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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

EHPAD : A qui profite la maltraitance ?

Pour la toute première fois, un rapport parlementaire unanime a fait le constat d’une réalité des EHPAD qui était très tabou jusque là :

« Sous effectif partout », « Surcharges de travail », « maltraitance », etc.

Toutes les insuffisances de prise en charge vont de pair avec les dégradations continuelles des conditions de travail qui font le lit d’une maltraitance institutionnelle grandissante mais qui font aussi dans le même temps le lit de profits grandissant pour certains…

Si le manque de financement est au cœur des problématiques, il faut précisé que dans le privé lucratif il existe un refus catégorique des gestionnaires de combler ce manque avec leurs fonds propres bien qu’ils en disposent pourtant en grosse quantité.
Autrement dit, que les gestionnaires privés ne comblent pas les manques d’effectifs, en préférant à la place accentuer toujours d’avantage les surcharges de travail de leurs équipes, c’est un choix profitable dans la mesure ou le résident, patient, ou client paye le même prix. Que le service et la prise en charge soient indignes, médiocres ou suffisants, le prix reste le même.
Mais moins il y a de dépenses pour le service et la prises en charge, plus les profits sont importants.. C’est pourquoi nous disons que la maltraitance profite au privé, dés lors qu’il refuse de mettre les moyens dont il dispose pour l’empêcher.

N’est ce pas scandaleux au regard des financement publics dont disposent le privé ? Certainement.
Le gouvernement a-t-il prévu d’y remédier ? Ce n’est pas d’actualité…

Que constate-t-on dans le groupe Korian, leader européen du marché de la dépendance ?

La DG actuelle nous vient de la SNCF, un groupe qui a su profiter pendant des années  d’investissements publics et de l’argent du contribuable pour ériger un réseau et un monopole privatisé ensuite.
Depuis, ce groupe s’illustre principalement  pour les coûts exorbitant de ces services qui ne souffrent aucune concurence et pour un climat social qui compte parmi les pires de France au sein de son petit personnel (le nombre de suicide des cheminots rivalisant avec celui des personnel de santé…rappelant l’époque des scandales France Telecom).

Or, la dégradation des conditions de travail, les pression, la répression syndicale n’ont jamais été aussi décriées dans le groupe que depuis l’arrivée de Mme Boissard à la tête.

Une ancienne présidente du directoire du groupe Korian, Rose-Marie Van Lerberghe, avait été juste avant ça à la tête de l’AP-HP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris) où elle a supprimé 4 000 emplois en 4 ans, puis programmé en 2006 la fermeture 800 lits de l’Hôpital Public juste avant de prendre la direction du groupe Korian…  Une pénurie de l’offre publique organisée dont le privé bien entendu profitera directement par la suite et pour longtemps.

Quid des missions de « service public » à la sauce libérale…?

Celle qui était alors baptisée la « tueuse des coûts »  sera successivement relayé dans cet exercice par Yan Coléou issue de Sodexo, à qui Korian reprendra la gestion interne de la restauration, puis Sophie Boissard depuis janvier 2016.

Le DRH actuel vient du Groupe PSA, ce géant de l’automobile dont l’état est actionnaire est à la pointe en matière de répression des représentants du personnel et a développé sur ce terrain un arsenal de pratiques rarement égalé en France.

Une nouvelle venue aux Ressources Humaine du groupe Korian nous vient du groupe Tati, lequel s’est illustré il y a peu avec son plan social.

Pourquoi souligner ces filiations?

Parce qu’elles constituent autant de signes qui vont dans le sens des tristes constats de ces dernières années sur les orientations hyper profitables-dégradantes que nous ne cessons de dénoncer.

Parce que, hasard ou coïncidence, on retrouve justement l’expression des pires recettes vues ailleurs : profitabilité réalisée sur de l’argent public, exercice de soins et de prises en charge suivant des cadences et des modes d’organisation dignes de l’usine, pressions, brun-out, répressions, maltraitance et harcèlement institutionnels, … dégradation continuelle des conditions de travail, du niveau de la prise en charge, et du climat social.

Mais malgré les alertes répétées, rien y fait.. Les gestionnaires ne semblent pas décider à réfréner leur quête de croissance pour favoriser à la place dignité et bientraitance…

Le groupe Korian pris en exemple, est particulièrement performant et innovant pour aller chercher les financements publics et pour probabilisé à tout va, sur le dos des salariés, des résidents, voire du contribuable .

Mais le Groupe Korian n’a pas l’exclusivité des dégradations que nous dénonçons. D’autres Groupes privés lucratifs comme Orpéa, Domus-Vi, Les Opalines, etc. ne sont pas en restes, et c’est le secteur privé lucratif dans sont ensemble qui est selon nous le principal instigateur de la faillite organisée (car profitable) du service public et responsable de la maltraitance institutionnelle dans le privé comme dans le public.

Dans une société régalienne normale, les pouvoirs publics agiraient en conséquence, ce qu’ils ne font pas.
Dans une société régalienne normale, il y aurait des moyens de contrôle public à la hauteur sur ce que les entreprises privées font de l’argent public généreusement accordé, et des contreparties exigées, mais il n’en est rien et les entreprises privées ne sont même pas tenues aux comptes publics malgré des milliards d’euros d’aides publiques perçues chaque années et qui ne sont même pas totalement affectées aux besoins prévus…
Dans une société régalienne normale, la loi devrait sanctionner les abus des gestionnaires, les conflits d’intérêts, mais bon… vous aurez compris sans doute quels intérêts sert avant tout le gouvernement.

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EHPAD : « Sous-effectif partout » et  » « surcharge de travail »

Monique Iborra, députée LREM, tire la sonnette d’alarme sur les conditions d’accueil et de travail dans les Ehpad (établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes).

La situation des Ehpad (établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) inquiète les députés. Monique Iborra, députée LREM et rapporteuse d’une mission d’information sur les Ehpad, tire la sonnette d’alarme jeudi soir sur Europe 1. « Les Ehpad sont en sous-effectif partout et ça ne date pas d’aujourd’hui. C’est quelque chose qui existe depuis un certain nombre d’années et qui fait consensus. Tous les secteurs, privés et publics, sont concernés », a dénoncé la députée.

Le personnel confronté à une « surcharge de travail. »

Selon Monique Iborra, le personnel des Ehpad doit faire face à des conditions de travail toujours plus rudes. « Le premier constat est l’évolution de la population accueillie. Aujourd’hui, on accueille dans les Ehpad des personnes de plus en plus âgées (85 ans de moyenne d’âge), qui viennent souvent de sortir d’hospitalisation, qui présentent des problèmes de santé importants, ou ont des problèmes de comportement liés à la maladie d’Alzheimer. Tout ceci organise une surcharge de travail », a assuré la députée.

Autre constat par le Journal La Croix

« Le taux d’absentéisme est en moyenne de 10 % », dans les maisons de retraite selon une mission « flash » rendue publique mercredi 13 septembre par la députée (REM) Monique Iborra qui réclame un maintien des contrats aides pour 2017 dans le secteur.

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EHPAD : les leçons des mouvements sociaux de l’été / les manques de personnel

Dans FIGAROVOX/TRIBUNE , Emmanuel Hirsch appelle à soutenir les personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), dont la mission est particulièrement importante et difficile.

Citons d’abord la conclusion de ce professeur d’éthique médicale à la faculté de médecine de Paris Sud et directeur de l’espace de réflexion éthique de la région île de France.

« Parmi ces militants soucieux de principes d’humanité qu’ils estiment inconditionnels, certains ont décidé de protester publiquement cet été. Soyons attentifs au sens de leur protestation. Pensons ensemble comment favoriser un accueil digne et de qualité au sein de ces établissements. « 

Le contexte :

Cet été, peu après notre longue campagne de mobilisation menée tambour battant pour les salarié-es et résidents du groupe Korian, les professionnels de l’EHPAD Les Opalines de Foucherans (Jura) ont mis fin à une grève de plus de 100 jours, entamée le 3 avril.
Ils dénonçaient, des conditions d’exercice jugées incompatibles avec les valeurs du soin, dans un contexte de restrictions budgétaires. Ce que nous dénoncions aussi et dénonçons toujours ailleurs.

Les évolutions proposées et qui ont mis fin à cette gréve, sont intervenues après un article retentissant de Florence Aubenas pour le journal Le Monde. Un coup de projecteur nécessaire et sans précédent a enfin pu être braqué sur la situation inadmissible des EHPAD où la loi des profits est sans scrupules ni limites.

Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, qui n’avait rien prévu jusque là dans son projet pour les EHPAD, a donc du annoncé dans la foulée un plan de prévention de la maltraitance. Une mission parlementaire lancée cet été par Monique Iborra a rendu ses premières conclusions le 13 septembre.

Moralité, heureusement que des soignant-es ose se lever et dénoncer durablement la maltraitance institutionnelle orchestrée par la loi du profit de leurs exploitants. Bien d’autres établissements méritent la même lumière et la même attention qui n’a été porté que par la ténacité des militant-es et parce que les médias s’en sont suffisamment mêlés.

Autre exemple médiatique, par les ondes de Europe 1 :

 

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Prise en charge du vieillissement de la population : Le business de la vieillesse !

Dimanche 16h00, à la fête de l’Humanité

Avec les participations de

Caroline Fiat, Aide Soignante, et députée France Insoumise

Olivier Augé, délégué syndical SUD KORIAN

Greviste de l’Ehpad Les Opalines (qui ont fait plus de 100 jours de gréve victorieuse cet été)

Economiste membre de %ATTAC

Nicolas GALEPIDES, secrétaire de la fédération SUD PTT (vu que la Poste ambitionne de faire combler par ses facteurs les insuffisances que connait l’aide à domicile).

SAMEDI 16 SEPTEMBRE, 13h15 :

Les vieux, cet or gris

Dans « Là bas si j’y suis », émission radio

Avec

Anne-Sophie Pelletier, AMP à l’EHPAD Les Opalines de Foucherans (Jura),

Albert Papadacci, délégué syndical CGT Korian,

José Polard, psychanalyste et président de l’association «EHPAD’côté-Les pas de côté»,

Bernadette Paul-Cornu, codirigeante du groupe «Familles Solidaires» et spécialiste de l’habitat partagé et accompagné.

Vous aussi vous avez la parole : témoignez ! Et faites entendre votre voix

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Même les députés s’alarment des conditions de travail en EHPAD

Alors que les gestionnaires font sans cesse croire que leur model est bien traitant…

Le rapport parlementaire est accablant et sans appel ! Les aides soignantes d’EHPAD, sont 2 fois plus victimes d’accidents de travail que la moyenne nationale, plus que dans le BTP ! Les taux de maladie aussi battent des records pour ces professions.

Lancée en grande pompe pendant l’été, juste aprés notre longue campagne pour les conditions de travail et de prise en charge la mission parlementaire vient de rendre ses travaux sur les Ehpad.

Un rapport unanime, et salué par les députés, qui dénonce une situation grave pour les aides-soignantes. Une situation qui n’est malheureusement pas nouvelle.
Mais il aura fallu le courage de salariées en gréves plus de 100 jours et la plume de Florence Aubenas dans le journal Le monde, pour que le monde politique ouvre enfin les yeux sur la monstruosité d’un système qui casse les soignant-es les un-es aprés les autres et qui maltraite les personnes âgées.

Sans surprise, c’est dans un EHPAD privé lucratif que cette gréve avait éclaté dans indifférence générale (ou habituelle..) et pris racine, là où la fin de vie est avant tout un marché extrêmement porteur. Un marché en croissance perpétuel, qui ne connait pas la crise, sauf celle des nerfs pour le personnel, les résidents et les familles…

BTHE, Conditions de travail

Pendant que l’action syndicale s’applique à leur faire racheter leurs fautes, les dirigeants de Korian achètent leurs actions sur le marché boursier.

Mais que fait la police ? Nous luttons au quotidien contre la maltraitance et le harcèlement institutionnels, pour que nos ainés aient droit à une prise en charge digne de ce nom, ou digne tout court, pendant que la bourse spécule et s’emballe en lorgnant les résultats financiers.

Que voulez vous, nous n’avons pas les mêmes valeurs, ni les mêmes priorités. Mais qu’à cela ne tiennent, nous continuerons !

Sur le terrain c’est de pire en pire, de restrictions en pressions, de manques de tout en super profits +++, les semences de la dégradation s’enracinent. Une fondation Korian du Bien Vieillir vient habiller le groupe d’un joli nom et ça fait doucement illusion à un terrain beaucoup moins beau mais que les direction mettent beaucoup moins en lumière.

La fin de vie, le pipi, le caca, la dépendance, les troubles … Ce n’est pas ça qui n’est pas beau, et ce n’est pas ça la difficulté de nos métiers ni le principal probléme des résidents.

Ce qui rend le travail et les séjours difficiles, c’est lorsque le personnel est de plus en plus poussé vers la maltraitance parce qu’on lui retire ses moyens et ses outils de travail, à commencer par les plus essentiels : les moyens humains !

La souffrance éthique du Professionnel tient du fait que l’entreprise et ses profits le rende incapables de faire ce qu’il sait faire et voudrait faire. Ce qui est aussi inacceptable et insoutenable que celle du résident à qui on reconnait volontiers le droit et même le devoir à être mieux pris en charge (sur papier ou communiqué ça ne mange pas de pain) mais a qui on ne donne pas la possibilité de l’obtenir.

Le « bien vieillir », « la bientraitance » dans le privé lucratif, cela tient trop souvent du mythe pour les résidents comme les salariés. Comme le mythe de tantale, on sait le meilleur possible, on sait qu’en principe ça existe, les dirigeants en parle tout le temps au point qu’ils en font même leur beurre. Mais sur le terrain, on le voit bien, cela relève plus du mirage, de l’appât, de l’arlésienne ou du miroir aux alouettes. Toutes celles et ceux qui y croient marchent dans la direction, tendent les bras mais inlassablement tout fout le camp : La bientraitance, le bienviellir, l’Humain, le social, la santé…
Et plus ça fout le camp, plus les finances en profitent… Cherchez l’intrus…  

mythtantal

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

12 Septembre : Gréves, Manifs, Actions, … Pour nos conditions de travail, salaires, Santé, droits, …

Dans le groupe Korian et ailleurs… pour que la Vie ait de l’Avenir et pour qu’on en prenne Soin tout de suite !! Sans attendre qu’il soit trop tard. Il y a urgence à se défendre face aux agressions répétées contre les droits des salariés.

Quel point commun y a-t-il entre la plupart des salariés victimes de licenciement abusifs ? Entre les salarié-es en AT graves, en burn-out, dépression, en inaptitude, causées par l’exposition prolongée aux sous-effectifs, à la maltraitance institutionnelle, au harcèlement institutionnel ou à d’autres dégradation des conditions de travail ?
La plupart du temps, ces salarié-es ne sentaient pas concernés par ces risques jusqu’à être touché-es.
La plupart du temps, ces salarié-es disent qu’ils/elles auraient agi avant s’ils/elles avaient su…(en faisant gréve, en manifestant, en se mobilisant, en se syndiquant, ..)

Pour les Loi Macron 1 et 2, pour la Loi Travail, c’est pareil et même pour beaucoup c’est du chinois, tant qu’ils/elles n’imaginent pas à quel point ces Lois sont et seront pour les patrons des armes de destruction massive contre les salarié-es, leurs acquis, leurs droits, et leur santé.

Dans le groupe Korian quel constat faisons nous sur l’évolution des conditions de travail, de prise en charge, des conditions de séjour ? ( pour nous aider, nous solliciter ou pour donner votre avis c’est –> ici )

Elles se dégradent, alors que les profits n’ont jamais été aussi importants, d’où notre longue campagne et la lettre ouverte au ministère de la Santé et Communiqué de presse cet été.
Les actions de licenciements avaient ralenties suite aux dénonciations de la répression en avril et avec la période Kommunity, mais le rouleau compresseur institutionnel a pris le relai et continue de pousser à bout. Accident, maladie, pression, les anciens et les représentants du personnel qui vous défendent en font les frais encore plus que les autres et le fléau des turn over demeure.

Quand ont voit l’état actuel de nos conditions et de nos services et toutes les dégradations que se permet déjà l’entreprise, quand on voit comment est traité l’ancienneté, souvent perçue comme un surcoût plus que comme un atout, on se dit que les lois Macron d’hier et celles à venir sont un nouveau cocktail du pire, et une menace sans précédent pour les salariés :

 

  • Des licenciements plus facile pour les patrons, sans justification et avec moins d’indemnités

  • Un « droit à l’erreur » aux abus des patrons.

  • Une extension des contrats précaires sans précédent

  • Des possibilités nouvelles pour modifier le contrat de travail en cours de route et diminuer vos droits (rémunérations, heures de travail, lieu de travail, …)

  • La défense collective des salariéEs sera encore réduite

  • Un patron pourra licencier en masse, « d’un commun accord »

  • Des « accords » d’entreprise conclus sans les syndicats ou même contre eux.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail, mobilisation, témoignage

Le fléau des Non Remplacements : Ce service minimum hyper profitable

L’accoutumance à l’absence, cette drogue dure pour gestionnaires, qui fait des ravages sur notre Santé.

A SUD nous sommes pourtant persuadés que si l’entreprise le veut, elle peut remplacer beaucoup mieux ! Les moyens existent.

L’année dernière déjà nous avions interpellé et mis en garde plusieurs fois sur les conséquence désastreuses de la nouvelle campagne CP dans le groupe Korian. Mais la direction générale avait maintenu son cap et les sous effectifs et les non remplacements pendant l’été 2016 avait été très importants. Et pour l’été 2017 rebelote… Alors que même en temps normal les manques d’effectifs sont criant, les salarié-es comme leur résidents se serait bien passés d’une dégradation supplémentaire, et de là à en déduire que l’entreprise organise elle même la pénurie de son personnel et le dysfonctionnement du remplacement des absences, il n’y a qu’un pas…

Du coup, notre article passé du 21/10/2016 – Allo les CP ? Mais que vous est-il arrivé ? N’a pas pris une ride. Mais depuis, il y a eu plus de sites touchés et une accumulation de la fatigue et de l’épuisement. La pétition que nous avions lancée l’année dernière à ce sujet est accessible ici

Selon les sites, les excuses ou les explications oscillent : « c’est une consigne du siège », « la maison n’est pas pleine à 100% donc c’est normal de ne pas avoir 100% des remplacements », « on ne remplace qu’à 80% », « on n’a pas trouvé de remplaçants »*, « on remplace mais les remplaçants prévus ne viennent pas et ne préviennent pas »*.

*A force d’entendre toujours la même chose nous avons mené l’enquête pour vérifier. Conclusion : Dans la plupart des cas où on nous a dit que les remplaçants n’ont pas été trouvé, il s’avère surtout qu’il n’ont pas été cherché ou tout au moins pas parmi les remplaçants disponibles…  Dans la plupart des cas où on nous a dit que les remplaçants prévus ne viennent pas et ne préviennent pas, nous avons fait le constat que ces remplaçants étaient prévus à leur insu et/ou souvent en connaissance de leur indisponibilité ce jour là…

Pourtant, ces réponses comme les autres citées plus en exemple sont très fréquentes. Si bien que soit il s’agit de consignes groupe, soit les directions de sites se passent le mot entre elles et d’une région à d’autres. Et pendant ce temps, régulièrement, ce sont trop souvent les salarié-es que l’on culpabilise ou à qui l’on demande encore et toujours de se responsabiliser, pendant que les responsables sont occuper à autre chose, peut être à regarder pousser la valeur en bourse de l’action.

Actu sociale, droit du travail

Contre la nouvelle Loi « Travaille et tais toi », la révolte est en marche. #12septembre

Le 12 septembre, dans le groupe Korian et partout ailleurs, en actions, en gréve, et mobilisé contre les abus et les destructions de nos acquis sociaux.

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Il n’y a décidément rien de bon dans les Lois Macron..  Pourtant, le président Jupitérien insiste, persiste et signe pour tenter de faire croire que grâce à cette loi le pays et la population iront beaucoup mieux après. Les mêmes promesses déjà versé dans le vent plusieurs centaines de fois…

Sans surprise, ce que cette loi a de plus injuste et de plus contradictoire est ce qui est le moins relevé par les commentateurs, les ministres et les patrons :
– Les forte baisse des dédommagement aux salariés et des sanctions contre les patrons en cas de licenciement illégal, contre une très faible augmentation de l’indemnité pour les licenciements légaux.
Offrir aux patrons des licenciements moins chers + la possibilité d’embaucher à la place de nouveaux contrats qui peuvent être rompus à tout moment ».

Un exemple concret pour mieux comprendre la perversité, l’injustice, et le séisme des abus prévisibles par le biais de cette loi :

Un patron de resto qui n’aime pas son serveur, pour sa tête, son prénom ou ses opinions, le vire sans motif, ou bien il invente un prétexte, comme par exemple une miette de pain que le salarié aurait oublié une fois, y a un an,  en faisant le ménage.

Un tel licenciement aurait évidement été jugé illégal avant et le salarié saisissant la justice aurait pu espérer réparation avec des dommages et intérêt en plus d’une indemnité de licenciement. Mais avec la nouvelle loi, pour le même licenciement illégal, les dommages et intérêts seraient très plafonnés sans aucune prise en compte des préjudices subits, ni des torts de l’employeur.

Mais ce n’est pas tout, avec les nouveaux contrat prévus dans cette loi, les patrons pourraient facilement remplacer chaque salarié licencié par des « contrat projet » (sorte d’intérim en moins cher) révocables à tout moment, avec 0 indemnité et 0 dommage et intérêt.  En définitive c’est comme si cette loi avait signé la généralisation d’un Salaire Minimum Conventionnel pour tous et la mort de la valorisation de l’ancienneté pour tous.

Il faut croire que ce jeune président qui se maquille à 26 000€ par mois, a vraiment une dent contre les anciens puisque les retraités sont les plus laissés pour compte dans cette loi et ceux qui perdront le plus en pouvoir d’achat (c’est ça de ne pas faire gréve, ou de faire moins de bruit que les autres dans la rue…)

Pourtant, il n’y a que SUD Solidaires et la CGT parmi les syndicats pour dénoncer cette Loi scélérate et sa dangerosité. Les deux syndicats dans le groupe Korian et partout ailleurs appellent donc à la mobilisation massive, gréves, manif, et actions jusqu’à la victoire dans toutes les entreprises et services, dans toute la France, le 12 septembre.

Pour le salarié-e, 2 options :

  • Devenir intérimaire précaire pour toute la vie (en promettant le même contrat d’avenir à ses enfants).
    ou
  • Résister ensemble avec nous !

De leur côté, J.C Mailly le porte parole de FO, comme Laurent Berger celui de la CFDT (historiquement coutumier de la collaboration à tout va et de se satisfaire à la miette) sont satisfaits de la méthode employée. Même si le gouvernement a imposé toutes les mesures qu’il avait déjà prévu depuis le début, pour ces deux syndicats l’essentiel est d’avoir pu parlé (même dans le vide) à 48 reprises depuis le mois de mai.

Mais heureusement, il n’y a pas encore de loi pour interdire aux militants et aux adhérents de FO, ou de la CFDT,  d’être plus ambitieux que leur collabo de secrétaire généraux qui ne négocient que pour eux mêmes.

Pour aller plus loin, comprendre tous les travers du projet de loi et nos propositions, lire la brochure de 20pages de notre Union Syndicale Solidaires :

projetmacron

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

62 459 actions pour la Directrice Générale du groupe Korian, un cadeau estival ?? Pour Sud c’est un scandale !

Et encore une fois sur le dos du soin, de la prise en charge, et des salarié-es…
Si les salarié-es, les clients/patients/résidents, les tutelles, les dirigeants, ou même les actionnaires laissent faire, voilà qui promettrait 3 nouvelles années de dégradations pour les salarié-es et les résidents/patients, mais encore de nouveaux millions d’euros de récompenses pour des dirigeants responsables des désastres humains occasionnées et que leurs objectifs de profits orchestrent…

Il ne faut donc pas s’étonner si les problémes sur le terrain restent en souffrance et si les dégradations se poursuivent ou s’intensifient.
Il ne faut pas s’étonner quand des directions font si peu, sinon si semblant, pour améliorer les choses quand il est si commode pour eux ou elles de regarder ailleurs et de nier tout ce qui ne va pas à cause des orientations qu’ils ou elles nous font poursuivre.

3 singes et leur sagesse

Les 3 singes de la sagesse : ou l’art de vivre nécessaire, pour faire beaucoup beaucoup de fric au détriment de l’Humain qui en fait les frais.

Car les dégradions et les problémes de terrain sont principalement causées par la volonté d’atteindre des objectifs de chiffre et de profits toujours plus déraisonnables. Entre une rémunération supplémentaire de 62 459 actions ou l’amélioration des conditions de travail et de prise en charge, il n’y a pas photo…

Cette rémunération conditionnée dans le cadre du plan Korian 2020 par l’atteinte de certains objectifs équivaudra, juste pour Mme Boissard, à prés 1 millième du capital de l’entreprise à la date du 4 août 2020 !

A la date de l’annonce du conseil d’administration, l’action Korian valait 29,1€, ce qui ferait la coquette somme de 1 817 556,90 € !
Autrement dit, une somme colossale, voire monstrueuse lorsque l’on sait tous les sacrifice que cela impose et les conditions sans compter toutes ses autres rémunérations habituelles. Un genre de super prime en actions pour rémunérer la performance suivant des objectifs lourds de conséquences…

De plus, le 4 août dernier, l’AG des actionnaires et le conseil d’administration du groupe Korian ont décidé d’accorder des Actions de Performance à l’équipe de direction du groupe, en plus de celles accordées à Mme Boissard, Directrice générale.

Le pire ce n’est pas que nos dirigeant-es s’en mettent plein les poches.
Le pire c’est que pour atteindre de tels objectifs, ce sont tous les cadres de directions qui sont poussé-es pour y aider, et pour y arriver ce sont les salarié-es et résidents qui en feront encore les frais.

Les non remplacements (de CP, AT, maladie, démission, licenciement), les manques de protection, de gant ou d’autre matériel, les manques d’effectif, les non réparation, les assiettes moins copieuses, les aliments de qualité inférieure sont autant de levier d’économie et donc de profit !)
Remplacer à 100%, augmenter les effectifs, équiper mieux le personnel, répondre aux besoin des clients, choisir de meilleurs aliments, réparer, remplacer les appareil défectueux ou dangereux, ça coûte et représente un frein contre des objectifs hyper gourmands.

Pour le plus grand bonheur des actionnaires, le site zonebourse.com a publié le 4 août dernier l’article suivant :

Korian : CP Attribution Performance Korian

Informations relatives à l’attribution d’actions de performance KORIAN à la Directrice générale

Dans le cadre de l’autorisation consentie par l’Assemblée générale des actionnaires du 22 juin 2017 et sur recommandations du Comité des rémunérations et des nominations, le Conseil d’administration de KORIAN a, lors de sa réunion du 18 juillet 2017, décidé d’attribuer, le 4 août 2017, à la Directrice générale et à l’équipe de direction du groupe KORIAN des actions de performance visant à rémunérer la performance dans le cadre de la réalisation du plan stratégique Korian 2020 (les « Actions de Performance »).

Les principales caractéristiques de ce plan d’Actions de Performance sont les suivantes :

  • le nombre d’Actions de Performance qui seront définitivement attribuées le 4 août 2020 dépendra du niveau d’atteinte des trois conditions de performance indépendantes et basées sur le niveau de réalisation qui sera communiqué en 2020, (i) de l’objectif de chiffre d’affaires du Groupe réalisé en 2019, par rapport au chiffre d’affaires cible, conformément au plan Korian 2020 (à hauteur de 20% de l’attribution), (ii) de l’objectif d’EBITDA par action réalisé en 2019, par rapport à l’EBITDA cible, conformément au plan Korian 2020, (à hauteur de 40% de l’attribution) et (iii) du TSR (total shareholder return) de KORIAN par rapport à la performance du TSR du SBF 120 entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 20201 (à hauteur de 40% de l’attribution) :
    • A défaut d’atteinte de l’objectif de chiffre d’affaires ou de l’objectif d’EBITDA par action prévu par le plan Korian 2020, aucune Action de Performance susceptible d’être acquise au titre de l’objectif considéré ne sera attribuée. Seule l’atteinte desdits objectifs donnera droit à1 Le TSR est calculé sur la base du nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de la période.

      l’attribution effective d’une quote-part des Actions de Performance susceptibles d’être acquises au titre de chacun de ces objectifs.

    • En outre, seule une meilleure performance du TSR de KORIAN par rapport à celle du TSR du SBF 120 entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2020 donnera droit à l’attribution effective d’une quote-part des Actions de Performance susceptibles d’être acquises au titre de ce troisième objectif.
    • Enfin, l’attribution définitive de 100% des Actions de Performance suppose une surperformance au titre de chacune des trois conditions de performance.

L’attribution définitive des Actions de Performance interviendra le 4 août 2020.

Conformément aux recommandations du code de gouvernement d’entreprise AFEP-MEDEF, KORIAN publie également ci-après les informations relatives à l’attribution d’actions de performance au bénéfice de Madame Sophie Boissard, Directrice générale.

Dans le cadre de cette attribution, 62 459 Actions de Performance ont été attribuées à la Directrice générale, représentant 0,08% du capital de KORIAN à la date d’attribution.

En sus des conditions de performance susvisées, l’attribution définitive des Actions de Performance acquises est subordonnée à une condition de présence de la Directrice générale au 4 août 2020 (sauf cas exceptionnels).

Les Actions de Performance seront librement cessibles, sous réserve de la conservation par la Directrice générale de 25% des actions KORIAN définitivement attribuées pendant la durée de ses fonctions.

Enfin, la Directrice générale qui détient par ailleurs à ce jour 13 088 actions KORIAN achetées sur le marché, a pris l’engagement formel de ne pas recourir à des instruments de couverture de son risque.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Établissement du groupe Korian : Pas de tréve cet été pour les dégradations.

Nous avions décidé d’un mois de trêve dans nos actions mais les dégradations dans le groupe Korian se sont accélérées dans le même temps. Quoi ça vous surprend ?

Ce constat sur les orientations définitivement irraisonnables qui se poursuivent dans l’entreprise, ainsi que l’analyse-bilan estivale de la belle et longue mobilisation 2017  menée tambour battant en faveur d’une amélioration des conditions de travail et des prises en charge des résidents / patients nous a convaincu que nous étions sur la bonne voie et qu’il y avait nécessité à poursuivre et améliorer encore nos luttes, leurs formes et leurs outils. Grâce à vous, plein d’idées nouvelles ont germés tout l’été.

Parce que dans nos EHPAD ou nos cliniques, les maux y en a trop ! Et ce ne sont pas les belles paroles en l’air de tel ou tel cadre dirigeant qui vont y remédier.
Le seul remède, c’est nous tous !
Nous sommes les anti-corps face à quelques virus incarnés par une poignée de profiteurs.
Vous pouvez nous aidez à bien administrer le traitement.

Décidément, avec le groupe Korian, c’est difficile pour une presse comme la nôtre de prendre un peu de repos.. A croire que l’hyper enthousiasme en marche d’une Loi « Travail XXL promise gonfle l’audace de nos dirigeants pour toujours plus nous presser et nous pousser, avec mémé, dans les or-gris. A croire que les congés d’été donnent des ailes aux abus…

On parle des dégradations qui se poursuivent dans nos établissements, des pressions qui sévissent, des absences qu’on remplace encore moins qu’avant (sinon plus du tout), des efforts de forme dont de plus en plus de chefs ne s’encombrent même plus pour faire avaler leurs couleuvres ou pour faire marcher au pas.

On parle de Bientraitance, initiative, responsabilité, transparence.. ces valeurs qui ne semblent avoir été inventés que pour les petit-es salarié-es, et pour enjoliver sur le papier ce que les choix de l’entreprise dans le même temps éliment (les conditions de travail, la qualité de prises en charge, de séjour, etc..). Les chefs eux semblent plutôt boostés par le triptyque valeurs profitabilité, tais-toi-et-bosse, impunité..

Mais pourquoi dire ici ce qui pour tant de salarié-es de l’entreprise est déjà depuis longtemps une évidence ?

Parce que l’obligation de sécurité de résultat ce n’est pas fait pour les chiens et ce n’est pas qu’un concept théorique pour des directions de sites de passage qui malmènent leurs salarié-es comme ça leur chante dans le plus grand silence de l’indifférence volontaire de leur hiérarchie.

Parce que l’ensemble de la chaine hiérarchique DR-DRH-DG est tout aussi responsable, sinon plus, de tout ce qu’elle laisse faire à d’autres. Qu’il s’agisse des hyper profits ou des mauvais traitements, des atteintes d’objectifs comme des dégradations à tout-va qui vont avec, elle est responsable de l’ensemble. Et responsable encore plus chaque fois que leurs réactions futiles, leur déni ou leur complicité passive équivalent à cautions tacites pour un-e de leur cadre mal traitant-e.
De même que des escrocs ne pourraient être tenus responsables de leur fortune sans par ailleurs être responsable du sort de leurs victimes, la chaine hiérarchique est responsable de tous les maux perpétrés par toutes les petites mains à leur service.

Au su du nombre d’exemples qui ici ou là  nous sont si souvent rapportés, ou de ceux qui leurs sont si souvent remontés, mais sans lesquels des profits indécents seraient forcément un petit peu rabotés, il n’y a pas photo pour nous : une telle responsabilité est entière, et tout aussi directe que pour une faute intentionnelle.

Manier le mutisme, en jouant les sourdes oreilles au fin fond d’une tour d’ivoire, pour mieux continuer à remplir incognito des coffres d’or gris, ne dispense d’aucune responsabilité vis à vis d’un-e subordonné-e qui nuit gravement et impunément à la santé d’autrui.
Au contraire, le laisser-faire des grands chefs aggrave considérablement les conséquences des mauvais actes et manières d’un-e de leurs chefaillons au risque que d’autres fassent pareil. Mais c’est peut-être voulu comme ça.

Face aux organisations du crime organisé, les démocraties de plus en plus (pour peu qu’elle veuillent agir) frappent les malfrats au porte-monnaie pour les dissuader de nuire. Une stratégie payante qui s’avère plus efficace que toute autre.

Chez les exploiteurs, les profiteurs, les spéculateurs, la même logique dissuasive est tout aussi applicable, or les hypers profits comme le cours en bourse de l’action reposent sur une bonne part d’impostures et donc sur un socle très friables.

 

Actu sociale, Conditions de travail

La souffrance au travail tue mais la révolution des patrons est en marche vers le pire : Levons-nous !

Dans la Santé, comme dans le Social, quand la finance débarque, elle ravage la qualité des soins comme des prises en charge, elle réduit, ronge et use jusqu’à la casse ces « outils » Humains et produit sur eux une large souffrance éthique. Pour les financiers, seuls comptent les chiffres, les profits…

Lisez et partagez le tract de rentrée de la fédération SUD Santé Sociaux : http://www.sudsantesociaux.org/IMG/pdf/tract_social_rentree.pdf

Il y a 70 ans, des femmes et des hommes, traumatisé-es par les horreurs de la guerre, offrirent aux générations suivantes, par leur action, la possibilité de mieux vivre. Par leurs revendications, par leurs luttes, à la force de leurs espoirs, ils battirent des socles pour une société plus juste, plus solidaire, plus protectrice pour les plus faibles. Ce sont ces fondements qui sont aujourd’hui piétinés par les politiques néo capitalistes de nos dirigeants.

Edito :

Face à cette politique de casse de nos conquis sociaux, levons-nous !

  • Levons-nous, car nous n’acceptons pas qu’on retire sa dignité à une vieille femme en la laissant avec sa culotte souillée, faute de temps pour un change.
  • Levons-nous, car nous ne tolérons pas qu’un jeune homme, après avoir survécu aux tortures en Libye et risqué sa vie sur un frêle esquif en méditerranée, dorme sur le trottoir.
  • Levons-nous, car nous ne voulons plus serrer les dents lorsqu’une mère sans abri est poussée à la porte d’une maternité, son nouveau-né sous le bras, avec seulement le numéro du 115.
  • Levons-nous, car nous n’admettons plus qu’une enfant autiste reste chez elle sans accompagnement, fautes de places d’accueil adapté disponibles.
  • Levons-nous car nous ne voulons plus de collègues poussé.es à bout par le stress, car nous ne voulons plus de nos dos cassés dès 40 ans, car nous ne voulons plus de cette boule au ventre qui nous fait ravaler nos mots quand un petit-e chef-fe nous humilie, car nous ne voulons plus que des technocrates viennent nous expliquer comment faire mieux et plus rapidement notre métier sans avoir travaillé à notre place un seul jour de leur vie.

Pour la protection de l’enfance, pour le respect et la dignité de chacun, pour le Code du travail et les Conventions Collectives qui nous protègent, levons-nous !

Sommaire

  • – édito : Levons-nous
  • – la révolution patronale en marche
  • – la souffrance au travail tue
  • – menaces sur nos conventions collectives
  • – stoppons les appels à projets
  • – loi travail XXL
  • – quand la finance débarque
  • – paroles de terrain

Lire la suite et partagez : le tract intégral

juskàlavictoire

 

Actu sociale, témoignage

Un directeur prêt pour une grève de la faim

Groupement d’établissement, mutualisation de moyens et d’organisation, … GHT dans le public, CPOM dans le privé, quand les ARS, tels des actionnaires cherchent et exigent des économies de bouts de chandelles

Exemple, ce regroupement de 3 hôpitaux des Vosges qui pousse un directeur à envisager une gréve de la faim pour dénoncer le projet.

Les directions seraient bien inspiérer de protester auprés de leus tutelles, administarteurs, DG, AG, avant les projets de regroupent pour soutenir aussi les conditions de travail des équipes et la prise en charge. Mieux qu’une action individuelle pour sauver son poste et sa place, ça aurait plus de chances de marcher.

http://www.vosgesmatin.fr/edition-de-la-plaine/2017/08/13/le-directeur-pret-pour-une-greve-de-la-faim

autres - divers

Notre Santé n’est pas à vendre MAIS à défendre !

Santé Privé, Santé Publique, Santé Sociale : en Ehpad, en cliniques, dans les hostos, comment changer les choses ?

Il faut d’abord désigner, sinon accuser, les responsables des problémes et des dégradations sans fins que rencontrent les secteurs de la Santé et du social et qui frappent sans cesse le.personel et les résidents / patients :

– Les politiques publiques et d’entreprises qui mutuellement, et main dans la main, se nourrissent.
– les dirigeants des groupes privés de Santé et les membres de leurs conseils d’administration qui profitabilisent et avilissent tout,
– les directions de leurs d’établissements qui exécutent, en propageant les conséquences sur les personnels et les résidents ou patients,
– les ministres et leurs présidents, les ARS, les Conseils Régionaux, qui au lieu de financer et controler la qualité du Soin et du Service, les rationnent et remplissent les caisses de celles et ceux qui les dégradent,
– des syndicats ou syndicalistes complices actifs et/ou passifs.
– les pauvres personnels, résidents, patients, usagers, clients, (et même les préstataires) qui en ne se révoltant pas pérenisent le cercle viscieux d’un systéme dont ils subissent inexorablement les conséquences (économies d’echelles, économies de bouts de chandelles sur leur dos, rendement, rentabilité, profitabilité.. déshumanisation, indignité –> maltraitance/harcélement institutionnels , pression, sanction, repression, etc.)
Le constat :
Dans les établissements de Santé, de plus en plus de personnel se suicident et les patients/résidents y sont de plus en plus mal pris en charge, accueillis, traités.. Avant de dire comment les choses peuvent changer, il faut commencer par dire pourquoi elles ne changent pas. La réponse est simple comme bonjour. Elle s’appelle « Profit » dans le secteur privé lucratif, ou « économie » dans le public. Mais les 2 sont trés liées ! Dans le privé, l’argent public aide concidérablement et scandaleusement leurs profits. Et les manques de moyens du secteur public profitent de façon trés déloyale au concurent privé. Par un systéme de vase communicant (ou par métaphore des fonds publics) plus le public va mal, plus le privé propére. Alors, pourquoi soins et prise en charge sont si mauvais? Parce que l’état s’en fout et que que le buisness fonctionne mieux comme ça. Ca ne changera donc pas tant qu’un résident/patient mal traité/soigné continuera de rapporter plus qu’un résident/patient bien traité/soigné. Pour les bureaucrates et les chasseurs de primes qui financent et ou dirigent les établissements, soigner et traiter mieux est synonyme de manque à gagner, sauf quand le personnel acceptent de sacrifier gratuitement son temps de pause en échange de la perte de sa Santé. Pour le gouvernement, les directions, les patrons, tout est normal et le systéme serait à la hauteur. D’ailleurs les résidents/patients continuent de payer de plus en plus cher et les « Usines Santé » prospérent. Beaucoup d’études alarmantes ont été menées sur le sujet. Mais pour les solutions, les gouvernements, grands complices des causes, savent laisser trainer pour que le crime profitent toujours plus aux exploitants qui lorgnent les marchés de l’Or Gris et de la Silver Economie mieux que n’importe quelle autre poule aux oeufs d’or. Macron lui même durant sa campagne, a exulté plusieurs fois, comme à son habitude, devant la formidable opportunité économique du secteur.. Pour gagner du fric, les bras s’agitent, mais pour créer les conditions de la bientraitance, pour lutter contre la maltraitance et le harcelement institutionnelle, le gourvernement et les patrons, refusent main dans la main de se mouiller pour cette formidable opportunité pour sauver la vie des gens. Pour les « usines à vieux » ou les « usines à malades », il y a trop de fric en jeu… Et ne pas parler des problémes ça leur évite de perdre du profit pour les régler.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

« On me couche à 17 heures ! » : face au manque d’effectifs de la maison de retraite de Paimbœuf, le désarroi grandit

Les témoignages s’enchaînent sur les conditions de travail et de vie dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Après une enquête du Monde publiée mi-juillet sur un établissement du Jura, le personnel et les résidents de la maison de retraite de Paimbœuf, en Loire-Atlantique, tirent eux aussi la sonnette d’alarme.

Source : FranceInfo http://francetvinfo.fr/societe/on-me-couche-a-17-heures-face-au-manque-d-effectifs-de-la-maison-de-retraite-de-paimboeuf-le-desarroi-grandit_2319117.html

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, Métiers

EHPAD, services de santé : En l’état actuel, la bientraitance n’existe pas

Pour le personnel et bien des usagers la bientraitance reléve même du mythe de Sisyphe *, tout le monde s’accroche pour pousser un rocher jusqu’au sommet de « la montagne de l’or gris ». Une fois en haut on recommence à zero alors que la montagne a grandit. Tous s’y épuisent, sauf les profiteurs.

Le systéme institionnel exige la Bientraitance mais il ne la permet pas. La communication des entreprises la met en avant comme une pub mais les DG taisent la réalité contradictoire pourtant parfaitement connue. Les dirigeants et directions la ressassent, suivant le même déni, au personnel et aux clients.

Mais si la publicité est siement mensongére, elle n’en trompera pas moins le client. Et d’ailleurs, a-t-il le choix?

En cas de manquement constaté, il suffira d’individualiser la faute à 1 salarié-e, 1 service ou au pire à 1 établissement, pour cacher une faute et une responsabilité plus générale. La boucle est bouclée: le mal est fait mais à d’autres pendans que les profits prospérent.

Suivant la même référence au mythe de Sisyphe, la Bientraitance actuellement n’est qu’un objectif impossible car surchargé par le frein de l’économie ou pire par celui de la profitabilité.

Le personnel porte et supporte le tout à bout de force. Les profits restent en haut, la charge de travail en bas et le personnel doit recommencer encore et encore. Comme à l’usine mais avec des gens à la place des machines et des produits.

Voilà pour le constat.

Les solutions pourtant existent bel et bien et rapporteraient plus à toutes et tous (personnel, résidents/patients, clients) mais les expoloiteurs qui eux gagneraient moins ainsi que leurs complices les refusent et s’y opposent avec force et violence.

C’est donc à nous, à vous, de s’associer ensemble pour ne pas leur laisser d’autre choix que celui de la dignité. Ca vous dit?

A suivre…

Actu sociale

Retraités en colére

On vous le disait la semaine dernière, les retraités de demain seront les fer de lance des luttes pour la Bientraitance des ainés. Mais demain a déjà commencé hier ! Salarié-es, Rétraité-es, Usagers même combat !

Pour tous nos lecteurs et toutes nos lectrices retraité-es, pour celles et ceux que vous connaissez autour de vous, ce site est pour elles, pour et pour tous les autres demain. http://www.retraitesencolere.fr/

Une initiative intersyndicale unitaire CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires,LSR et Ensemble

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Maisons de retraite : Sous-effectif, manque de soins… Les Ehpad, un système au bout du rouleau

Plus le déni est fort, et il l’est, plus il faut être nombreux pour crier fort et pour dire halte, sans quoi ça pourra toujours être pire, pour quelque poignée de profits ou d’économies de plus. Surtout qu’en été avec les congés et les remplacement au lance pierre, c’est souvent pire..

L’article ci-dessous est repris du journal 20minutes.

C’est une réalité que personne ou presque ne veut voir, bien cachée derrière les portes des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, les fameux Ehpad. Des Ehpad où le personnel en sous-effectif chronique est pour ainsi dire devenu la norme et où le temps accordé aux résidents et aux soins dont ils ont besoin en est réduit à peau de chagrin, avec des aides-soignants lessivés par une charge de travail toujours plus grande.

Cette omerta généralisée, une dizaine d’aides-soignantes de la maison de retraite Les Opalines, à Foucherans (Doubs), tentent de la briser : elles ont entamé une grève il y a plus de cent jours maintenant, dans l’espoir de faire entendre leur voix et sortir d’une situation qui n’est plus tenable. Un mouvement social qui est sorti cette semaine de son quasi-anonymat après la publication d’un long article par Le Monde.

Toilette expresse et bas salaires

Car en pratique, ce n’est pas joli joli. Une dizaine de minutes, montre en main, c’est souvent la cadence infernale que doivent tenir les personnels en Ehpad pour faire sa toilette à un résident. Des résidents que, « faute de temps, on munit pour les moins mobiles d’entre eux d’une protection pour qu’ils se fassent sur eux parce qu’on est trop peu pour avoir le temps de les accompagner trois fois par jour aux toilettes », déplore Vanessa, infirmière coordinatrice dans un Ehpad.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, témoignage

Quand les salarié-es brisent le silence, la réalité des EHPAD sort enfin de l’ombre

Suite au coup de projecteur (enfin) obtenu pour les Ehpad, leurs personnels, et leurs résidants, la commission des affaires sociales vient de nommer une rapporteure pour une mission sur les EHPAD.

Il s’agit de la députée LREM de la Haute Garonne, Monique Iborra.

Mais une mission flash de 8 jours à peine.. (auditions et conclusions inclues..) ce qui laissent pas grand espoir de vrai changement. 

Aprés le record national de 117 jours de gréve aux Opalines, là où des salariées ont tenu bon pour remettre en cause les conditions de travail et de prise en charge, et alors que toutes elles et ceux qui ont enquêté sur le sujet ont constaté que la situation dans cet Ehpad privé de Foucheran était similaire à la moyenne des Ehpad en France, on éstime que le sujet mérite largement plus qu’une mission accélée..

C’est tous les jours et toute l’année que le nombre de personnel est insuffisant, que les conditions de travail et de prise en charge manque de dignité, que des financements prévus ne sont pas dépensés et que les tutelles ne font pas leur boulot.

Pour ne pas refermer trop vite son dossier, et pour l’étoffer le mieux possible, la députée rapporteuses aura grand besoin que le personnel se fasse attendre et la pousse pour bien regarder dans les coins et pas seulement ceux des brochures communications des grands groupes.

Monique Iborra, députée LREM de la Haute-Garonne / © maxppp
Actu sociale, BTHE

Le mal-être des aides-soignant(e)s dans les Ehpad: «C’est l’horreur. Aidez-nous !»

En écho à l’actualité, les aides-soignant(e)s des Ehpad témoignent de conditions de travail dégradées…

C’est la gréve la plus longue de France, et (surprise?) elle touche un EHPAD privé. Emmanuel Macron adule la Silver économie comme quelques autres Picsou qui collectionnent les lingots d’or gris et sans surprise rien n’est prévu dans son programme santé pour redresser la barre d’une situation indigne et lamentable qui coule la prise en charge des vieux comme des moins vieux au profit de celles et ceux pour qui soigner pas bien rapporte plus que la qualité du Soin.

D’ailleurs pour témoigner vous aussi, nos pétitions ainsi que nos recueils d’interview ne marquerons pas non plus de trêve :
https://greveurschampdemars.wordpress.com/tag/petition/
https://greveurschampdemars.wordpress.com/temoignages/

Comme les salarié-es l’Ehpad de Foucheran, cela fait des mois que nous alertons, dénonçons, interpellons. Mais c’est comme pousser des SOS dans le désert ou de montrer des panneaux de signalisation à des aveugles… Comme les salarié-es en gréve de Foucheran, à la longue on se sent seul et il était que ça change !

Il aura fallu la plume de Florence Aubenas, et la Une du monde (tout de même) pour ponctuer d’une relance magistrale notre volet de mobilisation qui est loin d’avoir dit son dernier mot. Et on pourrait presque faire une pause maintenant que la presse et les médias ont enfin pris le relai. Comme 20minutes qui quelques heures a crouler sous les témoignages d’aides-soignantes en détresse.

Sont pointées du doigt, pêle-mêle, des cadences infernales, la maltraitance vis-à-vis des personnes âgées, des conditions de travail exécrables, des crédits et des salaires insuffisants. Anne-Sophie Pelletier, porte-parole du mouvement, précise : « On ne se bat plus seulement pour les sous, mais pour la dignité. » D’ailleurs, la fatigue générale mène régulièrement à des burn-out.

La situation des Opalines est pourtant loin d’être un cas exceptionnel. Avec 55 professionnels pour 100 résidents, elle se situe dans la moyenne nationale.

Sur la page Facebook de 20 Minutes, nous avons demandé à des aides-soignantes de nous raconter leur quotidien, les conditions dans lesquelles elles travaillent et comment vivent les personnes âgées au sein des Ehpad (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) où elles officient. Le constat est accablant.

« Les institutions nous poussent à la maltraitance »

Claire (*) est aide-soignante depuis 5 ans. Elle enchaîne petit contrat sur petit contrat dans les maisons de retraite. Elle dénonce le « burn-out général » dans la profession : « Pas le temps pour bien prendre soin de nos aînés, être à l’écoute, individualiser les soins, évaluer un projet de vie personnalisé et j’en passe… » Pourtant, elle adore son métier mais se sent « frustrée de ne pouvoir appliquer les valeurs que j’ai au fond de moi ainsi que celles que j’ai pu développer pendant ma formation ». En début de carrière, elle est déjà démoralisée et n’hésite pas à comparer ses conditions actuelles de travail à celles qui ont cours en usine.

Laure, quant à elle, en veut à sa hiérarchie qui « ne se rend pas toujours compte de la charge de travail ». Elle doit faire 17 toilettes en une matinée : « Impossible de faire des toilettes complètes ou des mises au W-C entre deux ! » et ce, au détriment des résident(e)s.

Clara confirme : « Les institutions nous poussent à la maltraitance. » Elle donne des exemples précis : « Une personne ayant des difficultés pour se déplacer, nous allons la mettre en fauteuil car nous n’avons pas le temps de l’accompagner dans tous ses déplacements. Une personne ayant des difficultés à aller aux toilettes, nous allons lui mettre une protection car nous n’avons pas le temps de l’accompagner trois fois le matin faire pipi ou changer les vêtements à chaque fois qu’elle se souille. »

« Dans certains établissements, il y a plus de personnel non formé que diplômé »

Elle déplore également la logique comptable et financière prévalant dans les Ehpad : « Pour faire des économies les établissements préfèrent embaucher des personnes non diplômées faisant fonction d’aides-soignantes ou des contrats aidés plutôt que du vrai personnel formé. » Un personnel non formé souvent désarçonné face à des situations demandant une certaine expertise comme manipuler des personnes âgées pour les mettre dans leur lit ou les emmener faire leurs besoins.

Cyril, travailleur intérimaire dans plusieurs maisons de retraite, est formel : « Dans certains établissements, il y a plus de personnel non formé que diplômé » d’autant qu’épuisé par les cadences imposées, les arrêts de travail se multiplient chez le personnel hospitalier. Cyril estime passer « au maximum » entre 15 et 20 minutes par patient : « Essayez de faire prendre une douche à un patient de 80 à 90 kg qui se déplace en fauteuil roulant en moins de vingt minutes. Ou à une personne atteinte de démence. Je ne parle pas des locaux non adaptés, qui sont parfois en mauvais état. »

Au bout du rouleau

Paul se sent désespéré et au bout du rouleau face à cette situation qui perdure depuis tant d’années : « ll faut que nos hommes politiques de tout bord prennent conscience de nos problèmes. Nous avons entre les mains des êtres humains dont nous devons nous occuper et non des machines ou des objets. Nous aimons notre travail et nous voulons avoir les moyens pour mieux accompagner les personnes âgées. »

Il conclut sur un cri de détresse : « C’est l’horreur. Aidez-nous ! »

L’appel de Paul comme celui de milliers d’aides-soignant(e)s qui aiment profondément leur métier, sera-t-il entendu par le gouvernement ou le silence des pouvoirs publics restera-t-il assourdissant ?

(*) Tous les prénoms ont été modifiés.

http://www.20minutes.fr/sante/2107299-20170721-mal-etre-aides-soignante-ehpad-horreur-aidez

 

Actu sociale, BTHE

Cauchemar en Ehpad : « Le Monde » n’y suffirait pas…

Parce que les pouvoirs public ne font pas leur boulot, sauf pour faire la part belle à leur amis de la finance ?

Le titre renvoie à un article de Ehpa.fr ( que nous reprenons ci-dessous ) et citant le très précieux article du journal Le Monde et nous saluons l’excellent travail de la journaliste Florence Aubenas qui a su jeter un pavé dans une marre couverte de déni et que personne jusque là n’osait regarder ; persuadé sans doute de savoir ce qu’il y aurait au fond et qui devait y rester…

Qu’y apprend t-on ? Que les personnels qui œuvrent au quotidien dans les Ehpad en soutien des personnes âgées dépendantes sont en situation de grande souffrance et de terrible frustration. Pour être juste, les observateurs aguerris n’auront pas eu besoin de cet article pour le savoir même s’il est toujours salutaire que la presse généraliste quotidienne mette l’accent sur ce véritable malaise.

Une enquête de la DREES décrit « la pression de la pendule »

Le Monde aurait d’ailleurs pu prendre connaissance d’une enquête approfondie1 – 340 salariés interrogés dans 30 Ehpad publics et privés – publiée en septembre dernier par la DREES, la direction des Etudes du Ministère des Affaires Sociales2, pour comprendre les ressorts de cette difficile question. Car si les ratios de personnel n’ont cessé de croître au cours de la dernière décennie, ils demeurent à l’évidence trop faibles. D’autant que depuis 10 ans, le profil des 600.000 résidents des Ehpad a profondément évolué. Les français y entrent de plus en plus tard – soit au-delà de 85 ans – et dans l’immense majorité des cas en raison de troubles psychiques liés à la maladie d’Alzheimer. A l’évidence, la présence en personnel n’a donc pas évolué en conséquence.

En moyenne, on compte en effet dans les Ehpad 6 agents pour 10 résidents. Mais à l’instant T, absentéisme compris, il n’est pas rare de constater des taux de présence bien inférieurs qui conduisent à faire des toilettes en quelques minutes à peine. Cette « pression de la pendule » est aujourd’hui génératrice d’une frustration sans bornes chez des salariés qui ont pourtant dans leur ADN la bienveillance et la bientraitance. Ne pas pouvoir prendre le temps de dialoguer avec la personne âgée, faire une toilette dans la précipitation, penser « au suivant » quand on aimerait tant consacrer un peu d’humanité « au présent » : voilà ce qui génère de la tristesse et du découragement chez des agents qui, malgré leurs faibles rémunérations, demeurent – et la même enquête de la Drees le démontre – extrêmement engagés dans leurs fonctions.

Ces « hussards blancs de l’accompagnement » – ou ces « invisibles de la solidarité » comme les appelle mon ami Jérôme Guedj – sont là, au premier rang, trop souvent seuls, à se battre pour que nos parents, nos grands-parents puissent finir leurs jours dans la dignité. Il devient chaque jour un peu plus insupportable de leur laisser porter seuls le fardeau d’un vieillissement que notre société peine encore à hisser au rang de priorité nationale.

Car le sujet est éminemment politique. Accuser les seuls Ehpad constituerait de ce point de vue une honteuse lâcheté collective tant ils sont, eux, en première ligne, soucieux au quotidien de faire au mieux avec les moyens qu’on leur attribue. Car, rappelons-le : si le résident paie lui-même le caractère plus ou moins luxueux de l’établissement, le financement de son infirmière ou son aide-soignante ne dépend lui que de financements publics en provenance de l’Etat ou des Départements.

EHPAD : le choix du « non-choix »

Or, disons le franchement : la France a fait le choix politique depuis 20 ans de ne pas faire de la prise en charge de la dépendance en Ehpad une priorité nationale. Non que des progrès n’aient pas eu lieu dans de nombreux domaines : architecture et taille des chambres, formation des personnels, prévention de la maltraitance, prises en charge non médicamenteuses… Les progrès ont d’ailleurs été tels que les groupes (privés) français font désormais figure de modèle partout en Europe (Allemagne, Italie, Espagne, Belgique…). Non que les aides soient pusillanimes (nous en sommes à 23,5 milliards d’euros, soit un effort légèrement supérieur à 1% du PIB). Mais ce saupoudrage budgétaire n’a jamais permis d’améliorer sensiblement les ratios de personnel en Ehpad.

Dans ce contexte, la « Une » du Monde jette une lumière crue sur le malaise profond que nous renvoie le sentiment de ne pas traiter à la hauteur de ce qu’ils méritent nos parents et grands-parents. Certains d’ailleurs s’en sont récemment émus. Dans une tribune à Libération en mai dernier, d’anciens soixante-huitards comme Alain Touraine, Bernard Kouchner, Axel Kahn, Marcel Gauchet ou Patrick Viveret, voyant peut-être leur tour venir, ont lancé un vibrant appel à « vieillir chez soi », appel destiné notamment aux familles et autres soignants qui ont tôt fait de vous envoyer en Ehpad, lieu où la liberté et l’autonomie, estiment-ils, n’existent plus vraiment.

Mais en attendant la future révolte des vieux, c’est ici et maintenant qu’il convient d’améliorer le sort de nos aînés les plus fragiles tout en soulageant – car leurs destins sont liés – les personnels mis chaque jour à dure épreuve.

Or, sur ce plan, rien ne permet d’espérer que cela ira mieux demain. Ce n’est pas faire insulte au chef de l’Etat de rappeler qu’il n’a pas consacré une ligne dans tout son programme à la question de la perte d’autonomie des personnes âgées et donc a fortiori au sort des Ehpad. Et le jour même où Le Monde publiait son article, Agnès Buzyn, la nouvelle ministre de la Santé et des Solidarités, était auditionnée par la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée nationale et confirmait que la question des Ehpad n’était pas dans sa feuille de route…

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autres - divers

Une mamie anarchiste qui n’aurait jamais permis l’omerta actuelle sur le buisness irresponsable de la dépendance

Les retraités de demain seront les fer de lance de nos luttes pour la Bientraitance des ainés ! Le reportage ci-dessous dresse le portrait d’une personne âgée qui était seulement trés en avance sur ces contemporain-es.

Portrait de May Picqueray 1/2

 

Portrait de May Picqueray 2/2

BTHE, Conditions de travail, témoignage

Tract pour les salarié-es Korian Villa d’Azon

Ce tract, dont le texte est intégralement repris ci-dessous peut être téléchargé et imprimé en cliquant ici

Retour vers le passé à Korian Villa d’Azon

Il y a quelques années, le personnel de Korian Villa d’Azon avait dû se battre pour ne plus subir les façons d’une direction qu’il trouvait semblables à celles d’une dictature. Malgré bien des séquelles, les salarié-es avaient eu gain de cause et la direction avait changé.
Mais depuis quelques mois et l’arrivée d’une nouvelle directrice, les vieux démons ont ressurgi et repris du sevice à grands coups de diviser pour mieux régner ou d’autres méthodes managériales indignes, d’un autre âge, …

Pour les ancien-ne-s salarié-es, le climat sain n’aura finalement pas duré… Ou pas suffisamment pour oublier le passé et pour accepter une nouvelle fois l’impression que le harcèlement pourrait faire la loi. Et pour bien d’autres aussi, le climat est insupportable.
Les temps de la bientraitance et de la bienveillance sont-ils à Durée Déterminée dans le temps ?

Si oui, la grande majorité du personnel ancien qui avait repris goût à venir travailler sur l’établissement et qui avait retrouvé le sourire, refuserait catégoriquement un tel contrat unilatéral, de même pour tous les autres salarié-es qui n’ont pas connu l’époque passée.

Pour la majorité des salarié-es, il est hors de question que les façons managériales mises en cause continuent ! Et pourtant, malgré des signalements répétés et la continuelle réponse « Cela va s’arranger », un climat inacceptable se développe chaque jour un peu plus.

Pour les salarié-es en colère, il n’est pas question d’attendre d’avantage ! Le personnel refuse de subir de telles pratiques injustifiées (attitudes ou réflexions inadaptées, questionnements ou autres méthodes déstabilisantes, pressions, autoritarisme, etc) et en exige sans condition la cesse définitive et sans délai.

OUI A LA BIENVEILLANCE, NON A LA MALTRAITANCE !

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

L’EHPAD Korian La Ferme du Marais prés à la grève le 26 juillet

Pour l’ensemble des salarié-es de Korian La Ferme du Marais, y compris les équipes de nuit, un préavis de grève à été déposé pour la journée du 26 juillet 2017 par trois déléguées de cet Ehpad ainsi que par l’Union Syndicale Départementale CGT Santé et Action Sociale 77.

Les revendications (ci-dessous) sont soeurs de ce que nous réclamons pour tous les salariés du groupe Korian depuis plus d’un mois, en adéquation avec notre lettre ouverte à la Ministre et aux ARS, ainsi qu’avec la pétition que nous avons lancé dans la foulée, nous saluons et soutenons l’initiative comme une continuité nécessaire à la forte mobilisation que nous menons depuis 5 mois :

Si le préavis de grève est locale, ces revendications rejoignent pourtant ce que des milliers de salarié-es souhaitent aussi, sur des dizaines et des dizaines d’autres sites.
Si c’est votre cas, et que vous aussi voulez vous mobiliser au lieu d’attendre que ça se passe, contactez-nous.

BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, mobilisation, témoignage

La maltraitance institutionnelle, on en parle ?

Du nord au sud, de l’est à l’ouest, elle s’insinue partout où les économies et les profits prennent le pas sur le soin, sur la santé, le social. Partout où les soignants et les accompagnants deviennent peu à peu des marchands et de moins en moins des aidants.

Depuis que la Santé et le Social ont été vendu à (ou volé par) des financiers, des actionnaires, … des profiteurs, la notion de maltraitance institutionnelle est apparue alors qu’elle n’existait pas avant;

Pour nous qui alertons depuis des mois et des années sur ce fléau, nous qui avons fustigé l’indécence et l’irresponsabilité des profits engrangés sur le dos des résidents/patients et salarié-es on ne peut que ce réjouir que des député-es s’intéressent enfin au sujet.

Malgré l’indifférence ou le mépris dont fait preuve à ce sujet l’ensemble du gouvernement, à commencé par le Président ou la Ministre de la Santé, suivis de prés par tous les députés de la droite en marche, de la droite tout court et autres droites extrêmes.

Il ne sont qu’une poignée, les député-es décidé-es à mettre des coup de pieds dans ces fourmilières à frics qui ruinent le social et la santé, qui maltraitent les soignants et les soignés, …

Mais nous sommes beaucoup plus nombreuses et nombreux, bien décidé-es à agir de l’intérieur, de l’extérieur et de partout à la fois.

Exploitants, exploitantes vous êtes cerné-es, rendez-vous à la raison !
Rendez nous la Dignité, rendez nous la Santé, rendez-nous le Social, et rendez l’argent.

Sinon ça fera trés très mal.

 

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, mobilisation, témoignage

Pour les salarié-es du Groupe Korian : 30 jours de mobilisations, chiches pour 365 ?

Pour vos prochaines actions photos ! Si vous faites assez vite vous pouvez nous les soumettre pour le concours photos lancé dans le cadre de la mobilisation pour les salarié-es du groupe Korian :
 
Osons Ensemble, Osons Agir, Osons Lutter, Osons l’Entreprise Meilleure, … bref Osons quoi !? Vous en pensez quoi ?
Donnez votre avis cette mobilisation ici : https://goo.gl/forms/43j2xqLH2pNLvfNA2 et proposez nous toutes vos idées.

Osons 365
Actu sociale, BTHE

« On ne les met pas au lit, on les jette » : enquête sur le quotidien d’une maison de retraite

C’est la gréve la plus longue de l’histoire selon le journal Le Monde. Alors qu’une dizaine d’aides-soignantes de la maison de retraite Les Opalines, à Foucherans dans le Jura, ne travaillent plus depuis 100 jours, dans le silence national absolu.

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Mais pourquoi les responsables politiques feraient-ils/elles du bruit sur les conséquences de leurs actions ou sur les conséquences de leur inaction ?

Pour que les problémes sortent de l’ombre et du silence, alors il faut faire soit même et le bruit et la lumière. Cela vaut pour les Opalines mais cela vaut aussi ailleurs, comme par exemple chez nous.

Depuis 5 mois que nous sommes mobilisé-es pour les salarié-es du groupe Korian et pour les conditions de prise en charge, croyez-vous qu’à part nous il y ait eu de la lumière ou du bruit sur les conditions que déplorons ? Bien sûr que non.. et pour la direction la plus silencieuse des approches consiste à ne pas même chercher de sortie de crise. Cela permet de continuer sans rien changer, mais pas sûr du tout que ça permette d’éviter le bruit et la lumière.
Exemple avec les vidéos de mobilisations, ou encore la lettre ouverte au Ministère et aux ARS dont est tirée notre pétition https://goo.gl/forms/3LKox856XEgLHTzi1

Lettre MinisterARS comm presse

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Vidéo : 5 mois de mobilisations et d’actions pour les salarié-es du groupe Korian avec Sud et Solidaires.

L’échantillon d’images vidéo résume le panel de nos actions et de nos mobilisations toujours en cours : Slogans, manif, gréves, débrayages, affiches, chanson, campagne, pétitions, sensibilisation, tractage, communiqué de presse, lettre ouverte, témoignages, etc.

Pour rester à jour, suivre l’onglet portefolio rde ce blog, dédié à la mobilisation :
https://greveurschampdemars.wordpress.com/portfolio/videos-de-mobilisation-pour-les-salarie-es-korian/

Actu sociale, Conditions de travail, EHPAD du groupe

Mobilisation pour les salarié-es Korian : Quelques actions récentes en images.

Depuis le début de notre mobilisation et campagne de sensibilisation, prés d’une centaines de sites ont déjà été touché par nos actions (si ce n’est pas votre cas, et que vous le souhaitez demandez de nous).

La lettre ouverte de la Fédération Sud Santé Sociaux a déjà été tractée à plusieurs milliers d’exemplaires et la grande majorité des usagers qui l’ont reçu partagent très largement nos points de vue.  Même choses pour les slogans et autres messages de nos affiches.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Mobilisation des salarié-es : Nos conseils aux Directions de Sites

Beaucoup de lectrices et lecteurs nous on dit combien leurs directions ou chefs changent de tons ou de manières ces temps-ci.

Chez les un-es, la mobilisation inspire aux directions des actions d’amélioration soudaines pour dissuader toute envie de se mobiliser. Pourquoi dans ce cas ne pas pérenniser la même envie d’agir même quand il n’y a pas d’appel à la gréve et à la mobilisation?.

Chez d’autres au contraire, notre mobilisation suscite une telle crispation côtés directions qu’elles se sentent obligés de faire faire pire qu’avant. (flicage, pression, menace, etc..)

Mais ce que les directions locales n’ont pas toutes comprises c’est qu’elles aussi ont tout à gagner de notre mobilisation !

Quelle Direction de SIte ne souhaite pas avoir enfin pleinement la main sur l’intégralité d’une dotation Soin, 100% conforme au niveau de dépendance réelle son établissement ? Quelle direction ne préférait pas avoir une réévaluation de salaire pour bien traiter au lieu de prime d’objectifs qui poussent à comprimer voire à déprimer ?

Alors à toutes les Directions de Sites nous disons : Ne vous laissez pas griser par une appréhension de cette mobilisation qui n’est pas la vôtre, mais celles de supérieures, de financiers ou d’administrateurs déconnectés de ce que les établissements, les résidents et leur personnels souhaitent le plus : Des moyens pour traiter mieux !

Il y a beaucoup mieux à faire, plus épanouissant et plus utile pour la société que de seulement répondre à des attentes qui ne sont pas les vôtres. Vous êtes les seules à devoir diriger vôtre établissement. Aussi ne vous laissez pas dirigez pas des intérêts autres que ceux du Résidant ou Patient. Ne vous laissez pas imposer de mauvaises orientations. Vous serez à la hauteur, en vous autorisant une réflexion propre et un libre-arbitre, soient-ils contraire aux attentes de votre hiérarchie.
N’ayez pas peur d’être d’accord avec nous, nous ne le répéterons pas.

BTHE, Conditions de travail

Pétition pour les salarié-es et résidents des établissements du groupe Korian – La mobilisation continue avec vous !

L’Humain ou les profits : Pétition pour les salarié-es et résidents des établissements du groupe Korian. Cliquez sur le lien pour la signer en ligne via notre formulaire

https://goo.gl/forms/3LKox856XEgLHTzi1

ordonnance finance

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, EHPAD du groupe

Établissements du groupe Korian : la Lettre ouverte aux Minstère et ARS et Communiqué de Presse de Sud Santé Sociaux

La fédération Sud Santé Sociaux adresse ce jour une lettre ouverte au Minstére des Solidarités et de la Santé et à toutes les ARS dont dépendent les établissements du groupe Korian.

Ci-joint, un tract recto/verso reprenant les demandes de cette lettre ainsi que le précédent communiqué « Faut pas pousser mémé dans les Or-Gris » du 22 juin.

Lettre MinisterARS comm presse

 Ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse :

La Fédération SUD Santé Sociaux adresse cette lettre ouverte à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé ainsi qu’à toutes les Agences Régionales de Santé dont relèvent les établissements Korian, pour interpeller les tutelles sur leur rôle et surtout leurs responsabilités quant au financement de la dépendance.

Alors que les moyens, et particulièrement les moyens humains, sont très insuffisants dans un grand nombre d’établissements Korian,

Alors que très régulièrement des titulaires absent-es de leur poste (pour cause de mala-die, AT, CP, formation, etc.) ne sont pas remplacé-es et que les turn-over laissent des trous de plusieurs mois dans les effectifs avant d’être de nouveau pourvus,

Alors que la dépendance ne cesse d’augmenter mais que l’évaluation du niveau de dépen-dance (GMP) dont dépend la dotation en personnel n’est souvent pas remise à jour avant le renouvellement des conventions (soit plusieurs années après la mesure fiable du niveau de dépendance),

Alors qu’en conséquence, les organisations de service en mode dégradé deviennent de plus en plus la norme, drainant leur lot de glissement de tâches, de responsabilités, et déshabillant fréquemment une unité ou un service pour en habiller d’autres,

Alors que les négociations de CPOM prévoient encore plus de permissivité, induisent des dérives dangereuses pour la qualité des soins, du service et des conditions de travail,

Alors que les financements publics de la dépendance privilégient le profit au détriment de la qualité des prises en charge.

La Fédération SUD Santé Sociaux demande au Ministère des Solidarités et de la Santé, ainsi qu’aux ARS, de ne pas se rendre complices de cette gestion ultra libérale, qui nuit à la qualité de prise en charge, en faisant interdire toute suppression d’effectif au sein du groupe Korian dont les bénéfices, en partie issus de financements publics, lui permettent d’ assurer des moyens en effectifs et matériels suffisants et pérennes.

Paris, le 6 juillet 2017
Contact : Olivier Augé : 06 83 05 37 66

 

 

autres - divers

La CGT constate que tous les accords d’entreprise Korian ne sont pas respectés sur tous les sites… Mais elle signe la 1ere un nouvel accord bon marché !

Nous faisons référence à l’annonce et au communiqué ci-dessous, publié sur le site de la CGT Korian.

Après cet accord, le cours du kleenex risque de grimper encore en flèche au détriment des salarié-es, mais l’accord est bon d’après les signataires.

http://www.le-fruit-des-amandiers.com/2017/07/cgt-korian-communique-de-presse-la-cgt-signe-les-nao-2017.html

dialogue-social

Accords et Actus CE - IRP, Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, droit du travail, Politique groupe

Action Sociale ou Dialogue Social ?

Perso, on vous conseille vivement l’Action, car le Social c’est Vital et qu’on ne vit pas avec des phrases. Mais on n’empêchera pas celles et ceux qui préfèrent parler, c’est souvent une vocation commune à celles et ceux qui dans l’entreprise sont payer pour les occuper.

Les directions générales ont manifestement suivi depuis un certain temps une logique d’évitement vis à vis de Sud Santé Sociaux : évitement de nos questions, de nos signalements, de nos propositions, de notre pétition, évitement de nos revendications puis par la force des choses l’évitement de répondre sur tout ça… Ce qui est bien commode pour continuer de se bercer au ronron de la méthode Coué, pour poursuivre le management et la communication marketing sans toucher au contenu et pour ne pas dépenser un rond en faveurs de nos solutions.

Dans le monde de l’entreprise, c’est bien connu, l’individualisation à tout va prime sur l’approche collective des problémes (et des solutions), et le patronat préfère donner à 1 organisation syndicale plutôt qu’à l’Ensemble des salarié-es.
L’évitement, ça permet donc d’ignorer l’ensemble des collaborateurs, et surtout d’ignorer les causes communes de leur problémes, pour faire seulement de la gestion de cas individuels et de la gestion de symptômes à la place.

Nos revendications et notre syndicalisme cherche uniquement l’intérêt collectif de toutes et tous les Salarié-es, pas celui d’un cercle VIP, ni celui d’1 syndicat, mais celui au contraire de cette majorité qui trime pour faire tourner et enrichir l’entreprise, cette majorité dont l’avis et la plainte n’est pas pris en compte et qui subissent des décisions et signatures prises au rabais ou contre leurs intérêts.

Mais pour les gros patrons ce qui compte en premier dans le « Dialogue Social » c’est de réussir à obtenir le plus de signatures de syndicats au bas de leur accord avec le moins de contraintes possibles pour eux dans le texte signé.
Et, à ce jeu là, ça coûte beaucoup moins cher au patron d’arranger une poignée de salarié-es en négociation, plutôt que de satisfaire pleinement toutes et tous les salarié-es.

Et ça n’empêche pas l’audace d’aller clamer à l’ensemble des salarié-es lesé-es qu’ils ou elles y gagnent quand.

DIALOGUE-SOCIAL

« Oui mais qu’est ce qu’on peut faire » disent les salarié-es ?

Ne pas être dupe, c’est déjà un bon début. Et dés qu’un nombre suffisant comprend que ce ne sont ni les réunions, ni les discussions, qui font changer les choses mais seulement les actions et le poids collectif des salarié-es, alors ce collectif pourra obliger la direction générale a revoir enfin sa copie et à agir autrement.

Nous n’invente pas l’eau chaude en disant ça, mais on reprend juste la définition du principe de « rapport de force ».

Les directions n’aiment pas ça du tout parce que les salarié-es sont bien plus nombreux, et bien plus forts en vérité. Alors, pour ne pas les payer mieux, pour ne pas embaucher plus, pour ne pas prendre mieux soin d’eux, le patronat a inventé, avec les « syndicats d’accompagnement », le « Dialogue Social » ! Le même que le gouvernement invoque aujourd’hui dans ses réformes : Plus besoin de droit, de loi, de protection du travail et des salarié-es… Vive le « Dialogue Social » … Il suffira d’être toujours d’accord avec son patron, et le tour est joué !

Bref…

Tout ça pour pour vous dire que si le groupe Korian n’est pas encore assez mûr pour assumer pleinement ses responsabilités face aux conséquences de ses choix ou de ses priorités, nous assumerons les nôtres ainsi que nos devoirs :
Pour les Santé, pour les Personnes prises en charge, et pour toutes et tous les salarié-es Korian.

Nous ne revendiquons pas des pansements temporaires contre des hémorragies. Nous exigeons que cela les faire cesser durablement en agissant contre toutes les lames budgétaires qui en sont la cause.

leader europeen

 

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autres - divers

Cet été, envoyons des cartes postales aux dirigeants du Groupe Korian

En guise de témoignage aujourd’hui on a reçu une idée !
Cet été, pourquoi ne pas envoyez des cartes postales aux dirigeants du Groupe Korian pour leurs dire avec des mots et des images pourquoi Nous ou Nos proches refuserons d’être client chez eux ?

Parce que vous êtes de futur-es aidant-es, de futur-es résidents, ou de futur-es patients potentiels, et parce que vous vous reconnaissez dans nos coups de gueules et nos valeurs, on vous invite, dés à présent et pendant tout l’été, à décliner nos revendications sous forme de carte postale.

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A suivre !

A ça marche aussi pour écrire aux organisations syndicales qui négocient et signent des accords pourris !

Actu sociale, BTHE

Mobilisation pour les salarié-es Korian et pour la prise en charge : l’été sera manifestement chaud !

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Rejoignez-nous, suivez-nous, Informez-vous avec nous,

contactez-nous

Parce qu’il y en a assez du déni qu’engendre de plus en plus les profits ! Assez des quêtes irresponsables ou irréfrénables de profits dangereuses pour les soignants autant pour les soignés, assez des modes d’organisations dégradés qui dépouillent le soin et l’accompagnement de son humanité. La faute à qui ?

La Fédération Sud Santé Sociaux à rédigé une lettre ouverte et communiqué de presse claire et sans ambiguïté possible pour rappeler à l’ordre les tutelles de tous les établissements Korian (ARS, et Ministére) sur leur responsabilités.

La finance publique oui, mais avec des obligations incontournables et actées en retour (emplois, effectifs, équipement, etc..) pour toute entreprise qui en profitent.

Nous rendrons publique ce courrier lundi sur ce blog, et ailleurs, une fois transmis aux ARS et au Ministére. Et nous appelons sans plus attendre à des actions et rassemblements partout en France, sur et autour des établissements Korian.

Le réseau et les collectifs Sud Santé Sociaux, sont dors et déjà sur le pont de même le réseaux interpro de notre Union Syndicale Solidaires.

Notre détermination est inversement proportionnelle à celle de la Direction Générale de négocier avec nous les améliorations urgentes et légitimes, pour tous les salarié-es de l’entreprise.

C’est pourquoi, le préavis de gréve déposé du 28 juin 2017 au 23 juillet 2017 sera sans doute prolongé jusqu’à août ou septembre, l’information sera précisée le 23.

Rejoignez vous aussi nos Comités de soutiens prés de chez vous,
jusqu’au 23 juillet, toutes et tous êtes invité-es à des Rassemblements, AG et actions devant les enseignes du groupe Korian, et à participé au grand concours de slogans Photos et Vidéos que nous avons lancé ici !

Donnez vous aussi votre témoignage (ici) et votre avis sur la mobilisation (ici)

Pour rappel, ci-dessous la liste des différents outils de campagne et de mobilisation que nous mettons à disposition de tous les salarié-es et tous nos soutiens pour la suites, des actions, AG, tractages, etc.

Le préavis du 28 juin et jusqu’au 23 juillet 2017

Tract revendicatif SUD post NAO 2017

La dernière Guirlande de Slogans

La 1ére guirlande de slogans imprimable / ou à recopier pour des Photos-Slogans ou autre décoration

Le tract de l’Appel SUD du 5 avril 2017

Pétition pour une gestion plus humaine des profits dans le groupe Korian

Le droit de gréve en 11 questions

 

 

 

 

BTHE, Conditions de travail, témoignage

Témoignage d’une Auxiliaire de vie d’un EHPAD Korian

Dans le cadre d’un tractage autour d’un EHPAD Korian, nous avons rencontré cette AVS (8 ans d’ancienneté dans le même EHPAD) à la fin de sa journée de travail. Farouche et évasive quand nous lui parlions de gréve et de mobilisation, elle est finalement revenue vers nous spontanément deux jours plus tard, pour nous livrer ce témoignage.

Dans les équipes, on n’ose plus rien dire qui ne va pas dans le sens de la direction. Nos chefs peuvent répéter en boucle qu’elles sont à l’écoute et qu’il faut signaler les dysfonctionnements et les problémes de prise en charge, et les difficultés, mais chaque fois qu’on a signalé, on a vu le résultat…

[…]

Ca a donné que les problémes restaient pareil, mais celles qui ont parlé, ont été mise à l’écart ou ont reçu plus de pression. Et ça a recommencé après chaque signalement qui dérangeait, jusqu’à ce qu’elles arrêtent de se plaindre. Et quand le personnel fait des signalements écrits pour se couvrir s’est encore pire. Les traces, ça ne plait pas ! Lorsque c’est les DP qui en parle,  toujours la direction veut savoir qui s’est plaint et elle fait culpabilisé d’avoir parlé aux DP.

On nous demande si tout va bien mais c’est comme si on a jamais le droit de répondre autre chose que oui. Alors à force faut pas s’étonner si on finit toutes par répondre que ce que la direction veut attendre. Ca va pas, ça va presque jamais, mais on veut juste avoir la paix, alors on dit que ça va et pis voilà…

Les dysfonctionnements sont connus par les chefs, mais tant que ce n’est pas signalé, tant qu’il n’y a pas d’incident grave et que ça ne fait pas bruit, et ben ça ne les dérange pas plus que ça.

On sait bien que s’il y a un incident ou si une famille vient se plaindre à cause de ça, ce sera toujours de notre faute, et qu’on nous dira comme les autres fois un truc du genre oh mais je n’étais pas au courant qu’il manquait si, oh mais je ne savais  qu’il y avait ça comme probléme. pourquoi vous n’avez pas signalé, pourquoi vous ne l’avez pas dit?
On connait le risque mais on prie pour que ça n’arrive pas et on essaye de pas y penser. C’est dommage pour les résidents, mais y a que comme ça qu’on se protège. Sinon c’est nous qui souffrons double et le résident en vrai ça lui apporte rien plus. Mais quand on réfléchit plus à tout ça la journée passe plus vite.

Avec des collègues on a fait des photos pour dénoncer parce que c’est de pire en pire mais on a pas faire gréve. On fera pas parce qu’on a trop peur des représailles. Mais je remercie les salariées qui se battent pour pas qu’on tombe dans la maltraitance, et pour dénoncer tout ça, toute cette pub mensongère qui nous fait mal parce que c’est pas la vérité mais que les clients ils y croient et ils veulent que ce soit comme ça même si nous on peut pas le faire.

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Actu sociale, BTHE, témoignage

Mobilisation nationale pour les Salarié-es Korian et les Humains pris en charge. Votre avis.

Des centaines de salarié-es, de riverains et plusieurs dizaines de sites Korian ont déjà été associés ou mobilisés avec nous, s’ajoutent à cela des AG, rassemblements, et débats publics, prévus autour d’établissements du groupe pour sensibiliser la population sur les conditions de prise en charge, sur le thème l’Humain ou les profits.

Par la voie de lettres ouvertes Sud Santé Sociaux compte aussi interpeller les ARS, le ministère de la Santé et d’autres organisations compétentes au sujet des financements publics dont bénéficient les établissements Korian dans l’objectif d’obtenir des « garanties de bonne conduite » * en échange de ces financements.
* Interdiction de suppression ou compression de postes, augmentation des effectifs et des moyens, réduction des turn-over, remplacement à 100% de toutes les absences ou vacance de poste, etc..
Les mêmes objectifs sont recherchés pour toutes nos actions de tractage et sensibilisation et à travers nos rassemblements publics aux abords d’établissements Korian.

Pour inviter le plus grand nombre à nous rejoindre et à participer, nous vous sollicitons pour donner votre avis ou vos suggestions ici https://goo.gl/forms/Zy9ZIlGAJBWSoPnE2 sur cette mobilisation et sur ses formes.

Actu sociale, BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif

Mobilisation Nationale pour les salarié-es Korian : SUD va adresser des lettres ouvertes à toutes les ARS et au Ministère !

Faute de négociation avec la direction générale pour garantir enfin les moyens d’une prise en charge et de conditions de travail saines et à la hauteur des attentes et  besoins, Sud Santé Sociaux adressera la semaine prochaine une lettre ouverte à toutes les Agences Régionales Santé dont relèvent les établissements Korian.

En plus des actions de tractage citoyens et des assemblées populaires que nous organisons aux portes des établissements Korian pour sensibiliser la population aux enjeux et aux besoins de la dépendance, cette lettre vise à interpeller directement les tutelles sur leur rôle et surtout leurs devoirs dans le cadre des financements publiques dont bénéficie l’entreprise.

Des financements, oui ! Mais pas sans garantie, ni sans contrepartie pour le bienêtre des résidents et des soignants. La profitabilité ne sera jamais une contrepartie acceptable.

La lettre ouverte unique, sera transmise au Ministère de la Santé, à toutes les ARS dont dépendent des établissements Korian,  à la direction générale du groupe Korian, ainsi qu’à plusieurs organisations actives dans les domaines de l’éthique ou des finances publiques.

 

 

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GHT CPOM G plus riengrd age et cout du soin

témoignage

Témoignage d’une infirmière d’un EHPAD Korian

Propos recueillis auprès d’une IDE d’un EHPAD Korian dans le cadre de nos interview et sondage AlloKorian. La salariée a voulu ponctuer l’interview par une citation ;

L’argent est avant tout un métal précieux. Dans le langage courant, l’argent, le fric, le pognon, le flouse c’est le papier monnaie que l’on utilise pour payer la valeur des marchandises. L’humain n’est pas une marchandise !!! Avec tout l’argent du monde, on ne fait pas des hommes : on les dégrade. Abbé Pierre , Faim et soif, juin 1955

Nous avons choisi ce témoignage très court parce qu’il illustre assez bien les AG populaires que nous organisons autour d’établissements Korian sur le théme : l’Humain ou les profits ?

Si vous aussi, voulez témoignez de votre quotidien professionnel en lien avec ce thème, on vous invite à prendre la parole devant votre établissement à l’occasion d’un rassemblement que nous organiserions (demandez nous !). Où sans attendre, répondez vous aussi à nos interview.

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Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

Mobilisation nationale Korian : SUD organise la durée et l’amplification tout l’été

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire dans la colonne de droite ou « commentaire » en fin d’article. Et pour trouver le syndicat SUD prés de chez vous, cliquez là

Rejoignez-nous, suivez-nous, Informez-vous avec nous,

contactez-nous

C’est dans le cadre de mobilisation nationale comme celle-ci où les échanges, les témoignages, sont très riches et très nombreux que la gravité de la situation faire ressortir tous ses reliefs :

Ici et là, depuis le début de la mobilisation de mesures soudaines ont été prise : les absences non remplacées, sont soudainement remplacée, les écarts de langages s’estompent, une meilleure attention est donnée au problémes quotidien des équipe MAIS rien de tout ça n’est formalisé par écrit, juste des promesse orales tout au mieux. Cela prouve que quand on veut on peut régler les problémes (quelque soit le TO, ou toute autre excuse habituelle) mais comme le carrosse de Cendrillon, faute d’accord, tout ça risque de s’envoler dés les 12 coups de la fin de la mobilisation auront sonné.

Nous resterons donc mobilisé, tant qu’il n’y aura pas de négociation et d’accord valable.

En l’absence de négociations sur des revendications légitimes et chères à tant de salarié-es, la mobilisation s’organise pour durer et s’amplifier tout juillet et tout août.

La situation passée, actuelle et venir, ne nous laisse pas le choix. Les expressions, de soutien, de sympathie, et d’attente manifestées par les salarié-es ces dernières semaines nous obligent à agir à la hauteur des nécessités, des enjeux et des dangers.

Nous appelons toutes et tous à nous contacter et nous rejoindre dans une mobilisation multi-forme que chacun-e peut soutenir et renforcer sur son site.

Cette mobilisation a démarrée le 22 juin et le préavis coure jusqu’au 23 juillet.
Mais  le ras-le-bol pluriel qui a motivé cet appel à la gréve et à l’action remonte à bien plus loin. Il suffit pour cela de lire et relire nos précédents articles pour refaire la chronologie du ras-le-bol, de ses raisons et de ses points de crises.

Si la direction fait le choix d’ignorer nos alertes, c’est son droit, et c’est sans doute à son image.

Que de nombreux syndicats présents dans le groupe ( CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, UNSA), ne manifestent pas plus de solidarité ni de soutien pour tous les salarié-es mobilisé-es, et pour toutes les causes urgentes portées et défendues c’est en revanche très préoccupant sur leurs rôle et leurs missions envers les salarié-es. Mais là aussi, c’est peut-être à leur image..
Rappelons que les syndicats dans les entreprises n’ont pas vocation à faire de l’accompagnement des directions, ils ne sont pas bons qu’à signer là où le veut la direction sur un texte rédigé par ses soins. Les syndicats doivent représenter et défendre les intérêts des salarié-es.

Or, les intérêts des salarié-es, comme ceux des résidents, sont de moins en moins au cœur des décisions et des orientations choisies même si la communication d’entreprise prétend le contraire.
Les droits des salarié-es, leurs libertés, leurs avantages et leurs marges de manœuvres qui étaient déjà mal en point, reculent de plus en plus, il est temps que cela cesse : OSONS dire non.

Tais Toi et Bosse

 

BTHE, Conditions de travail, Economie Santé Privé Lucratif, témoignage

Témoignage d’une ex salariée d’un EHPAD Korian

Ci-dessous, nous vous livrons le témoignage et les ressentis d’une salariée d’EHPAD qui a démissionné et qui nous a confié hier au passage son souhait que les salarié-es ne lâchent rien dans la cadre de la mobilisation lancée (qu’elle se rassure la mobilisation ne fait que commencer!), ses propos ont été recueillis dans le cadre de nos Interview AlloKorian

Décrivez du mieux que vous pouvez comment les logiques financières du groupe Korian agissent sur vos conditions de travail et sur la qualité de votre travail.

Restrictions d’horaires et de remplacements comment faire le travail de trois personnes correctement en étant deux? Tout est bâclé pour tout faire, énormément de pression, Korian veut vite et bien ce n’est pas possible nous ne sommes pas des machines.

Comment ces mêmes logiques agissent sur le séjour et la prise en charge des résidents ?

Ce ne sont plus des résidents mais des comptes en banques! La prise en charge des résidents ? Désolé je ne connais pas, « j’ai pas le temps » ils ne sont « pas tout seul dans l’établissement », voilà la réponse type qu’on leur donne, « plus tard », « j’ai pas le temps » « vous n’êtes pas tout seul ici ni prioritaire »…

Pour adresser vous aussi votre interview :  https://goo.gl/forms/m5V0lnRb8IuohAea2

interviews

Economie Santé Privé Lucratif

Korian : 300 Millions de fonds propres injectés dans de la dette !

C’est 60 Millions de plus qu’autorisé à la dernière AG des actionnaires mais ce sont surtout 300 000 000 d’euros dont pas un centime ne sera redistribué aux salariés.
Quand il s’agit de mutualiser « des pertes » ou plutôt des efforts de croissance, c’est la ceinture de chaque établissement et de leur personnel qui se resserre.

Mais pour dépenser les fonds propres de l’entreprise, on peut chercher longtemps une mutualisation en faveur des sites et de leurs personnels.
Sur ces 300 Millions, 240 ont été émis en Obligations à Durée Indéterminée à option de Remboursement en Numéraire et/ou en Actions Nouvelles et/ou Existantes (ou O.D.I.R.N.A.N.E pour les initiés) et 60 Millions de placement privé de dette hybride auprès d’un seul investisseur.

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Actu sociale, BTHE

Tarifs EHPAD : Qu’est ce que le prix coûte aux salarié-es ?

La CNSA publie une analyse statistique des tarifs de 6 908 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) au 31 décembre 2016. Ces tarifs lui ont été transmis via la plateforme Prix-ESMS.

On y découvre que les tarifs des établissements Korian sont trés au dessus de la moyenne. Et notre analyse personnelle de rajouter que s’il n’y a pas de moyens supplémentaires d’engager là où le client paye plus cher, alors ce sont souvent les salariés qui en font les frais pour essayer d’atteindre une qualité de service à la hauteur du prix payé par les clients mais sans avoir plus de moyen qu’ailleurs pour y arriver.

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Pour un résident, le coût médian d’un EHPAD (prix hébergement et tarif dépendance) en 2016 en France est de 1 949 € par mois. Pour 10 % des EHPAD, il est inférieur à 1 653 € et pour 10 % il est supérieur à 2 798 €.
Il est nettement plus élevé dans les zones urbaines, notamment à Paris et dans les Hauts-de-Seine (3 154 € par mois pour ces deux départements), que dans les zones rurales comme la Meuse (1 616 € par mois), les Vosges (1 642 € par mois) et la Vendée (1 658 € par mois).
L’écart de prix est corrélé à la localisation géographique, à l’ancienneté du bâti (les établissements récents sont plus chers) et au statut juridique des EHPAD.

Le tarif mensuel d’une place en EHPAD pour le résident se calcule à partir du tarif dépendance et du prix hébergement.

L’analyse démontre que :

– le prix d’hébergement permanent médian par jour et par personne est de 55,63 € pour une chambre seule habilitée à l’aide sociale et de 59,25 € pour une chambre seule (au regard du prix majoritairement proposé par chaque EHPAD).
– le tarif dépendance médian varie de 5,51 € par jour pour une personne âgée faiblement dépendante (GIR 5-6) à 20,42 € par jour pour une personne âgée fortement dépendante (GIR 1-2), sachant que les personnes ayant des revenus mensuels inférieurs à 2 440 € acquittent le tarif correspondant au GIR 5-6.

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BTHE, Conditions de travail, témoignage

Témoignage d’un Chef Cuisinier d’EHPAD Korian

Voici le 1er témoignage que nous publions dans le cadre de notre mobilisation nationale et de la série d’articles prévus pour vous donner la parole, une fois chaque jour jusqu’au 23 juillet. Vous aussi, exprimez vous ici.

Le Chef cuisinier qui nous a adressé son témoignage, a plusieurs dizaines d’années d’expérience en maison de retraite, il a été licencié en 2017.

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Bonjour , d’abord bravo et merci pour tous ce que vous faites pour l’ensemble des salariés et surtout qui servira pour le bien être des résidents de chaque établissements.

J’étais chef cuisinier de l’établissement, j’ai été licencié.
Depuis notre rachat par Korian et un changement de directeur, conditions de travail , changements d’horaires incompressibles, relationnel et management sont devenus déplorables, dégradation de la qualité en restauration, produit et budget de plus en plus restreints, personnel non qualifiés, la liste et longue.
Jeune direction, faire du chiffre, et rien n’a faire des conditions de travail et du mal être, les salariés subisses, résignés, peur de perdre leur emploi, beaucoup d’arrêt de travail (énormément).

J’aimais beaucoup mon travail avant qu’on soit racheté par Korian, j’aimais faire de la bonne cuisine traditionnelle, et faire plaisir aux résidents. Aujourd’hui ce sont des fiches recettes rédigés par le prestataire (Sodexo) qu’on doit suivre a la lettre et des produits qu’on ne peu pas choisir (très mauvaise qualités) ,voila j’ai quitté cet établissement avec beaucoup de nostalgie , je pense beaucoup à mes collègues qui ont perdu comme moi le goût et le plaisir de leur travail et viennent travailler sans plaisir et la boule au ventre.

merci encore cordialement.

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interviews

Actu sociale, Conditions de travail

La mobilisation Korian France reconduite le 30 juin, le 1er juillet, …

La mobilisation nationale initiée par SUD pour les 22 000 salarié-es des quelques 380 établissements du réseaux Korian France a été reconduite du 28 au 29 juin. Ce soir nous la reconduisons à nouveau pour le 30 juin, le 1er juillet, …

Une lutte qui promet d’être aussi longue que festive jusqu’au 23 juillet et plus si affinités.

Depuis la communication, en fin de semaine dernière, du préavis listant les revendications, nous recevons sans cesse des messages de soutien, des propositions d’aides ainsi que des demandes de salarié-es voulant rejoindre la mobilisation de diverses manières.

changement tout le temps

Une mobilisation communicative essaime depuis, de sites en sites, Ehpad ou SSR, et malgré la terreur d’un très grand nombre de salarié-es, de plus en plus d’entre elles et eux se disent volontaires et motivé-es pour la surmonté et pour ENFIN agir en faveur des améliorations que nous revendiquons.

Fautes de négociations, et pour ne pas se résigner à signer sur la page blanche des horizons austères, les actions vont se poursuivre, grossir en nombre, en diversité et en intensité.

Les photos nous arrivent toujours plus nombreuses et nous nous excusons de ne pas pouvoir tout traiter tout de suite (promis ce sera fait à temps pour le concours). Nous priorisons en effet pour le moment la construction d’une mobilisation riche, forte et victorieuse.

A partir de la semaine prochaine ou peut-être dés ce week-end, des Assemblées Publiques vont se crée aux portes des établissements pour débattre et communiquer de la prise en charge des personnes âgées et des moyens nécessaire dans le groupe Korian, le thème : Humanité ou Profits.

Pour être informé et ne rien raté de ces événements prés de chez vous, rejoignez nos comités de soutiens en vous inscrivant ici ou bien organiser vos propres Assemblée en nous y invitant.

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Accords et Actus CE - IRP, salaire

UES Korian, Prime de Présentéisme : Pourquoi faire simple et bien quand la direction peut faire compliqué ?

Information du jour sur le versement de la prime :
La prime sera inscrite sur le bulletin de paie de juillet mais versée en 2 fois, 75% pour le 7 juillet et le reste à la fin du mois. Pourquoi ?
Parce que l’art des chiffres dans l’entreprise est un monstre sacré dont la technicité s’insinue partout… dans la pause des CP, dans les planning, dans les équations en remplacement et TO, et jusqu’au versement qui sont dû pour les primes de présentéisme.

Et alors que depuis des semaines nombres d’interrogations fleurissement sur la plupart des établissement Korian au sujet des montants, des critères, des dates de versements, etc.. la « transparence »,  si chère sur le papier dans les valeurs Korian, a jugée bon d’attendre le dernier jour du mois de juin pour informer les salarié-es d’une fantaisie .

Mais rassurez-vous, nous dit-on ! 75%, 99%, 100% tout ça c’est pareil, le 7 juillet , le 31 ça reste le même mois, Brut ou Net, … tout ce ne serait pas si important… Et ce serait presque une chance de coupé la prime en deux dans le même mois. La CGT Korian la première se veut rassurante au possible et plus encore que la note de l’entreprise.

Côté SUD on reste carrément dubitatif, à la fois par la méthode de calcule mais aussi par la forme de la prévenance. Cette prime serait finalement pas si important pour que la direction informe si tard et si confusément les salarié-es.

Et vous alors ? Vous êtes rassuré par la méthode de comptabilité ? Vous y êtes vous déjà habitué ?
Moins + Moins ça fait plus n’est ce pas ? Comme avec la dernière prime de Participation que la direction…
La direction avait fièrement annoncé aux salarié-es une augmentation de la prime de participation aux bénéfices par rapport à l’année d’avant, mais pourtant la majorité de salarié-es a en réalité touché moins qu’avant ?

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Actu sociale, BTHE, Champ de mars, Conditions de travail, témoignage

Mobilisation nationale de salarié-es Korian : Du 28 juin au 23 juillet, tous et toutes concerné-es, à vous la parole !

C’est souvent poussé par un ras-le-bol diffus qu’émerge le renouveau social. Le ras-le-bol est bien là, alors on pose la question à toutes et tous :
Quelle prise en charge et quels moyens de prise en charge voulons nous pour les aîné-es?

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Dans le cadre des mobilisations de salarié-es Korian du 28 juin au 23 juillet 2017, pendant 26 jours, ce blog deviendra le QG centralisateur de tous les événements publics organisés dans le cadre de la vaste mobilisation nationale que nous avons initiée en faveur des personnes âgées et pour la cause du personnel qui s’en occupe.

Des débats publics seront ouverts à toutes les personnes concerné-es qui le souhaitent :

Discussions, assemblées citoyennes, interview, tribunes, expos, etc. se tiendront dans plusieurs régions de France autour de nos revendications. Elles donneront la paroles à des usagers, familles, personnalités du monde associatif ou politique, et bien-sûr à des salarié-es.

Cela fait des années que l’on voit se dégrader les conditions de travail et de prise en charge, que des fonctionnements de travail efficaces sont remplacés par des (dys) fonctionnements plus rentables mais moins efficaces, des années qu’il est demandé aux salarié-es de faire plus d’efforts, (mais trop souvent au détriment de la qualité), pendant que dans le même temps les profits ne cessent de battre tous les records.
Des années finalement que la Santé et son personnel deviennent les grands perdants (ou les grands perdus) au nom du sacro-saint Profit qui augmente sur leur dos.

A présent il est grand temps de dire : ASSEZ !!! Et de s’en donner enfin les moyens.

La parole est à vous, et nous vous invitons nombreuses et nombreux à en faire entendre le sens par tous les moyens dont vous disposez.

Nous relaierons vos témoignages, photos, vidéos, interviews, actualités, gréves, rendez-vous, manif, etc.

 

Actu sociale

Une ancienne Aide Soigante du groupe Korian, élue députée à l’Assemblée Nationale

Caroline Fiat, députée France Insoumise à l’assemblée nationale, était Aide-Soignante de nuit à l’établissent Korian Le Gentilé à Nancy.
La précarité, les pratiques et les méthodes au sein du groupe Korian ou d’autres groupes privés lucratifs qui prospèrent sur le marché de la dépendance n’ont que peu de secret pour elle. De même pour le bien fondé des revendications que nous portons en ce moment.
En effet, avant que Korian ne mette fin à la collaboration (c’est la formule polie..) , Caroline était en contact avec nous pour créer une section SUD Santé Sociaux.

Le personnel Korian, l’ensemble des professionnels de santé et leurs usagers, peuvent se réjouir d’avoir au moins une députée comme elle à l’assemblée.

Rentrée parlementaire

Lire aussi l’article du journal l’Humnaité

http://www.humanite.fr/republique-une-aide-soignante-lassemblee-637910

Actu sociale, Champ de mars, Conditions de travail

Journée Nationale des centenaires initiée par le groupe Korian

Pour Korian, l’objectif de la journée nationale des centenaires est de mettre les aînés  à l’honneur et interpeller les Français sur l’intérêt de faire émerger une nouvelle dynamique intergénérationnelle. (source Groupe Korian).

Pour nous l’objectif de cette journée (et des jours suivants) est de mettre les aînés  à l’honneur et interpeller les Français sur l’intérêt de faire émerger une nouvelle dynamique intergénérationnelle en faveurs de meilleures prises en charge des aînés et de meilleurs conditions de travail pour celles et ceux qui s’en occupent.
Pour Korian Champ de Mars comme pour la plupart des autres EHPAD Korian, c‘est donc là qu’est notre plus gros point de désaccord avec la politique d’entreprise, et c’est là que toutes nos forces de propositions car sur cette seconde partie la actions patronales sont plus que décevantes.

D’ailleurs, pour rester sur l’exemple de Korian Champ de Mars, la journée nationale des centenaires a permis de faire la preuve que la capacité d’allouer plus de moyens humain existe à condition de le vouloir. En effet, il n’y avait aucune absence non remplacée ce mercredi 28 juin, la direction avait même fait appel à du personnel supplémentaire en renfort. Moralité, lorsqu’il y a les média, tout le monde est sur le pont, dispos et en plus grand nombre. Mais les autres jours de l’année ?

Ci-dessous, un article du journal LeParisien, qui met à l’honneur une résidente de Korian Champ de Mars

Espérance de vie : deux Français sur trois se verraient bien centenaires

Selon un sondage, les centenaires sont avant tout perçus comme une richesse pour la société. Lire la suite de l’article LeParisien.

http://www.leparisien.fr/vie-quotidienne/famille/esperance-de-vie-deux-francais-sur-trois-se-verraient-bien-centenaires-28-06-2017-7093566.php