Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Appel aux 25 000 salarié-e-s Korian de France pour la gréve et manifestation du 7 mars.

Article à partager, ou tract ici à télécharger

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Actu sociale, autres - divers

Déduction d’impôts de vos cotisations syndicales

Les syndicats sont d’utilité publics, voilà pourquoi les cotisations syndicales des adhérents sont déductibles de vos impôts au même titre que les dons à certaines associations caritatives. Une ligne spéciale est donc prévue sur les déclarations d’impôts pour y indiquer les cotisations verser dans l’année.

L’adhésion a un syndicat est un engagement, une démarche citoyenne et militante pour des idées, des valeurs et des principes inhérents à la démocratie. En agissant avec son syndicat, chaque adhérent contribue à porter plus haut la démocratie et donne plus de poids pour le changement.

Pour rappelle, la France est l’un des pays d’Europe avec les taux de syndicalisation les plus bas. Les pays scandinaves sont ceux qui ont le taux de syndicalisation le plus haut. Voilà pourquoi il n’y a chez eux quasi jamais de gréve et que chez nous les changements sont si laborieux… Car lorsque les syndicats des pays scandinaves négocient, ils ont avec eux le poids de 65% de la population, en conséquence Patron et dirigeants les écoutent. En France, les syndicats n’ont avec eux le poids que d’à peine 10%, et les patrons s’en foutes comme les gouvernant, sauf quand ça chauffe vraiment.

En conclusion, si vous voulez du changement, vous savez ce qu’il vous reste à faire ? Syndiquez vous massivement ! Echauffez-vous vraiment ! Ou les deux en même temps ! Vous serez en forme, vous serez mois seul-e-s, et ensemble vous serez plus fort-e-s !

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  En rouge le Taux de syndicalisation (la France a le plus bas), en bleu la conflictualité (la France a le plus haut)

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Notre gazette, AlloKorian recueille vos témoignages.

Informez-vous avec nous, contactez-nous, Rejoignez-nous, suivez-nous,

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, témoignage

Halte aux dégradations volontaires des conditions de travail !

Gréve nationale et Manifestation le 7 mars !
Les salarié-e-s de Korian
et tous les salarié-e-s de la Santé
et du Social y sont appelés.

Un tract de SUD Santé Sociaux à été réalisé
à  l’intention de tous les salarié-e-s de Korian

Tract SUD Condition de travail Korian 2017

Si besoin d’aide pour tracter/imprimer,
ou pour connaitre les départs des cars pour la manif ( Contactez nous ! )

On vous invite : à le diffuser par mail et Facebook ou en papier
Et à nous rejoindre à Paris, Place Denfert-Rochereau le 7 mars à 12h00

SUD santé sociaux Sections Korian

Halte aux dégradations volontaires
des conditions de travail !

Économies et profits = Moyens ou postes supprimés /
Organisations dégradées / Travail toujours plus lourd, etc.

                         NON à la misère du travail ! Non aux salaires de misère !

NON aux surcharges , aux surmenages, aux baisses d’effectifs, au travail à la chaine, au flicage, au stress et aux réorganisations en cascade !


NON aux services dégradés qui font que des salarié-es perdent le sens de leur métier ou leur santé en essayant de gagner leur vie.

Nous disons NON aux chefs quand ils se comportent en managers d’usines !

Nous disons NON aux menaces et aux pressions !

Pour la Bientraitance, toutes et tous exigeons :

  • Une entreprise qui met l’humain au cœur du travail et non la finance et l’hyper profit !
  • Une entreprise juste, équitable, qui respecte le sens du travail et des métiers,

  • Une entreprise qui respecte les conditions du travail et les droits du personnel.

  • Une entreprise qui écoute et entend tous les salarié-es qui l’enrichissent.

  • Une entreprise qui partage et rémunére à la valeur réelle du travail et de la charge.

Si ces principes et ces valeurs sont les vôtres !

Rejoignez Nous et Ensemble : Imposons les !

Organisations et conditions de travail dégradées, Pénibilité, Salaires, Primes, Remplacements, Formation, Management plus humains et plus justes, Carrière, Santé, Droits, Partage des richesses produites, Avantage sociaux, etc…

Le travail est immense mais avec vous
nous y arriverons
!

Notre gazette, AlloKorian recueille vos témoignages.

 Informez-vous avec nous,  contactez-nous, Rejoignez-nous, suivez-nous,

Actu sociale, Conditions de travail

Encore un suicide de salarié à l’hôpital Georges Pompidou

Tant de destruction volontaire du système de santé par les pouvoirs publics et tant de vies perdues à la gagner…

Un Article de la Fédération Sud Santé Sociaux du jeudi 9 fevrier 2017

L’un des nôtres a mis fin à ses jours

Il s’agit du suicide d’un hospitalier,
Il s’agit du suicide d’un infirmier,
Il s’agit du suicide d’un travailleur…

A l’heure où le Centre National d’Art et de Culture Georges Pompidou fête ses 40 ans, c’est dans un autre endroit portant le même nom, l’Hôpital Européen Georges-Pompidou, aujourd’hui connu sous l’acronyme HEGP, qu’un infirmier par son geste désespéré vient nous rappeler que soigner est un art.

Ce « mec en or », apprécié et reconnu par ses pairs, ses collègues de l’APHP, ses camarades, est revenu sur son lieu de travail un soir où pourtant il était de repos, a revêtu sa blouse blanche et a sauté par la fenêtre du huitième étage.

Ne cherchons là aucun message, ne cherchons là aucune raison sauf à comprendre l’idée que le désarroi pousse parfois l’humain à vouloir en finir avec la vie, le suicide paraissant à ce moment le seul remède à la douleur psychique.

Ne cherchons là aucun message, ne cherchons là aucune raison sauf à se rendre à l’évidence qu’un infirmier qui allait mal s’est suicidé au sein même d’un hôpital qui va mal.

Comment trouver du sens à ce que l’on fait, dans une société si ubérisée (le correcteur orthographique propose upérisée comme quoi l’intelligence artificielle nous dépasse), comment trouver du sens à ce que l’on fait dans une société si ubérisée où les soignants passent plus de temps à prouver par un clic qu’ils soignent qu’à faire ce pourquoi ils sont là, soigner.

Comment donner du sens à ce que l’on est, dans une société si ubérisée où nulle part, l’humain ne l’emporte sur la virtualité alors que tout s’écroule autour de soi.
Le pompier pyromane FHF le crie sur toutes les ondes : « L’hôpital est sans doute proche d’une situation de burn-out » !

Un très mauvais diagnostic de situation fait par les Directeurs, qu’ils soient du privé ou du public, pourtant au fait car promoteurs du management par la peur.

L’Hôpital est en feu Messieurs les Marquis ! L’Hôstérité tue les patients, l’Hôstérité tue les soignants ! L’Hôpital devra se guérir lui-même avant de réapprendre à guérir les autres.

Il va falloir du temps. Nous, soignants, administratifs, techniques… refusons de digérer la potion néolibérale imposée par le gouvernement, imposée par tous ces députés qui ont voté des PLFSS létaux ! 41000 morts de plus en 2015, 28000 en 2016, un sinistre record attendu pour 2017 !

Parce qu’à bout, parce qu’au bout de ce qui est humainement possible dans un environnement où justement l’humain se devrait d’être la seule préoccupation. Où pourtant l’humain se voit humilié lorsqu’il est du côté soignant, où pourtant l’humain se voit maltraité lorsqu’il est du côté soigné.

Il va falloir du temps. Nous, soignants, administratifs, techniques…refusons de digérer la potion néolibérale imposée par le gouvernement, imposée par tous ces députés qui ont voté des PLFSS létaux ! Une fois de plus, une fois de trop, l’un d’entre nous s’est donné la mort.

L’un des nôtres a mis fin à ses jours. La Fédération SUD Santé Sociaux présente ses condoléances à sa famille, ses proches et à ses collègues.

L’un des nôtres a mis fin à ses jours. La Fédération SUD Santé Sociaux accuse Martin Hirsch, la FHF, la Ministre de la Santé ainsi que tous les députés qui par leur vote ont sinistré notre système de santé, par leur vote ont condamné l’Hôpital.

La Fédération SUD Santé Sociaux appelle toutes les personnes qui participeront à la manifestation prévue à Paris le 7 mars 2017, et ils et elles seront nombreuxses, à porter un brassard noir en mémoire de toutes celles et ceux qui ont perdu leur vie à la gagner.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Et si on s’invitait à la campagne présidentielle pour améliorer enfin nos conditions et notre système de santé ?

L’actionnariat et la financiarisation du Soin nuisent gravement à la Santé, qui en doute encore ?

Lors des débats des primaire de droite et de gauche, la protection sociale, la santé, l’accès aux soins ont occupé une place importante, la dépendance, les maisons de retraites et la fin de vie aussi.. Ces sujets occupant même 50% des débats de la primaire de gauche.

Pendant toute la durée de la campagne, le blog Sud Santé Sociaux Solidaires Korian ainsi que sa newsletter AlloKorian mettrons à l’honneur des interviews de salariés sur les causes des problématiques de société qui nous concernent et nous inquiètent le plus : sur la mal traitance institutionnelle dont peuvent être victime les salariés comme leur résidents, et plus généralement sur la filiation entre Qualité de Vie au Travail et la qualité de séjour, de prise en charge. Les salarié-e-s déjà inspiéré-é-e-s peuvent nous contacter , les usagers le peuvent également bien que les points de vue entre salariés et non salariés seront traités séparément.

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Sur des sujets aussi sérieux, il nous importe de ne pas laisser le monopole aux seuls politiques et encore moins à ceux dont les actions contribuent à détruire la qualité du soin et son accessibilité, à ceux qui contribuent à dégrader nos métiers et leur sens, ceux qui théorisent les bienfaits de la coupe budgétaire et de la réduction d’effectifs à tout va et de la profitabilité de la santé et du social…

Pour ne rien céder à la complaisance des politiques vis à vis de grands groupes de santé privés et de lobbys qui institutionnalisent et généralisent un système de santé hyper lucratif lourd de conséquences sociales, à nous et à vous toutes et tous de jeter aussi des offrandes au débat :

– Nous exigeons de l’état qu’il conditionne sa générosité tutélaire envers les établissements privés lucratif par des contreparties conséquentes et incontournables.

– Nous exigeons que les actionnaires ne s’ingèrent d’aucune manière dans la marche et les orientations des établissements de santé. Sauf à accaparer de la richesse produite sur le dos de tous les salariés et résidents nous ne voyons pas ce qu’ils apportent à la qualité de la prise en charge et encore moins à la qualité de vie au travail indissociable de celle de la prise en charge.

Pour être plus précis, il n’est pas normal que des groupes, leurs actionnaires, ou encore moins des assur-actionnaires (double casquette d’assureur et d’actionnaire) puissent s’enrichir aux dépend de l’argent et du service public.

La richesse produite par le travail de chacun et les dépenses des résidents (auxquelles contribuent beaucoup l’argent des pensions de retraites, de certaines aides sociales, et de financements publiques importants, le CICE, etc..) est beaucoup trop capté par les actionnaires, et trop peu reversé aux salariés et aux établissements.
Chaque année, la croissance à 2 chiffres du groupe korian est digne de celle d’une start-up, sur le terrain pourtant la qualité est très loin de suivre une tendance aussi haussière… mais les efforts ou la souffrance du personnel y semble de plus en plus forts.
Il n’est donc pas normal que l’état se désengage du service public au profit d’un service privé aussi gourmand avec l’argent public mais aussi précarisant malgré tout.

Nous martelons donc que l’actionnariat et la financiarisation du Soin nuisent gravement à la santé.

Et lorsque l’on voit le résultat, dans notre entreprise, du service de Prévoyance confié à l’un de nos actionnaires, ça en dit long du fossé qui sépare les intérêts des actionnaires et ceux des salariés, et on se dit qu’avec des assureurs de santé comme ça, la protection sociale a du souci à se faire.

Bref, il est grand temps de passer à autre chose. Et le changement à un grand besoin de toutes et tous, salariés, et usagers, pour donner plus d’échos à cette volonté largement partagée. 

 

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OSER DIRE NON :
*    C’est éviter la dégradation des conditions de travail
*    C’est revendiquer le droit de travailler dignement dans le respect des
personnes et de la qualité du service rendu
*    C’est revendiquer ses droits et résister au quotidien
*    C’est s’organiser collectivement pour retrouver une solidarité et un
pouvoir face à nos directions.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

SAS Maison de Famille , Château de Chambourcy :Pourquoi SUD Angoisse la Direction ?

SAS Maison de Famillearton1178

Château de Chambourcy

Pourquoi SUD

Angoisse la Direction ?

Ce n’est pas le titre d’un sombre roman de gare mais une histoire vraie ayant pour cadre une maison de retraite privée et empêtrée dans de bien mauvaises manies.

A SUD nous avons une soif de justice sociale qui fait que nous ne badinons pas avec l’injustice et que nous ne nous soumettons pas aux injustes. Et c’est pour cela qu’on va souvent au tribunal, et que souvent nous gagnons, et qu’à force on est fort en droit . Et à Chambourcy aussi !!

Après de longs mois de pressions pour empêcher la création d’une section syndicale SUD et un acharnement inqualifiable contre la représentante syndicale de la part de la Direction, le tribunal d’Instance de Saint Germain en Laye vient de nous donner raison en validant l’existence légale de la section et de la désignation de sa représentante.

Malgré toutes ces pressions,
Les salariés sont de plus en plus nombreuses et nombreux
à adhérer à SUD !

Les personnels désirant simplement travailler dans la dignité
Ne se laisseront pas faire par une Direction intimidante et mal traitante !

A quand l’application par la direction à son personnel de la devise de la Maison de Famille affichée sur son site internet :
«  chez nous, vous êtes chez vous »
« … nous souhaitons prendre soin de vous comme de quelqu’un de précieux, de cher et d’irremplaçable … »

Parallèlement à ces chicaneries en justice, la Direction s’est également acharnée (et le mot est encore trop faible) sur cette section SUD : mise sous pression des personnels, questionnements insistants sur la syndicalisation ou non de certain-e-s membres du personnel.

Suite à cette décision de justice, la Direction a décidé de se pourvoir en cassation. Et par cette réaction, la Direction, mal traitante avec ses salarié-e-s, montre son inquiétude par sa fébrilité.

En s’attaquant au syndicat, c’est aux personnels, encore une fois, que cette direction s’attaque. En témoignent les nombreux « départs » et licenciements qui se succèdent ces derniers temps, licenciements pour la plupart contestés aux prud’hommes.

Le syndicat SUD mettra tout en œuvre pour combattre et résister à vos côtés à ces agissements nuisibles pour les salarié-e-s.

Le tract ci-joint (du Syndicat départemental SUD Santé-Sociaux 78) peut-être téléchargé et distribué librement aux salariés et autres citoyens de Chambourcy ou d’ailleurs, sensibles aux valeurs et aux justes causes que nous défendons.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Réaction de la CFDT sur l’épidémie de grippe qui a sévi à l’EHPAD Korian Berthelot

« les personnels qui accompagnent nos personnes âgées méritent le respect, ils sont une richesse. »

La CFDT Santé Sociaux a réagi hier, en appelant à « Prudence et Respect ».

Ces derniers jours il y a eu autour du volet médiatique de cette épidémie d’abondantes mises en cause exprimées par plusieurs directions du Groupe ou de sites Korian à l’encontre d’un représentant du personnel de Korian Berthelot, des mises en causes exprimées bien au delà du personnel de cet EHPAD et que nous estimons aussi hâtives que nuisibles.

Pour sa part, le syndicat CFDT à notamment souligné la détresse des salariés et le refus de campagne de dénigrement contre les salariés qui au contraire méritent le respects et qui sont une richesse. C’est là aussi notre conviction.

Nous ne connaissons pas encore les résultats de l’enquête de l’IGAS qui pourrait expliquer la situation mais nous avons le sentiment que s’il y avait une responsabilité humaine en la matière, il faudrait sans doute la rechercher du côté des conditions et des organisations de travail sans stigmatiser ou culpabiliser l’ensemble des équipes. Le CHSCT de l’EHPAD a ainsi selon nous un vrai rôle à jouer pour protéger le personnel de tout RPS qui peut être consécutif à ce genre de situation.

Ci-suit le texte de la CFDT publié hier sur Ressources Solidaires :

« Le cas isolé de l’EHPAD Korian Berthelot, avec 13 de ses pensionnaires décédés en deux semaines, met en exergue la gravité de l’épidémie de grippe et met en évidence la détresse des familles mais aussi celle des salariés.

Cependant il convient de rester prudent sur les raisons de cette situation. L’enquête IGAS déterminera les niveaux de responsabilité s’ils existent.

La CFDT Santé Sociaux se refuse à porter tout jugement hâtif en l’absence d’éléments objectifs et souligne que les campagnes de dénigrement contre les salariés n’apportent pas de solutions constructives.

Pour la CFDT Santé Sociaux, les personnels qui accompagnent nos personnes âgées méritent le respect, ils sont une richesse. »

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Marseille : Licenciées pour avoir brisé l’omerta à l’Ehpad Korian-les Parents

C’est le titre d’un article publié ce jour sur le site LaMarseillaise.fr et qui affiche la couleur quant aux raisons des licenciements de salariés dans cet EHPAD.

Cela vient compléter notre article de ce matin avec un flashback utile sur la gréve d’avril dernier qui a été en quelque sorte le prémisse de la situation actuelle.

http://www.lamarseillaise.fr/marseille/social/56521-marseille-licenciees-pour-avoir-brise-l-omerta-a-l-ehpad-korian-les-parents , un article de Myriam Guillaume

Extraits :

 »
soutiens apportés par les militants de l’UD CGT et ses UL Quartiers Sud et La Rose, de La France Insoumise et les Lanceurs d’alerte.
« Nous sommes attaquées en diffamation par notre direction suite à nos témoignages dans l’émission Les Pieds sur Terre. Maintenant, c’est jusqu’à ceux qui nous défendent à qui on demande des comptes, déplore Hella, aide soignante de l’unité Alzheimer, mais qui fait une enquête dans cette maison de retraite ? »

Le 28 avril 2016 une grève secoue l’Ehpad (la Marseillaise du 29 avril 2016), suivie à 90% par la cinquantaine de salariés de l’établissement […] Les personnels y dénonçaient déjà des conditions de travail et d’accueil dégradées en raison d’un manque d’effectifs et de matériel. Mais le travail reprenait le lendemain, « sur des promesses de mieux. Mais rien n’a changé, bien au contraire, les pressions se sont accentuées », ajoute une salariée encore en poste, qui ne révèle pas son identité « de peur d’être licenciée ».

[…]
« Nous avons envoyé une lettre à la Direccte pour dénoncer le manque de personnels et de moyens qui nous poussent à de la maltraitance sur des personnes vulnérables. Ce qui est insupportable. Nous avons alerté l’ARS. »

 Pauline et Hella ont été licenciées, Muriel a repris et Farida est en maladie et aux Prud’hommes. Et il y a eu ce reportage TV à la suite duquel la direction de l’Ehpad, qui se terre toujours dans le déni, porte plainte pour diffamation. D’où la convocation au commissariat de la secrétaire de l’UL Sud Virgine Cassignol.

« Depuis, ils utilisent nos licenciement pour faire pression sur les autres salariés », ajoute Hella qui entend bien, le silence brisé, « ne pas lâcher. Je demande ma réintégration », armée de lettres de parents de résidents qui témoignent en sa faveur.

Sortie du commissariat, Virginie Cassignol estime : « Rien de terrible, on m’a demandé pourquoi j’intervenais dans l’émission », tout en considérant « elles sont licenciées parce qu’elles sont professionnelles et compétentes. Nous demandons une enquête nationale et la protection pour les lanceurs d’alerte ». Une dizaine d’associations sont mobilisées dans divers départements pour des cas similaires.

 »

Notons que le même journal avait déjà publié sur le sujet en novembre 2016 avant que les licenciements ne soient prononcés, titrant : « Violences et harcèlement dénoncés à l’Ehpad Korian de Marseille »

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Dossier « Korian Les Parents » : Un rassemblement de soutien réussi hier à Marseille

Alors que le groupe Korian prétend ériger la Transparence en valeur pilier de l’entreprise, ce n’est pourtant pas l’avis de tous les salariés ni de tous les syndicats… Et loin s’en faut. Dans le dossier « Korian les Parents » où les rebondissements ne cessent de se multiplier, la transparence est pourtant centrale et à l’origine de reproches et de contentieux révoltant.

Hier, à l’appel de la CGT, de nombreuses personnes et collectifs se sont donc rassemblés devant le commissariat du 8éme à Marseille pour soutenir une responsable locale convoquée suite à une plainte pour diffamation déposée par le groupe Korian, gestionnaire de la maison de retraite Korian Les Parents.

Personne ne devraient jamais faire les frais de ce qui n’est pour nous que l’expression de contradictions agressives de l’entreprise. Invoquer la diffamation ou la calomnie, comme l’a fait le groupe Korian, en réaction aux témoignages courageux et utiles de salariées et de militants est une aberration. Ce type d’attaque/défense ressemble aux pratiques de certains responsables politiques qui attaquent en justice des journalistes ou des témoins lorsque leurs torts sont dévoilés.

Mais chaque plainte, chaque procès, donne aussi la possibilité de nouveaux éclairages, de nouveaux élément. C’est pourquoi nous croyons que le dossier « Korian Les Parents » peut avoir un effet considérable pouvant permettre de corriger à terme certaines pratiques ou politiques d’entreprise mais aussi pour aider les pouvoirs publiques à mieux prendre en compte la réalité propre au personnel et usagers d’EHPAD.

Ce n’est d’ailleurs pas anodin, si parmi les militant-e-s présent-e-s hier se trouvaient plusieurs associations de soutiens aux lanceurs d’alertes.

Parce que la « transparence » et la « bientraitance » ont pour nous un sens qui dépasse de loin les pratiques de l’entreprise, nous avons soutenu et relayé cet appel. Nous estimons qu’il est du devoir de toutes organisations syndicales présentent dans l’entreprise d’en faire autant tant le sujet est important et crucial pour l’avenir et la reconnaissance de nos métiers et des réalités du terrain.

Toutes les personnes rassemblées hier devant le commissariat ont ainsi montré leur détermination à répondre aux attaques par plus de transparence et plus de visibilité.

La maltraitance institutionnelle est un sujet sérieux qui ne devrait pas être tabou dans les établissements. Nous sommes convaincu que de telles affaires n’éclatent que par les conséquences sinon la faute dans la durée d’un déni des directions. Ne sachant (pour des raisons principalement financières) s’atteler aux causes réelles du probléme telles que par exemples les insuffisance d’effectifs, de formations, de moyens, ou aux surcharges de travail, des chefs ou des directions trop souvent ne savent ou ne veulent reconnaitre les conséquences de ces maux.

Dans un article publié huer, France 3 région est revenu sur une affaire qui a démarré à la mi-décembre et que vous aviez pu suivre aussi sur ce blog.
Deux aides-soignantes d’une maison de retraite du groupe Korian à Marseille ont été licenciées. Elles dénoncent des cas de maltraitances sur des résidents. Elles avaient témoigné anonymement dans une émission de France-Culture.

Un mois plus tard, suite à une plainte pour diffamation déposée par la direction après cette émission, une responsable de l’UL CGT était à son tour ce mardi matin convoquée par la police comme témoin dans cette affaire. De nombreux militants de la CGT, et d’associations de soutien aux lanceurs d’alertes se sont rassemblées en soutien aux salariées devant le commissariat.

A lire en intégralité sur le site de France3 région :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/metropole-aix-marseille/marseille/maison-retraite-korian-soutien-aux-salariees-licenciees-1176847.html

Actu sociale

L’état d’urgence dans le secteur de la santé c’est tous les jours !

Une interne, via Facebook, interpelle ainsi la ministre de la santé Marisol Touraine qu’elle soupçonne d’être atteinte de la maladie « je me fous de vous.. »  ce mal qui consiste à très bien entendre les caprices financiers et à céder aux 4 volontés des chiffres, tout en restant sourd ou de marbre face aux signalements, alertes ou alarmes régulièrement exprimés (conditions de travail, saturation, dangers, etc..).

https://www.facebook.com/sabrina.alibenali/videos/10211200508466588/

Vu le sucés de la vidéo, déjà vu 10 millions de fois, et très likés, c’est dire combien est approuvé ce point de vue.

Est ce que cette « maladie » ne serait pas également à l’œuvre lorsqu’on nous parle de « Transparence », valeur pilier de l’entreprise, mais qu’on attaque en diffamation des salariées qui sortent les problémes de l’ombre ?

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fsabrina.alibenali%2Fvideos%2F10211200508466588%2F&show_text=1&width=560

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Les primes de présence du groupe Korian sont elles adaptées aux exigences préventives de santé?

Alors que la grippe fait des ravages au point que le Parisien révèle même une saturation des services de pompes funèbres comme  celui des urgences hospitalières, il serait bon au sein de notre entreprise d’entendre enfin le message que nous ressassons depuis longtemps déjà sur le caractère irresponsable que peuvent revêtir les imputations d’absences maladie sur les primes de présentéisme.
Il est indispensable selon nous, au moins en période d’épidémie comme celle-ci, de cesser toute  mesure pouvant dissuader un salarié malade de rester chez soi. Cela vaut pour les conditions actuelles de non attribution des primes de présentéisme mais aussi pour les remplacements des absences qui font trop souvent défaut ce qui tend à culpabiliser les salariés absents.

Actuellement au sein du groupe Korian, en plus de la retenue classique de salaire, tout salarié absent qui ne produit pas un certificat médical à son employeur sous 48h est considéré en absence injustifié. De plus, même en produisant le certificat dans les temps, les absences pour maladie peuvent conduire à diminuer fortement la prime. Alors que le précédent dispositif laissait déjà à désirer, les parties ont pourtant convenus, lors des NAO Korian 2016, de « mettre l’accent sur la fréquence des arrêts maladie » via « un abattement forfaitaire supplémentaire ».

Au lieu d’imputer les absences maladie sur ces primes, il est pour nous urgent d’agir au contraire en faveur du remplacement des absences que ce soit par le recours à l’intérim ou mieux par des créations de postes supplémentaires. Car à trop user le personnel présent, l’absence non remplacées a pour conséquence de produire encore plus d’absence suivant un cercle vicieux que l’on connait malheureusement trop bien.

Combien de salarié-e-s n’ont jamais connu le tiraillement entre rester chez soi en culpabilisant pour les collègues en poste et en sacrifiant tout ou partie de sa prime, ou aller travailler même lorsque leur corps leur dit stop ?

Alors que des alternatives aux absences existent, nos établissements pourraient-ils se payer le luxe de ne pas avoir leurs effectifs au complet ou de fermer les yeux sur un principe de prime qui incite à la présence au risque d’y perdre la santé ?

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Dossier « Korian les parents » : Appel à un rassemblement devant le commissariat le 17 janvier

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Face aux surenchères patronales, on ne peut qu’approuver et soutenir cette initiative de la CGT et encourager les salariés et leurs soutiens à ne surtout rien lâcher.

Nous sommes convaincu que toute logique de sanction / répression ne fait qu’aggraver la situation (la preuve, non?). Car non seulement cela éloigne des améliorations nécessaires et attendues sur le terrain mais cela conduit aussi à toujours plus d’escalade.
Nous sommes donc déterminés à refuser toute forme de répression des victimes ou d’intimidation de leurs soutiens, et apportons notre soutiens à toute alternative pour lutter contre ces pratiques patronale d’un autre âge mais terriblement contemporaine…

Imaginez tout ce qui pourrait être fait en faveur du bien-vieillir, au lieu de dépenser tant d’argent et d’attention en plaintes et en poursuites ? Combien d’absences pourraient être remplacées, combien de repas améliorés, combien de services dispensés, … si l’entreprise ne dépensait pas autant pour des ruptures de contrats ou des plaintes ?

Dans un communiqué, l’Union locale CGT Sud, l’Union départementale CGT 13 et USD Santé, appellent donc « à un rassemblement le mardi 17 janvier à 9 heures devant le commissariat du 8e arrondissement de Marseille, au regard des évolutions du dossier « Korian les parents » ». 69 avenue d’Haïfa 13008

Dénonçant la situation de salariées « licenciées et poursuivies pour avoir alerté et témoigné sur les conditions de travail des salariés et la prise en charge des résidents de la maison de retraite Korian les parents à Marseille ». Les syndicats rappellent que « depuis septembre 2016, 4 aides-soignantes et leur syndicat CGT ne cessent d’alerter leur Direction, l’Agence Régionale de Santé (ARS) Paca et l’Inspection du travail : conditions de travail déplorables, modification des organisations sans concertation, management à la limite du harcèlement, problèmes d’hygiène et de sécurité, manque de personnel qualifié…

Elles ont eu le courage de témoigner dans les médias, et de dire tout haut ce que de nombreuses familles et professionnels pensent tout bas.

Aujourd’hui, deux d’entre elles sont licenciées et les 4 sont poursuivies en diffamation par la direction pour leur témoignages à l’émission « les pieds sur terre » de France Culture. Malheureusement, nos inquiétudes sont confirmées par le drame que vient de connaitre un Ehpad Korian de Lyon : 13 morts ! Alors que sévit la grippe, il serait plus opportun de convier les représentants des salariés et leurs organisations syndicales à une table ronde constructive pour prendre toutes les décisions qui s’imposent, au lieu de s’acharner sur ceux qui prônent des valeurs de bientraitance et de respect des personnes âgées. Aujourd’hui, une nouvelle étape scandaleuse a été franchie par la convocation au commissariat de notre camarade Virginie Cassignol, secrétaire générale adjointe de l’UL CGT Marseille sud. Face à la multiplication de ce que nous considérons comme des provocations, nous exigeons l’arrêt immédiat des poursuites contre nos 4 camarades et la réintégration des 2 licenciées. »
La CGT apporte tout son soutien aux salariées « réprimées » et appelle toutes ses organisations à participer à un grand rassemblement le mardi 17 janvier à 9h, devant le commissariat du 8e arrondissement, 69 avenue d’Haïfa 13008
Marseille.« Nous ne laisserons aucun d’entre nous seul face à la justice ou à son patron », préviennent-ils.

 

Actu sociale

Victoire à la clinique de l’Ormeau après une gréve historique

UN GRAND BRAVO A TOUTES ET TOUS LES SALARIE-E-S COURAGEUX, QUI ONT EU RAISON ET QUI ONT GAGNE FACE AUX GÉANTS DE LA SANTÉ PRIVÉE !

64 jours de conflit, c’est l’illustration de toute la détermination nécessaire du personnel pour faire face à une obstination trop tenace, sinon irresponsable, du futur plus grand groupe de France de cliniques privées (fusion des groupes Médipole Partenaire et Elsan). D’un côté comme de l’autre, c’est la preuve que quand on veut on peut, et que le groupe privé aurait perdu beaucoup moins d’argent en consentant plus tôt un effort sur les revenus.

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Dans ce conflit que la CGT a efficacement structuré de bout en bout, en en faisant un enjeu national (2 passages de Philippe Martinez). SUD a affirmé sa solidarité avec les grévistes et la CGT en participant aux manifestations, en soutenant les occupations et en apportant un soutien financier.

HOSPIMEDIA revenait hier sur les 64 jours de luttes et sur cette victoire historique !
http://www.hospimedia.fr/actualite/articles/43438  Publié le 10/01/17 – 17h19

Au terme d’un conflit social historiquement long dans l’hospitalisation privée, un protocole d’accord a été trouvé entre la direction de la Polyclinique de l’Ormeau, établissement Médipôle Partenaires, et les salariés. Ces derniers se sont mobilisés pendant 64 jours pour obtenir des revalorisations salariales et de meilleures conditions de travail.

Les salariés de la Polyclinique de l’Ormeau à Tarbes (Haute-Pyrénées), mobilisés dans un mouvement social depuis 64 jours, et la direction de l’établissement, géré par le groupe Médipôle Partenaires, ont fini par s’accorder sur un protocole de fin de conflit, a-t-on appris auprès des différents protagonistes ce 10 janvier. L’accord a été signé vers 16 heures, précise la direction de la clinique à Hospimedia et la reprise du travail sur les deux sites de l’établissement se fera dès le 11 janvier à 7 heures.

Épilogue de négociations difficiles

Cet accord intervient au terme de négociations difficiles entre les deux parties. Alors que la mobilisation, soutenue par la CGT locale et nationale, durait depuis près de 60 jours, la direction avait finalement annoncé le 5 janvier accepter les propositions salariales, refusées dans un premier temps, du médiateur nommé à la mi-décembre par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Dirrecte). Malgré cet ultime « effort financier » de la direction, pour la CGT, les conditions n’étaient toujours pas réunies pour mettre fin à la grève. La dernière phase de négociations a alors fait l’objet d’une réunion qui s’est alors tenue le 6 janvier à Matignon, en présence de membres du cabinet du Premier ministre, de représentants du ministère de la Santé, des responsables nationaux de la CGT, Philippe Martinez et Mireille Stivala, ainsi que des responsables de direction de Médipôle Partenaires, dont le PDG, Philippe Gravier. Selon nos informations, le PDG du groupe Elsan (1), Jérôme Nouzarède, était également présent lors de ces échanges. Le lendemain, les grévistes ont reçu « pour la première fois » de la part de la direction, ont-ils souligné, un protocole écrit d’accord de fin de conflit. Celui-ci a été amendé ces derniers jours par les salariés, jusqu’à parvenir à une version convenant à l’ensemble des parties. Cette dernière mouture a été votée par les salariés réunis en assemblée générale ce 10 janvier, mettant ainsi fin à une grève historiquement longue dans le secteur de l’hospitalisation privée .

Prime pérenne de 700€ par an et intégration rétroactive de la Rag

Les négociations ont notamment achoppé sur les revendications salariales, le volet sur les conditions de travail ayant finalement fait l’objet au bout de quelques semaines d’un accord entre direction et personnels. C’est également et essentiellement sur ces mesures salariales qu’ont porté les derniers amendements des grévistes sur le protocole d’accord proposé par la direction. Le protocole comprend au final : une augmentation de la valeur du point intégrant la rémunération annuelle garantie (Rag) avec un effet rétroactif au 1er janvier 2016 ; une prime pérenne de 700 euros (€) pour tous les salariés de l’établissement, conformément à la recommandation du médiateur (3); et plusieurs mesures en termes d’amélioration des conditions et d’organisation du travail. La fédération de la santé et de l’action sociale de la CGT salue dans un communiqué « tous les grévistes pour cette remarquable lutte« , qualifiée même d' »éblouissante« . Elle reste « persuadée que d’autres victoires peuvent être conquises, dès lors que les revendications sont élaborées par les salarié-e-s et que leur détermination les porte, même quand les employeurs jouent le pourrissement de la mobilisation ou que des élus locaux les critiquent au lieu de les écouter ». La centrale syndicale répète voir dans ce conflit une opposition entre « des employés dans des conditions salariales et sociales plus que minimalistes » en ayant eu « assez de cette exploitation » et un groupe de clinique qui « engrange des bénéfices colossaux au détriment des conditions sociales et de travail de leurs personnels« . Et le syndicat de poursuivre et d’ironiser : « À l’heure où se met en œuvre la « loi Travail » qui comporte entre autres, le soi-disant « dialogue social d’entreprise », il aura fallu actionner toutes les structures de la CGT, locales, départementales, fédérales et confédérale, solliciter le gouvernement jusqu’au cabinet du Premier ministre pour trouver les voies d’un accord« . Elle conclut ainsi que cette lutte locale « témoigne également du bien-fondé [des] luttes [de la CGT] contre cette loi et ses pernicieuses conséquences« .

Sollicitée par notre rédaction ce 10 janvier, la direction de la polyclinique fait simplement savoir qu’elle « tient à remercier l’ensemble des pouvoirs publics locaux et nationaux qui sont intervenus pour faciliter la résolution du conflit« . Malgré un « coût financier très lourd » pour l’établissement, la direction affirme avoir « pris ses responsabilités au nom du service dû aux patients » et indique que « tous les efforts sont mobilisés pour que la reprise du travail se fasse dans les meilleures conditions possibles« .

Actu sociale, BTHE

Communiqué du Ministre de la Santé suite à l’épidémie de grippe à Korian Berthelot

La violente épidémie de grippe exceptionnelle qui a sévit à Lyon à la maison de retraite Korian Berthelot a fait 13 morts en seulement 15 jours !

Le Ministére de la santé a réagit par communiqué de presse le lundi 9 janvier :
http://social-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/epidemie-de-grippe-au-sein-de-l-etablissement-d-hebergement-pour-personnes
ministére de la santé

Le Ministère des Affaires sociales et de la Santé a été informé ce vendredi 6 janvier par l’Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne Rhône-Alpes de l’importance exceptionnelle de l’épidémie de grippe au sein de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Korian Berthelot à Lyon. Cet établissement dispose de 110 places.

Selon l’établissement, au 7 janvier, 72 personnes avaient contracté la grippe et 13 d’entre elles en sont décédées entre le 23 décembre 2016 et le 7 janvier 2017. La moyenne d’âge des personnes décédées est de 91,5 ans. 6 personnes sont encore hospitalisées.

A la demande de Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, l’ARS Auvergne Rhône-Alpes a immédiatement lancé le 6 janvier une mission d’inspection afin de contrôler la mise en œuvre par l’établissement, depuis le début de l’épidémie, des recommandations des autorités sanitaires de lutte contre la grippe.

La Ministre a également demandé au Directeur général de la santé de se rendre sur place le jour même (6 janvier) afin d’évaluer précisément la situation et de prendre, le cas échéant, des mesures d’urgence pour circonscrire l’épidémie et prendre en charge les résidents le nécessitant. Le Directeur général de la santé a constaté que, à cette date, les mesures de prévention étaient bien mises en place. Afin de renforcer la prise en charge des résidents, le Directeur général de la santé, en lien avec le Directeur général de l’ARS, a demandé à une équipe médicale des Hospices civils de Lyon de se rendre sur place ce samedi 7 janvier. Toutes les personnes présentant des symptômes grippaux ont bénéficié d’un examen médical ce matin. Par mesure de précaution, une personne supplémentaire a été hospitalisée.

Marisol TOURAINE a demandé le 7 janvier à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) de diligenter une mission d’inspection pour identifier et analyser les causes à l’origine de cet évènement exceptionnel. Un premier rapport d’étape est attendu sous dix jours.

Compte tenu de la sensibilité particulière des personnes âgées de plus de 65 ans au virus grippal actuellement en circulation, Marisol TOURAINE rappelle aux directeurs d’établissements accueillant des personnes âgées de prendre toutes les mesures nécessaires pour contenir l’épidémie et assurer un suivi attentif de l’état de santé de tous les résidents. Elle appelle également les familles à être particulièrement attentives à la situation de leurs proches.

 


D’aprés le directeur médical des Ehpad du groupe Korian, les règles d’hygiène et les mesures de sécurité ont été respectées dans cet EHPAD.

Mais la violence exceptionnelle de cette épidémie interroge tout de même quant à la gestion sur 2 les semaines d’avant inspection et notamment sur la vaccination de résidents touchés dont 6 sont décédés depuis.

Une fille de résidente interrogée au micro d’Europe 1 évoque de son côté des problèmes récurrents, comme un personnel trop peu nombreux ou encore l’absence de médecins.

Des représentants du personnel, étonnés de ne pas avoir été avisé de la situation autrement que par voie de presse, ont adressé en urgence à la direction générale du groupe Korian des demandes pour la tenue de 2 réunions extraordinaires : L’une pour réunir le Comité Central d’Entreprise Korian France, l’autre pour le CE Sud Korian dont le périmètre couvre tous les EHPAD Korian du Rhones-Alpes dont Korian Berthelot.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

Korian Les Parents : Maltraitance ? Harcèlement ? Diffamation ? Calomnie ?

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L’initiative de l’entreprise envers 4 salariées / ex salariées de Korian Les Parents, est-elle en train de mener au 1er grand procès publique de la maltraitance institutionnelle en France ?

En effet, si cette affaire fait échos en nous à de nombreuses autres problématiques proches plusieurs fois rencontrées et décriées ailleurs, par nous ou par d’autres, elle s’en distingue par l’éclairage de plus en plus publique faisant suite à l’enchainement des démarches répressives de l’entreprise : Licenciements puis dépôt de plainte contre 4 soignants pour diffamation et dénonciation calomnieuse (en lien avec les propos tenus lors d‘une émission de France Culture). Une escalade qui conduit à l’expression et au recueil d’un nombre croissant de témoignages, d’attestations, documents, exemples et autres détails



Pour rappel de l’affaire : 2 articles récents (un de Hospimedia et un autre d’un media Marseillais relayé par le blog de la CGT). Une pétition de la CGT que nous vous invitons a signer a déjà recueilli des centaines de signatures.

Nous sommes bien entendus solidaires des 4 salariés visées par les attaques ainsi que de la CGT et de l’ensemble du personnel de Korian les Parents.

Que nous inspire cette situation et au delà ?

Pour nous, les manques d’efforts ou d’amélioration du groupe en réponses aux alertes ou signaux internes peuvent nuire au Personnel, au Résidant et à l’ensemble du Service, ainsi qu’en conséquence au groupe et à son image.
Il en est de même pour des actions menées par le groupe en réponses (pour ne pas dire en représailles) à des alertes publiques. Ce qui est comme jeté de l’huile sur un feu déjà très nourri.

Cela vaut pour cette situation à l’EHPAD de Marseille ainsi que pour des situations assez semblables dans d’autres établissements.

En témoigne la quantité de témoignage ou d’attestation que nous recevons régulièrement et où des salariés se disent confrontés a des situations de mal-être proches de celles exprimées par les soignantes des Parents. Il s’agit souvent de salarié-e-s qui se sont effondré-e-s, en burn-out, avant de démissionner, de se faire licencier, ou de tomber en arrêt maladie ou en accidents de travail. Plus rarement mais tout de même, on a vu aussi des ruptures conventionnelles ou accord transactionnel conclus suite à des difficultés professionnelles dont la cause ne serait pas bonne à entendre. Pour adressez vos témoignages et nourrir la réflexion sur le sujet contactez nous via les formulaires sur ce blog ou en via le précédent sondage sur les conditions de travail :

Pour le personnel restant, ces situations reste trop souvent inchangées, jusqu’au départ d’un autre et ainsi de suite.. comme si le cycle des turn-over servait de régulateur.

Ces manques d’efforts ou d’amélioration en faveur des salariés, lorsque des signalements sont effectués dans la sphère privée de l’entreprise (dysfonctionnement, alertes, manques d’effectifs, etc.), contrastent avec la violence et l’intensité des efforts déployés par certaines directions lorsque des personnels dénoncent, en désespoirs de cause et ou par refus des cercles vicieux, une maltraitance institutionnelle.

Ce contraste entraine souvent une défiance du personnel par rapport à leurs directions ou par rapport aux prétendues bonnes intentions du groupe. Moins il y a de réelle actions correctives, et plus les troubles existant s’amplifient. Comment dans ces cas là ne pas pointer du doigt la responsabilité de directions, générales et de site, complices par laissé-faire ?

Tout cela est aussi pour nous très symptomatique de l’état du Dialogue Sociale dans l’entreprise :

– L’expression des problémes se heurtent trop souvent au dénie de leurs causes ou même à la sanction de celles ou ceux qui les relatent.

– L’expression des problémes et la recherche de vraies solutions n’y trouvant leur place, de plus en plus de coupes débordent et poussent certains personnels à déplacer le débat institutionnel sous d’autres formes. Car si les standards fixés par les tutelles sont en cause et que les directions se disent pieds et mains liées à cela, alors il ne peut y avoir d’amélioration perenne qu’en interpellant également et publiquement les tutelles (ARS, Conseil général, et le ministère de la santé).

Notre point vue et notre analyse sur le cercle vicieux :

1) La maltraitance institutionnelle s’amplifie chaque fois que la peur d’en entendre parler serait pour l’entreprise plus forte que les moyens à l’œuvre pour l’éviter.

La maltraitance institutionnelle est la conséquence de manques (d’effectifs, de diplômes, de moyens, d’organisation , etc.) qui pèsent de tout leur poids sur les résidents ou patients.

Au sein des groupes privés ces manques sont bien souvent causés par des quêtes de profits ou d’économies et par certains leviers de croissance.

Le coût anticipé de la bientraitance (c’est à dire plus d’embauche, plus de diplôme, plus de salaire, …) freine voire entrave l’évitement de la maltraitance institutionnelle. Les tutelles, qui octroient les dotations en personnel ont aussi leur part de responsabilité dans l’équation, tant par rapport au standard d’effectifs minimal que par rapport au contrôle sur le pourvoi au quotidien des postes subventionnés.

2) Sur la durée, les manques entrainent des réactions en chaine sur le personnel

(accidents, maladies, et autres risques psychosociaux) ce qui crée encore plus de manques et fragilise toujours d’avantage le personnel présent, et impacte forcément le Résidant.

3) Des soucis de profit exacerbés

seraient d’après nous la 1ére cause du déni ou de la minimisation des problémes.

Reconnaitre publiquement le probléme peut être perçu par l’entreprise comme un risque pour son image et ses bénéfices car coûteux seraient les augmentations d’effectifs, de moyen, de diplômes, ou le 100% de remplacement de toute absence.

En somme la bientraitance rapporte sur le papier mais beaucoup moins rentables sont les moyens de sa mise en œuvre.

Pourtant, la plus sage approche que l’on souhaiterait au sein de notre entreprise serait que sur ce plan justement elle se distingue des autres acteurs institutionnels en concédant plus d’efforts qu’elle ne le fait actuellement, et plus que ne le font certains concurrents.

A court terme ce serait un coût, mais à long terme un sérieux gage de qualité et certainement un essai à transformer.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Pétition en faveur des aides-soignantes licenciées de Korian Les Parents

lesquelles ont témoigné sur des cas de maltraitances en maison de retraite.

Les aides soignantes soutenues par la CGT ont organisé une conférence de presse vendredi dernier et France3 régions leur a consacré un reportage (voir plus bas, ainsi qu’une émission de France Culture dont elle étaient les invités une semaine plus tôt).

A présent, l’Union Fédérale CGT de la Santé Privée lance une pétition pour exiger la réintégration des salariées. Le formulaire de pétition peut être téléchargé via le blog de la CGT Korian: data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20161220/ob_7c6d8d_petition-korian-19-12-2016-pub-1.pdf

Nous avons souhaité relayer cette pétition à l’intention de toutes celles et ceux qui souhaiteraient la signer. Nous relayons pour exiger avec la CGT la réintégration de ces salariées et parce que nous approuvons entièrement les propos ci-dessous de la CGT :

Alors  que  plusieurs  aides  soignantes  avaient  témoigné  lors  de  l’émission  :  « les  pieds  sur  terre »  de  France Culture ; deux d’entre elles ont été licenciées le 8 décembre 2016 de l’EHPAD KORIAN les PARENTS Marseille.

CES SALARIÉES ONT EU LE TORT DE DÉNONCER LA MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE DONT SOUFFRENT LES RÉSIDENT.E.S, VICTIMES DE LA POLITIQUE DES GROUPES, DONT KORIAN, ET LA SOUFFRANCE QUOTIDIENNE DES SOIGNANTE.S.

Tous les jours, les salarié.e.s des maisons de retraite souffrent sur leur lieu de travail. Cette souffrance concerne tout
particulièrement  les  aides-soignantes,  qui  sont  la  plupart  du  temps  en  sous-effectif  et  doivent  travailler  à  des
cadences infernales, obligées de bâcler les soins quotidiens.
Des personnes âgées sont maltraitées, des salarié.e.s sont harcelé.e.s et réprimé.e.s pour avoir dit tout haut ce que
de nombreux salarié.e.s et familles pensent tout bas.
Les maisons de retraites privées reçoivent pourtant de l’argent public, par le biais des Agences Régionales de Santé
et des Conseils Départementaux. Cet argent ne sert qu’à augmenter les profits de groupes à but lucratif, au mépris
des conditions de travail des salarié.e.s et de la prise en charge des résident.e.s… Pourquoi les pouvoirs publics
n’exercent-ils pas un réel contrôle sur ces établissements ?
HELLA ET CATHERINE ONT SUBI UNE VÉRITABLE RÉPRESSION DE LA PART DE LEUR EMPLOYEUR

Signez la pétition pour vous opposer à la maltraitance et à la répression qui règnent
dans ces maisons de retraite  et demander la réintégration de Hella et Catherine ! .

La pétition au bout de ce lien :data.over-blog-kiwi.com/0/70/16/65/20161220/ob_7c6d8d_petition-korian-19-12-2016-pub-1.pdf

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Reportage France3 régions du 17 décembre :
http://m.france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/metropole-aix-marseille/marseille/marseille-aides-soignantes-licenciees-temoignent-cas-maltraitances-maison-retraite-1157331.html

Licenciées, selon la CGT, après avoir témoignées sur des situations de maltraitance en maison de retraite dans une émission de France-Culture début décembre, quatre aides-soignantes d’un établissement du groupe Korian réclament leur réintégration.

Quatre aides-soignantes d’un établissement du groupe Korian situé à Marseille ont été licenciées, selon la CGT,   » pour avoir osé décrire les situations de maltraitance vécues par les résidents de leur établissement sur les ondes de France Culture  » début décembre dans le cadre d’une émission.

Vendredi dernier, 16 décembre, soutenues par le syndicat CGT, les aides-soignantes ont organisé une conférence de presse. Elles réclament leur réintégration au sein de leur établissement, « l’Ehpad les Parents ». Elles ont également réiteré leur témoignages sur des cas de maltraitance. Dans un communiqué la direction de l’établissement rejette en bloc toutes ses accusations.

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Préambule du reportage Prendre Soin du 9 décembre dernier diffuser sur France Culture dans le cadre de l’émission les Pieds sur terre https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/prendre-soin

En sous-effectif, avec un manque de matériel, des cadences de travail insoutenables, Hella, Pauline, Farida et Murielle ont décidé de sortir du silence et d’alerter sur leurs conditions de travail et sur la maltraitance dans cet établissement où résident 91 retraités.

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=3080a517-7dc8-40f3-aed3-eca8710490fe

 

Actu sociale, CHSCT, Conditions de travail, témoignage

Des salariés plus qu’à bout à la Clinique Sainte Colombe

Faut-il craindre encore plus d’arrêts et d’accidents avant que ça ne change? A quand un retour à la normale?Clinique Sainte colombe

A la Clinique SSR Korian Sainte Colombe, près de Sens, le personnel accueille 65 patients en soins de suite et réadaptation dans un écrin de verdure.

Cet bel établissement devrait en principe être un havre de paix pour les patients et un lieu de travail agréable pour tous les salariés. Or il n’en est rien.

Le groupe Korian véhicule des valeurs auxquelles chacun doit pouvoir s’identifier : par exemple « les salariés partagent tous la même culture :  l’esprit KORIAN » peut on lire sur le site du groupe. De cette culture d’entreprise découlent quatre valeurs fondamentales : la bienveillance, c’est-à-dire la considération pour l’Autre, la responsabilité afin de garantir ensemble le bien-vieillir des patients et résidents, la transparence et enfin l’initiative.

Les salariés ont choisi de travailler auprès de personnes fragilisées, et dans leur ensemble ils adhèrent déjà à ses valeurs avant même d’intégrer l’entreprise.
Mais comment faire vivre ces valeurs, ou y croire, si ces mêmes valeurs sont régulièrement bafouées au dessus d’eux  ?

Chaque changement de direction modifient le fonctionnement d’un établissement ou de ses services. Les salariés en sont conscients et l’acceptent parce que chaque nouveaux modes de fonctionnement est censé, en théorie, améliorer la qualité de prise en charge des patients et les conditions de travail des salariés.

Mais qu’en est-il d’une clinique au sein de laquelle les salariés ont peur de se rendre ? Que penser d’une structure où la plupart, auparavant, avait plaisir à venir travailler mais où les arrêts maladie se multiplient à présent  ? Que penser d’une clinique ou le personnel s’use à endosser la charge de travail des salariés manquant en plus de la leur?

Depuis juin dernier, le malaise n’a cessé de s’amplifier à la clinique Sainte Colombe sous les actions d’une nouvelle direction. Les mois passent et le mal-être des salariés va grandissant tandis que ces derniers s’épuisent à défendre leurs droits, à mettre en exergue des difficultés, démunis face au besoin de prise en charge qu’ils n’ont pas les moyens d’effectuer comme il faudrait. Mais les signalements répétés ne changent rien, les écrits non plus, les salariées ont beau déplorer par dessus tout ça des paroles et attitudes totalement inadaptées de la direction à leur égard mais en vain.

Depuis juin 2016, les changements d’organisation sont multiples sans qu’aucune information orale ne soit faite, sans prendre l’avis du CHSCT ni même l’en informer, seules des notes écrites se succèdent en nombre sur des panneaux d’affichage.

Il semble que la « transparence » voulue par le groupe ne soit ici qu’un lointain souvenir. Pour la “bienveillance” envers les collaborateurs, là aussi il faudra peut être revenir…  Place à une direction qui impose son rythme et sa pratique, et qui n’a de cesse de critiquer en termes peu élogieux les salariés. Dénigrement du travail des uns auprès d’autres salariés, consignes contradictoires, ajout ou retrait de tâches sans justification, changement d’horaires injustifiés, … avec les manques chroniques de personnel et les surcharges qui incombent au personnel présent, c’est autant d’éléments qui conduisent à créer une ambiance de travail intolérable, totalement impropre à l’épanouissement de qui que ce soit mais vecteur au contraires de grandes souffrances.

Stress et pressions se côtoient et les patients et leurs familles de plus en plus s’en aperçoivent. Des salariés malmenés, en pleurs, ont subi bien malgré eux les brimades et remontrances d’une direction sans limite.

Face à un management aussi autoritaire et qui ne laisse de place à la discussion, ou à « l’initiative » pourtant si chère au groupe, la souffrance des salariées est elle bien réelle, perceptible et persistante.
Certaines salariées sont mises au placard, la direction ne souhaitant plus s’adresser à ce personnel qu’elle nomme les « fortes têtes » et qui auraient eu le malheur de ne pas être en totale adhésion avec elle ou d’émettre simplement une opinion. Que dire aussi des courriels envoyés en dehors des horaires de travail, et de leurs intentions, tant ils déstabilisent les salariés : envoyés à 22 heures, le weekend parfois…

Qui est épargné? Employés, cadres, représentants du personnel, chacun en a pris pour son grade ou sa dignité, osant pourtant espérant espérer une amélioration jusqu’au moment où cela ne devient plus supportable.

En six mois, les arrêts maladies se sont multipliés à un rythme effrayant, de nombreux accidents de travail sont à déplorer faute de conditions de travail suffisamment sécurisantes, les démissions pleuvent, l’ambiance de travail est oppressante.

Pourtant, nombreux signalements ont été effectués auprès de la direction de la clinique, auprès du Siège du groupe Korian, de la Direction des Ressources Humaines, auprès de la médecine du travail, de l’Inspection du travail, et des soupçons de harcèlement ont même été exposés.

Totalement ignorés dans leurs demandes, pendant plusieurs mois, les délégués du site, membres du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) ont dû provoquer une réunion extraordinaire et alerter une fois de plus la direction sur la souffrance et les risques psychosociaux notamment.

La direction a commandé un audit, et pendant quelques jours elle a su faire la preuve que d’autres pratiques de sa part étaient possibles. Des actions ont été préconisées pour améliorer les conditions de travail au sein de la clinique mais une fois passée l’audit, rien n’a changé et un mois plus tard les mêmes pratiques managériales d’un autre temps en était encore au même point.

La direction de l’entreprise peut-elle cautionner cela ? C’est en tout cas l’impression de salariés qui n’en peuvent plus et qui ne comprenne pas les responsable de l’entreprise puisse laisser autant de souffrance et de dysfonctionnement.

La loi oblige pourtant à protéger les salariés contre tout agissement préjudiciables ou dégradant leurs conditions de travail. Mais encore faut-il confronter la théorie et la pratique quant à la protection concrète de tous les salariés.

Nous exigeons un autre mode de management et d’autres conditions de travail pour tout le personnel de la clinique Sainte Colombes, pour qu’il ne se lève plus la boule au ventre, pour qu’il retrouve de la sérénité au travail et du plaisir à venir faire des soins ou du travail administratif, dans un climat de confiance. Nous exigeons que les patients puissent disposer de toute la disponibilité et de l’attention par la présence constante d’effectifs en plus grand nombre.

Est ce trop demander ?

Actu sociale, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Soutien aux salarié-es de la Polyclinique Ormeau-Pyrénées : à prés de 30 jours de grève !

La clinique Ormeau-Pyrénées de Tarbes (65), Maternité et Urgence du groupe Medipole Partenaires, approche de son 30ème jour d’une grève qui nous ramène au temps de la lutte des classes, occupation, actions, AG, rassemblements et manifestations d’ampleur, etc.

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Il faut savoir que la première réponse de la direction (employeur le groupe Médipôle Partenaires) aux revendications salariales des employés a été de proposer…20€/mois d’augmentation !

Actuellement, une infirmière avec 16 ans d’ancienneté touche autant que quand elle était aide-soignante en EHPAD !

Les négociations sont bloquées et un cardiologue a tenté la semaine dernière de forcer le piquet de grève en voiture, renversant le secrétaire CGT Santé !

SUD 65 participe avec ses moyens au mouvement (signature pétition, participation aux manifestations, à l’occupation de la clinique, communiqué de presse et soutien financier aux grévistes).

Aujourd’hui ceux-ci ont besoin d’un soutien massif, y compris pour la caisse de grève. Deux possibilités si vous le souhaitez :

– participer à celle-ci en envoyant un chèque à l’ordre de SUD Santé Sociaux 65 qui transmettra.

SUD Santé Sociaux 65, 4 rue de Broglie, 65000 TARBES

– signer la pétition http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=P2016N49191

LA SANTE N’EST PAS UNE MARCHANDISE

Les salarié-es de la Polyclinique de l’Ormeau sont en lutte

Ils ont décidé de dire :
NON à cette course à la rentabilité imposée par le groupe Medipole Partenaires
NON aux organisations du travail de plus en plus déshumanisées.

Nous voulons continuer à accueillir les patients dans de bonnes conditions.
Nous aimons notre travail et notre entreprise et voulons garder notre motivation.
Nous aimons notre travail et nous voulons en vivre.
Nous n’acceptons pas de voir les tarifs augmenter pour les usagers et nos conditions de travail régresser, nos salaires stagner.

http://petitionpublique.fr/PeticaoAssinar.aspx?pi=P2016N49191

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, EHPAD du groupe, témoignage

Gréve et répression à Korian Les Parents

Ni injustice, ni double injustice : Non à la sanction des victimes !

Nous déplorons des bassesses répressives indignes envers des personnels  qui luttent pour mieux prendre soin de la Vie.

Nous apportons donc un soutien entier aux salariés de l’établissement Korian les Parents, à l’union locale CGT Marseille SUD et à leur lutte légitime pour la dignité.

Comme eux, nous exigeons l’arrêt des procédures de sanction et licenciements à l’ égard des salariées !

Dysfonctionnements organisationnels et managériaux, une organisation pressurisante sur les équipes, effectif insuffisant, une prise en charge des résidents jugée inégalitaire, … déjà en avril dernier les salariés à bout de Korian Les Parents battaient le pavé pour alerter haut et fort des dangers,  alors qu’une grève massive avait rassemblée la totalité des aides-soignantes et agents de service hospitalier de l’Ehpad.

A présent, la tension est encore montée d’un cran et plusieurs salariés de cet Ehpad  » dénoncent harcèlement, dégradations des conditions de travail et de la prise en charge des résidents ».

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Actu sociale

L’évasion fiscale nuit gravement à la Santé et c’est un crime social !

Une opération très réussie, sans douleur et en fanfare : L’autopsie de ce crime social et des graves maladies que sont l’hémorragie fiscale, l’insuffisance pénale, le cancer de la dette et la fracture sociale.

http://videos.leparisien.fr/video/attac-detourne-une-agence-bnp-paribas-26-11-2016-x53nk0r

 

Une agence BNP Paribas a été transformée en salle d’urgence d’hôpital samedi 26 novembre à Paris pour dénoncer l’évasion et alerté sur tout ce qui pourrait être fait pour la Santé et le Social à l’aide des 60 à 80 milliards d’euros que représente l’évasion fiscales.

On pourrait déjà boucher plus de 15 fois le « trou de la sécu », ou embaucher des milliers de professionnels, etc..
Qu’on ne nous dise plus que les charges ça asphyxient les entreprises, que le patronat croule sous les charges, etc.. Car la baisse continuelle des charges, n’est bien souvent qu’un levier de croissance sur le dos du personnel et de la qualité en berne.

Au sein de notre entreprise, qu’on ne revive jamais la situation de 2015, où l’ensemble des salariés ex Medica avaient été privés de Prime de Participation pour cause de redressement fiscal et d’Urssaf. (la mobilisation avait permis de faire entendre raison, et une prime exceptionnelle de 260euros avait été mise en place).

50 militant.e.s d’Attac et personnels de santé, dont des membres du Collectif Sud Santé Sociaux Korian, des représentants de notre fédération et de Solidaires, ont transformé une agence BNP Paribas en salle d’urgence pour dénoncer l’évasion fiscale et le plan triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux. Cette action s’inscrit dans une vague de mobilisation lancée le 2 novembre dernier et qui a déjà suscité plusieurs actions dans des agences BNP Paribas de toute la France. Elle s’achèvera par la tenue du procès de l’évasion fiscale le 9 janvier 2017 à Dax, en parallèle du premier procès d’un « Faucheur de chaises » , Jon Palais.

Ci-dessous, le verbatim d’Attac.
https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/attac-transforme-une-agence-bnp-paribas-en-salle-d-urgence-d-hopital

Aujourd’hui, depuis 11 h, 50 militant·e·s d’Attac, accompagnés de salarié·e·s du secteur de la santé, occupent l’agence BNP Paribas Paris Sébastopol. Sous les yeux des employé·e·s et des client·e·s, ils se sont installés dans la banque pour dénoncer l’impact de l’évasion fiscale sur le manque de moyens dans le secteur de la santé. Ils ont transformé l’agence en salle d’urgence et ont organisé l’autopsie de ce crime social et des graves maladies que sont l’hémorragie fiscale, l’insuffisance pénale, le cancer de la dette et la fracture sociale.

Le 8 novembre dernier, les personnels du secteur de la santé ont tiré la sonnette d’alarme sur la détérioration de leurs conditions de travail et des conditions d’accueil des patients [1]. Pour répondre à ce ras-le-bol, Jean Vignes, Secrétaire Général de SUD Santé Sociaux, estime «  qu’il faut abandonner le plan triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux et mettre au coup d’arrêt au programme de fermeture de 16 000 de lits et de suppression de 22 000 postes dans la fonction publique hospitalière ». Murielle Guilbert, de Solidaires Finances publiques, rappelle que « 60 à 80 milliards d’euros échappent chaque année au budget de l’État du fait de la fraude et de l’évasion fiscale alors qu’avec seulement 2,5 milliards d’euros, on pourrait financer les 20 000 emplois qui disparaissent chaque année dans le secteur de la santé. » L’argent pour des conditions de travail décentes et des soins de qualité existe, il est dans les paradis fiscaux !

En faisant le lien entre l’évasion fiscale et le financement des urgences sociales et écologiques, Attac entend démontrer que des solutions crédibles existent. « Alors que la fraude aux prestations sociales représente 60 fois moins que la fraude fiscale, elle est de plus en plus traquée et stigmatisée. Les fraudeurs fiscaux, quant à eux, bénéficient d’un traitement de faveur et ne sont quasiment jamais condamnés. Nous pouvons lutter concrètement contre cette impunité fiscale : en renforçant les effectifs et les moyens de l’administration fiscale, de la police fiscale et du parquet financier qui traquent la délinquance financière mais aussi en condamnant plus systématiquement les fraudeurs et leurs complices, les banques et les cabinets d’affaire. Si des dizaines de milliards d’euros échappent encore au fisc annuellement, c’est uniquement le résultat de décisions politiques. » rappelle Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France.

Les associations mobilisées contre l’évasion fiscale feront entendre ces revendications lors du premier procès d’un Faucheur de chaises, Jon Palais, poursuivi par BNP Paribas pour avoir participé à une action de réquisition citoyenne de chaises dans l’une de ses agences. En 2015, le collectif des Faucheurs de Chaises, composé d’Action Non-Violente COP 21, des Amis de la Terre, d’Attac, de Bizi ! avait réquisitionné symboliquement 196 chaises dans des banques participant au système organisé de l’évasion fiscale. Ces 196 chaises avaient servi à l’organisation d’un sommet citoyen le 6 décembre à Montreuil pendant la COP 21, puis avaient été rendues à la justice le 8 février 2016 à l’occasion de l’ouverture du procès de Jérôme Cahuzac. Le collectif appelle maintenant à la participation massive le 9 janvier 2017 à Dax au procès de l’évasion fiscale organisé en parallèle du procès de Jon Palais. Cet événement d’envergure nationale réunira des personnalités telles que Eva et Caroline Joly, qui seront les avocates de Jon Palais, Antoine Peillon, Edgar Morin, Patrick Viveret, des personnalités associatives, syndicales et politiques.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve à la maison de retraite Chez Nous

Menacés une fois de plus de la suppression de leur prime de Noël, les salariés de la maison de retraite de Saint Sulpice se sont mis en gréve mercredi.

 » Le personnel ne peut pas, et ne doit pas, être une variable d’ajustement du budget « 

ehpad-st-sulpice

« Travail dégradé, personnel épuisé, résidents en danger !!! » clame la banderole des grévistes.

Un mouvement qui a été largement suivi. Les grévistes ont notamment tracté et recueilli près de 600 signatures par voie de pétition sur le marché de la ville.

Les revendications des salariés sont aussi claires que légitimes :

  • Conserver leur prime de Noël

  • Ne plus travailler et être remplacés sur les jours de repos

  • Moins de précarité

  • Ne pas augmenter le temps de travail pour garantir une prise en charge de qualité.

    • Et les témoignages des salariés en disent long sur le malaise : «Avant je prenais plaisir à venir travailler. Aujourd’hui non», (propos d’une des Aide Soignante les plus expérimenté de l’établissement).
      Une autre collègue d’ajouter : «On me rappelle sur mes jours de repos. La dernière fois j’ai refusé de venir. J’ai culpabilisé et j’y suis allée, mais ça ne peut plus continuer».
      Une infirmière va plus loin : «pour une fois j’ai bien dormi. Je savais qu’enfin on allait nous entendre».
      Un agent d’entretien  «Pour seule réponse on nous aboie dessus et on nous méprise», lâche, désabusée, .
      «Depuis 2 ans, les conditions de travail se dégradent», et «25 % des agents sont actuellement en congés maladie. C’est anormal» ponctue le représentant du personnel CGT.

      .Dans un précédent courrier adressé à la directrice, et la présidente du CA le personnel avait déjà alerté : «nous vous faisons part de toute la colère et de l’inquiétude qui envahissent actuellement le personnel de l’Ehpad, votre personnel. Cette angoisse concerne la gestion financière de notre structure et la récidive au sujet de la suppression de la prime de fin d’année. Le personnel ne peut pas, et ne doit pas, être une variable d’ajustement du budget».

    Un mouvement qui devrait se poursuivre sous diverses formes…

 

Actu sociale, BTHE

Les mauvaises manières des maisons de retraite

« épuisement », « maltraitance », « négligence », … en première ligne : Les manques de personnel.
En seconde ligne,, une autre interrogation économique : Mais où vont les sommes d’argent colossales drainées par le secteur..?

Dans une récente enquête de la journaliste Mathilde Goanec publiée par Mediapart, plusieurs salariés y dénoncent leurs conditions de travail dans les maisons de retraite médicalisées, publiques ou privées, un manque de moyens chronique et une vraie désinvolture des directions vis-à-vis des alertes lancées tant par le personnel que par les résidents.

panneau-ehpad

https://www.mediapart.fr/journal/economie/240916/les-mauvaises-manieres-des-maisons-de-retraite?

Cette enquête menée sur plusieurs établissements est révélatrice d’un profond malaise et de paradoxes institutionnelles où les efforts des uns, s’exténuant à prendre soin de la vie, se heurtent trop souvent aux quêtes insatiables de profits des autres. Malaise, paradoxes et complaisance ou passivité de tutelles qui nient des manques de moyen qu’elles cautionnent et que SUD Santé Sociaux n’a de cesse de dénoncer.

Mediapart a ainsi enquêté sur plusieurs établissements, publics comme privés, qui dysfonctionnent de la sorte, avec, en bout de chaîne, des résidents que l’on néglige. Souvent par manque de temps, de personnel, et parfois également par colère ou lassitude. De tels manquements peuvent avoir des conséquences relativement « bénignes », comme des chambres mal nettoyées ou une robe de chambre jamais lavée. Ils peuvent conduire également à ce que des résidents soient hospitalisés, faute d’avoir été correctement soignés sur leur dernier lieu de vie.

Début juillet, les familles des résidents de la maison de retraite médicalisée du Val de Brion à Langon ont reçu une lettre très étonnante par laquelle le directeur de l’établissement informait qu’« étant donné le déficit budgétaire » dont souffrirait leur EHPAD, certains soins aux personnes âgées seront réduits.« Certains jours où le personnel sera moins nombreux, les résidents les plus dépendants ne seront pas levés systématiquement et certains, levés au fauteuil, seront laissés en tenue de nuit. » Plus loin, le directeur prend soin de préciser qu’« en cas de difficulté, les temps de toilette seront écourtés ».

Ne pas lever de leur lit des personnes âgées, ne pas les habiller, réduire la toilette, voire sacrifier l’entretien des locaux faute de personnel… Comment un EHPAD public, sous la tutelle du centre hospitalier Sud-Gironde, en arrive-t-il à admettre qu’il ne tiendra pas son service minimum, faute de moyens ? « Ce courrier avait été pensé comme préventif, début juillet, pour certains week-ends de l’été en cas d’absentéisme imprévu, et il a sans doute été mal compris », temporise Raphaël Bouchard, directeur de l’hôpital. L’EHPAD du Val de Brion aurait été, en quelque sorte, victime de ses velléités de transparence. « Il est utilisé maintenant par certains comme un moyen de communication, c’est le jeu, c’est normal. Mais pour moi, c’est une simple maladresse de communication et on s’est rendu compte que c’était idiot. » Le directeur de l’hôpital Sud-Gironde assure également qu’un CDD supplémentaire a été recruté en juillet, et trois en août, pour faire face « aux fortes chaleurs », et que, budgétairement, l’établissement« pouvait faire face ». « Nous avons un ratio d’effectif à 0,6, 0,8 équivalent temps plein par lit. On est un peu au-dessus de la moyenne, donc ça se passe plutôt très bien pour nous. »

L’Agence régionale de santé (ARS), qui finance l’enveloppe « santé » des EHPAD, semble avoir pourtant fort peu goûté d’avoir été ainsi associée à une annonce de réduction potentielle des soins minimaux dus aux personnes âgées dépendantes. D’après nos informations, fin juillet, elle a même rappelé à l’ordre par courrier la direction de l’hôpital, arguant qu’en aucun cas le déficit budgétaire d’un établissement ne pouvait justifier une moins bonne prise en charge des résidents. Interrogée sur ces échanges, l’ARS confirme qu’elle a enjoint à l’établissement « de mettre fin sans délai à ces mesures réductrices, inégalitaires et sans respect de la dignité des personnes et d’engager les mesures correctives nécessaires ». Sur l’état même des soins au sein de l’EHPAD, l’ARS rappelle qu’aucun signalement n’a été constaté entre 2013 et 2015. Au titre de 2016, une « plainte a été déposée en juin faisant état de négligence ».

De ce fait, le Val de Brion, l’un des deux EHPAD du centre hospitalier girondin, qui accueille 90 personnes âgées dont certaines en grande dépendance, est on ne peut plus classique. La description de la charge de travail à effectuer est très proche de celle de la plupart de nos interlocuteurs. Chaque matin, il faut vite nettoyer les chambres, apporter les petits déjeuners, distribuer les médicaments, faire les toilettes, donner à boire pour éviter les déshydratations, bêtes noires des maisons de retraite. Le soir, rebelote. Une seule animatrice officie pour l’ensemble des résidents. Les agents de services hospitaliers (ASH), qui ne sont officiellement qu’en charge du ménage, font parfois eux aussi des toilettes, donnent un coup de main aux aides-soignantes débordées. « S’il n’y a aucune embûche, aucune sonnette, pas trop d’absences, on peut faire notre travail, mais on court tout le temps », explique une aide-soignante du Val de Brion.

Malgré sa longue expérience, cette aide-soignante va au travail « la boule au ventre ». « Au début de ma carrière, on avait du temps pour faire un peu d’animation, des balades, discuter l’après-midi, écouter de la musique. C’est fini. Je sais, quand je suis dans les chambres, que les résidents voient que je fais de mon mieux, mais j’en suis à un stade où je ne veux plus cautionner ça.

« Des restrictions au quotidien et une prise en charge des personnes âgées dégradée », selon Jean-Luc Huon, délégué syndical CGT à l’hôpital Sud-Gironde. D’ailleurs, l’aide-soignante de l’EHPAD du Val de Brion confirme que le courrier évoqué plus haut avait été pensé comme une alarme par le personnel. « On a fait ce courrier plutôt que d’affronter encore les familles, qui nous disent : “Mon père est une fois de plus resté au lit, pourquoi ?” On y a décrit ce qu’on vit face au manque de personnel, pour nous enlever ce poids. » Selon elle, jamais les salariés n’ont pensé que le directeur prendrait acte, signerait la lettre et l’enverrait aux familles.

Plusieurs témoignages, recueillis par Mediapart ces derniers mois, confirment que tout ne tourne pas rond dans le monde des EHPAD, quels que soient leur statut ou même les tarifs pratiqués dans le privé, parfois faramineux. Certains facturent en effet le séjour jusqu’à 6 000 euros par mois, avec de fortes disparités régionales, l’Île-de-France et la région PACA étant bien sûr à la fois mieux pourvues mais aussi plus chères que les autres. « On reçoit une quantité industrielle de signalements sur les établissements par les familles, confirme une bénévole de l’association Almazur-Paca, qui a mis en place une ligne téléphonique dédiée. Mais c’est difficile de les traiter, car les familles ont toutes peur des représailles pour leurs proches si elles interviennent directement, comme à l’école maternelle. »

Mélissa (prénom d’emprunt, voir la Boîte noire de cet article) était cadre infirmier chez ORPEA, une entreprise franco-canadienne, l’un des plus gros opérateurs mondiaux de maisons de retraite et de cliniques privées. En France, ORPEA occupe la deuxième place du podium, derrière le groupe Korian, gère 354 établissements et s’est fait remarquer pour sa gestion sociale toute particulière (voir notre article, paru en 2015, sur l’espionnage de salariés du groupe, et la tentative de deal à quatre millions menée par la direction vis-à-vis des représentants syndicaux). Mélissa a travaillé plusieurs années comme infirmière dans un établissement ORPEA des Alpes-Maritimes, La Corniche fleurie, qui accueille une petite centaine de résidents. Formée à l’accompagnement de la fin de vie et aux soins palliatifs, elle pensait que « dans ces établissements luxueux, on avait la possibilité de développer une pratique éthique ». Elle déchante rapidement.« J’ai travaillé longtemps dans le public, mais c’est la première fois que je voyais un truc pareil où ne règne aucune humanité. »

Elle adresse d’abord plusieurs alertes, orales et écrites (que Mediapart a pu consulter) à la direction de l’établissement, signalant des manquements divers : économies sur les protections urinaires, sur les portions de repas, des résidents parfois non lavés, non changés, des cas de gale et des appels aux aides-soignantes qui restent trop souvent sans réponse. « On me disait que j’en faisais trop. Mais ne pas donner à boire à des gens qui risquent la déshydratation, rogner sur la nourriture, ne pas laver les gens, c’est de la négligence qui confine à la maltraitance. » Dans certains de ses courriers, elle décrit également des résidents qui restent sans manger jusque tard dans la journée, faute de personnel pour leur porter la cuillère à la bouche. Face au silence d’ORPEA, Mélissa envoie plusieurs courriers au service inspection-contrôle-réclamation de l’agence régionale de santé (ARS PACA), ainsi qu’au conseil départemental, les deux autorités qui financent l’établissement, en plus des pensions versées par les résidents. De guerre lasse, elle finit par quitter ORPEA et travaille désormais comme infirmière libérale. « Les infirmières qui ont des bonnes pratiques et qui travaillent dans ces établissements sont soit en burn out, soit en arrêt, soit parties. Moi, je ne veux pas qu’on me force à être maltraitante, je veux dormir la nuit. »

« Nous n’avons reçu aucune injonction de la part de l’agence régionale de santé et du conseil départemental », répond ORPEA, interrogé sur ces possibles manquements. Mais l’ARS PACA confirme pourtant avoir reçu de son côté, entre 2011 et 2015, six signalements des pensionnaires de La Corniche fleurie, venus des familles des résidents, de leurs proches ou de salariés, faisant état de dysfonctionnements liés aux conditions d’accueil et de prise en charge et « ayant pu avoir des conséquences sur le bien-être des pensionnaires mais sans atteinte grave à leur santé ». Depuis « ce rappel à l’ordre », l’ARS a encore reçu en 2016 une plainte d’une salariée licenciée. Mais d’après l’agence, l’examen des dossiers médicaux n’a pas révélé de défaillance dans la prise en charge médicale, son domaine d’action privilégié.

Les proches des résidents font eux aussi souvent office de lanceurs d’alerte, mais peinent à être entendus. Marie-Thérèse Marchal a vu sa mère placée en EHPAD en 2008, dans un autre établissement du groupe ORPEA, dans le Sud-Est, La Maison bleue. « Ma mère, j’estime qu’elle a été maltraitée, elle passait son temps derrière un mur à regarder la télé, sous prétexte qu’elle était très diminuée. Je l’ai trouvée une fois endormie, la robe sur la tête et les seins nus, car elle glissait sur son fauteuil. C’était indécent. » Marie-Thérèse Marchal s’en plaint à la direction, fait une fiche de signalement. Mais les soucis continuent, sa mère est hospitalisée trois fois pour déshydratation. Marie-Thérèse Marchal finit par écrire une lettre au siège d’ORPEA, sans obtenir de réponse.

« Les changes n’étaient pas bien faits non plus. Les matières fécales lui remontaient dans le dos. Elle avait un escarre énorme, plein de matières dedans, je me suis fâchée avec l’équipe. Les matières fécales ont creusé la plaie. » L’infection, couplée à la déshydratation, conduit une dernière fois la mère de Marie-Thérèse Marchal à l’hôpital, où elle décède, le 23 juin 2016.« Nous sommes retournés une seule fois à La Maison bleue pour libérer sa chambre, la direction n’était pas là, personne n’est venu nous demander ce qui s’était passé. Je ne savais même pas qu’on pouvait se plaindre ailleurs que dans le groupe. » Sur cet établissement, l’ARS ne relève effectivement aucun signalement et ORPEA assure qu’il ne pose aucun problème, au contraire :« Témoignage de leur confiance quant à la prise en charge proposée par nos équipes, nos autorités de tutelle nous ont à nouveau très récemment sollicités pour accueillir, notamment sur la Maison bleue, des résidents nécessitant un placement en urgence », nous écrit le service de presse d’ORPEA, qui brandit également des enquêtes de satisfaction internes positives « à 100 % ».

Autre cas d’école, sur les hauteurs de Cannes, à l’EHPAD de La Bastide du moulin. Cet établissement, propriété jusqu’en 2014 de Dolcea Création GDP Vendôme, a connu de vraies années noires, d’après le témoignage d’une petite dizaine de personnes ayant fréquenté ou travaillé dans la maison. Pourtant, toutes disent avoir eu toutes les peines du monde à faire bouger les choses, et la plupart ont préféré quitter l’établissement, faute de pouvoir enrayer la machine.

En 2014, une enquête de gendarmerie est ouverte sur cette maison de retraite médicalisée, après le dépôt d’une plainte pour mise en danger d’autrui. Le dossier a été classé sans suite l’an dernier. Néanmoins, le signalement du procureur a déclenché, en juillet 2014, une inspection conjointe du conseil départemental des Alpes-Maritimes et de l’ARS PACA à La Bastide du moulin. Elle a mis à jour « un certain nombre de dysfonctionnements d’ordre médical ayant amené l’ARS à demander au gestionnaire de sécuriser le circuit du médicament et de conforter la coordination médicale ». En clair, il y a bien eu des défaillances relatives à la santé des résidents. « Il y a des choses qui ne se passaient pas correctement, confirme Josiane Colombat, ancienne infirmière, aujourd’hui salariée d’un établissement niçois, qui se dit « vieille école, très exigeante avec les filles », comprendre les aides-soignantes. «Faute de personnel, ceux chargés du ménage étaient habilités à jouer le rôle d’aide-soignante dans cet établissement. Même si ça se fait malheureusement un peu partout, c’est important, car ça peut vite déraper. Et puis, il y a eu un souci, une faute médicale grave, qui a été étouffée. »

Anne-Laure Aubret, directrice pour la zone PACA-Est de DomusVi, le groupe ayant repris La Bastide du moulin en 2014, entend bien ne pas être comptable de la gestion passée, même si une partie de l’ancienne équipe est toujours en place. « La plainte, j’en ai été informée lors de la reprise du site. Certains salariés ont effectivement été entendus, y compris le directeur. Les gendarmes ont dit oralement qu’il n’y avait rien pour eux dans le dossier. Le classement sans suite ne m’étonne pas. Pour le reste, nous ne savons pas ce qui s’est passé avant nous et le personnel a été évalué au regard des standards DomusVi. »

Josiane Colombat estime que La Bastide disposait à l’époque d’une « belle équipe d’aides-soignants, mais manquait de personnel » : « On n’était pas du tout dans les clous. Mais il ne s’agissait pas de maltraitance, peut-être un peu de négligence. » Une salariée passée par La Bastide du moulin utilise cependant les mêmes mots que Mélissa, citée plus haut, pour caractériser alors l’établissement : « Manque de suivi médical, manque de soins, et manque d’humanité. Pour un petit rhume, on pouvait mourir à La Bastide du moulin, car le personnel ne faisait pas systématiquement les aspirations de glaires. » Elle poursuit son récit, en pleurant : « Je me souviens d’une résidente, à l’heure du goûter, elle avait mal et elle m’a montré sa poitrine. On m’a dit qu’elle faisait de la comédie. Elle a pris un verre d’eau, l’a jeté par terre et s’est fait glisser dedans, pour tomber et les forcer à l’emmener à l’hôpital. En fait, elle avait une embolie pulmonaire. Elle est rentrée dans le coma et au bout d’un mois, elle est morte. »

Pourquoi ces informations ont-elles été tues ? Cette salariée a pourtant multiplié les « fiches de signalement des éléments indésirables », outil à la disposition des équipes pour faire remonter les problèmes. Des familles ont envoyé moult courriers et attestations, que Mediapart a également pu consulter. Sans réussir à se faire entendre. Là encore, la liste paraît sans fin : des résidents qui ne sont pas correctement lavés, les habits tachés, les ongles laissés trop longs, les plateaux repas laissés tels quels faute de personnel pour les faire avaler. Un témoignage appuyé par celui d’autres salariés, ayant depuis quitté l’établissement. Ainsi d’Élodie Boulanger, animatrice à La Bastide du moulin de 2011 à 2014. « J’ai vu l’établissement se dégrader en termes de budget et personnel, du temps de Dolcea. Jamais de ma vie je ne mettrai quelqu’un de ma famille en maison de retraite. Au départ, je pensais être un rayon de soleil pour les résidents et c’était le cas. À la fin, quand je les regardais, j’avais envie de pleurer. J’étais tellement mal de travailler comme ça que j’ai dû être mise “inapte” par le médecin du travail. » La jeune femme est aujourd’hui auxiliaire de puériculture.

Alors que La Bastide du moulin facture les séjours des résidents à environ 3 000 euros mensuels, Élodie Boulanger raconte que son budget « animation » passe progressivement de 1 800 euros par mois à 460 euros, pour organiser les activités d’un EHPAD qui accueillait environ 75 personnes et abritait une unité Alzheimer. Fini les danses et le piano, qui ont longtemps fait le succès du lieu. Et toujours quantité de personnel qui fait « office de ». « C’était n’importe quoi. Pendant les sorties, on m’a demandé de donner de la nourriture aux résidents, ce qui est strictement interdit puisque je ne suis pas formée sur les éventuelles “fausses routes”, continue Élodie Boulanger. J’allais parfois en sortie sans soignant, seule avec 7 personnes, dont deux fauteuils roulants et une patiente atteinte de la maladie d’Alzheimer. On m’a même demandé de donner des médicaments ! J’ai refusé. » Élodie Boulanger assure aussi que « les équipes étaient à bout, elles en devenaient maltraitantes ».

Démissions, arrêts maladie, licenciements, la Bastide du moulin a eu bien du mal à garder ses équipes. Plusieurs directeurs se sont succédé et, selon nos sources, la chargée des relations sociales de la maison elle-même a été licenciée. D’après un jugement prud’homal que Mediapart a pu consulter, elle a obtenu réparation pour harcèlement moral et licenciement abusif, mais a refusé de commenter son passage dans la maison. Tous ces éléments auraient dû alerter le groupe Dolcea Création GDP Vendôme, d’autant plus que ce n’est pas la première fois qu’il est épinglé. Un article de VSD, en juin 2010, relate l’histoire d’une aide-soignante, désignée « référente bientraitance » dans un établissement du Val-d’Oise qui appartient au groupe, ayant fini par démissionner après avoir multiplié vainement les signalements.

« Où va l’argent ? »

Cette affaire illustre cependant assez bien la somme des problèmes qui cernent le secteur de la prise en charge des personnes âgées dépendantes et auxquels les nombreux plans, chartes et guides de la « bientraitance » du public et du privé ne peuvent pas grand-chose. Le manque criant de moyens, doublé d’une réelle pénurie de personnel formé, touche un secteur ultra-gourmand au regard du vieillissement de la population. Le cocktail est donc potentiellement dangereux. Selon le ministère, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a un budget prévisionnel de 23,1 milliards pour 2016, soit une augmentation de 63 % par rapport à 2006. La part de l’assurance maladie dédiée au médico-social a, elle, bondi de 61 % (1,7 milliard d’euros de plus), mais rien n’y fait. Tous, publics comme privés, se plaignent du manque de ressources.

Or le budget d’un EHPAD provient de trois sources : les agences régionales de santé, sous la tutelle du ministère de la santé et des affaires sociales, financent le personnel soignant en attribuant une enveloppe à chaque EHPAD conventionné. Cette enveloppe permet par exemple de payer les infirmiers et les aides-soignants. Les établissements reçoivent également une dotation des conseils départementaux chargés de la dépendance, ce qui permet de financer tout ce qui concerne l’autonomie des personnes. Le reste est assumé par les familles, via le « tarif hébergement journalier », et paye ce que l’on appelle l’hôtellerie, les locaux, le ménage, la nourriture, ainsi que les animations.

« La qualité des soins n’est donc pas déterminée par les tarifs pratiqués par l’établissement, mais par l’argent que verse l’ARS. Si on a tant de personnes, et tant de personnes avec tel niveau de dépendance, nous aurons telle somme à notre disposition pour le personnel soignant. Le problème, c’est que celui qui fait le contrôle des pratiques de soin est aussi celui qui alloue, donc ça ne peut pas totalement bien fonctionner. Et 10 minutes pour faire une toilette, même avec un travailleur formé et bien intentionné, ça ne marche pas. »

En France, le marché reste dominé par les EHPAD publics, mais le privé gagne du terrain. Nombre de petites maisons de retraite indépendantes sont passées dans l’escarcelle des grands groupes. Certaines ont déjà changé deux ou trois fois de propriétaire, car le marché mute à toute vitesse, certains groupes se rachetant entre eux. Mais si le privé reste cher, voire hors de prix, c’est également que la demande est très forte. « En PACA, nous avons été les premiers à autoriser des ouvertures de lits dans le privé et depuis, ça n’a pas cessé, donc l’ARS est coincée car elle a besoin de ces places, rappelle la bénévole d’Almazur. Aujourd’hui, les tarifs sur la Côte d’Azur, c’est 100 euros par jour. Qui peut payer ça ? Bien sûr, c’est très beau, ces jolis salons, ces magnifiques salles à manger, ces spacieuses salles de bains. Mais ce n’est pas ça qui fait la qualité de la vie quotidienne. Alors où va l’argent ? »

Le groupe Korian, coté en bourse et première entreprise européenne dans le secteur, revendique sur son site internet une croissance moyenne annuelle de 20 % de son chiffre d’affaires entre 2005 et 2014. ORPEA a réalisé un bénéfice net de 153,3 millions d’euros en 2015. DomusVi (dont l’un des fondateurs est Jean-François Gobertier, également fondateur de Dolcea Création GDP Vendôme) rassure dans son rapport d’activité 2014 : « Les quatre dernières années ont permis à DomusVi de dégager une croissance forte et régulière malgré la crise des finances publiques. »Cependant, malgré des moyens financiers qui semblent considérables, aucun de ces gros groupes n’est épargné par les accusations de maltraitance, venues des personnels, des résidents ou de proches, à la lecture de l’importante revue de presse que réalise l’AFPAP.

« Oui, il y a des établissements qui dysfonctionnent. Et dans les cas les plus graves, ça peut finir à l’hôpital. Mais on a énormément progressé depuis vingt ans, assure Romain Gizolme. Ensuite, ce qui est systémique, c’est bien le manque de professionnels. Cela a un impact majeur sur l’accompagnement des personnes âgées. » Selon le ministère de la santé et des affaires sociales, ces dix dernières années, plus de 9 000 établissements hébergeant des personnes âgées et des personnes handicapées (enfants et adultes) ont fait l’objet de ces contrôles ciblés. « Pour Korian par exemple, j’ai reçu une alerte sur un cas de maltraitance, qui est remonté jusqu’à la direction régionale, raconte l’une des bénévoles Almazur en PACA. J’ai 17 ans d’expérience dans le domaine, je ne me laisse pas intimider par les discours, on a réussi à traiter le problème. Mais le plus souvent, le personnel aide-soignant ne veut pas perdre son job, les médecins leur réputation, et les directions la bonne note que leur attribuera l’échelon du dessus. Donc c’est très dur de faire bouger les lignes. »

Car au-delà des questions structurelles propres au secteur, une foule de détails négligés peuvent concourir à gâcher la vie des résidents, mais sont difficiles à observer, à moins de participer à la vie quotidienne de l’établissement. La fille d’une résidente d’un EHPAD privé de PACA, longtemps très active auprès de sa mère, décédée depuis, en fait l’inventaire. « Des gobelets en plastique pour boire le thé brûlant, un appareil auditif non nettoyé pendant des semaines, un arrachage de dent sans prévenir la famille, des vêtements constamment souillés, tout ça pour une facture au bout du mois qui s’élève à 3 000 euros… » Christelle (prénom d’emprunt) travaille toujours « dans la vallée » des Alpes-Maritimes, après être passée dans plusieurs établissements privés. Elle décrit des situations pareillement invraisemblables, pour cause d’économies : « Prenez le kit hygiène, qui est prévu dans le prix de la pension. C’est 15 euros par mois pour le gel douche, le shampoing, la mousse à raser… Mais il n’est pas mis dans les chambres, pour faire des économies. Donc les familles amènent ce qui manque et ceux qui n’ont personne font sans. Parfois, la brosse à dents a un an et demi. Elle tombe par terre, on ramasse. Quand il n’y a plus de gant de toilette, on fait avec ce qu’on a, un bout de drap, ou celui du voisin. »

Les familles ne sont pas toujours les plus bruyantes pour réclamer les soins adéquats et conformes au cahier des charges établi par les maisons pour leurs proches. Henri Cyvoct fait ce constat, après plusieurs années passées dans les conseils de vie sociale des établissements que sa cousine a fréquentés. « Je ne jette pas la pierre. Les directions jouent sur du velours parce que les familles sont épuisées. L’enfant, c’est le futur, donc les parents, ils vont vous faire chier, ils sont là tout le temps sur votre dos. Une personne âgée, c’est beaucoup plus difficile de se mobiliser, ce n’est pas gratifiant. Un tiers seulement des résidents reçoivent des visites dans les EHPAD et c’est vrai que l’ambiance y est souvent mortifère. »

Pour l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM), la maltraitance s’entend comme une « situation de violence, d’abus, de privation ou de négligence survenant dans une configuration de dépendance d’une personne vulnérable à l’égard d’une personne en situation de pouvoir, d’autorité ou d’autonomie plus grande ». Comme le remarque Christelle, « les intérim, vendeurs de chaussures chez Décathlon la semaine d’avant, ils ne vont pas faire la toilette comme une aide-soignante qui connaît son métier ». Il y a effectivement un minimum de connaissances à acquérir sur la dépendance, la toilette, l’appréhension de la personne âgée. « L’été, chez nous, on travaille les deux mois avec des stagiaires de bac pro, mais elles font fonction d’aide-soignante et remplacent un poste à temps complet. Ce n’est pas de la maltraitance au sens propre du terme, mais ça peut s’y apparenter. »

Cédric, diplômé en tant qu’aide médico-psychologique (AMP), fait partie de la grande et acclamée famille des « soins à la personne », potion miracle des politiques de tout poil depuis vingt ans pour inverser cette maudite courbe du chômage. « Ils disent sans cesse que c’est un secteur qui embauche, mais faut voir ce que c’est que de travailler en EHPAD ! Je suis censé accompagner les personnes âgées dans leurs gestes quotidiens pour conserver au maximum leur autonomie. À la place, je fais 15 toilettes au lit de personnes grabataires, soulevées par des harnais, par matinée, seul. » L’homme a travaillé dix ans dans plusieurs EHPAD privés de la région niçoise, dont l’une propriété d’un grand groupe, mais a démissionné pour cause de « burn out ». Depuis, Cédric enchaîne les missions d’intérim. « Partout, des économies de bouts de ficelle. J’ai eu un directeur qui trouvait qu’on consommait trop d’eau pour les toilettes, donc il a réduit le débit au robinet, on mettait un temps fou à remplir la bassine pour les toilettes… Nous avons de beaux diplômes, mais qui sont complètement discrédités sur le terrain. »

L’équation est classique, le salarié maltraité peut devenir maltraitant. « Il y a un gros fossé entre ce qu’on apprend en formation sur la bientraitance, et ce qu’on fait au boulot, conclut l’aide-soignante en Gironde, décidée à changer de métier. Pour les déments, les malades d’Alzheimer, on nous demande de prendre du temps, de leur parler, mais ce n’est matériellement pas possible. On a peur, sinon, de ne pas arriver à la fin de la journée. Le problème aujourd’hui, c’est qu’on ne sait plus quoi laisser de côté pour finir. Tout ça fait qu’on est paumé. » Début 2012, la Direction des études statistiques estimait à 1,2 million le nombre de personnes âgées dépendantes en France et l’arrivée des générations du baby-boom à l’âge de 80 ans devrait s’effectuer autour de 2030. Logiquement, il va falloir gonfler de manière substantielle le nombre de places nécessaires et les moyens mis sur la table, pour que la fin de vie ne soit pas celle de la décence.

Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif

Victoire après 9 jours de grève à la Clinique St Jean Languedoc (groupe Capio)

Un succès rendu possible par l’intersyndicale SUD et CGT et par l’ensemble des salariés mobilisés.

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La Fin du conflit à la clinique St Jean Languedoc a été conclue jeudi 17 Novembre après 9 jours de grève.

Ce conflit a fait suite aux négociations sur l’accord d’harmonisation de 2 cliniques privées à but lucratif : Le Parc et St Jean Languedoc à Toulouse, appartenant au groupe Capio.

Les grévistes ont obtenu :

– Le maintien des coefficients actuels pour la future rémunération et classification car certains coefficients actuels sont supérieurs à ceux de la convention (CCU 2002)

– Maintien de 2 points supplémentaires par année d’ancienneté au-delà de 30 ans.

– Toutes les primes différentielles induites par la nouvelle rémunération seront fixes ainsi les augmentations ne pourront pas être imputées du différentiel.

– Augmentation de la RAG (prime annuelle, pourcentage du salaire annuel) à 8.7% ( soit bien mieux que ce que prévoit la convention collective)

– Si un salarié travaille moins de 7h sur un jour férié la récupération due ne sera pas inférieure à 7h.

– Respect du délai minimum de 7 jours pour modifier un planning où des horaires.

– Délai du repos quotidien (entre deux journées de travail) à 11h car le groupe voulait réduire ce délai à 9h.

– Réouverture des négos sur la rémunération car il y a du personnel qui n’avaient aucunes augmentations de salaire. Ils se sont engagés pour que tout le monde est une augmentation. Gros point noir c’est que se sont des primes « métiers » qui vont augmenter les salaires, nous voulions faire augmenter le point mais ils n’ont pas lâcher la dessus. Maintenant Il faut qu’on arrive à négocier une progression des salaires sur 2 ans pour rejoindre les salaires du Parc car ils sont mieux payés que nous, par contre eux vont avoir de gros différentiels mais apparemment ça n’a pas l’air de les gêner puisqu’ils n’ont pas suivi notre mouvement, dommage!

– Rédaction d’un avenant à l’accord de méthode signé au début des négociations:

Pour négocier en présence du directeur régional qui a un pouvoir décisionnaire plus important que le directeur de clinique.

Un expert pour chaque partie pour travailler la nouvelle rémunération, reste à déterminer le financement de celui des OS.

Des moyens supplémentaires pour les négociations, entre autre des heures de délégation.

Un calendrier plus cadencé et un report de 3 semaines de la date butoir des négociations

Restitution des réunions de négociation en AG avec les salariés, la direction, les OS et un représentant des médecins

– Réouverture des négociations sur des jours de repos liés à l’ancienneté ainsi que sur un jour de carence maladie payé par la clinique alors qu’ils ne voulaient plus en discuter. A suivre!

– Les jours de grève du jeudi au dimanche ne seront pas retenus sur le salaire car la direction reconnait qu’elle a refusé de négocier le jeudi alors même qu’il y avait les 5 organisations syndicales sur place, pour le reste des jours il y aura possibilité d’étaler les pertes de salaires sur 2 mois et ce qui le souhaiteront pourront se faire payer des heures de récupération, des jours d’ancienneté etc…

Une enveloppe NAO de 82.000€ au lieu des 15.000 prévus au départ.

Et vive intersyndicale ( SUD CGT ) quand on s’entend bien, cela se vérifie, l’union fait la force !

Et maintenant les dirigeant savent qu’en cas de refusent de négociation sur les salaires, les grévistes sont prêts à recommencer.

Merci à tous, de la part des salariés, pour votre soutien moral et financier.

Par solidarité avec les grévistes, après 9 jours de gréves, les personnes qui n’ont pas déjà participé au Pot Commun peuvent encore le faire ici : https://www.lepotcommun.fr/pot/gsj6y9p7 en faisant un don en ligne.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Métiers

Faire grève pour retrouver le côté humain de son métier.

Retour sur le mouvement de gréve et d’action de cette journée du 8 novembre 2016.

“L’hôpital est au bord de l’explosion (…) on a eu des dizaines de cas de suicides sur une années” alerte Jean Vignes, le secrétaire général de SUD Santé Sociaux (à euronews). “Aujourd’hui, nous allons de plans de retour à l‘équilibre en cure d’austérité, on a plus les moyens de fonctionner, donc on se bat pour la qualité des soins, pour la qualité de vie au travail.

Le ministère de son côté, n’est plus à 30% prés, et annonce une fourchette de 8 à 12% de grévistes, faisant la preuve qu’il est bien plus à l’aise et précis avec les chiffres des restrictions budgétaires qu’avec ceux du social et de l’humain…

C’est comme ça. Mais passons et citons ce témoignage d’une IDE qui a fait grève pour retrouver le côté humain de son métier, ( source NouvelObs ) :

Je ne veux plus être un pion

Le 8 novembre 2016, je serai à Paris avec mes collègues de la France entière car je ne veux plus rentrer chez moi après une journée de travail en me posant toutes ses questions et en pleurant.

Je veux retrouver le côté humain de mon métier. Je ne veux plus être un pion que l’on déplace au gré des besoins.

Je ne veux plus entendre parler de rentabilité et de tarification à l’acte. Je suis infirmière et je soigne des êtres humains, pas des machines. Je ne travaille pas dans une usine. Je m’occupe de personnes en fin de vie et je veux avoir le temps de leur tenir la main. Voudriez-vous que votre mère, votre père ou votre enfant meure seul à l’hôpital sans un professionnel formé à cet accompagnement à côté de vous ?

Depuis plusieurs années, et à mesure que la santé est marchandisée, Patients, Résidents, Personnel (soignants ou non), Aidants, tous trinquent et deviennent toujours un peu plus des variables de profits,

Mais pourquoi les pouvoirs publics laissent-ils faire et pourquoi que les dirigeants s’obstinent dans cette direction ?
La qualité de nos vies et celles de nos patients/résidents vaudraient-elles moins que la qualité des économies et des profits?

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C’est ainsi que le 8 novembre des gréves et des manifestations ont eu lieu sur l’ensemble du pays.  Une journée d’action pour résister à de nouvelles attaques contre la santé et pour résister à l’austérité galopante qui s’abat toujours un peu plus sur le personnel et sur la qualité du service.

SUD et Solidaires ont maintes fois constaté que :

Depuis que la Santé est cotée en bourse le service public se meurt.

Depuis que la Santé est cotée en bourse les métiers du sanitaire et du medico-social perdent souvent de leur sens et la souffrance des salariés augmentent.

Depuis que la Santé est cotée en bourse, les turn-over et les arrêts n’ont jamais été aussi importants.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, nos aînés mangent moins bien, leurs douches sont plus courtes, plus rares, et en plus ils payent plus chers.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, l’or gris a mis les soignants en sueur et en stress, prenant les soignés en otage.

Depuis que la fin de vie est cotée en bourse, les primes d’objectifs causent des déprimes aux cadres qui courent après et aux équipes qui payent le prix.

Pour les pouvoirs publics, et l’ensemble des dirigeants du secteur de la santé, n’est-il pas temps d’arrêter la casse du service public et de favoriser enfin un accès à du Soin digne de ce nom ? 

Actu sociale, Conditions de travail

8 novembre : Journée Nationale de Gréves et Actions pour la Santé

Aujourd’hui, Infirmiers, aides-soignants, agents administratifs et autres personnels hospitaliers sont appelés à se mobiliser « contre la dégradation de leurs conditions de travail et les pressions budgétaires », sources « d’un ras-le-bol grandissant ».

ras le bol - manifestation

« Les conditions de travail des salariés se dégradent considérablement », a expliqué à l’AFP Mireille Stivala, secrétaire générale de la fédération CGT Santé et action sociale. « Cela ne peut plus durer ».

« On est en compression budgétaire permanente depuis une dizaine d’années », renchérit Jean Vignes, son homologue de SUD Santé Sociaux.

« Il y a vraiment une exaspération prégnante à l’hôpital, partagée » par toutes les catégories de professionnels, souligne Denis Basset (FO), rappelant que l’intersyndicale de praticiens Avenir Hospitalier, entre autres, soutient le mouvement.

Les suicides de soignants dans tous les esprits

« On voit des gens en pleurs dans les services parce qu’ils ont peur de mal faire leur travail », témoigne Marie, aide-soignante de 38 ans dans le Loiret. « Cela devient de plus en plus dur de se concentrer sur les patients », déplore-t-elle, soulignant le décalage entre les exigences des directions et la réalité du terrain.

Les suicides de plusieurs soignants cet été, dont au moins cinq infirmiers, ont mis en lumière un malaise profond, selon l’intersyndicale, qui affirme que les drames « se multiplient », certains restant « sous silence ».

Elle réclame pêle-mêle « l’arrêt des fermetures de lits et des suppressions de postes », l’« abandon » du plan d’économies de « 3,5 milliards d’euros » sur trois ans d’ici 2017, ou encore « l’abrogation de la loi santé » qui a instauré les groupements hospitaliers de territoire (GHT), faisant craindre des restructurations. Autant de revendications déjà anciennes.

Étudiants et libéraux rejoignent le mouvement

De leur côté, 18 organisations d’infirmiers salariés, libéraux ou étudiants, ont choisi les mêmes date et parcours parisien pour « s’unir dans un même mouvement de colère », une première « depuis 1988 », selon le collectif. Là encore, « manque de reconnaissance » et conditions de travail « déplorables » font partie des griefs.

« On veut être entendu et on veut des annonces concrètes », résume Nathalie Depoire, la présidente de la Coordination nationale infirmière (CNI), déjà à l’origine d’un mouvement de grève en septembre, qui n’avait été suivie que par 1,45% des infirmiers hospitaliers, selon le ministère. Mme Depoire espère une meilleure mobilisation, rappelant toutefois les hôpitaux peuvent « assigner les personnels pour assurer la continuité des soins », ce qui les empêchera, de fait, de manifester.

De la même façon, les infirmiers libéraux ne « vont pas abandonner leurs patients », fait valoir Annick Touba, la présidente de leur syndicat national (Sniil).

Marisol Touraine sur la défensive

Jusqu’ici, la ministre Marisol Touraine a été relativement épargnée par la grogne du secteur public, malgré la situation « explosive » dénoncée par les syndicats. Une grogne qui s’est surtout traduite par des mouvements de grève catégoriels ou locaux.

Interrogée dimanche soir sur BFMTV concernant la mobilisation, Mme Touraine a rappelé que « depuis 2012, l’hôpital c’est 10 milliards d’euros de plus », et que « les infirmières, par exemple, ont eu des revalorisations qui vont de 250 à 500 euros par an ». Elle a aussi souligné qu’il y avait eu sur la même période « des postes en plus » avec « 31.000 soignants de plus à l’hôpital: 26.000 infirmières, 3.000 médecins, 2.000 aides-soignantes ».

Pour autant, a-t-elle ajouté, « je sais que des efforts considérables sont portés et que les conditions de travail sont parfois difficiles ».

« Je suis très attentive à ce qu’on mette en place des moyens d’accompagner au quotidien les professionnels de santé à l’hôpital », a ajouté la ministre, rappelant qu’elle « annoncera autour de la fin du mois une stratégie d’ensemble » en ce sens.

Source : Article France Info du 7/11/16 citant l’Agence France Presse
http://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/greve-des-infirmiers-les-raisons-de-la-colere_1909341.html

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Grève et actions dans les EHPAD de toute l’Auvergne !

Les salariés des 40 Ehpad publics et privés du Cantal sont appelés à se mobiliser le 10 novembre 2016 dans le cadre d’une journée de gréve et d’actions programmée sur toute la région Auvergne pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) par la CGT Santé.

En causes :

Des effectifs insuffisants (0,5 personnel par soignant au lieu du 1 pour 1 préconisé en 2003), des répercussions sur les conditions de travail et sur la prise en charge des personnes âgées, un travail « à flux tendu », « des choses du quotidien qui ne sont pas faites » comme « les douches et les bains qui ne sont pas pris comme ils devraient l’être », « la durée des repas qui est limitée sinon on ne peut pas faire manger tous les résidents », « la marche qui ne se fait pas comme elle devrait »…la qualité baisse mais, « la part financière supportée par les usagers et les familles augmente tout le temps » indique le syndicat. Mais ce n’est pas tout poursuit le syndicat, qui alerte sur des personnels d’Ehpad au bout du rouleau : « Jamais on n’a atteint un écœurement aussi important de la part des agents », « Ils ont l’impression de travailler à la chaîne. C’est plus qu’une impression, c’est un vécu. ». La CGT affirme que « les maladies professionnelles et les accidents du travail sont en augmentation », sans parler des salariés « qui travaillent sous antidépresseurs ». (source http://www.lamontagne.fr/aurillac/social/2016/11/07/la-cgt-appelle-a-la-greve-dans-les-ehpad-le-10-novembre_12142509.html)

SUD confirme avoir fait le même constat quant aux dégradations des conditions de travail malgré des augmentations de tarifs et même de profit dans tout le secteur privé.
Il est temps d’en finir avec l’approche purement financière de la santé et du médico-social qui crée un système maltraitant pour la personne âgée comme pour le personnel. Ce système tend à banaliser le service minimum et engendre une routine dans le mal être des agents.

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Actu sociale, BTHE, CHSCT, Conditions de travail

Allo les CP ? Mais que vous est-il arrivé ?

Allo les CP ? Mais que vous est-il arrivé ?
Soutenir notre pétition pour des CP plus humains et plus dignes :

https://goo.gl/forms/8YfQ2RtqD4iKMJ1N2

Depuis le lancement fin septembre de notre pétition en ligne, signée par de nombreux salariés, (personnel des sites ou des sièges, directions comprises, et de toutes catégories professionnelles confondues), il semble que le groupe a revu les conditions de contraintes qui pesaient sur la pose de la 4éme semaine de CP, et que plusieurs procédés qui mettaient particulièrement en tension les salariés ont cessé ou diminués selon les sites.

Avant cela, Sud Santé Sociaux avait porté le probléme en CE, par voie de communiqué, avisé la plupart des directions de site là dessus, et accompagné plusieurs Délégations de Site qui étaient confrontées au probléme. Pour nous, la problématique doit être abordée quant aux incidences sur les conditions de travail et la santé des salariés, puis au regard du droit. La situation a été porté également à la connaissance d’inspections du travail. Pour tous les salariés signataires de la pétitions, les commentaires laissés avec la pétition sont particulièrement révélateurs.

Si la situation depuis semble avoir suivit une meilleur voie ça et là, il n’est pas sûr du tout que les contraintes dénoncées soient définitivement écartée partout ou qu’elles ne reviendront pas par une autre porte… Nous invitons donc l’ensemble des OS, des élus et des salariés à la plus grande vigilance et à nous tenir informés des situations sur leur site.

Rappel du communiqué de Sud Santé Sociaux en CE, le 20 septembre dernier (dont beaucoup de directions de sites ont eu copie) :

Depuis mi-mai 2016, de nombreuses tensions sont apparues autour des conditions de poses de Congés Payés touchant de nombreux sites.
C’est ce qui a motivé Sud Santé Sociaux à lancer une pétition visant l’ensemble des personnes concernées.
En cause, une exigence, ou recommandation, de la direction générale sur les poses de congés payés annuels.
Des durées minimales à 18 jours et des périodes de congés imposées qui bousculent des usages locaux et réduisent les disposition de la convention collective (réduction d’un mois de la période été, et augmentation du nombre minimum à poser sur cette période).
La 4éme semaine elle aussi imposée sur une période raccourcit. Ne laissant plus qu’une seule semaine de congés pour couvrir toute la période de janvier à mai 2017.
Tout cela sans consultation ni information préalable des représentants du personnel.
Le CE a signalé le probléme en juin 2016 mais pour la plupart des sites cela n’a rien changé.
Les impacts négatifs sur le climat social, sur les RPS, sur le soin, et sur le service aux personnes accueillis ou soignés sont considérables.
Au delà des aspects réglementaires liés aux Congés Payés, ce sont les raisons qui ont motivé l’entreprise qui nous questionnent dans la mesure où pour nous cela ne répond pas à des raisons de service mais à des enjeux financiers.
Nous attendons donc de la direction qu’elle clarifie ses intentions, qu’elle reconsidère toute disposition défavorable au service et au personnel et qu’elle en avise sans ambiguïté l’ensemble des directions de site.

Fin du communiqué

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Pistes de réflexion :

Et le Salarié dans tout ça ?
Doit-il être perçu comme un coût, une charge, qui pourrait être comprimée au risque d’une maltraitance envers l’ensemble du personnel ?

Et le Résidant dans tout ça?
On peut dire qu’il est devenu secondaire, au vu des conséquences que les intérêts financiers font régulièrement peser sur la qualité du service.

Et le syndicat Sud dans tous ça?
Il continue, à défendre vos intérêts, et à défendre aussi la prise en charge des Résidents et de leurs Vies. Laissons à d’autres les jeux des courbes, des actions et des dividendes, c’est peut être de leur âge, pendant ce temps, nous nous soucions d’abord et surtout du grand âge et de tous ceux qui le prennent en charge.

Et les directions de sites dans tout ça ?
Elles aussi ont subit cette obligation pour leurs congés personnels au même titre que leurs salariés. Elles ont écopé bien souvent, d’une gestion plus que difficile et parfois même catastrophique, vu le nombre de titulaires en congés et, par effet de vase communicant, le manque de vacataires disponibles.

Les directions qui ont le plus abondé dans le sens de cette directive, pourront (peut être) se consoler au moment de la prime d’objectif… D’autres pourront se consoler avec leur conscience et leur estime d’avoir privilégié sur leur site l’humain et la qualité de service avant des profits (qui ne retombent même pas sur site). Et, comme pour faire oublier ce que le personnel des Sièges et Direction ont subit, ils ont pu recevoir ce mois-ci (3 mois après les NAO) une note leur présentant les nouveautés de ces NAO.

Soutenir la pétition : https://goo.gl/forms/8YfQ2RtqD4iKMJ1N2

Actu sociale, BTHE, CHSCT, Conditions de travail, Métiers, témoignage

Mauvaises conditions de travail en EHPAD : L’étude de la DRESS

Une étude financée par la DRESS s’intéresse (enfin) aux conditions de travail en EHPAD
Mais ce n’est qu’un début !
Vous aussi, engagez-vous, rejoignez-nous, et soutenez-nous en faveur de l’amélioration perpétuelle des conditions de travail.

A l’image des gréves qui ces dernières années se sont multipliées dans les EHPAD, et qui portent presque toujours sur les conditions de travail, le sujet méritait bien une étude, sans oublier pour autant la souffrance et le mal être qui prolifèrent dans les cliniques et les hôpitaux publics ou privés.

Certainement insuffisante dans ses visés, cette étude ainsi restituée présente certes la pénibilité et les conditions dégradées des personnels d’EHPAD mais comme un quasi état de fait et sans chercher de réelle alternative de fond aux problémes, sinon les clefs de la « supportabilité ».
Il n’y a pas là de recherche pour lutter contre les causes (les manques d’effectifs, les cadences infernales, les quêtes de profitabilités toujours plus poussives, etc) et le personnel n’est presque que le cobaye d’une étude qui analyse sa résistance à la pénibilité et les mécanismes qui lui permettent de la supporter.
C’est tellement plus facile que de dénoncer ou remettre en cause ce qui dans le système est le plus nuisible à la santé…

Comme s’il ne fallait surtout pas interpeller les décideurs, les directions, les tutelles, les pouvoirs publics, celles et ceux qui ont le pouvoir d’agir sur les causes… Comme s’il ne fallait pas même empêcher les causes, mais juste voir comment le personnel peut s’y adapter.

On notera au passage les qualités du personnel que relève cette enquête : entraide, solidarité, un investissement individuel fort, l’attachement à son métier, etc.
A lire l’étude, on en oublierait presque qu’il existe pourtant des hiérarchies et des directions générales, comme si le personnel n’était livré qu’à lui même.

La commande de l’étude était apparemment trop peu motivée à améliorer les conditions de travail en EHPAD, ou alors les attentes n’étaient pas encore assez matures pour révéler les vrais besoins du secteurs.
Mais s’agissant là d »une des premières études d’envergure à s’intéresser (enfin) aux conditions de travail en EHPAD, ça reste encourageant pour nous qui sommes depuis si longtemps engagé à lutter contre les mauvaises conditions de travail et leurs causes. Voilà donc qui appellera surement d’autres études.

Actu sociale, Economie Santé Privé Lucratif, Politique groupe

Dernières nouveautés du groupe : 1 ouverture, 1 vente, et 1 CODIR tout neuf

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Un hôpital Korian, qui était passé du Public au Privé, quittera le giron du groupe Korian pour rejoindre celui d’un autre groupe privé, la finalisation du rachat de l’Hôpital des Courses par Vivalto Santé devrait avoir lieu début décembre 2016. Mais avant cela c’est Korian Parc des Dames, un nouvel Ehpad du groupe comptant 84 lits, qui a ouvert ses portes lundi à St Germain en Laye (Yvelines), cet établissement doit accueillir notamment une bonne partie des salariés de l’hôpital des Courses de Maisons Laffitte revendu par Korian (voire notre précédent article).

Peu de temps après l’arrivée dans le groupe de Remi Boyer (ex DRH au sein du groupe automobile PSA à l’époque du retentissant conflit social qui depuis à même donner un film.), 3 nouvelles Direction Générales France viennent de prendre leur poste : Fréderic Durousseau, Directeur Développement Immobilier, il est issue de Center Parc / groupe Pierre et Vacances, Charles-Antoine Pinel pour le pôle Sénior (290 sites), il est issue lui aussi du monde du tourisme (Pierre et Vacances) et Nicolas Mérignot pour le pôle Santé (81 sites) il est issue du secteur de la santé et nous tenions à le signaler.

Au vu de l’expertise européenne en tourisme dont se dote le nouveau CODIR France, des salariés taquins voudront peut être son avis sur la politique Korian 2016 en matière de prise de congés payés… D’autres pourraient songer à une passerelle de rêve pour leurs CE vers des vacances, des loisirs ou encore des voitures, le tout à des prix imbattables et au possible avenir d’un équilibre vie professionnelle / vie privé pour espérer en profiter…

Mais, plus vraisemblablement, il faut surtout s’attendre à ce que le Codir Général de Korian France qui est désormais au complet démarre le fameux « plan stratégique » pour 2021 annoncé récemment par Sophie Boissard et s’attaquent à la barre des 5% d’une croissance que des dizaines de milliers de salariés portent chaque année sur leur dos.

Actu sociale, Conditions de travail, Convention Collective du 18 avril 2002, droit du travail

Pétition en faveur de salariés Korian : Pour un accès aux Congés Payés plus humain et plus digne.

Communiqué de Sud Santé Sociaux au CE Korian Ehpad Nord du 20/09/16 :

Depuis mi-mai 2016, de nombreuses tensions sont apparues autour des conditions de poses de Congés Payés touchant de nombreux sites.
C’est ce qui a motivé Sud Santé Sociaux à lancer une pétition visant l’ensemble des personnes concernées.
En cause, une exigence, ou recommandation, de la direction générale sur les poses de congés payés annuels.
Des durées minimales à 18 jours et des périodes de congés imposées qui bousculent des usages locaux et réduisent les disposition de la convention collective (réduction d’un mois de la période été, et augmentation du nombre minimum à poser sur cette période).
La 4éme semaine elle aussi imposée sur une période raccourcit. Ne laissant plus qu’une seule semaine de congés pour couvrir toute la période de janvier à mai 2017.
Tout cela sans consultation ni information préalable des représentants du personnel.
Le CE a signalé le probléme en juin 2016 mais pour la plupart des sites cela n’a rien changé.
Les impacts négatifs sur le climat social, sur les RPS, sur le soin, et sur le service aux personnes accueillis ou soignés sont considérables.
Au delà des aspects réglementaires liés aux Congés Payés, ce sont les raisons qui ont motivé l’entreprise qui nous questionnent dans la mesure où pour nous cela ne répond pas à des raisons de service mais à des enjeux financiers.
Nous attendons donc de la direction qu’elle clarifie ses intentions, qu’elle reconsidère toute disposition défavorable au service et au personnel et qu’elle en avise sans ambiguïté l’ensemble des directions de site.

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Nous reprenons ci-dessous sur ce blog le texte intégrale de la pétition. Pour soutenir cette pétition, vous devez compléter le formulaire en vous rendant sur la page : Cliquez sur ce lien pour accéder à la pétition en ligne. Et partagez cet autre lien par e-mail, SMS ou réseaux sociaux pour inviter d’autres personnes à soutenir cette pétition : https://goo.gl/forms/8YfQ2RtqD4iKMJ1N2.

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Les Congés Payés OUI !
Les congés Forcés Non !
En complétant le formulaire ci-dessous de cette pétition :

Je manifeste mon incompréhension face aux procédés de la direction concernant les poses et les prises de congés payés depuis mai 2016. Je me déclare solidaire de tout salarié, quelque soit sa position hiérarchique, victime de tels procédés.

Je manifeste mon opposition à des pratiques managériales qui ne servent pas les besoins du terrain, des salariés, des patients et résidents, des pratiques autoritaires qui pressurisent l’ensemble d’une chaine hiérarchique dont la cohésion est essentielle à la bonne marche de l’entreprise.
Je témoigne tout mon soutien tout salarié dont les vacances ont été ou seraient gâchées à cause de lubies managériales.
J’affirme qu’il ne faut pas perdre sa vie à la gagner et que chacun doit pouvoir jouir pleinement de ses congés payés durement acquis.

Les faits :
Il a été imposé à de très nombreux salariés, tardivement et souvent avec insistance, de prendre leurs congés payés annuels de façon extrêmement contraignante ou litigieuse :

– 18 jours obligatoires à prendre avant le 31 septembre, (au lieu de 12 avant le 31 octobre permis par la
convention)
– Puis, la 4éme semaine à poser avant le 31 octobre (au lieu de la possibilité de poser les 3éme et/ou la 4éme avant le 31mai 2016 comme le permet la convention).
– L’obligation de ne pas partir à plus de 2 d’un même service sur la même période de congés, alors que vu le nombre de salariés par services et la période cible très réduite c’est souvent mission impossible.

En plus de tout ça, nombreuses propositions de salariés sont rejetées, bien qu’étant conformes aux consignes arbitraires et contraignantes, attendant des salariés qu’ils proposent d’autres dates.
Sur plusieurs sites, Il est demandé à de nombreux salariés de s’arranger entre eux (c’est à dire à plusieurs dizaines de salariés, sur une période très courte ).
En conséquence, c’est parfois impossible mais en plus c’est souvent source de tensions intenses au sein des équipes et même au delà.

Ça sonne pour beaucoup comme du congés gâchés, et donne la perception d’un caprice aussi soudain qu’injustifié, autoritaire et qui ne laisse pas le temps pour des vacances dignes de ce nom.

Tout aussi logiquement, cela dessert la cohésion et l’organisation du travail, ce qui défavorise les résidents ou les patients que nous servons ou soignons.

L’ensemble des directions d’établissements subissent pour leur compte la même exigence arbitraire, néfaste pour le personnel mais aussi néfaste pour le service client qui constituent pourtant le cœur d’activité du groupe Korian.

Toutes les informations que vous indiquez dans le formulaire de pétition ci-dessous ne seront invisibles en ligne et ne seront pas rendues publiques. Seul les sections Sud Santé Sociaux Solidaires émettrices de cette pétition auront vu sur ces donnée. A terme, cette pétition pourra être remise aux ministères du travail, de la santé, de l’économie et de la justice pour solliciter leur intervention et pour les alerter, parmi d’autres maux, sur ce que leurs mauvaises lois, « Macron », « Travail » ou autres peuvent engendrer dans l’entreprise sur des milliers de salariés.

Pour soutenir cette pétition, vous devez compléter le formulaire en vous rendant sur la page : Cliquez sur ce lien pour accéder à la pétition en ligne.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Contre la Loi Travail : SUD Solidaires sont plus que jamais en lutte.

https://www.solidaires.org/IMG/pdf/autocollant-10×15.pdf

SUD Santé Sociaux, comme la plupart des syndicats SUD est hyper mobilisé depuis 4 mois contre cette loi et son monde, mobilisés avec Solidaires (notre Union Syndicale interprofessionnelle) et avec les autres organisations qui composent l’intersyndicale qui réclame le retrait de cette Loi.

A présent, nous adressons un nouveau sondage à nos lecteurs, pour recueillir vos propositions sur les moyens d’agir contre la Loi Travail et son monde, pour un autre monde du travail donc. Que chacun, chacune s’applique à nous proposer ses idées, celles que vous pourriez ou voudriez voir mené chez vous. Nous sommes convaincu que c’est en se posant les questions et en multipliant les initiatives que l’on arrive à faire changer les choses. Le formulaire est à la fin de cet article. Merci de donner votre avis.

Énormément d’actions ont été engagées ces 4 derniers mois. Des manifestions d’ampleur on rassemblées jusqu’à 1 300 000 personnes sur 1 seule journée. De nombreuses gréves spectaculaires et massives ont eu lieu. D’autres gréves moins spectaculaires mais tout aussi efficaces. Même si ce projet de Loi n’est pas encore du passé, plusieurs secteurs professionnelles en gréve ont déjà gagnés plusieurs acquis et ou garanties grâce à cette mobilisation (SCNF, Air France, Chauffeurs routiers, et plein d’entreprises moins visibles).

Les militants opposés à Loi ont redoublé d’inventivité et de symboles pour maintenir la pression : opérations péages gratuits, soutiens à des salariés et entreprises isolés, coupures d’électricité visant les élus du gouvernements qui cassent nos droits et nos acquis, ou coupure d’électricité encore visant le patron du patronat.

Après le secteur des raffineries, des centrales électriques, des ports et docks, des transports, d’autres secteurs ou entreprises rejoignent régulièrement la mobilisation et la lutte et les secteurs de la santé et du social connaissent de plus en plus de gréves ou autres actions en Ehpad ou dans des cliniques au cours de ces dernières semaines.

Une chose est sûre, malgré des ralentissements passagers, des pauses ou des réorientations stratégiques, le mouvement ne manque pas de souffle et est loin d’avoir dit son dernier mot. Avec l’ensemble des organisations syndicales en luttes, nous avons appelé à l’actions et à manifestation mardi 5 juillet, et surement que d’autres dates de rassemblement seront programmées durant l’été en fonction du choix des député qui vont se pencher sur la Loi Travail en début de semaine.

Sans surprise, l’appel à votation citoyenne que nous avons proposé au lecteurs de ce blog dans le cadre de la grande votation nationale a reçu des résultat similaires à ceux recueillis après le dépouillement de prés de 800 000 votes au niveau national. Parmi nos lecteurs comme au niveau national, une majorité écrasante souhaite le retrait de ce projet de Loi.

Pour Agir dans votre entreprise, dans votre établissement, donnez vos idées, donnez votre avis :

tout le monde deteste la Loi Travail

Actu sociale, Conditions de travail

Gréves à Korian Hauterive et Korian Chateau Lemoine

APPEL A SOUTENIR ET REJOINDRE LEUR LUTTE.

Depuis 3 jours les salarié-e-s de ces deux cliniques SSR Korian enchainent des gréves de débrayage de 2h sur le temps du déjeuner. Grosse participation et bonne ambiance sont au rendez-vous.

Alors que les NAO 2016 sont loin d’être à la hauteur des attentes, les salarié-e-s revendiquent des augmentation des salaires et de la sujétion des dimanche travaillés, et dénoncent : la suppression d’une prime, des restrictions budgétaires sur les établissements, le manque de moyens matériel, humain (remplacements), formation. Une pétition a été remise le premier jour.

Le Collectif SUD Santé Sociaux Solidaires des salarié-e-s Korian et le Collectif CGT Korian appellent l’ensemble des salarié-e-s à l’action.

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Pour rappel, la mobilisation et campagne de SUD Santé Sociaux est toujours d’actu contre la Loi El Khomri et son monde et pour : Plus de Sous de Sens, Moins de Stress et de Sueur pour les salarié-e-s du groupe Korian !

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Actu sociale

Votation Citoyenne : Loi Travail ou Pas Loi Travail ?

 Telle est la question et c’est à vous de le dire. Un drame Shakespearien se joue depuis plus de 3 mois entre des millions de citoyens qui (se) manifestent et se révoltent et le sommet de l’État où le tout petit monde de la Loi Travail s’accroche encore à son pouvoir quitte à réprimer toute la population.

Mieux que le 49-3, nous vous invitons donc à participer à cette grande votation citoyenne : Loi Travail ou Pas Loi Travail ?

Aucune info personnelle ne sera affichée ni communiquée. Vos commentaire ne le seront pas non et ne seront lu que par nous avec la possibilité de vous répondre selon vos questions.

Votez et partagez massivement ce sondage (par mail, réseaux sociaux) autour de vous.

Retrouvez nos tracts et communiqués sur la Loi Travail ici : https://greveurschampdemars.wordpress.com/tag/loi-travail/

Sur le site de notre fédération Sud Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/mobilisation-contre-le-projet-de.html

Sur le site de Solidaires, notre Union Syndicale Interprofessionnelle : https://www.solidaires.org/-Retrait-de-la-loi-Travail-

votation citoyenne aff

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Des salarié-e-s Korian mobilisé-e-s et en action contre la Loi Travail et son monde

Face à une Loi Travail qui permettrait de nous retirer le peu de droit que l’on a encore, qui instaurait le chantage patronal comme principe d’entreprises, et devant le constat consternant des propositions de la direction du groupe Korian au NAO 2016 (Nego Annuelles Obligatoire) :

Des salarié-e-s d’établissements Korian se sont mobilisé-e-s ses dernières semaines et se mobilisent encore.

Moins de Stress, Moins de Sueur, Plus de Sens, Plus de Sous, voilà ce que veulent les salarié-e-s mobilisé-e-s au lieu d’une nouvelle Loi irresponsable.

De Korian Bleu Azur à Korian Samarobriva, en passant par Korian Le Baron, Korian Champ de Mars, Korian Villa Pegase et bien d’autres :

Nous disons NON à la Loi El Khomri et à son monde, nous disons NON aux pressions, aux intimidations et à la dégradation chronique de nos conditions. On Vaut Mieux que ça et la seule réforme qui vaille c’est celle qui reformera enfin le patronat !

Rejoignez nous pour dire NON, et vous aussi exprimez-vous, avant qu’il ne soit trop tard pour regretter de ne pas avoir agit à temps.

Un petit diaporama et quelques photos de cette mobilisation et de la campagne SUD Santé Sociaux

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

Appels à Gréve et manifestation le 14 juin 2016 : dans tous les établissements de santé

SUD Santé Sociaux avec notre Union Syndicale Solidaires et 6 autres organisations syndicale (CGT, FO, FSU, UNEF, UNL et FIDEL) : Appelle à la Gréve et Manifestation le 14 juin 2016. Un tract intersyndical CGT SUD est disponible ici, et un Tract CGT FO SUD est disponible par là.
En plus des secteurs du Transport, de l’Energie, des Déchets, etc. Le grand secteur de la Santé, le Sanitaire, le Social et le Medico-Social sont aussi mobilisés contre la Loi El Khomri (et son monde) bien sûr mais aussi contre la casse généralisée des acquis sociaux, contre la dégradation chronique des conditions de travail et de prise en charge, contre les malaises en cascades qui se banalisent au sein de nos professions et contre les maltraitances institutionnelles qui en découlent, tant à l’encontre des patients, résidents, ou personnes accompagnées, qu’à l’encontre des personnels.

Depuis 3 mois déjà, SUD Santé Sociaux est mobilisé contre la Loi Travail (et son monde). Le détail complet de la mobilisation est accessible ici : http://www.sudsantesociaux.org/mobilisation-contre-le-projet-de.html

tout le monde deteste la Loi Travail

Ci-dessous, extraits de l’article Publié le 08/06/16 – 16h34 – par HOSPIMEDIA sur un autre appel à gréve et mobilisation et les revendications pour les cliniques privées

Les syndicats CGT et FO appellent à faire grève dans les cliniques, devant le « refus catégorique » de la FHP d’augmenter la valeur du point relatif à la rémunération des salariés. Le président de la fédération confirme à Hospimedia le gel du point mais rappelle les contraintes tarifaires et économiques qui pèsent sur le secteur privé lucratif.

Les représentants de l’Union fédérale de la santé du privé CGT et de l’Union nationale de santé du privé FO appellent tous les personnels des établissements de santé privés « à organiser des délégations auprès des employeurs pour porter les revendications [et] à faire grève« , dans un communiqué le 1er juin. Elles appellent « à participer massivement à la manifestation nationale du 14 juin à Paris, afin d’obtenir le retrait de la loi El Khomri (lire ci-contre), une augmentation significative de la valeur du point CCU [1] ainsi que l’ouverture immédiate de véritables négociations sur les classifications« . Les organisations syndicales expliquent en effet que le 11 mai dernier s’est tenu une « ultime séance de négociation sur les salaires » mais que « la FHP refuse catégoriquement toute augmentation de la valeur du point« . Sollicité par Hospimedia, le président de la fédération, Lamine Gharbi, confirme ce 8 juin le gel de la valeur du point, déplore l’appel à la grève dans les établissements et motive économiquement cette impossibilité de revaloriser les salaires par le « joug financier, règlementaire et administratif qui pénalise les établissements ».

Des économies réalisées grâce aux restructurations

La CGT et FO se déclarent déterminées à mettre « tout en œuvre afin d’obtenir une revalorisation de salaire digne des efforts fournis par les personnels pour s’adapter aux évolutions structurelles de la branche« . Et ceci alors que la valeur du point, « élément essentiel de la rémunération des salarié(e)s […] n’a pas été réévaluée depuis 2012« . Elles affirment que la valeur du point FHP « est passée de 6,41 à 6,97 ce qui représente une augmentation de 8,7% » sur 2003-2016, alors que le Smic (9,67 €/h) aujourd’hui est supérieur de 34,5% à sa valeur de 2003 (7,19 €/h). « L’ensemble des organisations syndicales représentatives de la branche (CFTC, CFDT, CFE-CGC, FO et CGT) a manifesté son indignation et réfuté les motifs économiques évoqués par le patronat« , soulignent la CGT et FO. En effet, s’il y a bien une diminution des remboursements, elle est « largement compensée » par les mesures d’allègement de charges gouvernementales et les réorganisations structurelles, estiment les organisations. Et d’affirmer en outre que les cliniques « bénéficient effectivement du crédit impôt compétitivité emploi (CICE), des allègements de cotisations sur les salaires, du pacte de responsabilité et surtout, avec le virage de l’ambulatoire, ont réorganisé, souvent brutalement, le temps de travail, faisant des gains de productivité considérables« . De plus, entre 2004 et 2015, « un regroupement très important d’établissements a eu lieu, aboutissant à la fermeture de 35% d’entre eux, pour passer de 900 à 550« , avancent les syndicats. Une toute autre analyse de la situation, sans surprise, est donnée par les représentants des employeurs. Pour la FHP, les contraintes imposées par le Gouvernement sont telles qu’au-delà du gel salarial, ce sont même des destructions d’emploi qui semblent se profiler à l’avenir…

La FHP prête à rediscuter, si la ministre s’engage à une dotation

Le président de la FHP tient à rappeler que le secteur privé lucratif, qui emploie 150 000 salariés, s’est engagé, aux côtés des partenaires sociaux, « auprès des plus hautes sphères de l’État » à créer, en contrepartie du pacte de responsabilité, 5 000 emplois dès cette année. Or, martèle Lamine Gharbi, le Gouvernement « poursuit sa politique de destruction lente » du secteur privé à statut commercial. Il cite la reprise, pour la deuxième année consécutive, aux cliniques et hôpitaux privés des allègements de charges du pacte de responsabilité, soit 42 millions d’euros (soit -0,42% de tarifs), dans le cadre d’un abaissement plus global des tarifs et de la reprise du CICE, etc. Sur 2005-2015, les tarifs des cliniques ont baissé de 1% et les charges ont augmenté de 56%, sans compter une inflation de 16%, ajoute-t-il. De plus, la difficulté tarifaire s’est accentuée ces deux dernières années. Conséquence, en 2013, « nous avions créé 4 000 emplois sur la branche, en 2014 près de 500 seulement et, en 2015, plusieurs milliers de destructions d’emploi se profilent, même si les chiffres ne sont pas encore stabilisés…« , déplore Lamine Gharbi. Il explique pourtant que la FHP serait prête à poursuivre des discussions sur plusieurs de ses propositions : par exemple, celle visant à revaloriser les salaires ayant des coefficients au dessous du Smic, « à hauteur du Smic plus 1%« , ainsi qu’à revaloriser le métier de brancardier « à 6 points au-dessus du salaire réel« . Lamine Gharbi explique plus globalement que si la ministre des Affaires sociales et de la Santé s’engage à accorder une dotation aux établissements de par la sous-exécution de l’Ondam (2), il affirme qu’il reprendra les discussions sur les salaires. « J’avais clairement expliqué aux organisations syndicales que si nous avions encore une baisse de tarifs, […] il n’y aurait pas d’évolution du point. Ce n’est juste techniquement pas possible !« , poursuit-il. Enfin, Lamine Gharbi déplore cet appel à la grève pour deux raisons. « En premier lieu, parce que l’écoute, l’empathie et le dialogue prodigués par la commission sociale de la FHP sont réels. Ensuite parce qu’il ne faut pas rajouter de la difficulté à la difficulté. De nombreuses cliniques sont à ce jour en danger et chaque mois, chaque semaine, certaines d’entre elles ferment leurs portes« , souligne-t-il.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Gréve et mobilisation intersyndicale SUD CGT aux EHPAD de Semblançay et La Membrolle et , jusqu’au 1er juin

Une gréve - train peut en cacher une autre

En plein contexte de révolte sociale pour un retrait total de Loi Travail, contre la casse du Code du Travail, avec des mouvements de mobilisation, gréves et blocages, sans précédent au niveau national, les 50 salariés et représentant-e-s SUD et CGT, représentants des familles, et résidents ont manifesté la semaine dernière dans la ville de Semblançay vers la mairie avec les résidents, familles et de nombreux soutiens.

Scandant haut et fort leur colère, face à la dégradation de leurs conditions de travail : manque d’effectifs, contrats précaires, turn-over répété, et les attentes de titularisation depuis plusieurs années…

Près de 95 % du personnel à Semblançay est en grève la semaine dernières et les grévistes ont voté la poursuite du mouvement jusqu’au 1er juin. La grève débutée lundi à Semblançay (soutenu par SUD) et mercredi le personnel de La Membrolle les a rejoint soutenu par la CGT. Les deux EHPAD ont la même direction.

Pascal Michaud, représentant syndical SUD Santé Sociaux, explique : « Quand on dégrade les conditions de travail des salariés, on dégrade les conditions de vie et d’accueil des résidents… La gestion des ressources humaines est complètement déconnectée, il n’y a pas de dialogue et surtout un manque de respect des salariés. ».

La maison de retraite est un lieu de vie pour les résidents qui voient également l’impact de ces restrictions budgétaires directement sur leur quotidien comme en témoigne Éliane Pacheffe, résidente depuis quatre ans. « A cause du manque de personnel, je les vois courir pour nous ramener dans les chambres, ce n’est pas normal, ça me fait du mal de les voir travailler comme cela. »

Après insistance, M. Trystram, Maire et président du Conseil d’Administration a reçu les représentants du personnel.

A suivre,  l’examen de la situation sur les EHPAD, et l’examen aussi de cas particuliers avant un prochain RDV.

Nous relayons et mettons en lumière la situation de ces deux EHPAD car les conditions que déplorent et dénoncent ces grévistes et leurs soutiens sont malheureusement de plus en plus fréquents ailleurs ; Et les victimes (tant personnel que résidents) sont de plus en plus nombreuses. La généralisation des logiques d’hyper marchandisation ou économie de la vieillesse et de la fin de vie, la particularité de fusions ou de regroupements inter-établissement (voire aussi la récente Loi Santé – GHT) bouleversent encore davantage les conditions de travail et de prise en charge avec des moyens encore plus comprimés.

semblancay - manif à  l'ehpad - 26/05 - 1

Au programme de la 2éme semaine de grève :

Mardi 31 mai : Nouvelle réunion de négociation avec Mme Aubin, 14h

Mercredi 1er juin : Heure d’Information Syndicale pour les 2 sites

Lundi 6 juin : Rdv avec le maire de Semblançay

Mercredi 15 juin : Rdv à l’Inspection du Travail, 15h30

Un RDV avec le Conseil Départemental et le maire de Membrolle est en attente.

Le 1er juin, les nombreuses personnes qui soutiennent les grévistes se sont données RDV devant l’EHPAD de La Membrolle.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/05/27/Semblancay-greve-a-l-Ehpad-jusqu-au-1-er-juin-2728895

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail

A trop rentrer dans leur moule, on devient tarte ! Mobilisation contre la Loi El Khomri

« La Loi El Khomri et son monde

n’ont pas leur place dans notre monde »

Déterminé-e-s à ne pas subir ? Alors tous et toutes Agissons !
(cliquez ici pour le tract à partager aux collègues)

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Appel à mobilisations, actions, AG, gréves, et réflexions, dans la rue et dans tous les sites Korian de France

NON à toute dégradation des conditions de travail et de service au profit d’exigences commerciales.

Mieux que des carottes, on veut une reconnaissance salariale !

Zéro précarité : Des CDI au lieu de CDD en cascade, mise en place de la subrogation avant l’été (pour une avance par l’employeur à la sécurité sociale des prises en charge lors d’arrêts maladie),


Des effectifs réels en quantité optimale : 100% des postes pourvus, remplacements systématiques quelque soit le Taux d’Occupation (TO), ne plus faire porter au personnel présent la charge de travail des personnels absents.

NON à la corvéabilité induite ! Chaque fois que des absences ne sont pas remplacées, chaque fois que des imprévus au planning obligent des salarié-e-s à grignoter sur leurs temps de pause faute d’un plus grand nombre de personnel au regard des exigences de service.

Plannings, Congés : Pas d’entraves à l’organisation de nos Vies Privées.

Profits : Moins aux actionnaires, moins aux dirigeants, mais PLUS aux Personnels de terrain !

 

A trop rentrer dans le moule,

on devient toutes et tous des tartes !

Osons dire Non, Osons Mieux Que ça !

Fédération Sud Santé Sociaux Solidaires, 70 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Contacts :
SudSolidairesKorian@gmail.comhttps://greveurschampdemars.wordpress.com
https://www.facebook.com/SUD-Sante-Sociaux-Korian-1067353586650042/
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Actu sociale, Conditions de travail, droit du travail

Mobilisation interprofessionnelle : Pousser jusqu’au retrait total de la Loi « Travail » !

Contre toutes ces mesures pro-patronale qui veulent précariser et opprimer encore plus la population qui travaille. Mobilisation le 12 mai et tant qu’il faudra jusqu’au retrait !

Avant même cette loi, on notera au passage que nombreux salarié-e-s de Korian, subissent déjà certaines habitudes quant au temps de travail (les durées quotidienne ou hebdo), les modifications dans des délais très courts de leurs plannings ou de leurs prises de congés, …
Mais, si au lieu d’améliorer les conditions telles qu’elles existent dans nos établissements et dans l’ensemble de la société, on laisse au contraire passer cette Loi, alors après ça ce sera quoi l’étape suivante de casse sociale que l’état légalisera ?  

Diffusez largement le tract ci joint

http://www.sudsantesociaux.org/12-mai-2016-mobilisation-interpro.html

La mobilisation depuis plus d’un mois a permis d’obtenir des reculs partiels sur le projet de loi initial. C’est déjà une première victoire qu’il ne faut pas mini-miser. Mais le gouvernement s’arc-boute sous la poussée du MEDEF et avec la complicité des syndicats réformistes.

Il est nécessaire que la mobilisation s’amplifie pour obtenir le retrait de cette loi. Nous en subirons toutes et tous les conséquences quel que soit notre secteur, privé dans un premier temps et public dans un second, selon la stratégie rodée des gouvernements pour diviser les salariè-es. Si le gouvernement restait sourd au désaveu de plus de 70% de la population il faudra sérieusement envisager la grève totale interprofessionnelle. Bloquer tout ! jusqu’au retrait total !

Articles retirés du texte

- Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine
- La durée du congé en cas de décès d’un proche (enfant, conjoint-e, …) n’est plus garantie par la loi
- La durée maximale de travail de nuit augmentée
- Un recours facilité au temps partiel
- Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié
- Augmentation du nombre de semaines consécutives où l’on peut travailler 44h (ou 46h)

Articles modifiés du texte

- Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu
- Modulation du temps de travail sur… 3 ans !
- En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire
- Les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées

Articles maintenus dans le texte

- Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques
- Une mesure peut être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats
- La durée de congé en cas de maladie ou de handicap d’un-e proche n’est plus garantie par la loi
- Changement de mission des médecins du travail
- La durée du congé pour catastrophe naturelle n’est plus garantie par la loi
- La durée et les modalités du congé sabbatique ne sont plus garantis par la loi
- Le contrat de professionnalisation ne sera plus forcément qualifiant
- Les Négociations annuelles sur les salaires pourront être organisées tous les 3 ans
- Financement des Centres de Formation des Apprentis privés hors contrat par la taxe d’apprentissage
- La loi facilite les licenciements en cas de transfert d’entreprise
- Temps partiel : des heures complémentaires moins payées
- Des horaires pouvant être modifiés 3 jours à l’avance pour les temps partiels
- Congés payés : des changements de dates au dernier moment rendus possibles
- Les accords d’entreprise auront maintenant une durée de 5 ans maximum
- Trop perçu : Pôle emploi peut prélever directement sur les allocations chômage
- Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos
- Licenciement économique déclaré nul : baisse des indemnités pour les salarié-e-s
- Moins d’indemnités pour les malades et les accidenté-e-s licencié-e-s
- La visite médicale d’embauche transformée en une… visite d’information
- Par simple accord on peut passer de 44h à 46h de travail maximum
- Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail
- Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées
- Après un accord, un salarié qui refuse un change-ment dans son contrat de travail peut être licencié
- Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour

Si le secteur social, le medico-social et le sanitaire privé sont déjà mobilisé dans notre champ, nous sommes loin d’avoir fait le plein. Il faut amplifier la mobilisation, les agent-es de la Fonction Publique Hospitalière doivent s’impliquer réellement. L’inversion des normes imposée par la loi El Khomri finira par s’imposer aussi sur la FPF !
Ce serait une illusion de se croire à l’abri.

La stratégie des gouvernements depuis plusieurs décennies est de jouer sur la division. On l’a vue à l’œuvre pour les retraites.

Nous ne devons pas être dupes. Une fois la loi El Khomri, le tour du Service Public viendra et à ce moment-là ses agent-es seront isolé-es.

C’est maintenant qu’il faut toutes et tous s’y mettre !

Gagner contre la loi El Khomri nous ouvrira les portes sur d’autres dossiers brûlants qui détruisent nos droits sociaux et affaiblissent notre rôle social.

Assèchement des crédits sur le secteur social ac-compagné de fermeture de structures (CHRS, hé-bergement des mineurs isolé…), mise en œuvre de la loi « de modernisation de la sante » avec son cortège de Groupements Hospitaliers de Territoire et la création de déserts médicaux.

Révision à venir du décret de 2002 sur le temps de travail dans la FPH et la fin des 35h. Mise en route du PPCR (Parcours Professionnel Carrières et Ré-munération), Loi NOTRe sur la réforme territo-riale… la liste est longue.

Gagnons contre la loi travail, Gagnons pour construire une autre société ! Toutes et tous dans la rue et en grève le 12 mai pour une étape décisive !

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

« L’esclavage moderne » : coups de gueule en direction de plusieurs établissements Korian

Korian Saint-Charles à Sceaux (92), Korian Les Parents à Marseilles, ou encore Porte de Paris à Lille au point de départ du cortège : Par banderoles et mobilisations c’est ainsi que la Confédération Générale du Travail a réagi jeudi 28 avril lors de la gréve nationale contre la Loi Travail (El Khomri) après les appels à actions des 26 et 27 avril lancés par la CGT et SUD Solidaires.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Gréve Nationale du 28 avril : Appel aux salarié-e-s Korian

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« La Loi El Khomri et son monde
n’ont pas leur place dans notre monde »

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Appel à mobilisation, AG, réflexion
dans tous les établissements Korian de France
dés le 28 avril 2016

NON à toute dégradation des conditions de travail et de service au profit d’exigences commerciales.

L’augmentation de la qualité de service exige l’amélioration des conditions de travail (et non des surcharges de travail) et ça exige une meilleure reconnaissance du travail y compris salariale.

Zéro précarité :
Des
CDI à la place de CDD en cascade, mise en place de la subrogation avant l’été (pour une avance par l’employeur à la sécurité sociale des prises en charge lors d’arrêts maladie),


Des effectifs réels en quantité optimale : 100% des postes pourvus, remplacement systématiques quelque soit le Taux d’Occupation (TO), ne plus faire porter au personnel présent la charge de travail des personnels absents.

NON à la corvéabilité induite ! Chaque fois que des absences ne sont pas remplacées, chaque fois que des imprévus au planning obligent des salarié-e-s à grignoter sur leurs temps de pause faute d’un plus grand nombre de personnel au regard des exigences de service.

Oui à une meilleure répartition des profits générés vers le personnel : moins aux actionnaires et aux dirigeants, et plus aux personnel de terrain.

Déterminé-e-s à ne pas subir ? Alors tous ensemble, agissons !

Fédération Sud Santé Sociaux Solidaires, 70 rue Philippe de Girard 75018 Paris
Contacts : SudSolidairesKorian@gmail.comhttps://greveurschampdemars.wordpress.com

Lien du tract à télécharger :
https://greveurschampdemars.files.wordpress.com/2016/04/tract-korian-sud-28-et-mai.pdf

Lien vers la CGT Korian qui appelle à l’action du 28 avril au 3 mai

 

Actu sociale, Conditions de travail

Projet de Loi « travail » « El Khomri » : la grogne, l’action, et la gréve pour ne pas accepter l’inacceptable

Rendez-vous Unitaire et Interprofessionnel : Jeudi 28 avril 2016  pour le Retrait pur et simple du projet El Khomri.

La loi du marché, c’est comme la loi de la jungle : hors de question qu’elle fasse sa loi et ses dents sur notre dos !

Alors que les salariés ne cessent de perdre des droits et des acquis sociaux au fur et à mesure que se poursuivent les projets de casse du Code du Travail, les mesures d’austérité, et les complicités entre grands patrons et Etat, de nombreuses manifestations d’ampleur ont eu lieux depuis début mars, amplifiées depuis par le mouvement populaire Nuit Debout . Ce mouvement né à Paris fin mars dans une volonté de Convergence des Luttes ne cesse de grandir, jusqu’à faire des petits dans la plupart des grandes (ou moins grandes) villes de France et dans plein d’autres villes d’Europe et d’ailleurs.

Dans ce mouvement qui réunit les lycéens, étudiants, chômeurs, précaires et travailleurs sont en train de comprendre que leurs maux découlent des mêmes sources, plusieurs organisation syndicales ont déjà déposé nombreux préavis de gréve.

Pour le secteur de la Santé, du Social et du Medico-Social, Sud Santé Sociaux en dépose chaque jour jusqu’au 9 mai : http://www.sudsantesociaux.org/en-greve-du-17-mars-au-9-mai-et.html

Ainsi chaque salarié-e du secteur est libre de se mettre en gréve et de rejoindre les manifestations régulières qui se tiennent lors de ces journées de gréve (le mode d’emploi ici)

Oui, « Il se passe quelque chose », tout le monde s’accorde à le dire et cet énorme mouvement solidaire et démocratique de contestation constructive n’en est qu’à ses débuts.
Un projet de loi aussi inique et méprisable qui a besoin d’autant de CRS, de gaz et de matraques pour s’imposer à la population est très révélateur de l’état de notre « démocratie » réelle… Mais la force et la répression n’ont aucunement arrêté le mouvement et la contestation. Bien au contraire puisque beaucoup y voit là le vrai visage de la Loi « Travail et son monde » qui n’est que l’incarnation d’une violence « ordinaire » grandissante entre les dominants (c’est à dire le patronat et son bras droit l’Etat qui signe ses lois) et la population qui subit tout.     

Le Code du Travail comme les convention collectives ont été créée pour garantir les droits des plus vulnérables (c’est à dire les salarié-e-s) face au pouvoir de requinerie du patronat. On comprendre vite à qui profiterait le crime de cette casse.

poissons_retaille

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Elections Korian 2016

Journée internationale de la Femme = Journée électorale : Tous avec SUD et tous Solidaires pour plus de soleil !

Hyper majoritaires dans l’entreprise comme dans le secteur de la santé en générale : les Femmes ne doivent pas être en reste !

Pour la Santé, pour le Droit, pour les Revenus, et pour l’Avenir… Autant de raisons de penser à Vous, autant de raisons d’être avec Nous.

Solidaires - elections Korian

Actu sociale

« Comment ça va au travail ? »

4min d’expression directe : vidéo de notre Union Syndicale Solidaires sur l’état du travail en France.

https://vimeo.com/153819902

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Solidaires National – 2016 – durée 4mn

« Comment ça va au travail ? » : filmé-e-s dans la rue, des salarié-e-s témoignent. Judith Krivine de la Commission sociale du Syndicat des Avocats de France éclaire les menaces qui pèsent sur le Code du Travail. Éric Beynel exprime les propositions de SOLIDAIRES contre le chômage.
Vidéo réalisée dans le cadre des Émissions « Expression directe » diffusées sur les chaînes du service public : diffusion sur F3 le dimanche 14 février vers 11h30.
Série Expression directe 2016 n°1
Réalisation Sylvia Aubertin et Patrice Spadoni (Canal Marches) / Union syndicale Solidaires

Accords et Actus CE - IRP, Actu sociale, BTHE, EHPAD du groupe, Elections Korian 2016

Élections CE DP-CHSCT Korian 2016 : les perspectives

Une bonnes nouvelle pour toutes celles et ceux qui veulent du changement et qui veulent aller mieux : SUD Santé Sociaux Solidaires est engagé et partie prenante de ces élections dont le 1er tour de vote à lieu le 8 mars prochain.

votez SUD

Les salariés qui seront bientôt appelés à voter (et pour certains à se porter candidats) doivent comprendre les enjeux et les conséquences de ces élections qui poseront le cadre pour au moins 4 ans et qui devraient permettre :

– Soit se donner les moyens d’instances et de représentants du personnel pour améliorer les Conditions de Travail, l’Entreprise, les Salaires, les Carrières, l’Emploi, les Congés, la Santé, etc. Bref des instances et des élus qui pourraient concrètement améliorer la Vie des Salariés.

– Soit de ne rien changer et de continuer comme avant avec les mêmes syndicats et les mêmes représentant mollassons ou bruyant (mais juste pour faire du bruit avant de mieux s’arranger en coulisse).

Au travers du récent protocole préélectorale voulu par la direction de l’entreprise et par 6 organisations syndicales, ainsi qu’une série d’accords précédant *, une troisième perspective esquisse ce que nous assimilons à un sérieux recul du droit et de la représentation des salariés. C’est la raison pour laquelle nous avons refuser de signer cet accord, « du pire » dirons nous, signé par d’autres après que la direction et d’autres syndicats rangées du même côté n’aient pas retenues les meilleures possibilités permises par le droit que nous soutenions pour améliorer le représentation quotidienne des 20 404 salariés de l’entreprise ainsi que leurs conditions.

Certains syndicats, tel l’UNSA, sont fiers d’inonder chaque établissement d’un courrier de propagande par lequel ils se félicitent d’avoir soutenu et signé la proposition patronale, obtenant ainsi 4 CE pour toute la France au lieu d’un CE pour chaque site qui serait rattaché à un grand CE central.
Indirectement l’UNSA se félicite donc d’avoir détruit des dizaines de CE existant et empêché prés de 380 établissements de disposer du leur propre. Mais ils n’ont pas agit seuls.

Les syndicats CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, signataires eux aussi du protocole, sont tout aussi complices et responsables que l’UNSA quant à cette casse de proximité des moyens de défense du travail et de représentation des salariés.

La direction négociante, sensée être proche (géographiquement parlant) de ses collègues directes et de leurs conditions, sinon concernée par le sort plus général des 20 404 salariés de France, n’a pas eu non plus de scrupule à proposer la même chose, ni même à priver tous les sites des sièges et tous leurs salariés d’un CHSCT pour chaque site distinct… Les Burn-out, le Stress, et autres Risque Psychosociaux sur les sites des Sièges n’ont donc plus qu’à bien se tenir loin d’une instance qui ne sauraient les voir…

Ceci est à l’image à nos yeux de l’ensemble de ces négociations, sensées, dit-on, favoriser les salariés, alors qu’elles favoriseraient avant tout des syndicalistes pantouflards, confinés au rôle autrement glorieux de gérant de chèques cadeaux (ou des œuvres sociales comme on dit) plus gros, grande victoire promise par la fusion… Ce rôle, dans le droit français, n’est pourtant pas sensé éclipser ou diminuer la représentation dans son ensemble ou encore la capacité à agir au plus prés des salariés en faveur de meilleurs conditions, de meilleurs revenus et d’organisations meilleures pour tous et toutes

Pour SUD Santé Sociaux Solidaires, un autre monde du travail est possible et surtout il est nécessaire. C’est cette nécessité qui pour nous est et doit être au cœur des enjeux, et nous comptons sur chaque salarié pour jouer son rôle d’électeur dans cette perspective là et non en faveur des intentions patronales rampantes et distillées en filigranes au travers des séries d’accords récents.

Combien de salariés de l’entreprise trouvent aujourd’hui que le travail, son exercice et ses conditions sont meilleurs qu’avant la fusion ?

Combien aurait envie de prendre les mêmes et de recommencer dans les même conditions ou dans des conditions pires pour 4 ans?

Qui croirait qu’il suffit de se taire et d’attendre les bonnes grâces dirigeantes pour que le monde du travail aille mieux?

L’avenir digne de ce nom ne peut se faire sans vous, alors n’attendez plus, sentez concernés, acteurs, solidaires, unis et déterminés, force de proposition auprès d’un syndicat et de portes paroles de confiance.

* Les accords dits « des négociations Post Fusion », Dialogue Social », ‘Reconnaissance UES Korian » où n’ont d’ailleurs été conviés que 4 syndicats, ont été négociés pendants 2 ans suite à la fusion Korian-Medica avant de découler sur le protocole préélectoral actuel.

Il est nécessaire d’avoir des élections et des représentants mais les conditions dans lesquelles tout ça a été organisé et le modèle retenu sont très loin de nos attentes en faveurs des milliers de salariés Korian.

Actu sociale

Progrès sociaux, produits des luttes : Nouveau clip de l’US Solidaires

Des origines des progrès sociaux durement acquis à l’immobilisme ou aux reculs d’aujourd’hui.
Un clip pour se rappeler ou pour prendre conscience que les progrès ne peuvent se faire qu’avec des salariés qui osent les faire pousser.

https://vimeo.com/148227050

Actu sociale, salaire

Fin de la gréve à la clinique Korian des Grands-Chênes de Bordeaux

Un accord a été trouvé après 4 jours de conflit intersyndical qui a concerné plus de 95% de grévistes sur 160 salariés. Tous les salaires vont être augmenté et 300€ de prime de fin d’année seront versées. En parallèle les salariés espèrent aussi obtenir un mieux pour leurs conditions de travail que beaucoup trouvent dégradés depuis la reprise par Korian.

Une solidarité de salariés bien plus payante que les profits aveugles engrangés et que l’obstination déplorable de qui ne veut pas repartager.

Etait-il vraiment nécessaire pour les dirigeants de l’entreprise d’attendre une telle gréve pour dégeler ainsi les salaires?

Les patients qui commençaient à sérieusement s’interroger sur leurs sort sont soulagés. Ils se réjouissent de l’accord trouvé, alors que beaucoup d’entre eux ont confirmé la qualité du personnel de cette clinique en comprenant les raisons de la colère.

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/fin-d-un-conflit-social-la-clinique-des-grands-chenes-bordeaux-1449251498

Actu sociale

Gréve d’ampleur à la clinique Korian Les Grands-Chênes

Alors que l’ex DG du groupe Korian s’était vu augmenter son salaire de 120,9% entre 2013 et 2014 pour atteindre une rémunération annuelle de 1 455 005 € en 2014, et alors qu’il a récemment obtenu du conseil d’administration 1 837 000 € supplémentaires pour son départ, les salarié-e-s eux ne réclament que 3% d’augmentation de salaire (90€ brut).

grands-chenes

Depuis 6h00 du matin le mardi 1 décembre 2015, et comme en 2012, l’ensemble des personnels de la clinique de Bordeaux-Caudéran est en grève. Certains patients ont quittés la clinique d’autres sont soignés par une société extérieure.

A l’origine de la grève qui vient d’éclater, des revendications salariales :  un écart trop violent entre le coût de la vie et surtout des bénéfices records de la société (16,6 M€ de CA l’an dernier pour cet établissement de plus de 200 salariés), tandis que le personnel fait face à des dégradations de leurs conditions de travail, et que les moyens ont diminué par rapport aux besoins humains réels.

 Depuis, les grévistes ont été soutenus par les patients de la clinique qui reconnaissent la valeur de du travail de ses salariés « qui font un boulot formidable ».

Mais chaque fois qu’on mets dans la balance qualité de prise en charge et lucrativité souvent ça crée des tensions et ce n’est pas toujours le côté qu’on voudrait qui emporte la préférence des dirigeants..

 

Accords et Actus CE - IRP, Actu sociale, BTHE, Elections Korian 2016, Politique groupe

Korian : L’accord qui priverait des milliers de salariés des leurs instances représentatives de proximité

92 comités d’entreprises envolés, dans les humeurs de la fusion Korian Medica… Une perte de proximité majeur pour des milliers de salariés que certains osent nous présenter comme un MIEUX qui favoriserait le « Dialogue Social » et la représentation du personnel…

Ce serait comme de dire : Qui perd gagne, car plus l’entreprise prospère plus les salariés mutualisent une perte proportionnelle aux profits de leur entreprise..

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On vous le disait déjà dans de précédents articles : l’orientation actuelle proposée par Korian pour déterminer les futures Comité d’Entreprises est tout simplement inacceptable socialement parlant. Et si certains élus syndicaux et dirigeant se ravissent à l’idée de ce que sera la représentation (théâtrale ?) du personnel, ce n’était pas notre cas, ce n’est pas un accord minoritaire signé par trahison syndicale ( CFDT / UNSA) contre les salarié-e-s et par la direction de l’entreprise qui rendrait ça plus acceptable AU CONTRAIRE.

Lors de la dernières réunions de négociation, d’autres voix que la nôtre se sont enfin faites entendre, pour réagir face à la mascarade et nous n’étions pas mécontents de voir qu’autour de la table la résignation se dissipait un peu sauf pour les traitres sociaux qui se crispaient.

Les adhérents et les sympathisants que nous avons sondés sont unanimes pour refuser que l’imposture s’imposent aux salarié-e-s et pour attendre autre chose des réunions en court.

Nous ne saurions tolérer que le Dialogue Social déjà honteusement servi à toutes les soupes par les politiques et les patrons ne servent  à présent d’alibi pour le muselage social de la représentation et de la revendication des salariés de notre entreprise.

Au lieu d’écarter encore et encore des salariés qui alertent sur les dysfonctionnements croit ont vraiment servir la cause des personnes âgées en accentuant le dysfonctionnement de la protection du personnel…?

Ce n’est pas qu’on aime radoter mais il semble plus que jamais nécessaire que l’on se répète :

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C’est pourquoi nous sommes, ainsi que la CGT, entièrement solidaires de la colère manifestée à la clinique SSR de Bellecombe à Lyon. Mais tout autant solidaires des centaines de salariés d’autres établissements silencieux qui ne sont pas moins excédés d’être les dindons de la farce.

Enfin, nous compatissions pour les autres salariés silencieux qui (in)lassablement servent leur entreprises et qui par manque d’info n’ont pas compris les enjeux et pour qui le réveil risque d’être rude si rien ne change…

Actu sociale, droit du travail, Economie Santé Privé Lucratif, salaire

Polyclinique des Chênes à Aire sur l’Adour, Landes : Une situation inadmissible

Qui fait une fois de plus la preuve de ce que feraient certains patrons, s’ils n’y avaient pas parfois en face des syndicats et des représentants du personnel intègres et courageux pour empêcher l’inacceptable.

Alors que SUD, majoritaire dans cette clinique, a logiquement stoppé que les salaires soient diminués et que le 13ème mois et les primes du personnel ne soient supprimés, l’entreprise agissant elle en toute illégalité a organisé plusieurs referendums pour tenter de faire avaler autrement la pilule d’un « accord » forcé à ses salariés.

Des salariés allant voter massivement sous pression, suivant l’idée que le NON ruinerait les chances d’un rachat de la clinique et que leurs salaires ne leurs seraient pas versés en octobre…

L’action de SUD était pourtant entièrement dans le respect du cadre légal mais l’entreprise a voulu imposer tout de même son projet par un referendum délibérément illégal, et un chantage au salaire abjecte.

Et comme si ce n’était pas déjà assez, une salariée, Déléguée Syndicale de SUD Santé Sociaux dans cette clinique, a même été menacée personnellement par un responsable médical.
Une plainte a donc été déposée et la Fédération Nationale du syndicat n’exclue pas d’y donner les suites judiciaires adaptées.

Pourtant, dans ce climat oppressant et étouffant, et malgré toutes les pressions : parmi 137 votant sur 141 salariés, 69 ont voté oui contre 64 non.

Nous sommes évidement solidaires de tous les salariés de cette clinique et profondément choqués par de telles pratiques patronales et par la violence envers cette Déléguées Syndicale et les salariés qu’elle représente.

C’est pourquoi nous dénonçons haut et fort ces pratiques.Lisez le communiqué de presse de la Fédération Sud Santé Sociaux (cliquez dessus pour y accéder)

Actu sociale, BTHE

Enquête Animation en EHPAD et MAS, à laquelle Korian, la croix rouge et SOS ont contribué

L’animation auprès des personnes âgées n’est souvent pas jugée prioritaire par les structures spécialisées. Mais la perspective de pouvoir toucher des financements au même titre que pour les autres soins tend à faire bouger les lignes.

En attendant, et bien que de plus en plus dans le privé lucratif la recherche de visibilité (vitrine) à travers l’animation soit recherchée cela se fait malheureusement sans réelle cohérence harmonisée avec le reste des services et les recherches de visibilités ponctuelles se font souvent au détriment de la qualité quotidienne de l’animation car les moyens sont souvent encore loin des ambitions.

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Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire prévu , ou « commentaire » en fin d’article. Pour vous syndiquer et trouver votre syndicat cliquez ici.

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D’aprés Hospimedia :

Pendant six mois, le cabinet de conseil privé Conseil et recherche s’est penché sur la question de l’animation en Ehpad et en Mas. Financements, profil des animateurs ou encore vision de la fonction… l’état des lieux réalisé entend proposer des axes d’amélioration et identifier de nouvelles modalités d’animation.

Sur la base des observations d’une première mission réalisée auprès d’un établissement du secteur handicap, le cabinet de conseil privé Conseil et recherche a entrepris un projet de recherche collaborative sur l’animation en Ehpad et en maison d’accueil spécialisée (Mas). Lancée en janvier dernier auprès de quinze structures et complétée par un questionnaire envoyé à l’ensemble des établissements français, l’initiative s’est achevée le 18 août. Imane Baïz, chargée de projet, en livre les principaux enseignements.

L’animation, pas jugée prioritaire

« La première chose qui ressort des visites réalisées auprès des établissements, c’est que l’animation n’est pas toujours jugée prioritaire, précise la chargée de projet. Il arrive d‘ailleurs que certains établissements ne disposent tout simplement pas d’animateurs. » Pourquoi ? Outre la question logistique — qui laisse entrevoir une « grosse hétérogénéité » des espaces d’animation —, le financement de l’animation constitue un point essentiel. « Le manque de moyens financiers est un argument qui revient souvent pour expliquer l’incapacité des établissements à inviter des professionnels extérieurs ou à organiser des sorties, analyse Imane Baïz. Pour autant, les visites que j’ai réalisées sur les structures ont permis de montrer que le budget n’est pas le seul élément à prendre en compte. Au-delà des financements, le profil des animateurs joue beaucoup« , souligne-t-elle en évoquant notamment les animateurs issus des Beaux-Arts, « capables de mettre en place des activités intéressantes avec peu de moyens« .

Élaborer des indicateurs pour légitimer les financements

Au-delà, l’enquête a permis de mettre en exergue l’impact de la définition de l’animation sur son développement au sein de la structure. Comme le précise le cabinet conseil, « l’animation est souvent entendue comme une activité relevant uniquement de l’occupationnel alors qu’il s’agit de quelque chose de plus global, que l’on peut lier à la vie de l’établissement dans son ensemble et qui peut se retrouver jusque dans les soins« .

Dans ce contexte, l’animation peut avoir un rôle non négligeable pour la qualité de la prise en charge du résident. « Il y a très peu d’établissements où l’évaluation de l’animation est formalisée, mais si l’on arrive à élaborer une série d’indicateurs — une baisse des cas de dépression par exemple —, on pourrait mesurer son l’impact sur le résident et imaginer à terme une base objective pour légitimer les financements. » Une perspective, qui, si elle reste encore à discussion, aurait fait l’objet d’échanges avec l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap)*. En attendant le lancement de travaux sur un hypothétique tableau de bord animation, le cabinet conseil, de son côté, prévoit déjà d’étendre sa démarche. « Grâce aux éléments que nous a communiqués le ministère, nous allons tenter de mettre en relation un réseau d’artistes et d’intermittents du spectacle avec les établissements et voir si cet axe de développement de l’animation est porteur.« 

La méthodologie

Réalisée entre janvier et juillet, l’enquête s’est articulée en deux phases. Afin de réaliser un état des lieux de la pratique de l’animation (financements, objectifs, priorités de développement et évaluation de la performance de l’activité), un questionnaire a été envoyé à l’ensemble des Ehpad et maisons d’accueil spécialisées (Mas) de France, sur la base du fichier national des établissements sanitaires et sociaux (Finess). Afin d’affiner l’analyse et identifier les pistes d’amélioration, quinze établissements ont fait l’objet de visites, soit sept Mas et huit Ehpad. Parmi les structures engagées dans la démarche, comptaient notamment la Croix-Rouge, le groupe associatif SOS et le groupe privé commercial Korian.