiens locaux et réagir au premier signe d’hostilité contre vous.

Les quelques 14000 salariés qui constituent « la première richesse de l’entreprise » ( selon les mots relevés sur le site du groupe Korian dans la rubrique Pourquoi rejoindre Korian ? ) espéraient sans doute une meilleur considération et une meilleur réponse aux interventions des cabinets d’audit ou au lancement tambour battant de Kommunity…

Mais bon, il faut croire que l’heureux changement  ne sera pas pour tout de suite malgré la poésie affichée par le groupe sur la toile :

« La première richesse de l’entreprise, ce sont les femmes et les hommes qui la constituent. Korian, acteur européen de référence dans la prise en charge de la dépendance, est fort du professionnalisme et de l’énergie de ses 14 000 salariés en France, Italie et Allemagne » Source 

Formulaire de contact pour témoigner ou nous rejoindre :

guilemet

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Risques psychosociaux : KEZAKO ?

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Les mauvaises conditions de travail contre lesquels nous luttons, entrainent très souvent du stress qui peu à peu se transforme en épuisement professionnel. De nombreuses études ont été réalisées sur ce sujet et aujourd’hui les employeurs ont pour obligation de mettre en place des dispositifs de prévention contre les risques psychosociaux.

Vous trouverez ci-dessous un résumé des études en question et en particuliers les facteurs de risque. Il est probable qu’un grand nombre du personnel soignant qui travaille dans un établissement du groupe Korian y voit un miroir de son travail quotidien.

Les risques psychosociaux :
stress, comportements antisociaux, harcèlement, dépression, burn out, etc… –  Les causes, les symptômes et les conséquences.

Le syndrome d’épuisement professionnel, ou burn-out, est un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique. Il se caractérise par 3 dimensions :

  • l’épuisement émotionnel : sentiment d’être vidé de ses ressources émotionnelles,

  • la dépersonnalisation ou le cynisme : insensibilité au monde environnant, déshumanisation de la relation à l’autre (les usagers, clients ou patients deviennent des objets), vision négative des autres et du travail,

  • le sentiment de non-accomplissement : sentiment de ne pas parvenir à répondre correctement aux attentes de l’entourage, mise en retrait, dépréciation de ses résultats…

Infirmières, aides soignants,  Aidants… De nombreuses professions demandent un investissement personnel et affectif important. Les salariés exerçant ces métiers sont particulièrement concernés par le risque de burn-out quand ils en arrivent à ressentir un écart trop fort entre leurs attentes, la représentation qu’ils ont de leur métier (portée par des valeurs et des règles) et la réalité du travail. Cette situation, qui les épuise et les vide émotionnellement, les conduit à remettre en cause leur investissement initial.

Facteurs de risque

L’épuisement professionnel étant une conséquence du stress au travail, on retrouve parmi les causes du burn-out des facteurs de stress. Différentes études ont spécifiquement permis de souligner le rôle des facteurs suivants :

  • absence de soutien social (relations insuffisantes ou de mauvaise qualité avec les collègues, les supérieurs, les proches),

  • absence de reconnaissance du travail effectué,

  • manque de contrôle (faiblesse de la participation aux prises de décision, des marges de manœuvre, manque de retour d’information sur l’efficacité du travail),

  • perte de sens du travail,

  • surcharge de travail,

  • sentiment d’inéquité, sentiment d’un manque de réciprocité, (que le traitement n’est pas le même pour tous),

  • demandes contradictoires,

  • manque de clarté dans les objectifs, les moyens

Si vous êtes concerné par un de ces points, vous pouvez contacter votre CHSCT ou à défaut vos délégués du personnel afin de connaitre ou de faire mettre en place des mesures préventives ou palliatives.

La souffrance au travail n’est pas une fatalité, elle s’analyse et se combat !

Formulaire de contact pour témoigner ou nous rejoindre :

Champ de mars, Conditions de travail, témoignage

Temoignage de la vie des étages

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Le point de vue d’une soignante.

À korian champ de mars il y a un taux d’absence non remplacée impressionant et ce n’est pas la faute des A.S qui pourtant en subissent les conséquences. Les absences causent les absences parce que si votre collègue est absente pour X raison et qu’elle n’est pas remplacée, vous aurez peut être le matin un contrat pro pour vous aider et le soir une aide soignante qui normalement a en charge le PASA, peut être… Mais entre le matin et le soir vous serez seule à l’étage et travaillerez deux fois plus pour combler cette absence. La fatigue s’accumule, on se blesse plus facilement et a notre tour nous sommes en arrêt, lequel ne sera peut être pas remplacé. C’est un cercle vicieux. On a relevé que sur 15 jours récemment il y avait eu 14 ‘AS absente qui n’ont pas été remplacées… Il faut également rappeler que outre les maladies, la fatigues et les blessures liée au travail il y a aussi la tentation des vacations … Et oui car si une AS en CDI chez nous manque une journée de boulot pour aller faire une vacation dans un autre établissement elle est gagnante vus les salaires d’ici, et même après des années d’ancienneté.
Maintenant les répercussions sur ses absences ?! Les premiers touchés sont bien sûr nos résidents avec qui on est obligé de passer moins de temps, la communication avec eux est du coup quasi inexistantes, les projets de vies baclés, les soins individualisés n’en parlons pas…
A plusieurs reprise lors d’absences non remplacées, des A.S se sont vues quitter a 21h au lieu de 20h pour pouvoir assurer les vrais soins qu’elles n’auraient pas eu le temps de faire normalement sinon, tel que brossage de dents ou même tout simplement fermer les volets … Mais le bénévolat va bien un moment… Malgré leur conscience professionnelle, ces AS ont également une vie en dehors des murs de Korian Champ de Mars ! Elles peuvent prendre sur elles une fois, deux fois, vingt fois, etc. ils arrivent un moment ou le ras-le-bol et le sentiment d’injustice prend le dessus : Les soins de nursing du coup s’exécutent tant bien que mal, machinalement pour ne pas dire à la chaîne ! On va tombe dans la facilité et le service minimum… La plus part du personnel rentre chez lui avec un poids, celui de ne pas faire son métier comme il le désirerait, pouvoir passez du temps au moment de la toilette a discuter échanger avec le résident, etc. On a choisit un métier humain ce n’est pas pour se retrouver a faire un travail a la chaîne sans pouvoir prendre le temps de considérer les personnes individuellement avec leurs histoire et leurs vécus.
Mais malheureusement on voit bien que même si des familles veulent pour leurs parents le même service que nous voulons aussi, les moyens humains actuellement mis en place ne suffisent manifestement pas…

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Pour proposer vous aussi un article ou pour faire partager un témoignage merci d’adresser votre texte directement par e-mail sans pièce jointe au bureau SUD Santé Sociaux dédié aux salariés Korian à greveurs.greveuses@gmail.com

droit du travail, témoignage

Gréve pour la bientraitance au Champ de Mars – chapitre 2

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Cet article pour faire un point sur la situation après une semaine de gréve et autant de trêve.
Amis grêveurs, comme la direction vous l’avait si bien rabâché, vous ne serez pas payés pour toutes les heures de gréve que vous avez récemment cumulé. Dans sa grande mansuétude, la direction l’avait fait plusieurs fois avant, y compris à Korian Champ de Mars mais il s’agissait d’autres causes et d’autres syndicats. On se souviendra aussi longtemps du petit déjeuner et du déjeuner offerts à tous les non grévistes le premier jour de la gréve…

Cela nous renseigne une fois de plus sur comment ce groupe aborde le dialogue social et l’équité avec les partenaires sociaux. Vous et SUD d’un côté et de l’autre ceux qui ont travaillé avec la direction pour empêcher la gréve et qui depuis se réjouissent à l’attention de nos collègues que nous n’ayons « rien obtenu ». En revanche, nous refusons tout amalgame et ne faisons aucun reproche aux non grévistes quelque soit leur appartenance ou non appartenance syndicale. Certains ont suivi ou subi un mot d’ordre, d’autres ont subi leur propre précarité, ailleurs d’autres ont « désobéi », certains ont scissionné et aujourd’hui nous rejoignent.

Pourquoi avoir choisi SUD? Nous demandait la responsable des ressources humaines qui prenait part aux négociations… Nous l’avons fait pour une totale indépendance vis à vis de la direction de Korian.

Nous reconnaissons que la semaine de gréve n’a jusque là apporté aucune amélioration sur les conditions de travail que nous dénonçons. Le directeur régional a plusieurs fois refuser nos propositions disant ne pouvoir « décider à l’aveugle ». Mais nous qui avons des yeux, que nous avons utilisé depuis de nombreuses années pour dépeindre la réalité de la situation au Champ de Mars, nous qui avons également de bonnes oreilles et même des yeux aussi dans bien d’autres maisons, nous trouvons assez irresponsable cette position que le siège à choisi. Mais ça les regarde, et nous imaginons que c’est une décision réfléchit et assumée.

Les grêveurs maintiennent la trêve. Non pas qu’ils croient à de nouvelles négociations. Mais parce que de nouvelles retenues de salaire seraient un trop beau cadeau et surtout moins efficaces que d’autres formes d’actions collectives et Solidaires autrement plus prometteuses.

Merci à tous les amis des grêveurs,
et restez bien informés !

à suivre…

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Droit de réponse

Aujourd’hui, (dans un élan visant sans doute à réstaurer les gros manques de confiances existant entre siége/direction et salariés…) korian adressait à toutes les familles du Champ de Mars, un courrier « d’explication » très subjectif sur le mouvement de gréve qui touche l’établissement, sans en toucher mot aux grévistes ou aux salariés.

A la lecture du document, plusieurs rectifications s’imposent.

La gréve toucherait « une petite partie du personnel ». 12 salariés ont pris part à cette gréve. 6 autres sont venues la soutenir sur leurs jours de repos, 9 autres sur leur temps de déjeuner ou de pause (bravant l’interdiction de le faire!) et 5 autres reprennaient la gréve aujourd’hui avant l’annonce d’une nouvelle trève. Nous savons que le groupe aime les additions, aussi nous lui laissons le soin du calcul de cette « petite partie ». Qu’il soit assurez qu’en minimisant la réalité c’est aussi le meilleur moyen de l’augmenter.

La direction et l’équipe régionale ont, d’après elles, pris toutes les précautions pour que la vie quotidienne soit la moins perturbée possible. S’agit il d’une inversion maladroite qui aurait remplacé « les grévistes » par « la direction et l’équipe régionale » dans le texte? Ou est-ce que cela inclue le généreux travail des grévistes dans le service dont il est fait cas? Car les grévistes ont fait, font et feront le maximum pour ne prendre personne en otage, pour que le service soit le même que d’habitude, en assurant directement une partie du service. Combien ont ainsi continué de travailler avec un brassard, d’assurer les toilettes du matin, le service technique, les animations, l’accompagnement des résidents, la prise en charge relationnelle des plus désorientés, le sauvetage en pleine rue de résident fugeur, ..?  Comment se fait il qu’une direction qui dit avoir fait tout son possible n’ait pas été capable de remplacer des non grévistes absents (5 sur les seuls jours de vendredi, lundi et mardi et derniers)?
Pourquoi certains résidents, désorientés ou non, préferaient le piquet de gréve et ses occupants aux autres lieux de la maison?

Pour korian, »il n’est pas question de remettre en cause le droit de grève » ce qui n’empêche que durant tout le temps du préavis les efforts ont porté bien plus sur une dissuasion de faire grève, non sans une très lourde insistance, plutôt que de solutionner les problèmes pour éviter la gréve. De plus, et durant tout le temps de la grève, tous ont pu comptabiliser un nombre considérable d’infractions au code du travail de la part de la direction sur les modalités du droit de grève.

Dans le cadre du dialogue social, Korian prétend esperer que ses propositions sauront satifaire les attentes des grévistes, et ce alors même que les portes paroles des grévistes ont quitté le siége ce jour trés décus, sans aucune satisfaction en vue, et bien décidé à rompre la trêve ce dont ils ne se sont pas cachés! De qui se moque-t-on?

Sur les réponses apportées aux revendications et à la gréve, le courrier évoque ce que les grévistes eux mêmes n’osent plus esperer en rêve (une reconnaissance de leur travail sous forme de salaires décents..) mais rien sur le souhait de postes supplémentaires, revendication première, qui a occupé 3/4 des 2h de réunion au siége ce jour. Le siège a pourtant su trouver « de très bon arguments » comme : Ce ne sont pas des postes en plus qui amélioreront les conditions de travail et la qualité du service. Si on crée un poste en plus aujourd’hui, les familles en voudront un autre demain. Si on a un poste en plus, ça n’empêchera pas les absences…

L’entête du papier étant celle du siege et non celle du Champ de Mars, nous devinons à qui l’on doit ce bel exemple de franchise, de bonne foi et de transparence…

Champ de mars, droit du travail, témoignage

Trève prolongée – Restons plus que jamais mobilisés!

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Mardi 16 avril 2013, après une nouvelle discussion n’apportant rien de nouveau de concret. Les grêveurs ont levé la trêve.
Suite à un long argumentaire avec la direction locale, d’une bonne volonté plus convainquante, et pour éviter un durcissement et une extension du conflit que personne au Champ de Mars comme ailleurs ne saurait contrôler, les grêveurs ont décidé de prolonger encore la trêve le temps que les solutions se mettent en place.
Il n’y a pas pour autant de renoncement sur le fond mais juste une fois de plus un effort des grêveurs sur la forme.
Que le siége utilise ce temps pour vraiment soulager celui de ses employés.
La banderole est reposée mais ne manque pas de candidats pour la porter et chaque journée sans solution ne sera qu’un renfort de plus à la mobilisation et à le reprise de la grève.

Vendredi 12 avril 2013, après discussion avec la direction et voulant croire à une volonté sincère du siège de rouvrir la négociation, les grêveurs du Champ de Mars ont convenu d’une trêve.

Bien conscients qu’aujourd’hui la sortie de crise est encore très incertaine, les grêveurs veulent laisser une chance à la coopération et ont pour cela appelé à la trêve les établissements solidaires prêts à rejoindre le mouvement de grève.
Nous espérons que le groupe n’a pas cherché par là juste un moyen de gagner du temps et de reposer ses cadres très éprouvés ses derniers jours. Aussi nous appelons les établissements solidaires à ne pas se démobiliser et à se tenir prêt dés le 17 avril en cas d’échec des discussions. Au contraire, que tous ceux qui ont manqué de temps pour bien se.mobiliser en profite pour se renforcer avec la même discrétion. Nous vous déconseillons de recourir au préavis ou d’annoncer quoi que ce soit, l’exemple du Champ de Mars montre bien que le préavis n’a offert aucune solution mais juste un cadeau à la direction pour lui donner le temps d’influencer le personnel pour empêcher la grève*.
Vous serez tenus au courant aussi bien que jusqu’à présent et de la même façon.
Un grand merci encore pour votre réactivité!
Un grand grand merci à tous les soutiens!
Nous ne pouvons pas répondre à tous les mails mais nous les lisons bien et nous gardons tous les contacts.
Dés la fin de la grève, cet espace deviendra un lieu d’information et d’échange sur le droit du travail à Korian. Tout le monde pourra participer librement sous forme de questions réponses.

Merci de votre soutien et restez connectés!

* Gardez bien à l’esprit qu’en cas de grève le droit du travail si peu considéré d’ordinaire est très librement transgressé par la direction qui s’autorisera à dire aux salariés : vous n’avez pas le droit de prendre votre pause avec les grévistes, en tant que contrat pro vous n’avez pas le droit de grève, si vous ne faite pas grève on vous demandera quinze fois et avec insistance si vous travaillez au cas où vous voudriez changer d’avis, on vous appellera chez vous pour essayer de savoir avant ce que vous avez prévu, si vous avez des demandes de congés en cours ça attendra après la grève histoire de vous dissuader d’y prendre part, et surtout on vous répétera tellement que si vous faites grève vous ne serez pas payer que certains employés croiront pouvoir perdre leur mois de salaire en faisant grève rien qu’une journée. Ils rappelleront aux employés en CDD qu’ils sont en CDD, ils vous garantiront que la grève n’apportera rien et ils diront avoir déjà prévu monts et merveilles pour bientôt, etc…
C’est important d’avoir tout ça à l’esprit et de rester vigilant pour éviter qu’ils transgressent trop.

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Si vous le faites, seul le modérateur verra votre e-mail mais votre nom ou pseudo sera visible par tous.

Commentez ici tant que vous voulez vos grèves, vos expériences professionnelles, votre point de vue client, mais surtout veillez à n’employer aucune insulte, à ne pas donner de nom propre et à éviter tout ce que Korian pourrait taxer de diffamatoire. Restez sur les faits et les dysfonctionnements que vous rencontrez, ce n’est pas ça qui manque.

Si vous voulez entrer en relation ou témoigner de la situation de votre établissement, adressez vos messages à greveurs.greveuses@gmail.com
en indiquant le nom de votre établissement et des coordonnées,
nous tâcherons de vous mettre en relation avec d’autres.

Relayez tant que vous pouvez à vos collègues
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