Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe, salaire

Le million ! le million !

L’Assemblée Générale des actionnaire de Korian s’est réunie le 6 juin 2019. Entre 2017 et 2018 le chiffre d’affaire a augmenté de 6,4% et le cours de l’action Korian a pris 20% depuis juin 2018. Pour faire court : les capitalistes sont contents. Même les derniers reportages TV ou les 5 décès de résident-es des suites d’une probable intoxication alimentaire en mars dernier n’a pas freiné cette course aux profits.

Quoi de plus normal donc que l’Assemblée Générale des actionnaires ait voté l’attribution d’une “rémunération variable” de 540 000 € à notre patronne ? Ceci, en s’ajoutant à une part fixe de 450 000 €, portera ses revenus annuels à presque un million d’euros (un peu plus de 80 000€ par mois).

Les actionnaires ne sont pas en reste

comme les années précédente, les actionnaires ont décidé de se verser 0,60€ par action Korian. 60 centimes ça n’a l’air de rien mais avec un total de 81 985 563 actions Korian en circulation ça représente 50 millions d’euros.

1 millions d’euros pour la directrice générale et les 2 tiers du bénef’ de l’année pour les actionnaires : les chiffres parlent d’eux-mêmes.

A patrons caricaturaux, mobilisation de choc !

Au fait, en ce moment se terminent les négociations annuelles de nos salaires. SUD n’était pas invité. Les échos que nous en avons ne sont pas bons. Il faut dire qu’après une telle razzia…

Sud Santé Sociaux défend une augmentation générale des salaires et des minima sociaux. Portons ces revendications dans Korian par notre mobilisation et dans les urnes aux élections professionnelles de fin d’année ! 

Les élections à Korian c’est en fin d’année, il est encore temps de rejoindre nos listes pour candidater avec SUD Santé Sociaux !

pour savoir comment Cliquez par ici !
Actu sociale, Politique groupe

Politique Congés Payés Korian : l’une des plus graves atteinte à l’organisation des services et du soin

Le non remplacement des salarié-es absent-es est un probléme chronique sur les établissements, si bien que régulièrement l’entreprise fait la preuve de son inefficacité à autoriser les conditions de la bientraitance, que ce soit au nom de Taux d’occupations en baisses ou d’indisponibilités de vacataires.

Mais la politique groupe qui veut imposer à chaque salarié-e de poser plus de CP sur une période courte et très demandée aggrave ou empire la situation en organisant la pénurie des effectifs, ce qui porte gravement atteinte à l’organisation des services en faisant le lit de la maltraitance.

De plus, d’avis de plusieurs inspections du travail, cette politique groupe sur les CP ne serait même légale… et pourtant, malgré maintes alarmes de notre part, elle sévit.

Peux-t-on sincèrement s’étonner qu’il soit devenu difficile ou impossible de remplacer les absent-es dans de telles conditions? Et encore plus dans certaines régions.

Nous qui alertons sur ces problémes depuis bien longtemps, nous ne sommes pas dupes et savons que cette pénurie de remplacements produit une grosse économie de masse salariale sur le dos du personnel qui trime, celui des résidents, ou celui des tutelles qui ont beau dos pour justifier certaines restrictions d’effectifs.

 

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Accords et Actus CE - IRP, Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Politique groupe

Action Sociale ou Dialogue Social ?

Perso, on vous conseille vivement l’Action, car le Social c’est Vital et qu’on ne vit pas avec des phrases. Mais on n’empêchera pas celles et ceux qui préfèrent parler, c’est souvent une vocation commune à celles et ceux qui dans l’entreprise sont payer pour les occuper.

Les directions générales ont manifestement suivi depuis un certain temps une logique d’évitement vis à vis de Sud Santé Sociaux : évitement de nos questions, de nos signalements, de nos propositions, de notre pétition, évitement de nos revendications puis par la force des choses l’évitement de répondre sur tout ça… Ce qui est bien commode pour continuer de se bercer au ronron de la méthode Coué, pour poursuivre le management et la communication marketing sans toucher au contenu et pour ne pas dépenser un rond en faveurs de nos solutions.

Dans le monde de l’entreprise, c’est bien connu, l’individualisation à tout va prime sur l’approche collective des problémes (et des solutions), et le patronat préfère donner à 1 organisation syndicale plutôt qu’à l’Ensemble des salarié-es.
L’évitement, ça permet donc d’ignorer l’ensemble des collaborateurs, et surtout d’ignorer les causes communes de leur problémes, pour faire seulement de la gestion de cas individuels et de la gestion de symptômes à la place.

Nos revendications et notre syndicalisme cherche uniquement l’intérêt collectif de toutes et tous les Salarié-es, pas celui d’un cercle VIP, ni celui d’1 syndicat, mais celui au contraire de cette majorité qui trime pour faire tourner et enrichir l’entreprise, cette majorité dont l’avis et la plainte n’est pas pris en compte et qui subissent des décisions et signatures prises au rabais ou contre leurs intérêts.

Mais pour les gros patrons ce qui compte en premier dans le « Dialogue Social » c’est de réussir à obtenir le plus de signatures de syndicats au bas de leur accord avec le moins de contraintes possibles pour eux dans le texte signé.
Et, à ce jeu là, ça coûte beaucoup moins cher au patron d’arranger une poignée de salarié-es en négociation, plutôt que de satisfaire pleinement toutes et tous les salarié-es.

Et ça n’empêche pas l’audace d’aller clamer à l’ensemble des salarié-es lesé-es qu’ils ou elles y gagnent quand.

DIALOGUE-SOCIAL

« Oui mais qu’est ce qu’on peut faire » disent les salarié-es ?

Ne pas être dupe, c’est déjà un bon début. Et dés qu’un nombre suffisant comprend que ce ne sont ni les réunions, ni les discussions, qui font changer les choses mais seulement les actions et le poids collectif des salarié-es, alors ce collectif pourra obliger la direction générale a revoir enfin sa copie et à agir autrement.

Nous n’invente pas l’eau chaude en disant ça, mais on reprend juste la définition du principe de « rapport de force ».

Les directions n’aiment pas ça du tout parce que les salarié-es sont bien plus nombreux, et bien plus forts en vérité. Alors, pour ne pas les payer mieux, pour ne pas embaucher plus, pour ne pas prendre mieux soin d’eux, le patronat a inventé, avec les « syndicats d’accompagnement », le « Dialogue Social » ! Le même que le gouvernement invoque aujourd’hui dans ses réformes : Plus besoin de droit, de loi, de protection du travail et des salarié-es… Vive le « Dialogue Social » … Il suffira d’être toujours d’accord avec son patron, et le tour est joué !

Bref…

Tout ça pour pour vous dire que si le groupe Korian n’est pas encore assez mûr pour assumer pleinement ses responsabilités face aux conséquences de ses choix ou de ses priorités, nous assumerons les nôtres ainsi que nos devoirs :
Pour les Santé, pour les Personnes prises en charge, et pour toutes et tous les salarié-es Korian.

Nous ne revendiquons pas des pansements temporaires contre des hémorragies. Nous exigeons que cela les faire cesser durablement en agissant contre toutes les lames budgétaires qui en sont la cause.

leader europeen

 

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Accords et Actus CE - IRP, salaire

UES Korian, Prime de Présentéisme : Pourquoi faire simple et bien quand la direction peut faire compliqué ?

Information du jour sur le versement de la prime :
La prime sera inscrite sur le bulletin de paie de juillet mais versée en 2 fois, 75% pour le 7 juillet et le reste à la fin du mois. Pourquoi ?
Parce que l’art des chiffres dans l’entreprise est un monstre sacré dont la technicité s’insinue partout… dans la pause des CP, dans les planning, dans les équations en remplacement et TO, et jusqu’au versement qui sont dû pour les primes de présentéisme.

Et alors que depuis des semaines nombres d’interrogations fleurissement sur la plupart des établissement Korian au sujet des montants, des critères, des dates de versements, etc.. la « transparence »,  si chère sur le papier dans les valeurs Korian, a jugée bon d’attendre le dernier jour du mois de juin pour informer les salarié-es d’une fantaisie .

Mais rassurez-vous, nous dit-on ! 75%, 99%, 100% tout ça c’est pareil, le 7 juillet , le 31 ça reste le même mois, Brut ou Net, … tout ce ne serait pas si important… Et ce serait presque une chance de coupé la prime en deux dans le même mois. La CGT Korian la première se veut rassurante au possible et plus encore que la note de l’entreprise.

Côté SUD on reste carrément dubitatif, à la fois par la méthode de calcule mais aussi par la forme de la prévenance. Cette prime serait finalement pas si important pour que la direction informe si tard et si confusément les salarié-es.

Et vous alors ? Vous êtes rassuré par la méthode de comptabilité ? Vous y êtes vous déjà habitué ?
Moins + Moins ça fait plus n’est ce pas ? Comme avec la dernière prime de Participation que la direction…
La direction avait fièrement annoncé aux salarié-es une augmentation de la prime de participation aux bénéfices par rapport à l’année d’avant, mais pourtant la majorité de salarié-es a en réalité touché moins qu’avant ?

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Accords et Actus CE - IRP, salaire

NAO Korian France 2017 – Revendications et suite de la Pétition SUD

Les Négociations Annuelles Obligatoires ont commencé pour Korian France. SUD a transmis une liste de 11 revendications (liste ci-dessous) à tous les syndicats négociateurs (CFDT, CGT, FO, et UNSA) ainsi qu’à la direction générale. Nous vous présentons ici les principales revendications syndicales SUD. Le tract de nos revendications nationales pour tous les salarié-es Korian est disponible ici et partageable, ainsi que la version papier de la pétition en faveur d’une gestion plus humaine des profits

Parmi de nombreuses nécessités, nous avons retenues les propositions qui nous semblent les plus urgentes et les plus complémentaires aux demandes d’autres syndicats :

Depuis le mois de mars et l’annonce des bénéfices records engrangés par l’entreprise, l’idée d’une meilleure gestion de la richesse suggérée par la pétition de SUD a fait son chemin et la revendication en faveur d’une Prime exceptionnelle pourrait légitimement aboutir si tous les syndicats s’entendent pour agir dans ce sens.

Chaque salarié-e signataire de la pétition en ligne devrait donc interpeller les syndicats, les délégué-es syndicaux, ou les élu-es qu’ils ou elles connaissent pour que ceux ci motivent une négociation dans ce sens là.

SUD est pour l’unité syndicale chaque fois que l’intérêt collectif des salarié-es est en jeu. C’est pourquoi nous avons offertes nos revendications à chaque syndicat négociateur pour qu’ils se les approprient ou même qi’ils.elles aillent plus loin.
En parallèle, nous avons assurer à tous les syndicats, quelque soit nos divergences avec eux, que nous soutiendrons de la plus belle manière possible toutes leurs actions en faveurs d’améliorations collectives. Et dans l’autre sens nous emploierons la même énergie contre toute trahison aux intérêts collectifs des salarié-es.

Les principaux avantages voulus et transmis par Sud Santé Sociaux pour les NAO Korian France 2017 :

1 Augmentation de tous les salaires et fidélisation du personnel : Garantir 2% du SMC de plus à chaque date anniversaire d’embauche quelque soit le salaire.

2 Une Prime Exceptionnelle sur l’exercice 2016 conséquente et à la hauteur des bénéfices records enregistrés sur l’année, (pour toutes et tous les salarié-es non concerné-es par une prime d’objectif individuel).

3 Interdire les glissements de tâche ou alors ne pas en faire une opportunité économique : Garantir à chaque salariée une rémunération minimale équivalente au SMCB métier du poste occupée (qu’il.elle ait ou non le même diplôme que la personne remplacée).

4 Subrogation : Avance de salaire pour tous les arrêts maladie et accidents de travail

5 Que toute absence pour accident de travail ou événement familiale n’impacte plus les primes de présentéisme.

6 Augmentation des effectifs Employés sur chaque site Sanitaire et Sénior (+1 sur les sites < 50 ETP , +2 sur les sites > 50 ETP ).

7 Augmentation des effectifs des services paie (pour faire cesser tout dysfonctionnement lors d’accident de travail ou d’arrêts maladie notamment)

8 Avant toute nouvelle embauche, prioriser les salarié-es déjà sur site (qu’ils.elles soient nouvellement diplômé-es ou déjà diplômé-es).

9 Révision du dispositif de la Prime Participation pour ne diminuer en aucun cas la réserve de participation par la soustraction des loyers, et pour que tous les salarié-es soient égaux face au montant de la participation quelque soit leur rémunération.

10 L’instauration de nouvelles primes pour les managers pour valoriser les baisses de turn-over (hors ruptures conventionnelle), prime déclenchée à partir d’un turn-over sous les 10%

11 Valoriser les managers (DR, RH, DE, et Chefs d’équipes) qui améliorent le climat social sur leurs sites : Augmenter les primes d’objectifs annuelles de celles et ceux qui améliorent le climat social sur site en appliquant des retenues sur les primes objectifs de celles et ceux qui le dégrade.


Les principales orientations soutenues par Sud Santé Sociaux parmi les propositions des syndicats négociateurs au NAO Korian France 2017 * :

– 13éme mois (CGT UNSA)
– Egalité salariale Femmes/Hommes (CGT UNSA)
– Remplacement à 100%. (CGT)
– Augmentation des salaires de 5% pour les non cadres (UNSA)
– Possibilité de coller une recup à un CP (UNSA)
– Revalorisation des sujétions Dimanche et jours fériés et uniformisation à tout les salarié-es (CGT UNSA)
– Harmonisation du paiement des heures de pause pour les salarié-es qui travaillent la nuit. (CGT)
– Prime de transport pour les salarié-es ne qui ne bénéficient pas de transports en commun et sont obligés de prendre leurs véhicules, (CGT)
– Suppression des 3 jours de carence en cas d’épidémie. (CGT)

* Les syndicats CFDT et FO ont recu la liste de nos revendications mais nous ne connaissons pas les leurs. Le cahier revendicatif portée par la CGT est consultable ici

 

Accords et Actus CE - IRP, autres - divers, CHSCT, Conditions de travail, droit du travail

Négociations Accords Korian

Des négociations se poursuivent pour notamment un accord QVT (Qualité de Vie au Travail) et un accord BDES (Base de Données Économique et Sociale).

dialogue-social

Sur l’accord QVT, l’attention est palpable et l’enjeu clair pour les salarié-e-s : Faire que cet accord ne soit pas comme tant d’autres (juste un faire valoir, un papier remplis de mots inconséquents ou d’améliorations de pacotilles) mais que au contraire les problématiques de remplacements, d’augmentation de charge de travail, d’insuffisances d’effectifs, de moyens de prises en charge, de subrogation, de prévoyance, etc. (en bref les conditions de travail et de vie) occupent plus de place que l’avènement du télé-travail ou la couleur des vestiaires…

L’accord BDES est moins parlant pour beaucoup et pourtant… Il peut conditionner à lui seul la capacité ou non pour chaque représentant du personnel de pouvoir ou non exercer correctement ses missions pour les salariés.

La direction peut voir son intérêt à concentrer l’essentiel des moyens d’information entre les mains d’une poignée d’élu-e-s centraux et à en réduire l’accès aux plus grand nombre des autres élu-e-s. Bien que se soit contraire au principe de transparence, les directions de Site elles mêmes pourraient (si elles ne le sont déjà) se trouver limiter dans leur accès aux données de leur propre site au profit d’une centralisation siége.

On comprendrait moins en revanche que les 4 syndicats négociateurs (CFDT, CGT, FO et UNSA) cautionnent ce principe et qu’ils acceptent une telle baronnie dans la gestion des données, en privant les CHSCT, DP ou mêmes les CE de toutes les données que le code du travail permet de leur accorder.

Les missions de Délégué-e-s de Site sont très difficiles au quotidien, la quantité de probléme de droit ou de conditions de travail à contrôler est énorme et dépasse de loin les crédits d’heures mensuels dont ils et elles disposent. Même constat pour les élu-e-s des CE.

Alors que depuis plus de 2 ans ces bases de données devraient être en place partout, alors que constamment les élu-e-s doivent faire des pieds et des mains pour obtenir les infos auxquelles ils et elles ont droits (sans y arriver bien souvent). Nous ne saurions accepter que les élu-e-s disposent d’encore moins d’infos que celles prévues actuellement par la loi, nous exigeons au contraire que toutes ses informations leurs soit rassembler sur chaque site et sur chaque instance avec une total indépendance d’accés pour les élu-e-s.

C’est le travail et la responsabilité des directions Rh et des relations sociales que de permettre l’exercice des missions des élu-e-s et de veiller activement à ce qu’aucune forme d’entrave ne s’ancre ou ne s’insinue.

Les syndicats CFDT, CGT, FO et UNSA qui négocient cet accord en portent toute la responsabilité. Ils doivent donc veiller à ce que l’accord ne fasse pas fonction de contention pour les élu-e-s des sites ou des CE.

Voici pour rappel ce que prévoit le code du travail sur l’accès à la BDES par le CHSCT  :
(la liste est longue mais les salarié-e-s et leurs élus le valent bien !)

L2323-9 Code du travail

« Les éléments d’information transmis de manière récurrente au comité d’entreprise et au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail sont mis à la disposition de leurs membres dans la base de données mentionnée à l’article L. 2323-8 et cette mise à disposition actualisée vaut communication des rapports et informations au comité d’entreprise, dans les conditions et limites fixées par un décret en Conseil d’Etat.

Lorsque les dispositions du présent code prévoient également la transmission à l’autorité administrative des rapports et informations mentionnés au premier alinéa, les éléments d’information qu’ils contiennent sont mis à la disposition de l’autorité administrative à partir de la base de données et la mise à disposition actualisée vaut transmission à cette autorité.

Les consultations du comité d’entreprise et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail pour des événements ponctuels continuent de faire l’objet de l’envoi de ces rapports et informations. »

L2323-8 Code du travail

« Une base de données économiques et sociales, mise régulièrement à jour, rassemble un ensemble d’informations que l’employeur met à disposition du comité d’entreprise et, à défaut, des délégués du personnel ainsi que du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

La base de données est accessible en permanence aux membres du comité d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel, ainsi qu’aux membres du comité central d’entreprise, du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail et aux délégués syndicaux.

Les informations contenues dans la base de données portent sur les thèmes suivants :

1° Investissements : investissement social (emploi, évolution et répartition des contrats précaires, des stages et des emplois à temps partiel, formation professionnelle et conditions de travail), investissement matériel et immatériel et, pour les entreprises mentionnées au sixième alinéa de l’article L. 225-102-1 du code de commerce, les informations en matière environnementale présentées en application du cinquième alinéa du même article ;

1° bis Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein de l’entreprise :

diagnostic et analyse de la situation respective des femmes et des hommes pour chacune des catégories professionnelles de l’entreprise en matière d’embauche, de formation, de promotion professionnelle, de qualification, de classification, de conditions de travail, de sécurité et de santé au travail, de rémunération effective et d’articulation entre l’activité professionnelle et la vie personnelle, analyse des écarts de salaires et de déroulement de carrière en fonction de l’âge, de la qualification et de l’ancienneté, évolution des taux de promotion respectifs des femmes et des hommes par métiers dans l’entreprise ;

2° Fonds propres et endettement ;

3° Ensemble des éléments de la rémunération des salariés et dirigeants ;

4° Activités sociales et culturelles ;

5° Rémunération des financeurs ;

6° Flux financiers à destination de l’entreprise, notamment aides publiques et crédits
d’impôts ;

7° Sous-traitance ;

8° Le cas échéant, transferts commerciaux et financiers entre les entités du groupe.

Ces informations portent sur les deux années précédentes et l’année en cours et intègrent des perspectives sur les trois années suivantes.

Le contenu de ces informations est déterminé par un décret en Conseil d’Etat et peut varier selon que l’entreprise compte plus ou moins de trois cents salariés. Il peut être enrichi par un accord de branche ou d’entreprise ou, le cas échéant, un accord de groupe, en fonction de l’organisation et du domaine d’activité de l’entreprise.

Les membres du comité d’entreprise, du comité central d’entreprise, du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, les délégués syndicaux et, le cas échéant, les délégués du personnel sont tenus à une obligation de discrétion à l’égard des informations contenues dans la base de données revêtant un caractère confidentiel et présentées comme telles par l’employeur. »

Article R2323-1-4 Code du travail

« Dans les entreprises de moins de trois cents salariés, la base de données prévue à l’article L. 2323-7-2 comporte une présentation de la situation de l’entreprise, notamment le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée, le résultat d’exploitation, le résultat net et les informations suivantes :

A.-Investissements :

1° Investissement social :

a) Evolution des effectifs par type de contrat ;

b) Evolution des emplois par catégorie professionnelle ;

c) Situation en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et mesures prises en ce sens ;

d) Evolution de l’emploi des personnes handicapées et mesures prises pour le développer ;

e) Evolution du nombre de stagiaires ;

f) Formation professionnelle : investissements en formation, publics concernés ;

g) Conditions de travail : durée du travail dont travail à temps partiel et aménagement du temps de travail ;

2° Investissement matériel et immatériel :

a) Evolution des actifs nets d’amortissement et de dépréciations éventuelles (immobilisations) ;

b) Le cas échéant, dépenses de recherche et développement.

B.-Fonds propres, endettement et impôts :

1° Capitaux propres de l’entreprise ;

2° Emprunts et dettes financières dont échéances et charges financières ;

3° Impôts et taxes.

C.-Rémunération des salariés et dirigeants, dans l’ensemble de leurs éléments :

1° Evolution des rémunérations salariales :

a) Frais de personnel y compris cotisations sociales, évolutions salariales par catégorie et par sexe, salaire de base minimum, salaire moyen ou médian, par sexe et par catégorie professionnelle ;

b) Pour les entreprises soumises aux dispositions de l’article L. 225-115 du code de commerce, montant global des rémunérations visées au 4° de cet article ;

c) Epargne salariale : intéressement, participation.

D.-Activités sociales et culturelles : montant de la contribution aux activités sociales et culturelles du comité d’entreprise, mécénat.

E.-Rémunération des financeurs, en dehors des éléments mentionnés au B :

4

1° Rémunération des actionnaires (revenus distribués) ;

2° Rémunération de l’actionnariat salarié (montant des actions détenues dans le cadre de l’épargne salariale, part dans le capital, dividendes reçus).

F.-Flux financiers à destination de l’entreprise :

1° Aides publiques ;

2° Réductions d’impôts ;

3° Exonérations et réductions de cotisations sociales ;

4° Crédits d’impôts ;

5° Mécénat.

G.-Sous-traitance :

1° Sous-traitance utilisée par l’entreprise ;

2° Sous-traitance réalisée par l’entreprise.

H.-Pour les entreprises appartenant à un groupe, transferts commerciaux et financiers entre les entités du groupe :

1° Transferts de capitaux tels qu’ils figurent dans les comptes individuels des sociétés du groupe lorsqu’ils présentent une importance significative ;

2° Cessions, fusions, et acquisitions réalisées. »

Notre gazette, AlloKorian recueille vos témoignages.

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Accords et Actus CE - IRP, BTHE, CHSCT, Conditions de travail

Négociations UES Korian : Des dizaines de milliers de salariés concernés !

Les salariés de l’UES Korian, pour une très grande majorité d’entre eux, ne sont pas au courant et pourtant, cela les concerne toutes et tous. Dommage car leur avis, réaction, ou leur sondage pour l’ensemble d’entre eux n’aurait pas été de trop compte tenu des enjeux. (pour notre part, nous recueillons ici votre avis)

Des négociations réunissant la direction et 4 syndicats de l’entreprise devraient aboutir prochainement sur 2 accords d’entreprises : sur la Qualité de Vie au Travail (QVT) et sur les Bases de Données Économiques et Sociale (BDES) destinées aux représentants du personnel.

 

austerite-cp

Bien que ces projets soient souvent qualifiés par la direction d’essentiel, de précieux ou que l’entreprise déclare volontiers son attachement pour les dits accords comme pour le dialogue social, c’est souvent un attachement très relatif ou distant. En l’occurrence, il aura fallu attendre plusieurs années pour que la direction daigne enfin ouvrir des négociations là dessus.

Et depuis tout ce temps ???

Et ben les salariés ont eu le choix… s’insensibiliser, subir des dysfonctionnements, des AT, des pressions, des tensions, du stress, d’autres mauvaises conditions de travail, de lancer des alertes dans des oreilles sourdes, voir un psy, etc.. ou aller voir la QVT ailleurs.
Pour les BDES des représentants du personnel, la direction de l’entreprise, droite dans ses bottes, n’a pas vu de probléme à restée 2 ans hors la loi, (ou plus si affinités) car pour elle cela valait mieux semble-t-il que de fournir aux représentants toutes les données avant la sacro-sainte négociation sur le sujet… A se demander si les accords d’entreprise et leur calendrier à rallonge ne sont pas finalement des prétextes pour faire jouer des prolongations à tant d’insuffisances déplorables…
Pour ne pas devenir trop complaisant, sinon complice, de cette mauvaise habitude d’entreprise et de ces conséquences, les 4 syndicats, (CFDT, CGT, FO et UNSA) appelés à négocier ces accords, auront la grosse responsabilité de produire des contenus d’accord suffisamment solides, concrets, et surtout bien appliqués sur le terrain à l’ensemble du personnel.

La patience collective en vue d’une meilleure QVT ou d’un accès aux données ont du être soumises à des étendues calendaires qui auraient de quoi rendre jalouses les pleine de Sibérie. Bref, il était temps… Et le temps d’ailleurs nous a renseigné sur le sérieux (sinon sur les dispositions) de la direction générale en matière de priorités et à quel point elle est prompte à éviter tout empressement ou excès en matière de QVT.

Il n’y a d’ailleurs pas eu plus d’empressement pour se conformer à la loi en matière de BDES… Jamais mise en place malgré des délai légaux pourtant très clair et alors que sur le terrain, pour des centaines de représentants de CHSCT, pour des élus CE, des DS, RS ou pour tout salarié qui compte sur ses représentants du personnel, c’est autant de moyens légaux en moins ou d’entraves en plus à l’exercice de leurs missions.

Alors que les CHSCT des Ehpad et des SSR ne disposent même pas de BDES et que les négociations QVT avaient fini par prendre des airs d’arlésienne, nous tenons la direction générale (avant celles des sites) directement responsable des dégradations de conditions de travail et de prises en charges que nous ne cessons de constater. Il appartient donc à la direction générale de faire cesser sans délai les dégradations et leurs causes et il leur appartient tout autant de réparer, sinon de dédommager. Les salariés sont ainsi en droit à présent d’obtenir des mesures concrètes et sans ambiguïté, à la hauteur de la situation.

A ce jour nous ne connaissons pas les propositions QVT des 3 syndicats ( CFDT, CGT, FO ) et SUD n’a pas été invité ni solliciter pour ces négociations. Peut-être parce que nos nombreux articles sur le sujet en disaient déjà assez long et que la direction n’a pas souhaité nous entendre en débattre.

Nous nous en remettons donc aux syndicats CFDT, CGT, FO que nous invitons à faire mieux que l’UNSA (là dessus nous ne sommes pas trop inquiet – voir propositions de l’UNSA plus bas) et à être intraitable sur tous les sujets incontournables, c’est à dire face à tout ce qui dégrade la vie de salariés au travail :

  • La pénibilité / les absences non remplacées / les insuffisances d’effectifs / les sur-charges et sur-exigences de travail / les RPS

  • Les insuffisances de protection sociale ou sanitaire

  • Les pressions et répressions

  • La poses de CP conditionnées par des objectifs comptables

  • Les contradictions pressurisantes entre le commerciale et la réalité terrain

  • voire aussi notre précédent article

Pour la Qualité de Vie au Travail qui sera négociée bientôt (espérons le), l’UNSA a rédigé des propositions qui concernent quasi exclusivement les sièges et les directions. Autrement dit rien dans ces propositions ne s’adresse aux métiers qui sont directement au cœur de l’activité principale du groupe Korian et rien sur la pénibilité grandissante qui les concerne.
Peut être pour l’effet de surprise, sinon par déni du soin, l’UNSA dans ses propositions a ainsi complétement ignoré les AS, ASH, AMP, ASG, AVS, IDE, IDER, IDEC, Kiné, psychologues, psychomot, ergo, gouvernantes, serveurs, serveuses, cuisinier-e-s, plongeurs, animatrices, standardistes, secrétaires, agents techniques, … n’ayant pas mieux à proposer pour eux qu’une réfection de leurs vestiaires (déjà prévue depuis 2016)…? Il y a là une vacuité de proposition terrible qui en dit long sur les priorités ou les proximités de l’UNSA.

Leur constat nous semble pourtant assez juste quant aux conditions des travail des directions de site et personnel des sièges, qui ne sont pas en reste de leurs lots de pression mais les propositions qualités ne sont pas renversantes… Et il en faudrait plus là aussi pour qui vise un engagement fort et une identité groupe des directions et autres personnels sièges (c’est mieux que chasseurs de primes). Mais quand bien même la QVT des directions et personnels sièges serait à la hauteur, et sauf à vouloir cliver sièges/directions et les milliers de salariés des SSR et EHPAD Korian, un syndicat peut-il à ce point ignorer autant de salarié d’un coup…?

Alors qu’un grand nombre de directions de site et de personnel de sièges passe déjà plus de temps perso avec son téléphone, PC ou messagerie pro, qu’avec leurs proches, on s’étonne que le télé travail arrive en n°1 dans les propositions de l’UNSA… Les propositions sont même tellement peu ambitieuses (sinon déjà existantes) qu’il est plus que probable qu’un certain nombre d’entre elles seront retenues. Nous espérons que l’entreprise n’a pas engagé trop de frais en R&D ou de consultance pour des propositions patronales en matière de QVT alors que l’UNSA l’a déjà fait gratis, et le tout servi sur un plateau qui alimente la négociation…

Le personnel mérite mieux que ça et même une patronat pragmatique peut faire bien mieux que l’UNSA.

QVT, BDES, nous recueillons ici votre avis ou vos questions

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BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Politique groupe

Congés annuels 2017 Korian : une campagne qui campe.. sur ses positions

 carte-vacances

Alors que la campagne 2016 avait suscité une émotion telle que cela nous a valu une quantité de sollicitations sans précédents, motivant plusieurs actions auprès d’inspections du travail, voici qu’une nouvelle note de campagne a été présentée sur certains sites pour les congés annuelles 2017.

La pétition en ligne que nous avons lancée l’an dernier sera bientôt désactivée et toutes les remarques et propositions que vous nous avez adressées par ce biais, et qui nous parviennent encore, seront prises en compte pour des alternatives à la nouvelle campagne CP Korian qui n’est guère mieux que la précédente. Si vous n’avez pas déjà signé la pétiton, elle est ici et il n’est pas trop tard . Et pour un rappel de ce qu’on appelle chez nous « l’affaire Allo mes CP » c’est par là.

Est ce par résolution 2017 que la direction s’obstine à vouloir imposer à ses collaborateurs la pose de 18 jours de CP? Seul bémol cette fois ci comparativement à l’an passé, la direction a ramené à fin octobre, au lieu de fin septembre, la fin de période pour la prise du congés annuels. Pour autant, sans raison apparente, et alors que la période « été (au sens de la convention collective) démarre au 1er mai, Korian entend la réduire en la faisant démarré au 1er juin.  Autrement dit, le projet de l’entreprise conduit à faire poser 70% des CP acquis sur une période de 5 mois.
Pour qui voudrait prendre des congés après le 31 octobre il ne restait plus que 12 jours maximum avant juin.

Dans le même temps, la politique CP 2017 n’apporte aucune amélioration pour le mode de décompte des CP posés. Non seulement le décompte reste en jours ouvrables, ce qui revient à décompter des jours de repos, autant dire une aberration pour nous vu le grand nombre de temps partiel ou de personnels en longues journées qui ont ainsi un grand nombre de jours de repos décomptés de leurs CP. Mais la note ou la forme de sa rédaction propose d’aller plus loin en restreignant encore certaines possibilités de cumule de CP et de recup ou de jours fériés.

Voilà qui promettrait encore bien des tensions et incompréhensions entre les chefs de services et leurs équipes. Tout aussi irresponsable serait, sous cette forme, la gestion des remplacements des absences, plus nombreuses sur une même période.

Quelque soit la motivation avancée par le groupe en matière de CP, nous ne sommes pas dupe que c’est encore une fois l’intérêt financier qui prévaut et qui contraindrait une nouvelle fois les conditions de prise en charge et de séjour, ainsi que les libertés individuelles des collaborateurs.

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Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Dernières nouveautés du groupe : 1 ouverture, 1 vente, et 1 CODIR tout neuf

monopolyy

Un hôpital Korian, qui était passé du Public au Privé, quittera le giron du groupe Korian pour rejoindre celui d’un autre groupe privé, la finalisation du rachat de l’Hôpital des Courses par Vivalto Santé devrait avoir lieu début décembre 2016. Mais avant cela c’est Korian Parc des Dames, un nouvel Ehpad du groupe comptant 84 lits, qui a ouvert ses portes lundi à St Germain en Laye (Yvelines), cet établissement doit accueillir notamment une bonne partie des salariés de l’hôpital des Courses de Maisons Laffitte revendu par Korian (voire notre précédent article).

Peu de temps après l’arrivée dans le groupe de Remi Boyer (ex DRH au sein du groupe automobile PSA à l’époque du retentissant conflit social qui depuis à même donner un film.), 3 nouvelles Direction Générales France viennent de prendre leur poste : Fréderic Durousseau, Directeur Développement Immobilier, il est issue de Center Parc / groupe Pierre et Vacances, Charles-Antoine Pinel pour le pôle Sénior (290 sites), il est issue lui aussi du monde du tourisme (Pierre et Vacances) et Nicolas Mérignot pour le pôle Santé (81 sites) il est issue du secteur de la santé et nous tenions à le signaler.

Au vu de l’expertise européenne en tourisme dont se dote le nouveau CODIR France, des salariés taquins voudront peut être son avis sur la politique Korian 2016 en matière de prise de congés payés… D’autres pourraient songer à une passerelle de rêve pour leurs CE vers des vacances, des loisirs ou encore des voitures, le tout à des prix imbattables et au possible avenir d’un équilibre vie professionnelle / vie privé pour espérer en profiter…

Mais, plus vraisemblablement, il faut surtout s’attendre à ce que le Codir Général de Korian France qui est désormais au complet démarre le fameux « plan stratégique » pour 2021 annoncé récemment par Sophie Boissard et s’attaquent à la barre des 5% d’une croissance que des dizaines de milliers de salariés portent chaque année sur leur dos.

Politique groupe

Présentation du plan stratégique de Korian sur 5 ans Vs Le prix à payé du profit

Malgré un projet plus que rentable, les ambitions de l’entreprise présentées ce jeudi étaient jugées « décevantes » par les marchés qui « s’attendaient à mieux »…(sic) si bien que ce nouveau plan a été suivi d’une chute en bourse de l’action Korian de -6,5%.

5-pourcents

Est ce qu’un jour les marchés et surtout leurs acteurs accepterons l’idée que les soignants, les patients / résidents, la dépendance , la santé, en bref l’Humain, ne sont pas des marchandises sur lesquels on spécule comme ça se fait sur les kilos de patates, sur la farine, ou sur les barils de brut ?

Pour contenter d’avantage les marchés, faudrait-il accepter que des quêtes de rentabilité toujours plus insatiables se fassent au détriment de l’Humain, des soignés et des soignants ?

Nous laissons celles et ceux qui connaissent le mieux l’activité du groupe, (les professionnels et les usagers d’établissements) transposer sur leur terrain et dans le paysage de leur quotidien les conditions de cette réussite financière extrêmement forte mais qui déçoit pourtant les plus gourmands.

Comment faire plus avec de moins en moins ? Quel risque y a-t-il à être trop en marges ? L’hyper croissance est-elle bonne pour la santé ? Sur quels dos se font les réductions de coût ou les réductions de charge ?
Les réponses sont assez évidentes mais voilà de bonnes questions à se poser plutôt que de sonder l’avenir par les yeux d’une calculatrice.    

Le plan prévu pour Korian :

+5% de croissance annuelle moyenne pendant 5 ans avec à terme « un chiffre d’affaires voisin de 3,8 milliards d’euros » et une légère hausse de sa rentabilité ! « Un taux de marge d’excédent brut d’exploitation sur chiffre d’affaires voisin de 14,5%, et une extension du parc de 2.500 à 3.000 lits par an sur cette période ».

Pour 2016, Korian vise un chiffre d’affaires 2016 proche de 3 milliards d’euros et une marge brute d’exploitation de 14%. Au premier semestre, la croissance organique a atteint 4% et l’excédent brut d’exploitation du groupe a progressé de 20% à 207 millions d’euros.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/09/15/97002-20160915FILWWW00153-korian-presente-son-plan-strategique-a-5-ans.php

La messe est dite mais manque encore la recette.
A la place, un autre article dans une toute autre presse nous offre une petite page de réclame, à l’intention de futures salariés, réalisée par le directeur restauration et hébergement du groupe Korian. Il est vrai que la politique restauration au sein du groupe nous a donné ces dernières années des exemples très concrets de ce que les hausses de marges et de rentabilité occasionnent chez le personnel, sur les conditions de travail et sur la qualité des repas.

Selon M Parrot, fin connaisseur des conditions de travail au sein de l’entreprise, quels sont les avantages à postuler pour le groupe Korian ?
Réponse donnée cette semaine au journal L’Hôtellerie Restauration :

« En premier lieu, nous pratiquons les 35 heures et nous évitons au maximum les coupures, surtout dans nos établissements situés en Île-de-France. Ajoutons à cela des jours de congés consécutifs, des postes en CDI uniquement – en dehors des postes de remplacement – et la possibilité de se former grâce à notre institut de formation. Nous construisons nos propres modules de formation pour répondre au plus près aux besoins de chacun. C’est le cas, par exemple, d’une formation au service en salle et aux arts de la table, ou encore de la mise en place d’une formation ciblée sur la cuisson basse température. Nous proposons également l’accès à la validation des acquis de l’expérience pour les responsables hôteliers. Chez Korian, nous prenons soin de faire évoluer nos salariés. Bienveillance, responsabilité, transparence et initiative sont les quatre valeurs du groupe : elles s’appliquent aussi bien à nos clients qu’à nos équipes ».

http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/emploi/2016-08/Christophe-Parrot-Chez-Korian-nous-prenons-soin-de-faire-evoluer-nos-salaries.htm

 

Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, Politique groupe

Le groupe Korian va céder l’hôpital des Courses de Maisons-Laffitte

monopolyy

Que de changement en peu de temps pour les personnels de l’hôpital des Courses de Maisons-Laffitte ! Le Groupe Korian s’apprête à revendre l’établissement à Vivalto Santé, 2ans à peine après l’avoir racheté.

Pour le personnel de cet établissement spécialisé en MCO, la moitié resterait avec le repreneur. Une trentaine de salariés resterait dans le groupe Korian et rejoindraient le nouvel EHPAD Korian de Lisière Pereire à Saint-Germain qui doit ouvrir en octobre. Plus incertain en revanche pour une vingtaine de personnel administratif et médecins qui vont passer par la case mutation interne via une « bourse à l’emploi » au niveau de l’île de France.

Sources :
http://www.leparisien.fr/maisons-laffitte-78600/maisons-laffitte-un-nouveau-repreneur-pour-l-hopital-des-courses-04-09-2016-6093045.php
http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20160902-economie-vivalto-sante-s-apprete-a-racheter-a

Accords et Actus CE - IRP

AlloKorian : la NewsLetter qui sonne bien – L’épisode n°2 vient de sortir

Cher-e-s salarié-e-s du groupe Korian rassurez vous, (et vos collègues avec au passage) niveau chèques cadeaux et offres CE, vous ne manquerez de rien et tout sera même plus beau qu’avant.

Vous connaissiez AlloKorian ? Vous ne connaissiez pas ? Non mais allo quoi ?!

L’épisode n°2 vient de sortir et même plus tôt que prévu car nos oreilles ont été alarmées d’apprendre qu’il y aurait des salariés inquiets…

Inquiets de perdre leurs emplois? Inquiets que leurs salaires soient gelés? Inquiets de travailler plus pour gagner moins, ou à cause de la Loi Travail, ou inquiets qu’on leur impose des baisses de droits ?
Pour tout ça, on aurait compris, mais non..
La 1ere cause d’inquiétude du mois de juillet aurait pour origine douteuse l’idée que des salariés pourraient se faire spolier de leur droit aux offres du CE… Spolier par qui, spolier comment, spolier pourquoi ?
En réalité par personne, sinon par supercherie et parce que quelques rapaces trouveraient parmi les salariés inquiets de nouvelles proies faciles.

Ces rumeurs laissant croire qu’il n’y aurait plus d’avantage CE, circulaient déjà avant les élections des Délégués de Sites, lorsque des candidats (voire des directions) en manque d’inspiration n’avaient trouvé meilleur programme anti revendicatif que de clamer à des salariés crédules des trucs du genre : « Je vous préviens hein, si untels et untel sont élus, vous allez le regretter car y aura plus de chèques cadeaux »… Bon, untel et untel ont pourtant été élus, il n’a jamais été question de supprimer les offres CE mais au contraire de les augmenter en budget et en nombre. Mais apparemment les mêmes aigreurs de bac à sable motivent de nouveau le recours aux mêmes mensonges pour discréditer des élus qui travaillent et portent les projets prometteurs des CE Korian.

Alors rassurez vous, pour la Loi Travail, les rémunérations et tout le reste, l’avenir est trés incertain, mais niveau chèques cadeaux et offres CE, vous ne manquerez de rien et tout sera même plus beau qu’avant.

Les abonnés à notre Newletter AlloKorian savaient déjà par exemple les raisons de certains retards dans la mise en place des offres, et savaient toutes les bonnes nouvelles qui les attendent à partir de septembre. Mais les abonnés savaient aussi mieux que les autres, les vraies dangers et menaces qui planent sur la santé, sur les soignants.

A l’avenir, pour les plus inquiets, au lieu de vous inquiétez inutilement demandez nous et lisez nous.

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Accords et Actus CE - IRP, Conditions de travail, droit du travail, salaire

NAO : Négocations Annuelles Obligatoires Korian – détails et commentaires

    NAO Korian 2016      :
Dans les établissements Korian pendant ce temps les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) ont eu lieu. Nous n’y étions pas, le personnel a été globalement très peu informé en amont, et aussi peu mobilisé ou associé pendant.

Sans surprise les concessions de la direction n’ont pas été à la hauteur des attentes : Des miettes lâchées par-ci, des miettes retirées par là, et même parfois des miettes assez rassies selon nous. Les syndicats ont su malgré tout rester fermes pour éviter le pire et pour arracher des garanties nouvelles en faveur des plus bas revenus (notamment pour le personnel des SSR, et HAD). Mais la Santé est pour nous la grande perdante de ces négociations.

Pourtant, les sujets de mécontentement sont nombreux, voire intenses parfois : Revenus, surcharges, autoritarisme, « travail à la chaine », temps de travail, temps de repos, tensions, pressions, travail précaire, etc. presque chaque jour nous recevons des plaintes de salarié-e-s. Cela justifierait amplement la mise en place de droits nouveaux et de protections concrètes pour tout le personnel… Mais cet accord de NAO en est très loin.

Les syndicats ensemble ont tenté de pousser la direction à améliorer le contenu, et ne manquant pas d’arguments pour ça ils y sont parvenus en partie, ils ont évité que le résultat des NAO ne soit pire, mais quand même… Les salarié-e-s valent mieux que ça et la direction peut mieux faire.

Le refus de mettre en place la Subrogation est selon nous un choix irresponsable et indigne d’une entreprise de santé. Encore plus lorsque la Prime de Présentéisme discriminerait le personnel malade et les accidentés du travail…

Mais restons positifs ! Et parce qu’un salarié averti en vaut deux, informons nous toutes et tous ensemble pour obtenir plus la prochaine fois !

    Ce qu’il faut savoir des NAO :  
Ci dessous des extraits de l’accord NAO 2016 (en image) commentés par nos soins. L’intégralité de l’accord pourra être obtenu par mail sur demande.

 

    Quel avenir pour les Primes PASE et Stabilité ?
Ce ne sera pas bon pour tout le monde, ou alors ce ne sera pas pour tout suite..
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L’ancienneté est prise en compte et elle augmente le maximum de la prime. En dessous d’un an d’ancienneté on a la droit à rien (comme avant). A partir de 12mois on peut avoir 30%, 60% au bout de 2ans, 100% la 3éme année, 104% à 4ans d’anciennté, puis 1% de plus par année d’ancienneté supplémentaire.
Le montant se calcule en fonction de votre SMC (il est inscrit sur vos bulletins de paie). Pour le personnel de SSR, HAD, et Hopital voire le tableau ci-dessous
(qui intégre une augmentation négociée de la valeur du point).

Les conditions de calcul des primes ont été revues, pénalisant de façon ahurissante les absences pour maladie ou pour blessure au travail en comparaison des salarié-e-s bien portant. Une situation éminemment discriminatoire et grave pour la Santé (celle du personnel, mais aussi celle des personnes prises en charge). 
Attention donc : si vous êtes blessé-e, si vous ou vos enfants sont malades, alors cette prime vous aimera moins que les autres… Et en 2016, encore plus qu’en 2017…

Pour 2017 ce sera mieux, seulement si la direction ne revient pas sur l’ensemble des absences assimilées légalement à du temps de travail effectif (Exemples : accident de travail, maladie professionnelle, formation, congés payés, RTT ou heures de délégation) sont maintenues sans impacte sur la prime.

     Dimanches et Jours fériés travaillés, c’est mieux qu’avant par-ci c’est moins bien par là…    

La sujétion des dimanches et jours fériés va baisser pour les ex-Medica (7€ brut de moins pour un salarié en 10h) et augmente légèrement pour les autres (7€ de plus pour 10h)…

      Revalorisation salariale    

Par une augmentation négociée de la valeur du point, tout le personnel du Pôle Sanitaire pourra bénéficier désormais  d’augmentations de RAG, de Sujétion (dimanche, fériés) et des montant cible des Primes de Présentéisme. Une revalorisation bienvenue surtout pour les salarié-e-s de SSR, HAD ou Hopital qui à l’inverse des personnels d’EHPAD ne disposent pas des mesures de la convention collective en faveur de la majoration de l’ancienneté. Une mesure qui nous semble juste pour rattraper les retards et équilibrer les revenus minimum de tous les salarié-e-s des pôles Sanitaire et Sénior.

La vraie bonne nouvelle concerne les personnels de SSR, HAD, Hôpital et EHPAD qui ont le salaire minimum

Pour l’ensemble des salarié-e-s du groupe, 10€ brut par mois en plus sont prévus pour ceux dont le salaire ne dépasse pas le minimum conventionnel d’au moins 25€ brut. Tous ceux là seront augmentés mais pas les autres.

      Prime de diplôme pour les futures ASD et AMP     

Les AS ou AMP qui quitteraient l’entreprise avant le 7éme ou le 12éme mois ne toucheront pas les autres versements. La prime est de 750€, versée en 3 fois : 250€ après présentation du certificat à l’employeur / 250€ 7mois après / et 250€ 12mois après.
Cette prime ne concernera que les soignants qui auront leur diplôme après cet accord mais pas celle qui l’ont déjà eu avant.

      Prime médaille du travail      

En échange de cette Prime, les 27 Ehpad Medotels perdent la prime « anniversaires » qui valorisait autrement mieux les anciennetés dés 10ans.
Une généralisation de la prime anniversaire pour tous les établissements du groupe aurait été bienvenue…
Mais au lieu de ça, désormais, entre 20ans et 40ans de métier, chacun aura droit à une médaille (pas en chocolat mais pas en or non plus..) gravé à son nom, plus d’un certificat… Avouez que vous en rêviez. Les NAO l’ont fait et prévoient un chouilla plus, c’est à dire une prime financière, en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise. 100 à 250€ peuvent être perçu ponctuellement + 15€ par année d’ancienneté à partir de 5année minimum


       Jours Enfants malades      

Chaque salarié-e du groupe qui a à charge un ou des enfants de moins de 16ans, dispose en cas de maladie d’un enfant de 12 jours de congés par an mais 4 seulement sont rémunérés comme temps de travail.

Les NAO prévoient que si votre enfant est reconnu en situation de handicap, vous bénéficierez de 2 jours supplémentaires en cas de maladie de l’enfant.

Un justificatif du handicap est nécessaire à remettre à l’employeur.
Dans tous les cas, handicap ou non, absence rémunérée ou non, pour toute absence pour enfant malade, un certificat médical doit être remis à l’employeur.

Retrouvez l’intégralité de l’accord NAO dans votre établissement au panneau d’affichage sinon demandez nous le fichier par mail.

Accords et Actus CE - IRP, Elections Korian 2016

Korian : Quand certains représentants du personnel seraient avantagés bien plus que d’autres salariés

Hier, à moins d’un mois du 1er tour, et après clôture des dépôts des listes, la direction de l’entreprise réunissait 4 syndicats (CFDT, CGT, Fo et UNSA mais pas les autres…) pour leur soumettre un projet d’accord prévoyant des « cadeaux »*  à certains des représentants du personnel désignés après les élections.
* de très gros avantages bien au dessus du socle légal.

Par exemple, quelques salariés (2 maximum par syndicat, mais pas pour tous les syndicats!) auraient la possibilité d’être totalement libérés de leur travail pour se consacrer à plein temps à leur mission de délégué syndicale.

D’autres syndicats ne disposeraient que d’un seul représentant syndical pour 80, 135 ou 156 établissements différents (selon les CE) et n’aurait que 4h par mois pour contrôler les conditions de travail et exprimer les revendications de plusieurs milliers de salariés répartis sur toute la France ou sur moitié de la France.

Pour certains syndicats, une augmentation très importante de moyens (beaucoup plus que ce que prévoit la loi) contre aucune amélioration pour d’autres. Ce qui revient à augmenter considérablement les avantages des uns sur les autres…

On se demande bien en quoi de telles clauses de projet ou leurs discussions répondraient aux attentes des 20 000 salariés Korian, ou en quoi elles seraient garantes d’équité syndicale en matière de « dialogue sociale »…

En parallèle le même projet prévoit aussi que des établissements de 50 salariés disposeraient de 4 délégués alors que les très nombreux établissements de moins de 50 salariés eux n’en auraient que 2 pour les représenter (et disposeraient en plus de moins d’heures chacun pour exercer leurs missions).

Établissement de 50 salariés : 4 délégués de site

Établissement de 49 salariés : 2 délégués de site

Extrait du projet prévoyant ça : « Compte tenu de l’extension du principe de la « délégation de site » dans les établissements de moins de 50 salariés, il est convenu que le nombre de siège à pourvoir dans ces établissements pourra être inférieur à celui prévu dans l’article R.2391-2 du Code du travail. »

Une disposition postérieur au protocole d’accord préélectoral qui a déjà fixé le mêmes écarts de nombres de délégués entre les deux type de sites.

Notons au passage l’empressement de la direction à vouloir conclure un nouvel accord de droit syndical, si peu de temps avant les élections, au lieu d’attendre la mise en place des futurs CE pour le faire. En effet, l’article R.2391-2 du Code du travail, cité dans le projet d’accord n’existe pas encore…

DIALOGUE-SOCIAL

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Elections Korian 2016

Négociation d’entreprise : Le rôle des CE et des syndicats

En cette période électorale, plusieurs syndicats font et refont de belles promesses aux salarié-e-s et souvent en contradictions avec tout ce qu’ils font, ont fait ou n’ont pas fait dans les CE qu’ils occupent en nombre depuis des années.
Raison de plus pour s’intéresser de prés aux élections Korian, au fonctionnement des négociations.

Un grand nombre de décisions qui s’appliquent à l’ensemble du personnel des établissements sont définies par le code du travail et la convention collective. Mais, lorsque des syndicats majoritaires s’entendent avec la direction, des accords d’entreprise peuvent prévoir des disposions non permises par les deux premiers textes. Ca fait sens si c’est pour améliorer la loi mais de tels accord peuvent aussi la diminuer ce qui fait beaucoup moins sens…

Les raisons qui peuvent mener des syndicats à signer des accords dit défavorables aux salarié-e-s sont ambiguës et peuvent être diverses.

  • la complexité d’accord, dit « foure-tout » où un même texte prévoit de nombreuses dispositions, dont certaines qui intéressent tel ou tel syndicats où telle ou telle catégorie de personnel, là où d’autres font du tort aux intérêts collectifs. Or c’est tout ou rien et la signature de tel accord s’applique pour toutes les dispositions qu’il comporte.

  • la complexité d’accord dont tel ou tel syndicat qui le négocie ne mesure pas les conséquences, sinon bien plus tard lorsqu’on ne peut revenir en arriére.

  • Certains syndicats ou certain-e-s salarié-e-s qui les représentent privilégiant leurs intérêts personnels au détriment de ceux des salarié-e-s qu’ils représentent. Ceci est particulièrement à craindre lorsque les décisions reposent sur un petit nombre de personnes.

  • La direction qui négocient les accords avec les syndicats est généralement à l’initiative des projets et c’est elle qui rédige et propose les bases sinon l’ensemble du texte. Or, quelque soit la nature et la pertinence des discussions et des débats, c’est la valeur de l’écrit final qui fait loi, pour des textes qui font souvent plus de 10 pages.

    Nous estimons que beaucoup d’accords signés ces dernières années ont été mal négociés, au détriment des salarié-e-s, pour l’une ou l’autre de ces raisons.

Les accords d’entreprise traitent pourtant de choses essentielles pour les salariés (prime, formation, épargne, augmentations de salaires collectives, élections professionnelles, conditions de travail, etc.)

Des choix aussi importants que des réorganisations collectives de fonctionnement ou de services (plannings, horaires, etc.) sont souvent décidés plus haut que les établissements et les salarié-e-s les plus concerné-e-s sont souvent les derniers informé-e-s. Le personnel se voit ainsi très généralement imposé des choix décidés par d’autres.

Le Comité d’Entreprise (CE) a son mot à dire et parfois un rôle concret dans ces décisions s’il les valide par accord ou par laisser faire. Les syndicats « représentatifs » dans l’entreprise (ça a dire ceux qui ont obtenus plus de 10% au 1er tour des élections CE d’avant) ont aussi une grande responsabilité puisqu’ils ont négocié avec la direction de l’entreprise tous les accords d’entreprise existant. Des syndicats qui ont eu les plus gros scores à ces élections bénéficient même de la possibilité de valider à eux seul certains accords (les mêmes accords qui sont souvent les plus décevant auprès du personnel).

Les futur-e-s électeurs et électrices que sont les 20 000 salarié-e-s Korian doivent donc avoir connaissance de ça avant le vote et ne pas oublier que les délégué-e-s de site qu’ils éliront, et qu’ils connaissent souvent mieux que les candidats au CE, n’ont qu’un rôle très limités (voire insignifiant) dans les décisions et les négociations prisent au niveau du CE et qui s’appliqueraient pourtant à tous les établissements de ce CE.

Voilà pourquoi il est très important de ne pas suivre aveuglément des mirages et des publicités provenant de syndicats qui ne viennent vous trouver que pour vos votes, ou ceux dont les élu-e-s sont souvent proches voir très proches de vos directions. Une fois passées les élections, et en cas de mauvais vote, il sera trop tard pour changer d’avis ou pour changer de représentant…

Faire le choix des listes SUD Santé Sociaux Solidaires partout où elles sont présentées, c’est choisir un fonctionnent différent des autres syndicats dans la mesure où les décisions collectives chez nous ne sont pas prises par 1 individu. Les représentants qui signent ou négocient pour notre syndicat le font sur la base de concertations en amonts avec l’ensemble des adhérents. C’est un principe simple de démocratie, que les autres syndicats oublient trop souvent et qui motive de plus en plus d’élu-e-s ou d’adhérents à quitter leurs syndicats pour nous rejoindre.

S’il n’y a pas partout de candidat SUD Santé Sociaux Solidaires pour le 1er tour des élections des délégués de votre établissement, (on s’excuse au passage de ne pas avoir bénéficié des mêmes facilités que d’autres syndicats de la part de certaines directions pour accéder au personnel des sites)  ça n’empêche pas les salariés de voter SUD Santé Sociaux Solidaires au CE, bien au contraire !
Car si vous n’aviez pas de délégué de confiance sur votre établissement vous aurez besoin, encore plus que d’autres, de nous avoir au CE national.

8 syndicats ont pris part aux discussions du protocoles préélectorales Korian : La CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT, FO, le SAP, SUD Santé Sociaux Solidaires, et l’UNSA

SUD Santé Sociaux Solidaires et FO ont refusé de le signer contrairement aux 6 autres syndicats.
Pour nous, plusieurs clauses de cet accord sont illégales et défavorables à une représentation de proximité pour les salariés, raisons pour laquelle nous n’avons pas signé et saisi la justice, en faveur d’un accord préélectorale plus juste et plus favorable aux salariés.

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Elections Korian 2016

Élections CE DP-CHSCT Korian 2016 : Les programmes

le syndicat c'est nousLogo Sud santé sociaux

Depuis quelques jours tous les syndicats qui ont présenté des candidats pour l’élection du 8 mars prochain ont tous transmis à la direction leurs « professions de foi » (ce sont les déclarations d’intentions des syndicats) et pour celles de certains syndicats le constat ressemble surtout à des pubs illustrés (voire des pubs d’entreprises..) très loin de la réalité des salarié-e-s.

Est ce que les salarié-e-s pourraient se fier aux publicités de syndicats qui ne s’intéresseraient à eux qu’en période électorale ou pour prélever des cotisations?

A SUD Santé Sociaux Solidaires, nous avons une autre conception du syndicalisme et de la représentation du personnel que nous voulons au plus prés des salariés. Aussi nous vous faisons part ici de nos déclarations d’intentions remises à l’entreprise pour présenter notre défense de l’ensemble des salarié-e-s et de leurs conditions.

Les élections sont prévues pour plus 20 000 salariés d’établissements (Ehpad, SSR, HAD, SSIAD, etc.) ainsi que pour l’ensemble du personnel des Siéges. C’est pourquoi nous avons deux projets, deux programmes cohérents, réalistes et qui se complètent l’un et l’autre sans cliver aucun personnel.

Les intentions de SUD Santé Sociaux Solidaires pour les salariés des EHPAD et des établissements Sanitaires (à diffuser et partager à vos collègues autant que vous le souhaitez) :

Consultez nos déclarations d’intentions et les raisons qui nous poussent à nous engager

Le projet de SUD Santé Sociaux Solidaires pour les salariés des Sièges, pour les Directions d’établissements et pour les fonctions supports.

Consultez nos constats et nos propositions pour favoriser une meilleur gestion managériale d’entreprise, qui profiterait au personnel des sièges et à l’ensemble des personnel des établissements.

Ces documents, peuvent être affichés et communiqués librement à l’ensemble de vos collègues. Ce blog et notre page Facebook peuvent également être partagés à toutes celles et ceux qui souhaitent s’informer auprès de nous ou nous contacter.

https://www.facebook.com/SUD-Santé-Sociaux-Korian-1067353586650042/

https://greveurschampdemars.wordpress.com/

Accords et Actus CE - IRP, Actu sociale, BTHE, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Élections CE DP-CHSCT Korian 2016 : les perspectives

Une bonnes nouvelle pour toutes celles et ceux qui veulent du changement et qui veulent aller mieux : SUD Santé Sociaux Solidaires est engagé et partie prenante de ces élections dont le 1er tour de vote à lieu le 8 mars prochain.

votez SUD

Les salariés qui seront bientôt appelés à voter (et pour certains à se porter candidats) doivent comprendre les enjeux et les conséquences de ces élections qui poseront le cadre pour au moins 4 ans et qui devraient permettre :

– Soit se donner les moyens d’instances et de représentants du personnel pour améliorer les Conditions de Travail, l’Entreprise, les Salaires, les Carrières, l’Emploi, les Congés, la Santé, etc. Bref des instances et des élus qui pourraient concrètement améliorer la Vie des Salariés.

– Soit de ne rien changer et de continuer comme avant avec les mêmes syndicats et les mêmes représentant mollassons ou bruyant (mais juste pour faire du bruit avant de mieux s’arranger en coulisse).

Au travers du récent protocole préélectorale voulu par la direction de l’entreprise et par 6 organisations syndicales, ainsi qu’une série d’accords précédant *, une troisième perspective esquisse ce que nous assimilons à un sérieux recul du droit et de la représentation des salariés. C’est la raison pour laquelle nous avons refuser de signer cet accord, « du pire » dirons nous, signé par d’autres après que la direction et d’autres syndicats rangées du même côté n’aient pas retenues les meilleures possibilités permises par le droit que nous soutenions pour améliorer le représentation quotidienne des 20 404 salariés de l’entreprise ainsi que leurs conditions.

Certains syndicats, tel l’UNSA, sont fiers d’inonder chaque établissement d’un courrier de propagande par lequel ils se félicitent d’avoir soutenu et signé la proposition patronale, obtenant ainsi 4 CE pour toute la France au lieu d’un CE pour chaque site qui serait rattaché à un grand CE central.
Indirectement l’UNSA se félicite donc d’avoir détruit des dizaines de CE existant et empêché prés de 380 établissements de disposer du leur propre. Mais ils n’ont pas agit seuls.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, signataires eux aussi du protocole, sont tout aussi complices et responsables que l’UNSA quant à cette casse de proximité des moyens de défense du travail et de représentation des salariés.

La direction négociante, sensée être proche (géographiquement parlant) de ses collègues directes et de leurs conditions, sinon concernée par le sort plus général des 20 404 salariés de France, n’a pas eu non plus de scrupule à proposer la même chose, ni même à priver tous les sites des sièges et tous leurs salariés d’un CHSCT pour chaque site distinct… Les Burn-out, le Stress, et autres Risque Psychosociaux sur les sites des Sièges n’ont donc plus qu’à bien se tenir loin d’une instance qui ne sauraient les voir…

Ceci est à l’image à nos yeux de l’ensemble de ces négociations, sensées, dit-on, favoriser les salariés, alors qu’elles favoriseraient avant tout des syndicalistes pantouflards, confinés au rôle autrement glorieux de gérant de chèques cadeaux (ou des œuvres sociales comme on dit) plus gros, grande victoire promise par la fusion… Ce rôle, dans le droit français, n’est pourtant pas sensé éclipser ou diminuer la représentation dans son ensemble ou encore la capacité à agir au plus prés des salariés en faveur de meilleurs conditions, de meilleurs revenus et d’organisations meilleures pour tous et toutes

Pour SUD Santé Sociaux Solidaires, un autre monde du travail est possible et surtout il est nécessaire. C’est cette nécessité qui pour nous est et doit être au cœur des enjeux, et nous comptons sur chaque salarié pour jouer son rôle d’électeur dans cette perspective là et non en faveur des intentions patronales rampantes et distillées en filigranes au travers des séries d’accords récents.

Combien de salariés de l’entreprise trouvent aujourd’hui que le travail, son exercice et ses conditions sont meilleurs qu’avant la fusion ?

Combien aurait envie de prendre les mêmes et de recommencer dans les même conditions ou dans des conditions pires pour 4 ans?

Qui croirait qu’il suffit de se taire et d’attendre les bonnes grâces dirigeantes pour que le monde du travail aille mieux?

L’avenir digne de ce nom ne peut se faire sans vous, alors n’attendez plus, sentez concernés, acteurs, solidaires, unis et déterminés, force de proposition auprès d’un syndicat et de portes paroles de confiance.

* Les accords dits « des négociations Post Fusion », Dialogue Social », ‘Reconnaissance UES Korian » où n’ont d’ailleurs été conviés que 4 syndicats, ont été négociés pendants 2 ans suite à la fusion Korian-Medica avant de découler sur le protocole préélectoral actuel.

Il est nécessaire d’avoir des élections et des représentants mais les conditions dans lesquelles tout ça a été organisé et le modèle retenu sont très loin de nos attentes en faveurs des milliers de salariés Korian.

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016, Politique groupe

KORIAN : Fusion / CE uniques… Quelles conséquences et quelles perspectives pour 2016

Ce site permet l’échange et la réflexion entre les salariés et le syndicat SUD Santé Sociaux toutes vos remarques sont les bienvenues.

A l’approche des élections dans tous les établissements du groupe * il nous semble essentiel de considérer certaines conséquences de la fusion Korian Medica et de la fusion des IRP (Instances Représentatives du Personnel) sur les conditions de représentation des salarié-é-e quant à leurs droits, leurs conditions de travail, leurs salaires, etc.

  1. La volonté du groupe Korian depuis la fusion tend vers « l’harmonisation ».

    Un joli mot mais en pratique qu’est ce que ça veut dire?

    Cette « harmonisation » s’apparente à un même modèle d’entreprise pour tous. C’est une des raisons des nombreuses procédures en cascades que toutes et tous ont du adopter (souvent dans l’urgence) dans leurs établissements.

    Au lieu d’harmonisation, qui évoque l’harmonie, de bonnes relations et conditions de travail, nous voyons plutôt une uniformisation : des pratiques, des directives, etc.

  2. Les accords d’entreprise (« Dialogue Social », ‘Reconnaissance UES », et l’accord « préélectoral UES Korian ») dirigent selon nous cette uniformisation vers l’ensemble des établissements du groupe et de leurs personnel. C’est à notre sens une négation de ce que chaque établissement peut avoir de singulier, de part son cadre, son histoire, son infrastructure et sa clientèle, pour mieux se fondre, après réorganisations, protocoles, procédures, et autres lissages dans un moule made in Korian. Or ce moule jusqu’à présent n’a selon jamais su prendre en compte les nécessités les plus fondamentales du terrain ni les besoins tout aussi fondamentaux des professionnels de terrain. Au contraire, nous n’avons eu de cesse d’y voir un effort porté avant tout vers la profitabilité (consistant à tirer le plus de profit possible que chaque établissement, de chaque poste et donc de chaque salairé-e).

  3. La rentabilité est normal. Mais les efforts de profitabilité poussifs que nous avons constaté et déplorés ne servent selon nous que les actionnaires et font du mal aux salarié-e-s comme à la qualité. Ces efforts, font reculer de plus en plus la part du social et la part de l’humain. Soignants et non soignants sont de plus en plus confrontés à des cadences et des surcharges de travail qui ne laissent plus assez de place à la relation humaine avec le résident. La course contre la montre et la validation de procédures se font au détriment de la Relation dont le résident est souvent le plus en quête. Sans parler des conséquences de la profitabilité sur le plan matériel côté salarié-e-s comme côté résidents.

  4. La création de CE uniques pour un florilège d’établissements qui n’auraient plus de caractère distinct renvoie à une centralisation des moyens de représentation du personnel calquée sur la centralisation des directives groupes. La perte d’autonomie dans la représentation locale suivrait donc celle d’une perte d’autonomie des directions d’établissements. Plus les décisions et les représentations sont lointaines moins le terrain n’est représenté et moins il a d’autonomie.

Mais l’harmonie-uniformisation aura une autre conséquence indirecte, sur la plan des ressources humaines.

Auparavant, les directions d’établissements qui disposaient d’une autonomie relative quant à la gestion de leur site, étaient de fait responsables de tout et souvent seules fautives en cas d’affaires en justice. Dorénavant, dés lors qu’une politique d’entreprise stricte déciderait de la plupart des marches à suivre, ce sont les directions du groupe et non celles des établissements qui pourraient se voir attaquées et condamnées, que ce soit sur fond d’atteinte au salaire, de souffrance au travail, d’entraves, etc.

Mais ça ne change guére le sort des salarié-e-s.

En revanche, les élections à venir donneront à chaque salarié-é un nouveau cadre de représentation de leurs intérêts. Les conditions développer plus haut ne nous semblent pas du tout idéales pour favoriser le mieux mais c’est à chaque salarié-e de s’emparer des élections à venir pour définir le meilleur cadre possible. Chacun et chacune peut nous appuyer dans notre tâche et peut candidater auprès de nous. Pour nous soutenir et nous aider à représenter le plus grand nombre nous avions d’ailleurs donner la parole aux salarié-e-s sur ce site à travers un sondage anonyme et qui reste ouvert à toutes et tous jusqu’à la proclamation des résultats.

* sauf clinique des Grands Chênes.

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Elections Korian 2016

CE Korian et chèques cadeaux

La période de fin d’année rime pour beaucoup de salariés avec des cadences infernales, grosses fatigues, tensions accrues par encore plus de pression des chiffres, MAIS c’est aussi la période des Chèques cadeaux de Noël.

Nous avons donc voulu comparer les établissement pour savoir quels salariés avaient le plus et lesquels avaient le moins.

Et la découverte : C’est là où SUD est présent au CE que le montant des chèques de fin d’année sont les plus importants (150€).

Ailleurs ça va de 0€ à 60€, 95€, 120€.. ça dépend – MAIS autre découverte là où les montants des chèques cadeaux sont les moins haut, c’est là aussi qu’on nous signale les conditions de travail les plus dures.. En conclusion ; Que font les élus de ces CE ?

Un CE ça ne sert pas qu’aux chèques cadeaux, loin de là, ça agit aussi sur les conditions de travail, le nombre d’effectif, les salaires les primes, et plein d’autres choses.

Pour Noël nous décernons la palme aux élus du CE de Korian Villa ¨Pegase où SUD est le seul syndicat présent et où les salarié-e-s ont pu avoir des chèques cadeaux de 150€.

 

 

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, CHSCT, Elections Korian 2016

Élections Korian 2016 : Cet accord préélectoral qui porterait atteinte au droit

Le groupe KORIAN MEDICA tente depuis des mois d’installer, avec certaines organisations syndicales, un système de représentation du personnel profondément dérogatoire à celui prévu par le droit commun.

À la limite de la légalité et contraire à l’ordre public, des accords signés par la direction et quelques organisations syndicales créeraient de gros établissements qui concentreront la défense des intérêts collectifs des salariés dans les mains de quelques élus qui seront très éloignés des problématiques de terrain.

La Direction du groupe ne s’est pas cachée que ces accords limiteraient ainsi le risque de vagues dans les établissements. En effet, quoi de mieux que de fabriquer des élus centraux et centralisés qui par l’éloignement de la base ne pourront gérer guère plus que des chèques cadeaux de noël ou faire du syndicalisme institutionnel et inefficace. En effet, pour la défense des intérêts des salariés des conditions de travail, des acquis sociaux, des salaires, etc.. que resterait-il?

La suppression du délégué syndical de site est encore plus attentatoire à la défense des salariés. Sauf renier sciemment tous les fondamentaux et l’héritage syndical, nous ne comprenons pas que les syndicats signataires puissent accepter de fragiliser à ce point la représentation du personnel et de remettre en cause ce lien de proximité avec les salariés. C’est leur existence même qui est aussi en jeu à terme. Doit-on rappeler le système ORPEA où la Direction du groupe est en train de faire disparaître les syndicats représentatifs nationalement au profit d’un syndicat maison (Arc en Ciel), est ce le souhait inavoué des syndicats représentatifs de chez Korian de vouloir devenir eux aussi, à l’instar d’Arc en Ciel, des syndicats « maison », cantonnés à signer encore et encore tout ce que la direction aura concocté ?

Ces accords actent la disparition de la diversité syndicale à commencer par les organisations syndicales qui n’atteindraient pas 10 %. La Direction du groupe ne tente-t-elle pas d’ailleurs de négocier directement avec certaines fédération syndicale lorsque des négociateurs seraient prés à ne signer cette mort programmée?

Le groupe est aussi en train d’initier un autre projet de fusion de sociétés (le projet Les BEGONIAS voulant fusionner 33 sociétés du groupe) pour des raisons fiscales et stratégiques. Dans ces conditions, ce projet oblige en application du droit commun le rattachement de tous les salariés à un comité d’entreprise y compris ceux appartenant à une petite structure. Dés lors nous comprenons que la Direction du groupe qui a vendu aux organisations syndicales ces accords en leur faisant valoir ce rattachement des salariés des petites structures à un CE, a trompé les signataires puisque en tout état de cause dans le cadre des fusions juridiques des sociétés, elle y aurait de fait été contrainte.

Elle a en fait anticipé l’application du droit commun de la représentation du personnel pour en faire une adaptation nettement plus défavorable pour les salariés. En effet la centralisation de l’instance Comité d’entreprise ou bien encore le déplacement de la représentation syndicale loin des communautés de travail auront pour effet là aussi d’affaiblir la défense des droits collectifs et individuels des salariés dans les différentes entités du groupe.

Pour toutes ses raisons, nous ne serons pas signataires et nous appelons toutes les organisations syndicales dignes de ce non à faire de même pour ne pas compromettre durablement les droits des salariés à leur protection.

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Elections Korian 2016

Élections et droits du travail : Les textes à votre disposition

Le syndicat met à disposition de qui veut, l’accord préélectoral des élections Korian (DP CHSCT CE ) ainsi que les 2 conventions collectives Synerpa et FHP en vigeur dans le groupe, respectivement pour les salariés d’Ehpad et des établissements sanitaires.

Ces documents peuvent vous être adressé par mail sur simple demande. NOUS CONTACTEZ (en haut à droite de ce blog)

Même procédure pour nous adresser vos demandes de candidatures aux élections ou vos demandes pour vous syndiquer avec nous.

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BTHE, Politique groupe

Le CA a ses raisons que la raison d’un DG déchu n’entend pas…

Ainsi, le héro de la fusion défend coûte que coûte son bilan. Précisons que les problèmes managériaux évoqués dans l’article, invisible selon M Coléou, nous les avons pourtant vu… et la synchro avec sa prise de poste était même assez déconcertante, à moins que ce n’ait été qu’une coïncidence. Pour commenter les termes d’Hospimédia sur le sujet nous ne dirions donc pas le concernant qu’il a eu une « politique managériale un peu trop faible » mais qu’au contraire le groupe et l’ensemble de ses salariés aurait surement gagné à ce qu’elle soit moins agressive ou moins brutale.

Extraits de l’article Hospimedia d’Agathe Moret qui révient l’éviction surprise de Yann Coléou officialisé la semaine dernière par le conseil d’administration.

Hospimedia : Vous avez été poussé vers la sortie par le conseil d’administration, le 18 novembre dernier, vous a-t-on expliqué les motifs de cette décision soudaine ?

Yann Coléou : Cela a été ma dernière question. J’ai demandé pourquoi on en arrivait là et je n’ai eu aucune réponse. C’est le grand théâtre des avocats, ils ont essayé de picorer des éléments qu’ils ont intégrés dans un courrier pour pouvoir expliquer leur volonté de se séparer de leur dirigeant. Mais en tout cas, quand j’ai posé la question aux administrateurs, je n’ai eu aucune réponse. Tout le monde a piqué du nez dans son gobelet d’eau.

Hospimedia : Parce que, selon vous, cette décision n’est pas justifiée ?

Y. C. : Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le président [de Korian, Christian Chautard]. Lors de la conférence adressée aux investisseurs et analystes, il a dû y avoir une dizaine de questions sur la raison de mon départ. Les réponses, à chaque fois, n’étaient pas satisfaisantes. Dans cette conférence, il est dit que je suis un très bon manager, que j’ai fait du très bon travail, que j’ai eu des bons résultats et que cette décision traduit la volonté de tourner une page. Voilà ce qui est ressorti des propos du président. Je n’ai rien à me reprocher, les choses sont faites de manière totalement transparente. J’ai une indemnité de départ, il n’y a pas de faute — pour faire simple, je n’ai pas opéré de malversations — qui justifierait mon éviction du jour au lendemain. Mais c’est le lot de tous les dirigeants, nous sommes révocables, selon l’expression consacrée, ad nutum (de façon instantanée, sans justification ou préavis nécessaires, NDLR). Sauf que c’est bien de pouvoir expliquer. Et ce qui a été expliqué à la presse, aux analystes financiers et aux investisseurs a plutôt été mal perçu puisque le cours de la Bourse a chuté de 12% à l’annonce de mon départ. Ce sont 350 millions d’euros (M€) de valeurs qui se sont évaporées sur une décision de changement de dirigeant.

H. : Lors d’un échange avec Hospimedia, la direction a évoqué le besoin de faire évoluer le groupe vers une phase non plus de développement intensif mais vers une phase de structuration, notamment au regard du poids du parc allemand (lire ci-contre). Cela traduit-il, selon vous, un manque de confiance du conseil d’administration quant à vos capacités en la matière ?


Y. C. :
C’est au président qu’il faudrait surtout le demander. Ce que je peux dire c’est que quand je suis arrivé chez Korian, l’entreprise faisait 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, aujourd’hui elle en fait 2,6. Avec l’acquisition que l’on a réalisée il y a deux semaines en Allemagne (le rachat de Casa Reha, NDLR), Korian devrait atteindre près de 3 milliards en 2016. Globalement, cela veut dire que l’on a un an d’avance sur notre plan de marche. Donc, en termes de développement en tant que tel, on peut dire que j’ai plutôt eu de bons résultats. En termes financiers, le résultat net a été multiplié en quatre ans par six ou sept, ce qui prouve globalement que j’ai un certain savoir-faire — mais c’est aussi le travail des équipes de Korian. L’entreprise a un savoir-faire dans sa capacité à intégrer. Curanum en Allemagne, Medica, en Belgique, en France et en Italie… tout cela s’est fait sans perdre de cadres dirigeants et sans perte d’efficacité puisque la profitabilité de l’entreprise s’est améliorée. Sur le taux d’occupation par exemple, nous avons, pendant ces phases d’intégration et de fusion, continué à améliorer ce taux. Sur le côté quantitatif, le bilan que je présente est donc un bilan positif. Sur l’aspect qualitatif, les enquêtes de satisfaction clients et salariés, que nous venons de mener ces dernières semaines auprès de 30 000 salariés et 30 000 résidents et familles de résidents, attestent également d’un bon bilan. Les résultats sont bons pour les salariés et très bons pour les résidents. Le conseil d’administration a pris cette décision en toute connaissance de cause…

H. : Pourriez-vous détailler ces « bons résultats » de l’enquête de satisfaction salariés ? La question ressources humaines a en effet été évoquée par la CGT , qui voit en votre éviction la conséquence d’une politique managériale un peu trop faible…

Y. C. : Je pense que s’il y avait eu des problèmes managériaux, nous n’aurions pas eu de bons taux de satisfaction de la part des salariés. Ces chiffres seront, je pense, rendus publics dans les semaines qui viennent puisque ceux-ci seront présentés au conseil d’administration de la semaine prochaine. Les problèmes managériaux dont fait état la CGT, seule la CGT les a vus.

« La veille de ma révocation, le cours de la Bourse était à son plus haut historique, à 36,93 €. »

H. : Comment analysez-vous les suites à donner au groupe ? Quels seront les éléments charnières à prendre en compte pour la nouvelle direction afin de poursuivre le travail que vous avez amorcé ?

Y. C. : Comme vous pouvez le comprendre, j’aurai du mal à me prononcer sur le développement futur du groupe. Ce que je sais c’est que Korian est une entreprise qui, quand je suis arrivée était en difficulté d’organisation, en difficulté de gestion. D’ailleurs, le cours de la Bourse en était révélateur puisqu’il était à 11,6 €. La veille de ma révocation, il était à son plus haut historique, à 36,93 €. C’est donc un des révélateurs de la santé retrouvée de Korian. Compte tenu du métier de Korian et du secteur d’activité dans lequel il exerce, il est évident que le développement est un sujet. Ce serait dommage de s’arrêter en si bon chemin.

H. : Quant à vos perspectives d’avenir… Pensez-vous vous maintenir sur le secteur des Ehpad ?

Y. C. : Je suis un homme du service. J’ai travaillé pendant vingt-quatre ans dans la restauration chez Sodexo, dans le secteur de la propreté pendant plus de trois ans chez ISS, dans la maintenance, et dans la santé et le médico-social. Voilà les cordes à mon arc. Aujourd’hui, il est trop tôt pour en parler, cela fait tout juste une semaine que le conseil d’administration a annoncé sa décision. Pour l’instant, je me repose, je me ressource et je me remets les idées en place de façon à bien rebondir. Je veux prendre mon temps pour faire les bons choix. »

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian : le Directeur Général Yann Coléou est évincé du groupe

Les comptes sont bons, l’action est grimpante, il avait eu tous ces bonus et même des super-bonus (réalisés sur le dos de 40 000 salariés de quelques 600 établissements), mais aucune réussite ne saurait protéger du lourdage et ça se saurait si la logique du mérite existait dans un monde du travail hyper lucratif et hyper profitabilisé.

C’est ainsi que Yann Coléou PDG de Korian a été évincé à l’unanimité par le conseil d’administration, alors que son mandat courrait pour encore plus d’un an.

Une seule raison à ce changement : « porter la nouvelle phase de la stratégie de croissance ».

« Je suis amer et déçu, confie-t-il aujourd’hui au Monde.

C’est dernières années, combien de salariés ont connu ça? Une sanction ou un lourdage sans comprendre pourquoi.

Et un PDG n’est jamais que le subordonné des actionnaires qui pensent la croissance de l’entreprise à sa place.

Sophie Boissard, agée de 45 ans, et actuellement DG des importantes activités de la SNCF dans l’immobilier, prendra ses fonctions le 26 janvier prochain.

Cette nomination intervient après l’annonce de l’acquisition, la semaine dernière, par Korian de la société allemande de maisons de retraites Casa Reha

Sources Les Echos   et Le Monde

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian : + 21% de hausse sur les 9 premiers mois de 2015, et nous alors?

Korian a ainsi enregistré une hausse de plus de 21% sur les 9 premiers mois de l’année, avec un chiffre d’affaire de 1,9186 milliard en 9 mois. Quels salariés ont profité de cette hausse?

 Les chiffres se suivent et se ressemblent, TOUT AUGMENTE ! (tout ou presque…)
Le coût de la vie, les impôts, les loyers, le travail, les profits, la valeur des actions, la masse des dividendes des actionnaires… Mais du côté de l’emploi et des salaires y a comme un décalage…

Même en faisant des efforts nous n’arrivons pas à voir sur le terrain de réinjection de cette hausse dans le pouvoir d’achat des salariés, en revanche on constate des investissements : comme le rachat de Casa Reha le 3ème groupe de maisons de retraite allemand, des projets de fusions d’établissements, on voit l’économie du nombre de CE et de ses représentants telle que proposée par l’entreprise pour 2016, des frais de justice pour interdire une salariée d’être représentante de section syndicale sur son établissement, etc.

Depuis la fusion Korian-Medica, combien de turn-over ? (ruptures conventionnelles, démissions, licenciements.. de salariés titularisés au profit de CDD ou de périodes d’essai plus corvéables).

Depuis la fusion Korian-Medica, les revenus salarié-e-s ont ils augmenté proportionnellement aux profits qu’ils ont réalisé pour l’entreprise?

Depuis la fusion Korian-Medica, est ce que les salarié-e-s disposent d’une augmentation proportionnelle des moyens pour garantir leurs droits, pour améliorer leurs conditions de travail, et pour négocier en leur faveur tout ce qui doit l’être?

Est ce que la mise en place de CE Nationaux éloignés tels que proposés par l’entreprise n’est pas une franche diminution en comparaison de comité dans chaque établissement en plus de comités centraux nationaux…?

La profitabilité des salarié-e-s doit profiter aux salarié-e-s, au lieu de quoi, elle profite d’abord et surtout aux actionnaires, et puis comme au Monopoly, Korian achète ensuite des maisons et encore des maisons, et puis l’eau va à la rivière… mais la rivière ne regarde pas les salarié-e-s.

profit simpson profit

Accords et Actus CE - IRP, Actu sociale, BTHE, Elections Korian 2016, Politique groupe

Korian : L’accord qui priverait des milliers de salariés des leurs instances représentatives de proximité

92 comités d’entreprises envolés, dans les humeurs de la fusion Korian Medica… Une perte de proximité majeur pour des milliers de salariés que certains osent nous présenter comme un MIEUX qui favoriserait le « Dialogue Social » et la représentation du personnel…

Ce serait comme de dire : Qui perd gagne, car plus l’entreprise prospère plus les salariés mutualisent une perte proportionnelle aux profits de leur entreprise..

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On vous le disait déjà dans de précédents articles : l’orientation actuelle proposée par Korian pour déterminer les futures Comité d’Entreprises est tout simplement inacceptable socialement parlant. Et si certains élus syndicaux et dirigeant se ravissent à l’idée de ce que sera la représentation (théâtrale ?) du personnel, ce n’était pas notre cas, ce n’est pas un accord minoritaire signé par trahison syndicale ( CFDT / UNSA) contre les salarié-e-s et par la direction de l’entreprise qui rendrait ça plus acceptable AU CONTRAIRE.

Lors de la dernières réunions de négociation, d’autres voix que la nôtre se sont enfin faites entendre, pour réagir face à la mascarade et nous n’étions pas mécontents de voir qu’autour de la table la résignation se dissipait un peu sauf pour les traitres sociaux qui se crispaient.

Les adhérents et les sympathisants que nous avons sondés sont unanimes pour refuser que l’imposture s’imposent aux salarié-e-s et pour attendre autre chose des réunions en court.

Nous ne saurions tolérer que le Dialogue Social déjà honteusement servi à toutes les soupes par les politiques et les patrons ne servent  à présent d’alibi pour le muselage social de la représentation et de la revendication des salariés de notre entreprise.

Au lieu d’écarter encore et encore des salariés qui alertent sur les dysfonctionnements croit ont vraiment servir la cause des personnes âgées en accentuant le dysfonctionnement de la protection du personnel…?

Ce n’est pas qu’on aime radoter mais il semble plus que jamais nécessaire que l’on se répète :

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C’est pourquoi nous sommes, ainsi que la CGT, entièrement solidaires de la colère manifestée à la clinique SSR de Bellecombe à Lyon. Mais tout autant solidaires des centaines de salariés d’autres établissements silencieux qui ne sont pas moins excédés d’être les dindons de la farce.

Enfin, nous compatissions pour les autres salariés silencieux qui (in)lassablement servent leur entreprises et qui par manque d’info n’ont pas compris les enjeux et pour qui le réveil risque d’être rude si rien ne change…

autres - divers, Politique groupe

Question du Figaro à M Coléou PDG du Groupe Korian : Qui bénéficie de la croissance? Les actionnaires? Les salariés? Vos clients, les personnes âgées?

Yann Coléou: La fusion nous a permis de devenir le numéro un européen du bien vieillir. Notre objectif est de croître pour répondre aux besoins du marché car les personnes âgées seront de plus en plus nombreuses.

Qui bénéficie de la croissance? Les actionnaires? Les salariés? Vos clients, les personnes âgées? demande Le Figaro

Réponse de monsieur Coléou :

« Nous voulons croître pour répondre à des attentes contradictoires. Les actionnaires veulent plus de bénéfices. Les salariés plus de salaires et de meilleures conditions de travail. Les clients plus de qualité pour le moins cher possible ».

Bon…

Le moins qu’on puisse dire c’est que les actionnaires ont gagné avant tout le monde…

Pour les augmentations des salaires, c’est pas encore ça et même au contraire les salaires bruts vont être impactés prochainement parce qu’un des actionnaires à mal gérer au niveau de la Prévoyance et que maintenant c’est nous qui payons ses erreurs à sa place… C’est ballot…

Si un dirigeant faisait une erreur pareil avec le parc des Ehpad ou des cliniques, on lui dirait au revoir tout de suite mais quand c’est un actionnaire… là on lui en veut tellement qu’on lui laisse le marché de la Prévoyance d’entreprise pour tous les salariés du groupe…
On croise les doigts pour qu’il gère moins mal…

Ça nous inspire d’ailleurs ce petit adage en passant qui ne coûte rien, tant qu’il y a intérêts y a pas de conflits.

L’article du Figaro poursuivait avec les propos du PDG nous livrant sa solution pour répondre aux attendent de tous mais l’offre du journal est payante et on a pas encore été augmenté donc on est resté sur notre faim..

Comme le dit notre PDG, il s’agit de « croître pour répondre à des attentes contradictoires », parce qu’en effet la volonté des actionnaires d’augmenter encore et encore leurs bénéfices, est contradictoire avec les attentes largement plus légitimes des salariés et des personnes âgées.

Accords et Actus CE - IRP, autres - divers, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016, Politique groupe, témoignage

Élections Korian 2016 : Que souhaitent les salariés ?

Très peu de salariés sont au courant, mais des négociations sont en cours depuis 2 semaines pour préparer l’organisation d’élections à Korian dans toute la France et pour tous les établissements Korian *. Ces élections fixeront pour 4 ans la représentation du personnel de plus de 21 000 salariés Korian.

*Sauf la clinique SSR Korian Les Grands Chênes

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Pour vous syndiquer et trouver votre syndicat cliquez ici. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire prévu ou « commentaire » en fin d’article.

En réalité, et de manière moins officielle, ces négociations ont déjà connu une année de réunions préparatoires entre direction des relations sociales et 4 syndicats (27 séances de négociations baptisées « les rendez vous du mardi »), à l’issue de quoi plusieurs accords on été conclus sur ce qui devrait définir les moyens des représentants du personnel nationaux. Mais l’entreprise n’avait pas jugé nécessaire de nous inviter à ces réunions, pas même une seule fois, ni de nous transmettre de compte rendu, conclusions, ou les accords qui ont été signés…

Aujourd’hui, les négociations en cours sont balisées par des propositions de l’entreprise qui nous laissent perplexes et nous amènent à sonder sur le sujet l’ensemble des salariés que nous représentons et qui sont, selon nous, les grands oubliés de ce qui est en train de se décider.

Les salariés ne le savent souvent pas mais la négociation du protocole préélectoral c’est le moment de définir les moyens et d’une certaines manière les conditions dans lesquelles les salariés seront élus et pourront les représenter.

La dernière proposition de l’entreprise pour les CE est de faire élire 50 titulaires pour représenter plus de 21 000 salariés répartis sur 379 établissements dans toute la France. Ce qui équivaut en moyenne à plus de 7 sites et plus de 400 salariés pour chaque représentant…

Avis aux salariés: est ce que ces moyens de représentations vous semblent réalistes et conformes à vos besoins pour vos conditions de travail et l’ensemble de vos préoccupations professionnelles?

C’est en tout cas très largement inférieur aux moyens déjà existant sur l’ensemble de la France.

Comment comprendre alors que pendant un an de réunions préparatoires entre la direction sociale de l’entreprise et des représentants des syndicats CFDT, UNSA, CGT, et FO, les accords et les orientations retenues puissent être si faibles, sinon ridicule, pour la représentation des salariés compte tenus des besoins au sein d’une telle entreprise?

Certains accords signés * sans notre présence et sans même nous en avoir avisé, peuvent donner une explication :

D’après ces accords les 50 futurs élus aux CE et les syndicats représentatifs bénéficieraient de moyens et d’avantages très généreux qui affaiblissent considérablement au passage les moyens d’autres syndicats comme le nôtre souvent moins bienvenue auprès des directions.

carte france perimetre CE korian

*Précisons que 4 syndicats étaient sollicités pour signer ces accords (CFDT, UNSA, CGT et FO) mais seuls la CFDT et l’UNSA ont signé, là où les 2 autres syndicats (à raison) ne l’ont pas fait.
(De mémoire d’ailleurs nous n’arrivons pas à trouver chez korian un seul accord que la CFDT ou l’UNSA aient refusé de signer.., mais c’est peut être parce que les accords qui proposeraient des améliorations sans rabais pour l’ensemble des salariés n’ont pas été soumis par les directions jusque là..)

Pour bien comprendre de quoi il en retourne et à titre d’exemple, si les accords déjà conclus s’appliquaient aujourd’hui en l’état à l’ensemble des établissements du groupe, le syndicat SUD disposerait « royalement » pour toute la France d’un seul représentant et de 4h par mois pour les 5248 salariés des 80 établissements sanitaires, et de 2 représentants disposant de 4h chacun par mois pour les 15 514 salariés des 292 EHPAD…

La logique du droit du travail classique prévoit pourtant généralement la possibilité d’1 représentant par établissement dotée d’une section syndicale.
Au contraire de nous, et dans la même configuration, les syndicats représentatifs disposeraient eux de 10 représentants pour les EHPAD et 5 pour le sanitaire avec pour effectuer leurs missions 35h disponibles au moins pour chacun, et même 60h pour 3 d’entre eux. Un même accord qui permet des moyens augmentés pour les uns, et des moyens diminués pour d’autres…
Bref n’y aurait-il pas, côté employeur, un certain favoritisme grossier entre tels ou tels syndicats..?

Loin de favoriser les intérêts des salariés, il semble au contraire que l’affaiblissement des moyens qui se profilent ne rencontre pas ou peu de résistance, peut être à cause des gros avantages concédés à certains syndicats et qui au lieu de se partager le gâteau devraient normalement négocier pour le mieux les intérêts collectif de tous les salariés…

Avis aux salariés du groupe : que souhaiteriez vous à l’issue de ces négociations?

Et qu’attendez vous de vos élus?

Merci d’avance à toutes celles et ceux qui prendront le temps de renseigner le plus précisément le sondage ci-dessous pour nous aider à confirmer ou modifier nos positions.


Pour nous adressez vos avis, vos remarques, pour nous aider, nous questionner, nous rejoindre, etc.  :

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Accords et Actus CE - IRP, BTHE, EHPAD du groupe, Politique groupe

Korian : Tous les salariés Medica privés de participation, se voient proposés 260€ de prime exceptionnelle

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Le groupe Korian-Medica a proposé jeudi, lors d’un comité d’entreprise, une prime exceptionnelle de 260€ bruts aux salariés de la filiale française, pour compenser l’absence de participation aux bénéfices.

Les salariés réclamaient également des négociations sur une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail. Ils avaient organisé une journée d’action le 15 avril dans une soixantaine d’établissements à l’appel de la CGT et en même temps qu’un appel à la gréve illimitée lancée par SUD pour l’ensemble du groupe.

Avant la réunion, L’UNSA demandait par un courrier au PDG une prime exceptionnelle de 300€.

La « prime exceptionnelle » de 260 euros bruts proposée par le directeur général du groupe, Yann Coléou est « une mesure compensatoire pour les salariés de la société Medica France qui avaient touché une participation aux bénéfices l’année dernière« , a-t-elle précisé.

Son montant correspond à « la moyenne des participations versées en 2011 et 2012 » proratisée au temps de travail, selon les conditions cumulatives suivantes :

– Salariés de la SA Medica France qui étaient présents durant toute l’année 2014 et toujours dans les effectifs lors du versement,

– Salariés ayant bénéficié de la participation en 2014 au titre de l’exercice 2013,

Cette somme sera versée sous forme de prime exceptionnelle sur le salaire du mois de juin, en même temps de la Prime de stabilité. « Plusieurs milliers » de salariés sont concernés.

Korian-Medica a annoncé le 25 mars un bénéfice net en hausse de 116,3% en données publiées et de 8,8% à périmètre constant.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, Politique groupe

Korian : défilé de la colère devant le siège

Salaires « Korian-misère », penibilité, non remplacements volontaires d’absences suivant la météo du TO, effectifs serrés, salariés pressurisés, etc.. Ca suffit!!

À l’appel de la CGT et de SUD, ce rassemblement invite à faire entendre sa voix pour que l’entreprise daigne enfin mieux traiter son personnel, base 1ère de la prise en charge des aînés.

– Salaires minimum à 1500€ net. – l’abolition des corveabilités non rémunérées. _ La subrogation pour tous les salariés (car la santé du personnel ca se respecte aussi et surtout lorsque le travail l’use) _ Prime de penibilité _ Remplacement des absences à 100% _ 13ème mois

Vus les bénéfices énormes réalisés par l’entreprise sur le dos des personnes âgées et des salariés qui en prennent soin : il est grand temps de reverser les profits vers la base de l’humain pour améliorer le travail quotidien.

Nous ne sommes pas actionnaires mais les véritables acteurs de la santé et de la dépendance c’est nous ! Entendez nous, considérez nous, respectez nous, la dignité n’entend pas les histoires de coût.

jeudi 23 avril 2015, à 12h00 : 32 rue de Guersant, 75017 Paris, Rassemblement devant le siège de Korian Medica

Rejoignez nous et soyons Solidaires Unitaires Démocratiques : SUD !

—–

Une centaine de militants y étaient rassemblés au moment de la réunion du comité d’entreprise Medica France

 

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D’autres image du rassemblement par ici

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Politique groupe, salaire

Korian : SUD Santé appel à la grève illimitée le 15 avril

http://www.sudsantesociaux.org/greve-illimitee-au-sein-du-groupe.html

Communiqué de Presse
Grève illimitée au sein du Groupe Korian

Un an après le mariage fusionnel qui a conduit à l’absorption de Medica par Korian, le cours de l’action en bourse s’est envolé, les bénéfices ont coulé à flot et les actionnaires ont été arrosés de dividendes.

Du côté des salarié-es le constat n’est pas le même et on est bien loin de l’idylle.
Salaires, conditions de travail, reconnaissance professionnelle, reconnaissance de la représentation du personnel tout est à la traine. La pression sur le personnel est à son comble, il faut faire plus mais toujours avec moins de moyens et moins de reconnaissance.

Les chiffres sont là et trahissent la véritable vocation du groupe, soigner le capital !
Ainsi, le chiffre d’affaire a grimpé de 64% et les bénéfices ont gagné plus de 116% en 1 an. Près de 30 Millions d’euros ont été distribués aux actionnaires. Alors que de son côté le PDG affiche un revenu de 658 788 €, le personnel fait ceinture avec pour seule augmentation celle, infime, liée à la majoration conventionnelle pour ancienneté.

Le personnel en a assez de la politique du groupe Korian qui consiste à faire toujours plus de croissance en augmentant la « performance ». Il en a assez de trimer pour enrichir toujours plus les actionnaires. Il n’accepte plus que la recherche d’économie à tout prix pénalise aussi les personnes âgées et les malades par des conditions d’accueil et de prise en charge dégradées.

Les capitalistes nous coûtent cher ! Chaque mois, les salarié-es sont dépossédé-es d’une partie de la richesse produite par leur travail. Il est légitime qu’une autre politique sociale et salariale et qu’un réel partage des richesses voient le jour à Korian.

C’est en ce sens que la Fédération SUD Santé Sociaux lance un appel à la grève illimitée à l’ensemble des personnels du groupe à compter du mercredi 15 avril 2015.
Elle exige dès à présent l’ouverture de négociations, en particulier sur les salaires, la reprise d’ancienneté, les congés pour jours fractionnés, etc.

A Paris
Le 14 avril 2015.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux
Jean- Louis ROTTER
Secrétaire fédéral

La CGT avait appelé à l’Action le 15 avril 2015 :
http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2015/04/medica-france-tous-dans-l-action-le-15-avril.html

Et un communiqué de presse a également été diffusé aujourd’hui par la fédération CGT :
http://data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20150414/ob_4de6b4_cp-18-korian-medica-pub.pdf

Suite aux appels CGT et SUD, des gréves et actions ont eu lieu dans plusieurs EHPAD du groupe comme :

Korian Champ de Mars à Paris (débrayage le 14 avril et une gréve les 15 avril et suivants)
Korian Les Catalaunes à Chalons en Champagne et Korian Sarmatia (ex Les Jardins De Sermaize) dans la Marne (gréve et manif)
Korian L’île de Migneaux (ex Mapi) à Poissy dans les Yvelines (débrayage)
Korian Clairière aux Chênes (ex Doyenné) à Chasseneuil-du-Poitou dans la VienneKorian le Carmel (ex Doyenné) à Tarbes dans les hautes Pyrénées


Les salariés de Korian-Medica entament un mouvement de grève sur une cinquantaine d’établissements

Les premiers débrayages ont débuté hier soir. Soutenus par la CGT Korian-Medica France et la fédération Sud santé sociaux, les salariés de Korian-Medica participeront ce 15 avril à un mouvement de grève nationale. Suivie sur une cinquantaine d’établissements de Paris, Lille, Roanne, Nice, Le Havre, Chambéry ou encore Lyon et le Cannet, la mobilisation entend dénoncer l’enrichissement des actionnaires du groupe au détriment des salariés.

Point de départ du mouvement social, l’annonce à l’occasion du comité d’entreprise (CE) du 3 avril du non-versement de la prime d’intéressement malgré un résultat net part groupe (RNPG) en hausse de 116,3% (lire ci-contre). « Ce que nous dénonçons, explique le secrétaire fédéral de Sud Jean-Louis Rotter à Hospimedia, c’est avant tout cet affichage des profits et du salaire astronomique du directeur général [658 788 euros à en croire le Journal du Net, NDLR] quand rien ou quasiment rien n’est accordé au personnel. » Un constat partagé par Cynthia Mouyombo, déléguée centrale pour la CGT qui le rappelle : déjà pénalisés par l’absence d’augmentation de la valeur du point à 6,98, les salaires du personnel n’ont pas été revus depuis juillet 2013*.

« Au-delà des demandes salariales, les revendications portent sur la reconnaissance du personnel dans un secteur qui les maltraite dans sa recherche de rentabilité à tout crin« , reprend Jean-Louis Rotter. Aussi les syndicats exigent-ils l’ouverture de négociations sérieuses relatives à la reconnaissance des métiers, aux remplacements à 100% ou encore aux conditions de travail, ainsi qu’au versement de la participation — de l’ordre de 300 € — et à la revalorisation salariale.

Si Yann Coléou, directeur général de Korian-Medica, a consenti à participer à un CE extraordinaire le 23 avril prochain pour revenir sur les doléances des salariés — chose dont se satisfait la CGT —, la situation a poussé Sud à lancer un appel à la grève illimitée au sein du groupe Korian. Et d’anticiper sur les suites du mouvement : « Nous avons bon espoir que la direction générale entende enfin raison, mais il n’est pas exclu qu’un mouvement plus large prenne corps pour dénoncer l’austérité imposée à l’ensemble du secteur sanitaire et médico-social. » Si elle ne s’est pour l’heure pas associée à l’action en cours, la CGT DomusVi a quant à elle d’ores et déjà fait connaître son soutien.

Agathe Moret

* Exception faite des salariés de Medica ayant moins de cinq ans d’ancienneté, soit 68% des effectifs. Ces derniers, ont pu bénéficier, dans le cadre des négociations salariales de décembre 2014, d’une augmentation de 15 à 20 euros bruts. À noter qu’aucun syndicat ne s’est porté signataire de ces négociations. Du côté de Korian, une augmentation de 5% a par ailleurs été consentie pour la majoration conventionnelle d’ancienneté.

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian-Medica : changement de présidence au conseil d’administration

Christian Chautard prend la place de Jacques Bailet à la présidence du conseil d’administration de Korian-Medica.

Jacques Bailet était le PDG de Medica France jusqu’à la fusion absorption par Korian, il avait alors cédé la direction du nouveau groupe à Yann Coléou.

 Christian Chautard avait été désigné président non exécutif de Korian en mars 2012 lorsque Yann Coléou était nommé directeur général exécutif du groupe. M. Chautard avait été Président du Conseil de Surveillance, puis du Conseil d’Administration de Korian de décembre 2011 jusqu’à la date de la fusion avec Medica.

Ce qui était prévu dés la fusion, intervient en parallèle de l’annonce par le groupe d’un bénéfice net en hausse de 116,3% en données publiées et de 8,8% en données comparables.

Le chiffre d’affaires 2014 atteint 2,222 milliards d’euros en données publiées, soit une hausse de 63,8%, tandis qu’il s’élève à 2 499,5 M€ à périmètre comparable, soit une augmentation de 3,6%.

Pour 2015, Korian-Medica maintient son objectif d’environ 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Côté bourse, l’action a cédé 5,48% à 33,10 euros après la publication de résultats 2014 sans surprise et de perspectives jugées décevantes par des analystes.

Les résultats de Korian – Medica pour l’exercice 2014 peuvent être consultés ici :

http://www.capgeris.com/les-groupes-de-maison-de-retraite-327/fusion-korian-medica-trajectoire-nominale-cap-sur-la-croissance-a34700.htm

  • Chiffre d’affaires (CA) pro forma (1) : 2 499,5 M€, conforme aux objectifs du Groupe

  • EBITDA pro forma : 357,6 M€ (+5,3%)

  • Légère progression de la profitabilité pro forma à 14,3%

  • RNPG Courant pro forma : 112,8 M€ en hausse de 21,9%

  • Un portefeuille de plus de 8 400 lits, marqué par une forte internationalisation

  • Objectifs financiers 2015 : CA voisin de 2,6 Md€ et progression continue des résultats

    Le groupe devrait prochainement migrer de nom pour passer de korian-medica à KORIAN tout court, un changement déjà anticiper à bien des niveaux.

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian loue 3000m2 dans l’immeuble Etoile Saint Honoré

Korian s’est ainsi doté le mois dernier d’une nouvelle adresse siège à Paris. Une superficie de 3 000m² au 21 rue Balzac dans l’immeuble Etoile Saint Honoré, un centre d’affaires du 8eme arrondissement de Paris.

Le bail, signé auprès de la société Commerz Real, est conclu pour une durée de dix ans ferme.

autres - divers, Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian – Medica publie un chiffre d’affaires 2014 en hausse de 64%

Korian- Medica a publié ses résultats pour 2014 (2,5 milliard d’euros) et confirmé le cap des 3 milliards de chiffre d’affaires pour 2017.

+ 64% de chiffre d’affaires 2014 consildé (73% pour la partie France)

Une croissance qui s’explique par l’intégration de Medica au 1er avril 2014, celle de Curanum en Allemagne et celle de Kinetika Sardegna en Italie.

+ 3,6% de chiffre d’affaires 2014 pro forma (4,3% pour la partie France)

 Le chiffre d’affaires de Korian – Medica pro forma a été préparé avec les hypothèses suivantes :
• prise en compte du groupe Curanum par Korian au 1er janvier 2013,
• prise de contrôle du groupe Senior Living Group par Medica au 1er janvier 2013,
• cession du pôle psychiatrique de Korian avant le 1er janvier 2013,
• rapprochement des deux groupes Korian et Medica au 1er janvier 2013,
• intégration de 100% du chiffre d’affaires de Kinetika au 1er janvier 2013. Kinetika était intégré à hauteur de 28% en 2013 et sur le 1er trimestre 2014.

Source : http://www.capgeris.com/les-groupes-de-maison-de-retraite-327/korian-medica-publie-ses-resultats-pour-2014-conformes-aux-objectifs-a34072.htm

Accords et Actus CE - IRP, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Korian-Medica : Quelle représentation du personnel pour l’après fusion ?

Salarié-e prends toi en main, et fais entendre ta voix !
(formulaire au bas de cet article)

Une fois digérée la réorganisation des Instances Représentatives du Personnel (IRP) post fusion Korian-Medica, tous les salarié-e-s du groupe seront amené-e-s à voter pour renouveler leurs instances représentatives du personnel des comités d’entreprises (CE).

Mais voter pour quoi ? Voter pour qui ?

A vous de voir. Mais surtout à vous de faire savoir ce que vous voulez :
Être représenté-e au plus prés de vos besoins et de vos réalités d’établissement ? Ou juste servir d’alibi ou de dindon de la farce pour tout ce que d’autres décideraient pour vous de loin ?

Car quelque soit votre appartenance/sympathie, syndicale ou non, il vous appartient de vous faire entendre auprès des salarié-e-s que vous avez élus (ou que vous élirez) et qui sont sensé-e-s vous représenter dans les instances représentatives du personnel.

Ni les salarié-e-s élu-e-s, ni les syndicats représentatifs ne sont là pour décider à votre place mais ils sont là pour vous représenter, vous et vos intérêts collectifs. Il est donc primordial que vous fassiez savoir ce que vous voulez pour vous plutôt que de laisser choisir à votre place ceux et celles qui vous « représentent ».

Pourtant, certaines négociations sont déjà en cours pour déterminer les moyens et les conditions qui permettrons (ou non) de vous représenter à l’avenir. Certaines conditions de représentations seront définies avant élection par les syndicats représentatifs – CGT, CFDT, UNSA, FO – et la direction avant même que les salariés aient pu voter. Il sera ainsi décider le nombre de CE pour tous les établissements Korian de France et leur niveau de proximité avec les salariés de ces établissements.

Voulez vous avoir 1 CE dans votre établissement, auprès de qui vous adresser et vous informer, avec des représentant-e-s sur place élu-e-s par vous et parmi vos collègues, des représentant-e-s qui vous connaissent ainsi que vos besoins et les réalités de de votre établissement ?

Ou voulez vous – comme le propose la direction soutenue par certains syndicats –  1 seul CE pour plusieurs centaines d’établissements de France, composé par des élu-e-s qui ne vous connaissent pas et qui auront tellement de travail et de sites à couvrir que la gestion des situations de chaque établissements leur sera impossible ? C’est ce qui risque d’être mis en place si votre avis n’était pas pris en compte par celles et ceux qui en décideront…

Certains prétendront qu’un seul CE, c’est mieux… pour les œuvres sociales, pour les chèques cadeaux.., mais nous répondrions que les salariés préfèrent un vrai pouvoir d’achat par une augmentation de salaire pérenne plutôt que des bonbons à noël, et que les élu-es des CE sont sensé-e-s faire beaucoup plus *.

* Entre autre ils et elles peuvent participer à l’amélioration des organisations de travail, des effectifs, des programmes de formation, des salaires, etc. mais souvent ça s’oublie…

D’ailleurs dans le cas d’un CE pour chaque établissement, l’entreprise resterait libre de mettre en place des comités centraux d’entreprises (CCE) pour des périmètres plus large, comme c’est déjà le cas actuellement pour certains dans le groupe (Serience SSR et Le Mont Blanc).

Dans la proposition actuelle, il nous semble retrouver là encore côté employeur le même soucis d’économie qui aurait ici pour conséquence de tendre vers le moins d’instances et d’élu-e-s possible.

La proposition actuelle étant en effet la plus basse configuration représentative que puisse permettre la loi pour les établissements et salariés d’un tel groupe.

Pourtant, si direction et syndicats représentatifs ne revoyaient pas leurs orientations et leur copie, et ne décidaient pas d’allouer de meilleurs moyens aux futurs CE, les salarié-e-s risquent de ne pas avoir d’autre choix.

A l’inverse, une plus grande proximité des instances, un plus grand nombre d’instances et plus de temps collectif pour représenter les intérêts de tous les salariés devraient être le premier objectif de tout syndicat digne de ce nom et celui également d’une entreprise moderne. Mais ce n’est pas la voie prise pour l’instant par la direction, l’UNSA et la CFDT (ex-Medica). En revanche, nous rejoignons la CGT, FO et la CFDT (ex-Korian) qui restent fidèles à leurs valeurs et aux prérogatives syndicales représentatives des intérêts des salariés en ne soutenant pas ce souhait de la direction.

Ce que nous réclamons pour toutes et tous les salarié-e-s (et que tout syndicat non patronal ou non résigné devrait réclamé autant que nous) :

– 1 Comité (CE), des DP et 1 CHSCT dans chaque établissement (EHPAD, SSR, Siéges). A chaque établissement ses élu-e-s salarié-e-s locaux.

– 1 Comité par département (CCE départemental) pour les EHPAD du département. A chaque département des représentant issues des EHPAD du même département.

– 1 Comité par département (CCE départemental) pour les SSR du département. A chaque département des représentant issues des SSR du même département.

– 1 CCE régional (ou plurirégional pour les moins dotés) pour les EHPAD et 1 autre pour les SSR, regroupant des représentants parmi les salarié-e-s des différents départements de la région.

– 1 CCE national des Ehpad

– 1 CCE national des SSR

– 1 CCE des Sièges

Plus d’élu-e-s, plus de temps de représentation et plus de proximité, et donc plus de moyens, ça vaut forcément mieux que moins de représentants et donc moins de temps et moyens humains…

Ceci n’est même pas de la revendication mais juste du bon sens et c’est l’application ordinaire de base des dispositions légales en matière d’IRP chaque fois qu’un accord d’entreprise n’est pas cherché pour prévoir un schéma plus restrictif…

Aussi, il faudra encore et toujours décrier toute volonté patronale contraire, autant que dénoncer les syndicats qui contribuent à moins pour les salariés :

C’est le cas par exemple de l’UNSA et d’une partie de la CFDT (ex-Medica) qui dans le cadre des négociations et discussions post-fusion qui se poursuivent, soutiennent la proposition patronale…

En début de négociation, on recensait 46 établissements sans Délégué-e du Personnel (DP) (12,5% des établissements du groupe en France, soit 1 sur 8 !!). Pour les CE ou les DUP, 5% des établissements n’étaient pas couvert. Et 162 établissements du groupe n’ont pas de NAO (negociations annuelles obligatoires) !
Malgré ce constat, certains voudraient alléger encore les IRP avec moins de CE que ce qui existe actuellement.

Au lieu de privilégier une représentation de proximité plus forte et plus efficace pour le personnel de chaque établissement, certains syndicats au contraire soutiennent et renforcent l’envie patronale d’une représentation beaucoup moins nombreuses, très loin des salariés et des établissements, et beaucoup moins efficace puisqu’elle devrait faire plus avec moins.

Pour que le salarié comprenne la différence qu’il y a entre le modèle « officiel » proposé par l’entreprise et le modèle d’IRPs soutenu par SUD/Solidaires, il faut imaginer qu’une instance CE est comme un établissement dans le sens qu’il a besoin de personnel pour fonctionner : Si l’on réduit massivement le nombre de services (instances) et de salarié-e-s (élu-e-s) par rapport à ce dont pourrait disposer tous les comités d’établissements et comités centraux réunis, alors le fonctionnement, les moyens et l’efficacité aussi seront réduit au détriment des intérêts des salariés.

Tous les syndicats devraient s’en préoccuper sans autre priorité mais pourtant trop peu le font.

La proposition patronale officielle, pour laquelle l’entreprise cherche l’accord des syndicats :

1 seul CE unique pour 288 EHPAD, 1 seul CE unique pour 78 SSR, 1 CE pour les Siéges.

Ce serait évidement surhumain pour les poignées d’élu-e-s réparti-e-s sur toutes la France que de gérer pour chaque établissement l’ensemble des missions propres aux CE. Pour les établissements actuellement constitués en DUP, les DP ne pourraient plus intervenir sur les problématiques CE locales (et après regroupement les montants d’intéressement et de participation pourraient se voir impactés).

Seuls les salarié-e-s des Sièges (répartis sur toute la France) seraient moins touché-é-s en conservant un CE propre tel que c’est le cas aujourd’hui du côté ex-Korian même s’ils pourraient largement espérer mieux avec la mise en place de comité d’établissements en plus du CCE.

Il y a fort à parier, qu’une bonne partie des négociateurs, négociatrices syndicaux actuelles se retrouveront plus tard en tête de liste des élections CE dont ils et elles cherchent à baliser leur propre atterrissage.

Que le patronat rêve des plus faibles instances possibles, ce serait de son âge, mais que des syndicats jouent ce jeu là et ou s’en accommodent, nous trouvons ça tout bonnement inadmissible, inqualifiable et nous leur assurons que les salarié-e-s connaitrons toute la vérité des coulisses autant qu’ils éprouvent (dans l’indifférence de bien des élu-e-s) celle de leur quotidien.

Et à signer tout ce qui passe, à ralentir, ou amoindrir, les améliorations collectives pour les salarié-e-s, que certain-e-s ne s’étonnent pas s’ils et elles se voient ensuite conspué-e-s par les urnes.

SUD/Solidaires recherche et recherchera l’intersyndical chaque fois que cela va dans le sens des intérêts collectifs. Dans tous les cas contraire nous demeurerons intraitables.

Si vous ne savez même pas qui sont ceux et celles qui soi disant vous « représentent » ou pour donner votre avis, vous pouvez utiliser le formulaire ci-dessous. Nous tâcherons de passer le message aux intéressés.

Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe, Politique groupe

Korian rachète un groupe allemand et peut gagner 35 millions d’euros annuels de plus

+ de croissance, + d’établissements, + de lits, « économie d’échelle », … : Une approche très pragmatique du vieillissement de la population très loin de la vision sociale et humaniste pour laquelle SUD et SOLIDAIRES militent.

Hospimedia relai un communiqué de presse du 20 janvier, dans lequel le groupe Korian-Médica a annoncé l’acquisition, en janvier 2015, du groupe allemand Evergreen Holding GmbH, suite à l’accord annoncé le 28 octobre 2014.

« Implanté dans l’Ouest de l’Allemagne, ce groupe régional exploite six établissements et développe quatre projets qui permettront, à terme, d’accroître notre réseau de plus de 1 100 lits de maisons de retraite et résidences services« , précise le groupe. 35 millions d’euros (M€) de chiffre d’affaires supplémentaires sont attendus suite à cette opération. Revenant également sur l’absorption, en décembre dernier, de Curanum par la filiale allemande de Korian-Médica, le groupe en profite pour rappeler donc son objectif à horizon 2016 : une croissance de plus de 1 000 lits par an.

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Interview du directeur général de Korian-Medica, Yann Coléou

Dans une interview donnée à l’émission Direct Marchés pour la chaine TV Finance, Yann Coléou revient avec enthousiasme sur les fusions en cours, sur les perspectives du vieillissement de la population et sur les orientations stratégiques à attendre de sa part face à la concurence :

L’entreprise doit gérer rapidement une double fusion : avec Curanum en Allemagne et avec Medica en France.

Le développement de l’entreprise repose sur des acquisitions (rachats, fusions) et sur des créations d’établissements. Pour financer son expansion, l’entreprise peut compter sur un cash flow annuel de 200 Millions d’euros ( parce que la dépendance et la santé rapportent gros), et sur une dette à hauteur de 3 fois l’EBITDA.

Le titre en bourse

Le groupe continuera à « donner », à « distribuer » des dividendes à ses actionnaires parce qu’ils y sont attentifs nous dit Yann Coléou, citant le Crédit Agricole Assurance, MAAF assurance, et Malakoff-Mederic.

Pour se différencier de la concurrence, le directeur général souhaite augmenter le rapport qualité-prix en agissant sur le facteur humain et donc sur le personnel. Pour ça il mise sur le management.

Parce que dit-il, il est presque plus facile de recruter un client qu’une infirmière. Ce qui pour nous en dit long sur l’attractivité des postes proposés ou sur les conditions de travail en général. Dommage que M. Coléou n’ait relevé la question sur les aides-soignantes (1er métier du groupe) préférant prendre le cas de 2 IDE devenus cadres dirigeants du groupe.

Très peu est divulgué quant au contenu du nouveau management sinon l’idée qu’il existe des possibilités d’évolution de carrière et de promotion interne. Et malheureusement, pas un mot quant aux négociations en cours portant sur les instances représentatives du personnel.

Sur le contenu du management, nous conseillons de développer l’équité pure et parfaite (les plus carriéristes n’étant pas nécessairement les meilleurs ni les plus méritant) , l’accompagnement, le conseil, l’écoute et la prise en compte, l’esprit d’équipe, les IRP, la reconnaissance et d’éviter toute mise en échec, mise en tensions d’équipes, mise en concurrence inter salariés, les tentations de la flexibilité, l’unilatéralisme, les divisions.

Autres pistes à creuser selon nous : des effectifs moins serrés, des efforts plus motivés côté recrutements et remplacements et des salaires plus attractifs (pas seulement pour les dirigeants).

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Korian-Medica : Les syndicats renégocient le périmètre de leurs instances

Les futurs nouveaux périmètres définiront notamment le cadre des moyens représentatifs des salariés des différents sites. Une définition qui ne sera malheureusement pas décidée par un vote démocratique des milliers de salariés de l’entreprise concernés.
Pourtant, c’est de ces instances que part la base de toute négociation collective pouvant bénéficier aux salariés. Et c’est faute par exemple de meilleurs moyens de représentation que des salariés d’EHPAD n’ont eu de meilleur solution cette année que la gréve pour obtenir satisfaction (comme au Clos du Murier ou au Champ de Mars).

Voilà pourquoi il nous semble important de communiquer sur ce sujet dont se désintéressent malheureusement beaucoup de salariés faute de meilleur information ou compréhension quant aux fonctions des instances et aux enjeux de leurs périmètres. La faute aussi à des syndicats qui penseraient à leurs intérêts avant ceux des salariés.

Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Etat des lieux :

Représentants des syndicats représentatifs et employeurs ont donc débuté mardi 27 octobre avec la direction de Korian-Medica les discussions pour redéfinir le nouveau périmètre des instances représentatives du personnel (IRP) depuis la fusion.

367 établissements sont concernés.

Entre ex-Medica et ex-Korian de nombreuses disparités

Un grand comité d’entreprise (CE) regroupant 123 établissements chez les ex-Medica. De multitudes d’entités chez les ex-Korian, plusieurs CE, et DUP.

Des deux côtés un gros point commun sur ce qui constitue le plus gros manque de représentativité du personnel selon nous : l’absence de comité d’établissement pour tous les EHPAD ou SSR dotés de CE communs. Pas étonnant que les salariés aient autant de mal à faire entendre leurs souhaits, ne pouvant s’en remettre qu’à des CE satellites plus figuratifs que représentatifs, où se signent les une après les autres les propositions patronales avec une pénurie de rapport de force assez déconcertante de la part d’un grand nombres d’élus, CFDT notamment, que seuls la présence aux réunions et le barrage aux améliorations semblent satisfaire.

Depuis la fusion, le groupe Korian-Medica compte 364 établissements: 288 Ehpad et 76 cliniques SSR.

Faudra-t-il faire une distinction à l’avenir entre les IRP des Ehpad et celles des SSR avec par exemple des comités d’entreprise distincts ?

Pour nous il convient surtout de doté chaque établissement distinct de moyens représentatifs propres et distincts en plus de moyens représentatifs communs pour les établissements partageant des intérêts ou conditions proches.

Selon le code de travail, à chaque entreprise ayant atteint le seuil prévu par la loi doit correspondre un CE. La délégation du personnel a pour cadre normal l’établissement. Quand une entreprise comprend plusieurs établissements comme ici, la loi prévoit la création d’autant de comités d’établissements qu’il y d’établissements et tous les comités d’établissements sont ensuite coiffés par un comité central d’entreprise (CCE).
Sauf l’intérêt patronal ou personnel de certains élus, nous ne voyons pas ce qui a poussé des représentants de syndicats représentatifs élus dans les différents CE a accepter et à signer précédemment des accords prévoyant des dispositions inférieures.
C’est à notre sens l’ensemble des salariés concernés qui s’en sont trouvés lésé, par l’action même de ceux qu’ils avaient élu. (Un paradoxe à méditer et une leçon à retenir pour les prochaines échéances électorales.)

Les Ehpad Korian Medica sont répartis sur 11 régions avec 11 directeurs régionaux (DR) et 11 directeurs de ressources humaines (DRH).

Les cliniques SSR Korian Medica sont répartis sur 5 régions avec 5 directeurs régionaux et seulement 3 DRH.

Côté représentation syndicale, le syndicat majoritaire (la CFDT) est paradoxalement le moins porteur d’amélioration et de progrès selon nous dans les périmètres qu’il occupe.

 Mieux que la vision monolithique d’IRP voués à servir les patrons mieux que les salariés, la CGT suggère des instances suivant une représentativité de proximité.

Nous partageons cette idée que plus l’instance est proche des salariés mieux elle les représente. C’est pourquoi la redéfinition du périmètre devrait, d’un point de vue démocratique, syndicale, sociale et représentatif des salariés, rechercher ce qu’il y a de meilleur pour les salariés et donc des moyens les plus grands possibles pour les représenter au plus prés de leurs besoins.
Pour SUD Santé Sociaux, les périmètres post fusions qui ont permis une externalisation des moyens, de fait inférieure à la possibilité légale d’un comité par établissement en plus de CCE est un non sens qui constitue la priorité qu’il s’agit de rectifier avant toute autre tergiversation.

Mais comme l’entreprise n’a remis aucun document au préalable de ces réunions, difficile d’espérer pour tout de suite une visibilité plus concrète des possibilités et les choses risquent fort de trainer.

Répartition actuelles des établissements de Korian-Medica

Nombre d’EHPAD par secteur géographique
:

  • Paris et Hauts-de-Seine : 19
  • Île-de-France Nord : 33
  • Île-de-France Est : 25
  • Est : 24
  • Nord-Ouest : 24
  • Centre : 28
  • Ouest : 24
  • Sud-Ouest : 22
  • Rhône-Alpes : 32
  • Sud : 32
  • Sud-Est : 25

Le nombre de cliniques SSR

  • Nord-Ouest : 13
  • Île-de-France Nord : 13
  • Rhône-Alpes : 19
  • Sud-Ouest : 14
  • Sud-Est : 17
Politique groupe

Avec son plan de reprise Korian sauve l’hôpital des courses de Maisons-Laffite (78)

D’après Hospimedia :

« La seule solution » pour assurer sa survie. Voilà comment le centre
hospitalier des Courses de Maisons-Laffitte (Yvelines) qualifiait, en
janvier dernier, la perspective de gestion commune médecine-gériatrie avec la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN). La menace d’un redressement judiciaire planant faute de trésorerie, l’établissement de santé privé d’intérêt collectif (Espic) recentrait ses derniers espoirs sur
la mutuelle, ainsi que sur le rachat de son service de chirurgie par un
groupe privé pour pouvoir sortir la tête de l’eau. Six mois plus tard,
le 15 juillet, le tribunal de grande instance (TGI) de Versailles a tranché : ce sera finalement Korian, spécialiste de la dépendance, qui reprendra l’hôpital associatif, annonce le groupe dans un communiqué.
En août 2013, le centre hospitalier avait tenté, dans un dernier sursaut,
de réorienter son offre de soins vers la gériatrie et les services de
proximité avant de se faire débouter par l’ARS Île-de-France. Si la stratégie désormais envisagée par Korian partage les velléités de réorganisation de l’offre, celle-ci va plus loin. Dans le cadre d’un schéma régional élaboré en collaboration avec l’ARS et la
municipalité de Maisons-Laffitte, le groupe entend recentrer l’activité
sur les métiers du bien vieillir et de la gériatrie. Mais les urgences, que
l’hôpital comptait conserver, devront elles aussi opérer leur mue pour se spécialiser dans l’accueil des personnes âgées.

Si l’imagerie médicale (scanner et radiologie) reste également sur le
site, rien pour l’instant ne permet de mesurer l’impact de la reprise sur le personnel de l’établissement. Contacté par Hospimedia, le centre
hospitalier n’a à cette heure toujours pas donné suite. Korian, à la
présentation de ses résultats semestriels, avait quant à lui estimé la reprise de l’hôpital à 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuels potentiels.

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Korian : 2 nouvelles opérations de rachat pour un chiffre d’affaires additionnel de 60 millions d’euros

au moins 2 raisons supplémentaires pour exiger plus de moyens humains, de meilleurs salaires et de meilleurs conditions de travail pour le personnel… Sans ça, qu’est ce qu’une telle croissance de l’entreprise peut apporter à ses employés et au service ?

 D’aprés HOSPIMEDIA :

Avec 45,5% de chiffre d’affaires (CA) supplémentaire au 1er trimestre 2014 par rapport à 2013, Korian – Medica réalise un score « en très forte hausse« , précise le groupe dans un communiqué du 16 juillet. Fort de l’intégration de Medica, le groupe réitère donc son objectif pro forma de 2,5 milliards d’euros (Md€) au terme de l’exercice 2014, « étape intermédiaire vers les 3Md€ visés en 2017« .

Si le parc français reste le premier champ de l’activité de groupe (58,6% du CA, chiffres non audités), sa part a tendance à diminuer (-0,6 point en un an) au profit de l’international. À l’instar d’Orpéa, qui communiquait le même jour ses résultats semestriels, la croissance hors Hexagone est à lire sous le prisme de nouvelles acquisitions. Racheté par Medica en octobre 2013, le belge Senior living group (SLG – lire ci contre) pèse déjà pour près de 51 millions d’euros (M€).

Au regard des chiffres pro forma pour 2014, la France présente tout de même la plus forte hausse du chiffre d’affaires (+4,5%), soit 60% du chiffre d’affaires total, estimé à 1,23 Md€. L’Allemagne progresse pour sa part de 2,5%, suivie de la Belgique et de l’Italie avec respectivement 2,8 et 2,1%.

Plaçant 2014 sous le sceau de l' »intégration et de la consolidation des organisations [du groupe]« , Yann Coléou, directeur général de Korian – Medica annonce également le rachat de la totalité du capital de Kinetika Sardegna pour effet au 30 juin. Déjà actionnaire de la société Dardenesaise à hauteur de 28%, le groupe estime « un potentiel de chiffre d’affaires additionnel de l’ordre de 50M€« . À cette opération, se rajoute également la reprise du Centre hospitalier des Courses de Maison Laffitte pour 10M€ de CA annuel potentiel.

Politique groupe

Le nouveau groupe Korian est constitué

http://lesechos.fr/redirect_article.php?id=0203381103313&fw=1

Le nouveau groupe Korian est constitué.

Par Antoine Boudet

Numéro un français grâce à sa fusion avec Medica, Korian veut imposer sa marque dans les maisons de retraite.
Le premier conseil d’administration du nouveau groupe Korian s’est réuni, hier soir, après que les assemblées générales de Medica et de Korian ont approuvé dans la journée l’opération de fusion absorption du premier par le second. Annoncée il y a tout juste quatre mois (« Les Echos » du 19 novembre 2013), elle consiste à former le numéro un français et européen des établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes (Ehpad), devant le français Orpea, avec un chiffre d’affaires cumulé de 2,2 milliards d’euros en 2013 et près de 600 maisons de retraite en France, Allemagne, Belgique et Italie.
Le nouveau groupe, coté à la Bourse de Paris sous le nom de Korian, compte trois actionnaires de référence : Predica à hauteur de 20 %, Batipart le holding de la famille Ruggieri (16 %) et Covea Mars (12,7 %). Il est dirigé par Jacques Bailet, président non exécutif (ex-PDG de Medica), et Yann Coleou, jusqu’ici directeur général de Korian, qui devient directeur général exécutif du nouvel ensemble.
A l’heure où le secteur est pointé du doigt sur ses pratiques commerciales dans une enquête de la DGCCRF (« Les Echos » du 18 mars 2014), le patron opérationnel du groupe affirme dans un entretien aux « Echos » qu’il veut « mettre en avant la force de la marque, garantie de la qualité des prestations de service, précisément pour ne pas être exposé à ces mauvaises pratiques » sur un marché très éclaté. Constatant qu’il n’y pas en France et en Europe « de marque reconnue en tant qu’experte des services aux personnes âgées » , Yann Coleou souhaite « capitaliser sur cette jolie marque qu’est Korian et la confiance qu’elle génère pour à la fois rassurer nos clients, attirer les meilleurs talents dans nos équipes, dialoguer avec la tutelle et communiquer avec nos actionnaires. »

Tout n’est pas réglé

Dès le 19 novembre, Yann Coleou est allé à la rencontre des dirigeants et des partenaires sociaux de Medica pour leur proposer de travailler à la fusion, afin, le jour J, d’être en position d’un « départ lancé ». Ils ont accepté, et c’est ainsi que, dès aujourd’hui,
les réseaux sont organisés et les responsables à leur place pour réussir l’intégration. Tout, cependant, n’est pas réglé : les chantiers d’harmonisation des systèmes informatiques et des régimes sociaux prendront de douze à dix-huit mois. Et il faudra inculquer, à toutes les équipes, les quatre valeurs sur lesquelles le patron de Korian fonde le projet d’entreprise : la bienveillance, la transparence, l’initiative et la responsabilité.
Le nouveau groupe a annoncé 15 millions d’euros de synergies en trois ans, un montant jugé très prudent par les analystes. De même qu’il assure ne pas vouloir faire de la productivité pour faire de la productivité, Yann Coleou indique que la fusion, fondée sur un projet de croissance, n’aura qu’un impact très faible sur l’emploi des 40.000 salariés du groupe. Korian table sur un chiffre d’affaires de 3 milliards en 2017, avec un potentiel de croissance organique qui le portera entre 2,7 et 2,8 milliards. Le solde proviendra d’acquisitions destinées à se renforcer sur ses marchés.
« Le vieillissement de la population était trop souvent perçu comme une charge, nous voulons démontrer que c’est une opportunité sur les plans économiques, par de la création de valeur, sociale, avec quelque 2.000 créations d’emplois non délocalisables par an, et sociétal, en innovant dans le domaine des services » , conclut Yann Coleou.

Par Antoine Boudet

Politique groupe

Fusion Korian Medica

Dans de luxueux hôtels parisiens,c’est aujourd’hui que les actionnaires des 2 entreprises se réunissent pour approuver la fusion.

Pour les dirigeants, l’enthousiasme ne s’était pas fait attendre pour cette formidable opportunité que cette opération qui va permettre de dégager 15 millions d’euros par an d’économie et de devenir le plus gros et le plus fort de France, d’Allemagne et de Belgique.

L’enthousiasme est beaucoup moins partagé par des salariés des sièges qui vont perdre leur poste pour contribuer à cette belle économie et à la grandeur de l’entreprise.

Nous sommes bien sûr solidaires des salarié-e-s qui ne sont pas invité-e-s à petit déjeuner au Persing Hall, ni à déjeuner au Mariott, ou à assister aux célébrations d’après mariage qui devraient mettre les managers dans le bain.

Nous sommes bien sûr Solidaires et soutenant envers ceux et celles qui seront invité-e-s à partir dans la foulée des réorganisations dues au mariage.

Les quelques 40 000 autres salarié-e-s du super futur nouvel ensemble attendront la fusion qualitative de leurs conditions professionnelles. Et à leur côté, SUD compte bien y greffer d’autres valeurs que celle de la finance que nous trouvons humainement bien trop pauvre au regard des besoins.

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

L’Autorité de la concurrence donne son feu vert à la fusion Medica-Korian

Sans grande surprise pour nous, l’Autorité de la concurrence vient donc d’annoncer qu’elle autorisait la fusion des exploitants de maisons de retraite et de cliniques Medica et Korian.

Même si l’Autorité de la concurrence a constaté, à l’issue de l’opération, un chevauchement de l’activité des deux groupes en île de France et dans 35 départements, elle a précisé dans son communiqué que les parts de marché ne dépasseront pas environ 10%, et que donc « l’opération ne portera pas atteinte à la concurrence en matière d’établissements pour l’hébergement des personnes âgées dépendantes ».

La fusion-absorption de Medica par Korian, était annoncée depuis le 18 novembre 2013, avec comme objectif pour les deux groupes de permettre la création du premier acteur français du secteur avec un chiffre d’affaires de 2,2 milliards d’euros. L’opération de fusion-absorption se fera sur la base d’une parité de 10 actions Korian pour 11 actions Medica.

La nouvelle entreprise issue de cette fusion-absorption, plus grande et plus forte, devrait ainsi pouvoir bénéficier d’un « effet épinard » (en référence au personnage de Popeye).

La réalisation définitive de cette fusion reste cependant soumise à l’approbation des actionnaires de Medica et de Korian dont les assemblées générales extraordinaires se tiendront à Paris le 18 mars 2014.

Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Assemblées générales des actionnaires Korian et Medica

La fusion absorption de Medica par Korian sera bientôt soumise au vote ultime des actionnaires :

La prochaine Assemblée générale de KORIAN aura donc lieu le 18/03/2014 à 14h00
au Marriott Hotel Champs-Elysées – 70, avenue des Champs Elysées, 75008 Paris

Celle de MEDICA aura lieu le même jour mais plus tôt à 8h45
au Pershing Hall – 49, rue Pierre Charron, 75008 Paris

Comme ça certain-e-s pourront assister aux deux assemblées, sans trop courir entre les deux et sans trop s’ennuyer.
Dommage que les AG n’aient pas lieu dans les établissements, histoire de bien réaliser d’où viennent les dividendes et à quoi ils tiennent. En plus, à une époque où être proche du peuple ça fait bien, les actionnaires auraient même pu manger avec un personnel ravis d’être leurs hôtes, dans leurs réfectoires, et de leur faire découvrir une gastronomie made in EHPAD, et ça, ça n’a pas de prix.

Ailleurs et autrement, les salariés des deux entreprises, adhérents et autres sympathisants de SUD Santé Sociaux ont rendez vous dés à présent avec leurs permanences habituelles et leurs z’ami-e-s militants pour pacser nos familles et fusionner différemment.

carte SUD SANTE

 

Accords et Actus CE - IRP, BTHE, Champ de mars, CHSCT

Comité d’Hygiène Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) Medotels

Récemment, nous avons été informé-e-s de l’annulation du scrutin pour la désignation au renouvellement des membres du CHSCT de Korian Champ de Mars qui avait été programmé le 6 février 2014.

Alors qu’il s’est dit que cette annulation serait le fait de SUD ou de son représentant au Champ de Mars, nous tenons à mieux préciser les faits.

D’abord, l’annulation n’appartient qu’à ceux qui ont le pouvoir décisionnaire. Donc à défaut d’une décision de justice, ce sont donc les responsables de l’entreprise qui ont décidé cette annulation.

Oui mais alors, qu’avons nous à voir là-dedans ?
Avec notre représentant, nous avons d’abord alerté la direction locale et régionale, et, faute de suivi d’effets, l’inspection du travail, sur des irrégularités qui entouraient l’organisation des scrutins Medotels.

Pour faire simple, plusieurs dizaines de membres des collèges désignatifs ont été « oublié-e-s » dans la procédure de fixation des modalités de scrutin. Des modalités qui pourtant ne peuvent être fixées par personne d’autre.

En conséquence, des responsables de l’entreprise ont donc pris la décision d’annuler le scrutin du 6/02/14 pour le CHSCT de Korian Champ de Mars et de le reporter à plus tard. De la même manière et dans un souci d’équité et de conformité, ils auraient tout aussi bien pu faire de même pour les 26 autres établissements Medotels dont les renouvellements des CHSCT étaient prévus le même jour et pour lesquels l’irrégularité touchant à l’oubli des collèges désignatifs était identique.

Pourquoi est ce si compliqué de faire les choses dans les règles ?

La règle consistant à réunir les collèges designatif est pourtant très simple. Ce qui l’est moins c’est que les établissements Medotels, au lieu de disposer chacun d’un comité d’établissement, tombent sous la houpe d’un seul comité d’entreprise commun à tous. Et au lieu que se soit les élu-e-s DP et CE de chaque établissement qui composent legitiment les collèges designatifs, ce sont ceux et celles du seul CE commun qui avec les DP de chaque EHPAD composeraient rien de moins que 27 collèges designatifs distincts…
Ça fait pas un peu beaucoup pour 1 seul-e élu-e ?
Faut croire que non puisque les élu-e-s du CE ont bel et bien participé à 26 scrutins distincts le même jour, le 6/02/14. (27 moins celui du Champ de Mars).

Ce que nous souhaitons à présent.

Pour que les salarié-e-s disposent de l’ensemble des organes représentatifs du personnel tels que prévus par le droit du travail : Nous demandons la mise en place d’un Comité d’établissement à Korian Champ de Mars.

Pour que les membres désignés du CHSCT soient au plus près des salariés qu’ils/elles représentent, nous refusons que le collège designatif soit composé des elu-e-s du CE Medotels qui ne les connaissent pas mais que ce collège soit composé des DP seuls ou des DP + elu-e-s du comité de l’établissement s’ils/elles existent, ce conformément à ce que prévoit déjà le droit du travail.

EHPAD du groupe, Politique groupe

Le groupe MEDICA FRANCE, ses EHPAD et ses cliniques

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

 

Le groupe MEDICA FRANCE

MEDICA est un groupe de santé privé français spécialisé dans l’exploitation d’établissements de prise en charge globale de personnes dépendantes.

Le Groupe MEDICA intervient dans le secteur EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) en France et en Italie et dans le secteur sanitaire, avec des établissements de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR) et des cliniques psychiatriques.

Historique

  • 1968 : Pierre Burel fonde MEDICA en ouvrant sa première maison de retraite.
  • 1970-1990 : Construction acquisition en France de 23 établissements principalement des maisons de retraite mais aussi des établissements de soins de suite.
  • 1999 : MEDICA est racheté à son fondateur par la Société Centrale Immobilier de la Caisse des Dépôts (SCIC), filiale de la Caisse des Dépôts. La capacité d’accueil globale du groupe MEDICA s’élevait alors à près de 2500 lits. Jacques Bailet est nommé Président-Directeur Général au sein du Groupe MEDICA. Christine Jeandel est nommée Directeur Général délégué.
  • 2003 : Plusieurs fonds d’investissement gérés par BridgePoint Capital et Alpinvest ont acquis le groupe MEDICA. Acquisition du Groupe Doyennés Europe. Au 31 décembre 2003, le groupe MEDICA réalisait un chiffre d’affaires consolidé de 209,9 millions d’euros pour une capacité de 7 225 lits exploités. Création d’un centre de formation MEDICA, l’Institut des Bonnes Pratiques.
  • 2005 : MEDICA élargit sa stratégie à l’international, et s’implante sur le marché italien.
  • 2006 : Plusieurs fonds d’investissement, conseillés par BC Partners, prennent le contrôle du capital 4. Au 31 décembre 2006, le groupe MEDICA offrait une capacité d’accueil de 9 643lits.
  • 2008 : Le groupe MEDICA dispose de 144 établissements d’exploitation ce qui correspond à une capacité d’accueil de 11 042 lits. Au 31 décembre 2008, le groupe fait 448,8 millions d’euros de chiffre d’affaires.
  • 2009 : La capacité d’accueil du groupe est de 11 381 lits.
  • 2010 : La société entre en citation sur le NYSE Euronext Paris (compartiment B), éligible au SRD.
  • 2011 : Le groupe MEDICA reçoit la certification NF service, attribuée par l’afnor, sur la majorité de ses EHPAD. En mai, Private Equity BC Partners, le fonds qui avait acquis Medica par l’emprunt, sort du capital. En novembre, l’AMF reçoit une déclaration du groupe Covéa indiquant détenir, par l’intermédiaire de ses sociétés, 21.38 % du capital et des droits de vote de MEDICA.
  • 2013 : Medica annonce son intention de fusionner avec Korian.
  • mars 2014 : Fusion absorption de Medica par Korian et création d’un leader européen composé de 597 établissements (EHPAD, SSR, maintien à domicile et Résidences services), par addition de ceux des groupes Korian et Medica d’avant fusion.

Les maisons de retraite MEDICA FRANCE

Alsace

  • Le Doyenné de la Filature | Mulhouse 68
  • Résidence René Hirschler | Pfastatt 68

Aquitaine

  • Résidence Yvan Roque | Issigeac 24
  • Résidence d’Automne de Notre Dame de Sanilhac | Notre Dame de Sanilhac 24
  • Résidence Le Moulin de L’Isle | Trélissac 24
  • Le Chalet | Belin-Beliet 33
  • Résidence Bellevue | Duras 47
  • Résidence La Fontaine Bazeille | Sainte-Bazeille 47
  • Le Hameau de Prayssas | Prayssas 47

Auvergne

  • Le Doyenné de l’Oradou | Clermont-Ferrand 63

Basse-Normandie

  • Les Coteaux d’Evrecy | Evrecy 14

Bourgogne

  • Le Doyenné des Grands Crus | Dijon 21
  • Le Home de l’Oucherotte | Aiserey 21

Bretagne

  • Résidence d’Automne de Saint Malo | Saint-Malo 35
  • Résidence d’Automne de Dinard | Dinard 35
  • Résidence d’Automne de Sarzeau | Sarzeau 56

Centre

  • Le Doyenné du Printemps | Bourges 18
  • Résidence Les Portes de Sologne | Vierzon 18
  • Résidence La Vallée Bleue | Saint Amand Montrond 18
  • Le Hameau d’Eguzon | Eguzon 36
  • Les Dames Blanches | Tours 37
  • Le Doyenné du Plessis | La Riche 37
  • MAFPA Maison Blanche | Saint Cyr sur Loire 37
  • Le Doyenné de Vençay | Saint-Avertin 37
  • Le Doyenné du Baron | Orléans 45
  • Résidence le Château des Landes | La Ferté Saint Aubin 45
  • Résidence Santel | Gien 45

Champagne-Ardenne

  • Le Domaine de Soulaines | Soulaines-Dhuys 10
  • Résidence d’Automne de Châlons-en-Champagne | Châlons en Champagne 51
  • Résidence d’Automne de Reims | Reims 51
  • Les Jardins de Sermaize | Sermaize les Bains 51

Franche-comté

  • Le Doyenné du Lac | Vaivre-et-Montoille 70

Haute-Normandie

  • Le Doyenné de la Risle | Rugles 27
  • Résidence de Bueil | Bueil 27
  • Le Doyenné de la Porte Océane | Le Havre 76

Ile-de-France

  • Résidence MAPI Saint-Simon | Paris 75
  • Résidence MAPI Les Amandiers | Paris 75
  • Résidence les Terrasses du XXème | Paris 75
  • Résidence de Chaintreauville | Saint-Pierre les Nemours 77
  • Résidence du Parc aux Chênes | Cesson 77
  • Aubergerie du 3ème Age à Pontault-Combault | Pontault Combault 77
  • Résidence d’Automne La Ferme | Le Mée sur Seine 77
  • Résidence La Détente | Dampmart 77
  • Résidence Sainte Geneviève | Héricy 77
  • Résidence Clairefontaine | Clairefontaine-en-Yvelines 78
  • Résidence MAPI à Poissy | Poissy 78
  • Résidence Le Val d’Essonne | Maurepas 78
  • Résidence MAPI à Chatou | Chatou 78
  • Résidence Clairefontaine à Louveciennes | Louveciennes 78
  • Résidence Le Flore | Montgeron 91
  • Les Côteaux de l’Yvette | Bures-sur-Yvette 91
  • Aubergerie du 3ème Age à Quincy sous Sénart | Quincy sous Sénart 91
  • Résidence Le Gatinais | Maisse 91
  • Résidence Les Jardins de Serena | Champcueil 91
  • Résidence Bel Air | Clamart 92
  • Résidence Les Mathurins | Bagneux 92
  • Résidence Saint-Charles | Sceaux 92
  • Résidence MAPI à Rueil Malmaison | Rueil Malmaison 92
  • Résidence MAPI à Rosny sous Bois | Rosny sous Bois 93
  • Résidence MAPI à Bondy | Bondy 93
  • Résidence les Cèdres | Villemomble 93
  • Résidence MAPI au Bourget | Le Bourget 93
  • Résidence Les Lauriers de Plaisance | Neuilly-Plaisance 93
  • Résidence Le Jardin de Neptune | La Varenne Saint-Hilaire 94
  • Résidence Le Cottage | Argenteuil 95
  • Résidence des Montfrais | Franconville 95
  • Résidence MAPI à Sarcelles | Sarcelles 95
  • Résidence Des Lys | Pierrelaye 95
  • Résidence Les Sansonnets | Chars 95
  • Résidence Arc en Ciel | Bezons 95

Languedoc-Rousillon

  • Résidence Les Pins | Narbonne 11
  • Résidence Les Tamaris | Serignan 34
  • La Colombe | Gigean 34
  • Résidence Les Gardioles | Saint Gely du Fesc 34

Lorraine

  • Résidence Le Haut du Bois | Jarville la Malgrange 54
  • Résidence Les Jardins du Charmois | Vandoeuvre les Nancy 54
  • Résidence d’Automne de Laxou | Laxou 54
  • Résidence Les Mélèzes | Bar le Duc 55
  • La Villa Amarelli | Amnéville-les-Thermes 57
  • Résidence La Maison des Aulnes | Sainte Marguerite 88

Midi-Pyrénées

  • Résidence Gaston de Foix | Mazères 09
  • Résidence Pin Balma | Pin Balma 31
  • Les Coteaux de Saint-Sulpice | Saint-Sulpice-sur-Lèze 31
  • Résidence La Côte Pavée | Toulouse 31
  • Villa Castéra | Castéra-Verduzan 32
  • Le Doyenné du Carmel | Tarbes 65
  • Résidence La Maison d’Emillienne | Cahuzac 81

Nord-Pas de Calais

  • Résidence d’Automne de Lille | Lille 59
  • Résidence Samara | Marpent 59
  • Résidence Les Bords de La Marque | Forest-sur-Marque 59
  • Résidence d’Automne de Neuville st Rémy | Neuville Saint-Remy 59
  • Résidence de l’Abbaye | Solesmes 59
  • Résidence d’Automne de Bruay-sur-l’Escaut | Bruay sur l’Escaut 59

Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • Le Verdon (Maison de retraite) | Gréoux les Bains 04
  • Résidence Mont Soleil | Espinasses 05
  • Résidence Clairefontaine au Cannet | Le Cannet 06
  • Résidence Les Campelières | Le Cannet 06
  • Résidence Les Oliviers | Cannes 06
  • Résidence Les Palatines | Nice 06
  • Résidence Le Clos Vermeil | Tourrette-Levens 06
  • Résidence Le Grand Mas | Saint Laurent du Var 06
  • Résidence du Baou | Marseille 13
  • Résidence L’Escale du Baou | Marseille 13
  • Résidence La Paquerie | Marseille 13
  • Domaine de Collongue (Aix en Provence) | Saint-Marc-Jaumegarde 13
  • Résidence La Rimandière | Saint Martin de Crau 13
  • Résidence L’Hermitage | Aubagne 13
  • Résidence Claude Debussy | Carnoux-en-Provence 13
  • Résidence Les Restanques de Saint Mitre | Saint Mitre les Remparts 13
  • Les résidences L’Amaryllis et La Stella Maris | Sanary sur Mer 83
  • Résidence Le Rosaire | Sanary-sur-Mer 83
  • Résidence La Provençale | La Roquebrussanne 83
  • Résidence Saint François du Las | Toulon 83
  • Résidence La Louisiane | Hyères 83
  • Résidence Le Cap Sicié | La Seyne sur Mer 83

Pays de la Loire

  • Résidence d’Automne de Nantes | Nantes 44
  • Le Doyenné du Ranzay | Nantes 44
  • Le Doyenné des Corallines | La Baule 44
  • Résidence La Villa du Chêne d’Or | Bonchamp-lès-Laval 53
  • Résidence Bollée-Chanzy | Le Mans 72
  • Le Richelieu | La Roche sur Yon 85
  • Résidence d’Automne des Sables d’Olonne | Les Sables d’Olonne 85
  • Résidence Les Fils d’Argent | Fontenay Le Comte 85
  • Le Home du Verger | Apremont 85

Picardie

  • Résidence Les Alysses | Lieuvillers 60
  • Résidence Clairefontaine à Lamorlaye | Lamorlaye 60
  • La Grande Prairie | Monchy-Saint-Eloi 60
  • Résidence Les Trois Rives | Gamaches 80
  • Résidence Les Tilleuls | Ercheu 80

Poitou-Charentes

  • Résidence d’Automne de St George-de-Didonne | Saint-Georges de Didonne 17
  • Résidence d’Automne d’Ars-en-Ré | Ars en Ré 17
  • Résidence Le Mole d’Angoulins | Angoulins sur Mer 17
  • Résidence Marie d’Albret | Pons 17
  • Le Doyenné de la Venise Verte | Niort 79
  • Le Home de l’Ebaupin | Coulon 79
  • Résidence Agapanthe | Poitiers 86
  • Domaine des 3 Chemins | Les Trois-Moutiers 86
  • Résidence Les Buddléias | Brigueil le Chantre 86
  • Le Doyenné de la Clairière aux Chênes | Chasseneuil du Poitou 86

Rhône-Alpes

  • Le Doyenné de Brou | Bourg en Bresse 01
  • Le Home de Cortefredone | Curtafond (POLIAT) 01
  • Résidence d’Automne de Villars-les-Dombes | Villars les Dombes 01
  • Résidence d’Automne de Saint-Etienne | Saint-Etienne 42
  • Résidence L’Hermitage Croix Rousse | Lyon 69
  • Résidence d’Automne de Lyon | Lyon 69
  • Résidence L’Hermitage Berthelot | Lyon 69
  • Le Hameau de la Source | Saint Fons 69
  • Résidence Les Jardins d’Hestia | Grézieu la Varenne 69
  • Résidence Les Aurélias | Pollionnay 69
  • Foyer de Vie Claude Bernard | Oullins 69
  • Résidence Claude Bernard (EHPAD) | Oullins 69
  • Résidence Les Moussières | Echalas 69
  • Le Doyenné Fontaine Saint- Martin | Chambéry 73
  • Le Home du Vernay | Esserts-Blay 73
  • Le Doyenné les Myrtilles | Passy 74

Les cliniques sanitaires MEDICA FRANCE

Alsace

  • Clinique de santé mentale Solisana | Guebwiller 68

Aquitaine

  • Clinique La Paloumère | Caubeyres 47

Auvergne

  • Clinique du Chambon | Le Chambon-sur-Lignon 43
  • Clinique Le Clos de Beauregard | Chadrac 43

Bourgogne

  • Clinique La Varenne | Varennes Saint Sauveur 71
  • Clinique La Roseraie | Hurigny 71
  • Clinique de Sainte Colombe | St Denis les Sens 89

Ile-de-France

  • Clinique du Val de Seine | Louveciennes 78

Limousin

  • Clinique Saint-Jean Lez Cèdres | Brive la Gaillarde 19
  • Clinique de santé mentale Saint-Maurice | La Jonchère 87

Midi-Pyrénées

  • Clinique de Quint-Fonsegrives | Quint-Fonsegrives 31
  • Clinique de Montvert | Castelmaurou 31
  • Clinique Le Val des Cygnes | Labarthe sur Leze 31
  • Clinique de santé mentale de Piétat | Barbazan Debat 65
  • Clinique du Château de Cahuzac | Cahuzac 81

Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • Clinique Le Verdon | Gréoux les Bains 04
  • Clinique Montjoy | Briançon 05
  • Clinique La Pinède | Sclos de Contes 06
  • Clinique Les Pins | Marseille 13
  • Clinique Saint Bruno | Marseille 13
  • Clinique de Peypin | Peypin-en-Provence 13
  • Clinique Les Alpilles | Saint-Rémy de Provence 13
  • Les Alcides | Saint-Chamas 13
  • Clinique les Palmiers | Ceyreste 13
  • Clinique du Val du Fenouillet | La Crau 83
  • Clinique de santé mentale du Golfe | Cogolin 83
  • Clinique Les Cyprès | Montfavet 84
  • Clinique du Mont Ventoux | Carpentras 84

Poitou-Charentes

  • Clinique Maison Blanche | Jarnac 16
  • Clinique de santé mentale Villa Bleue | Jarnac 16
  • Clinique du Château de Mornay | Saint-Pierre de l’Isle 17

Rhône-Alpes

  • Clinique Les Arbelles | Bourg en Bresse 01
  • Clinique La Condamine | Thueyts 07
  • Clinique Les Granges | Echirolles 38
  • Clinique Alma Santé | Montrond les Bains 42
  • Clinique de santé mentale de Montrond-les-Bains | Montrond-les-Bains 42
  • Clinique Les Lilas | Lyon 69
  • Clinique Les Presles | Pollionnay 69
  • Clinique Les Bruyères | Létra 69
  • Clinique Les Chênes | Plateau d’Assy 74
Accords et Actus CE - IRP, Conditions de travail

Pourquoi la CGT Medica France n’a pas signé les NAO 2013. – Le blog des employés de Médica France.

http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2014/01/pourquoi-la-cgt-medica-france-n-a-pas-signé-les-nao-2013.html

– Tract de la  CGT –

POURQUOI LA CGT NE SIGNE PAS LES NAO.
Au regard des chiffres affichés par Medica France :
+13% de CA pour 2013,
+32% de dividendes reversés aux actionnaires ( soit 12 millions d’€),
+ les 4% de la masse salariale reversés suite au dispositif CICE.
Au regard du projet de la fusion/absorption de Medica SA par Korian SA qui va entraîner dès la signature +15% de revenus supplémentaires aux actionnaires et en prenant compte aussi du doublement du nombre de leurs actions (11 Medica pour 10 Korian), la CGT estime que malgré les propositions de la direction générale de Medica France de revaloriser la masse salariale par le biais d’une augmentation de la sujétion Dimanche et jours fériés à 0,8, et un nouveau calcul de la prime
de stabilité en incluant l’ancienneté entreprise, cela est pour nous nettement insuffisant. En effet
ces 2 revalorisations ramenées au mois n’excède pas les 1% d’augmentation, soit l’équivalent en
fonction des coefficients de 12 à 15€ net par mois, lorsqu’on sait que les cotisations salariales ont augmentées depuis octobre 2012 de 0,33% : +4€ par mois, avec l’injonction de l’Ursaff, le prix des
repas pour les salariées passe à 2,30€, on voit que ces 1% sont une miette de pain !!! Depuis 10 ans
l’inflation est de 19% !!! Cette année encore de nombreuses hausses : la TVA à 20%, +3% pour les
transports, nouvelle hausse de l’électricité de 0,2% après celle de 5% en 2013, 0,38% pour le gaz,etc.
Cela est bien loin des aspirations et des revendications des salarié(e)s de l’entreprise :
+10% de la valeur du point, un véritable 13ème mois à la place de la prime de stabilité, meilleure
prise en charge des transports,prime pour les salarié(e)s qui sont obligés de venir travailler avec
leur véhicule personnel, subrogation…
En cette période de mouvement d’argent avec la fusion/absorption, le rachat par Medica France du
numéro 1 belge des maisons de retraite (Senior Living Group) avec des chiffres en…milliards
d’euros, nous espérions un geste plus fort et plus conséquent de l’entreprise.

EHPAD du groupe, Politique groupe

PASE : Prime d’Assiduité et de Stabilité Etablissement

Une question, une remarque ? Utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là :

La PASE : Prime d’Assiduité et de Stabilité Etablissement est comme un ersatz de 13eme mois, elle a été signée en aout 2010 par la direction du groupe Korian et les syndicats CFDT, FO et CFTC.

Selon nous cette prime est mal faite et injuste, de même que la procédure de son application qui peut occasionner bien des erreurs très difficiles à vérifier et super longues à faire corriger puisque l’établissement ne peut en principe pas réparer l’erreur sans passer par le siège Korian d’abord. (C’est le même problème qu’avec des erreurs de paie qui sont gérées à Massy).

D’après l’accord d’entreprise signé au niveau national pour les sociétés du groupe cette prime est censée récompenser l’assiduité mais dans son application elle s’assimile surtout à une sanction des absences. Pire elle incite le salarié malade à venir travailler quand même (pas mal en EHPAD…) puisque les arrêts maladie s’avèrent très vite pénalisant.

D’après l’accord pour obtenir 100% de sa prime, chaque salarié à droit à seulement 3 jours d’absences « justifiées » dans l’année (équivalentes à 27h, soit moins de 3 jours pour le personnel qui travaille en journées de 10h), toutes les autres absences réduisent la prime SAUF :
Les CP, les accidents de travail, accidents de trajet, maladie professionnelle, les événements familiaux reconnus par la convention, les congés de formation avec l’accord de l’employeur, les congés enfants malades jusqu’à 4 jours par an, les congés maternité / paternité, et les absences de représentation du personnel.

En cas d’hospitalisation le salarié doit communiquer à la direction les pièces justificatives s’il ne veut pas perdre sa PASE.

La prime est totalement supprimée dés la 1ère absence « injustifiée » (injustifiée au sens de l’entreprise, ce qui pour nous peut donner matière à désaccord).

Dans le cas d’accident de travail non déclaré mais considéré uniquement comme un arrêt maladie (ça peut arriver…) le salarié est donc doublement perdant.

Dans les cas où le salarié prend des congés sans solde il est perdant et sur son salaire et sur la PASE.

En clair, pour toutes les absences autres que cités plus haut dés la 1ere heure du 4ème jour d’absence (ou dés la 28ème heure d’absence) ça réduit la PASE. Même pour les arrêts maladie, et même pour les sans soldes autorisés. Passée la 108ème heure d’absence le salarié perd toute sa prime.

MAIS il arrive que le siège Korian ou l’établissement où travaille le salarié se trompent et sanctionnent aussi des absences autorisées par la PASE…
Parce que les absences sont transmises de l’administration de l’établissement vers le siège social de Korian qui calcule les retenues et qui renvoie à la direction pour validation et après validation, les jeux les paies sont faites et il n’y a plus qu’à croiser les doigts.

Concrètement dans la pratique, il y a des cas où :

– L’administration d’un établissement transmet le détail des absences au siége de Korian qui renvoie le calcul pour tous les salariés à la direction de l’établissement pour validation. Les comptes sont bons, pas d’erreurs, c’est le cas normal mais qui n’est pas une généralité.
– L’administration d’un établissement fait des erreurs qui sont reprises par le siége de Korian et donc jouent sur la prime. Pas de chance
– le siége de Korian se trompe et le direction de l’établissement valide tel quel. Non mais alors..
– le siége de Korian se trompe mais la direction corrige l’erreur. Ouf
– le siége de Korian ne se trompe pas mais la direction décide « d’être sympa » et de ne pas baisser la prime. Ah ! (ça c’est plus rare…Flute alors !)

Politique groupe

Sur la fusion – Point de vue de nos amis et « futurs collègues » sur le blog des employés de Médica France.

Le point de vue de nos amis et « futurs collèges » : http://www.le-fruit-des-amandiers.com/

Si chez eux le rapprochement des 2 noms n’est pas bien pris par tous, chez nous c’est le modèle Medica qui semble plutôt rassurer les salariés Korian.

En d’autre termes, la fusion elle-même semble moins inquiéter certains salariés que l’idée qu’on pourrait conserver la même politique managériale que celle dont on ne trouve pas les mots pour la qualifier.

Politique groupe

« Vieillir n’est pas une maladie, allégeons les ordonnances y compris en Ehpad! »

Rencontre avec Philippe Denormandie, Directeur de l’Institut du Bien Vieillir Korian qui sera inauguré le 11 décembre 2013. Une interview exclusive pour Notre Temps.

En résumé pour le lecteur impatient : « Il est possible de nous améliorer ».

Ce que d’ailleurs nous avons toujours cru et soutenu et qui conforte tout SUD Santé Sociaux dans les bienfaits de nos efforts et de notre participation active à l’amélioration de notre entreprise et du modèle Ehpad en général.

« Oui » pour l’allégement de certaines ordonnances. Oui pour l’allégement des conditions de travail ! Non pour l’allégement des effectifs, des salaires ou des moyens !

BTHE, EHPAD du groupe, Politique groupe

Fusion Korian Medica, la bataille de « l’or gris » – Communiqué de presse de la Fédération SUD Santé Sociaux

*La bataille de « l’or gris ».*

La concertation pour la future loi sur la dépendance est lancée ce jour, pour être votée fin 2014, annonce Michelle Delaunay Ministre déléguée aux Personnes Agées.

C’est dans ce contexte que le groupe Korian absorbe le groupe Médica, annonce faite le 18 novembre dernier à la plus grande surprise des salarié-e-s, créant la plus grosse entreprise privée européenne d’exploitation de « l’or gris ». Le groupe nouvellement créé concernera  15 000 salarié-e-s, pour un parc de 600 maisons de retraites accueillant 57 000 personnes avec pour objectif affiché en 2017 un chiffre d’affaire de 3 milliards.

Ce projet de deux poids lourds du marché de la dépendance, le fameux « or gris », est caractéristique d’un secteur privé lucratif où l’insolence des profits n’a d’égal que l’indifférence des pouvoirs publics vis-à-vis des incidences sur les personnes accueillies et les salarié-e-s. Milliards et aubaine spéculative pour les actionnaires,  dégradation des conditions de travail, déqualifications de postes et glissements de tâches pour les
autres au détriment de la qualité des prises en charge.

SUD Santé Sociaux s’interroge par ailleurs sur l’arrêt de l’activité Ehpad (Etablissement Hospitalier pour Personnes Agées Dépendantes) d’ici 2020 de l’APHP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris) libérant par la même un gisement de « clientèle »…pour le secteur lucratif.

La fédération SUD Santé Sociaux réaffirme que la prise en charge des personnes âgées dépendantes doit se faire dans le cadre de la solidarité intergénérationnelle financée par la Protection Sociale et organisée par le Service Public.

SUD Santé Sociaux refuse que salarié-e-s et usager/usagères puissent faire les frais des parties de Monopoly auxquelles se livrent les actionnaires pour leur plus grand profit et se battra pied à pied contre toutes les dérives de ce système.

Pour le secrétariat SUD Santé Sociaux :

*Patricia Garcia*, secrétaire générale

Le Communiqué en Pdf